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Tajani pour une «alliance stratégique» entre l’Italie et la Tunisie  

25. Juni 2026 um 13:38

«J’encourage les entrepreneurs italiens à faire confiance à la Tunisie, à y investir et à s’intéresser de près au pays ; le gouvernement mettra tout en œuvre pour faciliter cette démarche», tout comme «nous aiderons les entrepreneurs tunisiens souhaitant investir en Italie à surmonter les obstacles afin que cette collaboration puisse prospérer», a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, lors de son intervention au Forum d’affaires Tunisie-Italie qui s’est ouvert ce mercredi 25 juin 2026, à Tunis.

«Nous sommes là pour vous soutenir, pour affirmer que l’Italie et la Tunisie sont deux rives d’une même mer — des rives que nous rapprocherons toujours davantage au nom de la croissance, de la compétitivité et de la prospérité», a-t-il lancé aux responsables et aux hommes d’affaires présents dans la salle, estimant que les entreprises des deux pays «ne doivent pas manquer cette opportunité d’alliance stratégique.» «Une belle voie de croissance s’ouvre devant nous, et nous voulons la parcourir ensemble», a-t-il insisté. Et de poursuivre : «C’est dans cet esprit que nous participons à ce forum d’affaires, et nous sommes convaincus qu’il sera une réussite tant pour les entreprises tunisiennes qu’italiennes. Nous nous réjouissons de vous accueillir [en Italie] pour renouveler l’expérience de ce forum d’affaires avec d’autres entreprises tunisiennes et italiennes.»

Alliance stratégique entre Rome et Carthage

Ces propos très volontaristes ont été tenus par le responsable italien «à un moment particulièrement difficile : nous avons des guerres à nos portes et des questions liées aux droits de douane», a-t-il averti, en rappelant également la crise dans le détroit d’Ormuz. «Pourtant, malgré tout cela, les entrepreneurs italiens et tunisiens veulent aller de l’avant, bâtir, œuvrer pour la croissance et collaborer ; ils ne veulent pas manquer l’occasion d’une alliance stratégique (..) De nombreux entrepreneurs italiens trouvent attrayant, rentable et bénéfique d’investir, d’opérer et d’exporter en Tunisie, car le pays est devenu un partenaire de plus en plus important pour une croissance partagée, et les chiffres confirment la force de ce lien : la solidité de notre relation se reflète dans le volume des échanges commerciaux, qui a atteint 6,5 milliards en 2025 et a continué de croître au cours des deux premiers mois de 2026. Ce sont des chiffres significatifs qui nous encouragent à viser encore plus haut et à poursuivre dans cette voie», a encore déclaré M. Tajani.

«Nous croyons en la Tunisie», dans le cadre de ce qu’il appelle une «diplomatie de la croissance», en favorisant les coentreprises, les exportations et l’attraction des investissements. «Lorsqu’on décide de se développer à l’international, la réussite passe par la collaboration. Ce n’est pas un hasard si nous avons décidé de publier un ouvrage — en collaboration avec notre ambassade — spécifiquement consacré à la Tunisie en tant que destination pour nos intérêts économiques et ceux de notre communauté d’affaires. Nos entreprises emploient 85 000 collaborateurs tunisiens qui font partie intégrante de nos activités ; les entreprises choisissent la Tunisie parce qu’elles croient au potentiel immense du pays. De son côté, la Tunisie aspire à être toujours plus accueillante, non seulement pour les touristes, mais aussi pour les entreprises italiennes. Un environnement favorable, la sécurité juridique, un gouvernement stable et une atmosphère accueillante facilitent notre présence. Je crois que ce partenariat doit se tourner de plus en plus vers l’avenir», a insisté M. Tajani.

Ensemble face au défi de l’Afrique

    «Nous sommes également confrontés à un défi commun majeur : l’Afrique, un continent voué à la croissance, avec une explosion démographique attendue dans les années à venir. C’est un continent riche, même s’il subsiste des poches de pauvreté. J’estime qu’il serait juste et opportun d’organiser des coentreprises italo-tunisiennes pour explorer de nouveaux marchés ou initiatives à travers le continent africain», a poursuivi le chef de la diplomatie italienne. Et d’ajouter : «Si nous voulons miser sur la croissance — si nous souhaitons mener une politique industrielle moderne favorisant le développement et la compétitivité des systèmes tunisien et italien (un sujet que nous avons longuement abordé avec le Chef du gouvernement) — alors la formation est capitale. En tant que gouvernement et entreprises italiens, nous sommes prêts à collaborer avec vous sur des initiatives de formation permettant aux nombreux Tunisiens travaillant en Italie de rentrer au pays et de contribuer à la stratégie de croissance industrielle de la Tunisie.»

    «Nous étendons également notre partenariat et notre collaboration à l’échelle européenne ; fidèles à notre amitié séculaire, nous voulons nous faire vos porte-parole à Bruxelles, en agissant comme des ambassadeurs de la Tunisie auprès des institutions de l’UE», a conclu le vice-Premier ministre italien.

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    Projet en faveur de l’emploi des « Jeunes binationaux » tuniso-italiens

    25. Juni 2026 um 13:07

    En marge du Forum économique et d’affaires Tunisie-Italie, qui s’est tenu à Tunis ce jeudi 25 juin 2025, le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), Samir Majoul, et Sandro Fratini, fondateur et président du Delta Center, un centre d’affaires consacré à la promotion des investissements et des relations économiques entre l’Italie, l’Europe et l’Afrique, ont signé un protocole d’accord visant à collaborer sur le projet «Giovani Binazionali» («Jeunes binationaux»).

    La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzeri et du ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani.

    Cette initiative, destinée à faciliter l’intégration des jeunes citoyens italo-tunisiens résidant en Tunisie dans le secteur industriel, marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre l’Italie et la Tunisie.

    La phase finale du projet se déroulera en juillet, à l’occasion d’un événement organisé par le Comites Tunisia (Com.It.Es) à Tunis.

    Le projet — mis en œuvre par le Com.It.Es Tunisie avec le soutien de la Direction générale pour les services aux citoyens à l’étranger et les politiques migratoires (DGIT) du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale — vise à réaliser une enquête structurée sur les compétences professionnelles et les parcours éducatifs des jeunes citoyens italo-tunisiens vivant en Tunisie. L’objectif est de valoriser leur potentiel et de faciliter leur insertion sur le marché du travail, tant en Tunisie qu’en Italie.

    Grâce à une plateforme numérique et à des actions de contact direct, une base de données sera constituée au service des institutions, des entreprises et des organismes de formation, générant ainsi des retombées concrètes en matière d’employabilité et de coopération économique entre les deux pays.

    «C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis décembre dernier et qui entre désormais dans sa phase finale», a déclaré M. Fratini, précisant que le Comites a recueilli «des dizaines et des dizaines de CV» de jeunes binationaux en Tunisie.

    Selon M. Fratini, le projet a également permis d’entrer en contact avec des personnes ayant récemment redécouvert leurs liens juridiques avec l’Italie. «Beaucoup d’entre eux, entre autres, ont récemment découvert qu’ils possédaient la citoyenneté italienne et détenaient donc un passeport italien», a déclaré le président du Comites. Après les étapes de collecte et de sélection, le projet va maintenant passer à une phase plus opérationnelle, grâce à la mise en réseau avec le tissu économique tunisien et italo-tunisien. «À la suite de ce recensement, nous avons sélectionné une cinquantaine de binationaux et conclu un accord avec l’Utica», a expliqué M. Fratini à l’Agenzia Nova, ajoutant qu’«un second accord sera ensuite signé avec la Chambre de commerce tuniso-italienne». Lors d’un événement prévu en juillet, le Comites remettra les CV sélectionnés aux deux organisations professionnelles. «Ces organisations transmettront les CV à leurs membres — entrepreneurs italiens, tunisiens et mixtes — afin de les aider à trouver un emploi en Tunisie», a conclu M. Fratini.

    «C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis décembre dernier et qui entre désormais dans sa phase finale», a déclaré M. Fratini, précisant que le Comites a recueilli «des dizaines et des dizaines de CV» de jeunes binationaux en Tunisie.

    Selon M. Fratini, le projet a également permis d’entrer en contact avec des personnes ayant récemment redécouvert leurs liens juridiques avec l’Italie. «Beaucoup d’entre eux, entre autres, ont récemment découvert qu’ils possédaient la citoyenneté italienne et détenaient donc un passeport italien», a déclaré le président du Comites. Après les étapes de collecte et de sélection, le projet va maintenant passer à une phase plus opérationnelle, grâce à la mise en réseau avec le tissu économique tunisien et italo-tunisien. «À la suite de ce recensement, nous avons sélectionné une cinquantaine de binationaux et conclu un accord avec l’Utica», a expliqué M. Fratini à l’Agenzia Nova, ajoutant qu’«un second accord sera ensuite signé avec la Chambre de commerce tuniso-italienne». Lors d’un événement prévu en juillet, le Comites remettra les CV sélectionnés aux deux organisations professionnelles. «Ces organisations transmettront les CV à leurs membres — entrepreneurs italiens, tunisiens et mixtes — afin de les aider à trouver un emploi en Tunisie», a conclu M. Fratini.

    I. B.

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    CRLDHT | «Saadia Mosbah n’est pas une criminelle»  

    25. Juni 2026 um 12:28

    Dans un communiqué publié le 24 juin 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) commente la condamnation en appel de la militante antiraciste Saadia Mosbah, à 8 ans de prison et à une lourde amende et dénonce ce qu’il qualifie de «criminalisation de l’antiracisme», qui  «franchit un nouveau seuil en Tunisie », selon ses termes.

    Tout en exprimant sa «profonde indignation» à la suite de la confirmation en appel de la condamnation de Mme Mosbah, présidente de l’association Mnemty, à 8 ans d’emprisonnement et à une amende de plus de 120 000 dinars, le CRLDHT affirme que «cette décision intervient après plus de deux années de détention, de stigmatisation et de campagnes de diffamation» et qu’«elle constitue une nouvelle étape dans une affaire devenue emblématique des reculs que connaît la Tunisie en matière d’État de droit, d’indépendance de la justice et de protection des défenseurs des droits humains.»

    L’Ong rappelle que Saadia Mosbah, incarcérée depuis le 6 mai 2024, est une femme noire qui a elle-même subi les discriminations et les préjugés qui touchent encore de nombreux Tunisiens noirs, et ajoute que cette figure importante de la lutte contre le racisme en Tunisie a choisi de transformer sa douloureuse expérience personnelle en un combat pour l’égalité, la dignité et la justice.

    «Son engagement a contribué à faire reconnaître l’existence du racisme en Tunisie et à l’adoption de la loi de 2018 contre les discriminations raciales», rappelle l’Ong tunisienne basée à Paris, qui considère que «cette affaire porte toutes les marques d’un ciblage politique.»

    «La solidarité est criminalisée, les défenseurs des droits humains sont poursuivis et les discours les actes et crimes racistes (impunis) se banalisent», dénoncent le CRLDHT, qui s’en prend, également, aux autorités européennes. «En faisant de la Tunisie un partenaire privilégié dans le contrôle des migrations et un gardien des frontières européennes (un pays sûr), l’Union européenne et ses États membres ont trop souvent fermé les yeux sur la régression des libertés publiques, la répression de la société civile et la montée du racisme», note l’Ong, qui dénonce, également, «le silence et la complaisance de nombreux responsables européens face à la criminalisation de la solidarité contribuent à renforcer l’impunité de ceux qui portent atteinte aux droits fondamentaux.»

    Enfin, le CRLDHT demande la libération de Saadia Mosbah  et appelle à mettre fin à la criminalisation du travail citoyen, de l’humanisme et de la solidarité.

    I. B.

    Les détails des jugements en appel :

    Saadia Mosbah : condamnée à 8 ans de prison et à une amende de plus de 120 000 dinars.

    Ghofrane Binous : condamnée par contumace à 3 ans de prison.

    Zied Rouine, Amina Boukamcha, Farès Gueblaoui et Hiba Abassi ont bénéficié d’un sursis à l’exécution des peines d’emprisonnement prononcées en première instance (3 ans de prison).

    Zied Rouine a été condamné à une amende de 34 113 dinars et 500 millimes.

    Farès Gueblaoui a été condamné à une amende de 23 665 dinars.

    Les non-lieux totaux prononcés en faveur d’Ilhem Kaâouachi, Slim Soukni et Rabii Al-Garfi ont été confirmés.

    Les non-lieux partiels accordés à Hiba Abassi et Amina Boukamcha ont également été maintenus.

    Cette décision confirme la peine prononcée contre Saadia Mosbah tout en aménageant ou en allégeant certaines condamnations prononcées à l’encontre des autres prévenus..

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    Tunisie, le bon élève qui joue au cancre !

    25. Juni 2026 um 11:46

    La Tunisie a toujours su attirer les investissements directs étrangers (IDE), et ce depuis la fameuse Loi de 1972, qui lui a valu un statut de pionnière en Afrique. Mais aujourd’hui, dans la crise où il se morfond depuis 2010, notre pays gagnerait à méditer de nouveau sérieusement sur les normes internationales de compétitivité et d’attractivité des IDE qu’il semble avoir oubliées entre-temps.

    Elyes Kasri *

    A l’instar de dizaines de milliers de ses propres citoyens et compétences qui votent avec les pieds à la recherche de cieux plus cléments, les investissements par des Tunisiens et a fortiori étrangers n’acceptent pas d’être les otages d’une administration d’une autre époque et d’une fiscalité étouffante en plus d’un coût punitif de l’argent avec des taux d’intérêt qui réduisent en peau de chagrin toute chance de rentabilité durable.

    Il est vrai que les entreprises communautaires, innovation tunisienne qui mérite déjà un bilan objectif, semblent être l’unique domaine où les avantages semblent aller à l’encontre des embûches sur le chemin de toute entreprise dans le secteur formel.

    En cas de succès avéré, le modèle des entreprises communautaires gagnerait à être généralisé en vue de la mise en place d’une économie communautaire vertueuse et durable ou bien, en cas d’absence de success stories et d’un bilan convaincant, il faudrait se résigner à considérer ce modèle comme une subvention à caractère politique en temps de crise budgétaire au détriment de secteurs plus prometteurs tant du point de vue de la rentabilité socioéconomique que des effets d’entraînement économiques et technologiques.

    Le recours intensif à l’endettement nécessite une rigueur poussée en matière d’orientation des avantages financiers et fiscaux pour favoriser dans la mesure du possible une relance et une sortie de l’abysse de l’endettement afin de pouvoir échapper à sa spirale corrosive pour la souveraineté et même la survie du pays.

    * Ancien ambassadeur.

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    Exposition à Tunis sur le football et les vignettes Panini

    25. Juni 2026 um 10:56

    À l’occasion de la 23e Coupe du Monde Fifa, l’Institut culturel italien de Tunis, en collaboration avec l’ambassade d’Italie et l’association Mo’ Better Football Aps, a inauguré, hier soir, mercredi 24 juin 2026, à la Maison des Arts du Belvédère, Dar El Founon, une exposition consacrée au football comme phénomène culturel et visuel, à travers l’un de ses objets les plus emblématiques : la vignette. Ouverte au public jusqu’au 23 juillet, l’exposition présente une chronologie ponctuée par les couvertures des albums Panini dédiés à la Coupe du Monde, accompagnée d’une sélection de vignettes de joueurs ayant marqué l’histoire de la compétition.

    L’exposition est née du désir de célébrer non seulement le plus grand événement footballistique au monde, mais aussi le 65e anniversaire de la collection «Calciatori Panini», un jalon dans l’histoire de l’édition sportive italienne et de la culture populaire footballistique, ainsi que le lien culturel profond qui unit l’Italie et la Tunisie, tissé également autour du langage et de la mémoire du football.

    À travers des albums et des autocollants, l’exposition propose un parcours historique, esthétique et culturel retraçant l’évolution de la représentation visuelle du football au fil du temps. L’objectif, explique Fabio Ruggirello, directeur de l’Institut culturel italien de Tunis, est d’offrir «une expérience capable de réactiver des mémoires collectives : des événements inoubliables, des victoires et des défaites qui ont marqué l’histoire du sport, des visages et des personnages qui évoquent l’enfance, les loisirs et des formes d’appartenance partagées». Pour les jeunes générations, l’exposition est l’occasion de redécouvrir «un langage visuel suspendu entre archives, culture populaire et mémoire analogique», ajoute M. Ruggirello.

    Entre culture et mémoire collective

    L’exposition présente une chronologie ponctuée des couvertures d’albums Panini consacrés à la Coupe du Monde, accompagnée d’une sélection de vignettes de joueurs ayant marqué l’histoire de la compétition par leurs records et leurs exploits mémorables. Elle propose également un voyage à travers la mémoire visuelle de la Serie A, au fil des saisons, des couleurs, des maillots et des visages qui ont contribué à façonner l’imaginaire footballistique de générations entières.

    Une section spéciale est dédiée au football tunisien, avec une galerie des équipes tunisiennes ayant participé à la Coupe du Monde et une sélection de documents issus de l’album «Football 1998-99», une collection historique consacrée à la Ligue Professionnelle 1.

    L’exposition présente également des illustrations de deux artistes italiens : Sergio Ponchione et Simone Ferrarini. Ponchione, l’un des auteurs les plus

    mportants de la bande dessinée italienne contemporaine, a illustré les visages des protagonistes de l’équipe nationale italienne lors de la Coupe du Monde 1982, l’une des équipes les plus emblématiques de l’histoire du football italien.

    Ferrarini, muraliste et écrivain, a réinterprété cinq buts célèbres de l’équipe nationale italienne, perpétuant ainsi une tradition d’illustration sportive qui remonte aux représentations publiées dans la presse italienne entre les années 1950 et 1990.

    Un langage visuel au service du sport

    Les autocollants ont acquis de multiples significations, se transformant peu à peu en véritables icônes culturelles. Les origines de ce langage visuel sont cependant moins connues. Dès la fin du XIXe siècle, les entreprises commerciales et les grands magasins ont commencé à utiliser des autocollants sportifs comme outils promotionnels, contribuant à la diffusion d’une culture visuelle populaire liée au football.

    Parmi les premières productions figurent les séries publiées par Liebig, Wills et Stollwerck entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.

    Avec la popularité croissante du football, notamment à partir des années 1920, les autocollants se sont progressivement transformés en objets de collection et les albums ont commencé à adopter une structure éditoriale reconnaissable. Des collections dédiées aux joueurs, aux équipes et aux compétitions internationales ont émergé dans plusieurs pays européens, tandis qu’une véritable culture ludique, liée au commerce et à la collection, se développait en parallèle.

    La première Coupe du monde de 1930 a contribué à la consécration définitive des autocollants de football : les albums permettaient d’associer un visage aux protagonistes décrits à la radio, renforçant ainsi les formes d’identification et d’appartenance collective.

    En Italie, les stickers ont rapidement acquis une forte valeur esthétique et identitaire, grâce à un langage graphique de plus en plus reconnaissable.

    Le sticker comme produit éditorial à part entière

    Après l’interruption due à la Seconde Guerre mondiale, l’essor de l’impression couleur et la multiplication des collections dédiées à la Serie A ont transformé, dans l’après-guerre, le sticker en un produit éditorial à part entière. C’est dans ce contexte que la société Panini a vu le jour, destinée à devenir la référence internationale du secteur. Cette année marque le 65e anniversaire de la collection Calciatori. Le premier album, consacré à la saison 1961-1962, mettait en vedette Nils Liedholm en couverture et s’enrichissait de quinze stickers dédiés au Grande Torino.

    À l’origine, les photographies en noir et blanc étaient colorisées à la main par des coloristes, qui travaillaient sur les carnations, les cheveux et les maillots, conférant aux images une forte expressivité et un caractère artisanal, toujours très prisés des collectionneurs aujourd’hui.

    Pour le marché international, la première collection Panini fut «Mexico 70», tandis que «Calciatori 1971-72» fut la première collection entièrement composée d’autocollants. Parmi les albums les plus marquants figure «España 82», avec ses autocollants imprimés sur papier argenté et d’une qualité photographique exceptionnelle.

    La collection Calciatori est le produit emblématique de Panini : le logo représentant le célèbre retourné acrobatique de Carlo Parola est devenu l’une des images les plus reconnaissables de la culture visuelle du sport international.

    Un imaginaire footballistique italo-tunisien

    L’exposition comprend également une section consacrée aux liens culturels entre l’Italie et la Tunisie, tissés notamment grâce à la diffusion de la télévision italienne. Celle-ci a contribué pendant plusieurs décennies à la circulation de langues, de modèles culturels et de références partagés. Les années 1980 et 1990 – période d’une importance internationale exceptionnelle pour la Serie A – ont constitué un moment charnière dans la construction d’un imaginaire footballistique commun, alimenté par les retransmissions télévisées, les commentaires sportifs et des figures emblématiques restées gravées dans la mémoire collective des deux rives méditerranéennes.

    Au cœur de l’exposition se trouve la production Panini, née à Modène en 1961 et devenue au fil du temps un phénomène d’édition mondial.

    De la première édition consacrée à la saison 1961-1962 aux productions contemporaines, les vignettes Panini racontent non seulement l’histoire du football, mais aussi celle du graphisme, de la culture populaire et de l’évolution des techniques d’édition.

    La figure du footballeur en buste est l’une des images les plus profondément ancrées dans la mémoire collective contemporaine. Au fil du temps, les visages imprimés sur ces petits autocollants rectangulaires se sont chargés d’une multitude de significations.

    L’un des thèmes centraux de l’exposition est l’évolution du langage visuel des autocollants et des publications Panini. Des premières éditions, caractérisées par une esthétique simple et élégante, on observe une évolution progressive vers une imagerie plus riche, plus dynamique et plus populaire. Cette transformation reflète non seulement l’évolution des goûts esthétiques, mais aussi celle des références culturelles et des modes de représentation du football.

    Tout en conservant un attrait intergénérationnel, les albums ont introduit de nombreuses innovations : autocollants métalliques, différents matériaux, séries plus courtes, informations de plus en plus détaillées et, plus récemment, des collections dédiées au football féminin. C’est précisément cette transformation constante qui a renforcé la puissance symbolique et évocatrice des autocollants.

    L’exposition se présente ainsi comme un voyage à travers l’édition visuelle du football : une histoire qui traverse les générations, les souvenirs et les frontières culturelles, unissant esthétique populaire, identité collective et culture sportive dans un langage universel.

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    70e anniversaire de l’armée tunisienne | Neutralité politique et loyauté à l’Etat

    25. Juni 2026 um 10:15

    L’armée nationale tunisienne célèbre le 70e anniversaire de sa création en 1956, quelques mois après l’indépendance, acquise le 20 mars 1956. Devenue l’une des institutions piliers de l’État tunisien, engagée dans la lutte pour la pleine souveraineté nationale ainsi que dans les défis de sécurité, de développement et de coopération internationale, elle s’est toujours gardée, à la différence de la plupart des armées arabes et africaines, de se mêler directement à la politique, et c’est ce qui fait sa spécificité et sa différence, malgré les tentatives visant à l’impliquer davantage dans la gestion des conflits internes.

    Latif Belhedi

    Selon l’agence de presse officielle Tap, cet anniversaire rappelle le rôle des forces armées dans la consolidation de la souveraineté nationale en prenant part aux événements de Sakiet Sidi Youssef en février 1958, à la bataille de Remada en mai de la même année et à la bataille de l’évacuation de Bizerte en juillet 1961, qui s’est achevée le 15 octobre 1963 avec le départ du dernier soldat français du pays.

    Aujourd’hui, l’armée tunisienne est engagée non seulement dans la défense du territoire et la protection des frontières, mais aussi dans la lutte contre le terrorisme, la lutte contre l’immigration irrégulière, la réponse aux catastrophes naturelles et le soutien logistique à l’État.

    Pour marquer cet anniversaire, le ministère de la Défense organise, du 20 au 26 juin, une exposition documentaire sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis, consacrée à l’histoire, aux missions et à l’évolution de l’institution militaire. L’exposition met également en lumière la contribution de l’armée à la formation professionnelle, au développement des régions intérieures et sahariennes, ainsi qu’aux missions internationales de maintien de la paix.

    Un contexte régional marqué par l’instabilité

    Cette célébration intervient dans un contexte régional marqué par l’instabilité en Libye, les flux migratoires et les tensions en Méditerranée et au Sahel.

    Dans ce contexte, le 70e anniversaire revêt également une importance politique : il réaffirme le rôle de l’armée comme institution républicaine centrale, garante de la souveraineté et de la stabilité tunisiennes. Sa mission ne se limite pas à la protection de l’intégrité territoriale, elle consiste aussi au soutien au développement du pays.

    La création de l’armée tunisienne s’inscrivait dans le cadre du processus de consolidation de l’indépendance. Les forces armées furent appelées à combattre les derniers bastions de la présence coloniale française, notamment lors des événements de Sakiet Sidi Youssef en février 1958, de la bataille de Remada en mai de la même année et de la bataille de Bizerte en juillet 1961, qui s’achèvera par le retrait définitif des troupes françaises le 15 octobre 1963.

    Aujourd’hui, l’armée continue de jouer un rôle central dans la sécurité nationale, contribuant à la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la contrebande, le trafic d’êtres humains et l’immigration clandestine. Elle participe également aux opérations de protection civile, à la lutte contre les incendies et apporte son aide lors de situations d’urgence et de catastrophes naturelles.

    60 ans au service de la paix dans le monde

    Sur le plan international, la Tunisie peut se targuer de plus de soixante ans de participation aux missions de maintien de la paix des Nations Unies. En 1960, le président Habib Bourguiba décida d’envoyer 3 000 soldats au Congo, inaugurant une collaboration avec l’Onu qui a permis, à ce jour, la participation à 26 missions internationales et le déploiement de contingents de soldats tunisiens. Actuellement, plus de 800 personnes sont engagées dans la mission de l’Onu en République centrafricaine.

    Ces dernières années, la Tunisie a investi dans la production militaire nationale afin de réduire sa dépendance aux importations et de maîtriser ses dépenses de défense. Parmi les réalisations les plus significatives figurent le véhicule blindé résistant aux mines «Barb», conçu et construit par des techniciens militaires tunisiens, et la construction de navires de guerre de fabrication locale, dont le patrouilleur «Istiqlal B201». Un nouveau patrouilleur de 52 mètres pour la Marine tunisienne est également en construction, avec une mise en service prévue pour fin 2026.

    Cette stratégie de production militaire répond non seulement aux besoins de sécurité, mais constitue également un moteur de croissance industrielle, d’innovation technologique, de formation professionnelle et de création d’emplois.

    A l’écart des manœuvres politiciennes pour le pouvoir

    L’armée tunisienne a certes souvent été entraînée à gérer des situations extrêmes et a fait face à de nombreuses tentatives du pouvoir politique de l’entraîner dans le sillage de ses conflits internes, mais elle a toujours su résister, jusque-là, à la tentation de s’y impliquer. Sous Bourguiba, comme sous Ben Ali et même après, elle s’est toujours tenue à l’écart des manœuvres politiciennes pour le pouvoir. Ce fut le cas après la fuite de Ben Ali le 14 janvier 2011. Ce soir-là, lors d’une réunion de crise au ministère de l’Intérieur, le chef d’état-major de l’époque, le général Rachid Ammar, avait répondu vertement au Premier ministre Mohamed Ghannouchi qui lui demandait de prendre les commandes du pays. «Ce sont les politiciens qui ont créé cette situation. Et c’est à eux de la gérer de la meilleure façon possible. Le rôle de l’armée consiste à protéger le pays et à garder ses frontières».

    Le pouvoir était à prendre, mais l’armée s’était gardée de faire le pas, et cela mérite d’être souligné.  

    Très récemment, et en réaction à des appels politiques interpellant l’armée tunisienne sur la situation politique intérieure dans le pays, relayés par certains médias, le ministère de la Défense nationale a rompu son silence habituel pour rappeler, dans un communiqué au ton ferme, diffusé le 21 mai 2026, les fondements républicains de l’armée tunisienne : sa neutralité, son refus d’être impliquée dans des «tiraillements politiques» et son attachement aux lois de l’État.

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    L’aéroport de Tozeur-Nefta passera bientôt au solaire

    25. Juni 2026 um 09:08

    Pour ses besoins énergétiques, l’aéroport international de Tozeur-Nefta va bientôt passer au solaire avec une centrale de 4 mégawatts s’inscrivant dans le cadre du programme national de transition énergétique pour les infrastructures publiques.

    Le contrat d’exécution du projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 4 mégawatts à l’aéroport de Tozeur-Nefta a été signé le 19 juin 2026, au siège de l’Agence nationale de l’énergie (ANME), lançant ainsi l’une des initiatives d’autoproduction d’énergie les plus importantes du secteur des transports publics.

    Cette centrale vise à réduire les coûts d’approvisionnement en électricité et à promouvoir un transport aérien plus durable grâce à un recours accru aux énergies renouvelables.

    La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du directeur général de l’ANME, Nafaa Baccari, du directeur général par intérim de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca), Habib Toumi, et de représentants de l’entreprise chargée de la construction.

    Selon l’ANME, cette centrale représente la plus grande unité d’autoproduction d’électricité jamais prévue dans le secteur public tunisien.

    M. Baccari a qualifié le projet de «tournant qualitatif» dans la décarbonation des institutions publiques, insistant sur la nécessité de respecter les délais contractuels.

    M. Toumi a souligné que la centrale couvrira une part importante des besoins énergétiques de l’aéroport de Tozeur-Nefta et contribuera également à l’alimentation électrique de l’aéroport de Djerba-Zarzis, améliorant ainsi son efficacité énergétique et réduisant sa dépendance au réseau national.

    I. B.

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    Football | Où ira Mo Salah ?

    25. Juni 2026 um 08:51

    La semaine prochaine, Mohamed Salah sera officiellement libre de tout contrat. À moins que son avenir ne soit réglé d’ici là, le capitaine des Pharaons et gloire de Liverpool pendant une décennie pourrait se retrouver dans la situation inhabituelle de continuer à disputer la Coupe du monde sans être lié à aucun club.

    Imed Bahri

    The Athletic, le journal sportif en ligne du New York Times, indique que bien que le joueur de 34 ans ne manque pas d’offres et que les considérations financières ne soient pas un obstacle pour l’un des joueurs les mieux payés au monde, son avenir reste un mystère. Alors que plusieurs stars en fin de contrat ont déjà choisi leur prochaine destination ou sont sur le point de le faire, Salah demeure le plus grand nom à ne pas avoir encore révélé sa décision. 

    Son agent Ramy Abbas a tenu à mettre fin aux spéculations il y a deux semaines, confirmant via son compte X que le joueur préfère garder la confidentialité sur ses projets. Il a déclaré que Salah «va bien» et que «ni lui ni son agent ne souhaitent discuter de projets d’avenir sensibles avec des personnes non impliquées», indiquant clairement qu’aucune décision ne sera annoncée prématurément.

    La piste européenne

    Malgré les nombreuses rumeurs, un retour à Liverpool semble très improbable. Après neuf saisons à Anfield, Salah a fait ses adieux au club et à ses supporters à la fin de la saison anglaise, acceptant de résilier son contrat et de partir libre. Un retour en arrière est donc pratiquement impossible.

    De plus, un transfert vers un autre grand club de Premier League paraît compliqué. Arsenal et Manchester City n’ont pas de besoin évident d’un joueur à son poste, tandis qu’un transfert à Manchester United est difficilement envisageable compte tenu du choc qu’il provoquerait chez les supporters de Liverpool. Aston Villa, bien que propriété du milliardaire égyptien Nassef Sawiris (jeune frère de Naguib Sawiris) n’a pas les moyens financiers de se positionner pour le recruter, et l’aventure à Chelsea s’est terminée après son départ de Stamford Bridge en 2016, suite à une période décevante.

    Néanmoins, Salah reste très respecté en Europe, notamment après ses passages réussis en Serie A à la Fiorentina et à la Roma avant son arrivée en Angleterre. Un retour en Italie semble possible, mais le principal obstacle est son salaire élevé. Le Milan AC et la Juventus ne participent pas à la Ligue des Champions, ce qui impose des contraintes financières, tandis qu’Inter, Naples, la Roma et Côme (Como 1907) ont des priorités différentes sur le marché des transferts.

    Salah reste animé par la soif de titres et jouer simplement pour participer ne correspond pas à sa personnalité. C’est un joueur habitué à gagner et il croit toujours en sa capacité à faire la différence.

    Bien que sa dernière saison à Liverpool ait été marquée par un nombre de buts, de passes décisives et de matchs joués inférieur à celui des saisons précédentes, cela ne signifie pas nécessairement que son niveau a baissé de manière significative, surtout s’il rejoint un championnat moins compétitif que la Premier League anglaise.

    Selon The Athletic, le style de jeu de Mo Salah repose en grande partie sur la présence d’un latéral droit solide qui le soutient offensivement et assure ses tâches défensives, comme c’était le cas avec Trent Alexander-Arnold à Liverpool. Ce facteur pourrait dissuader certains clubs d’entamer des négociations pour le recruter.

    Par ailleurs, les portes des autres grands championnats européens semblent pour l’instant fermées. Le Bayern Munich privilégie le recrutement de jeunes joueurs, et le Paris Saint-Germain, qui dispose déjà d’une attaque de stars, cible également d’autres joueurs sur le marché des transferts. Rien n’indique que le Real Madrid, le FC Barcelone ou l’Atlético de Madrid soient intéressés par le capitaine égyptien, même si son style de jeu semble parfaitement adapté à la Liga.

    Face à l’incertitude qui plane toujours sur la situation européenne, trois options principales hors du continent se dégagent.

    Une aventure extra-européenne ? 

    La première est le championnat turc, où le nouveau président de Fenerbahçe Aziz Yıldırım a révélé durant sa campagne électorale que Salah réclamait un salaire annuel de 20 millions d’euros, pouvant atteindre environ 30 millions d’euros après impôts. Un contrat de trois ans pourrait donc s’élever à 90 millions d’euros, même s’il a insisté sur le fait que la décision finale revenait au comité technique du club.

    Le championnat saoudien reste un candidat sérieux pour attirer le joueur, notamment grâce à son statut de plus grande star arabe du football mondial. Sa présence constituerait un atout marketing et sportif majeur pour la compétition. Si les dépenses saoudiennes ne sont plus au même niveau qu’en 2023, année où Salah a reçu une offre lucrative d’Al-Ittihad de Djeddah, le championnat a encore le potentiel de proposer un projet attractif, en particulier avec la présence de stars internationales comme Cristiano Ronaldo.

    Cependant, un transfert au Moyen-Orient pourrait signifier la fin de sa carrière européenne. Il aura 36 ou 37 ans à l’expiration de son prochain contrat, un âge qui rend un retour en Ligue des Champions extrêmement difficile.

    La troisième option est la Major League Soccer (MLS), un club auquel Salah a été régulièrement associé ces derniers mois. Le commissaire de la MLS, Don Garber, a confirmé son désir de voir le capitaine égyptien aux États-Unis, citant le succès de Lionel Messi à l’Inter Miami, où l’Argentin a inscrit 78 buts en 91 matchs depuis son arrivée il y a trois ans.

    Bien que le niveau technique de la MLS soit inférieur à celui de la Premier League, il est en constante évolution, et le mode de vie y pourrait convenir à Salah et à sa famille en fin de carrière.

    Alors que plusieurs stars ont déjà trouvé leur nouvelle destination, comme Ibrahima Konaté et Bernardo Silva, qui ont rejoint le Real Madrid, et Casemiro, qui semble proche de signer à l’Inter Miami, l’avenir de Mohamed Salah reste l’un des sujets les plus intrigants du mercato.

    Malgré ses 34 ans, le capitaine égyptien possède toujours le talent nécessaire pour briller dans n’importe quel championnat, comme il le prouve lors de cette Coupe du Monde. Il a mené son équipe nationale à sa toute première victoire en Coupe du Monde, marquant un but et délivrant une passe décisive à «Trézéguet» (de son vrai nom Mahmoud Ahmed Ibrahim Hassan) contre la Nouvelle-Zélande, faisant étalage de son flair habituel avec des courses sur le flanc droit et des incursions dans la surface.

    Dès lors, la question n’est plus de savoir si Mo Salah trouvera un nouveau club, mais plutôt quel projet il choisira pour conclure l’une des plus grandes carrières de l’histoire du football arabe et africain. Annoncera-t-il sa prochaine destination avant la fin de la Coupe du Monde, ou continuera-t-il d’écrire l’histoire du tournoi en tant que joueur libre le plus célèbre du monde du football ?

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    La Colombie élit un président trumpiste !

    25. Juni 2026 um 08:23

    Une vague trumpiste déferle sur l’Amérique latine, préfigurant un bouleversement majeur du paysage politique régional. La Colombie est la dernière en date à s’inscrire dans cette tendance et ce, suite à l’annonce de la victoire d’Abelardo de la Espriella, avocat américano-colombien populiste de droite soutenu par le locataire de la Maison Blanche, à l’élection présidentielle.

    Imed Bahri

    Selon le Wall Street Journal (WSJ), Donald Trump a atteint son objectif lors des élections latino-américaines successives. Les candidats de tendance droite populiste, proches de l’Américain, ont vaincu leurs rivaux de gauche dans toute la région, tandis que l’administration américaine actuelle poursuit son interventionnisme le plus agressif en Amérique centrale et du Sud depuis des décennies. 

    L’Argentine, le Honduras, le Costa Rica, le Chili, la Bolivie et l’Équateur ont tous vu leurs gouvernements basculer à droite et devenir pro-Trump ou lui être favorables. La Colombie rejoint désormais cette tendance après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle.

    Un populiste atypique

    De la Espriella, 47 ans, également citoyen américain et qui n’hésite pas à afficher sa richesse, est une figure populiste extérieure à l’establishment politique traditionnel. Il n’a jamais occupé de fonction publique et a fait carrière comme avocat, défendant des chefs paramilitaires et des personnalités controversées.

    Son programme repose sur une répression sécuritaire sévère contre le crime organisé et les trafiquants de cocaïne. Cette approche est similaire à celle du président salvadorien Nayib Bukele qui a emprisonné plus de 85 000 personnes dans le cadre de sa campagne sécuritaire, sans que nombre d’entre elles n’aient bénéficié d’un procès équitable.

    Le président élu s’est engagé à construire d’immenses prisons et camps de concentration pour ceux qu’il qualifie de terroristes narcotrafiquants.

    Il a également annoncé l’abandon du plan de paix global et des efforts de négociation initiés par le président de gauche sortant Gustavo Petro avec les groupes armés afin de les persuader de déposer les armes.

    De la Espriella a déclaré lors d’une interview à la radio et à la télévision locales : «Notre gouvernement fera vivre les hors-la-loi et les criminels dans la peur. Nous avons vaincu le système, l’establishment politique et les élites habituelles. Nous avons gagné sur tous les plans et contre toute attente»

    Critiques de l’ingérence américaine

    L’ascension de De la Espriella avait été favorisée par le soutien public de Trump qui l’a décrit comme un dirigeant intelligent, fort et déterminé. Trump s’en est pris à son rival Cepeda, le qualifiant de marxiste d’extrême gauche et affirmant que la Colombie «bénéficiera du soutien total des États-Unis si le Tigre l’emporte»

    Des alliés de Trump, comme le consultant politique conservateur Roger Jason, avaient exprimé leur soutien à la vague populiste en Colombie. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a rapidement félicité le nouveau président via la plateforme X, affirmant que des jours meilleurs attendaient la Colombie sous sa nouvelle direction.

    L’ingérence américaine dans les élections a suscité de vives critiques de la part de onze membres démocrates du Congrès américain. Ces parlementaires ont signé une lettre dénonçant l’ingérence flagrante de responsables américains en faveur d’un candidat au passé trouble, en contradiction avec les intérêts et les lois des États-Unis.

    La lettre accuse De la Espriella d’avoir fait l’éloge de chefs paramilitaires et d’avoir profité de fonds prétendument destinés à corrompre des hauts responsables judiciaires.

    Le président sortant Gustavo Petro avait auparavant condamné la détention aux États-Unis d’un militant colombien qui le soutenait, accusant De la Espriella d’y avoir contribué.

    Le déclin de la droite traditionnelle

    Les partisans du nouveau président ont défendu son style trumpien et sa rhétorique simple et passionnée, qu’il a utilisée pour rallier des sympathisants et lancer une marque de vêtements et d’alcool. Cette rhétorique lui a permis de se démarquer du parti conservateur (droite traditionnelle) de l’ancien président Álvaro Uribe Vélez.

    Selon les analystes politiques locaux, la popularité déclinante d’Uribe et les allégations de corruption ont conduit les dirigeants de droite à abandonner la droite traditionnelle et à apporter leur soutien à De la Espriella. Ce soutien témoigne de la frustration généralisée de la population face à une augmentation de 55% de la production de cocaïne par rapport à 2000 et au doublement des effectifs des milices.

    Inquiétudes économiques et politiques

    L’arrivée au pouvoir de Abelardo de la Espriella soulève des inquiétudes économiques et politiques, étant donné que son parti ne détient que quatre sièges au Sénat et un seul au Congrès colombien. Cette faiblesse parlementaire entrave son plan économique visant à réduire les dépenses de 40%, à fermer neuf ministères et à licencier 700 000 employés.

    De plus, des experts internationaux en surveillance des conflits ont averti que le recours à la force militaire plutôt qu’à la négociation risque d’aggraver les abus de pouvoir et de raviver les conflits armés.

    Ce nouveau discours politique imite les opérations militaires américaines dans les Caraïbes, fondées sur le principe de tirer d’abord et d’enquêter ensuite.

    Avec ces pays ayant basculés successivement dans la droite populiste et ayant pour modèle Trump mais également avec le changement de régime au Venezuela en janvier dernier avec le kidnapping de Nicolás Maduro et le blocus imposé à Cuba visant à faire tomber le régime, l’administration américaine actuelle qui a subi un camouflet au Moyen-Orient avec la guerre d’Iran est par contre en train de réussir son pari en Amérique latine en se débarrassant de la gauche et en ayant à sa place des dirigeants qui lui sont dociles.

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    Amnesty International appelle la Tunisie à libérer Saadia Mosbah

    25. Juni 2026 um 08:19

    Amnesty International a publié le communiqué de presse suivant, daté du 24 juin 2026 et intitulé «Le procès de Saadia Mosbah et de ses collègues n’est pas une affaire financière… mais un message d’intimidation», appelant la Tunisie à libérer la militante antiraciste et à annuler les condamnations prononcées à son encontre ainsi qu’à celles de ses collègues de l’association Mnemty.

    « Amnesty International condamne avec la plus grande fermeté la décision rendue le 23 juin 2026 par la Cour d’appel de Tunis, qui a confirmé le verdict initial injuste prononcé contre la célèbre militante tunisienne antiraciste Saadia Mosbah — présidente de l’association Mnemty — ainsi que les peines infligées aux membres et collaborateurs de l’association.

    La confirmation de la peine de huit ans de prison et des sanctions financières prononcées à l’encontre de Saadia Mosbah constitue un grave revers pour la justice et le droit à un procès équitable. Ce verdict envoie un message clair d’intimidation à tous les défenseurs des droits humains, en particulier à ceux qui luttent contre le racisme et défendent les droits des migrants et des personnes noires en Tunisie.

    L’organisation souligne que ce verdict ne peut être dissocié du contexte plus large marqué par les restrictions imposées à la société civile, le recours à des accusations financières vagues et dénuées de preuves crédibles pour cibler associations et militants, ainsi que la criminalisation de la solidarité et du travail légitime en faveur des droits humains.

    Amnesty International condamne également la décision de la Tunisie d’interdire aux représentants de l’organisation et d’autres groupes de la société civile d’assister aux audiences des 19 et 23 juin, y voyant une violation du principe de publicité des audiences ainsi qu’une source de vive inquiétude quant aux garanties d’un procès équitable et à la transparence des procédures judiciaires.

    Par conséquent, Amnesty International appelle les autorités tunisiennes à :

    – libérer immédiatement et sans condition Saadia Mosbah ;

    – annuler sa condamnation ainsi que celles de ses collègues de l’association Mnemty ;

    – garantir le plein respect de leur droit à un procès équitable ;

    – mener une enquête sérieuse et indépendante sur toutes les allégations de racisme et de mauvais traitements en détention ;

    – et mettre fin à l’instrumentalisation de la justice pour criminaliser le travail en faveur des droits humains et restreindre la société civile.»

    Communiqué.

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