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Tunisie | La LTDH dénonce la «criminalisation de la protestation pacifique»

21. Februar 2026 um 10:43

La LTDH considère que les condamnations par contumace prononcées à l’encontre de militants écologistes, dont Khayreddine Debaya, animateur de la campagne Stop Pollution, à Gabès, «constituent un précédent dangereux dans la manière d’aborder les mouvements sociaux et écologistes, et reflètent une escalade inquiétante dans la politique de restriction de l’espace civil et de criminalisation de la protestation pacifique.» Nous publions ci-dessous une traduction de son communiqué publié à cet effet le 20 février 20265.

Le fait de juger et d’emprisonner des militants pour avoir participé à un sit-in pacifique en 2020 devant l’administration régionale du Complexe chimique tunisien, et la condamnation de 12 d’entre eux à un an de prison et d’un autre à huit mois, sans les informer ni leur permettre d’exercer leur droit à la défense, révèlent une tendance claire à la criminalisation de l’action civile et du mouvement social.

La Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme (LTDH) affirme que ce qui se passe n’est pas simplement une poursuite judiciaire, mais plutôt l’utilisation de l’appareil judiciaire pour intimider les défenseurs des droits humains et envoyer un message de menace direct à toutes les voix qui critiquent les politiques environnementales et les choix de développement qui ont causé des dommages considérables aux habitants de Gabès pendant des décennies.

De plus, la délivrance de mandats de perquisition plusieurs années après les faits confère au dossier un caractère vengeur et renforce le sentiment d’inégalité des chances et d’absence de garanties d’un procès équitable. Elle s’inscrit également dans un contexte plus large caractérisé par une restriction croissante de l’espace civique et un étouffement du mouvement social par le biais de poursuites judiciaires, au lieu de s’attaquer aux racines de la crise environnementale et développementale à Gabès.

La Ligue rappelle que la défense du droit à la vie, à la santé et à un environnement sain est au cœur du travail des défenseurs des droits humains et ne peut en aucun cas être transformée en crime.

De même, la protection de la liberté de manifestation pacifique n’est pas un choix politique circonstanciel, mais une obligation constitutionnelle et internationale qui incombe à l’État.

En conséquence, la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme :

– exprime sa solidarité absolue avec toutes les personnes condamnées, les militants du mouvement environnemental et les habitants de Gabès ;

– demande l’arrêt immédiat de l’exécution des peines et l’abandon des poursuites abusives ;

– appelle au respect du droit de manifester pacifiquement et à la protection de l’espace civil ;

– renouvelle son engagement à défendre le droit à la vie, à un environnement sain et à la dignité.

Pour le bureau directeur,

Le président Bassem Trifi

 

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FTDES | «La justice tunisienne consacre l’impunité des pollueurs»

20. Februar 2026 um 10:48

Dans le communiqué suivant, intitulé «Non à la criminalisation du combat environnemental. Non à la violation du droit à la vie», publié jeudi 19 février 2026, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) exprime son indignation après les condamnations à la prison prononcées à l’encontre de militants pacifiques pour l’environnement à Gabès.

Le FTDES suit avec indignation les condamnations par contumace à un an de prison prononcées à l’encontre du militant social et environnementaliste Khayreddine Debaya et d’un certain nombre de militants et militantes du mouvement environnementaliste de Gabès, pour avoir participé à un sit-in pacifique devant l’administration régionale du Complexe chimique tunisien en 2020.

– Ces condamnations ont été prononcées le 8 mars 2023 à l’encontre de 12 militants pour «entrave à la liberté du travail» et de 8 mois à l’encontre d’un autre militant, dans des pratiques qui rappellent des contextes antérieurs, même avant la révolution du 17 décembre – 14 janvier, afin de criminaliser et d’épuiser le mouvement social, et ce, sans aucune convocation ni notification aux condamnés au cours des dernières années.

– Le fait de transformer une entité industrielle accusée de violer le droit à l’environnement et à la santé en «victime» d’une manifestation pacifique, tout en poursuivant les défenseurs des droits environnementaux, reflète un profond déséquilibre dans la balance de la justice et consacre une politique d’impunité au profit des pollueurs, en contrepartie de la répression des voix qui revendiquent le droit à la vie, à la dignité et à la justice environnementale.

Le FTDES:

– exprime sa solidarité absolue avec toutes les personnes condamnées dans cette affaire, avec les militants du mouvement environnemental et avec les habitants de Gabès ;

– demande l’arrêt de l’exécution des peines et l’abandon des poursuites abusives contre les militants du mouvement environnemental et tous les habitants de Gabès qui revendiquent le droit à la vie ;

– dénonce la poursuite des politiques de criminalisation des revendications sociales, d’intimidation des défenseurs des droits et d’utilisation des forces de sécurité et de la justice pour s’opposer aux droits à la vie et à la dignité.

– appelle au respect du droit de manifester pacifiquement, garanti par la Constitution et les conventions internationales ;

– renouvelle son appel à répondre aux revendications des habitants de Gabès en démantelant les unités et en garantissant le droit à la vie.

Communiqué.

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Al-Joumhouri dénonce la criminalisation des militants écologistes de Gabès

20. Februar 2026 um 07:02

Le Parti républicain (Al-Joumhouri) a dénoncé les peines de prison prononcées à l’encontre d’un certain nombre de leaders du mouvement écologiste dans le gouvernorat de Gabès, y voyant une tentative flagrante d’utiliser les institutions judiciaires pour réprimer les manifestations pacifiques revendiquant le droit à un environnement sain et à un développement équitable sans discrimination.

Les tribunaux ont condamné 12 militants, dont Khayreddine Debaya, à 1 an de prison, et un autre militant à 8 mois de prison, pour avoir participé à un sit-in pacifique devant l’administration régionale du Groupe chimique tunisien (GCT) en 2020.

Dans un communiqué rendu public jeudi 19 février 2026, le Parti républicain a indiqué que ces condamnations ont été prononcées malgré l’absence de convocation ou d’information préalable des accusés, ce qui constitue une grave atteinte à la liberté d’expression et de manifestation.

Dans ce contexte, «le moment choisi pour engager ces poursuites et rendre ces jugements coïncide avec la reprise du mouvement de protestation dans la ville de Gabès, ce qui révèle un contraste flagrant entre les promesses électorales et le soutien aux revendications du mouvement «Stop pollution» et les pratiques effectives qui se sont transformées en un choix politique fondé sur l’intimidation», souligne le communiqué.

Le Parti républicain a appelé les autorités judiciaires et exécutives à mettre immédiatement fin aux poursuites contre les militants et à lever les sanctions à leur encontre, soulignant que la résolution de la crise environnementale nécessite l’ouverture d’enquêtes sérieuses sur les sources de pollution, la mise en cause des responsables effectifs des atteintes à la santé publique et l’adoption de politiques publiques urgentes garantissant la justice environnementale pour les habitants de la région.

I. B.

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Les lauréats du Créathon Gabès-Medenine

16. Februar 2026 um 11:00

Pendant trois jours, du 13 au 15 février 2026, dix-huit jeunes porteurs et porteuses de projets des régions de Gabès et Médenine ont participé à un Créathon qui s’inscrit dans une réflexion sur le rôle des industries culturelles et créatives dans les dynamiques territoriales. Et interroge la capacité des régions à produire leurs propres récits, à valoriser leurs patrimoines et à transformer la création en opportunité professionnelle durable.

Les projets présentés partagent une caractéristique commune : ils prennent appui sur des expériences personnelles et sur une observation directe des besoins culturels locaux. Qu’il s’agisse de préserver des savoir-faire traditionnels, de documenter des mémoires régionales ou d’imaginer de nouveaux circuits culturels, les propositions témoignent d’un attachement affirmé au territoire.

Les formats développés illustrent la diversité des industries créatives contemporaines. Jeux vidéo inspirés d’histoires locales, applications mobiles dédiées à la valorisation patrimoniale, plateformes interactives, dispositifs immersifs en réalité virtuelle ou encore événements artistiques et ateliers pratiques traduisent une volonté de conjuguer innovation technologique et transmission culturelle.

Au-delà de l’expression artistique, le Créathon a mis l’accent sur la structuration des projets. Les participants ont été accompagnés par des mentors universitaires spécialisés en entrepreneuriat et en multimédia, qui ont apporté une méthodologie rigoureuse : clarification de la proposition de valeur, identification des publics cibles, réflexion sur la faisabilité et la viabilité économique. Cette articulation entre créativité et approche académique a permis d’inscrire les initiatives dans le champ des industries culturelles et créatives comme secteur organisé et porteur.

Récits locaux pour structurer l’économie créative

À l’issue des présentations finales devant un jury composé de professionnels, deux projets par région ont reçu une distinction financière, conçue comme un encouragement aux initiatives ayant connu une progression significative durant les trois jours de travail intensif.

À Médenine, le premier prix a été attribué à Wided Chandoul pour «سدو» (anciennement «يتينيرار»), et le deuxième prix à Sabrine Ben Hamida pour «Sud Immersive VR».

À Gabès, le premier prix est revenu à Mouheb Ressil pour «Hikayat Machia», tandis que le deuxième prix a été décerné à Achref Kabaw pour «Thnaya».

Ces distinctions ne consacrent pas une hiérarchie définitive. Elles reconnaissent une évolution méthodologique et conceptuelle. La majorité des projets présentés devrait poursuivre son développement dans un parcours d’incubation, confirmant que l’enjeu dépasse le cadre événementiel pour s’inscrire dans une dynamique durable.

À travers cette édition, le Créathon met en lumière une idée structurante : les industries culturelles et créatives ne sont pas uniquement un champ artistique, mais un espace où les récits des territoires peuvent devenir moteurs de développement et d’insertion professionnelle.

Le Créathon a été organisé par l’Association du multimédia et de l’audiovisuel (Amavi), dans le cadre du programme Tacir (Talents – Arts – Créativité – Image/Inclusion – Recherche/Résilience).

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Gabès : le tribunal reporte l’examen de l’affaire contre le Groupe chimique tunisien

12. Februar 2026 um 11:55
Le tribunal de première instance de Gabès a reporté au 26 février 2026 l’examen de l’affaire en référé contre le Groupe chimique tunisien (GCT).
Cette procédure d’urgence, initiée par la section régionale de l’Ordre des avocats, vise à obtenir l’arrêt immédiat de la production du complexe chimique, en attendant l’exécution effective de la décision de démantèlement et de délocalisation de l’installation du GCT.
Du reste, un petit groupe de citoyens et de militants écologistes s’est rassemblé devant le palais de justice pour exiger une accélération du processus judiciaire.

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Datteln: Ernte mit 404.000 Tonnen auf Rekordniveau

Von: Redaktion
16. Januar 2026 um 11:48

Die Kampagne 2025/2026 kündigt sich als außergewöhnlich für die tunesische Dattelbranche an, mit einer geschätzten Produktion von 404.000 Tonnen – ein bislang nie erreichtes Niveau. Mehr

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Gabès : La justice renvoie encore le dossier du GCT

08. Januar 2026 um 11:56

Le tribunal de Gabès a décidé de repousser une nouvelle fois l’examen en référé de la procédure visant à suspendre les activités polluantes du Groupe chimique tunisien. L’audience est désormais fixée au 22 janvier. Ce nouveau report, le cinquième, intervient dans un contexte de forte tension sociale marqué par des incidents sanitaires répétés et une exaspération croissante de la population.

Un cinquième report qui prolonge l’attente

L’affaire judiciaire visant l’arrêt des unités industrielles les plus polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) continue de s’enliser. Le tribunal de Gabès a décidé de renvoyer l’examen du dossier en référé au 22 janvier, selon les déclarations de Mounir Adouni, président de l’Ordre régional des avocats, sur les ondes de Mosaique FM.

Il s’agit du cinquième report consécutif dans cette procédure introduite pour obtenir la suspension d’installations accusées de porter gravement atteinte à la santé publique et à l’environnement dans la région.

La juridiction a choisi d’élargir le champ de l’affaire en y intégrant le ministère de l’Environnement, l’Agence nationale de protection de l’environnement ainsi que le ministère de la Santé. Elle a également exigé la production de nouveaux documents et éléments techniques.

Une décision qui, si elle vise officiellement à compléter l’instruction du dossier, est perçue par de nombreux observateurs comme un facteur supplémentaire de ralentissement dans une affaire déjà marquée par une succession de renvois.

Une région sous pression sanitaire

Ce nouvel épisode judiciaire intervient alors que la population de Gabès fait face à une recrudescence d’incidents sanitaires attribués aux émanations industrielles du complexe chimique. Ces dernières semaines, plusieurs établissements scolaires ont été touchés par des cas de malaise, d’asphyxie et de troubles respiratoires, parfois accompagnés de maux de tête et de nausées, nécessitant des interventions médicales.

Pour les habitants, ces épisodes ne sont que la partie visible d’une crise environnementale chronique qui dure depuis des années.

À chaque audience, des citoyens, des militants associatifs et des avocats se mobilisent pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une lenteur excessive de la justice face à une situation jugée urgente. Lors de précédentes séances, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour réclamer des décisions concrètes et immédiates.

Au-delà de l’arrêt des unités incriminées, les revendications portent désormais sur le démantèlement des installations les plus polluantes et sur la reconnaissance du droit de la population à un environnement sain.

Pour de nombreux acteurs locaux, le dossier du GCT dépasse aujourd’hui le cadre d’un simple contentieux judiciaire. Il est devenu le symbole d’un bras de fer entre une région sinistrée sur le plan environnemental et un système accusé d’atermoiements, alors même que la pollution industrielle à Gabès est documentée depuis des décennies et que les solutions structurelles tardent à se concrétiser.

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Gabès : Un bus scolaire vieux de 25 ans part en flammes, aucun blessé

08. Januar 2026 um 09:51

Un incendie s’est déclaré jeudi matin dans une navette affectée au transport scolaire sur la route reliant Bouchamma au sud de Gabès. Aucun blessé n’est à déplorer, le véhicule étant vide au moment du sinistre. L’incident relance cependant les interrogations sur l’état du parc de transport régional.

Une colonne de fumée a été aperçue vers 7h30 sur l’axe reliant Bouchamma à la ville de Gabès. Une navette destinée habituellement au transport des élèves a été ravagée par les flammes, dans des circonstances encore indéterminées.

Alertée, une unité de la Protection civile est intervenue rapidement pour maîtriser l’incendie et empêcher la propagation aux zones voisines. Le feu a été circonscrit sans difficulté majeure, mais la navette a été presque totalement détruite.

Selon les autorités locales, le véhicule ne transportait aucun écolier au moment des faits. Un soulagement, alors que cette ligne est empruntée quotidiennement par des dizaines d’élèves se rendant en classe.

La circulation sur la route a été brièvement perturbée pendant l’intervention des secours.

Un bus en circulation depuis près de 25 ans

Contactée par Mosaique FM, une source de la Société régionale de transport de Gabès a confirmé que le véhicule était en exploitation depuis près d’un quart de siècle.
Cette longévité ravive le débat sur la vétusté des bus affectés aux régions intérieures, souvent exploités au-delà de leur durée de vie optimale.

Des précédents ailleurs en Tunisie

Ce n’est pas la première fois qu’un véhicule scolaire s’embrase.
En janvier 2019, un bus de ramassage scolaire a pris feu dans la délégation de Siliana-Sud en raison d’une défectuosité électrique. Là encore, aucun blessé n’avait été enregistré, mais l’incident avait déjà alerté sur l’état du matériel roulant dans les zones rurales et semi-rurales.

Si les causes exactes de l’incendie restent à déterminer, l’hypothèse d’une défaillance mécanique liée à l’âge du véhicule n’est pas exclue.

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Gabès : Report au 8 janvier du dossier du GCT

25. Dezember 2025 um 11:38

L’examen judiciaire de la procédure visant à suspendre les activités polluantes du Groupe Chimique tunisien (GCT) à Gabès a été de nouveau repoussé. Alors que la région fait face à des incidents sanitaires répétés attribués aux émissions industrielles, résidents, avocats et associations dénoncent un enlisement du dossier et exigent des mesures concrètes pour protéger la santé publique et l’environnement.

Le tribunal de Gabès a décidé de reporter au 8 janvier 2026 l’examen de l’affaire en référé relative à l’arrêt des unités polluantes du Groupe Chimique tunisien. L’annonce a été faite par le président de la section régionale de l’Ordre des avocats de Gabès, Mounir Adouni, confirmant une nouvelle étape dans un dossier devenu l’un des plus sensibles sur le plan environnemental dans le sud du pays.

Quatrième report judiciaire

Il s’agit du quatrième report consécutif de cette procédure en référé introductive, qui vise à contraindre l’arrêt des unités industrielles accusées de polluer l’air et de menacer la santé des populations locales.

Le tribunal a décidé d’élargir le périmètre du dossier en intégrant le ministère de l’Environnement, l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) ainsi que le ministère de la Santé, et a requis la production de nouvelles pièces justificatives, une démarche perçue par certains observateurs comme un facteur de retard supplémentaire dans l’avancement du dossier.

Cette affaire intervient dans un contexte de frustration croissante de la population de Gabès, confrontée à des épisodes répétés d’asphyxie et d’intoxication par des gaz toxiques attribués aux émissions du complexe chimique. Plusieurs établissements scolaires ont été touchés ces dernières semaines, avec des élèves souffrant de difficultés respiratoires, de maux de tête et de nausées, nécessitant parfois une prise en charge à l’hôpital.

Un dossier perçu comme emblématique

Ces incidents ont alimenté la colère de citoyens et d’associations locales, qui exigent non seulement l’arrêt immédiat des unités incriminées, mais aussi le démantèlement des installations polluantes et un droit à un environnement sain et à un air respirable.

Lors de précédentes audiences, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour exprimer leur ras-le-bol face à ce qu’ils perçoivent comme une lenteur des procédures judiciaires.

Pour les habitants et les défenseurs de l’environnement, ce report successif renforce l’impression d’une affaire qui avance à reculons, alors même que la situation sanitaire et écologique dans la région de Gabès reste préoccupante.

Au-delà des seuls incidents d’asphyxie chez les écoliers, la population dénonce une pollution chronique documentée depuis des décennies, liée aux activités du GCT et à l’absence de mesures structurelles efficaces.

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Cimenterie : Cementos Molins rachète Secil pour 1,4 milliard d’euros et renforce sa présence en Tunisie

Von: walid
22. Dezember 2025 um 16:08

Le groupe espagnol “Cementos Molins” a annoncé, le 19 décembre 2025, avoir conclu un accord avec le groupe portugais Semapa, portant sur l’acquisition de 100 % du capital social du cimentier Secil pour une valeur d’entreprise de 1,4 milliard d’euros. La finalisation de l’opération est prévue au premier trimestre 2026.

Cementos Molins financera l’opération grâce à une combinaison de liquidités disponibles et de fonds provenant d’un accord de crédit syndiqué et d’une émission obligataire.

Fondée en 1930, et basée à Lisbonne, Secil est un fournisseur de matériaux de construction et de solutions pour le bâtiment, présent sur huit marchés dont la Tunisie à travers “Les Ciments de Gabès” (SCG). Secil Tunisie intervient également sur le marché du béton prêt à l’emploi à travers ses 2 filiales “Sud Béton” et “Zarzis Béton”.

Avec cette acquisition, Cementos Molins, déjà actionnaire principal de la Société tuniso-andalouse de ciment blanc (SOTACIB), consolide sa présence en Tunisie et en Afrique du Nord.

Selon le groupe Cementos Molins, cette transaction constitue une étape majeure dans la stratégie de croissance rentable et durable de Molins, étendant ainsi son empreinte mondiale, renforçant sa présence en Europe et complétant son expansion géographique en Amérique latine avec l’entrée au Brésil, le seul grand marché de la région où Molins n’était pas encore présent.

Pour le portugais Semapa, la vente de Secil s’inscrit dans la stratégie de gestion active de son portefeuille, visant la diversification industrielle et la création de valeur durable à long terme. Le produit de cette transaction permettra à Semapa d’accélérer la mise en œuvre de sa stratégie, d’investir dans de nouvelles pistes de croissance et de consolider sa position de plateforme d’investissement industriel diversifiée.

 

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El Hamma : saison thermale 2025-2026 en plein essor avec une forte affluence de curistes

Von: walid
22. Dezember 2025 um 13:10

La saison de cure aux eaux minérales chaudes d’El Hamma, lancée fin novembre et prévue jusqu’à la fin avril 2026, connaît un démarrage très prometteur, marqué par une affluence remarquable de curistes, a déclaré Mohamed Chaïbi, investisseur actif dans le thermalisme local.

Il a précisé que les visiteurs provenaient de diverses régions tunisiennes, mais aussi d’Algérie et de Libye, une fréquentation qui devrait encore augmenter avec le début des vacances scolaires.

Chaïbi a fait état du potentiel économique du thermalisme, un secteur pour lequel El Hamma est renommée depuis l’Antiquité. Il a appelé les autorités compétentes à accompagner son développement en facilitant la création de centres de traitement à base d’eaux thermales, dont les vertus thérapeutiques contre plusieurs maladies chroniques sont scientifiquement reconnues.

« Il est essentiel que les autorités compétentes envisagent de développer et de valoriser pleinement ce secteur, en encourageant la création de centres de cure spécialisés utilisant ces eaux », a-t-il affirmé à l’agence TAP, déplorant toutefois la lourdeur administrative qui freine la concrétisation des projets d’investissement.

Le développement du thermalisme aurait, selon lui, un effet d’entraînement positif. Il dynamiserait le tourisme dans l’ensemble de la région de Gabès, dont l’offre touristique diversifiée combine oasis, montagne, balnéaire, écotourisme et tourisme saharien, et contribuerait à revitaliser l’aéroport de Gabès-Matmata.

Les établissements thermaux d’El Hamma ont, ces dernières années, modernisé leurs infrastructures afin d’améliorer la qualité de leurs services. Chaïbi a exprimé l’espoir que ces initiatives soient appuyées par des politiques publiques favorisant la concrétisation rapide de nouveaux projets dans ce secteur, jugé stratégique pour le développement socio-économique local.

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Gabès : un guichet unique facilite les formalités pour les pèlerins du hajj

Von: Raja
13. Dezember 2025 um 11:35
Gabès : un guichet unique facilite les formalités pour les pèlerins du hajj

Un guichet unique pour l’accomplissement des procédures de voyage vers les lieux saints pour les pèlerins de Gabès a été installé au siège du gouvernorat. Ce guichet offre aux pèlerins de la région la possibilité d’achever les formalités liées au hajj, notamment, l’hébergement, l’octroi de l’allocation touristique et le billet d’avion. Les 339 pèlerins au […]

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La députée Nathalie Oziol dénonce la pollution à Gabès devant le Parlement français

10. Dezember 2025 um 22:00
La députée Nathalie Oziol dénonce la pollution à Gabès devant le Parlement français

La situation sanitaire et environnementale préoccupante de Gabès a été portée mercredi 10 décembre 2025 devant le Parlement français. Lors de son intervention, la députée de La France insoumise, Nathalie Oziol, a dénoncé ce qu’elle considère comme une « complicité » de la France face aux intoxications répétées affectant la population locale. Depuis septembre, plus […]

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Crise de Gabès : Saïed exige un rapport final “dans les prochains jours”

07. Dezember 2025 um 11:14

Le président de la République, Kaïs Saïed, a réuni samedi au palais de Carthage les membres de l’équipe chargée du dossier environnemental de Gabès, leur demandant de finaliser et de remettre leur rapport final “dans les prochains jours”. Cette réunion intervient alors que la région est toujours marquée par l’ajournement répété de l’examen judiciaire visant les unités polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) et par un appel à une grève générale populaire.

A Carthage, le président presse pour une action rapide

Selon un communiqué de la présidence, la rencontre a été consacrée à l’examen de “solutions immédiates” afin de mettre un terme à la crise environnementale qui touche Gabès depuis des mois.
Kaïs Saïed a affirmé suivre la situation “au quotidien”, rendant hommage aux habitants pour la patience et le patriotisme dont ils font preuve face aux fuites chimiques répétées et aux épisodes d’intoxication.

Le chef de l’État a appelé à inscrire les mesures proposées dans une vision stratégique globale, tout en dénonçant les défaillances de maintenance, la corruption, les recrutements arbitraires et l’opacité qui, selon lui, ont aggravé la situation au sein du GCT.

Il a également affirmé que des tentatives avaient été faites, par le passé, pour faire passer sous silence une éventuelle cession du Groupe chimique tunisien et d’autres entreprises publiques.

Un rapport final attendu dans les prochains jours

Kaïs Saïed a donné ses instructions pour que l’équipe chargée du dossier finalise son rapport dans les quelques jours à venir, afin que les mesures opérationnelles puissent être mises en œuvre rapidement.

Le président a réaffirmé que le droit à un environnement sain est un droit fondamental pour tous les Tunisiens, soulignant que l’État n’aura “aucune tolérance” face aux pratiques qui ont contribué à cette crise.

Un quatrième ajournement judiciaire qui attise la colère

La réunion présidentielle survient dans un contexte local particulièrement tendu.
Pour la quatrième fois consécutive, l’audience en référé visant l’arrêt des unités industrielles polluantes du GCT a été ajournée, cette fois au 25 décembre.

Le report, motivé par la nécessité de consulter plusieurs ministères, a suscité l’indignation de citoyennes et citoyens rassemblés devant le tribunal de première instance.
Pour la population, il s’agit d’un nouvel épisode dans une série de retards qui, depuis des années, empêchent toute décision décisive dans un dossier où la dégradation environnementale continue de s’aggraver.

Le 4 décembre, Khayreddine Debaya, membre de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, a appelé à une grève générale populaire à Gabès.
Cet appel a renforcé la mobilisation citoyenne, alimentée par les fuites chimiques de septembre 2025 qui ont provoqué plusieurs vagues d’intoxications, parfois touchant des dizaines de personnes.

En clôturant la réunion, Kaïs Saïed a exhorté les Tunisiens à faire preuve de responsabilité et à placer l’intérêt national au-dessus de toute autre considération, réaffirmant sa détermination à mettre un terme à cette crise et à empêcher que la Tunisie devienne “une proie facile”.

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Affaire du GCT à Gabès : Un nouveau report qui interroge

04. Dezember 2025 um 12:03

Pour la quatrième fois consécutive, l’examen de la procédure en référé visant l’arrêt des unités industrielles polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) a été ajourné, cette fois au 25 décembre. Un report de plus, qui laisse un arrière-goût d’impuissance institutionnelle face à l’un des dossiers environnementaux les plus explosifs du Sud tunisien.

Mounir Adouni, président de la section régionale de l’Ordre des avocats, a confirmé à l’Agence TAP que le tribunal avait décidé d’élargir le périmètre du dossier en intégrant trois nouveaux acteurs étatiques : le ministère de l’Environnement, l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), et le ministère de la Santé.

La décision s’accompagne d’une demande d’ajout de nouvelles pièces justificatives, un geste perçu par certains observateurs comme un moyen supplémentaire de gagner du temps, alors que les conséquences sanitaires et écologiques ne cessent de s’aggraver.

Colère citoyenne et ras-le-bol environnemental

En marge de cette quatrième audience, plusieurs dizaines de citoyens et d’activistes de la société civile se sont rassemblés devant le tribunal de première instance de Gabès.

Les manifestants ont réitéré leur exigence du démantèlement pur et simple des unités incriminées, dénonçant une pollution persistante qui compromet la qualité de vie, la santé publique et l’avenir écologique de la région.

Leur revendication centrale tient en une phrase : « Les habitants de Gabès ont droit à un air respirable et à un environnement sain ».

Un dossier qui s’enlise

Ce nouvel ajournement renforce l’impression d’un dossier qui avance à reculons, au rythme de reports successifs qui ne font qu’alimenter la frustration locale.

Face à une pollution documentée depuis des décennies, les habitants de Gabès attendent non plus des procédures, mais des décisions concrètes – des décisions qui tardent à venir.

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Gabès frappée par des émanations toxiques : Nouvel épisode d’asphyxie dans les écoles

02. Dezember 2025 um 10:13

Lundi 1ᵉʳ décembre 2025, plusieurs établissements scolaires du centre-ville de Gabès ont été touchés par des émanations toxiques. Le Collectif Stop Pollution a indiqué que le nombre d’élèves affectés est passé de trente à cinquante au fil de la journée, avec des symptômes allant de difficultés respiratoires à des maux de tête et des nausées. Les enfants ont été pris en charge à l’hôpital universitaire Mohamed Sassi.

Gaz toxiques dispersés vers le centre-ville

Ahmed Chebli, membre de la Ligue tunisienne des droits de l’homme à Gabès, a dénoncé mardi sur les ondes de Jawhara fm, la gestion de crise dans les hôpitaux. Selon lui, les services étaient submergés, certains parents ont refusé l’admission de leurs enfants, dénonçant des traitements jugés indignes, et les structures manquent cruellement de moyens pour faire face à ces urgences.

Les vents violents auraient favorisé la propagation des gaz jusqu’aux quartiers centraux, alors qu’ils restaient auparavant cantonnés aux abords du Groupe chimique. Cette nouvelle dispersion a intensifié la colère des habitants, excédés par la récurrence des incidents et l’absence de mesures durables.

Mobilisation des familles

Certains parents ont transféré leurs enfants vers d’autres établissements pour les protéger. Le Collectif Stop Pollution réclame une intervention urgente et des diagnostics médicaux fiables.

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Gabès : L’affaire en référé contre le Groupe Chimique Tunisien reportée au 4 décembre

20. November 2025 um 12:19

L’affaire judiciaire visant à obtenir la fermeture des unités polluantes du Groupe Chimique de Gabès (GCT) a de nouveau été reportée. Le président de l’Ordre régional des avocats de Gabès, Mounir Adouni, a annoncé que la troisième audience en référé est désormais fixée au 4 décembre 2025, dans un contexte de mobilisation croissante des citoyens et des associations locales.

Une justice freinée alors que la colère monte

Mounir Adouni, en déclarant à l’agence TAP, a souligné que l’audience, qui devait se tenir initialement plus tôt, avait été repoussée à plusieurs reprises. Il rappelle que, lors de la deuxième audience, la section régionale des avocats avait déjà présenté des preuves convaincantes exposant le danger « imminent » que font peser les unités du GCT sur la santé des habitants.

Selon lui, ces reports sont particulièrement graves, compte tenu de la situation sanitaire alarmante : des cas d’asphyxie ont été signalés chez des élèves, et les hôpitaux de la région peinent à répondre à l’afflux de malades.

Parallèlement aux procédures judiciaires, la pression sociale s’intensifie. Un rassemblement d’habitants ainsi que de militants de la société civile s’est tenu devant le Tribunal de première instance de Gabès. Les manifestants demandent non seulement l’arrêt des activités polluantes, mais le démantèlement total des unités industrielles du GCT.

La semaine précédente, une marche pacifique avait déjà traversé plusieurs artères de la ville, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une négligence chronique des autorités et un manque de volonté politique pour résoudre durablement la crise.

Un problème environnemental ancien mais exacerbé

Le différend judiciaire s’inscrit dans un contexte beaucoup plus large de colère environnementale à Gabès. Le GCT, pilier industriel de la région, est accusé depuis des années de rejeter des quantités importantes de phosphogypse, un déchet toxique contenant des métaux lourds et des substances radioactives.

Les habitants dénoncent une pollution atmosphérique persistante, liée aux émissions d’ammoniac, de soufre et de composés azotés.

Selon l’Association tunisienne pour l’environnement à Gabès, la situation sanitaire se détériore : des maladies respiratoires, des cas d’asphyxie et d’autres effets sont de plus en plus fréquents, en partie à cause de l’ancienneté des installations industrielles du complexe.

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Situation environnementale à Gabès : Kaïs Saïed resserre l’étau autour du comité chargé des solutions urgentes

19. November 2025 um 09:50

Mardi 18 novembre au Palais de Carthage, le président Kaïs Saïed a présidé une nouvelle réunion du comité mandaté pour proposer des mesures urgentes face à la crise environnementale qui frappe Gabès.

Autour de lui, les membres de cette commission ont présenté un premier rapport préliminaire. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un plan d’action rapide, dénonçant au passage la mauvaise gestion, les équipements abandonnés et les tentatives de manipulation autour du dossier.

Cette rencontre réaffirme la volonté de l’exécutif d’accélérer la sortie de crise, tout en appelant à la vigilance face aux tensions.

Réunion de crise autour du premier rapport préliminaire

Au Palais de Carthage, Kaïs Saïed a réuni les membres du comité qu’il avait désignés pour élaborer des solutions immédiates pour Gabès : Ali Ben Hammoud, Samia Ben Ali, Hamida Kawas, Rafik Aouadi, Noureddine Rachdi, Mohamed Salah Ennajjar et Mohamed Ben Charrada.

Les participants ont remis au président une première version de leur rapport, document que Saïed a appelé à finaliser « dans les plus brefs délais » avec des mesures concrètes, rapides et applicables.

Le chef de l’État a insisté pour que le rapport final propose non seulement des solutions de court terme mais aussi une vision environnementale durable, capable d’impliquer la jeunesse locale. Il a rappelé que de nombreux pays s’inspirent encore des études environnementales réalisées par des experts tunisiens.

Le dossier des équipements abandonnés : un point de colère présidentielle

Kaïs Saïed est revenu en détail sur le scandale des équipements acquis en 2018 pour le Groupe chimique tunisien (GCT), abandonnés puis devenus inutilisables.

Selon lui, cet épisode symbolise une gestion défaillante des fonds publics, aggravée par une négligence délibérée. Il a dénoncé l’usage de rumeurs et de contre-vérités destinées, selon lui, à détourner l’attention de projets de cession d’établissements publics.

Pour le président, cette accumulation d’erreurs a « méprisé les souffrances des habitants de Gabès », déjà confrontés à une situation environnementale étouffante.

Hommage appuyé aux habitants de Gabès

Tout en exposant ces dysfonctionnements, le président a salué la population locale pour sa retenue et son sens de l’intérêt général. Il a souligné leur engagement à préserver la paix civile, notamment en collaborant avec les forces de sécurité face aux tentatives visant à envenimer la situation.

Saïed a assuré qu’il suit personnellement l’évolution du dossier et que les habitants ont le droit « de connaître toute la vérité, de demander des comptes conformément à la loi et de vivre librement, dans la dignité ».

Mise en garde présidentielle

Au-delà du dossier environnemental, le président a livré un message politique très direct. Il a parlé d’une « guerre de libération nationale tous azimuts », évoquant des tentatives de déstabilisation, de manipulations médiatiques et d’allégeance à l’étranger.

Selon lui, « l’État tunisien ne se gouverne pas par des publications sur les réseaux sociaux », ni par ceux qui diffament ou cherchent à « propager les mensonges ».

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Crise environnementale à Gabès : Nouvelle vague d’asphyxie d’élèves

18. November 2025 um 16:19

La situation environnementale et sanitaire dans la région de Gabès atteint un point critique. Un nouvel incident d’intoxication au gaz a frappé le collège de Chatt Essalem ce mardi 18 novembre 2025, relançant la controverse autour des émissions industrielles du Groupe Chimique Tunisien (GCT).

Urgence sanitaire au collège

Plusieurs élèves du collège de Chatt Essalem ont été touchés par ces nouvelles émanations toxiques. Les symptômes rapportés sont graves, incluant des évanouissements et des cas de suffocation. Face à l’urgence, les élèves intoxiqués ont été rapidement transportés à bord d’ambulances vers l’hôpital universitaire de Gabès pour y recevoir les premiers soins.

Cette information a été corroborée par l’association environnementale Stop Pollution ainsi que par plusieurs habitants de la région. Tous pointent du doigt, une fois de plus, les émissions de gaz provenant de l’une des unités industrielles opérant sous l’égide du GCT, suspecté d’être la cause de cette asphyxie collective.

Colère populaire et scolarité suspendue

Cet incident survient dans un contexte de forte tension sociale et environnementale. Depuis plusieurs semaines, la population de Gabès dénonce publiquement les émanations gazeuses suffocantes qui impactent l’ensemble des citoyens, mais qui touchent particulièrement les enfants. Le collège de Chatt Essalem a d’ailleurs été confronté à plusieurs incidents similaires par le passé.

La veille de l’incident, les parents d’élèves de l’École primaire Gnayna de Chatt Essalem avaient déjà pris une mesure radicale annonçant la suspension de la scolarité de leurs enfants.

Ils réclament l’installation d’un point de santé permanent au sein de l’école pour pouvoir administrer immédiatement les premiers soins en cas d’urgence et refusent de renvoyer leurs enfants à l’école tant que des conditions sanitaires adéquates – exemptes de gaz et d’odeurs nocives – ne sont pas garanties.

Revendications citoyennes pour un air sain

L’indignation populaire s’est traduite par une série de manifestations de grande ampleur. La plus marquante a eu lieu lors de la grève générale régionale du 21 octobre 2025, où une mobilisation massive a exigé un air sain, dénoncé les graves atteintes à la santé publique et appelé sans équivoque au démantèlement des unités industrielles polluantes responsables de cette crise chronique.

Face à l’ampleur du problème, les autorités au plus haut niveau de l’État se sont saisies du dossier. Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu le samedi 8 novembre 2025, au Palais de Carthage, Ali Ben Hammoud, un ingénieur en pétrochimie diplômé de l’Université de Shanghai.

Le chef de l’État a évoqué la situation environnementale critique à Gabès et a salué la réponse « sans hésitation » de l’ingénieur à l’appel visant à s’engager activement dans la recherche d’une solution pour la région. L’attente est désormais grande quant aux actions concrètes qui découleront de cet engagement pour mettre fin à cette menace sanitaire quotidienne.

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