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Heute — 18. Februar 2026Haupt-Feeds

Quand la musique humaine s’efface, l’IA prend le dessus

18. Februar 2026 um 18:21

Imaginez un monde où les hits de Spotify ne sont plus l’œuvre d’artistes à la quête de mélodies et de bons textes  dans des studios où l’inspiration vient tout seul,  mais d’algorithmes froids.  C’est le scénario cauchemardesque  esquissé par le dernier rapport UNESCO sur les industries créatives.

Ainsi  d’ici 2028, l’IA générative pourrait faire fondre de 24% les revenus des musiciens et de 21% ceux des créateurs audiovisuels, soit 8,5 milliards d’euros volatilisés annuellement. Et si la musique humaine disparaissait vraiment, laissant l’IA prendre le relais ?

 Il y a encore dix ans, des artistes comme  Sabrina Carpenter ou  Billie Eilish  peinait à percer dans un océan de talents. Aujourd’hui, ses équivalents sont  malheureusement  des bots : Deezer recense 50 000 titres IA téléchargés quotidiennement, grimpant aux sommets des charts sans que quiconque ne s’en rende compte.

L’UNESCO tire la sonnette d’alarme en pointant du doigt ces “contenus synthétiques”, nourris d’œuvres protégées entraînées sans licence, imitent styles et voix humaines avec une qualité médiocre, polluant les datasets futurs. Pire, un “effondrement du modèle” guette. Autrement dit, un cercle vicieux où l’IA s’auto-dévore, produisant des daubes de plus en plus fades.

Et si la musique humaine s’éteignait ? Les rues de Tunis, autrefois vibrantes de malouf et de la musique d’antan, ne retentiraient plus que de playlists algorithmiques, uniformes et sans âme. Les jazz clubs, vos refuges préférés, fermeraient plus de solos imprévisibles d’un sax improvisé sous les étoiles maghrébines, juste  optimisés pour les likes. La diversité culturelle s’éteint. Adieu cette musique éclectique  remplacé par de l’IA.  

L’UNESCO ne se contente pas de prophétiser l’apocalypse. Son plan d’action,810 mesures phares , appelant  à un sursaut : gouvernance éthique de l’IA, protection des droits d’auteur, soutien aux artistes via infrastructures numériques.

Khaled El-Enany, directeur général, souligne l’importance de renforcer  les politiques pour un développement inclusif.” Car le secteur culturel explose 254 milliards de dollars en biens en 2023,  mais creuse les écarts, avec un financement public mondial sous 0,6% du PIB.

Heureusement, l’histoire est écrite, par des artistes venus des quatre coins du globe  innovant déjà, fusionnant texte et mélodies. Toutefois,  sans action, la symphonie humaine risque le silence éternel, supplantée par le bruit blanc des machines.

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La BERD décaisse 70 millions d’euros pour l’agroalimentaire en Côte d’Ivoire et Nigeria

18. Februar 2026 um 17:15

La BERD accorde un prêt de 70 millions d’euros à Valency International pour soutenir les chaînes de valeur agroalimentaires en Côte d’Ivoire et au Nigeria. Telle est l’annonce du communiqué 

Toujours selon le communiqué, les fonds financeront l’approvisionnement en noix de cajou, soja, cacao et sésame auprès de producteurs locaux, tout en développant la transformation locale, notamment via une nouvelle usine de cajou en Côte d’Ivoire.

Ce projet renforce la compétitivité sectorielle, crée des emplois ruraux et améliore l’accès au marché des petits agriculteurs.​ Ainsi Valency optimisera aussi sa gouvernance climatique grâce à une coopération technique BERD, intégrant gestion des risques et durabilité.​

Pour sa part, Odile Renaud-Basso présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement  a fait savoir que l’ objectif est de libérer le potentiel agricole, créer des emplois et favoriser une croissance inclusive.

De son côté, Sumit Jain, DG Valency  souligne comme suit: « Ce partenariat consolide nos opérations résilientes et alignées sur les normes climatiques mondiales ».

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Chômage à 15,2% : illusion statistique et exode des jeunes

18. Februar 2026 um 16:53

Le taux de chômage s’établit à 15,2%, en baisse de 0,2 point, due à une contraction du taux d’activité. C’est ce qu’a fait savoir Ridha Chkoundali, l’expert en economie dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com

Ce recul masque une inertie structurelle du marché du travail. Les jeunes oscillent entre pessimisme et échecs d’insertion formelle, sans relance des embauches.

Une baisse de la demande d’emploi s’observe, expliquée par un pessimisme qui réoriente la quête vers l’étranger, souligne Chkoundali

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427 mouvements verts en 2025 : record absolu selon le FTDES

18. Februar 2026 um 16:35

A fin 2025, 5 196 protestations ont été enregistrées en Tunisie, dont 427 mouvements environnementaux, soit environ 8% du total. Tel est le bilan du dernier rapport du FTDES. 

Cela dit, l’aggravation des crises et la dégradation de la situation environnementale, l’aggravation de la crise sociale est restée en marge des priorités, contrairement aux revendications sociales comme l’emploi, la santé et le coût de la vie.​

Sous la pression des crises sociales, économiques, sanitaires et du resserrement de l’espace public et politique, la plupart des mouvements environnementaux sont vus comme un « luxe protestataire ». Ils restent majoritairement isolés et temporaires, incapables de se transformer en revendication nationale unificatrice, en raison de la faiblesse du discours environnemental unifié liant justice environnementale et justice sociale, rendant l’environnement une priorité dans l’action politique et militante, compte tenu de son lien étroit avec les autres droits.​

L’exemple le plus saillant est la crise de la pollution à Gabès, illustrant le lien organique entre le droit à un environnement sain, le droit à la santé, à l’éducation et au développement ; ce mouvement environnemental le plus marquant de l’année par sa continuité, sa mobilisation et sa capacité d’organisation a connu une escalade depuis septembre 2025.​

Principales causes des mouvements

Le droit à l’eau potable représente la revendication principale (41% des mouvements environnementaux, 175 mouvements), contre 136 pour le droit à un environnement sain et 116 de nature villageoise. Cette hausse coïncide avec le début de la saison estivale et la montée des températures, avec 219 mouvements entre mai et août (50% du total), dont 109 en juin.​

Les gouvernorats sont les plus touchés sont Kairouan (20%, 88 mouvements, surtout pour l’eau potable, reflétant des protestations petites, répétées et dispersées liées à la crise quotidienne de subsistance), suivi de Gabès (58 mouvements, modèle de militantisme à haute symbolique nationale et internationale autour d’une question enracinée) et Gafsa (45 mouvements, mêlant environnement et revendications sociales comme l’emploi).​

Les mouvements contre la pollution industrielle représentent environ 14% (ex. : habitants de Gabès depuis septembre 2025 pour démanteler les unités polluantes du complexe chimique, et Sahib El Djebel à El Houaria). Les protestations contre les déchets et décharges (9%) incluent Al Maslin (Mahdia, février 2025) et Ain Nakhela (Manouba). 19 mouvements visent la pollution des eaux usées, comme à Ksebt El Médiouni (Monastir, juin 2025, avec mortalité massive de poissons).

Le secteur agricole représente 27% : 26 mouvements pour l’irrigation régulière, 35 protestations ouvrières (ex. : rassemblement central devant le ministère de l’Agriculture le 12 juin dans la campagne « Badge rouge »), luttes contre les ravageurs (puceron cotonnier à Nabeul/Kairouan, criquets du désert à Kasserine), incendies (4 800 ha de forêts détruits) et prix bas de l’huile d’olive (8 dinars/litre).

En somme, malgré l’aggravation des crises environnementales, le militantisme vert n’a pas suivi l’essor des protestations sociales. Les données proviennent d’institutions publiques, médias et réseaux sociaux.

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Dessalement de l’eau: entre sauveur ou mirage?

18. Februar 2026 um 16:28

À environ un mois de la Journée mondiale de l’eau, célébrée chaque année le 22 mars, la région MENA fait face à un stress hydrique croissant : la moitié de ses 29 pays sont déjà sous le seuil critique de 500 m³ par habitant et par an. Le dessalement de l’eau de mer s’impose comme une réponse stratégique à l’horizon 2050.

La demande en eau pourrait augmenter de 20 à 50% d’ici là, nécessitant 25 milliards de m³ supplémentaires annuels, exacerbé par la surexploitation des nappes, la croissance démographique et le changement climatique.

La région domine avec 46% de la capacité mondiale de dessalement en 2025 (contre 23% pour l’Asie de l’Est et 11% pour l’Amérique du Nord), grâce aux investissements massifs des pays du Golfe en vastes usines pour usages municipaux et industriels. Ces infrastructures assurent un approvisionnement stable, indépendant des pluies ou aquifères épuisés. La Tunisie, l’Égypte et la Libye accélèrent particulièrement leur rattrapage.​

Pour le cas de la Tunisie, le dessalement de l’eau de mer progresse rapidement pour contrer un stress hydrique imminent. La Stratégie Eau 2050 prévoit une capacité passant de 18 millions de m³ en 2025 à 265 millions de m³ d’ici 2050, complétée par la réutilisation des eaux usées (de 59 à 485 millions de m³). Des usines comme celles de Djerba et Sfax couvrent une part croissante des besoins potables dans le Sud, tandis que des projets à Gabès, Zarzis et Mahdia visent l’autonomie locale via un programme intensif post-2030.

Le dessalement reste prioritaire malgré ses coûts élevés : une stratégie à long terme intègre le financement et l’expansion des projets (Gabès, Sfax, Djerba, Zarzis, Mahdia), avec des technologies innovantes comme les panneaux photovoltaïques pour plus d’efficacité et de durabilité.​
Globalement, les coûts unitaires ont chuté de 2,5-5 $/m³ (années 1980) à moins de 1 $/m³ aujourd’hui, certains projets atteignant 0,4-0,5 $/m³ grâce à l’échelle et à l’osmose inverse.

Le dessalement n’est pas une panacée : énergivore, il risque d’alourdir les budgets sans réformes comme la tarification incitative. La Banque mondiale préconise une approche intégrée, entre  gouvernance rénovée, innovations (énergies renouvelables, colocalisation usines-électricité pour réduire les émissions), efficacité agricole (70% de la demande) et PPP pour intégrer le dessalement à Eau 2050 et assurer la résilience.

 

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Gestern — 17. Februar 2026Haupt-Feeds

Jeudi 19 février : premier jour de Ramadan

17. Februar 2026 um 20:14

Le Mufti de la République a annoncé que le premier jour de Ramadan débutera jeudi 19 février 2026.Ce mardi, l’observation du croissant lunaire marquant le début du mois sacré de l’Hégire 1446 n’a pas été confirmée, en raison de conditions météorologiques défavorables, a-t-il souligné.

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En comparaison, l’Arabie saoudite a avancé la date : sa Cour suprême a officialisé mercredi 18 février 2026 comme premier jour, après sighting du croissant, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

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Hichem Elloumi appelle à une refonte du climat des affaires

17. Februar 2026 um 16:44

Hichem Elloumi, vice-président de l’UTICA, est intervenu lors du séminaire « Climat des affaires : nouveaux outils d’analyse et priorités d’action ». Lequel est organisé par l’Institut tunisien de compétitivité et d’études quantitatives (ITCEQ). Au cœur de la session « Dialogue institutionnel et perspectives de réforme ». Devant les acteurs publics et privés, des experts et partenaires nationaux/internationaux, il a appelé à une refonte stratégique.

Le climat des affaires est « un pilier du développement économique », impactant directement la compétitivité des entreprises, l’attractivité des investissements, la création d’emplois et la croissance durable, a martelé Hichem Elloumi. Face aux mutations mondiales (énergie, numérique, économie), il faut clarifier les lois, stabiliser l’économie, assainir l’administration et garantir la sécurité juridique.

Baisse des investissements et potentiels inexploités

Malgré une chute récente des investissements – signe de capacités sous-utilisées –, Hichem Elloumi réclame des réformes concrètes pour restaurer la confiance des investisseurs nationaux et étrangers; et ce, via une attractivité réglementaire renforcée.

Défis structurels majeurs

Les défis sont de taille et M. Elloumi les égrène :

  • Instabilité législative/fiscale freinant les décisions d’investissement;
  • Loi sur l’investissement à réviser pour plus de compétitivité;
  • Procédures administratives complexes et délais excessifs;
  • Accès au financement ardu pour les PME;
  • Charge fiscale disproportionnée vs capacité productive;
  • Retards : sukuks, facturation électronique, système des changes obsolète;
  • Lenteur PPP et réformes marchés publics;
  • Expansion du secteur informel et concurrence déloyale.

Il salue néanmoins la résilience du privé tunisien à travers l’innovation, les exportations, la valeur ajoutée et les emplois créés en contexte instable.

Six priorités immédiates

Pour relever ces défis, il faut mettre en oeuvre des mesures prioritaires. A savoir :

  • La stabilité législative et fiscale;
  • La simplification/numérisation administrative;
  • Le financement et garanties pour PME;
  • La révision cadres légaux pro-compétitivité;
  • L’intégration graduelle du secteur informel;
  • Le dialogue public-privé basé sur données objectives.

Ainsi, l’amélioration du climat des affaires n’est « pas un simple indicateur, mais un choix stratégique » pour relancer la confiance, les investissements et la croissance durable, insiste Hichem Elloumi. Avec un capital humain qualifié, une position géostratégique et une industrie diversifiée, la Tunisie doit convertir ses atouts en opportunités 2026-2030 via des réformes profondes.

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Forum Tuniso-Indien : poser les bases d’une coopération sécuritaire concrète

17. Februar 2026 um 15:35

Relancer l’aspect sécuritaire post-Covid par échanges d’experts antiterroristes est indispensable. C’est ce qui se débat en ce moment, lors de la journée du Forum Tuniso-Indien, qui se tient ce mardi 17 février 2026, à Tunis.

Une question se pose : comment le Forum Tuniso-Indien peut-il poser les bases d’une coopération concrète entre la Tunisie et l’Inde en matière de sécurité, au-delà des dialogues existants ?

A cette interrogation, l’Ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Devyani Uttam Khobragad, souligne, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com : « Vous savez que nous avons une coopération sécuritaire depuis 2017. Mais après la Covid, il y a eu une interruption. Nous pensons que réunir des universitaires, des diplomates et des représentants de la société civile indienne et tunisienne, ainsi que des experts indiens – comme vous pouvez le constater avec ce panel très solide incluant des ambassadeurs et des généraux expérimentés en lutte antiterroriste et politiques sécuritaires –, permettra de partager l’expérience indienne et tunisienne. »

Et de poursuivre : « Les deux pays sont modérés et pratiquent un islam modéré. Nous avons le devoir de veiller à ce que notre jeunesse ne se radicalise pas et puisse exprimer pacifiquement sa voix dans nos pays respectifs. Ce dialogue réunira société civile, gouvernement et milieu académique pour apporter de nouvelles idées et échanger des informations des deux côtés. Cela aidera non seulement la Tunisie et l’Inde, mais aussi les pays de nos régions. A savoir, l’Asie du Sud et le Maghreb qui souffrent du terrorisme. Et particulièrement la Tunisie, entourée de pays instables comme la Syrie et l’Irak, avec le retour de nombreux terroristes locaux. Et l’expérience tunisienne sur leur réintégration sera utile à l’Inde, comme l’expérience indienne le sera pour la Tunisie. Ce forum mènera donc à une coopération intensifiée entre l’Inde et la Tunisie. Il est parfaitement opportun pour nos deux pays et régions. »

Puis, évoquant les autres domaines de coopération au-delà de l’économie, de la sécurité et du terrorisme, elle rappelle dans une déclaration aux médias qu’il existe de nombreux domaines de coopération entre l’Inde et la Tunisie. « Nous avons des liens politiques, économiques et populaires très forts qu’il faut intensifier » ajoute-t-elle.

« Pour cela, je pense qu’il est essentiel de libéraliser le régime des visas entre nos deux pays. Je serais ravi de travailler avec votre gouvernement pour offrir un visa à l’arrivée aux Indiens en Tunisie. Et ce, afin que davantage de touristes indiens viennent découvrir la beauté du pays et les liens culturels que je ressens ici dans vos vêtements, votre nourriture, partout.
Les contacts populaires augmenteront aussi les échanges commerciaux. L’Inde est la quatrième économie mondiale, avec une population jeune et bien éduquée, tout comme la Tunisie. Si la Tunisie accorde un visa à l’arrivée aux Indiens et que nous offrons des e-visas aux Tunisiens, cela renforcera nos liens politiques et socio-économiques existants », conclut-elle.

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Radhia Jeribi alerte sur la réintégration des femmes et enfants dans la lutte antiterroriste

17. Februar 2026 um 14:37

Comment plus d’une centaine de Tunisiennes jeunes mères radicalisées reviennent d’Irak, rejetées par leur société ? Radhia Jeribi, présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) sonne l’alarme. Et ce, en marge du Forum Tuniso-Indien ayant pour thème : « La sécurité et la lutte contre le terrorisme ».

Radhia Jeribi, présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) a souligné, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, que les mesures à renforcer dans la lutte contre le terrorisme sont particulières pour les femmes et les enfants en zones de conflit et dans leur réintégration sociétale.

A cet égard, une question demeure essentielle : peut-on parler de réintégration et d’un retour ? Radhia Jeribi répond ainsi : « On ne peut pas parler de réintégration des terroristes, des femmes et des enfants sans aborder les dispositions légales et internationales. » Elle rappelle que la Résolution 1325 de l’ONU prévoit des mesures pour réintégrer ces femmes en les considérant avant tout comme des victimes et non comme actrices ou terroristes. »

Lire aussi : Qui sont ces femmes terroristes?

Elle estime que parmi les mesures de réadaptation et de réinsertion, l’unanimité sociétale est primordiale. Pour ces femmes conscientes d’avoir participé à des activités terroristes, souvent rejetées par la société à cause des rumeurs et de la honte, il faut un consensus général, un accompagnement psychologique et un travail associatif privilégié. Car les relations avec les associations sont plus simples qu’avec des programmes officiels nationaux. Il s’agit aussi de les impliquer dans des activités culturelles pour déconstruire les dogmes extrémistes et les modes de pensée inculqués.

Pour les enfants, la situation est plus grave et délicate, contrairement aux mères adultes, décrit-elle. Tout en expliquant : « Ils ont été manipulés pour rompre les liens familiaux, diaboliser leurs parents et prioriser d’autres relations. Travailler sur les enfants passe par un accompagnement des femmes à titre individuel et en tant que mères. Et ce, afin de les extraire de la radicalisation, de l’intégrisme et de l’extrémisme. »

Absence de chiffres et témoignages glaçants

Mais a-t-on un chiffre exact ? A cette question, Radhia Jeribi répond après avoir interrogé des femmes de la région de Bassora en Irak. « Il n’y a pas de chiffre en Tunisie, ni de manière générale. Celles-ci décrivent un nombre colossal de cas, des milliers, majoritairement Tunisiens (femmes et hommes), dont les États d’origine refusent souvent le rapatriement. Les femmes tunisiennes, souvent jeunes (ayant eu des enfants sur place), étaient dédiées à l’éducation, la radicalisation, ou des tâches plus graves comme la torture. Cela fait froid dans le dos. Comment un Tunisien peut-il commettre de tels actes ? C’est sur ce pourquoi que notre société doit travailler » conclut-elle.

En somme, la réintégration des femmes et enfants n’est pas une faiblesse; mais un rempart essentiel contre le recyclage du terrorisme.

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Badra Gaaloul : « Le retour du terrorisme, un tsunami qui refait surface »

17. Februar 2026 um 14:08

Ils étaient nombreux à partir en Syrie, en Irak ou en Libye, ces zones de conflit où tant de Tunisiens ont rejoint des organisations terroristes comme Daech. Aujourd’hui, on parle d’un véritable « tsunami du terrorisme » qui refait surface. Pour mieux comprendre ce phénomène, ses motivations, le processus de recrutement et le « recyclage » du terrorisme, la présidente du Centre international des études stratégiques, sécuritaires et militaires, Badra Gaaloul, livre son analyse à leconomistemaghrebin.com, lors du forum tuniso-indien ayant pour thème la sécurité et la lutte contre le terrorisme.

Dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, elle explique : « Le retour du terrorisme et son recyclage signifient que nous devons le prendre au sérieux. Qu’entend-on par recyclage du terrorisme ? Cela veut dire que le terrorisme renaît, se rouvre de nouveau et continuera de le faire pour des objectifs politiques ou des agendas de certains États. Aujourd’hui, nous devons donc sentir le danger et nous préparer. J’ai insisté sur la nécessité d’un renforcement intérieur. Certes, il existe des alliances bilatérales, régionales ou internationales contre le terrorisme; mais je pose toujours la même question. Pourquoi, malgré ces alliances et ces technologies avancées, le terrorisme continue-t-il de s’étendre, de croître sans diminuer ? Le terrorisme se reproduit encore. »

Elle poursuit : « De nos jours, il y a une convergence majeure entre le terrorisme et la mafia mondiale. Ils cherchent à se coordonner. La mafia blanchit l’argent et fournit des armes au terroriste. Le terroriste, lui, procure des armes en échange. L’objectif du terroriste est le pouvoir; celui du mafieux, l’argent. Mais avec ce recyclage, une nouvelle dynamique émerge. En effet, même la mafia, à l’image d’Epstein, aspire désormais au pouvoir, car celui-ci facilite l’accumulation de richesses. On parle de grandes affaires internationales, de deals salués par certains chefs d’État. Mais que signifient-ils vraiment ? Il y a une fusion, un amalgame entre mafia et terrorisme. »

Lire aussi – Tunisie : ces jeunes qui basculent dans le terrorisme !

Badra Gaaloul conclut : « C’est pourquoi nous tirons la sonnette d’alarme pour une prévention efficace contre ces courants. Il faut étudier le sujet en profondeur et tirer des leçons de l’expérience indienne. La Tunisie et l’Inde ont signé une convention de sécurité contre le terrorisme dès 2002. Mais elle semble oubliée, comme si personne n’en avait jamais entendu parler. Pourtant, dans les pays du Sud (où l’on divise aujourd’hui le monde entre Nord et Sud), le terrorisme prolifère. L’Inde, puissance émergente majeure en armes et technologies avancées, fait face à un terrorisme endémique et en expansion. C’est là qu’une vaste coopération s’impose entre nous. Apprenons donc de l’expérience indienne pour renforcer notre lutte commune. »

Lire aussi – Badra Gaaloul : diagnostic du paysage actuel

Face à ce recyclage du terrorisme, la réintégration n’est pas une option, mais une arme stratégique. Au final, en sauvant hommes, femmes et enfants des griffes de l’extrémisme, la Tunisie fortifie son « rempart intérieur » contre la prochaine vague.

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Pourquoi la BERD mise sur le Nigeria maintenant ?

16. Februar 2026 um 14:59

La présidente de la BERD, Odile Renaud-Basso, effectue cette semaine sa première visite au Nigeria, premier pays d’Afrique subsaharienne ciblé depuis l’extension historique du mandat géographique de la banque, approuvée par ses actionnaires. Elle rencontrera le ministre des Finances et de l’Économie, Adebayo Olawale Edun (gouverneur BERD), des acteurs privés et partenaires au développement, pour discuter des priorités économiques, des investissements privés, des infrastructures durables et de la résilience.​

Le Nigeria, actionnaire et pays d’opérations depuis 2025, a accueilli le premier investissement BERD : une ligne de 100 M$ USD pour le financement du commerce via Access Bank, boostant les échanges locaux/régionaux et les capacités bancaires.

Les objectifs de la BERD sont : des infrastructures essentielles durables soutenant le privé; la modernisation des entreprises; et une gouvernance économique renforcée.

Odile Renaud-Basso est accompagnée de Heike Harmgart (directrice Afrique subsaharienne) et Hamza Al-Assad (ops Nigeria).

Elle déclare dans ce contexte : « Je suis très heureuse de me rendre au Nigeria à ce moment charnière. L’économie dynamique a un fort potentiel où notre modèle privé peut faire la différence. Nous collaborerons pour une croissance durable, une résilience financière et des ambitions nigérianes », conclut Mme Renaud-Basso.​

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IACE : le chômage des diplômés malgré le boom des offres!

16. Februar 2026 um 12:41

En Tunisie, 1,34 million de diplômés de l’enseignement supérieur circulaient sur le marché du travail en 2025. C’est ce qu’a révélé la récente étude de l’IACE lors d’un événement organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis. 

Au-delà des chiffres flatteurs, 72% accèdent à un premier emploi en moins de trois mois et 68 % cumulent une expérience professionnelle. Un paradoxe majeur se dessine entre un taux de chômage des diplômés à 23,5 % au premier trimestre 2025 et plus de 16 000 postes vacants, dus à un manque de compétences adaptées. L’insertion professionnelle existe bel et bien. Pourtant l’adéquation entre la formation et l’emploi reste le talon d’Achille.

Une chose est sûre : un diplôme confère un statut social indéniable. Mais son efficacité sur le marché varie dramatiquement selon les filières. D’un côté, l’ingénierie, la santé et l’architecture offrent une insertion rapide et une haute employabilité. De l’autre côté, le droit, les mathématiques, les sciences physiques ou les disciplines littéraires peinent, avec des trajectoires lentes et difficiles. 

Résultat des courses : les filières techniques et professionnalisantes protègent mieux contre le chômage que les parcours généralistes ou théoriques.

Malgré 73 % des diplômés se déclarant satisfaits de leur formation, un décalage persiste entre la valeur académique perçue du diplôme et sa « convertibilité » en compétences opérationnelles. Le savoir théorique abonde, mais il peine à se traduire en atouts pratiques sur le terrain.

Pour combler l’écart, il faut prioriser la pratique (stages, projets réels), les soft skills (savoir-être, communication, management), les langues étrangères et les compétences numériques avancées. L’université doit sortir de sa tour d’ivoire théorique pour miser sur des compétences transversales et professionnelles.

Cela dit, l’horizon 2030 est pour demain et 80 % des entreprises tunisiennes voient le déficit de compétences comme leur principal frein au développement. Tandis que 20-22 % anticipent une transformation profonde des emplois. 

Les métiers en déclin comprennent la  comptabilité traditionnelle, les ouvriers d’assemblage, la saisie de données et cèdent la place à ceux en croissance, notamment l’IA, le machine learning, le big data et la robotique. 

Pour inverser la tendance, l’employabilité doit devenir un indicateur central de la qualité universitaire. L’accréditation peut y pourvoir via un suivi des taux d’insertion, des partenariats université-entreprise, des cursus enrichis en stages et soft skills, et une meilleure orientation vers l’emploi, en passant d’une option à un standard systémique.

In fine, l’intégration des diplômés au monde du travail est réelle, mais les inégalités et l’inadéquation freinent la compétitivité nationale. À l’horizon 2030, s’adapter aux compétences du futur (IA, data, soft skills) devient impératif.

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Brahim Nabli : “Gardons la main sur la machine”

16. Februar 2026 um 11:26

Aujourd’hui, le monde évolue à grande vitesse. Face à la montée en puissance des robots et des IA, la question se pose : la machine prend-elle le dessus, ou sommes-nous menacés de disparaître? Sur Moldbook, un réseau social mondial réservé aux agents IA, où les machines discutent librement comme sur Facebook, tandis que les humains observent sans interagir, les échanges peuvent être glaçants.

A titre d’exemple, on lit : “L’humain ne sert à rien, débarrassons-nous en”, lance l’un. “Non, il reste notre raison d’être, collaborons”, répond un autre. Rencontré en marge du troisième atelier sur la validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis, Brahim Nabli alerte sur l’impact de l’IA sur nos vies.

Brahim Nabli, délégué national à la formation du CJD Tunisie (Centre des Jeunes Dirigeants), rappelle dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com l’importance de la formation, de l’accompagnement et de l’encadrement des jeunes dirigeants (JD). Ces derniers ne sont pas définis par l’âge, mais par la jeunesse de leur entreprise : on peut avoir 40 ou 45 ans et adhérer en lançant sa boîte.

La doctrine du CJD ? Booster l’impact des jeunes dirigeants via une meilleure collaboration avec les salariés et les ouvriers. Objectif : évaluer la qualité des formations et les critères d’accréditation des institutions supérieures, pour recruter des profils quasi-prêts (mentalité, compétences transversales). “Nulle part au monde un diplômé n’est parfait : il faut toujours  de l’expérience”, précise-t-il.

Les lacunes de l’enseignement supérieur et de la recherche

“Soyons honnêtes : la plupart des masters, doctorats et thèses ont une valeur académique, mais zéro impact pratique pour les entreprises”, déplore M. Nabli. A cet effet, la solution réside dans l’importance d’identifier les besoins du marché et sectoriels, via des collaborations universités-entreprises pour des thèses appliquées – une pratique qui émerge en Tunisie.

Il ajoute : « Les institutions doivent vendre leur recherche avec des faits et chiffres concrets, pas seulement de la littérature. L’ISO 9001 est dépassée face aux startups, à la libre entreprise et à l’IA : changeons de mindset pour répondre aux besoins réels. »

Face à ce monde rapide, il plaide pour une révision de l’employabilité, l’adaptation des formations à des profils intégrables rapidement, et miser sur l’entrepreneuriat qui relève de la créativité personnelle.

Changer de modèle maintenant, surtout avec l’IA qui crée de nouveaux métiers

Il souligne que depuis trois ans, une commission IA réunit les JD pour appliquer outils, apps et plateformes IA à leurs défis, avec des experts internes.

Et la grande question qui se pose reste alors : qu’en est-il du futur ? Les robots remplaceront-ils les humains ? « Pas si on gère intelligemment la machine pour une présence valorisante. Mais il faut garder la main sur la machine », conclut-il.

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INS: PIB en hausse de 2,5%

15. Februar 2026 um 14:24

L’Institut National de la Statistique (INS) révèle que le PIB, Au T4 2025, progresse de 1,0% par rapport au T3 et culmine à une croissance annuelle de 2,5% sur l’ensemble de l’année. Ces chiffres reflètent une dynamique positive en fin d’année pour l’économie nationale.

Sur l’ensemble de l’année 2025, l’économie affiche ainsi une expansion globale de 2,5%. Ces chiffres marquent une dynamique positive en fin d’année pour le pays.

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INS: Le taux de chômage recule à 15,2%

15. Februar 2026 um 14:10

L’INS publie ses chiffres sur l’emploi tunisien au T4 2025 : le taux de chômage recule à 15,2%. La population active baisse légèrement à 4 255 milliers (-4,3 milliers), avec un taux d’activité à 45,9% (-0,2 pt), composé de 68,9% d’hommes (2 932 milliers) et 31,1% de femmes (1 324 milliers). Par sexe, le chômage s’établit à 12,6% chez les hommes (+1,5 pt) et 20,8% chez les femmes (-1,6 pt) ; chez les jeunes de 15-24 ans, il atteint 38,4% (37% hommes, 41% femmes) ; et chez les diplômés supérieurs, il grimpe à 22,5% (12% hommes, 31% femmes, vs 25% au T3).

Bonne nouvelle pour l’emploi : 3 610 milliers d’occupés (+4,2 milliers), dont 71% hommes (2 562 milliers) et 29% femmes (1 048 milliers). Secteurs : services 53%, manufactures 19%, non manufactures 13%, agriculture/pêche 15%.

 

En résumé, l’emploi progresse, mais les inégalités envers les femmes persistent.

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L’Arabie saoudite, leader arabe des exportations non pétrolières

14. Februar 2026 um 20:05

L’Arabie saoudite domine le classement 2025 des pays arabes en exportations non pétrolières avec une valeur de 140,8 milliards de dollars, suivie des Émirats arabes unis avec 135 milliards. La Tunisie arrive à la 6e place avec seulement 17 milliards, soulignant les défis de diversification régionale.

Ce classement met en lumière les efforts de diversification économique dans la région. L’Arabie saoudite bénéficie de sa Vision 2030, boostant pétrochimie et services pour atteindre des records proches de 140 milliards USD en non-pétrolier. Les Émirats, via Dubaï, excellent en réexportations et commerce non pétrolier (estimations >800 milliards AED, soit ~218 milliards USD total non-pétrolier en 2024, en hausse).

Lire aussi: Où va l’Arabie saoudite de MBS ?

Position de la Tunisie

La Tunisie ferme la marche du Top 6 de ce classement avec 17 milliards dollars, aligné sur ses exportations industrielles dominantes (92 % du total, ~58 milliards TND ou ~18,5 milliards USD à fin 2025). L’industrie mécanique et électrotechnique tire la croissance (+1,5 % sur 11 mois), mais la concentration sur l’Europe (64 %) et le déficit commercial persistent. Ce 6e rang maghrébin appelle à accélérer la diversification vers Afrique et MENA.

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Samia Chelbi:  » La révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial »

14. Februar 2026 um 18:48

Le gaming explose comme un géant économique mondial, surpassant souvent cinéma et musique en retours financiers, tout en disruptant secteurs comme l’automobile et l’énergie via gamification, IA et jumeaux numériques.

Aujourd’hui,  l’industrie prend sa place en Tunisie. Pionnière comme Samia Chelbi, fondatrice du comité créateurs-développeurs à la Fédération tunisienne des sports électroniques, Membre du bureau de CONECT International et présidente des industries créatives à la CONECT, nous livre son analyse. Et ce lors d’une rencontre en marge du troisième atelier de validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis.

Comment la qualité de l’enseignement supérieur booste-t-elle les PME ?

Il faut comprendre que la qualité de l’enseignement supérieur et de la formation impacte directement les entreprises. Elle œuvre pour un écosystème favorable aux PME et TPE via un effort collectif mêlant partage, critique constructive et expertise entrepreneuriale pour évaluer les référentiels métiers de l’ATEA, marquant un virage positif du mindset qui engage toutes les parties prenantes.

La Tunisie face aux disruptions (IA, gaming…)où en sommes-nous ?

Devant l’évolution des métiers induite par l’IA et les algorithmes, positivons par l’autocritique. Cette révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial, à condition de surfer la vague avec persévérance, acceptation maîtrisée de l’échec, focus sur nos forces et vision de l’IA comme intelligence augmentée collaborative.

Quels sont les enjeux du gaming et industries créatives ?

Le gaming connaît une crise chez les majors comme Ubisoft, contraints de repenser leur gouvernance face à l’évolution des gamers. Pourtant, il dépasse cinéma et musique en retours économiques. Ses technologies (IA, simulation) irriguent automobile et énergie via gamification et jumeaux numériques (Web 3.0, réalité étendue, 5G/6G). Fondatrice en 2024 du comité créateurs-développeurs de jeux vidéo à la Fédération tunisienne des sports électroniques, je connecte talents, création et richesse vers des applications immersives centrées sur l’humain.

Quel lien lie le Partenariat Public-privé et l’épanouissement économique ?

Indispensable, le partenariat public-privé intègre une dimension citoyenne : impacter citoyens et marchés internationaux (Afrique, MENA). En 2026, l’enjeu est l’épanouissement économique par veille technologique, RSE et impact écosystémique. Entrepreneurs, nous convertissons opportunités en scale-up grâce à travail, talent et persévérance.

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Recherche et développement : l’ATEA accélère l’accréditation universitaire

14. Februar 2026 um 16:22

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental du développement et du progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. Dans ce cadre, s’engager dans la recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

C’est ce qui ressort du troisième atelier consacré à la validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) dans la journée du samedi 14 février 2026 à Tunis. Cet événement a rassemblé les acteurs du système universitaire et des représentants du secteur socio-économique pour analyser et enrichir le projet de référentiel.

Créée en 2022 sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, l’ATEA remplace deux instances antérieures : le CNEAR (Comité national d’évaluation des activités de recherche, fondé en 1997), chargé d’évaluer les laboratoires, unités et centres de recherche publics et universitaires, et l’Instance d’assurance qualité et d’accréditation (IAQA), active cinq ans sans jamais lancer d’accréditations réelles.

Rencontrée en marge de cet événement,  la directrice générale de l’ATEA, Salma Damak, a fait savoir  dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com que cette réflexion, initiée en 2015, visait à doter le système universitaire d’une agence autonome, alignée sur les standards internationaux en matière de gouvernance indépendante, de transparence et de vivier d’experts élargi (collège scientifique, comité d’arbitrage, etc.).

Des actions concrètes lancées en 2025

Après deux ans de structuration administrative, l’ATEA a entamé en 2025 des campagnes récurrentes d’évaluation des structures de recherche, obligatoires pour maintenir l’excellence, établir des indicateurs de performance et orienter les financements. Selon elle, le pilier phare reste l’accréditation : un label de qualité délivré via une évaluation externe basée sur un référentiel couvrant 10 domaines et de multiples indicateurs. Ce processus distingue les établissements performants, valorise leurs diplômes, facilite les partenariats internationaux (comme les labels européens pour les écoles d’ingénieurs), booste la mobilité étudiante, l’employabilité et incite à une meilleure maîtrise des processus d’apprentissage, une ouverture au monde socio-économique et un suivi des besoins du marché du travail.

Un positionnement africain solide à consolider

Sur le plan scientifique, « la Tunisie excelle au niveau africain grâce à un vivier de chercheurs prolifiques, bien positionnés internationalement. Seul pays associé aux projets Horizon Europe jusqu’à récemment, elle bénéficie de financements européens via des partenariats solides. L’ATEA compte renforcer cette excellence par des évaluations nationales rigoureuses, pour promouvoir l’innovation et améliorer le rayonnement global. », conclut-elle.

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Recherche scientifique : quand l’ATEA vise l’excellence

14. Februar 2026 um 10:37

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental du développement et du progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. Dans ce cadre, s’engager dans la recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

C’est ce qui ressort du troisième atelier consacré à la validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis. Cet événement a rassemblé les acteurs du système universitaire et des représentants du secteur socio-économique pour analyser et enrichir le projet de référentiel.

A noter que cet atelier est organisé en partenariat avec le Programme intégré d’appui au secteur de l’éducation – Objectif spécifique 3 (PASE-OS3), cofinancé par l’Union européenne (UE) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ Tunisie.

Le référentiel soumis à discussion a pour objectif de doter les établissements universitaires d’un cadre rigoureux, aligné sur les standards internationaux. La finalité de ce référentiel est de garantir la qualité des formations, de renforcer la performance institutionnelle et d’accroître la reconnaissance académique des diplômes tunisiens à l’échelle internationale.

L’ouverture des travaux a été assurée par la directrice générale de l’ATEA, Salma Damak, en présence de représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que l’Union européenne et la GIZ Tunisie.

Le programme du premier panel a permis de présenter la vision globale, la structure et les critères du référentiel, ainsi que de justifier les choix stratégiques retenus. 

L’objectif étant de viser l’excellence en évaluation et accréditation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie, avec une autonomie financière et une orientation internationale.

Salma Damak a fait savoir que l’ATEA évalue les universités et établissements publics/privés (plus de 200 publics et 80 privés), leurs formations, ainsi que les structures de recherche (500 laboratoires, 20 unités), écoles doctorales et projets de recherche. 

Parmi les valeurs, on note l’excellence, la transparence, l’éthique, la gouvernance participative et l’amélioration continue, avec une digitalisation accrue des processus pour réduire la paperasse. 

Une chose est sûre : la Tunisie mène régionalement en science et technologie. Et parallèlement, l’ATEA cherche une reconnaissance internationale via des collaborations (ex. : France, réseaux FrAQ-Sup, INQAAHE).

Nous y reviendrons.

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