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Mohamed Ali Nafti: « Le COMESA facilite la mobilité de la communauté d’affaires africaine »

30. Juni 2026 um 17:40

Dans le cadre de la visite de la secrétaire générale du COMESA, Chileshe Mpundu Kapwepwe, la Tunisie réaffirme son engagement envers l’Afrique et sa volonté de promouvoir une intégration régionale accrue. C’est ce qui ressort de la conférence consacrée à sa venue, organisée à l’occasion de la 7e édition de la Foire régionale de la COMESA et de la Conférence d’affaires des femmes, qui se tiennent en Tunisie du 1er au 3 juillet 2026.

Lors de son allocution, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a souligné : “ Nous constatons une nouvelle illustration de notre détermination à construire l’Afrique que nous voulons. “Il a rappelé que ces journées ont permis une prise de conscience auprès de trois publics,  le grand public, la communauté d’affaires et les responsables politiques et diplomatiques,  autour d’initiatives telles que le COMESA et la ZLECAF, et ont mis en lumière l’importance de former les nouvelles générations de diplomates pour porter ce projet d’avenir.

“Notre action s’articule autour d’une feuille de route commune entre la COMESA, le ministère des Affaires étrangères et le ministère du Commerce et des Exportations », a ajouté M. Nafti. 

Il a constaté que le COMESA joue un rôle central en instaurant des mesures de confiance, en ouvrant de nouvelles voies pour réduire les tensions sur le continent et en facilitant la mobilité de la communauté d’affaires africaine, condition sine qua non au développement des échanges. Il a rappelé que, depuis son adhésion au COMESA en 2019, la Tunisie a augmenté de 50% ses exportations vers l’Afrique de l’Est et du Sud-Est et a diversifié ses produits.

Parmi les priorités retenues figurent l’innovation dans le commerce numérique, les plateformes de paiement, le développement du commerce électronique transfrontalier, la gouvernance numérique et une intelligence artificielle responsable. Des actions informelles entre le COMESA et la Tunisie ont été recommandées en vue du prochain sommet d’Harare, en mettant l’accent sur les énergies renouvelables, la sécurité alimentaire et l’agriculture intelligente face au climat, afin de mieux connecter près de 680 millions de personnes.

Mohamed Ali Nafti a conclu : “La Tunisie reste prête à renforcer les coopérations  et à travailler avec les jeunes générations pour faire émerger de nouvelles idées et partenariats. “

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Présidentielle 2027 : ces candidats ont une part de Maghreb en eux

30. Juni 2026 um 16:22
Jean-Luc Mélenchon, Dominique de Villepin, Karim Bouamrane, Gabriel Attal, Jordan Bardella ou encore Anasse Kazib et Selma Labib ont un point commun : tous entretiennent un lien, direct ou familial, avec le Maghreb. Retour sur ces candidats à l’élection présidentielle…

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Présidentielle 2027 : 5 choses à savoir sur Jean-Luc Mélenchon

30. Juni 2026 um 14:44
Pour la 4e fois, Jean-Luc Mélenchon repart à la conquête de la présidentielle de 2027. Le fondateur de La France insoumise entend incarner la gauche de rupture avec une base programmatique défendue bec et ongle, L’Avenir en commun. Mais contrairement…

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Baromètre EY : la grande consommation en Afrique francophone confirme son optimisme

30. Juni 2026 um 15:01

Les entreprises du secteur de la grande consommation en Afrique francophone affichent un niveau d’optimisme particulièrement élevé concernant leurs perspectives de croissance et d’investissement. C’est ce que révèlent les résultats d’un baromètre présenté lors de la cinquième édition des Digital Mornings, organisée autour du thème Secteur de la grande consommation en Afrique, bilan, perspectives et opportunités liées à l’intelligence artificielle.

L’événement a été organisé par EY en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Tunisie Côte d’Ivoire. Il s’est tenu le 30 juin 2026 de manière simultanée à la EY Tower de Tunis et dans un hôtel à Abidjan. Les résultats ont été présentés successivement par Amira Jamoussi et Rabeb Boudhrioua, toutes deux associées chez EY.

Le baromètre met en évidence en premier lieu une forte dynamique d’investissement. Une proportion de 96 % des dirigeants interrogés déclare avoir l’intention de maintenir ou d’augmenter sa stratégie d’investissement dans son pays sur la période 2025 et 2026. Cette tendance apparaît encore plus marquée au Maghreb où 74 % des répondants anticipent une hausse de leurs investissements. Cette orientation est notamment liée au développement démographique et à l’expansion urbaine de la région, deux facteurs qui encouragent les entreprises à renforcer leurs capacités de production et à diversifier leur offre.

Cet optimisme se traduit également dans les stratégies de développement des entreprises. Une part de 84 % des organisations privilégie la croissance interne, notamment à travers la création de nouveaux points de vente ou de nouvelles lignes de production. Par ailleurs, 64 % des entreprises envisagent la recherche de partenariats à l’international. Une option particulièrement répandue en Afrique de l’Ouest, afin de répondre à des besoins de financement, d’acquisition de compétences ou d’accès à de nouvelles technologies. Les programmes de réduction des coûts sont envisagés par 41 % des entreprises. Tandis que seulement 22 % privilégient la croissance externe par le biais de rachats de réseaux de franchise ou de création de joint ventures.

La dynamique commerciale apparaît également positive. Selon le baromètre, 69 % des entreprises interrogées anticipent une hausse ou une forte hausse de leur chiffre d’affaires dans les années à venir. À l’inverse, 11 % seulement prévoient une baisse ou une contraction de leur activité. Cette évolution repose sur trois principaux leviers identifiés dans l’étude.

Le premier levier concerne le digital. Même si la part du commerce électronique reste encore limitée dans ces marchés, les consommateurs sont aujourd’hui fortement connectés. En Côte d’Ivoire, l’usage des paiements via les applications de mobile money s’est largement développé. Alors que ce phénomène reste encore moins répandu en Tunisie, avec une tendance attendue à la progression. Les consommateurs utilisent également de plus en plus des outils d’intelligence artificielle générative tels que ChatGPT ou Claude pour s’informer sur les produits et les marques. Ce qui fait du digital un point central de contact entre entreprises et clients.

Le deuxième levier repose sur la montée en puissance des produits locaux. Après une période durant laquelle les produits importés, notamment européens, étaient perçus comme une référence en matière de qualité, le développement de l’industrie agroalimentaire locale et les efforts d’innovation ont permis de structurer une offre nationale plus solide. Cette évolution favorise un intérêt croissant pour les produits fabriqués localement, notamment en Tunisie et en Côte d’Ivoire.

Le troisième levier est lié à la sensibilité accrue des consommateurs aux prix. Dans un contexte économique sous pression, les ménages sont de plus en plus attentifs aux mécanismes promotionnels et ajustent leurs comportements d’achat en fonction des opportunités. Cette évolution constitue à la fois une contrainte et un levier stratégique pour les entreprises.

Du côté des priorités commerciales et marketing, le renforcement des circuits de distribution arrive en tête. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire et plus largement en Afrique subsaharienne, le marché traditionnel représente encore environ 90 % de l’activité. Cela place la distribution au centre des enjeux concurrentiels, notamment à travers le travail avec les grossistes, semi grossistes et détaillants ainsi que le développement de la distribution numérique. La présence renforcée sur les canaux digitaux constitue également une priorité, tout comme la diversification et le lancement de nouveaux produits. Cette dernière orientation est jugée particulièrement pertinente en raison de la relative faible densité des assortiments dans la grande distribution malgré une disponibilité accrue de l’espace en rayon. L’amélioration de la compétitivité prix vient compléter ces axes stratégiques.

L’adoption des technologies constitue un autre enseignement majeur du baromètre. Une proportion de 79 % des répondants prévoit d’adopter une ou plusieurs technologies dans les années à venir. L’intelligence artificielle arrive en première position avec 40 % des réponses, portée par sa notoriété et la diversité de ses applications. La robotisation des processus représente 27 % des réponses au niveau régional et constitue la technologie la plus citée au Maghreb avec 31 %, notamment pour automatiser des tâches répétitives. L’intelligence artificielle générative est citée par 20 % des répondants. Tandis que l’internet des objets recueille 12 % des réponses, avec des usages plus spécifiques mais à fort potentiel.

Les domaines d’application de ces technologies sont principalement l’amélioration de l’expérience client, citée par 24 % des répondants, ainsi que l’analyse du comportement des consommateurs, mentionnée par 20 %. Ces deux axes permettent d’ajuster les stratégies commerciales et marketing dans un environnement de plus en plus concurrentiel. La prévision de la demande est citée par 15 % des entreprises, traduisant un intérêt croissant pour l’optimisation des chaînes d’approvisionnement et de la gestion des stocks. Enfin, 14 % des répondants mettent en avant le suivi en temps réel de l’activité, notamment dans l’industrie agroalimentaire.

Sur le plan opérationnel, le baromètre observe une amélioration globale des processus d’approvisionnement, de production et de distribution, particulièrement au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Dans le Maghreb, 38 % des répondants déclarent une stabilité de leurs processus opérationnels et 44 % une amélioration, soutenues par des investissements dans des projets d’industrie et de transformation digitale. En Afrique de l’Ouest, 86 % des entreprises interrogées indiquent une stabilité ou une amélioration de leurs processus, dans un contexte de développement des infrastructures. En revanche, en Afrique centrale et australe, 24 % des répondants signalent une dégradation de leurs processus opérationnels, une situation attribuée aux conditions économiques et politiques ainsi qu’à des difficultés d’accès aux devises.

L’étude qui sert de base à ces résultats couvre 22 pays de la région Afrique francophone. Elle est structurée autour de trois zones géographiques comprenant le Maghreb, dont la Tunisie, l’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire, ainsi que l’Afrique centrale et australe. Elle analyse également trois sous secteurs de la grande consommation. Le premier concerne l’agroalimentaire avec l’agriculture, l’élevage, la pêche et les industries agroalimentaires. Le deuxième porte sur la distribution avec la grande distribution, le commerce de détail, la distribution sélective, les grossistes ainsi que les cafés et restaurants. Le troisième enfin regroupe les autres biens de consommation incluant les cosmétiques, les détergents, les équipements domestiques, les jouets et l’électronique.

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Poste tunisienne : nouveaux horaires d’été des bureaux de poste à partir du 1er juillet

Von: tmps
30. Juni 2026 um 11:31

La poste tunisienne informe sa clientèle, que l’horaire d’été pour l’ouverture des bureaux de poste à partir de demain, mercredi 1er juillet 2026 jusqu’au 31 août 2026, sera comme suit : Lundi, mardi, mercredi et jeudi de 07h30 jusqu’à 13h00. Vendredi de 7h30 jusqu’à 12h30.

La poste tunisienne précise dans un communiqué publié mardi, que les agences de Rapid Post et les agences de colis postaux assurent une séance de travail de 07h30 jusqu’à 13h30 du lundi au jeudi et de 07h30 jusqu’à 12h30, le vendredi.

Il convient de rappeler que 67 bureaux de poste et 25 agences de Rapid Post continuent à assurer une séance du travail les samedis de 09h00 à 12h15.

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Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

30. Juni 2026 um 11:09

La Commission de la planification stratégique, du développement durable, des transports, des infrastructures et de l’aménagement du territoire tenait, lundi 29 juin 2026, une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de Plan de développement 2026-2030.

Au cours des débats, les députés ont estimé que cette nouvelle version du plan marque une rupture avec les approches antérieures, qu’ils ont qualifiées de centralisées et fondées sur des modèles préétablis. Ils relèvent que ces méthodes favorisaient parfois certaines régions au détriment d’autres, contribuant ainsi à accentuer les déséquilibres du développement territorial.

Les parlementaires ont également considéré que les précédents plans de développement faisaient souvent l’objet de discussions essentiellement formelles, sans reposer sur une légitimité reflétant réellement les attentes des différentes régions. Ils ont estimé que cette méthodologie avait contribué à creuser les disparités régionales et à freiner la mise en œuvre d’un développement équilibré et inclusif.

Les membres de la commission ont salué la nouvelle démarche retenue pour l’élaboration du Plan de développement 2026-2030, qui accorde un rôle accru aux structures élues aux niveaux local, régional et territorial dans la définition des priorités et des choix de développement. Ils ont souligné que cette orientation s’inscrit dans le cadre du nouveau dispositif institutionnel et du rôle attribué à la deuxième chambre parlementaire dans la définition des politiques de développement.

Plusieurs députés ont, par ailleurs, estimé que les projets inscrits dans le plan traduisent les attentes des citoyens et les priorités exprimées par les différentes régions. Ils ont indiqué que le processus d’élaboration du document s’est appuyé sur une démarche ascendante, depuis les structures locales jusqu’aux différentes institutions concernées, avant son examen par la deuxième chambre du Parlement.

De son côté, le président de la commission, Saber Jlassi, a souligné l’importance stratégique du Plan de développement 2026-2030, qu’il a présenté comme le document de référence définissant les orientations économiques, sociales et environnementales du pays pour les cinq prochaines années.

Il a précisé que ce plan repose sur une méthodologie de planification ascendante, élaborée à partir des niveaux local, régional et territorial, avant d’être consolidée au niveau national par le ministère de l’Économie et de la Planification, en rupture avec les approches adoptées lors des précédents exercices de planification.

Selon le président de la commission, le cadre général du plan s’articule autour de politiques économiques et sociales visant à développer les infrastructures, renforcer la justice sociale, orienter les investissements, améliorer la qualité de vie et garantir l’accès des citoyens aux services essentiels.

Saber Jlassi a enfin réaffirmé que le Plan de développement 2026-2030 constitue un levier pour promouvoir la justice sociale et réduire les disparités entre les régions. Il a indiqué que l’examen du projet se poursuivra lors des auditions programmées à partir du 30 juin 2026, afin d’approfondir l’étude des différents axes du document et de formuler les recommandations nécessaires à la réalisation de ses objectifs et au suivi de la mise en œuvre de ses programmes.

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AfD et Reconquête bientôt privés de subventions européennes ?

30. Juni 2026 um 09:36
Plus de 200 eurodéputés demandent l’ouverture d’une enquête contre la famille politique de l’AfD et de Reconquête au Parlement européen. Si des manquements aux valeurs de l’Union européenne sont confirmés, l’alliance Europe des Nations Souveraines pourrait perdre près de deux…

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COMESA : la Tunisie confirme son ancrage africain

30. Juni 2026 um 08:11

La Tunisie a réitéré, lundi à l’ouverture du troisième forum sur les institutions du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), son engagement à soutenir le processus d’intégration économique africaine, conformément aux engagements pris depuis son adhésion à l’organisation en 2018.

S’exprimant lors de cet événement organisé dans le cadre de la « Semaine COMESA 2026 », le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a souligné que les mutations économiques et géopolitiques mondiales imposent un renforcement de l’intégration continentale et une modernisation des mécanismes de coopération régionale. Il a notamment insisté sur le rôle central de l’innovation numérique, qualifiée de « pilier fondamental » pour améliorer la compétitivité du commerce africain à travers la numérisation des procédures, le développement des infrastructures digitales et la facilitation des échanges.

La secrétaire générale du COMESA, Chileshe Mpundu Kapwepwe, a pour sa part fait état d’une volonté partagée par l’ensemble des États membres de faire progresser l’intégration économique. Elle a appelé à l’élaboration de programmes axés sur la modernisation agricole, le renforcement industriel, le développement des infrastructures transfrontalières, l’utilisation durable des ressources ainsi que l’autonomisation des femmes et des jeunes. La responsable a également plaidé pour un renforcement des partenariats entre États, secteur privé et bailleurs de fonds afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 et du développement durable. Tout en rappelant que la transition numérique constitue un levier essentiel pour un commerce fructueux et une croissance inclusive.

Placé sur le thème « Élargir les horizons du commerce intra-africain : l’innovation numérique comme moteur d’un accès inclusif et durable aux marchés du COMESA », ce forum vise à renforcer la coopération économique et commerciale ainsi qu’à explorer les opportunités d’investissement au sein de la région, contribuant ainsi au développement du commerce intra-africain.

A noter qu’avec plus de 655 millions d’habitants et un PIB global estimé à près de 1 000 milliards de dollars, le COMESA constitue l’une des principales organisations d’intégration régionale du continent africain.

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Risque d’investissement : la Tunisie au 14e rang africain en 2026

30. Juni 2026 um 07:51

La mise à jour de mai 2026 du Global Investment Risk and Resilience Index, publiée par Henley & Partners et AlphaGeo, révèle une amélioration significative de la perception du risque en Afrique. Neuf économies africaines intègrent désormais le Top 100 mondial, contre seulement trois lors de l’édition précédente d’octobre 2025. Une progression remarquable dans un contexte international pourtant marqué par un ralentissement économique, des tensions géopolitiques et une volatilité financière persistante.

Maurice domine le classement continental à la 61ᵉ place mondiale, devançant la Tanzanie (62ᵉ) et le Botswana (63ᵉ). Les Seychelles (79ᵉ), le Cap-Vert (88ᵉ), la Namibie (90ᵉ), l’Afrique du Sud (95ᵉ), le Maroc (98ᵉ) et le Rwanda (100ᵉ) complètent ce groupe d’économies désormais mieux perçues par les investisseurs internationaux.

La Tunisie, quant à elle, se positionne au 14ᵉ rang africain et à la 111ᵉ place mondiale. Un classement qui la place dans le peloton de tête des économies émergentes du continent, aux côtés de l’Algérie (10ᵉ, 102ᵉ mondial) et de la Côte d’Ivoire (12ᵉ, 108ᵉ). Ce rang témoigne d’une reconnaissance mesurée mais réelle des progrès accomplis. Même si le pays reste en retrait par rapport aux nations du Top 100.

A cet égard, le rapport innove en évaluant non seulement le niveau de risque, mais également la résilience des économies, c’est-à-dire leur capacité à absorber les chocs tout en préservant leur attractivité. Cette résilience repose sur des facteurs tels que la stabilité macroéconomique, la gouvernance, la solidité financière ou encore l’adaptation climatique. Les économies les mieux classées partagent des caractéristiques communes : institutions relativement stables, diversification économique et dépendance limitée aux matières premières.

Le Maroc, huitième africain et 98ᵉ mondial, illustre cette dynamique avec un score de risque de 37,2 sur 100 et un indice de résilience de 48,03. Ses atouts résident dans l’investissement, ses comptes extérieurs et sa marge de manœuvre fiscale. Même si l’innovation et la complexité économique offrent encore des marges de progression.

Malgré ces avancées, l’Afrique demeure marquée par de profondes disparités. La Côte d’Ivoire (108ᵉ), le Sénégal (128ᵉ), le Ghana (140ᵉ) et le Nigeria (147ᵉ) subissent encore des vulnérabilités structurelles : infrastructures insuffisantes, endettement élevé, instabilité politique et forte exposition aux chocs extérieurs. La position de la Tunisie, bien qu’honorable, s’inscrit dans ce contexte contrasté où les réformes structurelles restent déterminantes pour améliorer durablement son profil de risque.

Le rapport souligne que l’avenir de l’attractivité du continent dépendra moins de ses ressources naturelles que de sa capacité à renforcer sa gouvernance, son environnement réglementaire et sa résilience face aux crises, plaçant les réformes de long terme au cœur des stratégies d’investissement.

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