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Empfangen — 08. August 2026 Französischsprachig

8 août 1956 – 8 août 2026 : qu’est-ce qui a vraiment changé pour la femme tunisienne ?

08. August 2026 um 17:28

Le 8 août 1956 constitue une date marquante dans l’histoire de la Tunisie : c’est ce jour-là qu’a été adoptée la loi interdisant la polygamie, inscrite à l’article 18 du Code du statut personnel.

Soixante-dix ans après la promulgation du Code du statut personnel (CSP), la Tunisie affiche un bilan contrasté en matière de droits des femmes. Si les acquis juridiques restent solides sur le papier, la réalité sociale révèle une montée du conservatisme, parfois teinté de misogynie, qui contraste avec l’image d’une femme tunisienne jadis plus libre et plus autonome.

Dès 1956, le CSP, porté par Habib Bourguiba, a aboli la polygamie, la répudiation et le mariage forcé, tout en instaurant le divorce judiciaire et le consentement mutuel au mariage. Les femmes ont obtenu le droit de vote la même année, puis le droit à l’avortement en 1973, faisant de la Tunisie un pionnier dans le monde arabo-musulman.

Aujourd’hui, les femmes représentent plus de la moitié des étudiants dans l’enseignement supérieur et près du quart de la population active. Elles occupent des postes de responsabilité dans la politique, la justice, l’entreprise et la société civile.

Mais un conservatisme en hausse

Pourtant, force est de constater que les discours rétrogrades se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux. Les commentaires misogynes, les tentatives de remise en cause des acquis, et les appels à un retour à des rôles traditionnels se font de plus en plus entendre.

Comment expliquer ce paradoxe ?

Plusieurs facteurs peuvent être avancés : crise économique et sociale : dans un contexte de précarité, certaines franges de la population se replient sur des valeurs perçues comme  « traditionnelles », voyant dans la femme un symbole de changement à contrôler. Influence des discours religieux et politiques : certains courants conservateurs, parfois soutenus par des partis ou des prédicateurs, instrumentalisent la question du genre pour mobiliser leur base.  La fracture entre milieu urbain et rural : si les femmes urbaines ont gagné en autonomie, les femmes rurales restent souvent confrontées à des conditions de travail précaires et à des normes sociales rigides.
Et enfin on note les effet des réseaux sociaux : la viralité des propos haineux ou rétrogrades donne une visibilité disproportionnée à des discours minoritaires, mais influents.

Une liberté en dents de scie

Il fut un temps où la femme tunisienne était perçue comme plus libre, plus autonome, notamment sous l’impulsion de l’État modernisateur des premières décennies post-indépendance. Aujourd’hui, cette liberté est toujours là, mais elle est contestée, parfois menacée, et nécessite une vigilance constante.

Malgré les avancées, la Tunisie accuse encore des retards. Ce qui fait qu’il reste du travail à faire pour que la femme tunisienne jouisse pleinement de ses droits, non seulement dans la loi, mais aussi dans les faits et dans les mentalités. Le conservatisme n’est pas une fatalité, mais il doit être combattu par l’éducation, la culture et de protéger les acquis.

Malgré les tentatives de certains courants de relancer le débat sur la polygamie, dans une logique de diversion par rapport aux enjeux politiques, sociaux et économiques du pays, les droits acquis par la femme tunisienne restent intacts. C’est en grande partie grâce à leur engagement que la Tunisie a traversé les turbulences post-2011, en préservant ses institutions et son équilibre national.

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Inflation mensuelle : +0,2% en juillet, entre légumes moins chers et hôtels plus onéreux

08. August 2026 um 13:25

Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,2% en juillet 2026 par rapport à juin, selon l’Institut national de la statistique (INS).

Cette hausse modérée s’explique principalement par la hausse des prix dans le groupe « Restaurants et hôtels » (+1,4%), ainsi que dans les groupes « Santé » et « Loisirs et culture » (+0,7% chacun).
À l’inverse, le groupe « Alimentation et boissons » a enregistré une baisse de 0,6%, grâce au recul des prix des légumes (-2,9%), de la viande ovine (-1,8%), de la volaille (-1,3%) et des œufs (-0,7%). Cette détente a toutefois été partiellement compensée par une hausse des fruits frais (+1,9%).

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Inflation : l’alimentation pèse toujours, malgré un léger ralentissement

08. August 2026 um 12:35

En juillet 2026, le taux d’inflation  s’est établi à 5,1%, en léger recul par rapport aux 5,3% enregistrés en juin, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS).

Cette baisse s’explique principalement par un ralentissement de la hausse des prix dans le groupe « Alimentation et boissons », dont l’inflation annuelle est passée de 7,1% en juin à 6,6% en juillet. Toutefois, ce fléchissement est partiellement compensé par une accélération des prix dans les groupes tabac et restaurants et hôtels.

Les produits alimentaires demeurent le principal moteur de l’inflation, même si leur rythme de progression se modère. Sur un an, les prix du groupe Alimentation et boissons  ont augmenté de 6,6% en juillet 2026, contre 7,1% en juin.

Les produits les plus touchés 

Viande ovine : +16,7%
Fruits frais : +13,8%
Viande bovine : +13,7%
Volaille : +12,5%
Poissons frais : +11,6%

À l’inverse, certains produits ont enregistré des baisses de prix : les huiles alimentaires (-4,9%) et les œufs (-3,8%)

 

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Aides sociales : 280 dinars par mois pour les familles les plus démunies

08. August 2026 um 10:41

Un arrêté conjoint des ministres des Affaires sociales et des Finances est paru dans le Journal officiel de la République tunisienne JORT (n°80), du 7 août, revalorisant l’allocation mensuelle du programme Amen Social (sécurité sociale) à 280 dinars pour les familles démunies.

Ce nouveau texte abroge l’article premier de l’arrêté du 10 juillet 2024, qui plafonnait cette aide à 260 dinars par mois. La hausse de 20 dinars s’applique avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2026, date d’entrée en vigueur fixée par le décret.

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CTN: pas d’annulations, mais seulement des retards

08. August 2026 um 10:32

La Compagnie tunisienne de navigation (CTN) a fermement démenti les informations circulant depuis vendredi 7 août 2026 sur les réseaux sociaux, selon lesquelles « plusieurs de ses traversées auraient été annulées sans préavis aux passagers » en raison d’une grève du personnel.

La compagnie précise qu’aucune traversée n’a été annulée, et qu’il n’y a donc pas eu lieu de notifier des annulations aux voyageurs. Ce qui s’est réellement produit, c’est un retard au départ de deux rotations, assurées par les navires Tanit et Carthage, suite à une grève d’une heure menée par des agents maritimes pour réclamer certains droits sociaux, notamment liés à la couverture médicale et aux conditions de travail.

La CTN réaffirme son engagement en faveur du dialogue social et son écoute des revendications légitimes de ses employés, en particulier celles touchant à leur santé. Elle promet de mettre en œuvre les réformes et solutions nécessaires dans les délais appropriés.
Dans le même temps, l’entreprise souligne qu’elle prend toutes les mesures utiles pour garantir la continuité du service public et contrer toute tentative visant à léser les passagers ou à nuire à l’image de l’institution.

Enfin, la compagnie rappelle son engagement profond et sa responsabilité envers sa clientèle, notamment afin d’assurer le retour des Tunisiens résidant à l’étranger dans les meilleures conditions possibles, conformément à sa mission de service public.

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Empfangen — 07. August 2026 Französischsprachig

Rendez-vous le 10 août à Hammamet pour vivre « Testostérone » en direct

07. August 2026 um 14:20

Le Théâtre El Hamra s’envole ce lundi 10 août 2026 vers le Festival international de Hammamet , avec sa dernière création, « Testostérone ». Mise en scène par Cyrine Gannoun et co-écrite avec Hamdi Hadda, cette pièce explore avec finesse les relations hommes-hommes, les dynamiques de pouvoir et les structures de la société patriarcale, sans tomber dans le moralisme.

Une création organique et universelle

“Testostérone” plonge dans le monde masculin comme porte d’entrée pour disséquer les conflits identitaires, le rapport au corps, au silence et à l’autorité, dans un cadre social tunisien qui résonne bien au-delà des frontières. “L’idée est de créer un microcosme où l’on évolue en tant que citoyens et artistes”, nous explique Cyrine Gannoun.

Loin des clichés des réseaux sociaux, la pièce mise sur la justesse, la profondeur et l’émotion, des qualités saluées par le public depuis son avant-première internationale aux JTC en novembre dernier.

Une tournée qui s’accélère

Après la Jordanie,  « Testostérone  » sera à l’affiche du Festival international de Hammamet le 10 août 2026, dans le cadre de la 60ᵉ édition anniversaire de l’événement. Des dates en France et en Allemagne sont également prévues à la rentrée 2027….

Un appel à soutenir le théâtre vivant

« Le théâtre a besoin de son public plus que jamais », lance Cyrine Gannoun, qui appelle spectateurs, médias et sponsors à « remplir les salles et à soutenir les artistes ».
Chaque projet comme « Testostérone »contribue à faire vivre un secteur pionnier, où les comédiens sont au cœur de l’action et où des dizaines de familles d’artistes trouvent leur gagne-pain.

Fiche technique

Texte : Cyrine Gannoun et Hamdi Hadda
Mise en scène : Cyrine Gannoun
Avec : Bahri Rahali, Abdelmoumen Chouayat
Musique : Hamza Bouchnak
Assistant à la mise en scène : Maher Msaddek
Création lumières : Mohamed Salah Madani
Direction technique : Mich
Scénographie : Bilel Ben Romdhane

En somme, alors soyez au rendez-vous le 10 août à Hammamet pour vivre “Testostérone “ en direct, dans le cadre prestigieux du 60ᵉ Festival international.

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La bière, bien plus qu’une boisson : 10 000 ans d’histoire et plus de 160 styles

07. August 2026 um 13:48

La Journée internationale de la bière est une fête populaire célébrée chaque année dans le monde entier, le premier vendredi du mois d’août. Créée en 2007 aux États-Unis, elle est née d’une idée simple : rassembler amis et inconnus autour d’une bonne bière. En cette journée, cette boisson millénaire confirme qu’elle est bien plus qu’un simple breuvage de convivialité. Véritable univers riche et complexe, elle se décline aujourd’hui en plus de 160 styles, offrant une diversité sensorielle qui dépasse largement la consommation occasionnelle.

Forte d’une histoire de plus de 10 000 ans, la bière s’impose désormais comme un produit à forte valeur culturelle. La richesse de son patrimoine, la diversité de ses styles et son potentiel remarquable en matière d’accords gastronomiques gagnent progressivement en reconnaissance, y compris sur des marchés traditionnellement dominés par le vin, comme le Portugal.

À l’origine, tout se joue en Californie. En 2007, Jesse Avshalomov et quelques amis convainquent le bar qu’ils fréquentent régulièrement, à Santa Cruz, d’organiser une journée spéciale en l’honneur de tout ce qui touche à la bière. La première édition a lieu le 5 août 2008. Le concept plaît : en 2011, la fête est déjà célébrée dans 23 pays et 138 villes.

Face au succès, les organisateurs décident, à partir de 2013, de fixer la date au premier vendredi d’août, pour transformer l’événement en vrai rendez-vous de fin de semaine, plus propice aux retrouvailles entre amis. Depuis, chaque premier vendredi d’août, des bars, des brasseries et des jardins du monde entier lèvent leur verre à la bière… et à ceux qui la brassent et la servent. 

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BCT: les avoirs nets en devises assurent 97 jours d’importation

07. August 2026 um 11:32

La Banque centrale de Tunisie (BCT) fait état d’avoirs nets en devises de 24,928 milliards de dinars, couvrant 97 jours d’importation. Autrement dit, ils ont légèrement reculé en jours d’importation. 

L’Institut d’émission indique également que le volume des billets et monnaies en circulation atteint un nouveau niveau élevé, à 29,859 milliards de dinars. Quant au refinancement global du système bancaire, il s’élève à 10,841 milliards de dinars.

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Les soldes d’été démarrent ce 7 août pour six semaines de promotions

07. August 2026 um 10:46

La saison des soldes d’été 2026 commence à partir de ce vendredi 7 août et s’étalera sur six semaines. Et ce, conformément à la loi n°40 de 1998 qui fixe le cadre légal des ventes en période de soldes. Mais, selon nos informations, aucune réunion préparatoire n’a été organisée pour cette édition.

Peu importe, il faut juste rappeler au passage que les soldes, qu’elles soient d’été ou d’hiver, sont présentées comme un levier important pour stimuler l’activité commerciale, avec des rabais obligatoires d’au moins 20%.

Donc, du côté des consommateurs, certains scrutent déjà les vitrines dès les premiers jours pour prendre de l’avance. Tandis que d’autres préfèrent attendre la première, voire la deuxième démarque. L’objectif est de repérer dès maintenant les articles à acheter le jour J.

Mais tout porte à croire qu’ils seront peu nombreux à se lancer réellement dans les soldes. La raison ? Pour beaucoup, les « soldes » telles qu’elles existent en Tunisie ne correspondent pas à l’idée de vraies promotions, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays où l’on parle de réelles réductions significatives.

Les soldes d’été, qui ont débuté ce vendredi 7 août 2026 et s’achèveront dans six semaines devaient être, selon le discours officiel, constituent une occasion de rafraîchir sa garde-robe à prix réduits. Dans la pratique, cependant, le grand public reste sceptique quant à la nature même de ces opérations. 

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Cyberattaques en Tunisie : explosion des ransomwares et ébauche d’une stratégie nationale

07. August 2026 um 10:02

Les cyberattaques continuent de s’intensifier à l’échelle mondiale, provoquant des pertes financières et opérationnelles croissantes pour les secteurs vitaux, à un moment où gouvernements et entreprises augmentent leurs dépenses en sécurité numérique pour faire face à des menaces grandissantes, dans un contexte d’élargissement des affrontements électroniques liés aux conflits internationaux.

Qu’en est-il de la Tunisie?

Le pays n’échappe pas à cette tendance. Ainsi le ministère de l’Intérieur a affirmé que la Tunisie n’est pas à l’abri de ces menaces et crimes, alors que 57 430 cyberattaques ont été enregistrées dans le pays au premier semestre 2025.

Plus encore, le nombre d’incidents déclarés à l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI) a littéralement explosé en 2022, augmentant de plus de 146 %. Et ce, pour passer de 63 000 incidents en 2021 à plus de 155 000.

Les ransomwares (logiciels de rançon) ont connu une hausse spectaculaire de 140 %, passant de 15 411 cas en 2023 à 37 076 en 2024. C’est ce qu’indique un rapport relayé par Tunisie Haut Débit.

De son côté, le nombre d’incidents signalés à l’ANSI a augmenté de plus de 48 % entre 2024 et 2026. Et des groupes criminels internationaux comme LockBit, BlackCat et Cl0p ciblent désormais activement la région MENA, y compris la Tunisie.

Sur le plan institutionnel, le document de la Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030 a été finalisé. Elle s’articule notamment autour de la protection résiliente des infrastructures nationales et du renforcement des compétences humaines.

En somme, si le chiffre de 10 500 milliards de dollars concerne l’économie mondiale, la Tunisie suit une trajectoire similaire à l’échelle locale avec une  hausse continue des incidents (ANSI), l’explosion des ransomwares, l’exposition croissante aux groupes de cybercriminalité internationaux et une réponse étatique qui se structure via une nouvelle stratégie nationale pour 2026-2030.

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Empfangen — 06. August 2026 Französischsprachig

Quand la hausse des prix mène à l’impasse

06. August 2026 um 15:13

La vague actuelle de hausses des prix ne serait pas un phénomène ponctuel, mais l’aboutissement de plusieurs années de politiques de contrôle des prix. C’est l’analyse avancée par l’économiste Moez Joudi dans un post sur sa page Facebook.

Selon lui, les gouvernements successifs depuis 2011 ont limité la hausse des prix en exerçant une pression directe sur eux, en les plafonnant, en réduisant les marges bénéficiaires et en imposant le gel des prix, notamment dans les entreprises publiques comme la Pharmacie centrale, la STEG, la SONEDE et d’autres.

Pendant des années, explique-t-il, elles ont vendu à perte, se sont endettées et ont attendu des subventions. En parallèle, les coûts de production, d’achat et d’approvisionnement ont augmenté et ces entreprises sont devenues progressivement déficitaires, certaines se trouvant en situation de faillite en raison de l’effondrement de leur modèle économique, financier et de développement.

Aujourd’hui la situation est devenue intenable : la pression continue et soutenue a provoqué une explosion, et l’on observe une vague de hausses (qui se poursuivra) pour sauver ce qui peut l’être, en l’absence d’une croissance économique suffisante et créatrice de richesse, alors que le pouvoir d’achat des citoyens se détériore et que l’endettement public augmente de façon excessive et dangereuse.

Il précise à cet effet : « Cette situation aurait pu être évitée par un véritable encouragement à l’investissement et à la production, le renforcement de la compétitivité, l’innovation et le renouvellement, la mise en œuvre des réformes programmées, et la rupture avec des idéologies dépassées et stériles au profit d’une plus grande ouverture des mentalités et des pratiques ».

Une pression persistante sur les prix

Pour Moez Joudi, le maintien prolongé de prix administrés a fini par provoquer un « éclatement » de la situation. Il estime que la Tunisie traverse aujourd’hui une vague de hausses des prix qui pourrait se poursuivre, dans un contexte marqué par une croissance insuffisante, une faible création de richesse et une dégradation continue du pouvoir d’achat. “Nous observons aujourd’hui une vague de hausses des prix, qui va se poursuivre, dans un contexte où il s’agit de sauver ce qui peut encore l’être”, poursuit-il. Ces décisions auraient pu être évitées par des politiques d’investissement, de compétitivité et de réformes réelles.

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Face aux coupures récurrentes, les industriels s’organisent pour sécuriser leur production

06. August 2026 um 11:34

Depuis plusieurs semaines, les coupures d’électricité à répétition se multiplient à travers le pays, plongeant usines et ateliers dans l’incertitude. Pertes de production, surcoûts cachés, image ternie auprès des partenaires étrangers : la facture s’alourdit et menace la confiance des opérateurs économiques.

photo améliorée avec IA

Rencontré lors de la présentation de la communication financière d’Office Plast, le directeur général Yassine Abid a livré à L’Economiste Maghrébin son analyse de la situation.

« Pendant trois jours, nous avons arrêté toutes les chaînes de production. Ce qui a engendré des coûts énormes, notamment en termes de retards de livraison. Cet arrêt nous a demandé énormément de travail pour tout remettre en ordre” souligne-t-il.

« Avant-hier, nous avons repris la production, qui fonctionne aujourd’hui normalement. La situation reste néanmoins difficile. Nous comptons donc investir dans des groupes électrogènes capables de prendre le relais en cas de coupure, afin d’éviter toute interruption majeure. C’est coûteux, mais c’est devenu une nécessité » poursuit-il.

Il évoque aussi l’impact sur les engagements clients et à l’export : « Certaines sociétés étrangères ne comprendront pas facilement ce genre de situation. La question de l’énergie est un sujet délicat qu’il faut prendre au sérieux. »

Et de conclure : « Je ne suis pas du genre à dramatiser, mais à mon avis, il faudra davantage d’investissements dans le secteur de l’électricité. »

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Empfangen — 05. August 2026 Französischsprachig

Prêt sur honneur : un signal social, mais un impact limité sur le financement

05. August 2026 um 22:12

Le “prêt sur honneur”  prévu par les textes d’application de la loi sur les chèques commence à entrer en vigueur, mais son effet sur le terrain devrait rester modeste. Pour l’expert bancaire Sofiène Lourimi, ce mécanisme sans garantie supplémentaire relève davantage d’un signal social que d’une solution capable de combler le manque de financement des PME et des particuliers.

L’expert en questions bancaires, Sofiène Lourimi, a estimé dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin que le « prêt sur honneur » prévu par les textes d’application de la loi sur les chèques ne constituera qu’une réponse partielle aux besoins de financement du tissu économique. Selon lui, ce dispositif, présenté comme un mécanisme d’accompagnement sans garantie supplémentaire, aura un impact limité sur les PME et les particuliers.

Inspiré d’expériences déjà existantes en France et au Maroc, le prêt sur honneur s’en distingue toutefois par son mode de gestion, puisque ce sont les banques tunisiennes qui en assurent directement l’application, et non des fonds ou des programmes dédiés.

Inscrit dans la réforme engagée en 2024 autour de la loi sur les chèques, ce mécanisme vise à atténuer les effets des restrictions introduites sur le financement, dans un contexte où les chèques jouaient, dans la pratique, un rôle d’instrument de financement. Cette mesure s’inscrit dans un ensemble plus large comprenant aussi un abattement de 50% sur les crédits à taux fixe, déjà en vigueur, ainsi qu’un plafonnement des commissions bancaires, encore en attente de son texte d’application.

Sur le plan financier, l’enveloppe mobilisée restera limitée. Elle correspond à 8% des résultats de l’ensemble des banques tunisiennes, soit environ 120 millions de dinars. Un montant jugé insuffisant pour répondre aux besoins de financement des PME et des particuliers.

Des critères encore imprécis

L’un des points de fragilité du dispositif réside, selon Sofiène Lourimi, dans le manque de clarté des critères d’éligibilité. Les textes évoquent des principes généraux comme l’ancienneté et l’égalité, sans préciser de manière détaillée les règles d’examen des dossiers.

La mise en œuvre ne nécessiterait pas de texte supplémentaire : la loi et le décret suffiraient, en principe, à rendre le mécanisme immédiatement applicable. Certaines banques ont d’ailleurs commencé à recevoir des demandes. Elles disposent ensuite d’un délai de 10 jours pour examiner chaque dossier et notifier leur décision, qui doit être motivée en cas de refus.

Le dispositif concerne l’ensemble des banques, publiques comme privées. Celles-ci sont tenues d’épuiser l’enveloppe dans un délai d’un an à compter de l’assemblée générale, sans pouvoir invoquer l’absence de dossiers solvables pour conserver les fonds. L’exercice 2025 est également concerné, sans nécessité de refaire les assemblées générales.

Un crédit, pas une subvention

Le prêt sur honneur ne prend pas la forme d’une subvention. Les fonds doivent être remboursés. La banque conserve donc un droit d’examen sur la solvabilité du demandeur, qu’il s’agisse d’une personne physique ou d’une société.

En revanche, elle ne peut pas exiger de garanties supplémentaires, telles qu’une hypothèque ou des cautions personnelles. Pour un particulier, l’analyse portera sur le revenu mensuel et les engagements déjà en cours. Pour une entreprise, le dossier devra notamment s’appuyer sur un business plan et sur la capacité de remboursement. Sofiène Lourimi souligne enfin que ce mécanisme relève davantage d’un message politique et social que d’une solution structurelle. 

Selon lui, les 120 millions de dinars annoncés restent très en deçà des besoins engendrés par la contraction du financement liée à la réforme du régime des chèques.

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Office Plast annonce une recapitalisation en deux phases

05. August 2026 um 17:42

Office Plast a tenu, mercredi 5 août 2026 aux Berges du Lac, une communication financière consacrée à son opération d’augmentation de capital et à ses perspectives de développement. La rencontre, animée par le directeur général Yassine Abid, a permis de présenter les modalités de l’opération, les derniers indicateurs d’activité ainsi que les axes de croissance de la société.

Le Conseil du marché financier (CMF) a accordé son visa au prospectus d’émission, autorisant Office Plast à porter son capital de 14,66 millions de dinars à 21,99 millions de dinars, soit une augmentation globale de 7,33 millions de dinars.

Une opération en deux phases

L’opération se déroule en deux étapes successives.
La première consiste en une augmentation de capital en numéraire de 3,665 millions de dinars, par l’émission de 3.665.541 actions nouvelles au prix de 1,640 dinar l’unité, dont 1 dinar de valeur nominale et 0,640 dinar de prime d’émission.

La souscription est ouverte du 5 au 19 août 2026 et réservée en priorité aux anciens actionnaires, à raison d’une action nouvelle pour quatre actions anciennes. En cas de souscription incomplète, une seconde période de répartition est prévue du 28 août au 1er septembre 2026. L’opération est pilotée par Maxula Bourse.

La deuxième phase portera, sous réserve de la réussite de la première, sur une augmentation de capital par incorporation de réserves du même montant, avec attribution gratuite de 3.665.541 actions nouvelles à raison d’une action gratuite pour cinq actions anciennes et/ou nouvellement souscrites. Cette phase débutera le 10 septembre 2026.

Un contexte encore fragile

Office Plast explique que cette recapitalisation vise à renforcer ses fonds propres, améliorer sa trésorerie, réduire son endettement et restaurer sa capacité de production. L’opération intervient après une année 2025 difficile, marquée par un incendie ayant affecté le stock de produits finis et par une perte nette de 1,41 million de dinars.

La direction rappelle également que les cinq dernières années ont été perturbées par plusieurs chocs, notamment la crise sanitaire, la guerre en Ukraine et l’inflation, qui ont pesé sur la rentabilité et freiné la croissance de l’entreprise.

Un plan de développement plus large

Cette augmentation de capital s’inscrit dans un plan de développement global estimé à 20 millions de dinars. Celui-ci repose sur plusieurs sources de financement : un financement étranger, la recherche d’un partenaire stratégique et, à défaut, le recours à un emprunt obligataire de 10 millions de dinars.

La société indique avoir déjà obtenu une ligne de crédit d’un million d’euros auprès de la BH Bank, destinée à financer l’achat de matières premières importées. Elle poursuit également ses discussions avec plusieurs fonds étrangers dans le cadre d’un éventuel partenariat stratégique.

Deux scénarios de développement ont été présentés, l’un plus prudent et l’autre plus ambitieux, avec des investissements renforcés dans la logistique, le stockage, l’automatisation et la diversification des produits. Cette diversification concernerait notamment l’emballage, les films plastiques et agricoles, ainsi que les fournitures scolaires et bureautiques, avec une extension progressive vers le papier et le carton.

Des indicateurs en amélioration

Au 30 juin 2026, Office Plast affiche des संकेतaux positifs. Le chiffre d’affaires atteint 18 millions de dinars, en hausse de 5% sur un an. Les ventes à l’export progressent de 3%, tandis que le marché local enregistre une croissance de 9%.

La production en valeur s’est établie à 19 millions de dinars, pour 37 millions de pièces. Dans le même temps, l’endettement a reculé de 3%.

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Tunisie–Palestine à Amman : solidarité renouvelée et appel pour Al-Qods

05. August 2026 um 10:15

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu avec son homologue palestinienne, Varsen Aghabekian Shahin, en marge de la réunion du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale concernant Al‑Qods Al‑Charif, qui se tient ce 5 août 2026 à Amman.

Les deux responsables ont réitéré l’urgence d’intensifier la mobilisation arabe et internationale pour protéger les civils et défendre le statut historique et juridique d’Al‑Qods.

Mohamed Nafti a rappelé la position constante de la Tunisie en faveur de la « juste cause palestinienne » et de la reconnaissance du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un État indépendant et souverain avec Al‑Qods pour capitale. Il a souligné le rôle de la Tunisie au sein des instances régionales et internationales pour faire respecter les droits du peuple palestinien et défendre les lieux saints islamiques et chrétiens de la ville.

Le ministre des Affaires étrangères  a également mentionné les démarches juridiques entreprises par la Tunisie, y compris les deux plaidoiries orales présentées devant la Cour internationale de Justice, visant à rappeler les obligations de l’entité occupante et à garantir l’acheminement de l’aide humanitaire vers les populations palestiniennes. Il a exprimé la volonté de Tunis d’intensifier la coopération bilatérale avec l’Autorité palestinienne, notamment dans les domaines technique, éducatif et estudiantin.

De son côté, Varsen Aghabekian Shahin a exprimé sa gratitude pour le soutien constant de la Tunisie, saluant la position affichée par la présidence tunisienne et l’engagement du peuple tunisien envers la cause palestinienne.

Les deux ministres ont évoqué les récents développements dans les territoires palestiniens occupés, en particulier à Gaza et en Cisjordanie, et ont condamné les violations et l’escalade qui affectent les civils. Ils ont convenu de la nécessité de conjuguer les efforts arabes et internationaux pour parvenir à une solution qui permette au peuple palestinien de récupérer ses droits légitimes.

Enfin, les deux délégations ont souligné l’importance de poursuivre la coordination au sein du Comité ministériel arabe pour Al‑Qods et d’intensifier l’action commune afin de mobiliser un soutien international accru en faveur de la cause palestinienne et de préserver le statut d’Al‑Qods Al‑Charif.

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Samir Abid au secours du pouvoir d’achat du consommateur

05. August 2026 um 09:27

Le ministre du Commerce et du Développement des Exportations, Samir Abid, a présidé dans la journée du mardi 4 août 2026, à distance, la réunion périodique des directeurs régionaux. Il a rappelé que la conjoncture actuelle exige une vigilance renforcée sur le terrain et un suivi rigoureux des systèmes de production, des industries, des circuits de distribution et des stocks.

Samir Abid a insisté sur la nécessité de surveiller les indicateurs de marché afin de prendre des mesures proactives, fondées sur des données fiables et actualisées; avant que les tensions ne se répercutent sur l’approvisionnement et les prix.

Samir Abid a précisé que l’action du ministère ne se limite pas à corriger les perturbations ponctuelles, mais comprend aussi la capacité d’anticiper et d’éviter leur transformation en crise susceptible d’affecter les citoyens ou d’ébranler la confiance dans le marché. Les priorités du ministère, a-t-il ajouté, sont la régularité de l’approvisionnement, le maintien du pouvoir d’achat et la consolidation du rôle social de l’État.

A cet égard, il a appelé à renforcer la coordination entre les services centraux et régionaux, d’une part, et les autorités locales, régionales ainsi que les structures administratives des autres ministères, d’autre part. Et ce, afin d’adapter efficacement les interventions aux spécificités de chaque région.

Le ministre a par ailleurs souligné l’état de préparation des services pour les grandes périodes de l’année, notamment le Mouled, la rentrée scolaire et les périodes de faible production.

De même, il a mis l’accent sur l’importance du stockage comme mécanisme essentiel de régulation des marchés et de garantie d’approvisionnement, en particulier pour certains produits agricoles et pour répondre aux besoins de secteurs tels que le tourisme.

La réunion a aussi examiné la situation de l’approvisionnement dans l’ensemble des gouvernorats, en portant une attention particulière aux stocks d’eau minérale, de volaille, de pommes de terre et des produits de première nécessité gérés par l’Office du commerce, Tout en confirmant le suivi quotidien et la prise des mesures nécessaires lorsqu’il y a lieu.

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Empfangen — 04. August 2026 Französischsprachig

Les grandes orientations du projet de loi de finances 2027

04. August 2026 um 21:57

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé mardi 4 août 2026, au palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré aux grandes orientations du projet de loi de finances pour 2027.

Elle a souligné que ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre du plan de développement 2026-2030, fondé sur une approche progressive, participative et territoriale, associant l’État, les acteurs locaux et les citoyens. L’objectif est de promouvoir un développement plus équitable et mieux réparti entre les régions.

Le budget 2027 entend s’appuyer sur la valorisation des ressources nationales, le développement des secteurs à forte valeur ajoutée et le renforcement de l’autosuffisance, afin de soutenir une croissance inclusive et de rompre avec les anciennes méthodes de gestion des ressources publiques.

Le gouvernement souhaite également doter ce budget d’une meilleure capacité de résistance face aux crises internationales, aux tensions géopolitiques et aux défis climatiques. Il mise, pour cela, sur la diversification de l’économie, le soutien à la production, l’encouragement des initiatives collectives et la consolidation des acquis en matière de sécurité alimentaire, hydrique, énergétique et pharmaceutique.

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité de préserver les équilibres financiers de l’État tout en mobilisant les ressources nécessaires pour soutenir les priorités économiques et sociales. Cela passe par le renforcement du rôle social de l’État, l’amélioration du pouvoir d’achat, la qualité des services publics, l’investissement, la création d’emplois et le développement régional équilibré.

Parmi les priorités annoncées figurent aussi la réforme du système de santé et de la protection sociale, la restructuration des entreprises publiques, l’accélération de la transition numérique, la justice fiscale et l’intégration progressive de l’économie parallèle dans le circuit formel.

De son côté, la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a présenté un bilan de l’exécution du budget 2026 ainsi que les hypothèses économiques retenues pour 2027. Elle a mis en avant la résilience de l’économie nationale malgré les pressions financières et l’incertitude internationale.

En clôture, la cheffe du gouvernement a réaffirmé que le projet de loi de finances 2027 doit répondre aux attentes des Tunisiens, tout en consolidant la justice sociale et les fondements de l’État social.

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Prêts d’honneur : promesse sociale ou mesure symbolique ?

04. August 2026 um 14:39

Le décret n°148 de 2026 instaure des prêts d’honneur sans intérêts ni garanties, présentés comme une avancée sociale majeure. Mais plusieurs failles structurelles, contraintes bancaires, critères flous d’évaluation, enveloppe limitée et contrôle incertain, menacent de transformer cette initiative en geste symbolique plutôt qu’en solution effective pour le microfinancement. Quelle analyse peut-on faire? 

L’économiste Aram Belhadj a fait savoir, via sa page officielle, qu’à première vue, le décret n°148 de 2026 sur les prêts d’honneur apparaît comme une avancée sociale significative : un crédit sans intérêts, sans garanties ni caution, que l’imaginaire populaire qualifie d’une aubaine inespérée. Toutefois, derrière cette générosité affichée se dessinent des fragilités structurelles susceptibles d’entraver l’efficacité du dispositif dès son application.

Il constate qu’un premier obstacle tient à la contradiction imposée aux banques : elles doivent octroyer des crédits sans pouvoir ajuster la tarification du risque; ce qui heurte leur logique économique. Concrètement, cela risque d’engendrer une sélection implicite des dossiers les plus sûrs ou un traitement administratif détaché et laxiste, vidant la mesure de sa portée sociale.

 

Lire aussi: Bourse : les crédits sur l’honneur fragilisent le marché

 

En outre, il met l’accent sur le flou entourant des critères d’évaluation de la capacité de remboursement en l’absence de garanties. Cette zone grise crée une marge pour des pratiques discriminatoires informelles, malgré l’affirmation du principe d’égalité.

Troisièmement, l’enveloppe dédiée à environ 120 millions de dinars prélevés sur les bénéfices bancaires de 2025 paraît nettement insuffisante face aux besoins réels en microfinancement en Tunisie. La dimension financière limitée confère au dispositif davantage un rôle symbolique qu’opérationnel.

Enfin, le succès du mécanisme repose fortement sur la rigueur du contrôle de la Banque centrale. L’exemple de l’article 412, relatif à la baisse des taux des prêts immobiliers et demeuré lettre morte, montre que de bonnes intentions peuvent rester sans effet sans suivi sérieux.

Lire également : Faire de son honneur un levier : l’autre vision de la nouvelle catégorie de crédits bancaires en Tunisie

En somme, la mesure suscite des espoirs légitimes. Mais son impact dépendra des ajustements pratiques, de la transparence des critères et d’un contrôle strict pour éviter qu’elle ne reste qu’un symbole. Et pour finir chacun saura, à terme, si la promesse se traduit en réalité.

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CCIT : la Tunisie accueille son premier hub public d’accélération des entreprises

04. August 2026 um 12:58

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT) lance une initiative structurante pour l’écosystème entrepreneurial avec la création du SPEEDUP Tunisia Hub, premier hub public d’accélération d’entreprises en Tunisie.

Installé au sein de l’École Pratique de Commerce, ce space d’innovation s’inscrit dans le cadre du programme européen Interreg NEXT MED. Il vise à connecter la Tunisie à un réseau euro-méditerranéen regroupant sept pays partenaires. Le hub a pour mission d’offrir un accompagnement intégré aux PME et startups, à travers :

  • du mentorat et de l’encadrement personnalisé;
  • des programmes de formation adaptés aux besoins des jeunes entreprises;
  • un accès à un réseau d’affaires international;
  • l’intégration de pratiques responsables (critères ESG : environnementaux, sociaux et de gouvernance). 

Pour revenir aux chiffres clés, on note comme suit :

  • un budget alloué à la Tunisie de 315 300 €;
  • une durée du projet de 36 mois (2025–2028);
  • une capacité d’accueil de 15 à 25 bénéficiaires en présentiel, avec un accès virtuel élargi;
  • le lancement officiel qui aura lieu en automne prochain. 

Dans un environnement marqué par des défis structurels pour les PME, le SPEEDUP Tunisia Hub se positionne comme un levier concret pour améliorer leur compétitivité, soutenir leur croissance et faciliter leur ouverture sur les marchés internationaux

À travers cette initiative, la CCIT consolide son rôle de moteur de l’entrepreneuriat en Tunisie et réaffirme son engagement en faveur de la coopération euro-méditerranéenne.

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Yury Revich en concert à El Jem le 15 août 2026

04. August 2026 um 12:35

On dit souvent que la culture est ce souffle vivant qui éclaire et transforme nos sociétés, notamment lorsqu’elle nous permet de découvrir des univers sonores renouvelés. C’est ce qui se produira à l’amphithéâtre romain d’El Jem, qui s’illuminera dans la soirée du 15 août 2026 au son du violon de Yury Revich.

En effet, le célèbre violoniste autrichien, salué par la critique comme le « nouveau Paganini », se produira avec son ensemble MY SOUNDS pour une soirée exceptionnelle mêlant virtuosité classique, compositions originales et arrangements audacieux.

Qui est Yury Revich ?

Violoniste et compositeur de renommée internationale, Yury Revich est lauréat du prestigieux prix ECHO Klassik et de plusieurs autres distinctions majeures. Soliste invité par les plus grands orchestres, il se produit dans des salles emblématiques telles que le Carnegie Hall, le Musikverein et le Wiener Konzerthaus, la Philharmonie de Berlin, le Tokyo Metropolitan Hall ou encore la Scala de Milan. Il a partagé la scène avec des figures légendaires comme Daniil Trifonov, Martha Argerich, Rudolf Buchbinder, Steven Isserlis et Andrea Bocelli.

En tant que compositeur, il signe des œuvres marquantes, notamment son premier concerto pour violon, « Awakening » (2022) et sa première symphonie « Kaléidoscope »  (2023), interprétés par des orchestres de renom à Berlin, Munich et Salzbourg, et programmés dans des festivals internationaux. Sa composition « Unity » , écrite pour le chœur Goeika, a été créée mondialement en 2023 dans la Golden Hall du Musikverein de Vienne. En 2017, il a également adapté pour orchestre l’intégralité des Caprices de Paganini.

Depuis plus de dix ans, Yury Revich organise son propre événement, le festival « Nights with Yury Revich » , à Vienne. Dans ce cadre, il a fondé l’ensemble MY SOUNDS. Celui-ci réunit de jeunes virtuoses internationaux, formés dans des institutions prestigieuses telles que l’Université de musique de Vienne et le Mozarteum de Salzbourg. L’ensemble se produit dans des lieux comme le Musikverein, la Philharmonie de Berlin, la Salle Pleyel, la Galerie Ropac à Paris ou encore l’Albertina Modern à Vienne.

Alliant tradition classique et créativité contemporaine, MY SOUNDS propose des spectacles interdisciplinaires mêlant musique, danse, arts visuels, théâtre et nouveaux médias. Sa formation est composée d’Evgenii Artemenkov, premier violon, de Felipe Bueno, Eva Lesage et Niko Zakradze aux violons, d’Alena Komarovskaia et de Raphael Joshua Masters aux altos, de Konstantin Zelenin au violoncelle, de Cristian Camilo Obando Fuentes à la contrebasse et d’Anastasiia Kliuchereva au piano.

En somme, ce concert offre une rencontre rare entre patrimoine et création contemporaine. L’acoustique et la grandeur de l’amphithéâtre d’El Jem serviront de cadre idéal à une proposition artistique ambitieuse, accessible aux mélomanes comme aux curieux. Une occasion unique de vivre la musique sous un jour nouveau.

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