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Empfangen — 11. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Maher Chaâbane condamné à cinq ans de prison et à plus de 2 MDT d’amendes

11. Oktober 2026 um 20:10

L’homme d’affaires Maher Chaâbane a été condamné à cinq ans de prison par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Dans la même affaire, l’ancienne maire de La Goulette, Amel Limam, a écopé de la même peine. Les deux condamnés doivent également s’acquitter d’amendes dont le montant total dépasse deux millions de dinars.

Cette décision constitue une nouvelle étape dans un dossier judiciaire portant sur des soupçons de corruption, de favoritisme et d’irrégularités dans la gestion municipale, notamment autour de l’exploitation de la fourrière des Berges du Lac 2.

Il faut dire que le nom de Maher Chaâbane, homme d’affaires  est au cœur de cette affaire en raison de ses intérêts économiques dans la zone, qui accueille plusieurs projets qui lui sont associés. Les investigations du Pôle judiciaire économique et financier se sont notamment intéressées aux conditions d’exploitation de la fourrière et aux éventuelles facilités administratives accordées dans le cadre de décisions relevant de la municipalité de La Goulette.

L’enquête visait à déterminer si certaines prérogatives municipales avaient pu bénéficier à des intérêts privés, dans un contexte marqué par des soupçons de favoritisme et d’abus de fonction impliquant l’ancienne maire, détenue depuis juin 2024.

Et ce n’est pas la seule affaire dans laquelle Maher Chaâbane serait impliqué, on évoque d’autres dossiers judiciaires portant entre autres sur des soupçons de corruption, de blanchiment d’argent et de falsification de documents. En tout cas, cette condamnation s’inscrit ainsi dans un contexte judiciaire plus large concernant les activités de l’homme d’affaires. Elle remet également en lumière les enjeux de transparence dans les relations entre responsables publics et opérateurs économiques, particulièrement lorsque l’attribution de services publics et les décisions administratives sont susceptibles d’avoir des répercussions sur des intérêts privés.

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Le CNRD se penche sur les grandes lignes du PLF 2027

11. Oktober 2026 um 10:23

La commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) a examiné, lors d’une séance de travail, le 8 courant, les principales questions économiques et financières liées au projet de loi de finances 2027.

La commission a convenu de tenir des séances quotidiennes afin d’approfondir l’examen des dispositions du projet de loi et d’élaborer des propositions et amendements répondant aux priorités nationales et aux moyens disponibles, lit-on dans un communiqué du CNRD.

Il est ainsi prévu de consacrer les travaux de la commission à l’examen du rapport transmis par le ministère des Finances sur l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026, mais aussi aux hypothèses et grandes orientations du projet de loi de finances 2027. Ses membres ont discuté des hypothèses relatives à la croissance économique, aux prix du pétrole et de l’énergie, et au taux de change, ainsi que de leurs répercussions sur les équilibres financiers de l’État.

Ils ont également évoqué les besoins de financement, le déficit budgétaire, l’endettement public et les défis liés à la capacité de l’État à honorer ses engagements et à mobiliser les ressources nécessaires à l’investissement.

Dans ce contexte, ils ont souligné l’importance d’évaluer l’exécution des budgets précédents et de suivre l’avancement des projets publics afin de garantir une gestion efficiente des deniers publics et d’identifier les difficultés entravant leur réalisation.

La commission a aussi abordé les questions de rationalisation des dépenses publiques et d’amélioration de l’exploitation des ressources, rappelant l’importance de la valorisation du patrimoine immobilier de l’État pour mobiliser des ressources supplémentaires et renforcer l’investissement public.

Ils ont en outre mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les travaux de la commission, de renforcer la coordination avec les autres commissions et d’impliquer l’ensemble des parties prenantes afin de formuler des propositions concrètes et réalistes permettant d’améliorer la gestion des deniers publics et d’ancrer les principes de transparence au service d’un développement régional équitable.

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Entreprises communautaires : le gouvernement veut accélérer, mais où sont les résultats ?

11. Oktober 2026 um 10:11

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé à la Kasbah, samedi 10 octobre 2026, un conseil ministériel restreint (CMR) consacré aux entreprises communautaires. À l’ordre du jour : améliorer leur gouvernance, simplifier les procédures de création et renforcer l’encadrement et l’accompagnement.

Pour la cheffe du gouvernement, ce modèle est un choix économique national…, dont l’objectif est d’instaurer « un développement fondé sur l’initiative collective, l’emploi, la justice sociale et une meilleure répartition des richesses ». Elle y voit un moyen de valoriser les ressources locales et régionales à travers des projets durables, productifs et compétitifs, en particulier pour les jeunes. D’ailleurs, ce modèle appliqué dans plusieurs pays développés a fait ses preuves, dira Mme Zaâfrani.

Présents lors dudit CMR, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, et la secrétaire d’État chargée des Entreprises communautaires, Hasna Jiballah, ont présenté un exposé sur la gouvernance de ces structures. Les participants ont passé en revue les difficultés procédurales rencontrées et des pistes de simplification.

De ce point de vue, le conseil a fait les recommandations suivantes :

– orienter les entreprises communautaires vers de nouveaux secteurs et marchés porteurs, à forte valeur ajoutée, en phase avec le Plan de développement 2026-2030 ;

– mettre en place un dispositif intégré de formation et d’accompagnement, du lancement à l’exploitation des projets ;

– adapter les formations aux besoins techniques des entreprises et instaurer des mécanismes d’évaluation de l’impact de cet accompagnement ;

– mieux faire connaître ce modèle et sa contribution à la justice sociale.

Quid des résultats… ?

Ceci étant, le communiqué de la présidence du gouvernement ne donne aucun chiffre : ni nombre d’entreprises effectivement créées, ni emplois générés, ni richesse produite. Il évoque seulement des « expériences réussies » sans les détailler.

Plusieurs recommandations du conseil laissent aussi penser que le dispositif peine à produire les effets promis. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de simplifier davantage les procédures qui freinent la création de ces entreprises. Il est impératif de leur chercher des secteurs porteurs, comprendre par-là qu’elles n’y sont pas encore. Il faut mettre en place des mécanismes pour mesurer l’impact de l’accompagnement, ce qui signifie que cet impact n’est pas mesuré aujourd’hui. Enfin, la nécessité de « mieux faire connaître » le modèle laisse entendre que les porteurs de projets n’en sont pas encore massivement saisis.

La référence à des pays développés où ce modèle aurait fait ses preuves n’est pas davantage étayée : aucun exemple ni comparaison n’est avancé. Or la question que se posent les observateurs reste simple : ces entreprises créent-elles suffisamment d’emplois durables et de valeur ajoutée pour justifier l’importance que leur accorde l’État ? Tant que le gouvernement ne publiera pas un bilan chiffré, la promesse d’une « répartition plus équitable des richesses » risque de rester un slogan, faute de richesse créée à répartir.

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Empfangen — 10. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Golfe du Mexique : 72 % de la production pétrolière gelée en raison de l’ouragan Isaias

10. Oktober 2026 um 10:38

Les compagnies énergétiques américaines s’orientent vers une suspension généralisée de la production de pétrole et de gaz dans le golfe du Mexique, alors que l’ouragan Isaias se dirige vers les côtes de Floride.

Plus précisément, les producteurs ont cessé vendredi 9 octobre de pomper environ 1,5 million de barils de pétrole et 1,3 milliard de pieds cubes de gaz naturel par jour, contre. Selon le Bureau américain de la sécurité et de l’application des réglementations environnementales/Administration des minéraux marins, ces quantités représentent près de 72 % de la production pétrolière et 59 % de la production de gaz naturel dans le golfe du Mexique.

Dans le même temps, les autorités ont évacué le personnel de 129 plateformes de production — un nombre correspondant à 35 % du total des 371 installations habitées de la région — ainsi que de huit foreuses flottantes à position fixe.

Le secteur offshore fédéral du golfe du Mexique produit environ 2 millions de barils de pétrole (environ 15 % de la production nationale totale des États-Unis) et une moyenne de 2,1 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Isaias, le premier ouragan de la saison 2026 dans l’Atlantique, s’est intensifié en catégorie 3 et se déplace vers le nord-nord-est. Le Centre national des ouragans (NHC) prévoit que le phénomène devrait s’affaiblir une fois qu’il aura touché terre.

L’ouragan pourrait affecter la production pétrolière du golfe du Mexique à hauteur d’environ 7,2 millions de barils, selon le cabinet de conseil Earth Science Associates. Ce dernier a revu à la baisse ses prévisions initiales, qui tablaient sur 9 millions de barils, suite au déplacement de la trajectoire de la tempête plus à l’est.

D’après le modèle des sciences de la Terre, les entreprises les plus exposées à ce phénomène sont BP, Chevron, ENI, Murphy Oil et Shell. Shell a annoncé jeudi soir avoir terminé l’évacuation des installations d’Appomattox, Mars, Ursa, Olympus et Vito, tout en maintenant la production à l’arrêt sur les quatre dernières. De son côté, Chevron a évacué la majeure partie de son personnel du golfe du Mexique, conservant quatre plateformes opérationnelles et suspendant l’activité sur les cinq autres.

« Sur nos installations terrestres, nous continuons à mettre en œuvre les protocoles établis de préparation aux tempêtes et nous surveillons de près la trajectoire prévue de l’ouragan », a déclaré Chevron dans un communiqué vendredi.

Par ailleurs, le cabinet d’analyse Energy Aspects estime que des raffineries d’une capacité totale d’environ 500 000 barils par jour se trouvent sur la trajectoire des intempéries, notamment les installations de Pascagoula, dans le Mississippi.

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À Carthage, les citernes de la Mâalga : un trésor antique délaissé au potentiel économique considérable

10. Oktober 2026 um 07:37

Monument exceptionnel de l’ingénierie hydraulique romaine, les citernes de la Mâalga, à Carthage, constituent un patrimoine historique majeur dont le potentiel touristique et économique reste à valoriser. Construit au IIᵉ siècle après J.-C. pour répondre aux besoins en eau de la région, cet ensemble monumental témoigne du savoir-faire des civilisations antiques et pose aujourd’hui la question de la préservation et de la mise en valeur des richesses archéologiques tunisiennes.

Situées à Carthage, explique la chercheuse Houda Boubaker à MSB, les citernes de la Mâalga forment un ensemble de quinze réservoirs, dont la capacité totale est estimée à 60 000 m³ d’eau. Alimentées par un aqueduc acheminant l’eau depuis la région de Zaghouan sur environ 130 kilomètres, elles illustrent l’ampleur des infrastructures hydrauliques développées durant l’époque romaine. Leur construction, généralement située au IIᵉ siècle après J.-C., est associée au règne de l’empereur Hadrien, dans un contexte où l’approvisionnement en eau constituait un enjeu majeur pour les populations urbaines.

Au-delà de leur valeur archéologique, ces citernes représentent un potentiel important pour le tourisme culturel. Leur intégration dans des circuits patrimoniaux mieux structurés pourrait contribuer à enrichir l’offre touristique tunisienne, à prolonger les visites du site de Carthage et à générer des retombées économiques pour les acteurs locaux. Leur valorisation permettrait également de mieux faire connaître au public un patrimoine dont l’importance dépasse les frontières nationales, affirme la chercheuse.

Cette ambition s’inscrit dans l’histoire exceptionnelle de Carthage, ancienne capitale de la civilisation punique, fondée en 814 av. J.-C. par la princesse Elyssa, également connue sous le nom de Didon, venue de Tyr, en Phénicie. Devenue l’une des grandes puissances de la Méditerranée antique, la cité s’est imposée comme un centre majeur du commerce et des échanges maritimes, rappelle-t-elle. Sa rivalité avec Rome, notamment pour la maîtrise des routes commerciales et des espaces stratégiques de la Méditerranée, a donné lieu aux célèbres guerres puniques.

La renommée de Carthage a traversé les siècles. Au XIIᵉ siècle, le géographe et historien arabe Al-Idrissi évoquait déjà les vestiges de l’ancienne cité, alors largement ruinée. Au fil du temps, ses ruines ont servi de carrière de matériaux pour différentes constructions, contribuant à la disparition d’une partie de son héritage monumental. Les citernes de la Mâalga, quant à elles, ont traversé les siècles et demeurent un témoignage remarquable de cette histoire.

Aujourd’hui, souligne Houda Boubaker, l’enjeu est de transformer ce patrimoine en un véritable levier de développement culturel et économique, sans compromettre son intégrité historique. La protection, l’entretien, l’accessibilité et la promotion des citernes pourraient leur donner une place plus importante dans le paysage touristique tunisien.

Préserver la Mâalga ne consiste donc pas seulement à sauver des vestiges du passé : c’est aussi faire le choix d’investir dans un patrimoine vivant, capable de renforcer l’attractivité de Carthage et de contribuer au rayonnement culturel et économique de la Tunisie.

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Empfangen — 09. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Mauritanie : démission du gouvernement sur fond de crise électrique à Nouakchott

09. Oktober 2026 um 14:43

Le premier ministre mauritanien, El Moctar Ould Djay, a présenté, vendredi 9 octobre, la démission de son gouvernement au président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, au palais présidentiel de Nouakchott. Cette décision intervient au lendemain de la remise au chef de l’État du rapport d’enquête sur les incendies de deux postes de transformation électrique dans la capitale, qui avaient provoqué d’importantes perturbations de l’approvisionnement en électricité.

Selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI), le premier ministre a assumé la responsabilité des insuffisances du bilan de son gouvernement, sans toutefois avancer de motif précis pour expliquer sa démission.

Les incendies des 18 et 21 août dernier, rappelons-le, avaient conduit à la création, le 25 août, d’une commission d’enquête chargée d’établir les causes des sinistres et d’identifier d’éventuelles défaillances. D’après les premières conclusions rapportées par l’agence Anadolu, les incidents seraient liés à des raccordements électriques non conformes aux normes, tandis que des défaillances impliquant une entreprise privée et des responsables du ministère de l’Énergie auraient été relevées.

Le 8 octobre, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a reçu le rapport final de la commission et demandé au gouvernement de mettre en œuvre ses recommandations et de rendre le document public. Les suites administratives et judiciaires de cette enquête restent donc un enjeu important pour les autorités mauritaniennes.

La proximité entre la remise du rapport et la démission du gouvernement soulève des interrogations sur les conséquences politiques de cette crise. Toutefois, aucune annonce officielle ne permet, à ce stade, d’établir un lien direct entre les conclusions de l’enquête et le départ de l’équipe gouvernementale.

L’attention se porte désormais sur les prochaines décisions du chef de l’État, notamment la nomination éventuelle d’un nouveau premier ministre et la composition de la future équipe gouvernementale, ainsi que sur les mesures qui seront prises à la suite de l’enquête sur les incendies de Nouakchott.

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Octobre à la BCE : les faucons et les colombes s’affrontent

09. Oktober 2026 um 14:14

Le débat au sein de la Banque centrale européenne (BCE) devrait être intense avant la réunion de fin octobre, au cours de laquelle les responsables de la banque seront appelés à se prononcer sur l’orientation des taux d’intérêt.

« Nous avons relevé les taux d’intérêt lors de la dernière réunion », a déclaré Ante Zigman, membre du Conseil des gouverneurs de la banque et gouverneur de la Banque centrale de Croatie, jeudi 8 octobre depuis Poreč, en Croatie. « Il est naturel que nous ayons des discussions très approfondies sur la marche à suivre et les décisions que nous prendrons lors de la prochaine réunion », a-t-il ajouté, relève Bloomberg.

Pour sa part, le membre du Conseil des gouverneurs de la BCE et gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a déclaré que le choc géopolitique de la crise au Moyen-Orient frappe toutes les économies, même celles dont les finances publiques sont plus solides. Il a évoqué également l’impact de l’inflation sur les rendements obligataires mondiaux. Mais il a évité de faire directement référence aux problèmes auxquels son propre pays est confronté, note l’agence.  « Nous constatons une forte corrélation entre le prix du pétrole, les taux d’intérêt à long terme aux États-Unis et les taux d’intérêt en Europe », a-t-il dit lors d’un discours à Istanbul. « Cette hausse des taux d’intérêt affecte tous les pays, quelle que soit leur situation budgétaire. En réalité, les pays dont les finances publiques sont très solides sont tout autant touchés que ceux dont les finances publiques sont plus fragiles ».

Le gouverneur de la Banque de France a fait ces déclarations à un moment où la France est au centre de l’attention des investisseurs, en raison des difficultés qu’elle rencontre pour approuver son budget et limiter son déficit colossal.

Rappelons que la BCE a relevé ses taux d’intérêt en juin et en septembre. Cependant, le marché anticipe un maintien des coûts d’emprunt inchangés lors de sa réunion du 29 octobre, avant un nouveau relèvement des taux lors de sa réunion de décembre, indique encore Bloomberg.

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Le prix Nobel de la paix 2026 attribué à la juriste Navi Pillay, défenseure incisive du droit international face aux crimes de guerre

09. Oktober 2026 um 14:02

Le comité Nobel norvégien a décerné, vendredi 9 octobre, le prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay. À 85 ans, cette figure majeure du droit international est récompensée pour « ses efforts pour promouvoir la paix et le droit international ».

Président du comité Nobel, Jørgen Watne Frydnes a salué le « courage » et l’« intégrité » exceptionnels d’une magistrate au rôle crucial dans la poursuite des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des génocides. Le comité a rappelé l’urgence d’un tel choix à une époque de tensions mondiales majeures, soulignant que « les institutions du droit international sont sous attaque » et que les juges incarnent « la ligne rouge qui sépare l’ordre du chaos ».

La portée de son travail sur les territoires palestiniens et Gaza

Parmi les éléments décisifs ayant pesé dans l’attribution de cette distinction figure l’engagement intransigeant de Navi Pillay à la tête de la commission d’enquête indépendante de l’ONU. Dans son rapport sur le conflit dans la bande de Gaza et les territoires palestiniens occupés, la commission dirigée par Navi Pillay a qualifié les actions des autorités israéliennes de génocide, accusant explicitement de hauts dirigeants israéliens d’incitation au génocide.

Sa posture ferme et ses prises de position critiques face à la politique d’Israël lui ont valu de vives contestations, mais c’est précisément ce travail d’investigation documenté et inflexible, perçu par ses partisans comme l’expression de la vérité juridique et du courage judiciaire, que la lauréate a elle-même qualifié de facteur déterminant : « La dernière chose que j’ai accomplie est la remise du rapport sur Gaza […]. L’une des principales réactions à ce rapport a été de me rendre hommage pour mon courage. Pourquoi faudrait-il du courage pour dire la vérité ? ».

Les Gazaouis en particulier et tous les Palestiniens ne manqueront pas d’apprécier cette distinction.

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Huile d’olive : Pieralisi vise l’Afrique depuis la Tunisie

09. Oktober 2026 um 11:05

Le géant italien des machines d’extraction d’huile d’olive, présent en Tunisie depuis 19 ans, prépare un « Pieralisi Africa Excellence & Innovation Center » basé à Tunis.

Cependant, le projet n’est pas encore acté. Mais son CEO, Aldino Zeppeli, l’a présenté cette semaine à l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et au directeur de l’agence ICE en Tunisie, Bernard Prevete. Il s’inscrit dans une nouvelle phase de développement du groupe, soutenue par une récente injection de capital.

Sur le plan opérationnel, le futur centre se consacrera, dans un premier temps,  à l’innovation, à la formation et au transfert de compétences. Puis, dans un deuxième, il travaillera à l’adaptation des technologies du groupe aux besoins des marchés africains. Et enfin, il interviendra sur l’application à l’oléiculture, à l’agroalimentaire et au traitement des eaux usées et des boues.

En termes de chiffres, il faut savoir que Pieralisi a été fondé en 1888, et compte aujourd’hui quelque 500 collaborateurs. L’entreprise a également plus de 41 500 équipements installés dans le monde. En 2023, son chiffre d’affaires s’élevait à 100 M€. Ses sites de production sont situés en Italie, Espagne, Grèce, Allemagne, Pays-Bas, États-Unis, Brésil et Tunisie.

Sa filiale Pieralisi Maghreb, basée à la Charguia I à Tunis, assure déjà les ventes, la fourniture d’équipements et le service après-vente pour la Tunisie et plusieurs marchés d’Afrique du Nord.

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Empfangen — 08. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Infrastructure et Grands Projets : le gouvernement accélère la cadence

08. Oktober 2026 um 22:43

Un Conseil des ministres restreint s’est réuni ce jeudi 8 octobre 2026 pour faire le point sur les chantiers stratégiques du pays. Stade d’El Menzah, aéroport de Tunis-Carthage, colline de Sidi Bou Saïd : le gouvernement tranche et fixe ses priorités.

Tenu sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le Comité des Grands Projets a passé en revue l’avancement de plusieurs chantiers d’envergure nationale touchant à l’énergie, la santé, les transports, le sport et les infrastructures.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement a rappelé que la concrétisation rapide de ces investissements publics constitue une priorité absolue, conformément aux directives du président de la République, Kaïs Saïed, lit-on dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence du gouvernement. L’objectif affiché : dynamiser l’économie, attirer les investissements, réduire les disparités régionales et améliorer directement la qualité de vie des citoyens.

C’est ainsi qu’au terme de l’examen des différents dossiers, le Comité a validé plusieurs arbitrages décisifs – quatre au total – pour débloquer ou accélérer les travaux.

Il s’agit du Stade olympique d’El Menzah. Il a été souligné que la reconstruction et la modernisation de cette enceinte mythique ont été attribuées à une entreprise chinoise afin de relancer le chantier dans les plus brefs délais. D’ailleurs, leconomistemaghrebin.com avait écrit un article dans ce sens.

Lire ici: Rénovation du Stade d’El Menzah : le coût d’une opportunité manquée!

Le second projet concerne la Colline de Sidi Bou Saïd dont les travaux de protection contre les glissements de terrain ont été actés pour sécuriser d’urgence ce site historique et touristique majeur.

Vient ensuite l’Aéroport Tunis-Carthage et le Port d’Enfidha. Le comité des grands projets a affirmé que les plans d’extension de l’aéroport international de la capitale ainsi que le développement du port en eaux profondes et de sa zone logistique à Enfidha franchissent de nouvelles étapes.

Enfin, les secteurs de l’énergie et de la santé ont constitué l’autre moment fort de la réunion. En effet, le comité s’est penché notamment sur l’extension de la centrale électrique de Borj El M’Allal et la rénovation de l’hôpital régional de Bir Ali Ben Khelifa, dans le gouvernorat de Sfax.

Tolérance zéro sur les retards

Face aux blocages administratifs et techniques qui ralentissent parfois les chantiers publics, Sarra Zaafrani Zenzri a appelé l’ensemble des ministères, structures publiques et autres autorités régionales à adopter une approche proactive. A cet égard la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’intensifier le suivi sur le terrain et de renforcer la coordination entre les échelons centraux et locaux, et ce en vue de garantir le respect strict des délais de livraison et des standards de qualité exigés.

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Diaspora tunisienne : le cap historique des 2 milliards d’euros franchi à fin septembre

08. Oktober 2026 um 14:58

Les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) confirment une fois de plus le rôle crucial de la diaspora comme pilier financier de la Tunisie.

Ainsi, à la fin du mois de septembre 2026, les transferts de la diaspora ont franchi la barre symbolique des 2 milliards d’euros (soit 6 893 millions de dinars). C’est ce que font ressortir les chiffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il s’agit d’une hausse remarquable de près de 5 % par rapport à la même période en 2025 (6 563 MDT). Les TRE injectant 330 millions de dinars supplémentaires dans l’économie nationale en seulement un an.

C’est de toute évidence, un bol d’air pour l’économie tunisienne à deux niveaux. Tout d’abord, cela constitue un soutien direct aux ménages. En effet, dans un contexte économique sous tension, ces envois de fonds soutiennent directement le pouvoir d’achat des familles restées au pays. De même qu’ils dynamisent la consommation ainsi que l’investissement, notamment dans l’immobilier.

Dans un second temps, cela renforce le matelas des réserves en devises. Au final, aux côtés du tourisme et des exportations, la diaspora demeure l’une des principales sources d’incrément en devises. Contribuant ainsi à consolider les avoirs nets du pays et à stabiliser le dinar face à l’euro, mais aussi face au dollar.

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Le prix Nobel de littérature pour la Canadienne Anne Carson

08. Oktober 2026 um 12:24

La poétesse canadienne Anne Carson vient de remporter le prestigieux prix Nobel de littérature 2026. Elle succède au hongrois László Krasznahorkai qui avait été couronné en 2025.

Si l’on en croit nos confrères de RFI, le jury a célébré une « œuvre audacieuse et inventive qui, dans un dialogue ludique avec la tradition classique, a donné naissance à de nouvelles formes pour la littérature contemporaine ».

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La chercheuse tunisienne Dhekra Mahmoud distinguée par le prix L’Oréal-UNESCO

08. Oktober 2026 um 11:48

La chercheuse tunisienne Dhekra Mahmoud figure parmi les 35 lauréates de l’édition 2026 du prix « L’Oréal-UNESCO Pour les femmes et la science ». La distinction lui a été remise le 7 octobre en France, lors d’une cérémonie à laquelle a notamment assisté l’ambassadeur de Tunisie à Paris, Dhia Khaled.

Décerné en partenariat avec l’Académie des sciences, le prix récompense chaque année des chercheuses pour l’excellence de leurs travaux et leur contribution à la recherche scientifique. Les lauréates de cette 20e édition ont été sélectionnées par un jury composé d’une cinquantaine d’académiciennes et d’académiciens.

Diplômée de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT), Dhekra Mahmoud mène actuellement ses recherches en tant que post-doctorante au CISPA, un centre de recherche spécialisé en cybersécurité. Ses travaux portent notamment sur la sécurité informatique et la cybersécurité.

Cette distinction met en lumière son parcours scientifique et son engagement dans un domaine stratégique de la recherche technologique.

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Symbole de la crise en Espagne, décès de Maricarmen Abascal

08. Oktober 2026 um 10:24

Le décès, le 7 octobre, de Maricarmen Abascal (87 ans), hospitalisée pour épuisement après son expulsion le 23 septembre d’un appartement qu’elle occupait depuis 70 ans à la suite d’une hausse de loyer de 275 %, a provoqué une vive émotion nationale. Bien qu’un accord ait été trouvé tardivement malheureusement avec le propriétaire pour son réeménagement, la retraitée est devenue l’incarnation tragique des dérives du marché immobilier et de la précarité des locataires en Espagne.

La médiatisation de cette affaire dite « Maricarmen » a remis le logement au cœur du débat public et accentué la pression sur le gouvernement de gauche minoritaire au Parlement. Faute d’avoir pu faire voter des mesures d’urgence (encadrement des expulsions, renouvellement tacite des baux), le Premier ministre Pedro Sanchez a provoqué des élections législatives anticipées pour le 29 novembre. Son objectif est d’obtenir une majorité progressiste plus large pour faire passer ses réformes face aux élites et au secteur immobilier.

Alors que la gauche radicale (Podemos) dénonce la responsabilité politique du drame et que des campements de protestation s’installent dans plusieurs grandes villes du pays (comme à la Puerta del Sol à Madrid), les grands syndicats (UGT, CCOO et syndicats de locataires) durcissent le ton. Ils appellent à une grève générale le 11 novembre pour dénoncer la spéculation immobilière et exiger un encadrement des prix du logement ainsi qu’une hausse des salaires face à l’inflation.

Ceci étant, ces “grands syndicats“ seraient bien inspirés de battre campagne pour donner une majorité confortable à Pedro Sanchez. Car, c’est l’opposition de droite qui a voté contre les mesures d’urgence du gouvernement. Certes, Maricarmen Abascal est partie sans avoir vu son combat « involontaire » arrivé à terme, mais une chose est sûre, cette contestation de la rue espagnole ne pourra pas s’éteindre facilement…

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La BCT maintient son taux directeur à 7 %

08. Oktober 2026 um 09:56

Réunie le 7 octobre 2026, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé de laisser son taux directeur inchangé, à 7 %.

La Banque des banques rappelle que l’inflation est remontée de 5,4 % en août à 5,6 % en septembre, sous l’effet des produits alimentaires frais (+13 % sur un an, contre 11,7 % auparavant). Pour sa part, l’inflation sous-jacente reste stable à 5,1 % pour le troisième mois consécutif. La BCT justifie sa prudence par la hausse des prix internationaux de l’énergie. En effet, la facture énergétique atteint 11,3 milliards de dinars à fin août (contre 8,8 milliards un an plus tôt), ce qui pèse sur la balance commerciale. Le déficit courant s’élève à 4,694 milliards de dinars, soit 2,5 % du PIB (contre 1,6 % en 2025 à la même période).

Concernant les avoirs nets en devises, ils ont atteint 23,7 milliards de dinars, soit 92 jours d’importations, contre 104 jours un an plus tôt. L’institution d’émission insiste sur la nécessité de les préserver, notamment en maîtrisant le déficit énergétique. Quant à la croissance, elle ralentit à 2,3 % au deuxième trimestre (contre 2,6 % au premier), en raison d’un tassement de l’activité industrielle.

Par ailleurs, si les prix de l’énergie restent durablement élevés, s’inquiète la BCT, les marges de manœuvre de l’économie pourraient se réduire et les vulnérabilités s’accentuer. Pour ce faire, l’institut d’émission assure qu’il continuera de surveiller les prix, la demande, la liquidité bancaire et les équilibres extérieurs, se disant même prêt à agir pour ramener durablement l’inflation à des niveaux soutenables.

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Empfangen — 07. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Une fuite des états financiers d’UADH met en colère le CMF

07. Oktober 2026 um 21:51

L’affaire semble suffisamment grave pour le Conseil du Marché financier (CMF) soit obligé de saisir le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis. Selon des informations d’un confrère de la place, le gendarme de la Bourse de Tunis le CMF aurait constaté « la diffusion sur la page InfoBourse TN des états financiers de la société cotée Universal Auto Distributors Holding (UADH), avant leur publication officielle ». Ce qui, aux du CMF est à même constituer « une possible infraction pénale, au titre de l’article 81 de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier ».

Ces documents ont circulé alors que le contrôle préalable du CMF n’était pas achevé, et avant leur parution au bulletin officiel de l’instance et leur mise à la disposition du public. Une diffusion anticipée de cette nature, susceptible d’avantager certains investisseurs au détriment d’autres, soulève de sérieuses interrogations sur l’égalité d’accès à l’information et l’intégrité du marché.

Par conséquent, le CMF indique avoir demandé à UADH de fournir des explications sur les circonstances de cette fuite. En réponse, UADH affirme avoir mis ses états financiers à la disposition de ses actionnaires avant la tenue de son Assemblée générale ordinaire, conformément aux dispositions légales en vigueur. Elle assure ne pas connaître l’identité de la personne qui les a rendus publics avant la date officielle, rapporte le journal.

Mais tout état de cause, en saisissant le ministère public, le CMF entend donc faire établir les circonstances exactes de l’affaire, déterminer les responsabilités et obtenir que les suites légales appropriées soient données.

L’instance sait cette occasion pour rappeler que les informations financières doivent rester strictement confidentielles jusqu’à leur publication par les voies officielles. Elle précise que leur communication aux actionnaires, dans le cadre de la préparation des assemblées générales, ne saurait justifier leur diffusion en dehors des canaux et procédures prévus.

Affaire à suivre.

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