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Guerre en Iran : Pékin revoit sa stratégie énergétique

03. April 2026 um 09:39

La région industrielle du Guangdong, dans le sud de la Chine, a demandé aux producteurs d’électricité locaux de reconstituer leurs réserves de charbon, de limiter leur consommation de gaz naturel et d’accélérer le développement de l’énergie nucléaire – signe que la deuxième économie mondiale commence à ressentir les effets de la guerre au Moyen-Orient.

Guangdong, la région du pays qui consomme le plus d’énergie — particulièrement exposée aux turbulences des marchés internationaux en raison de sa forte dépendance aux importations et des conditions météorologiques sèches dues à l’utilisation de l’énergie hydroélectrique —, a demandé aux gestionnaires de réseau de se préparer activement au pic de demande estival, selon des sources proches du dossier qui s’exprimaient sous couvert d’anonymat et rapportées par Bloomberg.

Les compagnies d’électricité ont reçu l’ordre d’augmenter leurs réserves de charbon afin de couvrir au moins 20 jours de consommation, et idéalement 25 jours par mesure de précaution.

Selon les données de l’Association chinoise du transport et de la distribution du charbon, les réserves moyennes de charbon dans le Guangdong sont tombées à environ 12,6 jours, en dessous de la limite de base de 15 jours d’utilisation.

Nucléaire…

La production d’électricité à partir de gaz a diminué dans les régions côtières chinoises depuis le début de la guerre, notamment après les frappes iraniennes contre l’usine de GNL de Ras Laffan, un site stratégique au Qatar, faisant craindre des perturbations prolongées du marché. La province limitera sa consommation de gaz naturel pour la production d’électricité à 19 milliards de mètres cubes cette année, contre 21 milliards de mètres cubes l’an dernier, relèvent des sources proches du dossier.

Les autorités de régulation ont également demandé à China General Nuclear Power Group de redémarrer un réacteur nucléaire en maintenance et de mettre en service deux nouvelles unités d’ici juillet.

Jusqu’à présent, les marchés énergétiques chinois ont fait preuve d’une relative résilience face aux perturbations causées par la guerre en Iran, notamment grâce à une politique de longue date d’autosuffisance et de diversification. L’approvisionnement énergétique du pays est également renforcé par ses vastes réserves et sa production record de charbon.

Cependant, la hausse des prix du charbon laisse présager un resserrement de l’approvisionnement en ce combustible essentiel. En Chine, l’indice des prix du charbon thermique a progressé de 1,5 % en mars, atteignant son plus haut niveau en trois mois.

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La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed

30. März 2026 um 08:22

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et elle se tourne vers l’Algérie qui joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, par où transite encore (et peut-être pas pour longtemps, en attendant la mise en place du nouveau gazoduc Galsi qui reliera directement l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne) la plus grande partie du gaz algérien vers l’Europe, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane dans les tuyaux— sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent. (Photo: Tracé du gazoduc Transmed Algérie-Tunisie-Italie).

Moktar Lamari *

L’Europe a froid et a besoin de se chauffer. Pas métaphoriquement — enfin, si, un peu — mais surtout énergétiquement. Depuis que la guerre impérialiste lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a transformé le détroit d’Ormuz en bouchon géopolitique géant, bloquant 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL qatari, le Vieux Continent court dans tous les sens, carnet de chèques à la main, à la recherche de gaz. Tous les moyens sont bons, même les plus vilains.

Et pendant ce temps, Washington observe la scène avec un sourire de vendeur de voitures d’occasion : achetez américain ou vous perdrez notre accès «favorable» au GNL.

Ce n’est pas une métaphore. C’est ce qu’a littéralement déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne cette semaine, exhortant Bruxelles à ratifier«rapidement» un accord commercial avec Washington sous peine de se voir couper l’herbe sous le pied énergétique.
Christophe Grudler, député européen centriste, a eu le bon réflexe de qualifier cela de «chantage inacceptable». Il a raison. Mais les chantages inacceptables, quand on a froid et que les factures d’électricité explosent, finissent souvent par être acceptés.

L’Italie court à Alger, l’Espagne supplie, la Tunisie dort

Face à cette panique organisée, les Européens ont redécouvert une évidence que la géographie leur rappelle depuis des siècles : l’Algérie est là, elle a du gaz, et elle est stable. Giorgia Meloni s’est précipitée à Alger cette semaine. Le ministre espagnol des Affaires étrangères l’a suivie le lendemain — sans détour, sans diplomatie de façade, à corps et à cris, comme un locataire en retard de loyer qui frappe à la porte de son bailleur. Le président algérien Tebboune, magnanime, a confirmé que son pays resterait un «partenaire stratégique et fiable.»

Les chiffres donnent le vertige : les exportations algériennes vers l’Italie ont dépassé les 23 milliards de mètres cubes par an en 2022, 2023 et 2024, représentant plus d’un tiers de la consommation annuelle italienne.

L’Algérie est ainsi devenue, depuis l’invasion russe de l’Ukraine, le premier fournisseur de gaz de l’Italie — détrônant Moscou avec le sourire.

Et tout ce gaz — ou presque — passe par un tuyau qui traverse un pays dont on parle peu dans ce grand théâtre énergétique : la Tunisie.

La Tunisie, percepteur discret qui sous-facture ses services

Le gazoduc Transmed, artère vitale de l’énergie européenne, relie l’Algérie à l’Italie en traversant le territoire et les eaux tunisiennes. En échange de ce transit, la Tunisie perçoit des droits en nature : une redevance calculée en volume de gaz, estimée historiquement à environ 5,25 % des volumes transportés, soit plusieurs centaines de millions de mètres cubes par an.

À titre indicatif, sur 23 milliards de mètres cubes annuels, cela représente plus de 1,2 milliard de mètres cubes de gaz — une manne considérable pour un pays qui importe plus de 60% de son énergie et dont la facture énergétique pèse lourd dans une balance commerciale déjà sous tension.

C’est bien. Ce n’est pas suffisant. Et voilà le cœur du problème.

Ce que la Tunisie devrait faire — et ne fait pas encore

La Tunisie est dans la position enviable d’un propriétaire de foncier que tout le monde veut traverser. Sauf qu’elle se comporte encore trop souvent comme un simple gardien de tuyau, alors qu’elle pourrait être un acteur stratégique à part entière. Voici, pédagogiquement, ce que la logique commande :

Premièrement, renégocier le tarif de transit. Dans un contexte où le gaz algérien vaut de l’or sur les marchés européens et où aucune alternative crédible ne peut le remplacer à court terme, la Tunisie dispose d’un levier de négociation inédit. Un relèvement même modeste du taux de redevance — de 5,25 % à 7 ou 8 % — représenterait des revenus supplémentaires considérables, sans que personne ne puisse raisonnablement s’y opposer.

Deuxièmement, valoriser le gaz perçu en nature. Plutôt que de simplement consommer ce gaz dans le mix énergétique national — ce qui est certes utile — la Tunisie pourrait envisager d’en revendre une partie sur les marchés spot européens, aux prix actuels particulièrement élevés. Un arbitrage intelligent qui transformerait une rente passive en revenus actifs.

Troisièmement, se positionner comme hub régional. La Tunisie dispose d’une position géographique unique entre l’Afrique et l’Europe. Développer des capacités de stockage, d’interconnexion et de regazéification lui permettrait de passer du statut de couloir à celui de carrefour — avec tout ce que cela implique en termes d’investissements, d’emplois et d’influence diplomatique.

Quatrièmement, jouer sa carte de stabilité. Dans un Maghreb traversé de tensions, la Tunisie reste un interlocuteur prévisible. C’est une valeur rare — et monnayable. Rome, Madrid, Bruxelles ont besoin de garanties : la Tunisie peut les offrir, à condition de le faire avec méthode et ambition.

Ne pas laisser les autres écrire le contrat

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et les États-Unis lui tendent une corde — payante, bien sûr. L’Algérie joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, elle, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane — sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent.

L’histoire énergétique mondiale est en train de se réécrire. Ce serait dommage d’en être le décor plutôt que l’auteur. La passerelle plutôt la plateforme…

* Economiste universitaire.

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Produits pétroliers : la demande en hausse de 6 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:52

La demande nationale de produits pétroliers a augmenté de 6 % en janvier 2026 pour atteindre 401 ktep, selon l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette hausse est principalement portée par la progression de la consommation d’essence (+15 %) et de jet d’aviation (+11 %).

Parallèlement, la demande totale de gaz naturel a progressé de 7 %, confirmant une tendance générale à la hausse de la consommation énergétique.

Dans le détail, la structure de consommation des produits pétroliers reste globalement stable, malgré une légère évolution en faveur de l’essence, tandis que le gasoil conserve la part dominante.

La consommation de carburants routiers demeure prépondérante, représentant plus de la moitié de la demande totale, alors que la hausse de la consommation de gaz naturel est principalement tirée par les besoins accrus en production électrique.

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La majorité de la planète dépend du pétrole et du gaz

28. März 2026 um 11:31

Les trois quarts de la population mondiale vivent dans des pays dépendant des importations de combustibles fossiles, selon une étude du think tank Ember. Cette dépendance s’explique par la concentration de la production d’hydrocarbures dans quelques régions, principalement les États-Unis, le Golfe et la Russie. Au total, 75 % de la population mondiale, soit plus de six milliards de personnes, vivent dans des pays importateurs nets d’énergies fossiles, explique l’étude.

Une cinquantaine de pays tirent plus de la moitié de leur énergie primaire de ces importations, une proportion qui atteint près des deux tiers en Espagne, en Italie ou en Allemagne. Cette dépendance les rend particulièrement vulnérables aux perturbations des routes commerciales.

Les économies asiatiques figurent parmi les plus exposées : le Japon, la Corée du Sud, mais aussi les Philippines ou la Thaïlande dépendent fortement du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 40 % de leurs importations de pétrole. Dans ce contexte, une crise liée à un conflit au Moyen-Orient affecterait surtout l’Asie, contrairement à la crise énergétique provoquée en 2022 par l’invasion de l’Ukraine, qui avait principalement touché l’Europe.

Les importations nettes de combustibles fossiles couvrent ainsi 84 % de la demande d’énergie primaire du Japon, 80 % de celle de la Corée du Sud et 55 % de celle des Philippines.

On comprend alors pourquoi le conflit actuel opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, désormais étendu à toute la région du Golfe, hypothèque la croissance mondiale. Malheureusement, à part la fin de cette guerre, aucune mesure n’est à même de soulager les populations qui en sont touchées.

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L’Italie veut davantage de gaz d’Algérie

26. März 2026 um 08:54

L’Italie cherche à sécuriser davantage ses approvisionnements énergétiques en se tournant vers l’Algérie, dans un contexte de fortes tensions sur le marché du gaz. En visite officielle à Alger, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, mercredi 25 mars 2026, a annoncé la volonté de son gouvernement d’augmenter ses importations de gaz algérien.

Cette démarche intervient alors que l’Italie fait face à une interruption prolongée des livraisons de gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar, qui représentaient auparavant environ 10 % de sa consommation annuelle.

Lire aussi – Visite de Giorgia Meloni à Alger : au-delà du gaz

Rome et Alger ont ainsi convenu de renforcer leur coopération énergétique, notamment à travers leurs groupes respectifs, Eni et Sonatrach. Les discussions portent aussi sur de nouveaux axes de coopération, comme l’exploration offshore et le développement du gaz non conventionnel.

À long terme, ce partenariat devrait permettre d’accroître les flux de gaz algérien vers l’Italie, même si aucun calendrier précis n’a encore été communiqué.

De son côté, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a insisté sur le caractère stratégique de cette relation, soulignant la volonté de son pays de demeurer un fournisseur fiable pour l’Italie et, plus largement, pour l’Europe, dans un contexte marqué par les incertitudes sur les marchés énergétiques mondiaux.

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Le ministère du Commerce renforce l’approvisionnement en bouteilles de gaz pour l’hiver

Von: walid
09. Dezember 2025 um 08:05
Le ministère du Commerce renforce l’approvisionnement en bouteilles de gaz pour l’hiver

Les autorités ont décidé, lors d’une réunion tenue lundi au ministère du Commerce et du Développement des exportations, de constituer un stock de sécurité dans les unités de remplissage de bouteilles de gaz afin d’assurer un approvisionnement continu du marché, sans interruption, a indiqué le département dans un communiqué. Présidée par le ministre Samir Abid, […]

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L’UE acte la fin des importations de gaz russe à partir de 2027

03. Dezember 2025 um 12:24

Bruxelles scelle un accord historique pour mettre un terme total aux importations de gaz russe. La mesure, longuement débattue, vise à assécher l’une des principales sources de revenus de Moscou tout en accélérant la transition énergétique européenne. L’échéance est fixée à l’automne 2027, malgré les résistances de certains États membres.

Tourner la page énergétique russe

Près de quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, eurodéputés et États membres sont parvenus à un accord interdisant toute forme d’importation de gaz russe – qu’il soit acheminé par gazoducs ou sous forme de GNL. Ursula von der Leyen a salué un « moment fondateur », assurant que l’Europe basculait vers « l’indépendance énergétique totale » vis-à-vis de Moscou.

L’échéance de l’automne 2027 résulte d’un compromis : le Parlement européen réclamait une interdiction plus rapide, quand plusieurs capitales voulaient plus de temps pour ajuster leurs systèmes d’approvisionnement.

Des ruptures de contrats encadrées

Pour le gaz transporté par gazoducs, les contrats de long terme ne pourront plus être prolongés après le 30 septembre 2027, avec une application maximale au 1er novembre 2027. Pour le GNL, la coupure des contrats longs interviendra dès le 1er janvier 2027.

Les contrats courts seront interdits dès avril 2026 pour le GNL et juin 2026 pour le gaz par gazoduc. Les entreprises pourront invoquer la « force majeure » pour justifier la rupture anticipée des engagements.

Moscou dénonce, Bruxelles assume

Le Kremlin a immédiatement réagi, accusant l’Union européenne de se « condamner » à recourir à une énergie « plus coûteuse ». Pour Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, la mesure affaiblira davantage l’équilibre économique européen.

À Bruxelles, le commissaire à l’énergie Dan Jorgensen a, au contraire, salué « la fin des manipulations et du chantage », affirmant que l’Europe « reste solidaire de l’Ukraine ».

Contourner les risques de veto

Afin d’éviter un blocage de la Hongrie et de la Slovaquie, Bruxelles a choisi la voie d’un texte législatif adopté à la majorité qualifiée, plutôt que celle de sanctions nécessitant l’unanimité.

Viktor Orban avait encore affirmé récemment qu’il continuerait d’importer des hydrocarbures russes. L’accord prévoit néanmoins une future proposition de la Commission pour mettre fin définitivement aux importations de pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie d’ici fin 2027.

La part du gaz russe dans les importations européennes est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024, grâce à une réduction massive des flux par gazoducs. Mais l’Europe est devenue plus dépendante du GNL, notamment américain (45% des importations) et toujours russe (20% en 2024).

En valeur totale, les importations de gaz russe représenteraient encore 15 milliards d’euros en 2025, preuve que la coupure à venir constitue un basculement stratégique majeur.

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Explosion à El Mourouj : La STEG écarte toute défaillance de son réseau

30. November 2025 um 10:34

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a apporté, ce dimanche, des précisions importantes à propos de l’explosion qui s’est produite la veille au soir dans la région du Mourouj (gouvernorat de Ben Arous). Contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux, les premières investigations n’ont révélé aucune défaillance de la part du réseau externe.

Selon le communiqué de la société, les vérifications initiales confirment que ni les canalisations extérieures ni les compteurs de gaz n’ont été endommagés. Ces constats excluent la responsabilité du réseau de distribution. Les techniciens dépêchés sur place ont déterminé que la fuite à l’origine de l’explosion s’est produite à l’intérieur même de l’habitation sinistrée, au niveau de l’installation interne — et non sur un tuyau de gaz en domaine public, comme cela a été avancé en ligne.

La STEG précise que ses équipes techniques sont intervenues immédiatement après avoir été informées de l’incident, en coordination avec la protection civile et les forces de sécurité, afin de sécuriser la zone et maîtriser la situation.

Sensibilisation des usagers

L’entreprise annonce qu’un rapport technique détaillé sera publié ultérieurement, une fois l’ensemble des investigations finalisé et toutes les données vérifiées avec les différentes parties impliquées.

L’explosion relance, une fois encore, la question de la sécurité des installations domestiques et de la sensibilisation des usagers aux normes d’entretien des réseaux internes.

Lire aussi : Électricité en Tunisie : Un tarif moyen de 472 millimes/kWh, fortement dépendant du gaz naturel

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Approvisionnement hivernal : Les distributeurs assurent qu’aucune pénurie de gaz n’est à craindre

24. November 2025 um 09:44

Le secteur affirme être pleinement préparé pour l’hiver et garantit la stabilité des prix

Mohamed Mnif, président de la Chambre nationale des distributeurs de bouteilles de gaz domestique, a assuré lundi 24 novembre 2025 que l’approvisionnement en gaz sera garanti durant toute la saison hivernale. Intervenant sur les ondes de Mosaique FM, il a évoqué un secteur « totalement mobilisé » et prêt à éviter les perturbations constatées l’année précédente.

Production renforcée

Selon Mnif, les centres de remplissage ont nettement amélioré leurs capacités, permettant une augmentation du rythme de production avant l’entrée dans la période de froid. Les entreprises ont également consolidé leurs dispositifs logistiques pour éviter toute rupture d’approvisionnement, un point qui avait fortement fragilisé la distribution l’hiver dernier.

Il affirme que toutes les mesures anticipatives ont été prises : coordination renforcée entre distributeurs, plan de rotation intensifié des camions et suivi quotidien des stocks. Le président de la Chambre insiste sur le fait que « l’ensemble du réseau est prêt à répondre à la demande, même en cas de vagues de froid successives ».

Stabilité des prix confirmée

Mnif a également annoncé que le prix de la bouteille de gaz domestique restera inchangé, fixé à 8 800 millimes, sans aucune augmentation prévue. Une décision qui intervient dans un contexte de pression inflationniste, mais que les autorités et les distributeurs affirment pouvoir maintenir grâce au contrôle des coûts de production et aux mécanismes de compensation existants.

Cette stabilité tarifaire vise à rassurer les ménages, alors que le gaz domestique demeure un produit de première nécessité durant l’hiver, en particulier dans les régions intérieures.

Le secteur affirme avoir tiré les leçons des difficultés rencontrées l’année précédente, marquées par des files d’attente prolongées, des retards de distribution et une tension accrue sur les bouteilles disponibles. Cette année, les distributeurs misent sur une coordination plus serrée et un suivi en temps réel des besoins régionaux.

Mnif se dit confiant :

« Nous sommes prêts pour l’hiver et pour toute hausse de la consommation. Toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir un approvisionnement continu. »

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Tunisie – La bouteille de gaz, symbole du contrat social

30. Oktober 2025 um 15:23

Après l’hiver 2024-2025 marqué par des perturbations d’approvisionnement dans plusieurs régions, la Tunisie consacre encore près de cinq milliards de dinars au soutien des hydrocarbures. Une stabilité précaire, financée à coups de subventions.

En janvier 2025, plusieurs gouvernorats du Nord-Ouest et du Centre ont connu de longues files d’attente devant les dépôts régionaux.
La forte hausse de la demande, combinée à des retards de livraison, a provoqué des ruptures temporaires.
Si les zones urbaines raccordées au réseau de gaz naturel ont été relativement épargnées, de nombreux foyers ruraux ont souffert de la rareté des bonbonnes, indispensables à la cuisson et au chauffage.

L’explication officielle évoquait « le retard d’un navire » et des « conditions climatiques ». Mais le malaise était plus profond : le pays ne parvenait plus à couvrir ses besoins quotidiens estimés entre 180 000 et 200 000 bouteilles, tombés à 150 000 au plus fort de la crise.
Un goulet d’étranglement logistique, plus qu’un problème financier, qui a mis en lumière la vulnérabilité d’un système de distribution aussi central que fragile.

Lire aussi:

«Tunisie : Manque de bonbonnes de gaz en dépit des préparatifs», 18 décembre 2024

Une subvention qui survit à tout

Le gouvernement a visiblement tiré la leçon. Dans le projet de loi de finances 2026, la subvention du gaz est maintenue, sanctuarisée même.
Selon les chiffres présentés par le ministère des Finances et diffusés par la Radio Nationale, le soutien global aux hydrocarbures atteindra 4 993 millions de dinars, soit 2,7 % du PIB et 7,9 % du budget de l’État.

Chaque bouteille de gaz coûte aujourd’hui 21,7 dinars à produire, dont 71 % sont pris en charge par le Trésor public.
En trois ans, cette proportion n’a pas bougé. L’État paie toujours environ 27 à 28 dinars de subvention par unité, dans un pays où le salaire minimum net dépasse à peine 460 dinars.
Le message est clair : le prix de la bonbonne est une ligne rouge.

Un effort budgétaire colossal

Les diapositives officielles du budget 2026 révèlent que les subventions totales atteindront 9 772 millions de dinars, soit 5,2 % du PIB et 15,4 % des dépenses de l’État.
Parmi elles, les hydrocarbures restent le premier poste (4 993 MD), devant les produits de base (4 079 MD) et le transport public (700 MD).

Autrement dit, la Tunisie dépense davantage pour le gaz et les carburants que pour la farine, l’huile ou le pain.
Une hiérarchie budgétaire qui en dit long : après la colère des ménages face aux pénuries de 2025, le gouvernement choisit de consolider le pilier énergétique plutôt que le panier alimentaire.
La bonbonne supplante le pain ; le feu prime sur la farine.

La stabilité à crédit

En apparence, la politique rassure. Mais elle maintient le pays dans une équation délicate : préserver la paix sociale par la subvention, assumer des pertes budgétaires récurrentes, tout en peinant à régler la question essentielle — celle de l’acheminement.

La crise de 2025 n’était pas une crise de budget, mais une crise de débit logistique.
Radès, Bizerte, Gabès : les trois centres de remplissage tournent à flux tendu, sans stock stratégique, avec une flotte de transport insuffisante et une dépendance totale aux importations de GPL.
Le PLF 2026 promet de “mieux contrôler la distribution”, mais aucun plan concret n’évoque le renforcement des capacités ou la création d’un stock tampon.

L’État paie donc pour que la bouteille reste pleine, pas pour qu’elle arrive à temps.
Et tant que cette équation perdurera, la stabilité restera une illusion budgétaire.

Lire aussi:

Tunisie : Quand le gaz domestique s’arrête au bord de la route

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Tunisie : La paralysie du secteur énergétique fait chuter les exportations de 34%

24. Oktober 2025 um 20:24

Les exportations tunisiennes d’énergie ont reculé de 34% à fin septembre 2025, selon une note de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE). L’organisation tire la sonnette d’alarme sur une crise énergétique structurelle, marquée par l’effondrement de la production nationale de pétrole et de gaz, et une dépendance croissante aux importations.

Un effondrement de la production nationale

La note intitulée « Importations : les dessous d’un trend contrasté » dresse un constat préoccupant : la production quotidienne de pétrole est passée de 77 000 barils en 2010 à seulement 27 000 barils en 2025. Cette chute drastique traduit, selon l’IACE, « une dégradation pluriannuelle et continue » du secteur.

L’institut souligne que même les espoirs placés dans le champ gazier de Nawara, longtemps présenté comme une bouffée d’oxygène pour l’économie tunisienne, se sont « bien volatilisés ». Les chiffres le confirment : la production de pétrole de Nawara a reculé de 47%, passant de 54,2 Ktep à fin août 2024 à 28,7 Ktep en août 2025. La production de gaz naturel a elle aussi chuté de 25%, pour s’établir à 169 Ktep.

Un déficit commercial énergétique toujours lourd

Cette paralysie du secteur continue de peser lourdement sur le déficit commercial, dont la part liée à l’énergie représente désormais 48%. Sans la baisse des cours mondiaux, la situation aurait été encore plus critique. En effet, le prix moyen du baril de pétrole a diminué de 84 dollars à 72 dollars entre juin 2024 et juin 2025, soit une baisse de 15%, atténuant partiellement la facture énergétique.

Grâce à cet essoufflement des prix, les importations de produits énergétiques ont légèrement reculé de 11,8% à fin septembre 2025, alors qu’elles avaient bondi de 14,5% sur la même période un an plus tôt.

Une alerte sur la dépendance énergétique du pays

Pour l’IACE, ces indicateurs traduisent une crise systémique : chute des capacités de production, sous-investissement dans la prospection, lenteur des réformes et désengagement progressif des investisseurs étrangers. L’institut estime qu’un nouveau modèle énergétique s’impose, fondé sur la diversification des sources et le développement des énergies renouvelables.

« Sans une refonte profonde de la gouvernance du secteur, la Tunisie continuera à importer la majorité de ses besoins énergétiques », avertit le rapport.

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