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Wissem Ben Amor : « La BCT protège ses réserves, les PME paient de leur survie »

30. März 2026 um 17:49

La récente circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) fragilise davantage des PME déjà à bout de souffle. Cette circulaire interdit aux banques de financer en devises les importations de produits jugés non nécessaires ; de ce fait, les PME n’ont qu’à compter sur leurs fonds propres. Le président de l’Union des petites et moyennes industries (UPMI), Wissem Ben Amor, dresse un état des lieux alarmant : accès au crédit verrouillé, pratiques informelles en expansion, export paralysé par les impayés et pression croissante sur les réserves en devises. Une crise aux ramifications mondiales, mais dont les entreprises tunisiennes paient le prix au quotidien.

Dans une déclaration à l’Economiste Maghrébin, le président de l’UPMI place d’emblée la circulaire de la Banque centrale au cœur du problème. Il indique que les PME souffrent depuis longtemps de difficultés de financement, et que cette nouvelle mesure aggrave une situation déjà critique. Wissem Ben Amor souligne que les banques, loin d’assouplir leurs conditions d’accès au crédit, les ont au contraire durcies, rendant le financement de l’exploitation courante de plus en plus inaccessible pour les petites et moyennes entreprises. Il précise que certaines PME ne parviennent même plus aujourd’hui à obtenir de simples crédits de trésorerie ou des lignes de caisse auprès de leurs établissements bancaires, ce qui compromet directement leur capacité à fonctionner au quotidien.

Le responsable patronal pointe une contradiction structurelle majeure : les banques sont prioritairement mobilisées pour financer l’État, avec pour objectif de maintenir la liquidité publique et de préserver le lien social, ce qui assèche d’autant les ressources disponibles pour le secteur privé. Dans ce contexte, les entreprises se retrouvent reléguées en bout de chaîne, privées des financements nécessaires non seulement à leur développement, mais à leur survie même. Il ajoute qu’en fin de compte, les sociétés ne vendent plus à profit : privées de revenus suffisants, beaucoup se retrouvent en très grande difficulté.

Le chèque de report, symptôme d’un circuit bancaire défaillant

Face au verrouillage du crédit bancaire classique, Wissem Ben Amor observe que des pratiques alternatives se sont largement répandues dans le tissu économique. Il cite notamment le recours généralisé au chèque de report avant son interdiction, qui, bien que dépourvu d’un cadre légal strict, est devenu un instrument du quotidien permettant une certaine flexibilité dans les relations commerciales entre entreprises. Le président de l’UPMI reconnaît que cette pratique, si elle offre une bouffée d’oxygène à court terme, n’en demeure pas moins une source de risques sérieux et un motif de préoccupation profonde pour les industriels.

Il pointe également le comportement des grands industriels eux-mêmes, qui ne s’acquittent pas rapidement de leurs règlements envers leurs fournisseurs et sous-traitants, aggravant ainsi les tensions de trésorerie en cascade tout au long de la chaîne de valeur. Le responsable patronal souligne que cette accumulation de délais de paiement entre acteurs économiques fragilise l’ensemble de l’écosystème industriel, des grandes entreprises jusqu’aux plus petites structures.

L’export paralysé, les devises sous pression

Le président de l’UPMI place la question des réserves en devises au centre de son analyse. Il explique que la Tunisie se trouve dans l’obligation absolue de préserver ses avoirs en devises, et que c’est précisément cette contrainte qui justifie les restrictions imposées aux importations. Wissem Ben Amor est explicite sur ce point : sans recettes suffisantes en devises générées par les exportations, il est tout simplement impossible d’autoriser davantage d’importations. L’équation est donc directe : pas d’export, pas de devises, pas d’import.

Or, l’exportation reste elle-même un parcours semé d’embûches. Le responsable patronal rappelle que l’accès aux marchés extérieurs demeure difficile pour les entreprises tunisiennes, et que les exportateurs se heurtent encore à de nombreux problèmes de paiement : certains ne sont tout simplement pas réglés par leurs clients étrangers, ou rencontrent des blocages en fin de chaîne de règlement, ce qui fragilise davantage une trésorerie déjà mise à rude épreuve sur le marché intérieur.

Une crise tunisienne aux contours mondiaux

Sans minimiser la gravité de la situation, Wissem Ben Amor tient à replacer la crise dans son contexte international. Il estime que les difficultés auxquelles font face les entreprises tunisiennes ne sont pas l’apanage de la Tunisie seule, mais s’inscrivent dans une problématique mondiale à laquelle de nombreux pays sont confrontés. Le responsable patronal souligne néanmoins avec fermeté que cette réalité globale n’atténue en rien l’urgence de la situation pour les PME tunisiennes, dont la fragilité financière structurelle appelle des réponses concrètes, rapides et adaptées.

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CPG : l’UGTT sonne le tocsin

30. März 2026 um 14:54

La Fédération générale des travailleurs des mines, affiliée à l’UGTT, a publié un communiqué. Il met  en cause la « responsabilité directe du gouvernement dans la détérioration accélérée de la Compagnie des phosphates de Gafsa ». Tout en avertissant que l’entreprise approche d’un « point de non-retour » menaçant l’un des piliers de l’économie tunisienne.

Le bureau exécutif de la Fédération dénonce l’absence de vision gouvernementale claire, des retards de paiement envers la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une dégradation des infrastructures et une production à ses niveaux les plus bas depuis des décennies. Il impute ces défaillances à un « choix politique suspect » visant, estime-t-il, à laisser le service public se dégrader progressivement.

La Fédération appelle le gouvernement et la présidence de la République à assumer leurs responsabilités. De même qu’à mettre en place un plan de sauvetage national d’urgence, avertissant que « le moment historique ne saurait tolérer davantage d’attentisme ».

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Riadh Sidaoui : « L’Iran, nouveau Vietnam pour les États-Unis ? »

30. März 2026 um 10:20

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’installe dans la durée, le politologue tunisien Riadh Sidaoui décrypte, dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, une escalade aux conséquences potentiellement mondiales. Entre guerre totale, enjeu pétrolier et risque d’enlisement militaire, il met en garde contre des choix stratégiques lourds de dangers.

Riadh Sidaoui estime que les États-Unis et Israël ont engagé une guerre totale contre l’Iran, visant à la fois ses installations nucléaires, ses infrastructures industrielles et civiles. Il souligne toutefois que les infrastructures énergétiques constituent une ligne rouge, en raison de la menace iranienne de riposter en ciblant les installations pétrolières et gazières dans toute la région du Golfe.

Le politologue explique que cette menace confère à l’Iran un levier stratégique majeur, en particulier via le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Il précise que toute perturbation majeure pourrait entraîner une flambée des prix du baril, susceptible d’atteindre des niveaux critiques pour l’économie mondiale et américaine.

Selon lui, cette variable énergétique constitue le principal facteur susceptible de freiner l’escalade américaine, d’autant que les marchés financiers ont déjà réagi négativement à la hausse des prix de l’énergie.

Une guerre controversée jusque dans le camp occidental

Le politologue tunisien affirme que ce conflit ne correspond ni aux intérêts du peuple américain ni à ceux de son économie, mais qu’il s’inscrit avant tout dans la stratégie du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il considère que ce dernier a réussi à entraîner Donald Trump dans une confrontation que les précédentes administrations américaines avaient évitée.

Riadh Sidaoui souligne l’existence de critiques au sein même des États-Unis, y compris dans le camp républicain, notamment parmi les partisans du mouvement « Make America Great Again », qui rejettent une guerre jugée étrangère aux Américains.

Il ajoute que plusieurs alliés occidentaux, y compris le Royaume-Uni et la France, ont exprimé des réserves quant à la légalité de cette guerre, perçue comme non conforme au droit international. Il  juge qu’une opération terrestre constituerait une erreur majeure pour Washington. Notre invité  rappelle que, depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont connu des échecs répétés dans ce type d’engagements, citant les guerres de Corée, du Vietnam, d’Afghanistan et d’Irak.

Il souligne encore que si les États-Unis disposent d’une supériorité aérienne indéniable, les opérations au sol se sont souvent soldées par des pertes importantes et des retraits contraints. Il estime qu’une intervention en Iran exposerait l’armée américaine à un scénario comparable, voire plus complexe.

Le politologue insiste sur les spécificités iraniennes : un territoire vaste, une population de plus de 90 millions d’habitants, une armée déterminée et des forces paramilitaires prêtes à mener des actions de type guérilla. Il évoque également un soutien logistique extérieur, notamment de la Chine et de la Russie. Dans ces conditions, il considère qu’une guerre terrestre pourrait marquer la fin politique de Donald Trump.

Le facteur géographique et humain, clé du conflit

Riadh Sidaoui souligne que la géographie iranienne, notamment ses zones montagneuses, constitue un avantage stratégique pour les forces locales, familières du terrain. Il rappelle que les échecs américains passés s’expliquent en grande partie par cette asymétrie.

Il insiste également sur la capacité de mobilisation de l’Iran, qui pourrait aligner plusieurs millions de combattants déterminés à défendre leur territoire, renforçant ainsi le risque d’enlisement. Le politologue identifie deux scénarios principaux. Le premier, qu’il qualifie de rationnel, verrait Donald Trump proclamer une victoire stratégique et accepter une désescalade, sous l’influence des institutions militaires américaines.

Le second scénario, jugé plus dangereux, serait celui d’une escalade chaotique, alimentée par l’influence israélienne, avec un durcissement du conflit et un risque accru de déstabilisation régionale. Riadh Sidaoui souligne que les menaces iraniennes sur les infrastructures énergétiques régionales pourraient provoquer une explosion des prix du pétrole, mettant en difficulté l’économie américaine et mondiale.

Notre invité précise que les frappes ont affaibli les courants modérés en Iran, renforçant les factions les plus radicales, notamment au sein des Gardiens de la révolution. Il considère que cette évolution réduit les marges de compromis et durcit la posture iranienne.

Dans ce contexte, un retrait du traité de non-prolifération nucléaire marquerait, selon lui, une escalade majeure, traduisant un basculement stratégique du régime.

L’île de Kharg, un enjeu stratégique central

Le politologue explique que cette île constitue une infrastructure vitale pour l’économie iranienne, assurant plus de 70 % des exportations de pétrole du pays. Elle abrite également des installations militaires et logistiques essentielles. Il souligne que toute tentative de contrôle de cette île exposerait les forces américaines à des attaques depuis les côtes iraniennes, transformant potentiellement l’opération en piège militaire.

Au final, Riadh Sidaoui considère que l’Iran conserve un levier stratégique déterminant à travers le contrôle du détroit d’Ormuz et la menace sur les marchés pétroliers. Et d’ajouter que cette réalité pourrait contraindre Washington à revoir sa stratégie, face au risque d’une crise économique globale. Le politologue conclut que, dans ce conflit, la variable énergétique pourrait s’avérer plus décisive que la puissance militaire elle-même.

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Moody’s maintient ses notes sur quatre banques tunisiennes

28. März 2026 um 12:08

Quatre établissements bancaires tunisiens conservent leur notation de dépôts à long terme à Caa1 avec perspectives stables. L’agence américaine Moody’s a en effet reconduit ces évaluations pour la Société tunisienne de banque (STB), l’Amen Bank, la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) et la Banque de Tunisie (BT).

Dans un communiqué publié vendredi 27 mars, la même source précise avoir également confirmé les notations des risques de contrepartie à long terme (CRR) de ces mêmes institutions.

S’agissant des évaluations du risque de contrepartie (CR Assessment), le détail par établissement fait apparaître des résultats contrastés. La STB et l’Amen Bank se voient attribuer des notes de Caa1 et Caa1 (cr), tandis que la BIAT et la Banque de Tunisie affichent des notations de B3 et B3 (cr).

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Énergie : le gap commercial se resserre en janvier 2026

28. März 2026 um 11:47

Le secteur énergétique tunisien affiche un signal encourageant en ce début d’année. Le solde négatif de la balance commerciale énergétique, redevance du gaz algérien exporté incluse, a reculé de 16 % en janvier 2026, pour s’établir à 945 millions de dinars. C’est ce que révèle l’Observatoire national de l’énergie et des mines relevant du ministère de l’Industrie, Energie et des mines dans son dernier rapport de conjoncture.

Ce repli du déficit résulte d’un double mouvement : d’un côté, les exportations de produits énergétiques ont bondi de 62 % en valeur ; de l’autre, les importations ont fléchi de 5 % sur la même période.

L’Observatoire rappelle à cet égard que les flux commerciaux du secteur obéissent à trois variables déterminantes : les volumes échangés, la parité dollar/dinar et les cotations du Brent, référence sur laquelle sont adossés aussi bien les prix du brut importé qu’exporté, ainsi que ceux des produits pétroliers.

Or, en janvier 2026, le Brent a accusé un recul de 12 dollars le baril par rapport au même mois de l’année précédente. Parallèlement, le dinar tunisien a perdu 10 % de sa valeur face au dollar américain, devise pivot des transactions énergétiques internationales, en comparaison avec janvier 2025.

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Tunisie Leasing et Factoring propose un dividende de 1,600 dinar par action

28. März 2026 um 11:14

Le résultat net individuel de Tunisie Leasing et Factoring s’est établi à 34,2 millions de dinars au 31 décembre 2025, en progression de 37,86 % par rapport à 2024, tandis que le résultat net consolidé a reculé à 24,2 millions de dinars, en baisse de 35,41 % sur la même période.

Dans un communiqué, la société indique que son conseil d’administration, réuni le jeudi 26 mars 2026, a examiné l’activité du groupe relative à l’exercice 2025 et arrêté les états financiers individuels et consolidés au 31 décembre 2025.

La progression du résultat net individuel est attribuée principalement à la comptabilisation de revenus exceptionnels ainsi qu’à des reprises sur provisions relatives aux titres de participations non intégrés dans les comptes consolidés.

Le recul du résultat net consolidé est lié notamment à l’effet de l’impôt sur les produits exceptionnels réalisés ainsi qu’au changement du pourcentage d’intérêt retenu pour la répartition du résultat de MLA par rapport à 2024.

Le conseil d’administration a décidé de convoquer une assemblée générale ordinaire le mardi 28 avril 2026 à 11h00 au siège social de Amen Bank. Il proposera la distribution d’un dividende de 1,600 dinar par action, soit 32 % du nominal, sous réserve de l’accord de la BCT. 

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Best Lease porte son bénéfice net à 11 millions de dinars en 2025

28. März 2026 um 10:21

Le résultat net de Best Lease s’est établi à 11 010 374 dinars au 31 décembre 2025, contre 10 261 194 dinars un an auparavant. Dans un communiqué boursier , l’institution financière  indique que son conseil d’administration, réuni le 4 mars 2026, a examiné l’activité au titre de l’exercice 2025 et arrêté les états financiers y afférents.

Le conseil d’administration a également décidé de convoquer une assemblée générale ordinaire le samedi 25 avril 2026 à 9h à Institut Arabe des Chefs d’Entreprises.

Il proposera la distribution d’un dividende de 0,150 dinar par action, sous réserve de l’accord préalable de la Banque Centrale de Tunisie.

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Amen Bank propose un dividende de 3,600 dinars par action après une hausse des résultats en 2025

28. März 2026 um 09:53

Le résultat net individuel de Amen Bank s’est établi à 248,7 millions de dinars au titre de l’exercice 2025, en progression de 8,13 % par rapport à 2024, tandis que le produit net bancaire a atteint 590,1 millions de dinars.

Dans un communiqué boursier, la banque indique que son Conseil de Surveillance, réuni le vendredi 27 mars 2026, a examiné l’activité ainsi que les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025. Il en ressort que les capitaux propres se sont élevés à 1 707,4 millions de dinars.

Les ratios de solvabilité ressortent à 16,85 % pour le ratio de capital contre une exigence réglementaire de 10 %, et à 12,47 % pour le ratio Tier I, au-dessus du minimum réglementaire de 7 %.

Les états financiers consolidés font apparaître un résultat net part du groupe de 264,8 millions de dinars, en hausse de 8,74 % par rapport à l’exercice précédent.

Le Conseil de Surveillance a décidé de convoquer l’Assemblée Générale Ordinaire le jeudi 30 avril 2026 à 16h00 au siège de la banque. Il proposera à cette occasion la distribution d’un dividende de 3,600 dinars par action, soit 72 % du nominal, sous réserve de l’accord de Banque Centrale de Tunisie conformément aux dispositions de la circulaire n°2026-03 du 29 janvier 2026.

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Devenir normalien : tout ce qu’il faut savoir sur le concours d’entrée 2026/2027

27. März 2026 um 16:27

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique annonce l’ouverture d’un concours sur dossier et épreuves pour l’admission à l’École normale supérieure  (ENS ) dans les spécialités Lettres et Sciences humaines et Sciences fondamentales, au titre de l’année universitaire 2026/2027.

Conformément à l’arrêté ministériel du 23 mars 2026, le ministère fixe la capacité d’accueil à 110 places, réparties comme suit : 50 places en Langues et Lettres (arabe, français et anglais), 30 places en Sciences humaines (histoire, géographie et philosophie) et 30 places en Sciences fondamentales (mathématiques et physique).

Le concours est ouvert aux étudiants tunisiens âgés de 24 ans au plus à la date du concours, inscrits en deuxième année de licence nationale ou en deuxième année de classe préparatoire aux études littéraires et sciences humaines, ainsi qu’aux étudiants de classe préparatoire aux études d’ingénieurs dans les spécialités mathématiques-physique et physique-chimie.

Le dépôt des candidatures est ouvert du 18 janvier 2026 au 12 juin 2026. Les dossiers sont à adresser exclusivement par courrier recommandé avec accusé de réception ou à déposer directement au bureau d’ordre de l’École normale supérieure de Tunis.

Le dossier de candidature comprend un formulaire à télécharger sur le site institutionnel de l’établissement — www.ens.rnu.tn — accompagné de copies de la carte d’identité nationale, du diplôme du baccalauréat et d’une attestation de présence universitaire, ainsi que d’un reçu de mandat postal d’un montant de 220 dinars, à l’ordre du receveur de l’École normale supérieure.

Les épreuves écrites du concours se tiendront les 2, 3 et 4 juillet 2026 au siège de l’École normale supérieure ou dans des établissements universitaires voisins. Le calendrier des épreuves orales destinées aux candidats admissibles à l’issue du premier tour sera communiqué ultérieurement.

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Surendettement en Tunisie : un vide juridique persistant face à des solutions qui existent

27. März 2026 um 16:00

Une loi adoptée en Conseil des ministres en décembre 2020 attend toujours d’être promulguée. Aucun observatoire, aucun crédit bureau, aucune définition légale du surendettement : la Tunisie accuse un retard institutionnel considérable face à une crise financière documentée. Une note de l’IACE intitulée « Le surendettement des ménages : une urgence nationale » propose une feuille de route en trois phases s’inspirant des meilleures pratiques internationales.

Le surendettement des ménages tunisiens atteint des niveaux structurellement préoccupants. Pourtant, l’État n’a mis en place aucune réponse institutionnelle. La Tunisie ne dispose d’aucune définition légale du surendettement, d’aucun observatoire dédié, d’aucun crédit bureau centralisé et d’aucune commission spécialisée. Ce vide laisse les banques, les institutions de microfinance et les prêteurs informels seuls juges des situations de détresse financière.

Un projet de loi pourtant existe. Le texte n° 113/2020, qu’un Conseil des ministres a adopté en décembre 2020, propose une définition adaptée au contexte tunisien. Il retient le critère de l’incapacité manifeste du débiteur à honorer ses dettes non professionnelles dans un délai raisonnable. Il introduit également le critère de bonne foi. Objectif : écarter toute stigmatisation morale et privilégier la logique de rétablissement sur celle de sanction. Plus de cinq ans après son adoption, ce texte attend toujours sa promulgation.

L’opacité des dettes, un risque systémique invisible

L’absence de crédit bureau centralisé aggrave encore la situation. Un ménage peut aujourd’hui contracter des crédits auprès de plusieurs banques, de multiples institutions de microfinance, d’opérateurs télécom et de commerçants en même temps. Aucun créancier ne voit l’endettement total de son client. Cette opacité empêche toute évaluation fiable de la capacité de remboursement. Elle favorise l’accumulation silencieuse de dettes.

Ce que font les autres pays

Le contraste avec des pays comparables est saisissant. En France, la Banque de France publie chaque année des enquêtes typologiques rigoureuses. Elle traite les dossiers de surendettement en six mois en moyenne. En 2024, elle a traité 134 803 dossiers. Dans 34,7% des cas, les débiteurs ont obtenu un effacement total de leurs dettes. Aux Pays-Bas, les municipalités déclenchent automatiquement une aide budgétaire dès le premier impayé signalé. En Italie, depuis 2019, un débiteur insolvable de bonne foi peut obtenir l’effacement total de ses dettes, même sans actif liquidable. Ce dispositif présente un intérêt particulier pour les ménages ruraux tunisiens exclus du système bancaire.

Une feuille de route en trois phases

Face à ce constat, l’IACE formule des recommandations opérationnelles organisées en trois horizons temporels.

Sur les six premiers mois, le rapport préconise deux mesures d’urgence. D’abord, la création d’un observatoire national du surendettement, que la Banque centrale de Tunisie et le ministère des Affaires sociales piloteraient conjointement. Avec un budget de 500 000 dinars pour sa première année, il publierait chaque trimestre un baromètre public pour identifier les gouvernorats les plus vulnérables. Ensuite, le lancement d’un crédit bureau national que la BCT gérerait directement. Son coût atteint sept millions de dinars sur trois ans. La BCT en assumerait 50%, les bailleurs internationaux 30%, et le secteur bancaire les 20% restants.

Entre six et dix-huit mois, des réformes structurelles suivraient. L’État instaurerait des ratios prudentiels contraignants : 40% maximum de ratio dette/revenu pour les crédits à la consommation, 50% pour les crédits immobiliers. Les établissements de crédit généraliseraient un document standardisé de transparence contractuelle pour tout prêt supérieur à 1 000 dinars. Le gouvernement promulguerait enfin la loi n° 113/2020, avec des ajustements sur la protection des actifs essentiels et des incitations fiscales pour les créanciers participants. Chaque gouvernorat accueillerait une commission de surendettement avec trois niveaux de réponse : un plan de redressement sur sept ans maximum, un effacement partiel avec engagement de réinsertion, ou un effacement total assorti d’une interdiction temporaire de crédit de trois ans.

Sur un horizon de dix-huit mois à cinq ans, le rapport appelle à une transformation systémique. Les établissements scolaires intégreraient l’éducation financière dès la cinquième année du primaire jusqu’au lycée. Une amnistie fiscale temporaire de dix-huit mois permettrait de régulariser progressivement le crédit informel. Le Qatar, le Koweït et la Belgique l’ont démontré : on résout le surendettement par la régulation, la transparence et la réhabilitation, jamais par la sanction ou la stigmatisation.

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Surendettement en Tunisie : la crise financière devient fracture sociale

27. März 2026 um 15:36

79 000 enfants supplémentaires sont tombés sous le seuil de pauvreté entre 2021 et 2023. Dans le Centre-Ouest, le taux de pauvreté a atteint 40% en 2023. Derrière les chiffres macroéconomiques du surendettement tunisien se cachent des réalités humaines et territoriales qui révèlent une fracture sociale profonde et des conséquences intergénérationnelles durables. C’est ce qu’on peut lire dans la dernière note de l’IACE intitulée « Le surendettement des ménages : une urgence nationale », publiée sur son site officiel le 26 mars 2026. 

Le surendettement des ménages en Tunisie ne se lit pas uniquement dans les statistiques bancaires. Il se manifeste aussi dans la géographie du pays et dans le quotidien des familles les plus vulnérables, révélant des inégalités territoriales profondes et des conséquences sociales qui dépassent la seule question de la solvabilité.

L’analyse régionale dresse un tableau contrasté. Le Centre-Ouest concentre les indicateurs les plus alarmants : avec un taux de pauvreté de 37% en 2021, porté à 40% en 2023, et une dépense annuelle moyenne par personne de 3 614 dinars, la plus faible du pays, cette région illustre une forme extrême de vulnérabilité financière. Faute d’accès au système bancaire formel, les ménages y ont massivement recours au crédit informel à des taux usuraires pour couvrir des besoins essentiels, s’enfermant dans un cercle vicieux d’endettement difficile à briser.

À l’opposé, le Grand Tunis affiche le taux de pauvreté le plus faible du pays, à 4,7% en 2021, avec une dépense annuelle moyenne par personne atteignant 6 874 dinars. Mais cette apparente prospérité masque une vulnérabilité croissante des classes moyennes urbaines, exposées à un coût de la vie élevé en matière de logement, de transport et d’éducation, et dont l’endettement repose sur le crédit formel pour des biens durables ou immobiliers. Un choc économique ponctuel suffit à faire basculer ces ménages dans une fragilité financière que les indicateurs traditionnels ne capturent pas.

Entre ces deux extrêmes, d’autres régions illustrent des logiques d’endettement spécifiques. Le Nord-Est présente un taux de pauvreté élevé de 15,2% mais une dépense par personne modeste à 5 057 dinars, révélant une forme d’exclusion financière où les ménages, pauvres mais peu endettés, n’ont accès ni au système bancaire ni au microcrédit structuré. Le Sud-Ouest, avec un taux de pauvreté de 18,1% mais une dépense par personne relativement élevée à 4 847 dinars, dissimule quant à lui une précarité structurelle masquée par des transferts familiaux ou des revenus saisonniers.

Au niveau national, la situation sociale s’est significativement dégradée. Le taux de pauvreté est passé de 16,6% en 2021 à 18,4% en 2023, tandis que la pauvreté extrême atteignait 3,2% contre 2,9% deux ans plus tôt. L’impact est particulièrement sévère pour les familles nombreuses : les ménages de cinq à six personnes ont enregistré une hausse de leur taux de pauvreté de 2,8 points entre 2021 et 2023, contre seulement 1,1 point pour les ménages de trois à quatre personnes. Leur exclusion fréquente du système bancaire les oriente vers des prêts informels à taux usuraires, accélérant leur basculement dans un surendettement difficile à résorber.

Les conséquences intergénérationnelles sont particulièrement préoccupantes. Entre 2021 et 2023, 79 000 enfants supplémentaires sont tombés sous le seuil de pauvreté, portant le taux de pauvreté infantile à 28,4%, contre 26% en 2021. Le taux de pauvreté extrême des enfants a lui aussi progressé, passant de 5,1 à 5,8%, soit 21 000 enfants supplémentaires en situation de dénuement. Ces enfants, souvent issus de ménages surendettés, subissent des retards scolaires, une malnutrition latente et un stress familial chronique qui compromettent leur avenir économique, alimentant un cycle de précarité transgénérationnel.

Les disparités se lisent également dans la structure des dépenses. En 2021, l’écart entre la dépense annuelle moyenne par ménage, établie à 20 328 dinars, et la médiane, à 16 627 dinars, révèle une forte concentration des dépenses chez les 20% les plus aisés. Plus de la moitié des ménages tunisiens dépensent ainsi moins que la moyenne nationale, limitant drastiquement leur capacité à absorber un choc économique. Les disparités urbain-rural restent par ailleurs marquées, avec une dépense annuelle moyenne par personne de 6 141 dinars en milieu urbain contre 4 041 dinars en milieu rural, soit un écart de 52%, alors même que le taux de pauvreté rurale, à 24,8%, est près de deux fois supérieur à celui des zones urbaines.

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Surendettement en Tunisie : une bombe à retardement financière

27. März 2026 um 15:14

En dix ans, la dette moyenne par habitant a bondi de 65,9% pendant que les revenus stagnaient à +3,7%. Avec un taux de fragilité budgétaire atteignant 171% en 2024, soit plus de quatre fois le seuil de viabilité internationalement reconnu, un rapport de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) révèle l’ampleur d’une crise financière qui frappe des centaines de milliers de ménages tunisiens.

La Tunisie traverse une crise silencieuse de surendettement des ménages. Les indicateurs atteignent des niveaux préoccupants. Entre 2014 et 2024, la dette financière moyenne par habitant est passée de 1 619 à 2 686 dinars, soit une progression de 65,9%. Dans le même temps, le revenu disponible brut moyen par habitant n’évoluait que de 1 512 à 1 568 dinars. Une hausse de 3,7% seulement. Ce décalage structurel entre stagnation des revenus et accumulation rapide des dettes constitue le cœur du problème.

Un endettement massif dominé par les banques

L’encours total de la dette des ménages s’établissait à 32,162 milliards de dinars en 2024, selon la Banque centrale de Tunisie. Sur ce montant, 91,4% proviennent des établissements bancaires et 8,6% des institutions de microfinance. La dette moyenne par ménage atteint 9 263 dinars. La dette moyenne par habitant s’élève, elle, à 2 686 dinars pour un revenu disponible brut moyen de 1 568 dinars. Cela correspond à un taux de fragilité budgétaire de 171%. Ce niveau dépasse largement le seuil de viabilité internationalement reconnu, fixé à 40%.

La composition de cette dette renforce la vulnérabilité des ménages. Sur l’encours bancaire total, 59,7% relèvent de crédits à la consommation : aménagement du logement, véhicules, études et dépenses courantes. Les crédits immobiliers ne représentent que 40,3%. Cette prédominance de l’endettement non productif est préoccupante. Dépourvu de capacité de remboursement intrinsèque, chaque nouveau prêt devient un risque cumulatif de basculement dans l’insolvabilité.

Le contexte macroéconomique a considérablement amplifié ces tensions entre 2021 et 2024. L’inflation annuelle a progressé de 5,7% en 2021 à un pic de 9,3% en 2023, avant de se modérer à 7,1% en 2024. La hausse des prix alimentaires a été particulièrement marquée. Entre 2021 et 2023, elle a atteint 21,2%. Les ménages ont été contraints de consacrer plus de 40% de leur budget à l’alimentation, contre 30,1% en 2021. Cette compression budgétaire réduit la marge disponible pour rembourser les dettes ou constituer une épargne de précaution.

Un marché du travail qui ferme les perspectives

Le chômage s’est maintenu à un niveau structurellement élevé. Il oscillait entre 15,2% en 2022 et 16,4% en 2023, avant de se stabiliser à 15,7% en 2024. Cette fragilité persistante du marché du travail limite les perspectives de régularisation financière. Elle rend tout nouveau crédit particulièrement risqué. Le ralentissement de la croissance de la dette bancaire des ménages illustre cette réalité. Tombée à 2,3% en 2024 contre 4,8% en 2022, elle traduit deux phénomènes simultanés : les ménages atteignent les limites de leur capacité d’emprunt, et les banques restreignent leur offre face aux risques de défaut croissants.

Le recours massif au crédit informel constitue une dimension supplémentaire du problème. En l’absence de sociétés de crédit régulées couvrant l’ensemble du territoire, une part significative des prêts reste informelle. Les taux pratiqués sont souvent usuraires. Cette réalité complique toute évaluation fiable de l’endettement réel des ménages et rend toute politique de régulation efficace difficile à mettre en œuvre.

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Importations non prioritaires : la BCT impose le financement sur fonds propres

27. März 2026 um 12:07

La BCT vient de durcir les conditions de financement des importations pour certains produits, jugés non prioritaires, à travers une nouvelle circulaire publiée le 26 mars 2026. Cette mesure impose désormais aux importateurs de mobiliser l’intégralité de la valeur de leurs opérations sur leurs fonds propres avant toute transaction.

L’autorité monétaire interdit formellement aux intermédiaires agréés d’accorder des concours financiers, sous forme de crédits, d’avances ou de garanties bancaires, pour l’acquisition des marchandises figurant sur une liste restrictive établie par le ministère du Commerce. Les opérateurs économiques sont ainsi tenus de constituer des dépôts en numéraire couvrant la totalité du montant de l’importation, et ce, quel que soit le mode de règlement choisi, qu’il s’agisse d’un crédit documentaire, d’une remise documentaire ou d’un simple virement.

Le texte précise que les banques doivent impérativement vérifier la conformité des codes de nomenclature des produits avant de procéder à toute domiciliation. Cette rigueur procédurale vise à assurer une application stricte de la nouvelle réglementation dès sa publication, tout en engageant la responsabilité des intermédiaires financiers dans le contrôle des flux de marchandises.

Des dérogations spécifiques sont toutefois prévues pour préserver l’activité économique stratégique et les engagements de l’État. Les importations réalisées dans le cadre de marchés publics, celles dont le financement était déjà engagé avant la circulaire, ainsi que les achats des entreprises industrielles directement liés à leur production bénéficient d’une dispense. Les opérations effectuées sous le régime du perfectionnement actif sont également exclues de ces restrictions, sous réserve de la présentation des autorisations douanières requises.

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UIB : Mondher Benzarti élu représentant des actionnaires minoritaires

27. März 2026 um 11:09

L’Union Internationale de Banque (UIB)  intègre Mondher Benzarti au sein de son conseil d’administration en qualité de représentant des actionnaires minoritaires. Cette décision découle de l’assemblée générale élective tenue le 06 mars 2026 au cours de laquelle les actionnaires ont adopté cette nomination à l’unanimité des membres présents ou représentés.

Le nouveau mandat de Mondher Benzarti s’étendra sur une période de trois ans. Ses fonctions prendront fin lors de l’assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2028. La candidature sera désormais soumise à l’examen du Conseil du Marché Financier ainsi qu’à celui de la BCT pour la validation.

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Tunis Re : un saut de 100 millions de dinars pour doubler le capital

27. März 2026 um 10:36

La Société Tunisienne de Réassurance (Tunis Re) franchit un cap stratégique majeur. L’assureur annonce un doublement de son capital social ainsi qu’une progression de son résultat net à 26,980 millions de dinars pour l’exercice 2025. Le conseil d’administration propose désormais la distribution d’un dividende de 0,550 dinar par action. Il prévoit aussi la création de 20 millions d’actions nouvelles pour porter le capital à 200 millions de dinars.

Les états financiers de la compagnie affichent une solide santé. Le chiffre d’affaires combiné atteint 243,176 millions de dinars. L’assureur national optimise ainsi sa gestion technique. La sinistralité s’améliore de 23 %; tandis que le ratio net de sinistralité s’établit à 44 %. Cette maîtrise des risques permet au résultat technique net de doubler. Ce dernier atteint un excédent de 30 millions de dinars. Le ratio combiné gagne 12 points pour s’établir à 83,7 %.

Des indicateurs financiers au vert

La rentabilité des fonds propres (ROE) ressort à 10,9 %. Cette performance s’appuie sur une croissance de 9 % des placements financiers. Le résultat global avant impôt s’élève à 48,843 millions de dinars pour l’année écoulée. Ces indicateurs témoignent d’une structure de bilan renforcée. Le taux de rétention des primes se maintient à 72 %.

Modalités de l’augmentation de capital

Le déploiement du nouveau capital s’organisera autour de deux axes principaux lors de l’assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026. La société attribuera une première tranche de 5 millions d’actions gratuites aux actionnaires actuels. Cette opération prévoit une action nouvelle pour quatre anciennes. Parallèlement une augmentation par souscription en numéraire concernera 15 millions de titres. Le ratio sera de trois actions nouvelles pour quatre anciennes.

Les actionnaires se réuniront au siège de la société à Montplaisir pour valider ces résolutions. Les assemblées successives débuteront à partir de 09h00 le 24 avril prochain. L’assemblée générale extraordinaire fixera le prix d’émission des nouvelles actions lors de cette rencontre. Ces nouveaux titres bénéficieront d’une jouissance à compter du 1er janvier 2026.

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Objectif 2026 : le plaidoyer de Raoua Tlili pour sauver le handisport

27. März 2026 um 10:03

L’athlète tunisienne, Raoua Tlili, figure de proue du lancer du poids et du disque au sein de la sélection nationale, a brisé le silence le 26 mars 2026 à travers une intervention vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Ce témoignage public intervient dans un contexte de préparation critique pour les Jeux méditerranéens de 2026, révélant une situation de précarité extrême qui paralyse les sportifs de haut niveau engagés dans les disciplines individuelles.

La championne tunisienne (12 médailles d’or aux Jeux paralympiques et aux Championnats du monde) décrit une impasse financière et administrative sans précédent, marquée par l’absence totale de rémunération ou de contrat formel depuis le début de l’année 2025. Cette carence de treize mois consécutifs persiste alors même que l’athlète a récemment honoré les couleurs nationales en décrochant une médaille de bronze lors des Championnats du monde de para-athlétisme en Inde. Elle précise à ce sujet avoir dû assumer personnellement l’intégralité de ses frais d’inscription pour cette compétition mondiale.

Cette détresse matérielle s’accompagne d’une dégradation profonde du cadre de préparation technique. Actuellement basée à Londres pour collaborer avec un nouvel entraîneur dont le dispositif avait pourtant reçu l’aval du ministère de la Jeunesse et des Sports, Raoua Tlili affirme que ce technicien exerce ses fonctions sans aucune rétribution depuis plus de trois semaines. Elle précise que, bien que le ministre ait donné son accord de principe lors d’une rencontre directe, l’exécution administrative n’a pas suivi, empêchant toute planification sportive cohérente. L’athlète déplore également une révision unilatérale à la baisse de son programme d’entraînement, lequel avait pourtant été conçu pour respecter les contraintes budgétaires de l’État.

Un bilan alarmant

Au-delà de son parcours individuel, la lanceuse dresse un constat alarmant sur l’état psychologique de ses pairs dans les sports individuels. Elle évoque des trajectoires marquées par l’abandon ou une détresse émotionnelle sévère, citant le cas du taekwondoïste Khalil Jendoubi qui a déjà tenté d’alerter l’opinion sans obtenir de changements tangibles. Face à ces obstacles, Raoua Tlili dénonce des tentatives de pression l’incitant à représenter une autre nation, une éventualité qu’elle rejette catégoriquement par attachement à la Tunisie. Elle souligne d’ailleurs que ses revendications ne portent pas sur des primes de résultats, qu’elle affirme ne pas avoir perçues, mais sur le rétablissement d’une activité institutionnelle financée et fonctionnelle.

Dans un appel direct aux autorités, notamment au président de la République, Kaïs Saïed, l’athlète rappelle que le sport a été érigé en priorité nationale. Elle souligne l’urgence de la situation alors que les Jeux méditerranéens approchent, notant l’absence actuelle de qualifications mondiales dans sa discipline. Pour la championne, la période actuelle sans compétition majeure doit impérativement être mise à profit par les responsables pour régulariser les contrats et apaiser les conflits, afin de sécuriser les cycles de préparation menant aux Mondiaux 2027 et aux Jeux paralympiques de 2028. Malgré l’éloignement et les sacrifices personnels, elle maintient ses objectifs sportifs et exhorte les médias ainsi que ses homologues à ne pas laisser s’éteindre ce débat sur l’avenir de l’élite sportive tunisienne.

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Dattes bio : exportations en forte hausse, recettes en bond de 39 %

26. März 2026 um 16:11

Durant les cinq premiers mois de la campagne 2025/2026, la Tunisie a exporté 94 100 tonnes de dattes. Ce qui constitue une hausse de 4,2 % par rapport au volume exporté lors de la campagne précédente. Ces données sont issues du bulletin de suivi publié jeudi par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

En valeur, les recettes des exportations de dattes s’établissent à 607,8 millions de dinars. Ce qui correspond à une progression de 4,5 % par rapport aux 581,8 millions de dinars enregistrés un an auparavant.  

Bien évidemment, la variété « Deglet Ennour » représente 85,2 % du volume total exporté. Son prix moyen s’établit à 7,15 DT/kg. Le prix moyen toutes variétés confondues est de 6,46 DT/kg.

Destinations

L’Union européenne absorbe 44,2 % du volume des exportations des dattes. L’Afrique suit avec 23,3 % et l’Asie avec 22,5 %. Par pays, le Maroc est le premier importateur avec 17,1 % des quantités exportées. L’Italie arrive en deuxième position avec 11,9 %. L’Allemagne occupe la troisième place avec 9,7 %.

Dattes biologiques

Un peu plus de 4 716 tonnes de dattes biologiques ont été exportées durant les cinq premiers mois de la campagne. Leur valeur atteint 48,6 millions de dinars. Le volume a progressé de 26,1 % par rapport à la même période de la campagne précédente. Les recettes ont quant à elles augmenté de 38,9 %. La part des dattes biologiques dans le volume total des exportations reste limitée à 5,0 %.

Le prix moyen des dattes biologiques s’élève à 10,31 DT/kg. Ce prix varie selon le type. Les produits dérivés atteignent 10,90 DT/kg. Les dattes biologiques standards s’établissent à 9,13 DT/kg. Les dattes biologiques à caractère industriel sont valorisées à 4,53 DT/kg.

L’Allemagne est la première destination des dattes biologiques avec 35 % du volume exporté, suivie des Pays-Bas (13 %.) et de la France (9 %).

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Frida Dahmani n’est plus

26. März 2026 um 10:37

Le monde du journalisme tunisien et africain est en deuil. Frida Dahmani, correspondante de Jeune Afrique à Tunis depuis 2008, s’est éteinte ce jeudi 26 mars 2026. 

Biologiste de formation, Frida Dahmani avait choisi de réorienter sa trajectoire vers la communication et l’édition, avant que le journalisme ne devienne sa vocation profonde. Elle s’était imposée au sein de la rédaction du magazine panafricain comme une correspondante au spectre large : politique, économie, culture.

Que son âme repose en paix.

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Pénuries de médicaments : Kaïs Saïed inspecte la CNSS et instruit la Pharmacie centrale

26. März 2026 um 10:20

Lors d’une visite surprise à la clinique d’El Omrane et à la Pharmacie centrale, le président de la République Kaïs Saïed a ordonné des mesures d’urgence. Elles ont pour objectif de pallier les pénuries de médicaments essentiels et d’améliorer l’accès aux soins pour les assurés sociaux.

Le président Kaïs Saïed a ordonné, mercredi, la constitution d’un stock stratégique de médicaments prioritaires  notamment pour le diabète, l’hypertension et les maladies thyroïdiennes. Et ce, après avoir constaté de visu les insuffisances de la clinique d’El Omrane, établissement de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). La visite s’est prolongée au siège de la Pharmacie centrale d’El Menzah, où il a directement instruit les responsables en ce sens.

Sur place, le chef de l’État a relevé des lacunes sérieuses dans la qualité des services et l’approvisionnement en médicaments spécifiques, dont certains produits destinés aux patients dialysés. Il a notamment pointé les conditions d’attente imposées aux assurés, contraints de se présenter dès l’aube pour obtenir leurs médicaments. Face à ce constat, il a préconisé la mise en place d’un système de livraison à domicile par véhicules dédiés pour les patients dont l’état ne requiert pas de déplacement.

Kaïs Saïed a réaffirmé que la santé constitue un droit fondamental et que la couverture sociale doit être garantie à l’ensemble des citoyens, sur tout le territoire national. Il a également rencontré des usagers de la clinique, recueillant leurs doléances. Tout en précisant que nombre de situations individuelles relèvent d’une réforme systémique globale, actuellement en cours.

La clinique d’El Omrane fait partie d’un réseau de six établissements gérés par la CNSS, aux côtés de ceux de Cité El Khadra, Bizerte, Sousse, Sfax et Métlaoui. Les pénuries récentes de médicaments de base ont alimenté une vive tension parmi les assurés sociaux, plaçant la gestion pharmaceutique publique sous pression croissante.

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