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Après les délestages : Zaafrana, Bou Argoub… où en est le renforcement du réseau électrique ?

21. August 2026 um 20:32

Les délestages de juillet ont brutalement rappelé la fragilité du système électrique tunisien face aux pics de consommation. Depuis, deux nouvelles infrastructures majeures ont été mises en service : la station de Zaafrana, à Kairouan, le 13 juillet, puis le poste de transformation de Bou Argoub, à Nabeul, ce 21 août. Deux projets distincts, mais qui témoignent d’un même impératif : renforcer un réseau soumis à une pression croissante.

Zaafrana, première pièce d’un programme de 17 postes

Le 13 juillet, la STEG mettait officiellement en service la station de transformation haute et moyenne tension de Zaafrana, dans le gouvernorat de Kairouan, pour un investissement proche de 25 millions de dinars.

Le projet constitue la première réalisation officiellement annoncée d’un programme national portant sur 17 postes de transformation. La station, raccordée au poste de Msaken II, doit notamment améliorer l’alimentation électrique de plusieurs délégations du sud de Kairouan et renforcer la stabilité du réseau pendant les périodes de forte consommation.

Mais cette mise en service ne constitue pas une réponse conçue en quelques semaines après les délestages. Le contrat de Zaafrana avait été signé en 2020 et le chantier avait accumulé les retards en raison de la pandémie de Covid-19 et des difficultés d’approvisionnement liées à la guerre en Ukraine.

La prochaine étape annoncée concerne Ben Guerdane, dans le gouvernorat de Médenine, suivie de Bir Chaâbane, à Kasserine.

Bou Argoub, un autre chantier stratégique

Un peu plus d’un mois après Zaafrana, c’est au Cap Bon qu’une autre infrastructure importante a été mise en service, a annoncé aujourd’hui la Radio nationale.

Le nouveau poste de Bou Argoub, d’une valeur de 47,094 millions de dinars, fonctionne à des niveaux de tension de 225/33 kV et dispose de deux transformateurs. Il est relié à Grombalia, Jebel Ressas et Bouficha par trois lignes aériennes doubles.

Son rôle est différent de celui d’une centrale électrique : le poste ne produit pas d’électricité. Il renforce la capacité du réseau à transporter, transformer et répartir l’énergie entre plusieurs zones.

Ce projet est particulièrement intéressant dans le contexte actuel car il contribue à consolider les échanges électriques entre le Cap Bon, le Grand Tunis et le Sahel.

Le problème n’est donc pas seulement de produire davantage

L’été 2026 a mis en évidence une réalité souvent moins visible : la sécurité électrique ne dépend pas uniquement des mégawatts produits par les centrales.

Lorsque la demande grimpe brutalement, notamment sous l’effet de la climatisation, il faut également disposer d’un réseau suffisamment robuste pour acheminer cette énergie vers les zones de consommation et absorber les variations de charge.

Les délestages de juillet ont justement illustré cette pression sur le système. La STEG avait alors programmé plusieurs opérations de coupure tournante afin de préserver la sécurité et la continuité du réseau.

Dans ce contexte, chaque nouveau poste de transformation constitue une pièce supplémentaire du dispositif.

Et les 15 autres postes ?

C’est désormais la question qui mérite d’être suivie.

Les sources disponibles confirment que Zaafrana est la première réalisation du programme des 17 postes et que Ben Guerdane et Bir Chaâbane figurent parmi les prochaines étapes annoncées.

Les documents techniques de la STEG permettent par ailleurs d’identifier plusieurs autres infrastructures prévues dans le cadre du développement du réseau, notamment à Skhira, Jemmal, Noyel, Sanhaja et Bir Chaâbane, avec différents niveaux de tension et raccordements.

Mais leur état d’avancement en août 2026 n’est pas suffisamment documenté dans les sources publiques consultées pour affirmer qu’elles sont déjà opérationnelles.

C’est donc moins le nombre de postes inaugurés que leur rythme réel de mise en service qui constitue désormais l’indicateur à surveiller.

Après les délestages, la question n’est plus seulement de savoir combien de projets électriques sont annoncés. Elle est de savoir combien sont effectivement entrés en exploitation, combien restent en chantier et combien attendent encore leur mise en service.

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Huile d’olive : En Afrique, la Tunisie dépend presque entièrement du marché égyptien

21. August 2026 um 19:19

La Tunisie affiche des ambitions croissantes sur les marchés africains, mais la géographie de ses exportations d’huile d’olive révèle une réalité beaucoup plus concentrée. Si l’Afrique ne reçoit que 3,8 % des volumes tunisiens exportés, l’Égypte à elle seule en absorbe 3,3 %. Autrement dit, près de 87 % de l’huile d’olive tunisienne destinée au continent africain prend le chemin du marché égyptien, selon un calcul effectué à partir de la ventilation géographique des volumes exportés.

L’Égypte, presque à elle seule

Le constat est saisissant. Sur les 3,8 % des volumes d’huile d’olive tunisienne exportés vers l’Afrique, 3,3 points correspondent à la seule Égypte, rapporte l’Observatoire national de l’Agriculture (ONAGRI).

Le calcul est simple : 3,3 % rapportés aux 3,8 % destinés au continent représentent environ 86,8 %, soit près de 87 % du débouché africain.

Derrière l’Égypte, la présence tunisienne apparaît beaucoup plus limitée et fragmentée. Le continent africain, pourtant régulièrement présenté comme un espace stratégique pour le développement des exportations tunisiennes, reste donc un marché encore marginal pour l’huile d’olive.

Une présence africaine encore très concentrée

Ce chiffre ne signifie pas que l’Égypte absorbe 87 % de l’ensemble des exportations tunisiennes d’huile d’olive. Il s’agit bien de 87 % des volumes destinés au continent africain.

La nuance est importante : l’Afrique elle-même ne représente qu’une part réduite des débouchés de l’huile d’olive tunisienne. Et, à l’intérieur de cette faible part, un seul marché concentre l’essentiel des expéditions.

Cette dépendance géographique contraste avec l’objectif de diversification des marchés et pose la question de la capacité de la Tunisie à élargir réellement ses débouchés africains au-delà de l’Égypte.

L’Arabie saoudite et la Jordanie, des marchés secondaires

La ventilation des exportations montre également que l’Arabie saoudite et la Jordanie représentent ensemble 7,7 % des volumes exportés.

Ces deux marchés occupent donc une place plus importante, à eux seuls, que l’ensemble du continent africain hors Égypte.

Le contraste souligne la concentration des débouchés tunisiens selon les zones géographiques : alors que l’Afrique ne capte qu’une faible proportion des volumes, le marché égyptien domine presque totalement cette présence continentale.

Le défi de la diversification

La forte progression récente des exportations tunisiennes d’huile d’olive masque ainsi une autre réalité : celle de la concentration géographique des marchés.

Pour la Tunisie, l’enjeu ne se limite plus à augmenter les volumes exportés. Il consiste également à diversifier les destinations, notamment sur un continent africain où la présence de l’huile d’olive tunisienne demeure, pour l’instant, largement dépendante d’un seul pays.

L’Égypte apparaît ainsi comme la porte d’entrée principale de l’huile d’olive tunisienne en Afrique. Mais au-delà de ce marché, le potentiel de diversification sur le continent reste encore largement à conquérir.

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Migration : 4829 retours volontaires depuis janvier, plus du double en trois mois

21. August 2026 um 18:59

Le nombre de migrants ayant bénéficié du mécanisme de retour volontaire depuis la Tunisie poursuit sa progression. Selon le dernier bilan communiqué par le ministère des Affaires étrangères, 4829 personnes ont regagné volontairement leur pays d’origine depuis le début de l’année 2026, portant à 25.103 le nombre total de bénéficiaires depuis le lancement du programme. Un chiffre qui marque une nette accélération par rapport au précédent bilan de la mi-mai.

2726 retours supplémentaires en trois mois

Le 19 mai dernier, le bilan faisait état de 22.377 retours volontaires cumulés, dont 2103 enregistrés depuis le début de l’année 2026.

Trois mois plus tard, le compteur annuel atteint désormais 4829 retours, soit 2726 personnes supplémentaires ayant bénéficié du dispositif depuis la mi-mai.

Autrement dit, le nombre de retours volontaires enregistrés en 2026 a été multiplié par 2,3 depuis le précédent bilan. En seulement trois mois, davantage de retours ont ainsi été enregistrés que durant les quatre premiers mois et demi de l’année.

Cette évolution traduit une accélération sensible du rythme des départs dans le cadre du programme de retour volontaire mis en œuvre depuis la Tunisie.

Un total de 25.103 bénéficiaires

Avec les chiffres communiqués ce 21 août, le nombre total de migrants en situation irrégulière ayant bénéficié du mécanisme atteint désormais 25.103 personnes.

Ce bilan concerne les opérations organisées dans le cadre du programme de retour volontaire et ne comprend pas les migrants ayant quitté la Tunisie par le biais de vols commerciaux réguliers.

La progression est donc également visible sur le cumul global : depuis le bilan de mai, celui-ci a augmenté de 2726 bénéficiaires, passant de 22.377 à 25.103.

Un dispositif qui change d’échelle

Au-delà du chiffre global, c’est surtout l’évolution du rythme qui retient l’attention. Alors que 2103 retours avaient été enregistrés depuis le 1er janvier à la mi-mai, ce total a dépassé 4800 trois mois plus tard.

Le mécanisme de retour volontaire constitue ainsi l’un des principaux instruments mobilisés dans la gestion de la migration irrégulière en Tunisie, en permettant aux personnes concernées de regagner leur pays d’origine dans un cadre organisé.

Reste désormais à observer si cette cadence se maintiendra au cours des prochains mois. Avec 4 829 retours déjà enregistrés en moins de huit mois, le bilan 2026 pourrait connaître une progression nettement plus importante que celle observée au printemps.

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Tunisie–Inde : Une chambre d’affaires en projet et un forum tous les six mois

21. August 2026 um 18:45

La coopération économique entre la Tunisie et l’Inde pourrait bientôt s’appuyer sur deux nouveaux mécanismes destinés à renforcer les échanges entre les entreprises des deux pays. Au lendemain du Forum tuniso-indien organisé le 20 août, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie a évoqué la poursuite des démarches en vue de créer une chambre d’affaires bilatérale et d’instaurer un rendez-vous économique semestriel, organisé alternativement en Tunisie et en Inde. À ce stade, aucune annonce ne fait toutefois état de contrats d’investissement précis conclus à l’issue de cette rencontre.

Une présence permanente au-delà des forums

L’idée d’une chambre d’affaires tuniso-indienne constitue l’un des principaux prolongements envisagés après le forum. L’objectif serait de disposer d’une structure permanente capable de rapprocher les entreprises, de faciliter les contacts et d’accompagner le développement de projets communs.

Contrairement à un forum ponctuel, une telle structure permettrait d’inscrire les relations économiques dans la durée. Elle pourrait notamment jouer un rôle d’interface entre les opérateurs privés, identifier des opportunités de partenariat et favoriser une meilleure connaissance des marchés tunisien et indien.

Les secteurs évoqués dans le cadre du rapprochement entre les deux pays couvrent notamment la pharmacie, le numérique, l’agroalimentaire, la mécanique, l’électronique ainsi que les composants automobiles.

Un forum tous les six mois

Le second mécanisme envisagé repose sur l’organisation régulière d’un forum économique tuniso-indien tous les six mois, alternativement dans les deux pays.

L’enjeu est d’éviter que les rencontres entre opérateurs économiques ne restent limitées à des événements isolés. Ce rythme semestriel permettrait d’assurer un suivi des discussions engagées, de présenter régulièrement de nouvelles opportunités et, surtout, de transformer progressivement les intentions de coopération en projets concrets.

Lors de la rencontre avec une délégation d’hommes d’affaires, le ministre du Commerce a d’ailleurs souligné l’importance de l’Inde en tant que partenaire économique pour la Tunisie et la nécessité de développer davantage les échanges entre les deux pays.

Des intentions institutionnelles, mais pas encore de contrats annoncés

C’est précisément sur ce point que la distinction reste importante. Les annonces intervenues après le Forum tuniso-indien du 20 août concernent, pour l’heure, la mise en place d’outils destinés à structurer et intensifier la coopération économique.

La création d’une chambre d’affaires et l’instauration d’un forum semestriel constituent donc des perspectives institutionnelles et organisationnelles, et non l’annonce d’investissements ou de contrats déjà conclus.

La prochaine étape consistera ainsi à mesurer la capacité de ces nouveaux mécanismes à déboucher sur des partenariats concrets dans les secteurs ciblés. Car entre la volonté de rapprocher les milieux d’affaires et la signature effective de projets industriels ou d’investissements, il reste encore une étape essentielle à franchir.

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Tunisie : après l’eau et l’électricité, la peur de manquer d’essence

21. August 2026 um 17:02
L’été 2026 n’en finit décidément pas d’ajouter une crise à une autre en Tunisie. Après les coupures d’eau, les difficultés d’approvisionnement en eau minérale et les épisodes de perturbations électriques, voilà que la Tunisie a connu, jeudi 20 août, une…

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Transport des carburants : Un préavis de grève se profile après le mouvement surprise

21. August 2026 um 13:59

Le calme est revenu dans les stations-service tunisiennes, mais le dossier du transport des carburants est loin d’être définitivement réglé.

Après le mouvement de protestation surprise observé jeudi 20 août par des chauffeurs de camions chargés du transport des produits pétroliers, les négociations se poursuivent entre les représentants syndicaux, les entreprises de transport et le ministère de tutelle.

Et selon les dernières déclarations de Selwan Samiri, secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques et secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la situation pourrait connaître un nouveau tournant : un préavis de grève à une date déterminée pourrait être déposé si les discussions n’aboutissent pas à un accord définitif, a-t-il affirmé au micro de Diwan.

La menace n’est donc pas immédiate, mais le risque d’une nouvelle perturbation de l’approvisionnement reste présent.

Le mouvement de jeudi a été levé, mais le problème demeure

Le mouvement de jeudi avait provoqué une perturbation soudaine du transport et de la distribution des carburants depuis la zone pétrolière de Radès.

L’arrêt des camions-citernes avait rapidement eu des conséquences visibles dans plusieurs stations-service, notamment dans le Grand Tunis, avec des files d’attente importantes et un afflux inhabituel d’automobilistes.

Face à cette situation, des discussions ont été engagées entre les différentes parties. Selwan Samiri affirme que l’UGTT a directement coordonné avec la Fédération générale du transport et les syndicats représentant les travailleurs du secteur, tandis que le ministère de tutelle a engagé des réunions avec les propriétaires des entreprises de transport.

L’objectif est désormais de parvenir à une plateforme d’accord définitive permettant de régler le conflit dans son ensemble. Mais les négociations n’ont pas encore permis de clore définitivement le dossier.

Pourquoi un nouveau mouvement reste possible ?

Selon le responsable syndical, plusieurs revendications professionnelles restent à traiter. Les travailleurs du secteur dénoncent notamment des difficultés récurrentes liées à leurs conditions de travail et à l’application de certains accords.

Lire aussi : Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

Pour le syndicat, le problème ne se limite donc pas à l’incident de jeudi. Il s’agit d’un dossier social qui s’est accumulé au fil du temps et qui nécessite une solution durable.

C’est pourquoi Selwan Samiri appelle les différentes parties à prendre leurs responsabilités et à privilégier le dialogue. La fenêtre de négociation reste ouverte, mais l’absence d’accord pourrait conduire au dépôt d’un préavis de grève.

Pourquoi cette menace est particulièrement sensible ?

Le transport des carburants constitue un maillon stratégique de l’économie tunisienne. Le pays peut disposer de stocks de produits pétroliers, mais ceux-ci doivent être acheminés vers les stations-service. Entre les infrastructures de stockage et les automobilistes, les camions-citernes jouent donc un rôle essentiel.

C’est ce qui explique la rapidité avec laquelle la situation s’est tendue jeudi.

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Ukraine | L’entourage de Zelnsky visé par des enquêtes anticorruption

21. August 2026 um 13:58

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a limogé mercredi 19 août 2026 sa cheffe adjointe de cabinet, Iryna Mudra, alors que les enquêteurs anticorruption lançaient une vaste enquête visant une organisation criminelle présumée impliquant de hauts responsables liés à la présidence.

Habib Glenza, à Lodz.

Outre Mudra, les suspects comprennent un député en fonction, un ex-parlementaire ainsi que le directeur général et le président du conseil de surveillance d’une banque publique, indique le Bureau national de lutte contre la corruption (Nabu). La description de ces responsables bancaires semble renvoyer à Sense Bank.

Les enquêteurs affirment que le groupe a contribué au blanchiment d’environ 3 millions d’euros (150 millions de hryvnias ukrainiennes) déposés comme caution pour un suspect dans une affaire de corruption.

Il s’agit de l’opération «Midas», une enquête sur des soupçons de corruption au sein de Energoatom, l’entreprise publique ukrainienne de l’énergie nucléaire, devenue la plus vaste affaire de corruption du mandat de Zelensky.

La nouvelle affaire n’est donc pas isolée : elle semble découler directement d’une enquête qui met déjà en cause d’anciens hauts responsables gouvernementaux et des personnes entretenant de longue date des liens personnels et politiques avec Zelensky.

De «Midas» à «Forest Gump»

Le Nabu et le Parquet spécialisé anticorruption (Sapo) ont dévoilé l’opération «Midas» en novembre 2025, au terme de plus d’un an d’enquête.

Ils affirment que les membres d’une organisation criminelle exerçaient une influence sur Energoatom sans y occuper de fonctions officielles, prélevant des pots-de-vin représentant 10 à 15 % des contrats auprès des fournisseurs en échange du déblocage des paiements.

Le Nabu estime qu’environ 85 millions d’euros ont été blanchis via ce système présumé.

L’ancien ministre de la Justice et de l’Énergie Herman Halouchtchenko a été accusé de blanchiment d’argent et de participation à une organisation criminelle.

En février, le Nabu a indiqué que plus de 7,4 millions de dollars, 2,4 millions d’euros et 1,3 million de francs suisses liés au système présumé avaient été transférés ou mis à la disposition de sa famille.

Les 3 millions d’euros au cœur de la dernière enquête, baptisée opération «Forest Gump», auraient été déposés comme caution pour Halouchtchenko

Selon des mandats de perquisition divulgués par des parlementaires ukrainiens, Sense Bank aurait été utilisée pour transférer une partie des fonds de caution. Le Nabu a également rendu publics des enregistrements audios dans lesquels on entend Mudra évoquer Sense Bank et des tentatives présumées d’influencer les décisions la concernant.

Dans une conversation enregistrée en juin, Mudra indique qu’on lui a dit que le directeur général de la banque et le président de son conseil de surveillance viendraient la voir.

Elle évoque aussi une personne prénommée «David» et le président d’une commission parlementaire, qui chercheraient à offrir une protection politique à la banque. On ignore si David fait référence à David Arakhamia, chef du groupe Serviteur du peuple de Zelenskiy au Parlement.

« Ils ne s’en prendront pas à Sense Bank et Sense Bank doit les payer», déclare Mudra sur cet enregistrement. Dans une autre conversation, Mudra affirme que «Timur», qu’elle décrit comme «un réfugié israélien», l’a appelée pour lui demander de prendre en charge le dossier de Sense Bank.

Cette description semble renvoyer à Timur Mindich, ami de longue date et ancien partenaire commercial de Zelensky, présenté comme l’un des cerveaux du système de corruption «Midas» évalué à 100 millions de dollars (85 millions d’euros).

D’un ami de longue date à un ancien chef de cabinet

Mindich faisait partie du premier cercle de Zelensky bien avant son entrée en politique et est copropriétaire de Kvartal 95, la société de production cofondée par le président.

Suspect dans l’opération «Midas», Mindich a quitté l’Ukraine pour Israël en novembre 2025. Son nom apparaît aussi dans l’enquête «Dynasty», dans laquelle le Nabu et le Sapo affirment que plus de 8,8 millions d’euros ont été blanchis via un complexe résidentiel de luxe en périphérie de Kyiv, à partir de fonds provenant en partie de systèmes de corruption, notamment chez Energoatom.

Mais le nom le plus en vue cité dans l’affaire «Dynasty» est celui d’Andriy Iermak, ancien chef de cabinet de Zelensky et pendant des années l’une des figures les plus puissantes d’Ukraine.

Iermak a dirigé le cabinet du président de 2020 jusqu’à son départ en 2025, devenant le plus proche confident politique de Zelensky et jouant un rôle central dans la politique intérieure, la diplomatie et la conduite de la guerre.

En mai 2026, le Nabu et le Sapo ont désigné Iermak comme suspect dans l’affaire de blanchiment d’argent «Dynasty». Un tribunal a ordonné son placement en détention avec la possibilité d’une libération sous caution de 2,7 millions d’euros, somme qui a ensuite été versée. Iermak nie les accusations.

La même enquête met également en cause l’ancien vice-Premier ministre Oleksiy Chernyshov, qui a occupé plusieurs hautes fonctions gouvernementales sous Zelensky et est présenté comme un ami de longue date de la famille présidentielle.

D’autres enquêtes ont rattrapé d’anciens membres de l’administration présidentielle. Rostyslav Shurma, ex-chef adjoint chargé de la politique économique, a été désigné comme suspect en janvier dans une affaire distincte portant sur des abus présumés dans le système de subventions aux énergies renouvelables en Ukraine.

Le Nabu et le Sapo soupçonnent Shurma, son frère Oleg et d’autres personnes d’avoir détourné environ 2,7 millions d’euros. Les deux frères ont été placés sur une liste de recherche en février, et un tribunal a ordonné leur détention par contumace en avril. Shurma, actuellement à l’étranger, nie tout acte répréhensible.

Une proximité douteuse et dérangeante

Ces enquêtes surviennent à un moment particulièrement sensible pour les ambitions européennes de l’Ukraine.

Kiev et Bruxelles ont ouvert en juin le cluster Fondamentaux des négociations d’adhésion de l’Ukraine, qui couvre notamment l’État de droit, la justice, les marchés publics et le contrôle financier. Un deuxième cluster, consacré aux relations extérieures a suivi en juillet.

L’UE a souligné que les progrès réalisés sur le cluster Fondamentaux détermineront le rythme global des négociations d’adhésion de l’Ukraine, plaçant l’indépendance et l’efficacité des institutions anticorruption du pays sous un examen particulier.

La série d’enquêtes dresse pour Zelensky un tableau politique de plus en plus délicat.

Son ancien chef de cabinet a été désigné comme suspect. D’anciens chefs adjoints de cabinet également. Son ami de longue date et ancien partenaire commercial est impliqué dans plusieurs grandes affaires. D’anciens ministres et d’autres hauts responsables de son administration sont eux aussi devenus suspects.

Chacune des enquêtes menées par le Nabu et le Sapo suscite aussi une forte mobilisation de l’opinion. Des dizaines de milliers d’Ukrainiens sont descendus dans la rue en 2025 pour défendre l’indépendance du Nabu et du Sapo après la décision du Parlement de restreindre les pouvoirs de ces autorités anticorruption.

La société civile a aussi réclamé des investigations supplémentaires sur des soupçons de corruption au plus haut niveau de l’État. 

Pour un président arrivé au pouvoir en 2019 en promettant de rompre avec l’establishment politique corrompu du pays, la proximité de tant d’affaires visant son entourage a un coût politique de plus en plus lourd.

Source : The Kyiv Independent 

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Eau minérale : L’Algérie dément avoir exporté vers la Tunisie

21. August 2026 um 13:19

Alors que des publications largement relayées sur les réseaux sociaux ont affirmé ces derniers jours que d’importantes cargaisons d’eau minérale algérienne avaient été acheminées vers la Tunisie pour faire face aux tensions d’approvisionnement, les producteurs algériens ont apporté un démenti clair.

Le directeur général de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), Aïssa Zelmati, a affirmé au média algérien TSA qu’il n’existe « aucune exportation officielle » d’eaux minérales algériennes vers la Tunisie.

Cette mise au point intervient après la diffusion de vidéos et de publications présentant des camions supposément chargés d’eau minérale algérienne et destinés au marché tunisien. Certaines publications avaient également évoqué une opération visant à contribuer à couvrir les besoins du marché tunisien, alors que plusieurs régions du pays connaissent encore des difficultés d’approvisionnement en eau conditionnée.

Aucun envoi officiel vers le marché tunisien

Selon Aïssa Zelmati, les informations faisant état d’une exportation d’eau minérale algérienne vers la Tunisie sont fausses. Le responsable de l’APAB a précisé que les producteurs algériens n’avaient pas orienté de cargaisons officielles d’eau minérale vers le marché tunisien au cours de l’été 2026.

Le média algérien Ultra Algérie a également rapporté ce démenti, soulignant que l’Association des producteurs avait tranché la polémique née sur les réseaux sociaux autour d’un supposé approvisionnement de la Tunisie par l’Algérie.

L’Algérie confrontée elle aussi à des difficultés

L’explication avancée par les professionnels algériens est également liée à la situation du marché local. Selon les informations rapportées par les médias algériens, le secteur de l’eau minérale en Algérie a lui-même été confronté à des difficultés de production et d’approvisionnement.

Lire aussi : Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

Dans ce contexte, les producteurs algériens affirment ne pas disposer d’un surplus officiellement destiné à l’exportation vers le marché tunisien.

En Tunisie, la pénurie reste bien réelle

Le démenti algérien ne remet toutefois pas en cause les tensions effectivement observées sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions ont connu ces dernières semaines des difficultés d’approvisionnement, dans un contexte de forte hausse de la consommation estivale et de perturbations ayant affecté certaines unités de production.

Les professionnels tunisiens ont expliqué que la demande exceptionnelle, notamment durant les périodes de canicule, avait contribué à épuiser les stocks disponibles. De son côté, le président de la Chambre nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a estimé que la situation devrait progressivement revenir à la normale.

Les informations faisant état de grandes cargaisons d’eau minérale algérienne officiellement importées en Tunisie ne sont pas confirmées. Au contraire, la principale organisation représentant les producteurs algériens de boissons assure qu’aucune exportation officielle n’a été effectuée vers la Tunisie cet été.

Le dossier illustre ainsi une nouvelle fois la nécessité de distinguer les images et affirmations circulant sur les réseaux sociaux des informations confirmées par les acteurs directement concernés.

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Médecine esthétique en Tunisie : L’Ordre des médecins tire la sonnette d’alarme

21. August 2026 um 12:56

La médecine esthétique est devenue omniprésente. Injections pour les lèvres, Botox, acide hyaluronique, soins anti-âge et autres interventions à visée esthétique sont largement promus sur les réseaux sociaux et connaissent un succès croissant auprès du public.

Mais derrière l’image glamour de ces prestations se cache une question fondamentale : qui est réellement autorisé à pratiquer ces actes et dans quelles conditions ?

C’est précisément sur ce terrain que le Conseil national de l’Ordre des médecins est intervenu, vendredi, pour rappeler que la médecine esthétique reste avant tout… de la médecine.

Une injection esthétique n’est pas un simple soin de beauté

Dans un communiqué publié vendredi, l’Ordre des médecins a insisté sur le fait que les injections et autres actes médicaux réalisés à des fins esthétiques doivent être pratiqués par des professionnels qualifiés et compétents, dans des conditions garantissant la sécurité des patients.

Le message est clair : le fait qu’une intervention ait un objectif esthétique ne la transforme pas en une simple prestation de beauté.

Une injection implique un geste invasif, une connaissance de l’anatomie, des produits utilisés, des contre-indications et des complications éventuelles. Elle exige également la capacité d’intervenir rapidement en cas de problème.

« La médecine esthétique demeure de la médecine », rappelle ainsi l’Ordre, soulignant qu’elle doit répondre aux mêmes exigences de compétence, de sécurité, d’éthique et de responsabilité professionnelle.

Le véritable problème : les actes pratiqués par des personnes non habilitées

L’alerte lancée par l’Ordre cible particulièrement les injections et autres actes médicaux réalisés par des personnes qui ne disposent pas des qualifications ou de l’autorisation nécessaires.

Pour l’institution, il ne s’agit plus, dans ce cas, d’une simple activité liée au secteur de l’esthétique.

Il s’agit d’un exercice illégal de la médecine, avec les risques que cela peut représenter pour la santé publique.

L’Ordre met ainsi en garde contre une banalisation de ces pratiques, notamment lorsqu’elles sont ouvertement promues ou évoquées dans les médias et sur les différentes plateformes numériques.

Lire aussi : Médecine esthétique : L’Ordre des médecins serre la vis !

Cette dimension est particulièrement importante à l’heure des réseaux sociaux, où les contenus consacrés aux transformations physiques, aux injections et aux résultats « avant/après » peuvent contribuer à donner l’impression que ces interventions sont anodines et sans danger.

Réseaux sociaux : quand la publicité peut banaliser le risque

L’élargissement du phénomène passe également par les réseaux sociaux. Des prestations esthétiques sont aujourd’hui promues à travers des vidéos, des photographies et des témoignages. Les offres peuvent parfois être présentées comme rapides, accessibles et pratiquement sans risque.

Or, le résultat visible sur une photographie ne permet pas de savoir qui a réalisé l’acte, quelles qualifications possède le praticien, quelle est l’origine du produit utilisé ou encore dans quelles conditions l’intervention a été effectuée.

C’est pourquoi la question dépasse largement le simple choix du consommateur.

Le développement de la médecine esthétique sur les plateformes numériques pose désormais un véritable enjeu de contrôle, d’information et de protection des citoyens.

La vigilance est d’autant plus nécessaire que la pression sociale autour de l’apparence, renforcée par les filtres et les images retouchées, peut pousser certaines personnes à rechercher des interventions rapides et moins coûteuses, sans toujours vérifier le cadre médical dans lequel elles sont proposées.

Pourquoi le lieu de l’intervention est aussi important

L’Ordre des médecins ne s’arrête pas à la qualification de la personne qui réalise l’acte. Il insiste également sur la nécessité que tout acte médical soit effectué dans une structure sanitaire adaptée.

Cela implique notamment le respect des règles d’hygiène et de sécurité, ainsi que la disponibilité des moyens nécessaires pour prendre en charge d’éventuelles complications.

Car même un acte présenté comme « léger » peut entraîner des effets indésirables.

La différence entre un simple incident et une complication grave peut parfois dépendre de la rapidité de la prise en charge et de la capacité du professionnel à identifier immédiatement le problème.

C’est aussi la raison pour laquelle l’Ordre rappelle la notion de responsabilité professionnelle : un acte médical ne se limite pas au geste lui-même, mais comprend l’évaluation du patient, la réalisation de l’intervention et la prise en charge des éventuelles complications.

Le boom mondial de la médecine esthétique

L’alerte intervient dans un contexte de forte croissance mondiale du marché de la médecine esthétique.

Les interventions non chirurgicales séduisent de plus en plus, notamment parce qu’elles sont souvent présentées comme moins lourdes que les opérations de chirurgie esthétique traditionnelles.

Les injections figurent parmi les actes les plus demandés. Cette évolution s’accompagne d’une multiplication des acteurs proposant des services liés à l’esthétique.

C’est précisément cette frontière de plus en plus floue entre salon de beauté, centre esthétique et établissement médical qui rend nécessaire, selon l’Ordre des médecins, un rappel des règles.

Toutes les activités liées à l’apparence ne relèvent pas de la médecine. Mais lorsqu’un acte est médical, son objectif esthétique ne peut pas le faire sortir du cadre médical.

Une question de santé publique

À travers son communiqué, l’Ordre des médecins appelle donc à ne pas normaliser les pratiques illégales.

Il estime que la promotion publique de ces activités doit conduire les autorités compétentes à intervenir et à prendre les mesures nécessaires.

L’enjeu dépasse ainsi la relation entre un praticien et son client. Il concerne la protection des patients, la sécurité des produits, les conditions sanitaires, la compétence des personnes qui interviennent et, plus largement, la santé publique.

Dans un secteur où la demande semble progresser et où les réseaux sociaux jouent un rôle croissant dans la promotion des prestations esthétiques, le rappel de l’Ordre des médecins prend une dimension particulière.

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Record des exportations d’huile d’olive : La Tunisie vend beaucoup, mais vend-elle assez cher ?

21. August 2026 um 12:08

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive connaissent une progression spectaculaire. Au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025/2026, les quantités exportées ont atteint 368.000 tonnes, contre 236.900 tonnes durant la même période de la saison précédente, soit une hausse de 55,3 %, selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

En valeur, les recettes ont progressé de 44,4 %, pour atteindre 4,605 milliards de dinars. Mais derrière ces chiffres impressionnants, une question se pose : pourquoi les exportations augmentent-elles aussi fortement, alors que la progression des recettes reste inférieure à celle des volumes ?

Une production exceptionnelle à l’origine de l’envolée

La première explication est relativement simple : la Tunisie dispose cette saison de beaucoup plus d’huile à vendre. La campagne 2025/2026 a été marquée par une récolte exceptionnelle. Les données et estimations sectorielles disponibles confirment que la production tunisienne a fortement progressé après une campagne précédente moins abondante. Le Conseil oléicole international avait notamment fait état d’une production tunisienne de 340.000 tonnes pour la campagne 2024/2025, en hausse de 55 % sur un an, dans un contexte de nette reprise de la production mondiale.

Cette abondance de l’offre permet mécaniquement à la Tunisie d’augmenter ses disponibilités exportables. Résultat : en neuf mois seulement, près de 368.000 tonnes d’huile ont été expédiées vers les marchés étrangers.

La hausse des exportations est donc avant tout une hausse des volumes disponibles et commercialisés.

Plus de tonnes vendues, mais pas une explosion équivalente des revenus

C’est ici que les chiffres deviennent particulièrement intéressants. Les quantités exportées ont augmenté de 55,3 %, tandis que les recettes n’ont progressé « que » de 44,4 %.

Autrement dit, la Tunisie vend beaucoup plus d’huile, mais chaque tonne supplémentaire ne génère pas nécessairement une hausse proportionnelle des recettes.

Cela s’explique notamment par l’évolution des prix internationaux. Après les niveaux exceptionnellement élevés observés lors des précédentes campagnes, en raison des mauvaises récoltes dans plusieurs grands pays producteurs méditerranéens, le marché mondial a progressivement connu une détente avec le retour de productions plus importantes.

Le Conseil oléicole international prévoit d’ailleurs une production mondiale de 3,44 millions de tonnes pour la campagne 2025/2026, après une forte reprise lors de la campagne précédente. L’augmentation de l’offre mondiale exerce logiquement une pression sur les prix.

En Tunisie, l’ONAGRI relève toutefois que le prix moyen à l’exportation a légèrement progressé de 1,4 % en juillet 2026 par rapport à juillet 2025. Cette évolution mensuelle positive intervient après des périodes où les prix moyens avaient connu des variations plus défavorables, notamment au début de la campagne. Les données disponibles pour les premiers mois de 2026 montrent ainsi que l’augmentation des recettes a principalement été tirée par les quantités exportées plutôt que par une forte hausse des prix.

Le vrai paradoxe : la Tunisie exporte surtout son huile en vrac

Le principal enseignement de ces chiffres concerne toutefois la structure même des exportations. Sur les 4,605 milliards de dinars de recettes enregistrées durant les neuf premiers mois de la saison, 81,4 % proviennent de l’huile d’olive exportée en vrac.

L’huile conditionnée ne représente que 18,6 % des recettes. Ce déséquilibre n’est pas nouveau. Lors des premiers mois de la campagne, la part de l’huile conditionnée dans les quantités exportées restait limitée, tandis que l’essentiel de l’huile tunisienne quittait le pays en vrac. Les données de l’ONAGRI ont régulièrement confirmé cette domination du vrac tout au long de la saison.

Le problème est économique : lorsqu’une huile est exportée en vrac, une partie importante de la valeur ajoutée peut être créée ailleurs, au moment du conditionnement, de la commercialisation et de la construction de la marque.

La bouteille, l’emballage, le marketing, la distribution et la notoriété commerciale peuvent alors profiter davantage aux entreprises qui achètent l’huile tunisienne pour la commercialiser sous leur propre marque.

La Tunisie vend donc une matière première agricole de grande valeur, mais ne capte pas toujours l’ensemble de la valeur créée jusqu’au consommateur final.

Pourquoi ne pas exporter davantage d’huile conditionnée ?

Les autorités tunisiennes ont elles-mêmes identifié cette question comme un enjeu stratégique.

Lors d’un conseil ministériel consacré à la préparation de la campagne 2025/2026, le gouvernement avait insisté sur la nécessité d’augmenter les exportations d’huile conditionnée, de développer de nouveaux marchés et d’encourager le conditionnement en Tunisie afin que l’origine tunisienne du produit soit davantage identifiée sur les marchés internationaux.

Lire aussi : Huile d’olive : La Tunisie écrase la concurrence et décroche la première place aux États-Unis

Au premier semestre 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive conditionnée ont atteint environ 41.000 tonnes, en hausse de 57 %, pour des recettes proches de 666 millions de dinars. Le nombre de destinations s’est également élargi à 62 marchés, avec des perspectives dans des pays comme le Brésil, la Chine, la Russie et la Jordanie, en plus des marchés traditionnels d’Amérique du Nord, du Golfe et d’Europe.

Le problème n’est donc pas l’absence de progression du conditionné, mais sa part encore insuffisante par rapport au volume total exporté.

Et l’huile biologique dans tout cela ?

L’huile d’olive biologique constitue également un segment important pour la Tunisie. Durant les neuf premiers mois de la saison 2025/2026, les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint 51.200 tonnes, pour une valeur proche de 673,4 millions de dinars.

Ce segment représente un potentiel particulier, car le bio peut permettre de viser des marchés et des consommateurs prêts à payer davantage pour des produits répondant à des exigences spécifiques de qualité, de traçabilité et de certification.

Le défi tunisien : passer du record de volume au record de valeur

Les chiffres de la saison 2025/2026 confirment donc la puissance exportatrice de la filière tunisienne. 368.000 tonnes exportées en neuf mois. Plus de 4,6 milliards de dinars de recettes. Une hausse de plus de 55 % des volumes.

Mais le véritable défi dépasse désormais la seule quantité. La Tunisie doit transformer son avantage agricole en avantage commercial. Produire davantage est une première étape. Exporter davantage en est une deuxième. Mais capter une plus grande part de la valeur finale grâce au conditionnement, aux marques tunisiennes, à la diversification des marchés et au positionnement sur des segments à forte valeur ajoutée constitue probablement la prochaine bataille.

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La Marsa : La Kharja de Sidi Abdelaziz aura lieu dimanche prochain

21. August 2026 um 11:23

La traditionnelle procession ( kharja ) de Sidi Abdelaziz se déroulera dimanche 30 août à la Marsa.

Cette kharja des aissaouias de la Marsa se déploiera du mausolée de Sidi Abdelaziz jusqu’au centre historique de la Marsa.

Comme chaque année, les présents devraient être aussi fervents que nombreux.

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Mateo, Vigo, Mercier : Aux souvenir des bistrots de Radès (et de Tunis)

21. August 2026 um 11:17

Alors que je prévoyais de passer quelques heures solitaires à savourer des rougets frits, je me suis retrouvé embarqué dans une conversation tout aussi savoureuse entre éclats de mémoires et remontée du souvenir.

Mais c’était compter sans la présence de l’ami Lotfi avec lequel j’ai partagé la même table, une poignée de pistaches et quelques godets à écluser. La conversation fut aussi délassante que la brise vespérale.

Souvenir des bistrots de Radès

Natif de Radès, mon ami sait tout de cette ville. Je l’ai écouté me raconter les cinémas de Radès qui étaient au nombre de deux : le Maxula et le Vox dont le gérant se nommait Ciccio.

Nous avons aussi évoqué les troquets de la ville qui étaient quelques uns entre la gare et la plage. Lotfi se souvenait des noms de madame Mercier et madame Vigo qui tenaient ces bistrots.

Dans un éclair de mémoire, il me raconte Al Bassatine et le Casino puis s’arrête sur le souvenir de la Brise de Radès, un bistrot qui se trouvait près du passage à niveau de Sidi Rezig et où il allait à vélo avec ses camarades.

Surgirent alors les réminiscences de longues escapades à bicyclette au-delà du Clos Potin, du Moulin Bleu et des Coupoles. La bande à Lotfi poussaient jusqu’à Sidi Rais où ils louaient une cabane pour la journée, avant de rentrer, ivres de soleil, jusqu’à Radès.

Troquets du Tunis d’antan

Comment s’offrir une tournée des troquets du Tunis d’antan en n’ayant que quelques sous ? La recette était simple et consistait à s’offrir un canon dans chaque bistrot, tout en profitant de la kemia généreusement offerte par les taverniers.

En ce temps, le centre-ville grouillait de petits bars de caractère où tout le monde venait boire et manger.

Sur l’avenue Bourguiba, l’offre était abondante et les bons coins se comptaient par dizaines. Le Triomphe, le Normandie et le Prado étaient au cœur de la ville, non loin du Café de Paris ou du Paris Bar.

Comment oublier le Marignan, le Rossini, le Coq d’or ou Chez Max ? Comment ne pas mentionner l’Univers, le Guillaume Tell ou le Claridge ? Comment ne pas se laisser tenter par le bar du Tourisme, près de la gare du Tgm ?

Avenue de Carthage, le Florence, le Coquille et la Brasserie de la Paix vous ouvraient les bras.

Avenue du Portugal, le Paon, la Nouvelle Escale et la Mouette vous accompagnaient jusqu’au port où les bistrots de la Petite Sicile accueillaient les amis en goguette. Le Scoubidou, l’Escargot et le Bar des Amis se souviennent de cette époque.

Les petits restaurants ne manquaient pas dans les parages : Le Bec fin, le Boléro, Tantonville, le Strasbourg, le Cosmos, le Paradiso, le Régent, la Forestière et l’Étoile.

De l’autre côté de la ville, l’avenue de Paris arrivait jusqu’à la place Pasteur où l’on rejoignait le Shilling et Aux Délices du Belvédère.

Entre temps, les troquets se succédaient : Chez Paul, le Colibri, le Charentais, le Tournant, Chez les Négres, la Gaîté, le Don Camillo, le Novelty et le Roi d’Espagne.

Arrivé au Passage, le Floréal et le Lucullus constituaient des haltes savoureuses et la tournée continuait au Perroquet, au Cléopâtre, au Zanzibar ou à la brasserie de Belgique.

Plus loin, le Magic Bar, le Chef, le Canigou et le Grill étaient là pour étancher toute soif. Avec des dizaines d’autres troquets éparpillés dans chaque ruelle.

En ce temps, la rue Charles de Gaulle, la rue Al Jazira et la rue d’Espagne accueillaient des dizaines de bistrots dont seuls ont survécu l’Auberge alsacienne, le Paris, le Lido et le Marius.

Qui se souvient par exemple du petit bar tenu par le sieur Balgamino à Bab Djedid ? Qui se souvient des troquets de Bab Bhar qui se nommaient la Bonne Table, Chez Eugène, la Posada ou Au Trou du Diable ? Qui se souvient des tavernes de Bab El Khadhra et de leurs aubergistes maltais ?

Tant de lieux dont il ne reste plus que des traces ténues et que je n’ai pas tous nommés pour que chacun puisse compléter à sa guise.

Les vergers de Hadj Alaya

La conversation a fini par revenir à Radès. Autour des vergers de Hadj Alaya, réputés pour la qualité de leurs pastèques cultivées sur des terrains sablonneux à proximité du rivage.

Ces « sanias » qui se trouvaient dans les parages de Oued Meliane étaient également appréciées pour la saveur de leurs poires. Celles qui étaient nommées « fayali » étaient délicieuses tout comme les variétés « mnamech » et « bougedma ».

Tout à coup, Lotfi s’est souvenu de Matéo Satopoulos, un Grec qui tenait un estaminet à la plage de Radès et y vendait du vin aux baigneurs et aux autres.

Beaucoup d’autres images ont été ravivées par la conversation : le passage des trains, la place du Mrah et ses demeures patriciennes, les villas de Mongil, les grandes familles de Radès, les bals-musette et les dancings, les crues de l’oued voisin et le limon qu’elles déposent et tant d’autres bribes qui racontent une vie à Radès.

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Ministère de la Santé : des recommandations pour prévenir la prolifération des moustiques

Von: tmps
21. August 2026 um 11:06

À l’occasion de la Journée mondiale du moustique, célébrée le 20 août, le ministère de la Santé a recommandé une série de mesures pour prévenir la prolifération des moustiques et se protéger de leurs piqûres.

Il s’agit d’éliminer chaque semaine les eaux stagnantes, notamment, dans les récipients, les bassins, les pneus et les vases, de bien couvrir les réservoirs d’eau, de maintenir un environnement propre et de bien gérer les déchets.

Le ministère conseille, également, l’utilisation de moustiquaires, de fenêtres équipées de filets et de répulsifs, ainsi que le port de vêtements couvrant le corps durant les périodes de forte activité des moustiques.

Seul l’adoption d’un comportement écoresponsable permet de se défendre contre les moustiques qui sont vecteurs de maladies graves, d’après la même source.

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Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

21. August 2026 um 11:03

La grève surprise des transporteurs de carburants, déclenchée jeudi avant d’être levée quelques heures plus tard, n’aura donc été qu’un avertissement. Une réunion de négociation est prévue ce vendredi 21 août pour examiner les revendications des chauffeurs. À l’issue de cette rencontre, deux scénarios sont désormais sur la table : un accord permettant de tourner la page, ou l’ouverture d’une procédure pouvant conduire à une nouvelle grève, cette fois précédée d’un préavis légal de dix jours.

Une mobilisation qui a pris l’UGTT de court

Le mouvement de jeudi présente une particularité : il n’avait pas été décidé par les structures de l’UGTT, selon Salouen Smiri, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale et secrétaire général de la Fédération de la pétrochimie.

Intervenant vendredi matin sur Jawhara FM, le responsable syndical a expliqué que les structures syndicales avaient découvert le mouvement au même moment que les autres acteurs. La mobilisation serait partie de chauffeurs protestant contre plusieurs difficultés sociales et professionnelles.

Une fois informée, la fédération a pris contact avec ses structures syndicales et différents responsables, notamment le président-directeur général de la Société nationale de distribution des pétroles (SNDP-Agil), afin de rétablir le dialogue et permettre la reprise du travail.

L’activité a finalement repris jeudi, mais cette issue rapide ne signifie pas que les revendications ont disparu.

Des revendications qui dépassent le seul salaire

Selon Salouen Smiri, la colère des chauffeurs est alimentée par des conditions de travail particulièrement difficiles. Le responsable syndical affirme que certains conducteurs peuvent travailler 15, 16, voire 18 heures par jour.

À cette question du temps de travail s’ajoutent des problèmes liés à la couverture sociale. Selon le responsable syndical, certains chauffeurs découvriraient, lorsqu’ils ont besoin de soins pour eux-mêmes ou leurs familles, que leur carnet de soins est bloqué alors même que les cotisations sont prélevées sur leurs rémunérations.

Le dossier ne serait par ailleurs pas nouveau. Les discussions entre les différentes parties dureraient depuis plus d’un an, tandis que les revendications portent notamment sur l’application d’accords antérieurs, dont un procès-verbal datant de 2018, ainsi que sur les majorations salariales.

Le mouvement de jeudi apparaît ainsi moins comme une revendication isolée que comme l’aboutissement d’un mécontentement accumulé.

C’est désormais la réunion de ce vendredi qui doit permettre de mesurer la capacité des parties à sortir du face-à-face.

Selon Salouen Smiri l’émission d’un préavis de grève changerait sensiblement la nature du conflit. Contrairement au mouvement surprise de jeudi, une nouvelle grève devrait s’inscrire dans la procédure prévue par le Code du travail.

L’article 376 bis prévoit qu’une décision de grève doit être précédée d’un préavis de dix jours, adressé à l’autre partie ainsi qu’au Bureau régional de conciliation ou, à défaut, à l’Inspection régionale du travail territorialement compétente. Le même article prévoit également l’approbation de la centrale syndicale ouvrière.

Autrement dit, le scénario d’une nouvelle paralysie ne serait pas immédiat. Mais si les négociations échouent, le conflit pourrait entrer dans une phase beaucoup plus formelle.

Le précédent des files devant les stations

L’enjeu dépasse largement les seuls transporteurs. La mobilisation de jeudi a montré à quelle vitesse une perturbation du transport des carburants peut produire un effet psychologique sur les automobilistes.

Le blocage des mouvements des transporteurs dans la zone pétrolière de Radès a rapidement fait naître des craintes sur l’approvisionnement des stations-service. Des files d’attente se sont formées dans le Grand Tunis puis dans d’autres régions, certains automobilistes cherchant à remplir leur réservoir par précaution.

La situation a ainsi illustré une mécanique désormais connue : l’incertitude sur l’approvisionnement peut provoquer une ruée avant même qu’une pénurie généralisée ne soit établie.

La reprise du travail a permis d’éviter, jeudi, qu’une perturbation de quelques heures ne se transforme en crise prolongée. Mais elle n’a pas réglé le dossier social.

Pour les automobilistes comme pour les acteurs de la distribution pétrolière, la différence est loin d’être théorique : une journée de mobilisation surprise a suffi à créer la panique dans plusieurs stations. Un conflit annoncé et prolongé pourrait avoir des conséquences autrement plus importantes.

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Diplomatie : Nafti reçoit les lettres de créance du nouvel ambassadeur de Belgique

Von: tmps
21. August 2026 um 11:01

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu, jeudi, les lettres de créance du nouvel ambassadeur de Belgique en Tunisie, Jan De Pauw, lors d’une entrevue au siège du département.
Lors de cet entretien, Nafti a appelé à un renforcement du partenariat tuniso-belge, notamment par l’accroissement des investissements belges en Tunisie et le renforcement de la coopération dans le domaine de la mobilité humaine.
Selon un communiqué du ministère, le chef de la diplomatie tunisienne s’est félicité des relations « privilégiées » unissant les deux pays, dont il a rappelé l’ancienneté, remontant à la fin du XIXe siècle, et le développement soutenu depuis l’établissement des relations diplomatiques, il y a soixante-dix ans. Il a souligné le « bond qualitatif » enregistré dans les domaines commercial, de l’investissement, académique, culturel et touristique.
Nafti a également insisté sur la nécessité d’intensifier les visites bilatérales de haut niveau et de tirer parti des prochaines échéances pour consolider la coopération dans les secteurs d’intérêt commun, en cohérence avec les priorités du plan de développement tunisien. Il a par ailleurs plaidé pour une révision du partenariat avec l’Union européenne sur de nouvelles bases fondées sur le respect mutuel, les intérêts partagés et l’égalité entre les parties.
En réponse, l’ambassadeur belge a exprimé son engagement à œuvrer pour élargir et approfondir la coopération bilatérale, affirmant la volonté de son pays d’élever les relations tuniso-belges au rang de partenariat stratégique « profitable aux deux parties ».

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Les importations tunisiennes de pétrole brut azerbaïdjanais ont triplé

21. August 2026 um 10:57

La Tunisie aurait importé 368 916,3 tonnes de pétrole brut d’Azerbaïdjan entre janvier et juillet 2026. La valeur de cette transaction s’est élevée à 225,47 millions de dollars, selon les données communiquées par les services de douanes azerbaïdjanais et rapportées par le site Report.az.

Par rapport à la même période de 2025, les importations tunisiennes de pétrole brut azerbaidjanais ont été multipliées par 2,9 en volume et par 3,3 en valeur, en raison des récentes hausses des prix, précise la même source, ajoutant que la Tunisie a représenté 2,9 % du total des exportations de pétrole brut de l’Azerbaïdjan au cours de la période considérée.

I. B.

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Samir Dilou | «L’état de santé de Rached Ghannouchi est stable»

21. August 2026 um 10:27

L’état de santé de Rached Ghannouchi (85 ans), ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple et dirigeant du mouvement islamiste Ennahdha, incarcéré depuis plus de trois ans et condamné à de lourdes peines de prison dans différentes affaires, est jugée stable après sa sortie de l’hôpital, le 18 août 2026, et ses avocats ont été autorisés à lui rendre visite.

Samir Dilou, membre de son collectif de défense, a déclaré à The New Arab qu’il lui avait rendu visite, le 19 août, et que son état de santé était stable, malgré la faiblesse dont il souffre à la suite de problèmes de santé récents.

M. Ghannouchi avait été privé de visites et totalement isolé du monde extérieur, sans pouvoir suivre l’actualité pendant 23 jours, ce qui l’avait conduit à entamer une grève de la faim pour protester, a expliqué Me Dilou. Il a ajouté que M. Ghannouchi gardait le moral malgré tout ce qu’il a traversé, soulignant qu’il bénéficiait de soins au sein de la prison.

Le collectif de défense de M. Ghannouchi a indiqué, dans un communiqué publié le 19 août, que ce dernier avait été ramené lundi soir à la prison civile de Mornaguia, près de la capitale, après avoir séjourné à l’hôpital depuis le 29 juillet.

Le collectif a précisé que, durant son hospitalisation, M. Ghannouchi avait été maintenu en «isolement total», se voyant refuser les visites de ses avocats et de sa famille, et empêché de suivre l’actualité par les moyens accessibles aux autres détenus.

Cela s’est produit malgré les demandes répétées de la défense pour lui rendre visite et s’enquérir de son état de santé, selon le communiqué.

M. Ghannouchi est incarcéré depuis le 17 avril 2023 et a été condamné à plusieurs peines de prison, dont certaines à perpétuité, dans des affaires liées à un complot contre la sûreté de l’État.

I. B.

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Ahmed Nejib Chebbi garde le moral en prison malgré son état de santé fragile

21. August 2026 um 10:07

Haifa Chebbi, avocate membre du collectif de défense des détenus politiques en Tunisie et fille d’Ahmed Nejib Chebbi (82 ans)— dirigeant du Front de salut national actuellement en détention, condamné dans l’affaire dite de complot contre l’Etat, avec son frère, Issam Chebbi, secrétaire général du Parti Républicain, a déclaré à The New Arab que son père garde le moral malgré son état de santé fragile.

Me Chebbi a expliqué que son père, lui-même avocat, avait récemment rencontré des problèmes de santé, aggravés notamment par les fortes chaleurs régnant en prison.

Elle a précisé que l’administration pénitentiaire «ne néglige rien et met tout en œuvre pour surveiller son état de santé, mais elle atteint les limites de ses capacités», ajoutant que son père préfère ne pas se focaliser sur sa santé, estimant qu’il existe des questions plus urgentes.

Haifa Chebbi a indiqué que son père a suivi les informations concernant la marche organisée le 25 juillet 2026, marquant le 69e anniversaire de la proclamation de la République tunisienne et le cinquième anniversaire du coup de force constitutionnel du 25 juillet 2021 ayant permis au président de la république Kaïs Saïed d’accaparer la totalité des pouvoirs.

Il s’est montré optimiste quant à la participation de divers groupes d’opposition et forces de la société civile, estimant que «c’est précisément pour cette cause qu’ils sont actuellement emprisonnés», a-t-elle souligné, ajoutant que cette mobilisation a grandement contribué à remonter le moral de l’ensemble des détenus politiques.

Me Chebbi a affirmé que son père est pleinement conscient que «tant que le coup de force perdurera, il ne sortira pas de prison» et qu’il paie le prix de son opposition aux autorités et de son refus de la situation actuelle.

I. B.

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Tunisie – Météo : Orages, grêle et rafales de plus de 70 km/h attendus ce vendredi

21. August 2026 um 09:54

Le temps sera partiellement nuageux ce vendredi 21 août 2026 sur l’ensemble de la Tunisie, avant une dégradation progressive dans l’après-midi sur les régions du Nord-Ouest et du Centre. Des cellules orageuses accompagnées de pluies et de chutes de grêle sont attendues, avec une extension possible vers certaines régions de l’Est. Les températures poursuivront par ailleurs leur légère hausse, avec des maximales pouvant atteindre 41 °C dans plusieurs régions.

Une dégradation orageuse attendue dans l’après-midi

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les nuages deviendront progressivement très abondants l’après-midi sur le Nord-Ouest et le Centre.

Des cellules orageuses accompagnées de pluies et de grêle pourront alors se développer avant de gagner certaines régions de l’Est. Cette évolution appelle à la vigilance, notamment dans les zones directement concernées par les orages.

Le risque ne tient pas uniquement aux précipitations. Le vent pourra se renforcer temporairement lors de l’apparition des cellules orageuses, avec des rafales dépassant 70 km/h.

Jusqu’à 41 °C malgré les orages

Cette instabilité intervient alors que la chaleur reste bien présente sur le pays.

Les températures maximales seront comprises entre 34 et 38 °C sur les régions côtières et les hauteurs, tandis qu’elles atteindront 39 à 41 °C dans le reste des régions. Une apparition locale de sirocco est également prévue.

La journée s’annonce ainsi contrastée : chaleur persistante dans une grande partie du pays, mais évolution orageuse dans plusieurs régions à partir de l’après-midi.

Des vents plus soutenus et une mer agitée

Le vent soufflera du secteur Sud au Nord et au Centre et du secteur Est au Sud. Il sera assez fort près des côtes et faible à modéré à l’intérieur du pays.

Son intensité pourra toutefois augmenter temporairement avec les cellules orageuses, ce qui explique les rafales pouvant dépasser 70 km/h.

Du côté de la mer, elle sera agitée dans le Nord et peu agitée à localement agitée sur les côtes Est.

Cette situation marque donc une nouvelle journée de transition entre une chaleur toujours élevée et une instabilité atmosphérique susceptible de produire localement des phénomènes plus marqués.

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Ligue 1 : Cinq prétendants, une couronne et beaucoup d’incertitudes

21. August 2026 um 09:30

À la veille du coup d’envoi de la Ligue 1 2026-2027, la succession du Club Africain est déjà au cœur des débats. Le champion sortant, l’Espérance de Tunis, l’Étoile du Sahel, le CS Sfaxien et le Stade Tunisien disposent chacun d’arguments pour regarder vers le sommet, mais aucun ne présente exactement les mêmes garanties. Et le calendrier a décidé de ne pas leur offrir de round d’observation : Espérance-Étoile dès la première journée, Stade Tunisien-CS Sfaxien au même moment, puis Stade Tunisien-Club Africain lors de la troisième journée.

Le Club Africain doit maintenant assumer son statut

Le Club Africain n’aborde plus cette saison comme un prétendant : il est le champion en titre. Son sacre obtenu en mai dernier lui confère une position nouvelle, avec une pression différente : celle de confirmer plutôt que de surprendre.

C’est probablement le premier grand enjeu de la saison clubiste. Une équipe qui conquiert un titre après une longue attente doit ensuite démontrer qu’elle possède suffisamment de profondeur et de stabilité pour le défendre.

Son avantage reste cependant considérable : il connaît la recette qui mène au titre et bénéficie d’une dynamique née de la saison précédente. Mais cette fois, tous les regards seront tournés vers lui.

L’Espérance veut reprendre ce qui lui échappe

S’il existe une équipe qui n’a pas besoin de convaincre qu’elle vise le titre, c’est bien l’Espérance.

Le club de Bab Souika reste structurellement le candidat le plus difficile à écarter. Son expérience nationale et continentale, ses moyens et sa capacité à construire des effectifs compétitifs en font naturellement l’un des favoris.

Mais le paradoxe est là : l’EST devra démarrer immédiatement dans le dur. L’Étoile du Sahel sera son adversaire dès la première journée. Autrement dit, l’Espérance n’aura pas beaucoup de temps pour régler ses automatismes.

L’Étoile veut redevenir une menace crédible

L’Étoile du Sahel constitue probablement l’une des principales inconnues de cette saison.

Le club dispose d’un effectif suffisamment fourni pour nourrir des ambitions élevées, mais son véritable défi sera de transformer cette ambition en régularité sur trente journées.

Et l’affiche inaugurale contre l’Espérance est presque symbolique : l’Étoile n’aura pas seulement à jouer un grand match, elle devra rapidement démontrer qu’elle peut s’installer durablement dans la course au titre.

Le CSS, l’outsider qui veut redevenir candidat

Le CS Sfaxien avance avec une autre logique. Le club reste l’un des grands noms du football tunisien, mais son enjeu est de retrouver une constance qui lui permette de rivaliser sur la durée avec les deux grands clubs de la capitale.

Son premier rendez-vous sera déjà révélateur : un déplacement au Bardo lors de la première journée.

Le véritable sujet sfaxien sera donc moins le potentiel que la capacité à le convertir en résultats réguliers.

Le Stade Tunisien, le cinquième homme qui n’en est peut-être plus un

C’est peut-être le Stade Tunisien qui apporte le plus d’incertitude à cette hiérarchie.

Le club du Bardo a déjà montré la saison dernière qu’il pouvait se mêler à la lutte pour les premières places. Sa présence dans le groupe des prétendants n’est donc plus simplement théorique.

Mais le passage du statut de trouble-fête à celui de candidat au titre constitue une étape autrement plus exigeante.

Et son calendrier initial est loin d’être anodin : CS Sfaxien lors de la première journée, puis Club Africain lors de la troisième. En quelques semaines, le Stade pourrait donc savoir s’il possède réellement les épaules d’un candidat au titre.

Programme de la 1ère journée

Samedi 22 août (16h30)

  • Stade Tunisien – CS Sfaxien / Arbitre : Badis Ben Salah / Arbitre VAR : Asmir Sagrkovic (Slovénie)
  • PS Sakiet Eddaier – JS Omrane / Arbitre : Hosni Naili / Arbitre VAR : Hamza Jaied
  • ES Hammam Sousse – US Monastirienne / Arbitre : Houssem Ben Sassi / Arbitre VAR : Alksandar Matkovic (Slovénie)
  • US Ben Guerdane – CS Hammam-Lif / Arbitre : Seif Ouertani / Arbitre VAR : Khaled Gouider

Dimanche 23 août (16h30)

  • Espérance ST – Etoile du Sahel / Arbitre : Haythem Trabelsi / Arbitre VAR : Asmir Sagrkovic (Slovénie)
  • ES Métlaoui – Club Africain / Arbitre : Amir Loucif / Arbitre VAR : Alksandar Matkovic (Slovénie)
  • CA Bizertin – AS Marsa / Arbitre : Montassar Belarbi / Arbitre VAR : Amir Ayadi
  • Espérance SZ – Olympique de Béja / Arbitre : Amine Fgaier / Arbitre VAR : Haythem Guirat

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