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Imad Faraj renforce la ligne offensive de l’Espérance de Tunis

17. August 2026 um 13:53

L’Espérance de Tunis, qui cherche à renforcer sa ligne offensive, a annoncé, ce lundi 17 août 2026, la signature officielle du joueur franco-marocain Imad Faraj, en provenance du club azerbaïdjanais du FK Bakou, pour un contrat de trois ans courant jusqu’en 2029.

Âgé de 27 ans, Faraj évolue au poste d’ailier offensif et a représenté la France dans les catégories de jeunes.

Il possède un parcours européen varié, ayant porté les couleurs de Lille (France), de Belenenses (Portugal), de l’Excelsior Mouscron (Belgique) et de l’AEK Larnaca (Chypre) avant de rejoindre le championnat azerbaïdjanais. Il a également remporté la Coupe de Chypre avec l’AEK Larnaca lors de la saison 2024-2025.

Il s’ajoute à une liste d’attaquants déjà longue qui comprend, outre l’ailier gauche algérien Youcef Belaïli et l’avant-centre français Florian Danho, l’ailier droit brésilien Lucas Ribeiro, l’avant-centre franco-tunisien Adel Bettaieb, l’ailier gauche tunisien Youssef Becha, l’ailier droit camerounais Maël Fernandez Monyche ou encore l’ailier droit sud-africain Elias Mokwana.

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Un an après sa disparition, Asma El-Faidi est encore introuvable

17. August 2026 um 13:19

Une année entière s’est écoulée depuis la disparition, dans des circonstances mystérieuses, d’Asma El-Faidi, âgée de 15 ans, à Menzel Mhiri (gouvernorat de Kairouan) ; à ce jour, sa famille n’a pu obtenir la moindre information sur son sort ou l’endroit où elle se trouve.

Dans la nuit du 11 août 2025, Asma s’est couchée comme à l’accoutumée, mais le lendemain, sa famille a découvert qu’elle avait disparu sans laisser de trace. Selon ses proches, elle a quitté le domicile pieds nus, sans emporter ni vêtements ni effets personnels, ce qui a renforcé le mystère entourant l’affaire et fait craindre un enlèvement.

La disparition d’Asma a coïncidé avec le cambriolage du domicile familial et de la maison d’un voisin par des inconnus — qui ont emporté trois téléphones portables, selon la déclaration d’un proche à l’époque —, alimentant ainsi les craintes de la famille quant à un lien éventuel entre le vol et la disparition de l’adolescente.

Un an plus tard, l’affaire est au point mort selon la famille, qui affirme ne disposer d’aucune information concernant Asma ou l’endroit où elle se trouve.

Fathia, sa mère, garde l’espoir de retrouver sa fille ; elle est convaincue qu’Asma est toujours en vie et peut-être retenue captive, en précisant qu’il ne s’agit là que de soupçons et d’inquiétudes, faute d’informations avérées sur le sort de la disparue.

Le frère d’Asma a été interrogé au sujet de la disparition ; il a été maintenu en détention dans le cadre de l’enquête pendant plus d’un mois et demi avant d’être finalement remis en liberté.

Un an après la disparition d’Asma, sa mère a renouvelé son appel — via Mosaique FM — au président de la République, aux ministres de la Justice et de l’Intérieur ainsi qu’aux autorités compétentes, les exhortant à intervenir pour aider à faire éclater la vérité et à retrouver sa fille. Elle a également appelé à soutenir l’unité de sécurité chargée du dossier et à mettre à sa disposition toutes les ressources nécessaires pour poursuivre les recherches et l’enquête.

Par ailleurs, la mère d’Asma a invité toute personne susceptible de la reconnaître ou de détenir des informations à son sujet à se manifester et à les communiquer à la famille ou aux autorités compétentes.

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Décès d’un ancien agent de renseignement italien dans une prison tunisienne

17. August 2026 um 12:49

Selon Mosaïque, citant  l’agence de presse italienne Agenzia Nova, le décès d’Antonino Urru, ancien officier de l’armée et agent de renseignement italien, est survenu le vendredi 14 août 2026 à la prison de Mornag, quelques jours seulement après son arrestation en Tunisie en vertu d’un mandat d’arrêt international. Les circonstances de sa mort n’ont pas encore été divulguées..

Ce militaire italien à la retraite, âgé de 78 ans, avait été arrêté en Tunisie une dizaine de jours avant sa mort, suite à un mandat d’arrêt émis par la justice italienne après une précédente condamnation pour fraude fiscale.

L’agence de presse a confirmé qu’aucune déclaration officielle n’avait encore été faite par les autorités tunisiennes et italiennes concernant les circonstances exactes du décès, lesquelles ont été confirmées par des sources diplomatiques.

Antonino Urro s’était installé en Tunisie il y a quelques années, loin des projecteurs de sa ville natale, Oristano, en Sardaigne, et des affaires judiciaires qui le poursuivaient depuis longtemps.

L’affaire de fraude fiscale dont il fait l’objet, intentée à son encontre par les autorités italiennes, remonte à une enquête ouverte il y a plus de 15 ans par la police financière d’Oristano. Cette enquête a mis au jour un réseau complexe de sociétés écrans et d’agences immobilières destiné à dissimuler des flux financiers.

L’enquête de l’époque a prouvé qu’il avait éludé le paiement de sommes estimées à 815 000 € (soit environ 2,7 millions de dinars tunisiens).

Les poursuites judiciaires ne se sont pas arrêtées là ; son nom a également été associé à d’autres affaires de corruption présumée en matière d’urbanisme et d’infractions aux permis de construire dans sa ville natale.

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Procession de la Madone de Trapani à La Goulette

17. August 2026 um 12:11

Dimanche 15 août 2026, la foi catholique, l’héritage sicilien et échanges interculturels entre musulmans, chrétiens et juifs ont convergé à La Goulette — banlieue balnéaire de Tunis abritant le quartier de la «Petite Sicile» (Piccola Sicilia) —, à l’occasion de la messe de l’Assomption et de la traditionnelle procession de la Madone de Trapani, l’un des symboles les plus marquants de la présence historique italienne en Tunisie.

Il s’agit d’«une tradition née au sein de la communauté italienne historique de la Petite Sicile, devenue au fil du temps un moment de rencontre entre cultures et identités», note l’ambassade d’Italie à Tunis sur les réseaux sociaux, en qualifiant cette tradition de «témoignage vivant des liens humains et culturels profonds unissant l’Italie et la Tunisie».

La célébration, qui s’est tenue en l’église Saints-Augustin-et-Fidèle, a été présidée par l’archevêque de Tunis, Mgr Nicolas Lhernould, devant une assemblée de plus d’une centaine de personnes, dont beaucoup ont suivi l’office depuis l’extérieur.

À l’issue de la messe, la statue de la Vierge a été portée sur les épaules des fidèles depuis le parvis de l’église, le long d’un court parcours à travers la Petite Sicile, pour s’achever devant la fresque murale dédiée à Claudia Cardinale, qui a grandi à La Goulette.

Dans son homélie, Lhernould a placé le thème de la dignité humaine au cœur de la célébration, c’est-à-dire le droit de chaque individu à être reconnu, à vivre libre de toute violence et dans un environnement sain, en paix et dans le respect du droit international, et même à la liberté de partir ou de rester.

Au-delà de la dimension religieuse, l’Assomption de La Goulette conserve des éléments de coutume qui reflètent l’identité et la mémoire du lieu. Les chroniques rappellent la participation massive des habitants du quartier, les chants et les «youyous» accompagnant la sortie de la statue, ainsi que le fort caractère populaire de l’événement.

Ce sont les Italiens, et plus particulièrement les Siciliens, qui ont introduit et diffusé le culte de la Vierge de Trapani et la messe de l’Assomption de Marie en Tunisie, laquelle comprenait jusqu’en 1962 une procession de la Vierge de Trapani jusqu’à la mer, annonçant la fin de la saison de la baignade.

Pour commémorer les liens toujours forts qui unissent l’Italie et la Tunisie, sur cette bande de terre où vivaient jadis pêcheurs tunisiens et siciliens, une immense fresque dédiée à l’actrice Claudia Cardinale, qui passa son enfance à La Goulette, orne la façade d’un immeuble de la place.

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Tunisie | A l’approche du Mouled, le prix du zgougou s’envole

17. August 2026 um 11:42

La flambée des prix dont ne cessent de se plaindre les Tunisiens ne devrait pas épargner le fameux zgougou (graines de pin d’Alep) que l’on utilise pour la préparation l’«assidat zgougou», la crème traditionnelle servie lors de la célébration du Mouled, date d’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. Il en sera de même aussi pour les fruits secs utilisés pour garnir la fameuse crème.

A l’approche de cette fête, les marchés connaissent une hausse des prix de ces ingrédients et cela suscite déjà le mécontentement des citoyens, pour qui le coût de préparation de l’«assidat zgougou» représente désormais une lourde charge financière, en particulier pour les familles à revenus faibles ou moyens.

Des citoyens cités par Diwan FM ont affirmé que, face à hausse des prix des ingrédients, ils vont devoir réduire les quantités achetées ou rechercher des alternatives moins onéreuses, comme l’«assidat baidha» à base de farine, d’huile d’olive et de miel.

De son côté, Fathi Labyedh, responsable de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche à Zaghouan, a souligné que le zgougou constitue un produit majeur pour la région — tant sur le plan économique que social — et qu’il est lié à des coutumes et traditions ancrées de longue date, notamment lors de la célébration du Mouled. Sauf que le prix actuel de cet ingrédient avoisine les 50 dinars le kilogramme et pourrait même, selon les prévisions, dépasser les 60 dinars.

Il faut dire que la récolte de «zgougou» a été cette année assez moyenne en raison des incendies de forêts survenus dans certaines région tunisiennes.

La date du Mouled est prévue pour le mardi 25 août 2026 correspondant au 12 Rabii al-Awal de l’an 1448 de l’Hégire, selon le calendrier musulman.

I. B.

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La France dans les «griffes du Crif»

17. August 2026 um 10:51

Les autorités françaises ne se rendent pas compte qu’elles jouent avec le feu en tolérant l’influence disproportionnée du lobby pro-israélien qui fragilise sa politique étrangère et pèse lourdement sur le débat public, risquant de provoquer une fracture sociétale démesurée, porteuse de grands ressentiments et de graves troubles. (Photo : Macron au dîner du Crif : la plupart des politiques français croient devoir être adoubés par le lobby sioniste pro-israélien).

Ridha Ben Slama *

Plusieurs observateurs s’accordent sur un fait : la France s’auto-sabote et s’affaiblit à cause de décisions et de politiques menées par ses propres dirigeants. Il y a un travail de sape des acquis qui est effectué pour diviser et mettre en pièce la cohésion sociétale. En effet, la société française fait face à un sentiment prononcé de polarisation et d’érosion du modèle républicain issu du Conseil national de la Résistance. Entre précarisation du travail, tensions institutionnelles et débats identitaires, de nombreux observateurs et citoyens pointent une dégradation du «vivre ensemble», alimentée par des choix économiques et politiques perçus comme des reculs de la solidarité nationale.

«Mêlez-vous de vos affaires», pourrait dire un énergumène d’extrême droite et désormais prosioniste. «Ne vous en faites pas, nos affaires on s’en occupe», lui rétorquerait un Tunisien averti, «ce qui se passe en France nous concerne autant que ceux qui vivent sur son sol et je vais vous le démontrer».

Le sort de nos concitoyens en France nous concerne

Sachez que le nombre total de Tunisiens en France s’élève entre 728 000 et 1 380 000 personnes, selon l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE). Environ 347 000 Tunisiens nés en Tunisie résident en France selon les données de l’INSEE. Si l’on élargit ce périmètre pour englober l’ensemble des expatriés, incluant les descendants de la deuxième et troisième génération ainsi que les binationaux, le nombre de Tunisiens et de personnes d’origine tunisienne en France dépasse donc largement le 1 million de personnes.

Il convient de noter aussi qu’il y a environ 21 000 Tunisiens qui se sont installés légalement en France au cours de l’année 2025, principalement pour des motifs professionnels (notamment via des programmes comme Thamm+ de l’Ofii) et étudiants.

La communauté tunisienne représente ainsi la 4e plus grande communauté globale en France (derrière l’Algérienne, la Marocaine et la Portugaise). On compte environ 16 000 étudiants tunisiens et plus de 3 500 professionnels de santé tunisiens (médecins titulaires et en cours d’équivalence) inscrits ou en exercice dans le système de santé français. Ces deux catégories illustrent la forte mobilité hautement qualifiée de la communauté tunisienne.

Le parcours des Tunisiens en France se démarque par une ultra-spécialisation. Les choix se concentrent massivement sur deux pôles : les Sciences/Ingénierie (34,9 %) et Médecine/Santé (28,7 %), un des taux d’orientation médicale les plus élevés parmi toutes les nationalités étrangères. Surtout que la France fait face à une pénurie médicale structurelle qu’elle compense en grande partie grâce aux praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue), où la Tunisie occupe une place majeure.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) comptabilise près de 1 600 médecins tunisiens pleinement titulaires en France. Ils forment le 2e plus grand contingent de médecins nés hors UE (10,4 % du total), juste derrière l’Algérie. Les statistiques du Cnom indiquent qu’environ 2 000 médecins tunisiens supplémentaires se trouvent actuellement en France sous des statuts transitoires (internes, praticiens attachés associés), dans l’attente de la validation de leurs procédures d’équivalence. Le phénomène s’est considérablement intensifié, entre 2021 et 2025, plus de 6 000 médecins ont quitté la Tunisie, la France demeurant de loin leur première destination en Europe. Sans parler des autres métiers et professions qui sont exercés dans divers secteurs de l’économie française.

De ce fait, le sort de nos concitoyens «au pays des lumières» nous importe au plus haut niveau. Le sujet revêt une importance capitale et une valeur absolue pour nous. Surtout dans cet environnement devenu délétère, marqué par des dérives surgis de l’inquisition, des dynamiques de «procès d’intention» ou de lynchages dans les médias détenues par quelques personnages fortunés et sur les réseaux sociaux, où la nuance est souvent absente.

Une atmosphère générale étouffante

Une poignée de milliardaires contrôlent près de 90 % de la presse française ainsi qu’une grande partie de l’audiovisuel(1) diffusant des campagnes injustes, des «débats» calomnieux contre tous ceux qui s’opposent au génocide commis à Gaza (plus de 73 000 Palestiniens tués, dont au moins 21 500 enfants et plus de 183 000 blessés, dont plus de 46 500 enfants) et aux crimes commis par l’entité sioniste ainsi qu’au racisme ambiant savamment alimenté.

La haine de l’autre se propage en France, où tout ce qui vient du Maghreb est stigmatisé… Ces paisibles travailleurs sont la cible quotidienne depuis l’élection à la présidence de Sarkozy, le délinquant condamné… Dans presque tous ces médias, le relent d’ignorance, de haine et les insultes publiques sont réitérées sur les antennes à l’égard d’une certaine catégorie de personne, tous étant assimilés à tort et à travers à des terroristes en herbe, cela vient nourrir la stupidité ambiante jusque dans le cadre professionnel de ces personnes. Pour preuve les condamnations répétées de certaines chaines à des amendes pour incitation à la haine, ce qui n’existait pas ou très peu avant l’élection de Sarkozy.

La hantise de l’immigration leur pend au nez comme de la morve ! Là où il y avait respect et reconnaissance, il n’y a plus que diatribes et invectives pour «chauffer» l’opinion en perspective des élections.

D’une manière assez étrange, on retrouve aussi sur ces chaines incriminées, des profils surréalistes de supplétifs, quelques personnages répugnants issues de l’immigration qui sont plus zélées que leurs employeurs, sans réelle conviction ni principes…

Pour toutes ces raisons et d’autres encore, l’atmosphère générale répugnante en France nous interpelle face à la montée des extrémismes et des actes xénophobes qui se multiplient.

Les enjeux des prochains scrutins ne peuvent aucunement justifier ni absoudre la dégradation du débat public et ses retombées sur nos concitoyens. Aucune stratégie électorale ne légitime les attaques contre une catégorie de la population qui vit sur le sol français. Les manipulations ou les baisses de niveau dans les débats dans la vie politique, foulent au pied les règles démocratiques qui doivent primer dans la compétition vers les urnes.

La France, un pays sous occupation israélienne

Quels sont donc les principaux instigateurs de cette détérioration de l’environnement politique ? Et quels sont leurs chevaux de bataille ?

Essentiellement le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et d’autres organisations sionistes, qui sont devenus les aiguilleurs de la sphère politique. Ces organismes exercent une influence directe sur le gouvernement français (certains ministres) et à l’Assemblée Nationale (dont la présidente est Yaël Braun-Pivet, «soutien inconditionnel» à Israël selon ses dires) les médias et même la justice. Ce Crif non seulement exprime un soutien actif à l’entité sioniste et ses crimes abjects, mais il exerce une influence quasi totale sur l’État français. Tout cela sous le subterfuge de «lutte contre l’antisémitisme et l’apologie du terrorisme»! Ce lobby(2) exerce une pression marquée sur la classe politique et les médias pour imposer notamment des projets de loi, dont la proposition de loi Yadan, déposée en 2024 par la députée Caroline Yadan, et qui vise «officiellement» à renforcer la lutte soi-disant contre «les nouvelles formes d’antisémitisme» en vue de museler la liberté d’expression. Discutée à l’Assemblée nationale française en avril 2026 puis finalement retirée avant l’aboutissement de son examen. Le texte pénalise les slogans propalestiniens et restreint la critique de la politique israélienne, prévoyant des mesures contre tous ceux qui manifestent la moindre position contre le génocide à Gaza et les exactions contre les Palestiniens.

Ce «Conseil» se retrouve au centre des critiques concernant sa stratégie de communication et son poids attesté sur les orientations de la politique intérieure et étrangère de la France.

Le fameux dîner du Crif est un évènement annuel qui est à l’instar d’un tribunal politique ou un passage obligé où une grande partie de la classe politique française vient se sustenter et par la même occasion prêter allégeance, sous peine d’être ostracisée ou accusée de «complaisance avec les antisémites».

Avec des méthodes basées sur l’inquisition et l’intimidation de tous ceux qui soutiennent les Palestiniens et en première ligne les personnes issues de l’immigration, la France apparait désormais comme un pays sous occupation israélienne. Il y a même des relents de l’occupation nazi et du régime de Vichy (1940-1944) qui représentent incontestablement l’une des périodes les plus sombres, oppressantes et douloureuses de l’histoire moderne de la France.

Cette atmosphère si particulière et étouffante s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs majeurs : une répression policière et idéologique omniprésente, une extrême droite disséminée dans les partis de la droite et même au parti dit «socialiste» et un harcèlement pour tous ceux qui évoqueraient le génocide à Gaza ou exprimeraient leur soutien au peuple palestinien sous occupation.

Au temps de l’Occupation allemande et du régime de Vichy, la population subissait à la fois la traque de la Gestapo nazie et celle de la Milice française (créée par Vichy), instaurant un climat de délation et de suspicion généralisée. Le régime de Vichy était une dictature policière qui a activement collaboré avec l’occupant et procédé à la déportation de dizaines de milliers de personnes et persécuté ses propres citoyens.

Les tensions policières ou sociales (emploi, logement…) actuelles se déploient dans un État de droit prétendument protecteur, doté de contre-pouvoirs juridiques. Le sentiment d’étouffement actuel est réel pour beaucoup, mais il provient d’une crise de confiance dans les institutions et d’un système bureaucratique dévoyé.

En entretien pour un emploi, les ressources humaines (plutôt devenues inhumaines) demandent systématiquement si la personne est OQTF (obligation de quitter le territoire français) suivant le diktat ambiant, symptomatique d’un grand retournement. Poser des questions directes sur une mesure d’éloignement ou sur l’origine d’une personne en dehors des critères stricts des compétences et du droit au travail s’apparente à une pratique discriminatoire prohibée par le Code du travail (article L1221-6).

Le Crif, une «deuxième ambassade d’Israël»

Il faut bien souligner que des voix critiques (chez les intellectuels avisés) reprochent au président du Crif, Yonathan Arfi, d’avoir institutionnalisé un «brouillage sémantique». Le Crif est accusé de faire pression pour l’interdiction de manifestations pro-palestiniennes et d’assimiler systématiquement l’antisionisme et la critique des massacres à Gaza à de l’antisémitisme. Des analystes en géopolitique, à l’instar de Pascal Boniface (directeur de l’Iris), estiment que le Crif agit désormais comme une «deuxième ambassade d’Israël». Ils dénoncent le fait que l’organisation soutienne de manière inconditionnelle la ligne dure de Benyamin Netanyahou, coupant les ponts avec les mouvements pacifistes israéliens.

Même Sciences Po Paris a été la cible de ce lobby. Les étudiants qui ont bloqué l’amphithéâtre Emile Boutmy pour protester contre le génocide à Gaza et les crimes en territoires occupés ont été poursuivis et vilipendés.

Pour tous ceux qui observent ce qui se déroule sous nos yeux, ces milieux sionistes recourent à la stratégie du contre-feu. Ils désignent un faux danger comme diversion : antisémitisme, terrorisme… Ils créent une fausse urgence pour capter l’attention, faire regarder ailleurs, ce qui permet d’accomplir leurs forfaits et s’incruster davantage dans les rouages de l’État français(3) (les sayanim sont ceux qui collaborent avec le Mossad dans le domaine de l’espionnage ou de la désinformation).

Les contre-feux décrivent cette stratégie de diversion classique où un coupable crée une fausse alerte pour détourner l’attention et accomplir son méfait en toute impunité. En psychologie et en communication, ce procédé s’apparente à de la manipulation. L’attention générale se focalise instantanément sur une supposée menace désignée. Mais le véritable coupable se positionne en victime ou en témoin civique. La confusion ambiante paralyse la vigilance des observateurs. C’est une stratégie militaire qui consiste à allumer un incendie pour en éteindre un autre et tenir l’opinion en haleine contre les adversaires des exactions et crimes commis.

Ce qu’il convient de préciser pour écarter tout confusion, c’est que le judaïsme est une religion millénaire, tandis que le sionisme est un mouvement politique ultra né à la fin du XIXe siècle visant la création et le soutien d’un État national juif.

Évidemment, tous les juifs ne partagent pas cette cécité politique, dans tous les pays où ils sont citoyens ou en Israël même. Ceux-là s’opposent au sionisme pour des raisons politiques, éthiques ou en faveur des droits des Palestiniens, contre le génocide perpétré et tous les crimes commis contre ces derniers. On peut citer de nombreuses personnalités comme Sophie Bessis et Edgar Morin… Ils incarnent parfaitement cette tradition d’intellectuels juifs francophones qui, au nom de valeurs universalistes, anticoloniales et éthiques, ont développé une position critique vis-à-vis du sionisme et de la politique de l’État d’Israël.

Dans d’autres pays aussi, des intellectuels juifs ne cessent de dénoncer les crimes commis par cette entité, comme Noam Chomsky, Shlomo Sand, Judith Butler, Daniel Boyarin… Des structures historiques comme l’Union juive française pour la paix (UJFP) ou de nouveaux collectifs comme Tsedek ! interviennent régulièrement dans les médias indépendants pour dissocier la judéité de la politique de l’État d’Israël.

L’idée d’une «emprise» sur la France reflète la tension autour de la recomposition des blocs politiques, où la question de la souveraineté, de l’identité et des alliances internationales est devenue un vecteur de clivage radical. De nombreux artistes ont vu leurs expositions, concerts ou lectures déprogrammés. Des ONG et des mouvements de solidarité dénoncent une judiciarisation excessive et des interdictions administratives visant à restreindre le militantisme propalestinien. 

Certains artistes (techniciens, influenceurs, jeunes comédiens) font état d’une forme d’autocensure par crainte de perdre des contrats ou d’être perçus comme «clivants» par les marques ou les producteurs. Les tensions culturelles touchent tous les bords politiques. Par exemple, des artistes aux positions jugés neutres subissent également de virulents appels au boycott de la part de mouvements extrémistes. De nombreux artistes et personnalités de la culture ont subi des pressions, des exclusions, du harcèlement en ligne ou la perte de leurs contrats pour avoir pris position ou évoqué la situation à Gaza. Pour la plupart des célébrités établies, plusieurs professionnels ont vu leur carrière ou leurs fonctions lourdement impactées par la censure ou des mesures de rétorsion.

Le passé antisémite de l’extrême droite française était affirmé, aujourd’hui une convergence devient un sujet d’analyse pour les politologues et les observateurs. Les gouvernements successifs de Benjamin Netanyahou, alliés à des partis sionistes religieux et d’extrême droite, partagent avec les mouvements extrémistes européens une vision du monde axée sur le rejet du multiculturalisme et la brutalité sécuritaire. Le Rassemblement National de Le Pen a adopté un soutien inconditionnel aux opérations israéliennes, présenté comme «un rempart contre l’islamisme radical» ! Des enquêtes médiatiques mettent en lumière l’action de réseaux douteux menés par des figures comme René Tayb agissant à la normalisation des relations entre les institutions sionistes et le Rassemblement National, un glissement que les intellectuels lucides décrivent comme un piège politique mortifère.

Ironie de l’histoire, cette organisation est plus sioniste que les sionistes purs et durs. Fait invraisemblable, les exactions de l’entité sioniste ont fini par faire réagir même l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, pourtant fervent défenseur de Natanyahu et de la colonisation en Cisjordanie, qui a dénoncé récemment le siège de maisons palestiniennes à Qusra (4) par des colons comme un «acte de terreur». «Les actions de ceux derrière cet acte de terreur horrible, visant à intimider et à harceler cette famille, sont répugnantes», écrit-il sur X, estimant qu’«aucun prétexte ne justifiait ce comportement de voyou» !

Est-ce un signe annonciateur d’un renversement des postions à l’égard de la cause palestinienne et d’Israël qui devient une entité paria pour les opinions publiques d’une grande partie de pays ? L’utilisation ouverte de la notion d’«État paria» par des figures politiques au sein même d’Israël, comme Yaïr Golan, qui comparent explicitement la trajectoire du pays à celle de l’Afrique du Sud de l’apartheid le confirme.

Quant aux autorités françaises, elles ne se rendent pas compte qu’elles jouent avec le feu en tolérant l’influence disproportionnée de cette organisation qui fragilise la politique étrangère de la France et pèse lourdement sur le débat public, risquant de provoquer une fracture sociétale démesurée, porteuse de grands ressentiments et de graves troubles.

* Ecrivain.

Notes :

1- Vincent Bolloré (Canal+, CNews, C8, Europe 1 et le Journal du Dimanche (JDD), avec une ligne éditoriale marquée à droite) ; Bernard Arnault (Les Échos et Le Parisien, ainsi que Paris Match et Radio Classique) ; Rodolphe Saadé (groupe BFMTV et RMC, La Provence) ; Patrick Drahi (Libération et la chaîne i24News) ; Xavier Niel (Le Monde, L’Obs, Nice-Matin) ; Dassault (Le Figaro-Le Figaro Magazine) ; Martin Bouygues (TF1, TMC, TFX et LCI) ; Daniel Kretinsky et Mathieu Pigasse (Marianne ou Télérama).

2- “Le lobby d’Israël et la politique française” publié initialement sur CounterPunch par Evan Jones et repris par Jean-François Goulon sur le site de Mediapart.

3- Le printemps des Sayanim, Jacob Cohen, L’Harmattan, mars 2010.

4- Sur une colline isolée du village de Qusra, deux familles palestiniennes sont terrées chez elles, terrorisées. Jour et nuit une dizaine de colons lancent des pierres et bloquent l’accès à leur maison. Impossible pour eux d’entrer ou de sortir (RFI).

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‘‘Inside DZ Mafia’’ | Au cœur d’un gang de narcobanditisme

17. August 2026 um 08:48

Dans son enquête ‘‘Inside DZ Mafia’’, Jean-Michel Verne ne signe pas un simple récit sur les règlements de comptes marseillais. Le journaliste, spécialiste des questions de police et de crime organisé, s’intéresse à ce qui se joue derrière les fusillades, les points de deal et les guerres de territoires : la transformation progressive du narcotrafic en une véritable économie clandestine.

Djamal Guettala

L’enquête plonge dans les rouages d’une organisation criminelle devenue l’un des symboles du nouveau narcobanditisme français. Violence, argent, recrutement, nouvelles technologies, contrôle territorial et connexions internationales composent un système qui ne ressemble plus à la bande de quartier traditionnelle. Le trafic de stupéfiants s’est professionnalisé, structuré et adapté aux mutations de la société.

L’intérêt du livre tient précisément à cette volonté de dépasser le fait divers. Jean-Michel Verne cherche à comprendre comment des réseaux nés dans les quartiers nord de Marseille ont pu acquérir une telle capacité d’organisation et pourquoi leur influence dépasse désormais largement la cité phocéenne.

Du vieux milieu marseillais au narcobanditisme

Pour comprendre la DZ Mafia, Jean-Michel Verne remonte le fil de l’histoire criminelle marseillaise. Il décrit la disparition progressive de l’ancien milieu, celui des figures traditionnelles du banditisme qui imposaient encore des codes, des hiérarchies et une certaine forme d’omerta.

À ce modèle succède une génération issue des cités, porteuse d’autres pratiques et d’autres rapports de force. La violence change alors de nature et d’échelle. La fusillade de Sainte-Marthe, en janvier 2009, apparaît dans le récit comme un moment symbolique de cette mutation, avec l’utilisation d’armes de guerre dans les affrontements.

La kalachnikov devient l’image d’un nouveau paysage criminel. La discrétion et les anciens codes du milieu cèdent progressivement la place à la conquête territoriale, à l’intimidation et à la démonstration de puissance.

Ce basculement permet à l’auteur de replacer la DZ Mafia dans une histoire plus large. Il ne s’agit pas d’un phénomène apparu soudainement, mais de l’aboutissement d’une évolution du crime organisé marseillais, désormais davantage fragmenté, violent et connecté aux circuits internationaux.

Quand le crime adopte les méthodes de l’entreprise

L’un des aspects les plus saisissants du livre concerne le recrutement des exécutants. Jean-Michel Verne décrit une génération de jeunes attirés par l’argent rapide, mais aussi par une forme de reconnaissance sociale construite sur les réseaux numériques.

Le cas d’E., âgé de 16 ans, illustre cette évolution. Recruté sur les réseaux sociaux et missionné pour quelques milliers d’euros, il devient l’exécutant d’une opération violente. L’auteur montre ainsi comment certains réseaux peuvent utiliser des jeunes, souvent sans expérience criminelle préalable, comme des exécutants interchangeables.

La logique est implacable : cloisonner les responsabilités afin de protéger les commanditaires. Celui qui exécute ne connaît pas nécessairement celui qui décide. Les différents niveaux de l’organisation sont séparés, tandis que les moyens de communication numériques facilitent les échanges et réduisent les distances.

Cette rationalisation du crime donne tout son sens à l’une des formules fortes du livre : «La came est une entreprise». Derrière cette phrase se dessine une véritable architecture économique : responsables, gérants, exécutants, circulation de l’argent, gestion des territoires et stratégie d’expansion.

Le trafic de cocaïne s’inscrit lui-même dans des circuits qui dépassent Marseille. Anvers, Rotterdam ou Le Havre apparaissent comme des points de passage d’une économie dont les ramifications sont européennes. Les communications cryptées et les mécanismes de blanchiment complètent cette organisation.

Mais cette apparente rationalité économique a un coût humain considérable. Jean-Michel Verne rappelle que la violence ne frappe plus seulement les membres des réseaux rivaux. Socayna, Lana ou Éléonore incarnent ces victimes collatérales qui paient le prix d’une guerre dont elles ne sont pas les protagonistes.

Le narcobanditisme devient alors une forme de pouvoir territorial. La violence n’est plus seulement la conséquence d’un conflit : elle devient un moyen de gouverner un territoire clandestin.

Une puissance criminelle difficile à contenir

L’enquête ne s’arrête pas aux quartiers marseillais. Elle montre comment le narcotrafic s’est inscrit dans une économie nationale et européenne, obligeant les services de l’État à affronter des organisations capables de se recomposer après les arrestations.

La prison elle-même ne constitue plus nécessairement une rupture. Les communications clandestines permettent à certains responsables présumés de continuer à exercer une influence depuis leur cellule. Le livre évoque également les affaires de corruption, révélatrices de la capacité de l’argent criminel à pénétrer certains rouages institutionnels.

Jean-Michel Verne s’appuie sur des procédures judiciaires, des documents et des témoignages d’enquêteurs. Cette matière donne à son récit une solide dimension documentaire. Il évite généralement les effets faciles et préfère démonter les mécanismes du système.

On pourra toutefois regretter que la dimension sociale soit moins approfondie. Pourquoi certains jeunes basculent-ils dans cette économie ? Que disent ces recrutements de l’état des quartiers concernés ? Quelles réponses sociales, économiques et politiques opposer à une organisation qui prospère sur les failles du territoire ? L’auteur privilégie clairement l’angle policier et judiciaire. C’est aussi ce qui fait la précision de son enquête, tout en laissant certaines questions en suspens.

Sa conclusion dépasse néanmoins le seul cas marseillais. Lorsque Verne écrit que «l’économie de la mafia est partie prenante de l’économie française» et voit dans la DZ Mafia «le symptôme le plus voyant d’une nécrose», il élargit son propos à une société confrontée à la banalisation progressive d’une économie criminelle.

Abdelatif Mehdi Laribi, l’un des chefs présumés de la DZ Mafia, arrêté en Algérie.

Quand l’actualité rejoint les pages du livre

L’actualité judiciaire récente donne une résonance particulière à ‘‘Inside DZ Mafia’’. Deux noms cités dans le livre sont revenus au premier plan dans des procédures en cours entre la France et l’Algérie.

Le 3 août 2026, les autorités algériennes ont arrêté Djamel Djeha, 46 ans, présenté comme un cadre présumé du réseau de la Castellane à Marseille. Il a été interpellé en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par les magistrats instructeurs marseillais dans le cadre de l’enquête «Empire». Son nom figure dans l’enquête de Jean-Michel Verne sur les réseaux criminels marseillais.

Deux semaines auparavant, le 20 juillet, Abdelatif Mehdi Laribi, 36 ans, alias «Tic», présenté comme l’un des fondateurs présumés de la DZ Mafia, avait été arrêté en Algérie sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par deux juges d’instruction marseillais. Il est visé dans le vaste dossier «Octopus», consacré à des réseaux de narcotrafic.

Le 10 août, les deux hommes ont été placés en détention provisoire en Algérie, après avoir été initialement placés sous contrôle judiciaire. Cette actualité donne au travail de Jean-Michel Verne une résonance presque immédiate : les noms qu’il étudie dans son livre continuent d’apparaître dans des procédures qui illustrent l’extension géographique des réseaux et la nécessité d’une coopération judiciaire dépassant les frontières.

C’est finalement ce que révèle ‘‘Inside DZ Mafia’’ : derrière les règlements de comptes et les images spectaculaires du narcotrafic se déploie un système beaucoup plus complexe, capable de produire ses propres hiérarchies, ses circuits financiers et ses modes de recrutement. Un système qui, surtout, ne s’arrête ni aux frontières des quartiers ni à celles des États.

‘‘Inside DZ Mafia, au cœur du gang narco-mafieux’’, Jean-Michel Verne, Éditions Arthaud, 240 pages, paru le 5 novembre 2025.

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Trump exfiltré dans un conteneur pour échapper à une vague menace iranienne

17. August 2026 um 08:03

L’incident s’est produit à la fin du sommet de l’Otan, le 8 juillet dernier. Donald Trump, averti d’une prétendue menace d’attaque de la part de l’Iran, s’est retrouvé mêlé à une opération rocambolesque d’évasion au cours de laquelle il s’était fait couvrir de ridicule qui, on le sait, ne tue pas. (Photo : Trump exfiltré dans un conteneur de restauration se la joue James Bond 007).

Habib Glenza, à Lodz.

La première information rapportée par la presse américaine était que Trump avait troqué le Boeing 747-8 récemment rénové, un cadeau du Qatar, contre l’ancien Air Force One pour rentrer du sommet de l’Otan en Turquie.

Les journalistes ont trouvé étrange que Trump ait décidé à la hâte de changer son Boeing 747-8 Air Force One flambant neuf, d’une valeur de 400 millions de dollars, dont la modernisation, selon The Independent, a coûté environ 1 milliard de dollars supplémentaires.

Au départ, on pensait que le changement d’avion de Trump était dû à des failles de sécurité du nouvel Air Force One. Paradoxalement, l’ancien Air Force One était considéré comme plus sûr. Du moins, c’est ce que l’on croyait.

Sur Truth Social, Donald Trump avait alors affirmé que l’ancien et le nouveau Air Force One feraient un arrêt imprévu à la base de la Royal Air Force de Mildenhall, au Royaume-Uni, afin que les soldats de la base puissent visiter le nouvel appareil.

«Tout le monde est très enthousiaste, et nous pensions qu’ils devaient être les premiers à le voir. Par nostalgie, nous allons faire voler l’ancien Air Force One de Turquie à Mildenhall, un court voyage qui en vaut vraiment la peine afin que nos grands héros militaires aient l’occasion d’apprécier notre magnifique nouvel appareil au sein de la flotte de l’Armée de l’air», écrivait Trump à l’époque dans son style fanfaron habituel.

Les explications concernant ce changement d’avion semblaient pour le moins extravagantes. La vérité allait bientôt être révélée par la presse américaine.

A cause d’une soi-disant menace iranienne

L’échange d’avions est intervenu dans un contexte de nouvelles attaques américaines contre l’Iran, un aspect clé de l’histoire qui a pris une importance accrue lorsque des informations ont indiqué qu’une menace contre le président était la raison apparente de ce changement soudain d’appareil.

Des rapports ultérieurs, publiés en juillet, ont ajouté une autre pièce au puzzle lorsque des responsables ont déclaré que le passage à l’ancien Air Force One était intervenu alors que les États-Unis avaient détecté un complot crédible de groupes soutenus par l’Iran visant à tirer un missile sur l’avion, comme l’a rapporté le New York Times.

Cette révélation a apporté un nouvel éclairage à l’affaire, des informations antérieures ayant indiqué que le Boeing 747-8 fourni par le Qatar, récemment modernisé pour servir de nouvel avion présidentiel Air Force One, ne disposerait pas de certains systèmes avancés de défense antimissile équipant l’ancien appareil présidentiel bleu clair.

Selon le New York Times, une fois la menace détectée, les services secrets américains ont demandé à Trump de changer d’avion.

Le 11 août, le Washington Post a révélé que Trump n’avait voyagé ni à bord du nouvel Air Force One, ni à bord de l’ancien. En réalité, une opération secrète de désinformation avait été mise en place pour protéger le président, opération qui a pu mettre en danger toutes les personnes voyageant à bord d’Air Force One, notamment les journalistes qui suivent Trump lors de ses déplacements.

L’ancien avion Air Force One utilisé comme leurre

Trump a embarqué à bord du vieil avion présidentiel Air Force One sous l’œil des caméras de télévision, mais aurait été rapidement transféré dans un C-32A de l’armée de l’air, plus petit, pour quitter la Turquie.

Mais le plus étonnant dans cette histoire est la manière dont le président a réussi à rejoindre le C-32A sans être repéré. Le président américain aurait été transporté jusqu’au C-32A dans un conteneur de restauration aéroportuaire. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, est monté à bord par un escalier extérieur, ce qui, selon le Washington Post, visait à «donner l’illusion d’un vol normal».

Trump s’est rendu au Royaume-Uni à bord du troisième avion et est remonté secrètement à bord de l’ancien Air Force One, s’adressant finalement au groupe de journalistes, qui n’avaient pas été informés de la situation et qui étaient également resté à bord de l’ancien Air Force One pendant le vol vers le Royaume-Uni.

Un responsable a déclaré au Washington Post que l’ancien Air Force One et les médias à bord servaient de leurre. Durant le vol vers le Royaume-Uni, les journalistes auraient été priés de baisser leurs stores. Interrogé à ce sujet plus tard, de retour à bord de l’ancien Air Force One, Trump a donné une réponse pour le moins surprenante, en déclarant aux journalistes qu’ils avaient dû baisser les stores car ils étaient «probablement sur un vol dangereux à cause de la racaille à laquelle nous devons faire face». Il a ajouté que sa vie était «constamment en danger» et qu’il figurait en tête de la liste noire iranienne.

Depuis, l’affaire a fait les gros titres aux États-Unis. Lorsque le Washington Post a fourni à l’administration les détails de son reportage, le directeur de la communication de la Maison-Blanche, Steve Cheung, a déclaré : «Comme le président l’a dit récemment, de nombreux ennemis des États-Unis le visent, et nous utilisons tous les outils à notre disposition pour faire face à ces menaces.»

Sauf que, dans toute cette affaire, où beaucoup de monde a été mené en bateau, y compris peut-être Trump lui-même, personne ne s’est avisé à vérifier si menace iranienne il y a eu réellement ce jour-là, ou si ce n’était pas une énième manipulation des services secrets… israéliens.  Ah, ces incorrigibles Américains !

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Auto | La Chine passe à l’électrique beaucoup plus vite que l’Europe

17. August 2026 um 07:26

Les automobiles chinoises ont submergé les marchés européens jadis dominés par les marques allemandes. Les raisons de cette montée vertigineuse des ventes de voitures chinoises électriques dans le monde sont liées, en plus du prix alléchant défiant toute concurrence et au design adapté au goût du consommateur européens, à l’innovation technologique en général et, en particulier, à la batterie en lithium, sans parler de la richesse des options et au service après-vente, souvent impeccable, en tout cas pour l’Europe. En Pologne, par exemple, la vente des voitures électriques chinoises dépasse de très loin celle des européennes avec en bonus une assurance automobile annuelle pour 1 zloty (environ 0,25 euro) ! (Photo : Le SUV électrique Omoda 9 du constructeur chinois Chery sera bientôt fabriqué dans d’anciennes usines Volkswagen en Allemagne Ce modèle incarne les ambitions européennes de Chery, qui dispose déjà d’une usine en Espagne depuis 2024). 

Habib Glenza

Pendant des années, le marché chinois a été le moteur de croissance de BMW, Mercedes-Benz et Volkswagen. Tout se vendait presque tout seul, au point que les trois groupes écoulaient encore 5,6 millions de voitures en Chine en 2019, soit plus de 23 % du marché local. Mais la donne a changé brutalement avec l’explosion de la voiture électrique. Les chiffres récents montrent une chute d’au moins 30 % des ventes au deuxième trimestre pour plusieurs marques allemandes.

En Chine, plus de 85 % des ventes des New Energy Vehicle (NEV) sont signées BYD, SAIC, Geely, XPeng et Xiaomi. On recense environ 150 marques chinoises et quelque 500 modèles nouveaux ou restylés ont été lancés.  

En moins d’une décennie, la Chine a fait basculer son marché automobile vers l’électrique à une vitesse inédite. En 2024, les NEV (100 % électriques ou hybrides rechargeables) représentent déjà environ 45 % des ventes, puis dépassent la barre des 50 % au premier semestre 2025, avec 5,46 millions de NEV vendus contre 5,43 millions de thermiques. Le pays comptait fin 2024 près de 23 millions de voitures entièrement électriques en circulation, soit une bonne moitié des immatriculations mondiales de véhicules électriques (VE) de l’année. Pour l’automobiliste chinois urbain, la voiture électrique n’est plus une niche, mais le choix par défaut.

Les Allemandes rattrapées par leur retard sur l’électrique

À l’inverse, le modèle économique des constructeurs allemands reste bâti sur le thermique premium. En 2019, les groupes BMW, Mercedes-Benz etVolkswagen réalisaient 23,1 % de part de marché en Chine ; en 2025, ils tournent autour de 11,3 %, avec 3,8 millions de voitures seulement.

La Chine pèse pourtant encore entre un quart et près d’un tiers de leurs ventes mondiales suivant les groupes, ce qui rend le choc encore plus visible dans leurs comptes. En 2024, ils ont vendu environ 325 000 voitures électriques en Chine, soit à peine 7,5 % de leurs propres ventes locales, alors que près de 28 % des voitures achetées dans le pays sont déjà électriques. Leur présence cumulée sur le segment NEV tourne autour de 3 % : une part minime sur un segment devenu central.

La pression se voit aussi sur les marges. Sous l’effet de la baisse de régime en Chine, BMW a abaissé sa prévision de marge automobile jusqu’à 1 %, ce qui en fait l’un des constructeurs européens les moins rentables cette année.

Volkswagen a reconnu que son modèle économique était quasiment cassé et prépare un plan de réduction d’environ 100 000 emplois avec des fermetures d’usines en Allemagne.

Face à une offre locale très électrique et très technologique, avec des prix agressifs, les Allemands se retrouvent piégés avec un mix encore très thermique et plus cher. Sur le segment d’entrée de gamme où se place la CLA électrique, la berline «est dans une position délicate, ce n’est ni la plus abordable ni la plus luxueuse», analyse Li Yanwei, conseiller auprès de l’association des distributeurs automobiles de Chine.

Les marques chinoises ont pris l’avantage

Pour tenter de rattraper leur retard, les groupes allemands multiplient les baisses de prix et les modèles dédiés à la Chine, parfois au détriment de la rentabilité. Mercedes a conçu une CLA à empattement long, truffée de logiciels et de commandes vocale dopée à l’IA, vendue beaucoup moins cher qu’en Europe. Mais pour vraiment rivaliser avec Xiaomi ou BYD, il faudrait encore baisser les tarifs, au risque de vendre à perte. Le constructeur explique qu’il mise avant tout «sur une croissance durable plutôt que sur l’achat de parts de marché à court terme», dans un contexte de guerre des prix où le bénéfice trimestriel de BYD a, par exemple, chuté de 55 % pour tomber à son plus bas niveau depuis plus de trois ans.

Dans le haut de gamme, certains modèles Xiaomi, concurrents d’une Porsche Taycan, atteignent 300 000 ventes en Chine, quand la berline électrique de Stuttgart reste sur quelques dizaines de milliers d’unités.

Ce ressenti illustre un basculement plus large de la perception des marques allemandes en Chine. Même sur des modèles électriques capables d’afficher des autonomies comparables à celles des rivales locales, Mercedes, BMW ou Audi sont vues comme moins avancées sur le logiciel embarqué, la conduite assistée ou le divertissement.

Les constructeurs chinois déploient des fonctions très adaptées aux usages locaux, comme le karaoké intégré, les écrans arrière géants ou des sièges qui se rabattent complètement pour transformer l’habitacle en espace de camping.

Pendant ce temps, les Allemands lancent la nouvelle plateforme Neue Klasse de BMW, les Audi développées avec SAIC ou encore les SUV électriques issus du partenariat Volkswagen-Xpeng, avec plus de 10 milliards d’euros déjà investis rien que pour BMW. Mais pour retrouver de l’air en Chine, il leur faudra fonctionner au rythme de la «China speed», tout en gardant assez de marge pour financer cette transition sur leur propre terrain européen.

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