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Recours contre l’Isie : les initiateurs accusent les autorités d’avoir voulu faire taire leur conférence

01. Juli 2026 um 19:39

Les initiateurs des recours judiciaires contre l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) accusent les autorités d’avoir tenté d’empêcher la tenue de leur conférence de presse. Selon le mouvement Nafas (une initiative citoyenne), l’hôtel qui devait accueillir la rencontre a été sommé d’exiger une autorisation préalable du gouverneur de Tunis. Face à cette situation, ils...

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Eaux usées en Tunisie : 450 millions de m³ promis en 2050… mais à quel prix pour l’environnement et la santé?

01. Juli 2026 um 17:19

Le ministère de l’Agriculture affiche ses ambitions : 120 projets d’ici 2050 pour valoriser 450 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées. De quoi irriguer 56 000 hectares, dont 30 000 nouvelles superficies, pour un volume de 230 millions de m³.

Sur le papier, une belle promesse de développement agricole. Mais dans les faits, cette stratégie soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Car ces eaux, bien que « traitées », restent un cocktail potentiellement dangereux. Les destiner à l’agriculture, c’est jouer avec la santé des sols, des nappes phréatiques et, in fine, des consommateurs. Les normes de traitement seront-elles réellement contrôlées ? Les filières de production alimentaire seront-elles strictement encadrées ? Rien n’est moins sûr dans un pays où les contrôles environnementaux peinent souvent à s’imposer.

Mais ce n’est pas tout. La même eau servira aussi à arroser 1 100 hectares d’espaces verts et 1 400 hectares de terrains de golf – soit 40 millions de m³ –; tandis que 35 millions seront engloutis par l’industrie et 55 millions déversés dans des zones humides. Ces dernières, censées jouer un rôle d’assainissement naturel, deviendraient-elles de simples bassins de décantation supplémentaires, sous prétexte qu’elles « filtrent » ? On détourne leur fonction écologique pour les transformer en stations d’épuration biologiques, sans garantie sur leur capacité à absorber une telle charge.

Au final, la Tunisie promet de valoriser plus de 75 % de ses eaux usées. Un chiffre impressionnant, certes. Mais cette course au volume cache peut-être une réalité moins reluisante : faute de gestion rigoureuse, de transparence sur la qualité des traitements et de protection des écosystèmes, ces 450 millions de m³ pourraient bien devenir, dans vingt-cinq ans, un fardeau toxique plutôt qu’une ressource miracle. L’avenir nous dira si ce pari est celui du développement durable… ou celui d’une dangereuse illusion.

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Béja : les travaux de construction de l’hôpital régional relancés à Medjez El Bab

Von: farhat
01. Juli 2026 um 16:11

La troisième tranche des travaux de construction de l’hôpital régional de Medjez El Bab a été lancée, mercredi, par le gouverneur de Béja, après sept années de blocage du projet.

Les travaux, répartis en trois phases, seront réalisés sur une superficie couverte de 5 mille m2 moyennant une enveloppe de 23 millions de dinars et devraient être achevés fin 2027.

Le responsable chargé des projets et programmes régionaux au gouvernorat de Béja, Nouri Jouini, a indiqué, à l’Agence TAP, que l’exécution de la troisième tranche, initialement prévue à 2014 puis repoussée à 2018, avait été suspendue pour des difficultés financières et administratives.

De son côté, le directeur régional de la santé, Mounir Jebali, a précisé, à l’Agence TAP, que ce nouvel établissement hospitalier comprend de nouveaux services médicaux d’orthopédie, de cardiologie, de pédiatrie, de chirurgie ophtalmologique, d’oto-rhino-laryngologie de gynécologie, de médecine générale, de gastroentérologie, de rééducation fonctionnelle, d’endocrinologie et de pneumologie.

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Mondial 2026 – lendemains d’élimination de la Tunisie : quand les fédéraux naviguent à contre-sens

Von: tmps
01. Juli 2026 um 15:13

Les fédéraux de l’exécutif de la Fédération Tunisienne de Football (FTF)ont suggéré le passage à 20 équipes en Ligue 1 durant le prochain exercice. Une suggestion impensable qui confirme leur mauvaise gestion du football tunisien. Alors que partout dans le monde les fédérations cherchent à tirer leur sport vers le haut, notre respectueuse fédération le tire vers le bas. En effet, avec 20 équipes, quelle évolution peut-on attendre et quel niveau peut-on atteindre dans un environnement défavorable fait d’une infrastructure désastreuse, depelouses à la limite de la praticabilité, sinonimpraticables par les temps de pluies, des clubs mal structurés, dirigés dans leur majorité par des instances provisoires, financièrement débitrices et souvent interdites de recrutements.

Une telle proposition dénote du seul souci des fédéraux de se maintenir en place plutôt que celui de trouver les moyens pour assurer l’évolution du football, sa restructuration et la mise en place d’un projet à long terme afin de rejoindre le train des autres nations africaines qui nous ont largement dépassés. En cherchant à satisfaire certaines équipes au détriment de l’intérêt général, en cherchant à éviter de statuer sur des dossiers brûlants qui risquent de changer le classement de la Ligue 1 et qui n’ont pas encore été étudiés à ce jour après plus d’un mois de la clôture de la saison, l’exécutif fédéral ne veut pas voir la vérité en face et continue à adopter des méthodes révolues et qui ont été néfastes à long terme au niveau du football dans notre pays.

Aux clubs de réagir

Face à ce manque de bon sens de la part de la bande à Moez Nasri, les clubs doivent refuser une telle proposition, même si cela va à l’encontre de leurs intérêts. Les responsables des clubs doivent faire preuve de sagesse, avoir une vue qui se projette sur l’avenir. Ils doivent exiger la mise en place d’un projet qui tienne compte des réalités, qui garantisseune évolution sur des bases solides avec des perspectives futuristes indispensables pour assurer cette évolution tant recherchée.

Quant à l’exécutif fédéral, même s’il continue à gérer le football tunisien, il doit se pencher sur des dossiers plus importants que l’augmentation du nombre des équipes et l’annulation de la rétrogradation. Il doit se pencher sur la formation d’arbitres dignes de ce nom, capables de diriger un match sans arrières-penséesafin que l’arbitrage tunisien se fasse respecter en dehors de notre territoire et soit présent lors des manifestations continentales et internationales, étant pour le moment oublié aussi bien par la CAF que par la FIFA.

Cet exécutif fédéral doit se pencher au plus vite sur la recherche de moyens pour améliorer l’infrastructure des terrains dont seul celui de Radès est homologué pour le moment pour abriter les rencontres internationales officielles.

Le bureau fédéral doit se pencher surtout sur les catégories des jeunes, la formation afin d’éviter de faire appel à des expatriés dans les catégories des juniors et des espoirs, voire des cadets, ce qui diminue la chance des locaux de figurer un jour dans les listes des sélectionnés.

Ce sont là les véritables missions dévolues aux fédéraux.

Hédi RASSAÂ

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Le ministère de la Famille lance l’appel à candidatures pour le Prix national des droits de l’enfant 2025

Von: farhat
01. Juli 2026 um 14:02

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé dans un communiqué l’ouverture des candidatures pour le Prix national des droits de l’enfant, édition 2025, destiné aux personnes, organisations, institutions publiques et privées ainsi qu’aux organismes qui se sont distingués par des actions créatives et artistiques contribuant au développement des capacités culturelles et créatives de l’enfant ainsi qu’à la prestation de services éminents dans le domaine des droits de l’enfant, de sa protection et de son développement, à condition que ces œuvres ne revêtent pas un caractère commercial.
Le ministère de la Famille a ajouté que, conformément au décret n° 3913 de 2014, daté du 17 octobre 2014, relatif à la création et à l’organisation du Prix national des droits de l’enfant, et modifié par le décret n° 779 de 2018, la période de dépôt des candidatures pour ce prix est fixée du 1er août au 31 août 2026.
Le département a insisté sur la nécessité que l’œuvre candidate soit réalisée au cours de la période comprise entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2025 et qu’elle respecte la vie privée, en précisant que les candidats individuels âgés de moins de 18 ans au 31 décembre 2025 se verront attribuer 10 points supplémentaires.
Elle a précisé que les dossiers de candidature à ce prix doivent être accompagnés d’un formulaire de candidature, d’une vidéo ne dépassant pas 5 minutes dans laquelle le candidat se présente et présente le travail proposé, ainsi que d’un résumé écrit sur le travail candidat, en s’appuyant sur les indicateurs figurant dans les critères et l’échelle d’évaluation, et qu’ils doivent être adressés au nom de la ministre de la Famille ou déposées directement au bureau central d’enregistrement du ministère.
Le ministère de la Femme a précisé que sont exclues de la candidature les œuvres visant à obtenir une promotion professionnelle ou un diplôme universitaire, ou celles réalisées dans le cadre des missions professionnelles confiées au candidat.
Toutes les candidatures ne remplissant pas les conditions mentionnées ou parvenant à l’administration après la date limite de dépôt des candidatures seront rejetées.

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Incident à la Bourse de Tunis : ce que vous devez savoir

01. Juli 2026 um 13:59

La Bourse de Tunis a été touchée par un incident technique d’origine électrique survenu le 28 juin 2026, ayant affecté certaines infrastructures de son centre informatique principal, selon un communiqué publié à la demande du Conseil du marché financier (CMF).

Dès la détection de l’incident, les équipes techniques ont activé les procédures de sécurité prévues et lancé des opérations de diagnostic et de rétablissement. Des investigations sont toujours en cours afin d’identifier les causes précises et de renforcer, si nécessaire, les dispositifs de prévention et de résilience des infrastructures.

Conformément à son Plan de Continuité d’Activité (PCA), la Bourse de Tunis a immédiatement activé son site de secours, permettant d’assurer la continuité des opérations de marché dans des conditions normales de sécurité et de fiabilité. Les séances de bourse des 29 et 30 juin ainsi que du 1er juillet 2026 ont ainsi été réalisées à partir de ce site alternatif.

Les travaux de réparation du site principal ont déjà été achevés. Une phase de tests est actuellement en cours afin de vérifier la stabilité et la sécurité de la plateforme avant sa remise en service. La reprise pourrait intervenir le 2 ou le 3 juillet 2026, sous réserve des résultats des vérifications, et fera l’objet d’une communication ultérieure.

La Bourse de Tunis précise que cet incident n’a pas interrompu l’activité du marché grâce à son dispositif de continuité et à la mobilisation de ses équipes techniques. Elle souligne également son engagement à garantir la sécurité, la disponibilité et la résilience de ses infrastructures, ainsi que la transparence du fonctionnement du marché.

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Mondial-2026 : le sélectionneur de l’Équateur quitte ses fonctions

Von: tmps
01. Juli 2026 um 10:43

Le ⁠sélectionneur de l’Equateur Sebastian Beccacece a ​annoncé mercredi qu’il quittait son poste après la ​défaite de son équipe face au ‌Mexique en seizième de finale de ‌la Coupe du monde 2026, ‌rallongeant la liste de sélectionneurs jetant l’éponge après une élimination de la compétition.

« Notre contrat prenait fin avec ⁠la Coupe du monde. Je ne pense pas que nous ayons réussi à réaliser l’exploit que nous avions promis : faire de ​cette Coupe du monde la meilleure de tous les temps. Aujourd’hui, c’est à mon ⁠tour de dire au revoir », a-t-il dit.

La meilleure performance à ce jour de l’Equateur remonte à 2006 ⁠lorsque l’équipe a perdu en huitième de finale. Ceci dit, comme la compétition ne comptait alors que 32 équipes – contre, pour la première fois, 48 lors de l’édition en cours – le pays avait également échoué dès le premier match de la phase à élimination directe.

« C’est pourquoi je dois partir. J’aurais ​aimé continuer, car ce que j’ai reçu des joueurs et de la direction justifiait la possibilité de rester. Mais je comprends comment cela ‌fonctionne et cela fait mal, même si je pense que la décision était claire », a poursuivi Sebastian Beccacece.

« Je n’ai rien à redire, seulement ⁠de la gratitude envers le public et les joueurs (…) ‌J’ai reçu tant de gratitude et d’affection qui me vont droit au cœur. Les garçons m’ont offert deux belles heures après le match et c’est ce qui nous reste », a-t-il ajouté.

Les sélectionneurs de l’Ecosse, de la Corée du Sud et de la République tchèque ont tous trois démissionné après l’élimination ‌de leur équipe en phase de poules.

Le ⁠sélectionneur de la Tunisie Sabri Lamouchi avait été limogé et remplacé par son compatriote français Hervé Renard à la suite de la ‌défaite face à la Suède (5-1), il y a deux semaines, lors du premier match de la phase de poules.

Et Ronald Koeman, le sélectionneur ‌des Pays-Bas ⁠a annoncé sa démission après l’élimination de son équipe en seizièmes de finale face au Maroc.

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Avec les canicules attendues et un El Niñotoujours aussi menaçant : il fera encore plus chaud cet été

Von: tmps
01. Juli 2026 um 10:18

C’est le bulletin saisonnier publié par l’INM qui le révèle. En Tunisie, on s’attend à un été torride avec des températures plus chaudes que les normales saisonnières pour la saison juillet-août-septembre 2026 et un risque sérieux de voir le phénomène El Niño faire son apparition…

D’après ce bulletin émis par l’Institut national de la météorologie, la saison estivale (juillet-août-septembre) correspond normalement à la période la plus chaude de l’année en Tunisie. Elle est caractérisée par des températures élevées sur l’ensemble du territoire, particulièrement dans les régions du Centre et du Sud. Quant aux précipitations, elles sont irrégulières et généralement faibles.

Selon les normales climatologiques de référence (de 1991 à 2020), les températures moyennes saisonnières varient entre 25,5°C et 27,5°C dans le Nord du pays et les régions côtières, et entre 27°C et 32°C dans les régions du Centre et du Sud. Les températures les plus basses sont observées à Thala, où les moyennes saisonnières sont de l’ordre de 24°C.

Quant à la pluviométrie, le scénario d’une légère augmentation des précipitations par rapport aux normales pour la saison juillet-août-septembre 2026 est privilégiée sur la Tunisie. Toutefois, les variations régionales demeurent possibles en raison de la forte variabilité spatio-temporelle des précipitations estivales.

Les cumuls saisonniers pour la période en question varient globalement entre 59 et 99 mm dans les régions du Nord, entre 41 et 81 mm dans le Centre du pays et deviennent inférieurs à 34 mm dans la plupart des régions du Sud, avec des valeurs inférieures à 10 mm dans l’extrême Sud.

Juillet 2026 : le mois le plus sec de la saison

Les températures moyennes normales de ce mois varient généralement entre 26°C et 30°C dans le Nord et le Centre, et entre 28°C et 33°C dans le Sud. Juillet constitue le mois le plus sec de la saison. Les cumuls des précipitations dépassent rarement 15 mm dans le Nord et le Centre, tandis qu’elles sont presque nulles dans le Sud.

Août 2026 : augmentation sensible des précipitations

Les températures moyennes normales du mois, calculées sur la période de référence 1991-2020, varient entre 25°C et 30°C au Nord et au Centre, et entre 27°C et 33°C dans le Sud du pays. Le mois d’août enregistre une augmentation sensible des précipitations sur plusieurs régions du pays par rapport au mois de juillet. Les cumuls pluviométriques normaux, qui varient entre 15 et 30 mm sur les régions ouest du Nord et du Centre, demeurent inférieurs à 8 mm dans les régions du Sud et dépassent rarement 18 mm dans le reste du territoire.

Septembre 2026 : épisodes orageux de fin d’été

Les températures moyennes climatologiques de septembre, calculées sur la période de référence 1991-2020, oscillent entre 21°C et 27°C sur les régions du Nord et du Centre, et entre 26°C et 29°C dans le Sud du pays. Les précipitations augmentent par rapport aux mois précédents sous l’effet des épisodes orageux de fin d’été. Les cumuls pluviométriques normaux varient généralement entre 38 et 80 mm au Nord et au Centre, alors qu’ils restent plus modestes dans le Sud de la Tunisie, où ils se situent entre 9 et 34 mm.

Comme on le constate, le bulletin évoque une météo estivale ordinaire, mais avec ce qui se passe actuellement, chez nous comme dans la plupart des pays européens, les moyennes citées pourraient bien sauter de manière plus qu’inquiétante car, avec des températures qui avoisinent les 40 degrés en juin, on doit s’attendre au pire durant les mois de juillet et d’août 2026.

Ainsi, les prévisions météo pour la Tunisie en juillet 2026 annoncent, selon certains spécialistes, un temps caniculaire très sec et ensoleillé sur l’ensemble du territoire. Les températures devraient dépasser les normales de saison, avec des moyennes oscillant entre 26°C et 30°C au Nord et au Centre, et pouvant grimper de 33°C à plus de 40°C dans le Sud et à l’intérieur des terres.

Le climat se décline selon les spécificités régionales suivantes :

Régions côtières et Nord (Tunis, Bizerte, Sousse, Djerba) : les températures maximales restent généralement comprises entre 33°C et 36°C. Une brise marine viendra atténuer la sensation de chaleur, avec une température de l’eau idéale pour la baignade (environ 25°C).

Régions intérieures et Sud (Kairouan, Tozeur) : le thermomètre franchira fréquemment la barre des 40°C. Une chaleur étouffante est à prévoir, nécessitant une bonne hydratation et une protection adaptée.

Précipitations : le temps sera quasi désertique. Il ne pleut pratiquement jamais en juillet, avec une moyenne de zéro à un jour de pluie sur l’ensemble du mois.

El Niño risque de s’inviter !

Pour l’été 2026, les prévisions confirment le développement officiel d’un nouvel épisode du redoutable El Niño. Ce phénomène entraîne un réchauffement anormal des eaux du Pacifique équatorial qui, en se superposant au changement climatique, menace de faire de 2026-2027 l’une des périodes les plus chaudes jamais enregistrées.

Pour ce qui est des prévisions, les modèles climatiques de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prévoient une montée en puissance continue du phénomène tout au long de la saison, avec un risque accru d’épisodes caniculaires durables. En Europe et en Afrique du Nord, l’été se caractérise par des températures supérieures à la normale et des vagues de chaleur prolongées.

Qu’en sera-t-il pour la Tunisie ?

Notre pays, comme ceux du bassin méditerranéen, fait face à des risques climatiques accrus en raison de l’intensité de ce phénomène, considéré comme l’un des plus puissants des dernières décennies. Ainsifaut-il s’attendre à des vagues de chaleur plus longues et plus intenses que la normale, avec des températures locales dépassant souvent les moyennes saisonnières, assorties de nuits caniculaires.

Kamel ZAIEM

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Plan de développement 2026-2030: 40 748 projets proposés, mais…

01. Juli 2026 um 09:40

Le projet du Plan de développement 2026-2030 est officiellement entré dans sa phase d’examen au Parlement. Lors d’une séance réunissant l’ensemble des commissions permanentes, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du document stratégique, qui recense plus de 40700 projets proposés à travers le pays. Si le gouvernement défend un plan «réaliste et réalisable», plusieurs députés ont exprimé des réserves sur son contenu, son financement et sa capacité à produire un véritable changement économique.

Le débat s’est ouvert mardi 30 juin à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Selon le ministre, il s’agit du premier plan élaboré selon une approche ascendante, construite à partir des besoins exprimés au niveau local puis régional avant d’être consolidée à l’échelle nationale.

Samir Abdelhafidh a indiqué que les conseils élus ont proposé 40748 projets, répartis entre les conseils locaux, régionaux et les conseils des cinq districts. Après un travail de sélection réalisé par le ministère de l’Économie en coordination avec le ministère des Finances et les départements sectoriels, le portefeuille a été ramené à 6467 projets en cours de réalisation et 14624 nouveaux projets. Leur financement reposera sur le budget de l’État, les entreprises publiques, les partenariats public-privé ainsi que des financements extérieurs.

Le ministre a précisé que les crédits déjà mobilisés s’élèvent à près de 25 milliards de dinars, auxquels pourraient s’ajouter 5,5 milliards de dinars faisant actuellement l’objet de négociations.

Le gouvernement présente ce document comme la feuille de route des politiques publiques pour les cinq prochaines années. Les priorités annoncées concernent notamment un développement régional plus équilibré, la modernisation du tissu économique, le renforcement des infrastructures, la sécurité alimentaire, énergétique et hydrique, la protection de l’environnement ainsi que la modernisation de l’administration et l’amélioration de l’efficacité des services publics.

Les échanges au Parlement ont toutefois fait apparaître plusieurs critiques. Des députés ont estimé que le plan privilégie principalement des projets de proximité, sans intégrer suffisamment de grands projets nationaux capables de transformer durablement l’économie tunisienne. D’autres ont regretté l’absence ou la faible représentation de projets jugés prioritaires dans certaines circonscriptions, appelant à une meilleure prise en compte des besoins des régions afin de réduire les disparités territoriales.

Les parlementaires ont également demandé davantage de précisions sur les ressources destinées à financer les nouveaux projets. Ils ont relevé le manque d’informations concernant les sources de financement, les impacts sur le budget de l’État, les indicateurs de performance et les mécanismes de suivi de l’exécution. Plusieurs interventions ont rappelé que le précédent plan de développement n’avait enregistré qu’un taux de réalisation inférieur à 40%, estimant que la réussite du nouveau programme dépendra avant tout de sa mise en œuvre effective.

Les députés ont en outre appelé à accélérer les réformes administratives et l’adoption de textes attendus, notamment le Code des changes, afin d’améliorer le climat des affaires et de soutenir l’investissement.

En réponse, Samir Abdelhafidh a rappelé que le Plan de développement constitue avant tout un document stratégique définissant les grandes orientations de l’État et non un inventaire détaillé de tous les projets. Il a assuré que les projets retenus ont été sélectionnés selon des critères objectifs et que les contraintes budgétaires imposent d’établir des priorités.

Le ministre a confirmé que le financement reposera sur le budget de l’État, les entreprises publiques, les partenariats public-privé et les financements extérieurs, tout en précisant que ces partenariats seront encadrés afin de préserver la souveraineté nationale, notamment pour les projets considérés comme stratégiques.

Les travaux parlementaires sur le projet de Plan de développement 2026-2030 se poursuivront mercredi 1er juillet avec une nouvelle séance consacrée à l’examen du document.

 

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Coupe du monde 2026 : le football africain change l’ordre mondial

01. Juli 2026 um 09:27
La Coupe du monde 2026 confirme une tendance de fond : jamais les sélections occidentales n’ont autant compté sur des joueurs d’origine africaine. Pour Hatem M’rad, cette réalité interroge la place de l’Afrique dans le football mondial et relance le…

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Plan 2026-2030 : les députés doutent de la faisabilité des objectifs

01. Juli 2026 um 09:20

Les hypothèses économiques et financières retenues dans le Plan de développement 2026-2030 suscitent des interrogations au sein de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les députés ont notamment exprimé des doutes sur la possibilité d’atteindre les objectifs fixés en matière de croissance, d’investissement, d’emploi et d’équilibres financiers. Et ce, dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques, l’alourdissement du service de la dette et l’augmentation des besoins de financement. Ces observations ont été formulées lundi 30 juin 2026, lors d’une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de plan.

À cette occasion, les parlementaires ont estimé que sa concrétisation dépend largement de l’achèvement de plusieurs réformes législatives. Ils ont cité la révision du cadre juridique de l’investissement, du Code des changes ainsi que de la législation encadrant le développement local et régional. Ils ont également insisté sur la nécessité d’harmoniser les différents textes législatifs afin de simplifier l’exécution des projets et de réduire les contraintes administratives.

Lire aussi: Fayçal Derbel: « Revoir le code de l’investissement 2016 est une priorité »

Les membres de la commission ont, par ailleurs, relevé que les projets inscrits dans le document ne s’intègrent pas dans une vision nationale globale capable d’accompagner une transformation structurelle de l’économie.

De ce fait, ils ont appelé à une meilleure articulation entre les projets locaux, régionaux et nationaux, dans le but de renforcer l’intégration entre les régions et d’assurer une utilisation plus efficace des ressources publiques.

Des retards qui freinent l’investissement

Au cours des débats, les députés ont également attiré l’attention sur les retards enregistrés dans la réalisation des projets publics. Ils les attribuent aux délais de règlement des entreprises chargées de leur exécution. Une situation qui, selon eux, ralentit l’investissement et affecte l’activité économique.

Les députés ont, en outre, plaidé pour une approche davantage adaptée aux spécificités des différentes régions. Et ce, en tenant compte de leurs ressources naturelles, de leur capital humain et de leurs atouts concurrentiels. Ils ont également appelé à développer des systèmes économiques intégrés favorisant l’investissement, la création d’emplois et le renforcement de l’intégration économique entre les territoires.

Lire aussi: Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

Un suivi renforcé de la mise en œuvre

Ainsi, les députés ont recommandé une révision des priorités du projet de plan à travers une classification des projets fondée sur leur rentabilité économique et sociale. Ils ont également demandé la mise en place d’indicateurs de performance clairement définis, accompagnés de mécanismes de suivi et d’évaluation destinés à faciliter la mise en œuvre du plan.

Enfin, ils ont estimé que le rapport de la Commission des finances et du budget devrait comporter des recommandations opérationnelles assorties d’un calendrier précis, afin de permettre à l’Assemblée des représentants du peuple de mesurer le niveau d’engagement du gouvernement dans l’application des programmes et des réformes prévus par le Plan de développement 2026-2030.

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22 ans de prison pour Habib Haouas malgré un accord de réconciliation

01. Juli 2026 um 09:05

Le Tribunal de première instance de Tunis a condamné, lundi 29 juin 2026, l’homme d’affaires Habib Haouas à 22 ans de réclusion criminelle pour blanchiment d’argent en bande organisée, exploitation abusive des mécanismes liés à l’activité sociale et atteinte aux biens. Les autres prévenus dans cette affaire ont écopé de peines plus lourdes, allant jusqu’à 24 ans d’emprisonnement.

Le jugement intervient alors qu’un accord de réconciliation définitif avait été annoncé, le 22 juin 2026, entre Habib Haouas et la Direction générale des douanes, portant sur un montant d’environ 12 millions de dinars. Lors de l’audience de réouverture du dossier devant la chambre criminelle spécialisée, les avocats de l’accusé avaient informé le tribunal de cet accord et demandé un délai pour produire les pièces officielles attestant de la régularisation complète de la situation de leur client.

Cette démarche s’inscrivait dans un processus engagé depuis plusieurs mois, l’accord douanier couvrant à la fois les redressements financiers et les pénalités liées au dossier. Malgré cette tentative de réconciliation, la justice a maintenu des sanctions sévères.

L’affaire remonte au 17 novembre 2023, date à laquelle le premier juge d’instruction près le Pôle judiciaire économique et financier avait émis un mandat de dépôt contre Habib Haouas.

L’homme d’affaires, qui réside à l’étranger depuis au moins 2017, est notamment connu pour avoir dirigé SOREAL Tunisie, une société fondée en 1997 spécialisée dans l’affinage, le broyage, le recyclage et la transformation des métaux, filiale d’un groupe industriel actif dans le secteur du recyclage et de la valorisation des métaux.

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La diplomatie numérique tunisienne à l’épreuve de la transformation digitale africaine : lecture géopolitique et institutionnelle d’une candidature continentale

Von: tmps
01. Juli 2026 um 08:22

Par Mondher AFI

Sous l’autorisation du Président de la République, Kaïs Saïed, les autorités tunisiennes ont engagé une démarche diplomatique visant à mobiliser le soutien des États africains en faveur des candidatures tunisiennes au Conseil de l’Union africaine des télécommunications (UAT), au Conseil de l’Union internationale des télécommunications pour la période 2027-2030, ainsi qu’au poste de Secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications.

La réunion présidée conjointement par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le ministre des Technologies de la communication, Sofiène Hemissi, avec les chefs des missions diplomatiques africaines accrédités à Tunis dépasse largement le cadre protocolaire. Elle traduit une articulation entre diplomatie, politique technologique et gouvernance continentale.

Cette initiative intervient dans un contexte où le numérique constitue désormais un facteur structurant de la puissance publique. Les infrastructures numériques, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les données et les plateformes sont devenues des ressources stratégiques comparables aux infrastructures énergétiques ou aux réseaux de transport. La candidature tunisienne s’inscrit ainsi dans une dynamique institutionnelle plus large portée par la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique, élaborée afin de concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063.

Comme l’affirmait Manuel Castells, «la technologie ne détermine pas la société, elle est la société». Cette observation rappelle que les politiques numériques ne constituent plus un secteur administratif spécialisé, mais une composante fondamentale des rapports de pouvoir, de développement économique et d‘intégration régionale.

Une diplomatie technologique au service de l’intégration africaine

La rencontre organisée à Tunis illustre l’émergence d’une diplomatie technologique. Les ministres des Affaires étrangères et des Technologies de la communication ont mobilisé le réseau diplomatique africain afin de présenter la vision tunisienne de la gouvernance numérique continentale.

Cette démarche traduit une évolution profonde de la diplomatie contemporaine. Les organisations internationales spécialisées dans les télécommunications ne constituent plus uniquement des espaces techniques, elles sont devenues des lieux où se négocient les normes relatives aux infrastructures, à la cybersécurité, aux fréquences, à la protection des données, à l’intelligence artificielle et aux standards technologiques.

Joseph Nye rappelait que le pouvoir contemporain repose autant sur la capacité d’influencer les règles internationales que sur les ressources matérielles. Dans cette perspective, l’accès aux organes décisionnels de l’Union africaine des télécommunications représente un levier permettant de participer à la définition des orientations stratégiques du continent.

L’action diplomatique tunisienne apparaît ainsi comme une tentative d’inscrire les compétences nationales dans les mécanismes de gouvernance régionale plutôt que comme une simple recherche de visibilité institutionnelle.

La transformation numérique comme projet politique continental

La stratégie africaine de transformation numérique ne réduit pas la digitalisation à un processus technique. Elle la conçoit comme un projet de transformation globale des structures économiques, administratives et sociales.

L’objectif d’un marché numérique africain unique à l’horizon 2030 traduit une volonté d’intégration comparable à celle observée dans d’autres espaces économiques régionaux. Le développement des réseaux numériques, des paiements électroniques, des identités numériques, des services publics dématérialisés et des infrastructures de données participe à la construction d’un espace économique intégré.

Max Weber soulignait que toute administration moderne repose sur la rationalisation des procédures. La numérisation des administrations africaines répond précisément à cette logique de rationalisation en cherchant à réduire les coûts de transaction, améliorer la transparence administrative et renforcer l’efficacité des services publics.

Cette stratégie vise également à faire du numérique un instrument de réduction des inégalités territoriales, de création d’emplois qualifiés et de diversification économique.

La souveraineté numérique comme nouvelle dimension de la souveraineté des États

L’un des concepts centraux de la stratégie africaine demeure celui de la souveraineté numérique. Celle-ci ne signifie pas l’isolement technologique, mais la capacité des États à maîtriser leurs infrastructures critiques, leurs données stratégiques et leurs capacités d’innovation.

La souveraineté numérique implique plusieurs dimensions : la maîtrise des infrastructures de télécommunications, la protection des données personnelles, la cybersécurité, l’interopérabilité des systèmes nationaux, le développement des compétences locales, l’encadrement juridique des technologies émergentes.

Michel Foucault rappelait que le pouvoir s’exerce à travers les dispositifs qui organisent les comportements. Aujourd’hui, les plateformes numériques, les algorithmes et les infrastructures de données deviennent précisément ces nouveaux dispositifs de pouvoir.

Dans ce contexte, la candidature tunisienne s’inscrit dans une réflexion plus large concernant la place des États africains dans la gouvernance mondiale du numérique.

Les fondements institutionnels de la stratégie africaine

La stratégie continentale repose sur plusieurs piliers complémentaires.

Le premier concerne l’environnement réglementaire. Les États sont appelés à harmoniser leurs législations relatives au commerce électronique, à la protection des données, à la cybersécurité et aux transactions numériques.

Le deuxième pilier porte sur les infrastructures numériques. L’accès universel au haut débit constitue un préalable indispensable à toute politique de développement numérique.

Le troisième pilier concerne les compétences humaines. La stratégie insiste sur la formation aux technologies numériques, à l’intelligence artificielle, à la programmation, à la cybersécurité, à la science des données et à l’innovation.

Le quatrième pilier concerne l’innovation entrepreneuriale. Les startups technologiques sont présentées comme des acteurs essentiels de la transformation économique. Edgar Morin rappelait que «la complexité appelle la coopération». Cette idée éclaire parfaitement la logique partenariale retenue par l’Union africaine.

Le document stratégique procède à une analyse SWOT particulièrement révélatrice.

Parmi les forces figurent la diffusion rapide des téléphones mobiles, la croissance continue d’Internet ainsi que l’existence de politiques nationales des TIC dans de nombreux États.

Les opportunités résident dans la jeunesse démographique du continent, le potentiel considérable de croissance numérique, l’essor des paiements électroniques et l’émergence d’un marché continental.

Malgré la multiplication des stratégies africaines de transformation numérique, les obstacles à leur mise en œuvre demeurent profondément structurels. Les dispositifs institutionnels souffrent d’une coordination insuffisante entre les organisations continentales, régionales et nationales, tandis que l’hétérogénéité des cadres juridiques compromet l’émergence d’un espace numérique africain cohérent. À ces limites s’ajoutent le sous-financement chronique des infrastructures, l’absence de mécanismes rigoureux d’évaluation des politiques publiques et une gouvernance souvent davantage orientée vers l’adoption de stratégies que vers la mesure de leurs effets.

Cette situation est aggravée par la faible implication de la société civile dans les processus de négociation et d’élaboration des politiques numériques. Or, les organisations spécialisées dans les droits numériques disposent d’une expertise susceptible d’améliorer la qualité des cadres réglementaires, de renforcer la transparence institutionnelle et d’exercer un contrôle indispensable sur l’action publique. Leur marginalisation prive les gouvernements d’un levier essentiel d’innovation et de redevabilité.

Par ailleurs, si les initiatives multilatérales ont favorisé une certaine convergence normative, leur impact reste limité par la fragmentation des législations nationales, les écarts de développement technologique entre les États et la persistance d’une forte dépendance à l’égard des fournisseurs et plateformes extérieurs. Les cybermenaces, les vulnérabilités financières liées aux technologies émergentes et les inégalités territoriales et sociales d’accès au numérique accentuent encore ces déséquilibres. Cette configuration illustre une modernisation inachevée, où les opportunités offertes par le numérique progressent au même rythme que les risques qu’elles engendrent, révélant les limites d’une gouvernance dont l’ambition politique demeure supérieure à ses capacités institutionnelles et opérationnelles.

La gouvernance numérique comme enjeu institutionnel

Au milieu de cette dynamique continentale, l’action des autorités tunisiennes vise à inscrire le pays dans les structures de gouvernance qui accompagneront cette transformation.

La rencontre diplomatique organisée à cette occasion traduit une compréhension stratégique selon laquelle les décisions techniques prises aujourd’hui façonneront les équilibres institutionnels de demain, faisant de la gouvernance des technologies un levier majeur de l’influence internationale.

Au cours de cette démarche, le Président de la République, Kaïs Saïed, intervient dans le cadre de ses prérogatives institutionnelles en autorisant cette mobilisation diplomatique, tandis que sa mise en œuvre est assurée par les ministères compétents chargés des affaires étrangères et des technologies de la communication. Cette répartition des responsabilités traduit le caractère interministériel de la gouvernance du numérique.

Dans cette perspective, le numérique est appréhendé comme un levier d’intégration économique à l’échelle africaine, en cohérence avec les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le développement des plateformes numériques contribue à la réduction des coûts de transaction, à la facilitation des paiements transfrontaliers, à l’amélioration des chaînes logistiques et au renforcement de l’attractivité des investissements.

Les travaux de Bruno Latour soulignent que les réseaux constituent des formes d’organisation des interactions et des capacités d’action. Dans le contexte africain, les réseaux numériques remplissent une fonction d’infrastructure économique en favorisant l’interconnexion des marchés et la circulation des flux. L’enjeu dépasse ainsi la seule connectivité des individus pour s’étendre à l’intégration progressive des économies.

L’intelligence artificielle et la cybersécurité

La stratégie accorde une place importante aux technologies émergentes.

L’intelligence artificielle, les objets connectés, la blockchain, les drones, la robotique et les mégadonnées sont considérés comme des leviers capables de transformer l’agriculture, la santé, l’éducation, les services financiers et l’administration.

Toutefois, ces innovations accroissent simultanément les vulnérabilités.

Jacques Ellul soulignait que toute innovation technique produit des effets imprévus qu’il convient d’anticiper. Cette réflexion justifie l’importance accordée à la cybersécurité, à la protection des données personnelles et aux cadres réglementaires.

La confiance numérique devient ainsi une condition préalable au développement économique.

L’initiative diplomatique conduite à Tunis s’inscrit dans une évolution beaucoup plus large que la seule compétition pour des fonctions internationales. Elle témoigne de la montée en puissance des enjeux numériques dans les politiques publiques africaines et de la transformation progressive de la gouvernance continentale.

L’analyse de la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique montre que le numérique est désormais conçu comme une politique de développement, un instrument d’intégration régionale, un levier de souveraineté et un facteur de recomposition géopolitique. Les objectifs relatifs à l’harmonisation réglementaire, au développement des infrastructures, à la cybersécurité, aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle traduisent une approche systémique où les dimensions économiques, institutionnelles et technologiques sont étroitement articulées.

Dans cette perspective, les candidatures tunisiennes prennent place dans un processus collectif visant à renforcer les capacités institutionnelles africaines face aux mutations de l’économie numérique mondiale. Elles participent à une dynamique où la maîtrise des normes, des infrastructures et des technologies devient un élément essentiel de la gouvernance contemporaine. Comme l’écrivait Pierre Bourdieu, «le pouvoir réside aussi dans la capacité de définir les règles du jeu». Appliquée au numérique, cette réflexion souligne que la participation aux instances continentales constitue moins une question de représentation qu’un enjeu de contribution à la définition des règles qui structureront l’espace numérique africain au cours des prochaines décennies.

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Mondial 2026 : la France écrase la Suède et file en huitièmes de finale

Von: tmps
01. Juli 2026 um 08:07

L’équipe ⁠de France ​s’est qualifiée mardi ​pour les huitièmes ‌de ‌finale ‌de la Coupe du monde de football grâce ⁠à sa large victoire face à ​la Suède (3-0), en seizièmes de finale, ⁠portée par un nouveau doublé de ⁠Kylian Mbappé.

Les Bleus affronteront le Paraguay, samedi à Philadelphie (22h00 heure tunisienne), pour une place en quarts ​de finale.

Face à une équipe suédoise souvent regroupée ‌dans son propre camp, Kylian Mbappé a ⁠poursuivi sur la ‌lancée de sa folle Coupe du monde en inscrivant deux nouveaux buts (45e, 74e) pour porter son total à ‌six dans la ⁠compétition.

Bradley Barcola avait entretemps mis les Bleus ‌à l’abri, en début de seconde période (53e), sa ‌deuxième ⁠réalisation dans ce Mondial.

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Tunisie : relance des projets sportifs et reprise du stade El Menzah

01. Juli 2026 um 07:42

La Commission des services et du développement social, relevant du Conseil national des régions et des districts (CNRD) a auditionné, le 30 juin 2026, des cadres du ministère de la Jeunesse et des Sports sur les projets en arrêt et les infrastructures sportives délaissées.

Le ministère des Sports a dressé un état des lieux en mettant l’accent sur les 270 projets régionaux reçus dont 60 sont réalisés alors que 140 autres doivent être achevés d’ici la fin de l’année.

Selon le communiqué du Conseil national des régions et des districts (CNRD), les députés ont demandé d’éclaircir les raisons des blocages, en particulier l’arrêt des travaux du stade El Menzah, dont la reprise est prévue fin 2026 avec une durée estimée à 30–36 mois. Tout comme ils ont réclamé davantage de terrains de proximité et un soutien à l’émergence d’entreprises sportives privées.

Le ministère a confirmé des projets majeurs (extension du stade Taïeb Mhiri à Sfax, éclairage du stade Mustapha Ben Jannet à Monastir), indiquant travailler à l’intégration des centres de promotion du sport dans les écoles primaires.

Enfin, une concertation est en cours avec le ministère de l’Équipement pour réviser le code des marchés publics afin de privilégier le meilleur rapport qualité‑prix, alors que les partenariats public‑privé restent soumis à un cahier des charges.

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Facilitation des services consulaires : permanence estivale du bureau de légalisation

01. Juli 2026 um 06:18

Le ministère des Affaires étrangères de la migration et des Tunisiens à l’étranger annonce via son communiqué officielle sur sa page fb que dans le souci de faciliter les démarches administratives et consulaires offertes aux Tunisien·ne·s résidant à l’étranger lors de leur retour au pays, le Ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisien·ne·s à l’Étranger informe tous les citoyens qu’il a été décidé d’assurer une permanence au bureau de légalisation à partir du 1er juillet 2026 et jusqu’au 31 août 2026, et ce de 8h00 à 16h00 du lundi au jeudi.
La permanence du vendredi se tiendra de 8h00 à 13h00.

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