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Kasserine : les pluies et la grêle ravagent des cultures d’oliviers et d’arbres fruitiers

10. Oktober 2026 um 15:57

Des dégâts importants ont été observés au niveau des superficies cultivées en oliviers, légumineuses et arbres fruitiers à Sebiba et Jedelienne dans le gouvernorat de Kasserine, suite aux fortes pluies accompagnées de grêle qui se sont abattues ces derniers jours sur la région. Le président de l’Union régionale de l’agriculture, Mohamed Hassan Al Azhari a […]

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Kasserine: La gêle fait d’importas égâts à Kasserine

10. Oktober 2026 um 15:36
Des dégâts importants ont été observés au niveau des superficies cultivées en oliviers, légumineuses et arbres fruitiers à Sebiba et Jedelienne dans le gouvernorat de Kasserine, suite aux fortes pluies accompagnées de grêle qui se sont abattues ces derniers jours sur la région. Le président de l’Union régionale de l’agriculture, Mohamed Hassan Al Azhari a […]

Maroc-Israël : les industriels de la défense renforcent leurs liens

10. Oktober 2026 um 14:08

La participation officielle d’Israël au « Marrakech Air Show 2026 » marque une nouvelle étape dans la coopération militaire entre Rabat et Tel-Aviv. Huit entreprises israéliennes présentent leurs technologies de défense, tandis que des perspectives de partenariats industriels et de production locale sont évoquées.

L’industrie de défense israélienne fait son entrée officielle au Marrakech Air Show. Du 7 au 10 octobre, le salon aéronautique accueille pour la première fois un pavillon national israélien, accompagné d’une délégation de huit entreprises spécialisées dans les technologies militaires. Cette présence illustre l’approfondissement des relations sécuritaires et industrielles entre le Maroc et Israël, dont les relations diplomatiques ont été rétablies en 2020 dans le cadre des accords d’Abraham.

La délégation israélienne est conduite par la direction de la coopération internationale de défense du ministère de la Défense, connue sous le nom de SIBAT. Parmi les participants figurent trois grands groupes du secteur : Elbit Systems, Israel Aerospace Industries (IAI) et Rafael Advanced Defense Systems…

Vers une production locale au Maroc

Au-delà de la présentation de matériels militaires, la coopération pourrait prendre une dimension industrielle plus importante. Des responsables du secteur ont évoqué des possibilités de fabrication locale, de développement conjoint de technologies et de transfert de savoir-faire. Cette orientation rejoint la stratégie marocaine visant à développer une industrie nationale de défense et à réduire progressivement sa dépendance aux importations. Le pays cherche à attirer des partenaires étrangers capables d’apporter des technologies, des compétences techniques et des capacités de production.

Le groupe Moroccan Military Industry (MMI), lié selon les informations disponibles à l’entreprise israélienne Elbit Systems, illustre déjà cette évolution. Il prévoit notamment de commencer en mars 2027 les livraisons de tourelles destinées à des véhicules blindés.

Un partenariat à dimension stratégique

La présence israélienne à Marrakech intervient dans un contexte d’élargissement des relations bilatérales, qui englobent désormais la coopération militaire, les échanges technologiques et les perspectives d’investissements industriels. Pour les entreprises israéliennes, le marché marocain constitue un débouché potentiel vers l’Afrique et d’autres marchés régionaux. Pour Rabat, les partenariats étrangers peuvent contribuer à renforcer les capacités nationales dans les systèmes de défense, les équipements autonomes et les technologies avancées.

Cette dynamique soulève également des enjeux politiques, compte tenu des critiques visant les exportations d’armements israéliens et du contexte régional. Elle confirme néanmoins que la relation entre Rabat et Tel-Aviv dépasse progressivement le cadre diplomatique pour prendre une dimension industrielle et technologique.

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Basketball – Pro A (5e journée) : les ténors sur du velours

Von: farhat
10. Oktober 2026 um 11:50

Au train débridé où vont les choses, on aura torché à l’issue de cette cinquième ronde en un rien de temps pratiquement la moitié du chemin de la phase aller. Avec comme prédominante attractivité le choc régional Etoile Sportive du Sahel-Union Sportive Monastirienne. Sous les autres latitudes, rien de vraiment exceptionnel, nos balèzes que sont la Jeunesse Sportive Kairouanaise et le Club Africain se confronteront à un défi relativement mineur pour la Chabiba, à négocier les doigts dans le nez pour les Rouge et Blanc face respectivement à l’Etoile Sportive Goulettoise et à l’Union Sportive d’El Ansar.

C’est tout naturellement dans l’immémorial antagonisme sahélien footballistiquement parlant que se nourrit son pendant en basket, cette belle rivalité émulative entre l’ESS et l’USM. Après avoir raté au Gorjani l’opportunité de faire assaut d’isocompétence avec l’un des trois escogriffes du circuit, les Etoilés auront le loisir de se dédommager de ce petit capotage et de faire, dans la foulée, coup double, à savoir d’une part tanner le cuir à l’un de nos colosses patentés et prouver tant qu’à faire son mérite de compter parmi le gratin de nos clubs, et de l’autre, remporter un succès honorifique, une victoire symbolique dont seul un derby peut procurer une sapidité incomparable. Les Bleus, de leur côté, n’en seront pas moins aiguillonnés pour d’abord montrer qu’ils sont dignes de leur rang rutilant et pour accrocher ensuite le wagon que mène à bride abattue la JSK. Une Chabiba qui, tout en étant un cran au-dessus par rapport aux Aiglons de la Goulette, a tout intérêt à ne dormir que d’un œil.

Une cinquième victoire d’affilée et une invincibilité à préserver font que le jeu en vaut irrécusablement la chandelle. Quant aux fantassins de Chraïet, ils savent qu’en sortant de leur zone de confort à la faveur d’un duel qui les confronte à l’excellence, ils gagneront pour ainsi dire sur tous les tableaux, le résultat mis à part, conscients qu’ils sont de ne pas se tromper de cible. Le CA, pour sa part, s’en va à Dar Chaâbene El Fehri vers une vraie sinécure. Au vu des résultats que l’Union Sportive d’El Ansar a engrangés jusqu’ici, rien qu’en référence à son point-avérage de l’ordre de… (-105) en quatre journées seulement avec à la clé zéro victoire, c’est vraiment le jour et la nuit, un fossé abyssal séparant les deux clubs. En s’en remettant d’ailleurs à certains scores fleuves enregistrés depuis l’exorde du championnat, on peut aisément imaginer la configuration du panorama qui s’offre à nos yeux : un pinacle et un peloton de queue qu’un gouffre sépare et entre les deux, un ventre mou à califourchon entre le futur play-off et le dantesque play-out à venir.

Entre compétiteurs directs

Des duels entre des clubs appartenant à ces deux dernières familles d’écuries en découdront, à l’instar de Etoile Sportive Radésienne-Dalia Sportive de Grombalia. A priori, les Vignerons paraissent mieux pourvus mais les banlieusards qui, après trois journées de galère, ont enfin décroché un premier succès, certes au détriment du lambin de l’expédition mais suffisant pour les remplumer dans l’optique d’une deuxième victoire d’affilée. Avec également un seul petit haut fait dans leur escarcelle, le Stade Nabeulien et le Club Sportif de Hammam Sousse, ayant tous deux essuyé d’humiliantes rossées lors de la dernière journée et ce, au regard de l’insondable écart au score subi, s’escrimeront à l’emporter et surtout à rendre une bien meilleure copie. Belle explication en perspective demain à Sfax où la ronde se clora avec l’empoignade Club Sportif Sfaxien-Jeunesse Sportive d’El Manazeh, deux rivaux directs pour l’accession au play-off, un challenge pour lequel ils ont les yeux de Chimène.

Wahid SMAOUI

 

Programme

Aujourd’hui

Salle Bouhima Radès

17h00 : ESR-DSG

Salle D. C. Fehri

17h00 : USA-CA

Salle Bir Challouf Nabeul

17h00 : SN-CSHS

Salle Hammam Sousse

17h30 : ESS-USM

Salle Aziz Miled

17h30 : JSK-ESG

Demain

Salle Raed Bejaoui Sfax

15h00 : CSS-JSM

 

Résultats de la 4e journée

CA-SN : 84-46

JSM-JSK : 52-61

DSG-CSS : 82-70

ESR-USA : 63-54

USM-CSHS : 83-35

ESG-ESS : 72-79

 

 

 

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100 000 dollars pour naviguer dans le détroit d’Ormuz

10. Oktober 2026 um 11:40

Les capitaines de pétroliers dans le golfe Persique perçoivent des rémunérations équivalant à 100 000 dollars par mois pour naviguer dans le détroit d’Ormuz, auxquelles s’ajoute une prime de risque de 50 000 dollars par traversée alors que l’Iran multiplie les attaques contre les navires.

Imed Bahri

Le Finacial Times indique, en citant trois sources proches des armateurs et des équipages, que les propriétaires de navires proposent ces sommes considérables pour inciter les marins à rester à bord, tandis que les pays du Golfe s’efforcent de maintenir le flux de pétrole brut transitant par ce détroit vital.

Les marins ordinaires dont le salaire mensuel de base avoisine généralement les 1 500 dollars ainsi que les capitaines qui perçoivent habituellement environ 15 000 dollars par mois voient leur rémunération doubler lorsqu’ils se trouvent dans le sud de la mer Rouge et dans le golfe d’Oman et leurs revenus augmentent encore davantage lors de chaque traversée du détroit d’Ormuz, les marins ordinaires perçoivent alors au moins quatre à six fois leur salaire habituel.

Quatre à six fois le salaire habituel 

Comme la plupart des traversées du détroit sont effectuées par des pétroliers assurant des rotations régulières, les marins peuvent percevoir ces tarifs élevés pendant des mois d’affilée tout en étant constamment exposés au risque d’attaques iraniennes par missiles et drones. Selon une source bien informée, les marins qui s’aventurent dans ces voyages sont désormais perçus presque comme des mercenaires ce qui reflète l’ampleur des risques liés à la navigation dans le détroit.

Les navires qui prennent le risque de traverser cette voie maritime sont confrontés à l’une des vagues d’attaques les plus violentes depuis que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont déclenché les hostilités en février.

D’après la société de sécurité maritime Vanguard, au moins 14 attaques ont eu lieu depuis le 20 septembre dont quatre ont visé des navires depuis samedi 3 octobre.

Toutefois, les prix élevés obtenus pour le pétrole brut parvenant à sortir du détroit, conjugués aux risques liés à l’impossibilité d’expédier le pétrole produit dans le Golfe, incitent les producteurs de la région à payer le prix fort pour ces traversées.

Cette semaine, les tarifs d’affrètement pour le transport de cargaisons via cette voie maritime contestée ont atteint un niveau record de 1,3 million de dollars par jour, contre environ 20 000 à 50 000 dollars par jour l’année dernière.

La navigation pour pénétrer dans le Golfe, charger le pétrole et en ressortir prend généralement environ quatre jours. Seule une poignée de navires accepte d’effectuer ce trajet, assurant la navette pour transporter le pétrole vers d’autres tankers qui attendent au large de Fujaïrah, dans le golfe d’Oman, d’où il est ensuite acheminé vers sa destination finale.

Un superpétrolier type transporte environ deux millions de barils de pétrole et compte un équipage pouvant aller jusqu’à 35 marins, placés sous les ordres du capitaine.

Pressions sur les équipage refusant de traverser le détroit

Manoj Yadav, secrétaire général du syndicat indien Forward Seamen’s Union of India, a déclaré que les armateurs proposent soit des sommes importantes aux marins, soit, dans certains cas, exercent des pressions sur les membres d’équipage refusant de traverser le détroit en les menaçant d’être remplacés et de voir les frais de leur rapatriement déduits de leur salaire.

Au total, au moins 93 navires ont été la cible d’attaques depuis le 28 février et 24 marins ont trouvé la mort, selon l’Organisation maritime internationale (OMI).

Scott Bergeron, directeur général de la compagnie de transport maritime Oldendorff Carriers, a déclaré mardi lors d’une conférence sur le transport maritime au Royaume-Uni : «La réalité est que ces navires et nos marins sont devenus des cibles. C’est une situation honteuse mais c’est aussi une nouvelle réalité qui rend la vie extrêmement difficile pour les personnes dont nous dépendons».

La plupart des navires traversent le détroit d’Ormuz de nuit en désactivant leurs systèmes de positionnement par satellite (GPS).

La marine américaine a déployé des moyens de défense aérienne pour protéger les navires traversant le détroit via un itinéraire longeant la côte omanaise.

La plateforme d’analyse maritime Windward a estimé que 13 navires avaient traversé le détroit le 4 octobre, contre 24 le même jour de la semaine précédente, une baisse consécutive à la recrudescence des attaques.

Les données de Windward indiquent qu’environ 2% des navires ayant traversé le détroit d’Ormuz au cours du troisième trimestre ont été la cible d’attaques. Avant le déclenchement du conflit, environ 135 navires traversaient le détroit chaque jour, transportant près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL).

Recrudescence des attaques contre les navires  

L’intensification des attaques la semaine dernière a fait suite à des rapports indiquant que les flux totaux de pétrole en provenance du Golfe étaient revenus à des niveaux proches de ceux enregistrés avant le conflit, selon la plateforme de données sur les matières premières Kpler.

Toutefois, Kpler a indiqué ce mardi que les flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz lui-même demeuraient inférieurs d’environ un tiers aux niveaux d’avant-guerre. Certains flux, qui transitaient auparavant par le détroit, ont été réorientés vers d’autres itinéraires, notamment des oléoducs.

Outre les coûts liés aux équipages, les propriétaires de pétroliers s’acquittent de primes d’assurance contre les risques de guerre variant de 6% à 10% de la valeur de la coque du navire pour opérer dans la région, selon des courtiers en assurance. 

Les prix du carburant marin ont également atteint de nouveaux sommets la semaine dernière, sous l’effet des inquiétudes du marché concernant les approvisionnements futurs, selon l’agence Argus, spécialisée dans le suivi des prix.

Lundi, le prix du fioul couramment utilisé par les superpétroliers à Fujaïrah —le port de ravitaillement le plus proche du Golfe— a atteint 686 dollars la tonne, soit une hausse de 67% par rapport à la même période l’an dernier, alourdissant ainsi davantage les coûts du voyage. 

La plupart des marins sont originaires de communautés défavorisées dans des pays tels que les Philippines, l’Inde et l’Indonésie ainsi que de Russie, d’Ukraine et d’Europe de l’Est. Ils sont généralement attirés par ce métier pénible en raison de salaires nettement supérieurs à ceux qu’ils pourraient percevoir dans leur pays d’origine.

Yadav a déclaré: «Les marins sont perdants sur toute la ligne. S’ils refusent, ils risquent de perdre leur emploi et s’ils acceptent, ils risquent de perdre la vie».

Parmi les entreprises faisant transiter des navires par le détroit figurent la compagnie sud-coréenne Sinokor et la société grecque Dynacom ainsi que des entreprises publiques du Moyen-Orient, notamment la Compagnie pétrolière nationale d’Abou Dabi (Adnoc) —qui dispose de sa propre division de transport maritime— et la Kotc (Kuwait Oil Tanker Company), entreprise publique koweïtienne spécialisée dans le transport maritime d’hydrocarbures.

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Navi Pillay | Nobel pour les victimes, avertissement aux puissants

10. Oktober 2026 um 10:59

En récompensant Navi Pillay, le Nobel de la paix 2026 place la défense des droits humains au centre d’un débat qui dépasse les frontières de Gaza. Ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, magistrate et figure de la lutte contre l’impunité, la juriste sud-africaine incarne une justice internationale confrontée à une contradiction persistante : les principes sont universels, mais leur application reste soumise aux rapports de force. Les puissants rechignant toujours à les appliquer.

Djamal Guettala

La distinction prend un relief particulier depuis que Navi Pillay a présidé la commission d’enquête de l’Onu qui a conclu, en septembre 2025, qu’Israël avait commis un génocide dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes ont rejeté ces conclusions et vivement attaqué la lauréate après l’annonce du prix. La controverse est devenue le prolongement d’un affrontement plus large sur la légitimité des institutions internationales à enquêter sur les actes des États.

Le rapport de la commission d’enquête des Nations unies, publié le 16 septembre 2025, estime que quatre des cinq catégories d’actes constitutifs du génocide prévues par la Convention de 1948 ont été commises à Gaza. La commission a également conclu à l’existence d’une intention de détruire les Palestiniens de Gaza, en tout ou en partie, en tant que groupe.

Ces conclusions doivent être rapportées avec précision. Elles émanent d’une commission d’enquête et ne constituent pas, à elles seules, une condamnation prononcée par un tribunal. Cette distinction juridique n’enlève rien à la gravité des constats formulés ; elle rappelle que l’établissement des faits, leur qualification et la détermination des responsabilités obéissent à des procédures distinctes.

Le droit à l’épreuve des pouvoirs

En s’en prenant à Navi Pillay, les autorités israéliennes contestent la légitimité de celle qui a dirigé ces travaux. Mais le débat ne peut se réduire à une querelle de déclarations. Il porte sur la capacité des mécanismes internationaux à recueillir des éléments, à examiner les violations présumées et à rendre publiques leurs conclusions sans céder aux pressions politiques.

Le Nobel ne tranche pas la controverse juridique autour de Gaza. Il distingue une carrière et un engagement en faveur de la paix et du droit international. Sa portée réside aussi dans le signal adressé à ceux qui considèrent que l’indépendance de la justice doit être protégée, même lorsque ses travaux dérangent.

Née en 1941 à Durban, en Afrique du Sud, Navi Pillay a grandi sous l’apartheid. Avocate, elle a défendu des opposants au régime ségrégationniste, avant de rejoindre le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Elle en a été présidente de 1999 à 2003.

Son travail dans l’affaire Jean-Paul Akayesu a marqué l’histoire du droit pénal international : le jugement rendu en 1998 a reconnu que les violences sexuelles pouvaient constituer des actes de génocide lorsqu’elles étaient commises avec l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe protégé. Cette avancée a contribué à mieux prendre en compte des crimes longtemps minimisés dans les procédures judiciaires.

Navi Pillay a ensuite dirigé le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme de 2008 à 2014. Son parcours traverse ainsi plusieurs moments majeurs de la construction d’une justice internationale chargée de poursuivre les crimes les plus graves et de reconnaître les victimes.

Cette trajectoire donne au prix une dimension qui dépasse la seule actualité du Proche-Orient. Elle rappelle que la justice internationale s’est construite à travers des luttes concrètes, des enquêtes difficiles et la remise en cause de l’impunité, notamment lorsque les victimes disposent de peu de moyens pour faire entendre leur voix.

Signature:

«Aux survivants des crimes internationaux»

Navi Pillay a dédié son Nobel aux survivants des crimes internationaux et aux défenseurs de la justice internationale. Cette déclaration replace les victimes au cœur d’une actualité dominée par les réactions diplomatiques et les accusations réciproques.

La reconnaissance des victimes ne se limite pas à la compassion. Elle suppose de préserver les témoignages, d’établir les faits, de rechercher les responsabilités et de permettre aux procédures judiciaires de suivre leur cours. Les institutions internationales ne peuvent, à elles seules, garantir l’application de leurs décisions. Elles dépendent aussi de la coopération des États et de leur volonté de respecter les obligations auxquelles ils sont soumis.

Le prix attribué à Navi Pillay ne mettra pas fin aux souffrances à Gaza et ne résoudra pas le conflit israélo-palestinien. Il ne remplace ni les enquêtes ni les décisions des juridictions compétentes. Mais il donne une portée mondiale à un combat qui concerne l’ensemble des sociétés : faire en sorte que les victimes ne soient pas oubliées et que la puissance politique ou militaire ne suffise pas à écarter l’examen du droit.

La question posée par ce Nobel est finalement celle de la cohérence internationale. Les principes des droits humains peuvent-ils être défendus partout avec la même exigence ? La réponse ne dépendra pas d’une cérémonie ni d’une distinction, mais de la manière dont les États traiteront les conclusions des enquêtes, les procédures judiciaires et les droits des populations civiles.

En consacrant Navi Pillay, le comité Nobel honore une juriste dont le parcours relie la lutte contre l’apartheid, la justice pénale internationale et la défense des droits humains. La véritable portée de cet hommage se mesurera à la place accordée, au-delà des discours, aux victimes et à l’indépendance de la justice.

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La CPI dans le viseur de Washington, Trump à la manœuvre ?

10. Oktober 2026 um 10:26

Le gouvernement américain a annoncé, vendredi 9 octobre, des sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI), et ce, quelques heures après que l’ancienne juge sud-africaine, Navi Pillay, a été récompensée du prix Nobel de la paix. Une simple coïncidence ?

 

De toute évidence, le président américain a du mal à accepter que le prix Nobel de la paix lui passe une fois encore sous le nez. Comme l’an dernier, Donald Trump – qui aura déclenché une guerre contre l’Iran et fait capturer le président du Venezuela, Nicolas Maduro, par les forces spéciales américaines, a une nouvelle fois assuré qu’il méritait la distinction « pour avoir réglé huit conflits », un chiffre largement fantaisiste – s’est indigné vendredi de n’avoir pas reçu le prix Nobel de la paix, en disant qu’il n’avait « jamais entendu parler » de la lauréate annoncée plus tôt dans la journée, en l’occurrence Navi Pillay.

« Les États-Unis, représentés par moi-même, votre président, auraient dû recevoir le prix Nobel de la paix, mais cela n’a pas été le cas », a dit le président américain pendant un meeting à Syracuse (nord-est des États-Unis). « C’est une tache indélébile sur la Norvège et les gens qui ont pris cette décision honteuse et embarrassante. Le prix Nobel de la paix a été discrédité à jamais par une poignée d’idéologues radicaux qui sont contre la démocratie et qui sont en réalité des ennemis de la civilisation », a-t-il ajouté.

En effet, à peine quelques heures de l’attribution du prix Nobel de la paix 2026 à Navi Pillay, figure emblématique de la lutte contre l’apartheid et juriste sud-africaine ayant présidé la commission d’enquête de l’Onu sur Gaza qui a conclu l’année dernière qu’Israël avait commis un génocide à travers le territoire palestinien occupé, les États-Unis viennent d’imposer des sanctions à la Cour pénale internationale. Et ce, dans un contexte de pression accrue de Donald Trump sur la Cour, après que celle-ci a émis en novembre 2024 des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour « des crimes de guerre à Gaza ».

« L’Histoire jugera ce moment »

En réponse, la Cour pénale internationale, créée en 2002 pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide, et qui compte 125 États membres à l’exception des États-Unis et d’Israël, a vivement rejeté les sanctions, les qualifiant « d’attaque contre l’État de droit et les fondements mêmes de l’ordre juridique international » et a averti que « l’Histoire jugera ce moment ».

Réaction immédiate de la part du Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, dans un communiqué : « Ces sanctions – les dernières en date d’une série de mesures de représailles contre la CPI et son personnel pour le travail qu’ils accomplissent chaque jour afin de faire progresser l’obligation de rendre des comptes pour les violations les plus graves des droits de l’homme – sont inacceptables ».

Pour sa part, l’Union européenne a déploré des sanctions « profondément regrettables », se disant « prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à la Cour de poursuivre son travail », a indiqué la Commission dans un communiqué.

Enfin, les ministres des Affaires étrangères du Canada, du Danemark, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, du Japon, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont déclaré vendredi “rester unis“ derrière la CPI face aux sanctions américaines : « Nous, États parties soussignés au Statut de Rome de la Cour pénale internationale, réaffirmons notre soutien constant et indéfectible à l’indépendance, à l’impartialité et à l’intégrité de la CPI ».

À l’inverse, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a salué les sanctions, qualifiant la Cour de « péril mortel pour les démocraties respectueuses du droit ». « La CPI n’est pas un tribunal. C’est une entité politique », a-t-il dénoncé, lui-même visé depuis 2024 par un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.

Rubio : « Un tribunal voyou »

Washington justifie ces sanctions par sa volonté de « défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente la Cour pénale internationale », selon un communiqué publié par le département d’État. « Ils veulent plus de pouvoir et le veulent à nos dépens », a insisté le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qualifiant au passage la CPI de «tribunal voyou».

« Le président Trump ne permettra jamais à la Cour pénale internationale de poursuivre des Américains. C’est pourquoi, aujourd’hui, les États-Unis imposent des sanctions à la Cour pénale internationale. Soit la CPI met fin à ses menaces, soit nous mettrons fin à la CPI », a affirmé Rubio, appelant les alliés des États-Unis membres de la Cour à « la remettre à sa place. S’ils ne le font pas, les États-Unis poursuivront leur campagne visant à démanteler la CPI, brique par brique, jusqu’à ce que les Américains ne soient plus menacés ».

Prévues pour entrer en application dans 180 jours, à moins qu’un accord ne soit conclu d’ici là, ces sanctions entraîneront l’interdiction de toute transaction financière avec la CPI, afin de «la couper de ses ressources et réduire sa capacité à opérer», selon le secrétaire d’État.

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Le cessez-le-feu à Gaza « n’est qu’une façade », affirment plus de 100 ONG

10. Oktober 2026 um 07:53
Un an après le prétendu cessez-le-feu à Gaza, conclu avec le soutien des États-Unis, celui-ci n’existe que sur le papier, selon plus de 100 organisations humanitaires, de défense des droits de l’homme et de la société civile. « Le cessez-le-feu n’est qu’une façade, les forces israéliennes continuant de tuer et de blesser quotidiennement des Palestiniens, […]

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