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Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès

04. April 2026 um 12:54

Le navire Aurora de l’ONG Sea Watch a récemment quitté le port de Lampedusa, en Sicile (Italie) et s’est dirigé vers la plateforme offshore abandonnée de Didon, située dans les eaux entre la Tunisie et la Libye, pour secourir des migrants qui y ont trouvé refuge.  

Selon Alarm Phone, 47 personnes se sont réfugiées à bord de la structure abandonnée depuis plusieurs jours «pour survivre à la tempête avec très peu de nourriture et d’eau». «Aucun pays ne leur est venu en aide», a expliqué Sea Watch, citée par l’agence italienne Ansamed.

Le champ pétrolier Didon est situé à 78 km au large du Golfe de Gabès. Découvert en 1975 et foré en 1985. Suite à la baisse de la production journalière, l’Etap, l’entreprise publique tunisienne qui en est propriétaire, a décidé de suspendre la production fin 2017. Une étude et technico-économique, réalisée en 2019, a conclu que le champs pourrait encore être exploité pour une période de 15 ans. Encore faut-il que l’Etap trouve les investissements nécessaires. En attendant, la plateforme est à l’abandon, comme de nombreux projets rentables en Tunisie. Cherchez l’erreur !

I. B.  

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Gabès bientôt débarrassé de la pollution industrielle

01. April 2026 um 11:20

Serait-ce bientôt le bout du tunnel pour les habitants du gouvernorat de Gabès aux prises depuis au moins trois décennies avec des problèmes environnementaux et sanitaires en raison des rejets toxiques des usines du Groupe chimique tunisien (GCT) ? C’est tout ce que nous souhaitons pour les braves Gabésiens qui sont fatigués de souffrir et de protester en vain.

La situation environnementale du gouvernorat de Gabès bénéficie, en fin, d’initiatives dans le cadre d’un programme global visant à réaménager le littoral, améliorer la qualité de vie dans la région et résoudre des problèmes environnementaux persistants.

Ce programme, présenté par le ministre de l’Environnement, Habib Abid, lors d’une session parlementaire, le 27 mars 2026, prévoit le réaménagement de huit plages, dont Chott Zarat, actuellement à l’étude afin d’évaluer l’impact d’un projet de port de pêche et d’une usine de dessalement.

Parmi les autres plages concernées figurent Lamaya, qui accueillera une nouvelle zone de loisirs ; Aichoun, qui sera équipée d’un éclairage solaire ; et Kettana, qui comprendra également une zone de loisirs. Chott Métouia sera aménagée avec des campings pour répondre à la forte demande touristique, tandis que le front de mer de la ville sera valorisé par la création d’une plage de 400 mètres et la mise en place de mesures de protection contre l’érosion du sable.

Le ministre a expliqué que les retards dans le lancement de certains projets étaient dus à des complexités administratives qui ont persisté pendant près de sept mois aux niveaux régional et municipal, mais a confirmé que le financement avait été inscrit au budget 2026.

Il a également annoncé l’approbation par l’Italie du financement du projet de réaménagement de la plage de Gabès, soutenant ainsi les efforts nationaux en matière d’environnement.

Concernant le coke de pétrole, un combustible fossile utilisé par le complexe chimique de Gabès et responsable de la pollution des plages du gouvernorat, M. Abid a indiqué que le problème remontait à 2009, date à laquelle les subventions sur les carburants pour les cimenteries ont été supprimées, entraînant des importations de plus de 700 000 tonnes par an via les ports de Gabès et de Bizerte. Il a souligné que la réduction de l’impact environnemental exigeait des solutions alternatives, notamment la conversion des déchets en combustibles de substitution. Dans ce contexte, l’utilisation d’environ 2,8 millions de tonnes de déchets est proposée, s’appuyant sur des expériences réussies telles que le réemploi de vêtements usagés et d’autres matériaux.

Le ministre a souligné la nécessité de revoir le cadre juridique afin de permettre aux usines d’utiliser ces matériaux tout en respectant des réglementations environnementales strictes et de remédier au taux d’humidité élevé des déchets, qui peut atteindre 60 %, grâce à des technologies de séchage appropriées.

Abid a souligné que plus de 60 projets pour Gabès sont inscrits dans le plan de développement 2026-2030, qui s’inscrit dans un programme national regroupant plus de 900 projets pour un coût total d’environ 7 milliards de dinars. Il a précisé que leur réalisation dépend de la disponibilité des financements.

Concernant l’érosion côtière, il a expliqué qu’il s’agit d’un phénomène naturel dans le sud tunisien, mais que l’activité humaine peut l’aggraver.

Une initiative de nettoyage des plages a été récemment lancée en collaboration avec les institutions touristiques, ainsi qu’une étude conjointe avec l’Italie pour s’attaquer au problème.

D’importantes interventions sur le terrain ont également été menées, notamment l’enlèvement de plus de 10 000 mètres cubes de déchets de construction, le nettoyage de la zone de Chatt Essalem et la mise en place d’un système de surveillance continue de la qualité de l’air, assorti de poursuites judiciaires contre les contrevenants.

La coopération internationale est également en cours, avec notamment un projet avec le Japon pour le traitement et la réutilisation des eaux usées industrielles, afin de réduire la pression sur les ressources en eau, ainsi que la mise en œuvre du programme de dépollution du complexe chimique, a indiqué le ministre. Cette approche reflète une stratégie holistique visant à concilier développement économique et protection de l’environnement, dans le but d’améliorer la durabilité des ressources naturelles dans le Gouvernorat de Gabès, a-t-il conclu.

I. B.

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L’Italie va financer un projet de réaménagement des plages de Gabès

30. März 2026 um 11:21

Ces dernières années, la région de Gabès, dans le sud-est de la Tunisie, a été au cœur d’importantes mobilisations environnementales liées à la pollution industrielle engendrée par le Groupe chimique tunisien (GCT), actif depuis 1972 dans la production de phosphates et d’engrais. Dans le cadre des efforts pour faire face à cette pollution, l’Italie va financer un projet de réaménagement des plages de Gabès. (Photo: Les plages de Gabès polluées par les rejets de phosphogypse de l’usine chimique).

Lors d’une séance de questions au Parlement, le 27 mars 2026, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a annoncéqu’un «programme intégré» a été élaboré pour Gabès, prévoyant le réaménagement de huit plages. Parmi celles-ci figurent Zarat, qui fait l’objet d’une étude d’impact sur la construction d’un port de pêche et d’une usine de dessalement ; Lamaya, où une zone de baignade sera aménagée ; Aichoun qui sera équipée d’un éclairage solaire ; Ketana qui accueillera une aire de détente.

Le plan prévoit également des travaux à Chenini, avec la stabilisation des dunes sur 1,5 kilomètre et la création d’une zone de baignade d’un kilomètre.

À Metouia, des emplacements de camping seront aménagés, ainsi que le long du front de mer, une zone de baignade de 400 mètres sera créée et des mesures de prévention de l’envasement seront mises en place.

Le ministère de l’Environnement œuvre à l’échelle nationale, a expliqué Abid, pour protéger plus de 380 kilomètres de côtes tunisiennes des dangers de l’érosion, notamment par la mise en place de digues en enrochement. «Nos plages sont exposées aux risques d’érosion et de montée du niveau de la mer», a confirmé le responsable gouvernemental, soulignant qu’«un programme de travail exhaustif a été élaboré pour mettre en œuvre des mesures de prévention et de protection, revoir les procédures d’autorisation des ouvrages temporaires, et remédier aux infractions.

Abid a attribué les retards dans le lancement de certains projets à des «complications administratives qui ont duré environ sept mois au niveau local», précisant que les fonds étaient inscrits dans la loi de finances 2026.

Au total, plus de 60 projets sont prévus à Gabès dans le cadre du plan de développement 2026-2030, qui s’inscrit dans un programme national comprenant plus de 900 interventions d’une valeur totale d’environ 7 milliards de dinars.

Concernant le phénomène d’envasement, le ministre a souligné qu’il s’agit d’un processus naturel dans le sud tunisien, toutefois aggravé par l’activité humaine.

Des initiatives de nettoyage des plages ont été lancées et des études menées en collaboration avec des partenaires italiens.

Enfin, le ministre de l’Environnement a mis en avant une série d’interventions directes déjà en cours, notamment l’enlèvement de plus de 10 mètres cubes de déchets de construction, le nettoyage du cours d’eau de l’Oued Essalem et la surveillance continue de la qualité de l’air, ainsi qu’un projet mis en œuvre avec le Japon pour la réutilisation des eaux usées.

I. B.

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Tahar Bekri | De l’errance et la sérénité

30. März 2026 um 07:10

D’un bout à l’autre du dernier recueil de Tahar Bekri, ‘‘Le battement des années’’, le lecteur est invité à suivre, pas à pas, une sorte de déambulation à travers un Paris transformé par l’imagination créatrice du poète en un lieu correspondant parfaitement à son état d’âme. Cette promenade est loin d’être celle d’un touriste à la recherche du pittoresque. Les lieux parisiens sont plutôt transfigurés par le regard d’un poète en quête du plus profond de lui-même, dans un espace intime, dans lequel il fut contraint de passer une grande partie de sa vie, d’une part et d’autre, ces mêmes lieux renferment tant de mystère, ne cessent de l’interpeller.

Moncef Machta *

Il s’agit donc d’une poésie de l’errance qui rappelle cet accent lyrique dans le vers de Guillaume Apollinaire, extrait de ‘‘La chanson du mal-aimé’’ :

«J’erre à travers mon beau Paris sans avoir le cœur d’y mourir».

Cette errance semble n’avoir aucune motivation particulière, à part celle mobilisée par l’état d’âme du poète qui éprouve un profond sentiment de mal-être, d’être, en quelque sorte, dans l’entrave, dans l’impossibilité de prendre son élan, de revenir sur les mêmes lieux, les mêmes rues, les mêmes monuments :

«D’une rue à l’autre

 L’errance jamais souveraine »

Nous découvrions les mêmes lieux

Les mêmes devantures les mêmes portes »

Nous déambulions».

Le poète est comme empêché dans son mouvement, se compare aux péniches qui longent la Seine, fixées au bord, enchainées à l’ancre :

«Les péniches qui vont et viennent

Les cordes qui nous enchainent à l’ancre ».

Les lieux de la déambulation sont nommés, les uns après les autres, tantôt ils ont une consonance particulière ; «Rue Gît-le-Cœur », «Rue Saint-André des arts», tantôt, ils font référence à des artistes, comme Picasso et son atelier. Les lieux se réfèrent aussi à l’Histoire, au nom ancien de la capitale : «A Lutèce». Le passé surgit du fin fond de l’Histoire.

D’autres lieux se référent à des personnages historiques ; comme Voltaire, Bonaparte ou à des poètes comme Apollinaire, Victor Hugo, Verlaine ou Baudelaire, Sartre et Simone de Beauvoir, Rimbaud, le poète aux semelles de vent. A travers cette errance, le poète met ses pas dans les leurs, va sur leur trace dans les lieux qu’ils avaient fréquentés.

Au hasard de la déambulation, il va à la rencontrer du marchand de châles de Russie, et c’est l’occasion de s’évader vers les terres lointaines, les paysages du Nord, cela, à la simple vue d’objets sur les étals :

«Poils de chèvres cachemire de laine

Petrouchka chapka gants

Et peaux de rennes  

D’étal en étal

Nous abolissions les frontières»

Cette écriture représente les différents visages du poète. Le poème se veut à la fois, une traversée dans le besoin de rejoindre l’autre et dans le même temps, un pont qui permet de rejoindre l’autre rive. Le poète est, de ce fait, tantôt celui qui agit, tantôt, celui qui regarde agir. Il est aussi bien celui qui se laisse porter par les flots, que celui qui tient le gouvernail. Il est celui qui se définit par son caractère aérien qui lui permet de maintenir la tête hors de l’eau que celui qui renonce à poursuivre sa route, de peur d’être englouti par les flots.

La peur de ne plus se retrouver

A travers cette errance, le poète nous révèle la crainte de perdre ses repères jusqu’à ne plus se reconnaître, ni reconnaître le monde qui l’entoure. C’est la peur de ne plus être en mesure de reconnaître les choses les plus familières. Cette difficulté se traduit par la récurrence de tous les termes en rapport à une certaine difficulté à retrouver les repères, voire, les nommer : «nommer les arbres sans les reconnaître». Récurrence des termes en rapport à la mémoire et à l’amnésie : «Marcher sur l’oubli», titre d’un autre recueil.

Il se produit ainsi une véritable course éperdue à la recherche du mot juste, à même de traduire, de définir avec exactitude les sensations qu’il éprouve. D’où cet inventaire de mots qui expriment ce dont on est incapable d’exprimer :

«Mots qui tombent

Comme des pétales dans la rue»

La quête d’un paradis perdu

Mais le poète se rend compte qu’en définitive, tous les mots qu’il recherche ne font que converger vers ce qui est susceptible de fonder son être, à savoir, le pays natal. Et là, ce sont les retrouvailles heureuses avec Gabès, la ville qui l’a fait naître. Evocation de son enfance et des palmiers de son grand-père : «Je te retrouve». Un îlot, un havre, un espace de quiétude, plein de sensations susceptibles de mobiliser tous ses sens. Chaleur et lumière du couchant, paix, silence, frémissement des arbres, odeur de henné. De là, des envolées lyriques s’adressant aux éléments comme s’ils étaient des êtres vivants : «De quelle mélancolie es-tu faite, terre ?», «Je reviens te voir, jardin».

Le désir de retrouvaille avec le pays natal est associé à la douleur ressentie devant les atteintes portées par l’homme à la nature. Il semble trembler devant les dégâts subis par la palmeraie, dus à la pollution causée par l’industrie chimique.

L’évocation, d’une part, de moments de bonheur marqués par «l’allégresse juvénile» et d’autre, de moments plus douloureux marqués par la maladie de la mère : «Mère souffrante et douleur retenue». Il y a comme une jonction dans la douleur, la souffrance :

«Voici la mer qui vomit ses algues

Tant de sables alourdis d’huile gluante»

Ce qu’il souhaite, par contre, c’est de retrouver sa terre natale par les étés brûlants, la mer «sans algues gluantes, sans soufre, sans fumées» noires ou jaunes.

Le battement des années

En définitive, toute cette quête se trouve constamment travaillée par le rythme des années qui passent, dont les résonances se font au plus profond de soi. Les «battements des années» sont associés au rythme du cœur, «vibrant de mille mélancolies», où la liberté est toujours présente. Ils rappellent les battements d’ailes d’un oiseau, à la recherche d’un envol qui déploie une grande sérénité, une ouverture sur le monde.

Le recueil est une poésie qui invite à la contemplation, qui résiste au fracas du monde, appelle à la dimension solaire, empreinte de clarté, laissant de côté ce qui a trait au brouillard et à la confusion. C’est une poésie où la mélancolie et l’écriture de l’exil opposent à la tourmente, un besoin de paix verlainienne, qui n’est pas loin de rappeler ses vers :

«Le ciel est par-dessus le toit

Si bleu si calme».

* Universitaire

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25. Feb 2026: Zwei leichte Erdbeben im Großraum Gabès [M2.9, M2.2]

Von: Wettermann
25. Februar 2026 um 13:35

Erdbeben-Überwachungsstationen haben am Mittwoch, den 25. Feb 2026, um 05.24 Uhr Ortszeit zwei leichte Erdbeben der Stärken M2.2 und M2.9

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Datteln: Ernte mit 404.000 Tonnen auf Rekordniveau

Von: Redaktion
16. Januar 2026 um 11:48

Die Kampagne 2025/2026 kündigt sich als außergewöhnlich für die tunesische Dattelbranche an, mit einer geschätzten Produktion von 404.000 Tonnen – ein bislang nie erreichtes Niveau. Mehr

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Gabès : La justice renvoie encore le dossier du GCT

08. Januar 2026 um 11:56

Le tribunal de Gabès a décidé de repousser une nouvelle fois l’examen en référé de la procédure visant à suspendre les activités polluantes du Groupe chimique tunisien. L’audience est désormais fixée au 22 janvier. Ce nouveau report, le cinquième, intervient dans un contexte de forte tension sociale marqué par des incidents sanitaires répétés et une exaspération croissante de la population.

Un cinquième report qui prolonge l’attente

L’affaire judiciaire visant l’arrêt des unités industrielles les plus polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) continue de s’enliser. Le tribunal de Gabès a décidé de renvoyer l’examen du dossier en référé au 22 janvier, selon les déclarations de Mounir Adouni, président de l’Ordre régional des avocats, sur les ondes de Mosaique FM.

Il s’agit du cinquième report consécutif dans cette procédure introduite pour obtenir la suspension d’installations accusées de porter gravement atteinte à la santé publique et à l’environnement dans la région.

La juridiction a choisi d’élargir le champ de l’affaire en y intégrant le ministère de l’Environnement, l’Agence nationale de protection de l’environnement ainsi que le ministère de la Santé. Elle a également exigé la production de nouveaux documents et éléments techniques.

Une décision qui, si elle vise officiellement à compléter l’instruction du dossier, est perçue par de nombreux observateurs comme un facteur supplémentaire de ralentissement dans une affaire déjà marquée par une succession de renvois.

Une région sous pression sanitaire

Ce nouvel épisode judiciaire intervient alors que la population de Gabès fait face à une recrudescence d’incidents sanitaires attribués aux émanations industrielles du complexe chimique. Ces dernières semaines, plusieurs établissements scolaires ont été touchés par des cas de malaise, d’asphyxie et de troubles respiratoires, parfois accompagnés de maux de tête et de nausées, nécessitant des interventions médicales.

Pour les habitants, ces épisodes ne sont que la partie visible d’une crise environnementale chronique qui dure depuis des années.

À chaque audience, des citoyens, des militants associatifs et des avocats se mobilisent pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une lenteur excessive de la justice face à une situation jugée urgente. Lors de précédentes séances, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour réclamer des décisions concrètes et immédiates.

Au-delà de l’arrêt des unités incriminées, les revendications portent désormais sur le démantèlement des installations les plus polluantes et sur la reconnaissance du droit de la population à un environnement sain.

Pour de nombreux acteurs locaux, le dossier du GCT dépasse aujourd’hui le cadre d’un simple contentieux judiciaire. Il est devenu le symbole d’un bras de fer entre une région sinistrée sur le plan environnemental et un système accusé d’atermoiements, alors même que la pollution industrielle à Gabès est documentée depuis des décennies et que les solutions structurelles tardent à se concrétiser.

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Gabès : Un bus scolaire vieux de 25 ans part en flammes, aucun blessé

08. Januar 2026 um 09:51

Un incendie s’est déclaré jeudi matin dans une navette affectée au transport scolaire sur la route reliant Bouchamma au sud de Gabès. Aucun blessé n’est à déplorer, le véhicule étant vide au moment du sinistre. L’incident relance cependant les interrogations sur l’état du parc de transport régional.

Une colonne de fumée a été aperçue vers 7h30 sur l’axe reliant Bouchamma à la ville de Gabès. Une navette destinée habituellement au transport des élèves a été ravagée par les flammes, dans des circonstances encore indéterminées.

Alertée, une unité de la Protection civile est intervenue rapidement pour maîtriser l’incendie et empêcher la propagation aux zones voisines. Le feu a été circonscrit sans difficulté majeure, mais la navette a été presque totalement détruite.

Selon les autorités locales, le véhicule ne transportait aucun écolier au moment des faits. Un soulagement, alors que cette ligne est empruntée quotidiennement par des dizaines d’élèves se rendant en classe.

La circulation sur la route a été brièvement perturbée pendant l’intervention des secours.

Un bus en circulation depuis près de 25 ans

Contactée par Mosaique FM, une source de la Société régionale de transport de Gabès a confirmé que le véhicule était en exploitation depuis près d’un quart de siècle.
Cette longévité ravive le débat sur la vétusté des bus affectés aux régions intérieures, souvent exploités au-delà de leur durée de vie optimale.

Des précédents ailleurs en Tunisie

Ce n’est pas la première fois qu’un véhicule scolaire s’embrase.
En janvier 2019, un bus de ramassage scolaire a pris feu dans la délégation de Siliana-Sud en raison d’une défectuosité électrique. Là encore, aucun blessé n’avait été enregistré, mais l’incident avait déjà alerté sur l’état du matériel roulant dans les zones rurales et semi-rurales.

Si les causes exactes de l’incendie restent à déterminer, l’hypothèse d’une défaillance mécanique liée à l’âge du véhicule n’est pas exclue.

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Gabès : Report au 8 janvier du dossier du GCT

25. Dezember 2025 um 11:38

L’examen judiciaire de la procédure visant à suspendre les activités polluantes du Groupe Chimique tunisien (GCT) à Gabès a été de nouveau repoussé. Alors que la région fait face à des incidents sanitaires répétés attribués aux émissions industrielles, résidents, avocats et associations dénoncent un enlisement du dossier et exigent des mesures concrètes pour protéger la santé publique et l’environnement.

Le tribunal de Gabès a décidé de reporter au 8 janvier 2026 l’examen de l’affaire en référé relative à l’arrêt des unités polluantes du Groupe Chimique tunisien. L’annonce a été faite par le président de la section régionale de l’Ordre des avocats de Gabès, Mounir Adouni, confirmant une nouvelle étape dans un dossier devenu l’un des plus sensibles sur le plan environnemental dans le sud du pays.

Quatrième report judiciaire

Il s’agit du quatrième report consécutif de cette procédure en référé introductive, qui vise à contraindre l’arrêt des unités industrielles accusées de polluer l’air et de menacer la santé des populations locales.

Le tribunal a décidé d’élargir le périmètre du dossier en intégrant le ministère de l’Environnement, l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) ainsi que le ministère de la Santé, et a requis la production de nouvelles pièces justificatives, une démarche perçue par certains observateurs comme un facteur de retard supplémentaire dans l’avancement du dossier.

Cette affaire intervient dans un contexte de frustration croissante de la population de Gabès, confrontée à des épisodes répétés d’asphyxie et d’intoxication par des gaz toxiques attribués aux émissions du complexe chimique. Plusieurs établissements scolaires ont été touchés ces dernières semaines, avec des élèves souffrant de difficultés respiratoires, de maux de tête et de nausées, nécessitant parfois une prise en charge à l’hôpital.

Un dossier perçu comme emblématique

Ces incidents ont alimenté la colère de citoyens et d’associations locales, qui exigent non seulement l’arrêt immédiat des unités incriminées, mais aussi le démantèlement des installations polluantes et un droit à un environnement sain et à un air respirable.

Lors de précédentes audiences, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour exprimer leur ras-le-bol face à ce qu’ils perçoivent comme une lenteur des procédures judiciaires.

Pour les habitants et les défenseurs de l’environnement, ce report successif renforce l’impression d’une affaire qui avance à reculons, alors même que la situation sanitaire et écologique dans la région de Gabès reste préoccupante.

Au-delà des seuls incidents d’asphyxie chez les écoliers, la population dénonce une pollution chronique documentée depuis des décennies, liée aux activités du GCT et à l’absence de mesures structurelles efficaces.

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Cimenterie : Cementos Molins rachète Secil pour 1,4 milliard d’euros et renforce sa présence en Tunisie

Von: walid
22. Dezember 2025 um 16:08

Le groupe espagnol “Cementos Molins” a annoncé, le 19 décembre 2025, avoir conclu un accord avec le groupe portugais Semapa, portant sur l’acquisition de 100 % du capital social du cimentier Secil pour une valeur d’entreprise de 1,4 milliard d’euros. La finalisation de l’opération est prévue au premier trimestre 2026.

Cementos Molins financera l’opération grâce à une combinaison de liquidités disponibles et de fonds provenant d’un accord de crédit syndiqué et d’une émission obligataire.

Fondée en 1930, et basée à Lisbonne, Secil est un fournisseur de matériaux de construction et de solutions pour le bâtiment, présent sur huit marchés dont la Tunisie à travers “Les Ciments de Gabès” (SCG). Secil Tunisie intervient également sur le marché du béton prêt à l’emploi à travers ses 2 filiales “Sud Béton” et “Zarzis Béton”.

Avec cette acquisition, Cementos Molins, déjà actionnaire principal de la Société tuniso-andalouse de ciment blanc (SOTACIB), consolide sa présence en Tunisie et en Afrique du Nord.

Selon le groupe Cementos Molins, cette transaction constitue une étape majeure dans la stratégie de croissance rentable et durable de Molins, étendant ainsi son empreinte mondiale, renforçant sa présence en Europe et complétant son expansion géographique en Amérique latine avec l’entrée au Brésil, le seul grand marché de la région où Molins n’était pas encore présent.

Pour le portugais Semapa, la vente de Secil s’inscrit dans la stratégie de gestion active de son portefeuille, visant la diversification industrielle et la création de valeur durable à long terme. Le produit de cette transaction permettra à Semapa d’accélérer la mise en œuvre de sa stratégie, d’investir dans de nouvelles pistes de croissance et de consolider sa position de plateforme d’investissement industriel diversifiée.

 

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El Hamma : saison thermale 2025-2026 en plein essor avec une forte affluence de curistes

Von: walid
22. Dezember 2025 um 13:10

La saison de cure aux eaux minérales chaudes d’El Hamma, lancée fin novembre et prévue jusqu’à la fin avril 2026, connaît un démarrage très prometteur, marqué par une affluence remarquable de curistes, a déclaré Mohamed Chaïbi, investisseur actif dans le thermalisme local.

Il a précisé que les visiteurs provenaient de diverses régions tunisiennes, mais aussi d’Algérie et de Libye, une fréquentation qui devrait encore augmenter avec le début des vacances scolaires.

Chaïbi a fait état du potentiel économique du thermalisme, un secteur pour lequel El Hamma est renommée depuis l’Antiquité. Il a appelé les autorités compétentes à accompagner son développement en facilitant la création de centres de traitement à base d’eaux thermales, dont les vertus thérapeutiques contre plusieurs maladies chroniques sont scientifiquement reconnues.

« Il est essentiel que les autorités compétentes envisagent de développer et de valoriser pleinement ce secteur, en encourageant la création de centres de cure spécialisés utilisant ces eaux », a-t-il affirmé à l’agence TAP, déplorant toutefois la lourdeur administrative qui freine la concrétisation des projets d’investissement.

Le développement du thermalisme aurait, selon lui, un effet d’entraînement positif. Il dynamiserait le tourisme dans l’ensemble de la région de Gabès, dont l’offre touristique diversifiée combine oasis, montagne, balnéaire, écotourisme et tourisme saharien, et contribuerait à revitaliser l’aéroport de Gabès-Matmata.

Les établissements thermaux d’El Hamma ont, ces dernières années, modernisé leurs infrastructures afin d’améliorer la qualité de leurs services. Chaïbi a exprimé l’espoir que ces initiatives soient appuyées par des politiques publiques favorisant la concrétisation rapide de nouveaux projets dans ce secteur, jugé stratégique pour le développement socio-économique local.

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Gabès : un guichet unique facilite les formalités pour les pèlerins du hajj

Von: Raja
13. Dezember 2025 um 11:35
Gabès : un guichet unique facilite les formalités pour les pèlerins du hajj

Un guichet unique pour l’accomplissement des procédures de voyage vers les lieux saints pour les pèlerins de Gabès a été installé au siège du gouvernorat. Ce guichet offre aux pèlerins de la région la possibilité d’achever les formalités liées au hajj, notamment, l’hébergement, l’octroi de l’allocation touristique et le billet d’avion. Les 339 pèlerins au […]

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La députée Nathalie Oziol dénonce la pollution à Gabès devant le Parlement français

10. Dezember 2025 um 22:00
La députée Nathalie Oziol dénonce la pollution à Gabès devant le Parlement français

La situation sanitaire et environnementale préoccupante de Gabès a été portée mercredi 10 décembre 2025 devant le Parlement français. Lors de son intervention, la députée de La France insoumise, Nathalie Oziol, a dénoncé ce qu’elle considère comme une « complicité » de la France face aux intoxications répétées affectant la population locale. Depuis septembre, plus […]

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Crise de Gabès : Saïed exige un rapport final “dans les prochains jours”

07. Dezember 2025 um 11:14

Le président de la République, Kaïs Saïed, a réuni samedi au palais de Carthage les membres de l’équipe chargée du dossier environnemental de Gabès, leur demandant de finaliser et de remettre leur rapport final “dans les prochains jours”. Cette réunion intervient alors que la région est toujours marquée par l’ajournement répété de l’examen judiciaire visant les unités polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) et par un appel à une grève générale populaire.

A Carthage, le président presse pour une action rapide

Selon un communiqué de la présidence, la rencontre a été consacrée à l’examen de “solutions immédiates” afin de mettre un terme à la crise environnementale qui touche Gabès depuis des mois.
Kaïs Saïed a affirmé suivre la situation “au quotidien”, rendant hommage aux habitants pour la patience et le patriotisme dont ils font preuve face aux fuites chimiques répétées et aux épisodes d’intoxication.

Le chef de l’État a appelé à inscrire les mesures proposées dans une vision stratégique globale, tout en dénonçant les défaillances de maintenance, la corruption, les recrutements arbitraires et l’opacité qui, selon lui, ont aggravé la situation au sein du GCT.

Il a également affirmé que des tentatives avaient été faites, par le passé, pour faire passer sous silence une éventuelle cession du Groupe chimique tunisien et d’autres entreprises publiques.

Un rapport final attendu dans les prochains jours

Kaïs Saïed a donné ses instructions pour que l’équipe chargée du dossier finalise son rapport dans les quelques jours à venir, afin que les mesures opérationnelles puissent être mises en œuvre rapidement.

Le président a réaffirmé que le droit à un environnement sain est un droit fondamental pour tous les Tunisiens, soulignant que l’État n’aura “aucune tolérance” face aux pratiques qui ont contribué à cette crise.

Un quatrième ajournement judiciaire qui attise la colère

La réunion présidentielle survient dans un contexte local particulièrement tendu.
Pour la quatrième fois consécutive, l’audience en référé visant l’arrêt des unités industrielles polluantes du GCT a été ajournée, cette fois au 25 décembre.

Le report, motivé par la nécessité de consulter plusieurs ministères, a suscité l’indignation de citoyennes et citoyens rassemblés devant le tribunal de première instance.
Pour la population, il s’agit d’un nouvel épisode dans une série de retards qui, depuis des années, empêchent toute décision décisive dans un dossier où la dégradation environnementale continue de s’aggraver.

Le 4 décembre, Khayreddine Debaya, membre de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, a appelé à une grève générale populaire à Gabès.
Cet appel a renforcé la mobilisation citoyenne, alimentée par les fuites chimiques de septembre 2025 qui ont provoqué plusieurs vagues d’intoxications, parfois touchant des dizaines de personnes.

En clôturant la réunion, Kaïs Saïed a exhorté les Tunisiens à faire preuve de responsabilité et à placer l’intérêt national au-dessus de toute autre considération, réaffirmant sa détermination à mettre un terme à cette crise et à empêcher que la Tunisie devienne “une proie facile”.

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Affaire du GCT à Gabès : Un nouveau report qui interroge

04. Dezember 2025 um 12:03

Pour la quatrième fois consécutive, l’examen de la procédure en référé visant l’arrêt des unités industrielles polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) a été ajourné, cette fois au 25 décembre. Un report de plus, qui laisse un arrière-goût d’impuissance institutionnelle face à l’un des dossiers environnementaux les plus explosifs du Sud tunisien.

Mounir Adouni, président de la section régionale de l’Ordre des avocats, a confirmé à l’Agence TAP que le tribunal avait décidé d’élargir le périmètre du dossier en intégrant trois nouveaux acteurs étatiques : le ministère de l’Environnement, l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), et le ministère de la Santé.

La décision s’accompagne d’une demande d’ajout de nouvelles pièces justificatives, un geste perçu par certains observateurs comme un moyen supplémentaire de gagner du temps, alors que les conséquences sanitaires et écologiques ne cessent de s’aggraver.

Colère citoyenne et ras-le-bol environnemental

En marge de cette quatrième audience, plusieurs dizaines de citoyens et d’activistes de la société civile se sont rassemblés devant le tribunal de première instance de Gabès.

Les manifestants ont réitéré leur exigence du démantèlement pur et simple des unités incriminées, dénonçant une pollution persistante qui compromet la qualité de vie, la santé publique et l’avenir écologique de la région.

Leur revendication centrale tient en une phrase : « Les habitants de Gabès ont droit à un air respirable et à un environnement sain ».

Un dossier qui s’enlise

Ce nouvel ajournement renforce l’impression d’un dossier qui avance à reculons, au rythme de reports successifs qui ne font qu’alimenter la frustration locale.

Face à une pollution documentée depuis des décennies, les habitants de Gabès attendent non plus des procédures, mais des décisions concrètes – des décisions qui tardent à venir.

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Gabès frappée par des émanations toxiques : Nouvel épisode d’asphyxie dans les écoles

02. Dezember 2025 um 10:13

Lundi 1ᵉʳ décembre 2025, plusieurs établissements scolaires du centre-ville de Gabès ont été touchés par des émanations toxiques. Le Collectif Stop Pollution a indiqué que le nombre d’élèves affectés est passé de trente à cinquante au fil de la journée, avec des symptômes allant de difficultés respiratoires à des maux de tête et des nausées. Les enfants ont été pris en charge à l’hôpital universitaire Mohamed Sassi.

Gaz toxiques dispersés vers le centre-ville

Ahmed Chebli, membre de la Ligue tunisienne des droits de l’homme à Gabès, a dénoncé mardi sur les ondes de Jawhara fm, la gestion de crise dans les hôpitaux. Selon lui, les services étaient submergés, certains parents ont refusé l’admission de leurs enfants, dénonçant des traitements jugés indignes, et les structures manquent cruellement de moyens pour faire face à ces urgences.

Les vents violents auraient favorisé la propagation des gaz jusqu’aux quartiers centraux, alors qu’ils restaient auparavant cantonnés aux abords du Groupe chimique. Cette nouvelle dispersion a intensifié la colère des habitants, excédés par la récurrence des incidents et l’absence de mesures durables.

Mobilisation des familles

Certains parents ont transféré leurs enfants vers d’autres établissements pour les protéger. Le Collectif Stop Pollution réclame une intervention urgente et des diagnostics médicaux fiables.

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Gabès : L’affaire en référé contre le Groupe Chimique Tunisien reportée au 4 décembre

20. November 2025 um 12:19

L’affaire judiciaire visant à obtenir la fermeture des unités polluantes du Groupe Chimique de Gabès (GCT) a de nouveau été reportée. Le président de l’Ordre régional des avocats de Gabès, Mounir Adouni, a annoncé que la troisième audience en référé est désormais fixée au 4 décembre 2025, dans un contexte de mobilisation croissante des citoyens et des associations locales.

Une justice freinée alors que la colère monte

Mounir Adouni, en déclarant à l’agence TAP, a souligné que l’audience, qui devait se tenir initialement plus tôt, avait été repoussée à plusieurs reprises. Il rappelle que, lors de la deuxième audience, la section régionale des avocats avait déjà présenté des preuves convaincantes exposant le danger « imminent » que font peser les unités du GCT sur la santé des habitants.

Selon lui, ces reports sont particulièrement graves, compte tenu de la situation sanitaire alarmante : des cas d’asphyxie ont été signalés chez des élèves, et les hôpitaux de la région peinent à répondre à l’afflux de malades.

Parallèlement aux procédures judiciaires, la pression sociale s’intensifie. Un rassemblement d’habitants ainsi que de militants de la société civile s’est tenu devant le Tribunal de première instance de Gabès. Les manifestants demandent non seulement l’arrêt des activités polluantes, mais le démantèlement total des unités industrielles du GCT.

La semaine précédente, une marche pacifique avait déjà traversé plusieurs artères de la ville, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une négligence chronique des autorités et un manque de volonté politique pour résoudre durablement la crise.

Un problème environnemental ancien mais exacerbé

Le différend judiciaire s’inscrit dans un contexte beaucoup plus large de colère environnementale à Gabès. Le GCT, pilier industriel de la région, est accusé depuis des années de rejeter des quantités importantes de phosphogypse, un déchet toxique contenant des métaux lourds et des substances radioactives.

Les habitants dénoncent une pollution atmosphérique persistante, liée aux émissions d’ammoniac, de soufre et de composés azotés.

Selon l’Association tunisienne pour l’environnement à Gabès, la situation sanitaire se détériore : des maladies respiratoires, des cas d’asphyxie et d’autres effets sont de plus en plus fréquents, en partie à cause de l’ancienneté des installations industrielles du complexe.

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Situation environnementale à Gabès : Kaïs Saïed resserre l’étau autour du comité chargé des solutions urgentes

19. November 2025 um 09:50

Mardi 18 novembre au Palais de Carthage, le président Kaïs Saïed a présidé une nouvelle réunion du comité mandaté pour proposer des mesures urgentes face à la crise environnementale qui frappe Gabès.

Autour de lui, les membres de cette commission ont présenté un premier rapport préliminaire. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un plan d’action rapide, dénonçant au passage la mauvaise gestion, les équipements abandonnés et les tentatives de manipulation autour du dossier.

Cette rencontre réaffirme la volonté de l’exécutif d’accélérer la sortie de crise, tout en appelant à la vigilance face aux tensions.

Réunion de crise autour du premier rapport préliminaire

Au Palais de Carthage, Kaïs Saïed a réuni les membres du comité qu’il avait désignés pour élaborer des solutions immédiates pour Gabès : Ali Ben Hammoud, Samia Ben Ali, Hamida Kawas, Rafik Aouadi, Noureddine Rachdi, Mohamed Salah Ennajjar et Mohamed Ben Charrada.

Les participants ont remis au président une première version de leur rapport, document que Saïed a appelé à finaliser « dans les plus brefs délais » avec des mesures concrètes, rapides et applicables.

Le chef de l’État a insisté pour que le rapport final propose non seulement des solutions de court terme mais aussi une vision environnementale durable, capable d’impliquer la jeunesse locale. Il a rappelé que de nombreux pays s’inspirent encore des études environnementales réalisées par des experts tunisiens.

Le dossier des équipements abandonnés : un point de colère présidentielle

Kaïs Saïed est revenu en détail sur le scandale des équipements acquis en 2018 pour le Groupe chimique tunisien (GCT), abandonnés puis devenus inutilisables.

Selon lui, cet épisode symbolise une gestion défaillante des fonds publics, aggravée par une négligence délibérée. Il a dénoncé l’usage de rumeurs et de contre-vérités destinées, selon lui, à détourner l’attention de projets de cession d’établissements publics.

Pour le président, cette accumulation d’erreurs a « méprisé les souffrances des habitants de Gabès », déjà confrontés à une situation environnementale étouffante.

Hommage appuyé aux habitants de Gabès

Tout en exposant ces dysfonctionnements, le président a salué la population locale pour sa retenue et son sens de l’intérêt général. Il a souligné leur engagement à préserver la paix civile, notamment en collaborant avec les forces de sécurité face aux tentatives visant à envenimer la situation.

Saïed a assuré qu’il suit personnellement l’évolution du dossier et que les habitants ont le droit « de connaître toute la vérité, de demander des comptes conformément à la loi et de vivre librement, dans la dignité ».

Mise en garde présidentielle

Au-delà du dossier environnemental, le président a livré un message politique très direct. Il a parlé d’une « guerre de libération nationale tous azimuts », évoquant des tentatives de déstabilisation, de manipulations médiatiques et d’allégeance à l’étranger.

Selon lui, « l’État tunisien ne se gouverne pas par des publications sur les réseaux sociaux », ni par ceux qui diffament ou cherchent à « propager les mensonges ».

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Crise environnementale à Gabès : Nouvelle vague d’asphyxie d’élèves

18. November 2025 um 16:19

La situation environnementale et sanitaire dans la région de Gabès atteint un point critique. Un nouvel incident d’intoxication au gaz a frappé le collège de Chatt Essalem ce mardi 18 novembre 2025, relançant la controverse autour des émissions industrielles du Groupe Chimique Tunisien (GCT).

Urgence sanitaire au collège

Plusieurs élèves du collège de Chatt Essalem ont été touchés par ces nouvelles émanations toxiques. Les symptômes rapportés sont graves, incluant des évanouissements et des cas de suffocation. Face à l’urgence, les élèves intoxiqués ont été rapidement transportés à bord d’ambulances vers l’hôpital universitaire de Gabès pour y recevoir les premiers soins.

Cette information a été corroborée par l’association environnementale Stop Pollution ainsi que par plusieurs habitants de la région. Tous pointent du doigt, une fois de plus, les émissions de gaz provenant de l’une des unités industrielles opérant sous l’égide du GCT, suspecté d’être la cause de cette asphyxie collective.

Colère populaire et scolarité suspendue

Cet incident survient dans un contexte de forte tension sociale et environnementale. Depuis plusieurs semaines, la population de Gabès dénonce publiquement les émanations gazeuses suffocantes qui impactent l’ensemble des citoyens, mais qui touchent particulièrement les enfants. Le collège de Chatt Essalem a d’ailleurs été confronté à plusieurs incidents similaires par le passé.

La veille de l’incident, les parents d’élèves de l’École primaire Gnayna de Chatt Essalem avaient déjà pris une mesure radicale annonçant la suspension de la scolarité de leurs enfants.

Ils réclament l’installation d’un point de santé permanent au sein de l’école pour pouvoir administrer immédiatement les premiers soins en cas d’urgence et refusent de renvoyer leurs enfants à l’école tant que des conditions sanitaires adéquates – exemptes de gaz et d’odeurs nocives – ne sont pas garanties.

Revendications citoyennes pour un air sain

L’indignation populaire s’est traduite par une série de manifestations de grande ampleur. La plus marquante a eu lieu lors de la grève générale régionale du 21 octobre 2025, où une mobilisation massive a exigé un air sain, dénoncé les graves atteintes à la santé publique et appelé sans équivoque au démantèlement des unités industrielles polluantes responsables de cette crise chronique.

Face à l’ampleur du problème, les autorités au plus haut niveau de l’État se sont saisies du dossier. Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu le samedi 8 novembre 2025, au Palais de Carthage, Ali Ben Hammoud, un ingénieur en pétrochimie diplômé de l’Université de Shanghai.

Le chef de l’État a évoqué la situation environnementale critique à Gabès et a salué la réponse « sans hésitation » de l’ingénieur à l’appel visant à s’engager activement dans la recherche d’une solution pour la région. L’attente est désormais grande quant aux actions concrètes qui découleront de cet engagement pour mettre fin à cette menace sanitaire quotidienne.

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