❌

Normale Ansicht

Agriculture biologique: 700 MD de recettes à l’export en neuf mois

20. Oktober 2026 um 18:01

Les exportations tunisiennes de produits agricoles biologiques ont généré près de 700 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, d’après TAP. Ce chiffre a été annoncé mardi par le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, à l’ouverture d’un atelier consacré aux perspectives du secteur.

Portée notamment par l’huile d’olive et les dattes, la filière dispose d’atouts pour diversifier la production agricole, créer de la valeur ajoutée et améliorer les revenus des agriculteurs. Ladite source explique qu’elle contribue également à la préservation des ressources naturelles et à l’adaptation aux changements climatiques.

Pour maintenir cette dynamique, le ministre a souligné la nécessité de renforcer la certification, le contrôle et la traçabilité des produits afin de répondre aux exigences des marchés internationaux. L’Union européenne demeure un débouché stratégique pour les exportations biologiques tunisiennes.

Ben Cheikh a également appelé à développer le marché local et à mieux valoriser les productions nationales, afin que les retombées économiques de cette activité profitent davantage aux producteurs et aux territoires.

L’article Agriculture biologique: 700 MD de recettes à l’export en neuf mois est apparu en premier sur Managers.

Merck mise près d’un milliard d’euros sur une biotech britannique et ses traitements innovants

20. Oktober 2026 um 17:08

Le groupe pharmaceutique allemand Merck renforce ses ambitions dans les maladies rares avec le rachat de Silence Therapeutics, une biotech britannique spécialisée dans les traitements fondés sur l’ARN. Annoncée le 19 octobre 2026, l’opération représente environ 1,3 milliard de dollars, soit un peu plus d’un milliard d’euros en valeur des capitaux propres. La valeur de l’entreprise hors trésorerie s’établit à environ 1,1 milliard de dollars.

L’acquisition doit permettre à Merck d’accélérer le développement de médicaments ciblant directement les mécanismes génétiques de certaines maladies. Au cœur de cette stratégie figure le divesiran, un candidat-médicament destiné à traiter la polyglobulie de Vaquez, une maladie rare du sang caractérisée par une production excessive de globules rouges. Ce traitement repose sur la technologie des petits ARN interférents (siRNA), capables de bloquer certains messages génétiques avant qu’ils ne conduisent à la production de protéines. Lors d’un essai clinique de phase II, le divesiran a enregistré un taux de réponse de 88 %, contre 19 % sous placebo. Il doit désormais progresser vers la phase III, sous réserve de la poursuite de son développement clinique.

Pour convaincre les actionnaires de Silence Therapeutics, Merck propose 20 dollars en espèces par American Depositary Share (ADS), un titre représentant trois actions ordinaires. Cette offre correspond à une prime de 130 % par rapport au cours de clôture du 16 octobre 2026, et de 82 % par rapport au cours moyen pondéré des 30 jours précédents. L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2027, sous réserve notamment de l’approbation des actionnaires et des autorisations nécessaires. Merck prévoit de la financer par de nouveaux emprunts. Au-delà du divesiran, le groupe allemand récupérera également une plateforme technologique et plusieurs programmes expérimentaux, notamment dans les maladies cardiovasculaires, le cholestérol, l’obésité et les troubles immunitaires.

Cette acquisition illustre un enjeu majeur pour l’industrie pharmaceutique : les grands laboratoires cherchent à compléter leur recherche interne en rachetant des biotechs capables de développer des traitements innovants. Pour Merck, l’objectif est de renforcer son portefeuille de médicaments spécialisés et de disposer de nouvelles sources de croissance, tout en assumant les risques cliniques et financiers liés au développement de molécules encore expérimentales.

L’article Merck mise près d’un milliard d’euros sur une biotech britannique et ses traitements innovants est apparu en premier sur Managers.

Vietnam: un accord commercial ouvre quatre marchés européens aux entreprises

20. Oktober 2026 um 16:21

Le Vietnam vient de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie commerciale. Le pays asiatique a signé, le 18 octobre 2026, à Hanoï, un accord de libre-échange avec la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein. Ce partenariat doit faciliter les échanges, réduire certains droits de douane et encourager les investissements entre les deux parties. Il pourrait aussi renforcer l’accès des entreprises vietnamiennes à des marchés européens à fort pouvoir d’achat.

L’accord, conclu avec les quatre membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE), intervient après plus de quatorze ans de négociations, lancées en 2012, ralenties en 2018 puis relancées en septembre 2025. Les discussions ont abouti en juillet 2026, avant la signature officielle. L’entrée en vigueur reste toutefois en attente. Le texte couvre les échanges de marchandises et de services, les investissements, la propriété intellectuelle, les marchés publics, les règles d’origine ainsi que les questions de concurrence et de développement durable. Il prévoit notamment de réduire ou de supprimer certains droits de douane, selon les produits et les engagements prévus par chaque pays. Les entreprises vietnamiennes exportent principalement vers les marchés de l’AELE des produits de la mer, des chaussures, des vêtements, des équipements mécaniques et des composants électroniques. En retour, elles importent notamment des machines industrielles, des produits chimiques, des médicaments et des matières premières destinées à la production. Pour les entreprises, l’intérêt dépasse donc la seule baisse des tarifs douaniers. L’accord peut faciliter l’accès à de nouveaux clients, diversifier les fournisseurs et ouvrir des perspectives de coopération dans les technologies, la logistique, l’industrie de précision et l’énergie.

Les échanges commerciaux entre le Vietnam et les pays de l’AELE ont atteint 4,8 milliards d’euros en 2025, selon les données publiées par l’organisation. Le Vietnam a enregistré un excédent commercial de 2,5 milliards d’euros. Les investissements constituent un autre enjeu. À la fin de 2025, la Suisse comptait 234 projets d’investissement enregistrés au Vietnam, pour plus de 2,4 milliards de dollars. La Norvège en comptait 62, représentant plus de 201 millions de dollars. L’accord pourrait favoriser de nouveaux partenariats et faciliter l’arrivée de capitaux, de technologies et de compétences européennes. Mais les retombées dépendront de son entrée en vigueur et de la capacité des entreprises à respecter les conditions d’accès aux marchés, notamment les règles d’origine et les exigences techniques.

L’article Vietnam: un accord commercial ouvre quatre marchés européens aux entreprises est apparu en premier sur Managers.

Le tourisme, une machine à valeur ajoutée encore sous-exploitée

20. Oktober 2026 um 16:19

Les chiffres du Compte Satellite du Tourisme 2025, qui viennent d’être publiés par l’INS, révèlent une réalité souvent occultée: le tourisme tunisien n’est pas seulement une industrie de flux, c’est une industrie de valeur.

En 2025, la valeur ajoutée brute directe du tourisme s’est établie à 8 662,5 MTND, soit 5,4% de la valeur ajoutée brute totale du pays. Le PIB direct du tourisme s’établit à 8 935,3 MTND, représentant 5,2% du PIB national. Ces ratios, en légère progression sur les dernières années, confirment le poids structurel du secteur dans l’économie nationale.

L’aspect le plus intéressant réside dans la répartition de cette valeur. Les comptes publiés montrent que l’hébergement capte, à lui seul, 40,3% des dépenses du tourisme récepteur et 38% de la demande intérieure totale. Pourtant, sa contribution à la valeur ajoutée brute touristique n’est que de 1 817 MTND, contre 6 285 MTND pour la restauration et 6 280 MTND pour le transport de passagers. L’hébergement génère le plus de dépenses, mais pas le plus de valeur ajoutée. La restauration et le transport, moins visibles dans les enquêtes de dépenses, sont les véritables moteurs de la valeur.

Cette asymétrie révèle une évidence stratégique: le modèle touristique tunisien, encore largement dépendant de l’hôtellerie et de ses marges comprimées, sous-exploite les segments à plus forte valeur ajoutée que sont la restauration et le transport. Le ratio de contribution du tourisme à la production de services d’hébergement atteint 95%, ce qui signifie que l’hôtellerie est presque entièrement touristique, alors que la restauration n’est touristique qu’à 21,2%. Le potentiel de croissance réside donc moins dans la construction de nouveaux hôtels que dans la montée en gamme des services connexes et dans la captation d’une part plus large de la dépense touristique par les acteurs locaux. Le tourisme tunisien n’a pas un problème de volume, il a un problème de structure de valeur.

L’article Le tourisme, une machine à valeur ajoutée encore sous-exploitée est apparu en premier sur Managers.

«Made in Tunisia» : quatre secteurs industriels ciblés pour lancer la nouvelle marque nationale

20. Oktober 2026 um 14:49

La Tunisie prépare une marque nationale « Made in Tunisia » pour mieux identifier ses produits, renforcer la confiance des consommateurs et faciliter leur promotion sur les marchés étrangers. Le projet vient de franchir une nouvelle étape avec la validation de la charte graphique de la marque, lors d’une réunion tenue le 20 octobre 2026 au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Quatre secteurs industriels sont concernés en priorité : les industries mécaniques et électriques, le textile-habillement, le cuir et la chaussure, ainsi que les industries agroalimentaires. Dans une première phase, des entreprises de ces filières bénéficieront d’un programme d’accompagnement destiné à les aider à remplir les conditions et les critères nécessaires pour obtenir la marque. L’objectif est de mettre en place une identité commune permettant de reconnaître les produits tunisiens et de mieux valoriser leur origine. Pour les entreprises, cette démarche pourrait constituer un levier de différenciation commerciale, aussi bien sur le marché local qu’à l’export, à condition que la marque s’accompagne de critères de qualité clairement définis et vérifiables. Le projet vise également à encourager les entreprises à améliorer la qualité de leurs produits et à respecter les normes applicables. À terme, le dispositif devrait être étendu à l’ensemble des secteurs industriels.

La réunion de suivi a été présidée par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Elle a réuni notamment des représentants du ministère du Commerce et du Développement des exportations, du Centre de promotion des exportations (CEPEX), de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI) et de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

L’article «Made in Tunisia» : quatre secteurs industriels ciblés pour lancer la nouvelle marque nationale est apparu en premier sur Managers.

Le gouvernement vise la création de 500 sociétés communautaires en 2027

20. Oktober 2026 um 14:19

Le gouvernement tunisien ambitionne de porter à 500 le nombre de sociétés communautaires en 2027 et de financer 250 d’entre elles. Ces objectifs figurent dans le document du projet de budget économique pour 2027.

Cette orientation vise à renforcer le rôle de ces sociétés communautaires dans la création d’emplois, la promotion de l’initiative collective et la production de richesse. Pour y parvenir, le gouvernement entend améliorer les conditions de création de ces structures, renforcer leur accompagnement et faciliter leur passage à l’activité effective afin de favoriser leur pérennité.

Le dispositif prévoit notamment d’améliorer l’accès au financement et aux circuits de commercialisation. Il comprend le renforcement de la ligne de financement dédiée aux sociétés communautaires, ainsi que la création d’une ligne d’autofinancement alimentée par les ressources du Fonds national de l’emploi.

Le gouvernement prévoit également de conclure des conventions avec des établissements financiers et de diversifier les sources de financement, afin de mieux répondre aux besoins de ces entreprises.

L’accompagnement constitue un autre axe du programme. Il est prévu d’élaborer un programme et un guide couvrant les aspects administratifs, juridiques, techniques et financiers, afin d’aider les bénéficiaires à surmonter les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre de leurs projets.

Enfin, le développement d’une plateforme numérique dédiée à la commercialisation doit permettre d’améliorer la visibilité des produits et des services des sociétés communautaires et de faciliter leur accès au marché.

L’article Le gouvernement vise la création de 500 sociétés communautaires en 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fnac Darty : le milliardaire tchèque obtient le feu vert européen pour prendre le contrôle du groupe

20. Oktober 2026 um 12:06

La Commission européenne a autorisé le projet de rachat de Fnac Darty par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, ouvrant la voie à une prise de contrôle majoritaire du distributeur français d’électronique, d’électroménager et de produits culturels. Annoncée le 20 octobre 2026 par Fnac Darty, cette autorisation lève le dernier obstacle réglementaire identifié avant la clôture de l’offre, attendue début novembre.

Déjà premier actionnaire du groupe avec 28,5 % du capital, Daniel Kretinsky cherche à dépasser le seuil de 50 % pour en prendre le contrôle. Son offre publique d’achat (OPA), portée par EP Group, vise les actions et les obligations convertibles encore en circulation. L’offre est fixée à 35 euros par action, après le versement d’un dividende de 1 euro par action le 5 juin 2026. Le prix proposé pour chaque obligation convertible est de 81,16 euros. Le conseil d’administration de Fnac Darty a donné un avis favorable à l’opération, tandis qu’un expert indépendant a estimé que ses conditions financières étaient équitables pour les actionnaires et les porteurs d’obligations concernés.

Fondé sur un réseau de magasins et une activité en ligne, Fnac Darty reste un acteur majeur de la distribution européenne. Le groupe est présent dans 15 pays, compte près de 30 000 collaborateurs et exploite environ 1 500 magasins. Son chiffre d’affaires a dépassé 10 milliards d’euros en 2025. Sa stratégie à l’horizon 2030 mise notamment sur le commerce omnicanal, les services et l’économie circulaire.

Pour Daniel Kretinsky, cette acquisition renforcerait sa position dans la distribution française, où il détient également le groupe Casino, propriétaire de Cdiscount. Pour Fnac Darty, le changement majeur serait le passage d’un actionnaire de référence à un actionnaire majoritaire, sous réserve de la finalisation de l’offre. La clôture était attendue début novembre 2026, le calendrier définitif devant être communiqué par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

L’article Fnac Darty : le milliardaire tchèque obtient le feu vert européen pour prendre le contrôle du groupe est apparu en premier sur Managers.

El Fouladh: 330 millions de dinars en négociation pour moderniser l’aciérie de Menzel Bourguiba

20. Oktober 2026 um 10:25

La Banque islamique de développement (BID) examine un projet de 330 millions de dinars pour restructurer et moderniser El Fouladh, à Menzel Bourguiba, dans le gouvernorat de Bizerte. Selon les propos relayés par l’agence TAP, l’objectif est de tripler les capacités de production de l’entreprise publique et de porter sa production à environ 300 000 tonnes d’acier par an.

Une délégation de haut niveau de la BID s’est rendue à Bizerte le 19 octobre 2026 pour poursuivre les discussions avec les autorités tunisiennes et les responsables de l’entreprise. Selon la direction d’El Fouladh, cette visite constitue la dernière étape des négociations avant l’examen du dossier par les instances de la banque.

Le programme prévoit notamment l’installation d’un four-poche, l’acquisition d’équipements de coulée continue, ainsi que des études d’ingénierie et des travaux de génie civil, annonce la même source. Ces équipements doivent renforcer les capacités industrielles de l’usine et améliorer l’approvisionnement du marché tunisien en billettes d’acier, des produits semi-finis utilisés notamment dans la fabrication de produits sidérurgiques.

L’enjeu est également de réduire le recours aux importations et de préserver les emplois liés à l’activité de l’entreprise. En mars 2026, le gouvernement avait déjà inscrit la restructuration d’El Fouladh dans un programme plus large visant à développer la filière sidérurgique nationale et à mieux valoriser la ferraille collectée en Tunisie.

Le financement de 330 millions de dinars n’est toutefois pas encore acquis. À l’issue de sa mission, la délégation de la BID doit préparer un rapport qui sera transmis au comité technique compétent. Une note sera ensuite soumise au conseil d’administration de la banque pour approbation.

La mission doit se poursuivre jusqu’au 23 octobre, avec des visites des installations d’El Fouladh, des sites de collecte de ferraille et de plusieurs laminoirs privés, ainsi que des échanges avec l’Agence nationale de protection de l’environnement.

 

L’article El Fouladh: 330 millions de dinars en négociation pour moderniser l’aciérie de Menzel Bourguiba est apparu en premier sur Managers.

Huile d’olive à forte valeur ajoutée : EUKLYDIA, l’IA 100% tunisienne qui valorise chaque dinar

20. Oktober 2026 um 10:11

Mieux valoriser chaque kilo d’huile d’olive exporté : c’est le pari d’EUKLYDIA. Dr Oumeima Laifa, sa CEO, dévoile à l’Économiste Maghrébin  sa méthode, ses premiers tests et l’enjeu pour toute la filière.

 

Pourquoi avoir choisi de vous intéresser à la valorisation de l’huile d’olive tunisienne à travers l’intelligence artificielle ?

L’huile d’olive tunisienne représente bien plus qu’un produit d’exportation. Elle porte un savoir-faire, une histoire et une identité nationale. Pourtant, la valeur que nous en tirons ne reflète pas toujours son potentiel. La question n’est donc pas seulement de produire une huile de qualité, mais de savoir comment la positionner, la commercialiser et la vendre dans les meilleures conditions.

EUKLYDIA est le premier cabinet d’intelligence artificielle à aborder cet enjeu non comme un simple problème technique, mais comme une question de valorisation économique et d’identité nationale. Notre modèle est 100 % tunisien : une IA conçue et développée par des ingénieurs tunisiens, qui associe une connaissance globale des marchés à une gouvernance locale. Notre ambition est de mettre la technologie au service d’un objectif concret : permettre aux exportateurs tunisiens de prendre de meilleures décisions, de mieux défendre la valeur de leur huile et de renforcer leur position sur les marchés internationaux.

Pourquoi le passage du vrac au conditionné reste-t-il un enjeu majeur pour la filière ?

Ce passage ne dépend pas uniquement d’une marque ou d’un emballage. Il repose d’abord sur la qualité des décisions de l’exportateur : quels marchés cibler, quels segments de consommateurs privilégier, quel positionnement adopter, à quel prix vendre et comment se différencier de la concurrence.

Une huile peut être excellente sans être commercialisée à son juste potentiel. À l’inverse, une stratégie mieux construite permet de mieux valoriser ses caractéristiques et de capter davantage de valeur. Le conditionnement est donc un levier important, mais il doit s’inscrire dans une stratégie commerciale cohérente, fondée sur des données fiables et une bonne compréhension des marchés.

Concrètement, comment EUKLYDIA utilise-t-elle l’IA pour accompagner les exportateurs ?

Nous transformons des informations souvent dispersées en une feuille de route directement exploitable. Nous analysons les marchés, les prix, la concurrence, les attentes des consommateurs et les contraintes d’accès aux débouchés visés.

L’objectif est d’aider l’exportateur à identifier les opportunités, les marchés qui correspondent à son produit et les décisions susceptibles d’améliorer son positionnement. L’IA ne remplace pas l’expertise de l’entreprise : elle lui donne des outils supplémentaires pour décider avec plus de précision et d’anticipation.

Quels résultats avez-vous obtenus lors des premiers tests ?

Les premiers tests, menés auprès de deux exportateurs, ont montré des gains compris entre 20 % et 30 %, selon le processus métier concerné. Ces premiers résultats sont encourageants et confirment l’intérêt d’une approche fondée sur les données.

Il faut toutefois distinguer l’amélioration des indicateurs de performance liés aux processus métiers d’une hausse directe et systématique des bénéfices. La rentabilité dépend de plusieurs facteurs : les volumes vendus, les coûts de production et de conditionnement, les prix obtenus et les conditions d’accès aux marchés. Notre objectif est d’aider les exportateurs à mieux maîtriser ces paramètres pour améliorer leurs décisions et leur capacité à créer de la valeur.

Cette technologie est-elle accessible aux PME exportatrices ?

C’est précisément l’enjeu : rendre l’IA utile aux entreprises tunisiennes, quelle que soit leur taille. Les petites et moyennes structures ne disposent pas toujours de services spécialisés capables de collecter, d’analyser et d’interpréter toutes les informations nécessaires à une stratégie d’exportation.

Notre approche vise à rendre ces informations plus accessibles et plus faciles à exploiter. Il s’agit d’offrir aux exportateurs un appui à la décision adapté à leurs besoins, pour mieux évaluer les opportunités, choisir leurs marchés et orienter leurs investissements.

Comment évaluez-vous le retour sur investissement d’une telle solution ?

À partir de résultats concrets : une meilleure adéquation entre le produit et le marché ciblé, une politique de prix plus pertinente, moins de décisions commerciales prises à l’aveugle et une capacité accrue à saisir les opportunités.

Chaque dinar compte. Une amélioration même limitée de la valeur obtenue par kilo peut représenter un enjeu important lorsqu’elle s’applique à des volumes d’exportation significatifs. Mais cette progression doit être mesurée à partir des résultats effectivement obtenus par les entreprises, en tenant compte de leurs coûts et de leurs conditions commerciales.

Comment garantissez-vous la fiabilité des données et la confidentialité des informations des exportateurs ?

La qualité des recommandations dépend directement de la fiabilité des données et de la pertinence de leur interprétation. Il est donc essentiel de structurer les informations, d’en vérifier la cohérence et de tenir compte des spécificités de chaque marché.

La confidentialité est aussi un enjeu central, car les données commerciales peuvent concerner des prix, des clients, des stratégies et des relations d’affaires. La gouvernance des données doit permettre aux entreprises de bénéficier de l’analyse tout en préservant leurs informations sensibles.

Quel potentiel cette approche représente-t-elle pour les exportations tunisiennes d’huile d’olive, notamment vers des segments à forte valeur ajoutée ?

Le potentiel dépasse celui d’une seule entreprise. Si les exportateurs identifient mieux les marchés, affinent leur positionnement et vendent sur des segments à plus forte valeur ajoutée, les effets peuvent se répercuter sur toute la filière.

L’objectif n’est pas de remplacer les atouts historiques de l’huile d’olive tunisienne, mais de mieux les valoriser grâce à la technologie. L’IA peut rapprocher la qualité du produit de la valeur obtenue sur les marchés, à condition de s’accompagner d’une stratégie commerciale claire et d’une exécution rigoureuse.

La question est finalement simple : comment faire en sorte que la qualité de notre huile se traduise davantage dans sa valeur marchande ? C’est à cette question qu’EUKLYDIA entend apporter des éléments de réponse, en mettant une technologie conçue en Tunisie au service des exportateurs tunisiens.

L’article Huile d’olive à forte valeur ajoutée : EUKLYDIA, l’IA 100% tunisienne qui valorise chaque dinar est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Assurance en Afrique : où se situe réellement la Tunisie ?

20. Oktober 2026 um 10:10

Avec un taux de pénétration de l’assurance de 2,34 % du produit intérieur brut (PIB), la Tunisie occupe la cinquième place en Afrique, derrière l’Afrique du Sud, la Namibie, le Maroc et le Kenya. Ce niveau reste très inférieur à la moyenne mondiale de 7,4 %, selon le rapport annuel 2026 de l’Organisation des assurances africaines (OAA), publié le 13 octobre. Un écart qui illustre le potentiel de développement encore inexploité du marché tunisien.

Le taux de pénétration mesure le poids des primes d’assurance brutes dans l’économie. Il permet notamment d’évaluer la place de l’assurance dans le financement des risques des ménages et des entreprises. En Tunisie, le ratio demeure modeste malgré l’existence d’un marché structuré et de plusieurs branches d’assurance. À l’échelle africaine, seuls deux pays dépassent la moyenne mondiale : l’Afrique du Sud, avec un taux de 11,5 %, et la Namibie, à 7,4 %. Le Maroc arrive ensuite avec 3,9 %, devant le Kenya à 2,4 % et la Tunisie à 2,34 %. Le Sénégal, avec 1,51 %, complète le groupe des marchés les mieux positionnés parmi les treize pays comparés dans le rapport.

L’écart entre les marchés africains apparaît encore plus nettement dans l’assurance-vie. L’Afrique du Sud a généré près de 43,8 milliards de dollars de primes dans cette branche, contre 3,15 milliards pour le Maroc et 1,82 milliard pour le Kenya. La Tunisie figure plus loin dans le classement, avec 369 millions de dollars. Cette concentration s’explique notamment par le poids des dispositifs d’épargne-retraite et des contrats d’assurance-vie dans les marchés les plus développés. En Afrique du Sud et en Namibie, ces mécanismes sont solidement installés et bénéficient de régimes obligatoires ou quasi obligatoires. Dans une grande partie du continent, l’assurance-vie reste davantage un produit de protection destiné à une fraction de la population salariée qu’un instrument d’épargne largement accessible. La faiblesse des revenus, le poids de l’économie informelle et les obstacles à l’accès aux produits financiers limitent son développement.

Les entreprises, un relais de croissance

L’assurance non-vie, qui couvre notamment les dommages aux biens, les risques industriels et la responsabilité civile, présente une répartition plus équilibrée entre les marchés africains. L’Afrique du Sud conserve la première place, suivie du Maroc, du Kenya, de l’Égypte, de l’Algérie et du Nigeria.

La demande dans cette branche dépend davantage du volume des actifs à protéger, de l’activité économique et des obligations légales d’assurance. Pour les entreprises tunisiennes, la couverture des locaux, des équipements, des stocks, des véhicules et des risques liés à l’activité constitue donc un enjeu direct de continuité opérationnelle et de maîtrise des pertes. Le rapport souligne également les limites de la capacité de réassurance disponible en Afrique, notamment pour les risques importants dans l’immobilier, l’énergie et l’industrie. Les assureurs doivent alors solliciter des réassureurs internationaux pour obtenir une couverture suffisante et une expertise adaptée.

 

L’article Assurance en Afrique : où se situe réellement la Tunisie ? est apparu en premier sur Managers.

Un nouveau groupe allemand de 130 ans d’expérience veut s’implanter en Tunisie

20. Oktober 2026 um 09:20

Le groupe industriel allemand Scherdel poursuit son exploration du marché tunisien. Une délégation de l’entreprise a rencontré, le 19 octobre 2026, Jalel Tebib, DG de Fipa, pour examiner les possibilités d’implantation et d’investissement dans le pays.

Conduite par Marcus Bach, associé-gérant du groupe, et accompagnée de Mariem Bougabrine, chargée des projets DEinternational à la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK), cette visite constitue une deuxième démarche de prospection après un premier déplacement en janvier 2026.

Selon la Fipa, Scherdel souhaite approfondir son évaluation de l’environnement économique tunisien, notamment les compétences disponibles sur le marché local ainsi que les incitations et avantages proposés aux investisseurs étrangers.

Fondé il y a 130 ans, le groupe emploie plus de 7 000 personnes à travers 35 sites de production et de recherche et développement. Ses activités couvrent plusieurs domaines industriels, dont les technologies de formage, d’assemblage et de jonction, les traitements de surface ainsi que la fabrication de machines, d’outils et d’équipements.

À ce stade, aucune décision d’implantation en Tunisie ni aucun montant d’investissement n’ont été annoncés. Cette nouvelle visite marque néanmoins la poursuite des démarches du groupe allemand pour évaluer les possibilités offertes par le marché tunisien.

L’article Un nouveau groupe allemand de 130 ans d’expérience veut s’implanter en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

Terrains à prix préférentiel à Mhamdia : les demandes à confirmer avant cette date

20. Oktober 2026 um 08:58

Les personnes souhaitant acquérir un terrain individuel au lotissement «Jinene Mhamdia – Social», dans le gouvernorat de Ben Arous, ont jusqu’au 17 novembre 2026 inclus pour déposer une nouvelle demande ou confirmer une candidature déjà enregistrée. L’Agence foncière d’habitation (AFH) a relancé la procédure pour commercialiser les lots encore disponibles.

Les démarches doivent être effectuées exclusivement en ligne sur le site officiel de l’agence: www.afh.nat.tn. Les candidats ayant déjà soumis une demande sont également concernés par cette échéance et doivent confirmer leur candidature sur la plateforme. Une partie des terrains sera proposée à un prix préférentiel aux ménages à revenu limité. Pour en bénéficier, le revenu mensuel brut du demandeur ne doit pas dépasser trois fois le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), un plafond qui s’applique également au revenu mensuel brut de son conjoint.

L’attribution des lots repose sur l’ordre chronologique des demandes, dans le cadre d’une procédure de sélection soumise aux conditions et critères réglementaires. Les modalités sont consultables sur le site de l’AFH, conformément à l’arrêté ministériel du 28 janvier 2025.

L’article Terrains à prix préférentiel à Mhamdia : les demandes à confirmer avant cette date est apparu en premier sur Managers.

Sociétés cotées: dernier délai ce 20 octobre pour publier les indicateurs du troisième trimestre

20. Oktober 2026 um 08:23

Dernier délai ce mardi 20 octobre pour les sociétés cotées à la Bourse de Tunis. Elles doivent communiquer leurs indicateurs d’activité pour les 9 premiers mois de 2026, avec une exigence qui dépasse la simple publication des chiffres: expliquer les évolutions marquantes de leur activité.

Le Conseil du Marché Financier (CMF) attend notamment des commentaires permettant de comprendre les variations significatives enregistrées depuis le début de l’année. Une hausse du chiffre d’affaires, un recul des ventes ou un changement notable de la situation d’une entreprise doivent pouvoir être éclairés par des éléments précis, conformément à l’article 44 bis du règlement du CMF.

La publication de ces données répond à une obligation prévue par l’article 21 de la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 relative à la réorganisation du marché financier. Chaque société doit présenter ses indicateurs selon le modèle correspondant à son secteur d’activité.

À travers ce rappel, le régulateur souligne l’importance d’une information financière complète et compréhensible pour les investisseurs. Les sociétés qui ne respecteraient pas leurs obligations s’exposent à des mesures relevant des pouvoirs du CMF.

L’article Sociétés cotées: dernier délai ce 20 octobre pour publier les indicateurs du troisième trimestre est apparu en premier sur Managers.

Sécurité aérienne : l’AESA délivre son autorisation TCO à Cargo Wings Express

20. Oktober 2026 um 07:26

La compagnie tunisienne Cargo Wings Express (WQ) vient de recevoir de l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) son autorisation d’opérateur de pays tiers (TCO). Ce sésame constitue une avancée réglementaire notable dans la perspective de ses futures liaisons de fret vers l’Europe, mais il ne lui permet pas pour autant de lancer ses vols dès à présent.

Fondée en juin 2026, la jeune entreprise est désormais inscrite au registre officiel de l’AESA sous le numéro TUN-0007. Cette inscription atteste qu’elle répond aux exigences européennes en matière de sécurité, applicables aux compagnies établies hors de l’Union qui souhaitent opérer commercialement sur les territoires concernés.

Le dispositif TCO repose sur une autorisation unique, valable dans 31 États : les 27 membres de l’Union européenne, auxquels s’ajoutent l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.

Cargo Wings Express doit néanmoins encore satisfaire à d’autres obligations réglementaires avant d’exploiter ses vols. Parmi elles figurent le Certificat de transporteur aérien (CTA) et les spécifications d’exploitation qui s’y rattachent, ainsi que les éventuelles autorisations d’exploitation complémentaires.

L’article Sécurité aérienne : l’AESA délivre son autorisation TCO à Cargo Wings Express est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Algérie-Italie : un câble sous-marin pour exporter l’électricité solaire du Sahara

19. Oktober 2026 um 16:57

L’Algérie pourrait exporter de l’électricité renouvelable vers l’Europe grâce à une liaison sous-marine de 2 000 MW avec l’Italie. Porté par la société italienne Zhero, le projet Algeria-Italia Link (AI-Link) prévoit de produire de l’électricité solaire et éolienne dans le désert algérien avant de l’acheminer vers l’Italie par un câble d’environ 900 kilomètres.

Du 16 au 23 octobre 2026, le projet fait l’objet d’une consultation publique en Italie. Cette étape permet aux collectivités et aux habitants concernés d’examiner les installations terrestres envisagées et de transmettre leurs observations, dans le cadre de la procédure d’autorisation. Selon les estimations du promoteur, le projet nécessiterait au moins 5 000 MW de capacités de production renouvelable en Algérie et pourrait transporter plus de 10 TWh d’électricité par an, soit l’équivalent des besoins électriques d’environ quatre millions de ménages. Ces chiffres restent prévisionnels : l’infrastructure n’est pas encore opérationnelle et la mobilisation complète des financements n’est pas confirmée publiquement. AI-Link s’inscrit dans une initiative plus large, Medlink Renewable Generation, qui prévoit près de 10 GW de capacités solaires et éoliennes en Algérie et en Tunisie, complétées par du stockage par batteries. En juillet 2025, la Commission européenne a inscrit ce programme sur sa liste de projets transfrontaliers dans les énergies renouvelables, ce qui ouvre la possibilité de solliciter un soutien européen sans garantir son obtention.

L’article Algérie-Italie : un câble sous-marin pour exporter l’électricité solaire du Sahara est apparu en premier sur Managers.

Budget économique 2027: la Tunisie veut simplifier l’investissement et réduire la bureaucratie. Détails

19. Oktober 2026 um 16:45

Investir sans multiplier les démarches, trouver un terrain sans se perdre dans les procédures et créer une entreprise sans passer d’un bureau à l’autre: le projet de Budget économique 2027 entend s’attaquer à plusieurs obstacles qui compliquent la vie des investisseurs en Tunisie.

Au programme, une refonte du cadre légal, davantage de services numériques et de nouveaux mécanismes pour faciliter le financement des entreprises. Reste à transformer ces ambitions en changements concrets sur le terrain. Premier chantier: remettre à plat les règles de l’investissement. Un nouveau projet de loi doit garantir la liberté d’investir, renforcer la protection des investisseurs et alléger les formalités. Le gouvernement prévoit aussi de mettre en place un interlocuteur unique, chargé de centraliser les démarches et de faciliter les échanges avec l’administration. À la Fipa, un système de gestion de la relation avec les investisseurs doit permettre de maintenir le contact après leur installation, plutôt que de limiter l’accompagnement aux premières étapes du projet. La simplification passe également par le numérique. La Plateforme nationale de l’investisseur doit évoluer pour couvrir l’ensemble du parcours de l’entreprise, de la déclaration de l’investissement à sa constitution juridique, en passant par les demandes d’incitations et le règlement des litiges. Le Registre national des entreprises (RNE) est, lui aussi, concerné par un projet de numérisation intégrale. Dans le secteur industriel, la plateforme “e-industrie” doit regrouper les services en ligne et accompagner les entreprises qui souhaitent adopter les technologies de l’industrie 4.0.

Autre dossier! Les formalités administratives. Sur les 167 cahiers des charges recensés, leur révision doit se poursuivre afin de simplifier les conditions d’exercice de certaines activités et de remplacer, lorsque le cadre le permet, les autorisations préalables par des procédures plus souples. Le projet fixe également un objectif précis : réduire de 30% le recours à la légalisation des signatures et aux copies conformes d’ici à la fin de 2027. De quoi s’attaquer à ces démarches répétitives qui font perdre du temps aux entreprises comme aux particuliers. Encore faut-il pouvoir s’installer dans de bonnes conditions. L’accès au foncier économique figure ainsi parmi les priorités. Un portail numérique et une base de données doivent permettre de mieux recenser les terrains disponibles, de clarifier leur situation et de les orienter vers les projets adaptés. Le programme prévoit, en parallèle, l’aménagement de zones industrielles intelligentes et écologiques, notamment à Zaghouan, Bizerte, Sfax et Gafsa. La logistique n’est pas en reste: la modernisation des ports, des aéroports et des infrastructures douanières, ainsi que la numérisation des contrôles aux frontières, doivent faciliter la circulation des marchandises.

Pour les petites et moyennes entreprises, le défi se joue aussi sur le terrain du financement. Le projet prévoit une stratégie nationale destinée à accompagner les PME dans leur transition numérique et écologique et dans leur accès aux marchés extérieurs. Le financement participatif doit également trouver sa place parmi les solutions disponibles, tandis que les capacités de garantie de la Société tunisienne de garantie (SOTUGAR) doivent être renforcées. L’objectif est de donner davantage de marge de manœuvre aux entreprises qui peinent à mobiliser les ressources nécessaires à leur développement. Enfin, la future Carte nationale de l’investissement doit aider à mieux orienter les projets vers les régions. En mettant en évidence les atouts économiques et les filières porteuses de chaque territoire, cet outil entend rapprocher les investisseurs des possibilités locales et contribuer à réduire les disparités régionales.

Le cap est fixé, mais le plus difficile reste à faire: passer des annonces aux résultats. Un guichet unique n’aura d’intérêt que s’il réduit réellement les délais, une plateforme numérique que si elle évite aux entreprises de refaire les mêmes démarches, et une zone industrielle que si elle dispose des équipements nécessaires. Pour la Tunisie, l’enjeu sera donc de faire de cette série de réformes un véritable levier d’investissement, et non une nouvelle liste de mesures à appliquer.

L’article Budget économique 2027: la Tunisie veut simplifier l’investissement et réduire la bureaucratie. Détails est apparu en premier sur Managers.

CarboScan obtient le Label Startup et veut démocratiser la comptabilité carbone en Tunisie

19. Oktober 2026 um 16:43

CarboScan, une entreprise tunisienne qui propose une plateforme pour la comptabilité carbone, a obtenu le Label Startup. L’entreprise souhaite rendre le calcul des émissions de carbone plus accessible en Tunisie.

CarboScan propose une solution numérique pour aider les entreprises à mesurer leurs émissions de gaz à effet de serre. Face aux exigences environnementales de plus en plus strictes dans le commerce international, calculer son empreinte carbone est devenu un enjeu important pour les entreprises tunisiennes. Pour les PME notamment, cela reste souvent compliqué à cause de la difficulté à rassembler les données, des méthodes de calcul et du manque de moyens.

La plateforme CarboScan a été créée pour simplifier ces démarches. Elle aide à collecter et à traiter les données, à calculer automatiquement les émissions de gaz à effet de serre et à générer facilement des rapports sur les émissions directes et indirectes d’une organisation.

L’obtention du Label Startup, reçue le 29 septembre 2026, est une étape clé pour CarboScan. Cela la positionne dans le secteur des technologies climatiques (ClimateTech) en Tunisie.

Kamel Talbi, le fondateur de CarboScan, explique: « Nous pensons que la transition vers un modèle bas carbone ne devrait pas être réservée aux grandes entreprises. Notre objectif avec CarboScan est de rendre le calcul des émissions de carbone accessible à tous. Nous voulons offrir aux entreprises tunisiennes, en particulier les PME, des outils numériques efficaces, abordables et adaptés à leur situation. Obtenir le Label Startup est une reconnaissance importante de notre travail et nous encourage à développer en Tunisie une solution qui puisse ensuite s’étendre à l’international. »

CarboScan a également pour projet de s’étendre en Afrique et dans le bassin méditerranéen. Dans un contexte où les réglementations climatiques et le reporting environnemental évoluent, la capacité à mesurer et à prouver ses émissions devient un avantage concurrentiel. L’entreprise espère ainsi contribuer à l’essor de solutions technologiques tunisiennes à forte valeur ajoutée, capables de répondre à des défis économiques et environnementaux mondiaux.

L’article CarboScan obtient le Label Startup et veut démocratiser la comptabilité carbone en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

La Tunisienne Cargo Wings Express obtient l’autorisation européenne pour ses vols de fret

19. Oktober 2026 um 16:19

La compagnie tunisienne Cargo Wings Express figure désormais sur la liste des exploitants de pays tiers autorisés par l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA), sous la référence TUN-0007.

Cette autorisation (TCO) constitue un préalable réglementaire pour assurer des vols commerciaux vers les territoires concernés par le dispositif européen. Elle marque une avancée pour le transporteur tunisien, qui ambitionne de développer ses activités de fret aérien entre la Tunisie, l’Europe et l’Afrique.

L’article La Tunisienne Cargo Wings Express obtient l’autorisation européenne pour ses vols de fret est apparu en premier sur Managers.

Louis Vuitton, Céline, Dior… Qui va payer la facture des pillages en France ?

19. Oktober 2026 um 12:14

Les images de vitrines fracassées, de boutiques vidées et de marchandises emportées ont envahi les réseaux sociaux et les journaux télévisés après les violences du 17 octobre 2026 en France. Parmi les enseignes touchées figurent plusieurs grandes maisons du luxe, dont Louis Vuitton, Céline et Kenzo. Au-delà du choc provoqué par ces scènes, une question intéresse directement les entreprises : quelle part des pertes sera réellement prise en charge par les assurances ?

À Paris, l’avenue Montaigne, connue pour concentrer des boutiques de luxe, a été particulièrement touchée. Le magasin Céline a été entièrement pillé, tandis que les vitrines de Louis Vuitton ont subi des dégradations. D’autres enseignes ont également été visées dans la capitale et dans plusieurs villes françaises. Les faits ont été documentés par Le Monde, Reuters et l’AFP. La circulation massive de vidéos sur les plateformes sociales a donné une visibilité considérable aux événements. Les images montrent des individus brisant des devantures, pénétrant dans des magasins et repartant avec des produits. Les médias ont ensuite relayé les scènes de pillage et les premiers constats de dégâts. Cette exposition transforme aussi un sinistre commercial en enjeu d’image pour des marques dont la valeur repose largement sur le prestige, la désirabilité et le contrôle de leur environnement de vente.

Le préjudice ne se limite pas aux marchandises emportées. Il comprend également le remplacement des vitrines, la réparation des aménagements intérieurs, la sécurisation des locaux et les éventuelles pertes de chiffre d’affaires pendant la fermeture. Pour les maisons de luxe, dont les boutiques sont souvent situées dans des emplacements commerciaux stratégiques, l’interruption de l’activité peut aussi perturber les ventes et l’accueil de la clientèle internationale. Les premières estimations sectorielles donnent la mesure de la crise : environ 1 500 commerces avaient été recensés comme touchés le 18 octobre. Le 19 octobre, le réseau des chambres de commerce et d’industrie évoquait déjà un bilan susceptible de dépasser 2 000 établissements, pour des dégâts évalués à plusieurs centaines de millions d’euros. Ces chiffres concernent l’ensemble du commerce français, et non les seules maisons de luxe. Les conséquences se sont également fait sentir en Bourse le 19 octobre. Selon les données rapportées par Zonebourse, LVMH reculait de 1,84 % et Kering de 1,54% en matinée. Ces mouvements ne peuvent toutefois pas être attribués exclusivement aux pillages : ils reflètent aussi les anticipations des investisseurs et le contexte général du marché.

Pour les entreprises touchées, l’indemnisation dépend avant tout des contrats souscrits. Selon France Assureurs, les dommages matériels provoqués par des violences urbaines peuvent être couverts par la garantie «émeutes et mouvements populaires», généralement intégrée aux contrats d’assurance des commerces et des immeubles. La prise en charge reste liée aux garanties effectivement prévues, aux franchises et aux plafonds applicables.

La perte d’exploitation constitue un enjeu distinct. Une boutique peut obtenir le remboursement de dégâts matériels sans être automatiquement indemnisée pour les revenus perdus pendant sa fermeture. Cette protection repose sur une garantie spécifique, dont les conditions doivent être vérifiées dans le contrat. Pour les grands groupes, il faudra donc distinguer les montants déclarés, les indemnisations acceptées et la part des sinistres éventuellement transférée aux réassureurs. À ce stade, aucun bilan définitif des indemnisations versées aux maisons de luxe concernées n’a été établi dans les sources disponibles.

L’article Louis Vuitton, Céline, Dior… Qui va payer la facture des pillages en France ? est apparu en premier sur Managers.

600 000 dollars pour transformer une idée d’IA en entreprise: Dubaï lance un concours mondial

19. Oktober 2026 um 11:28

La Chambre de l’économie numérique de Dubaï ouvre un concours international consacré aux agents d’intelligence artificielle, avec quatre prix de 150 000 dollars chacun. L’objectif : aider les innovateurs à passer du prototype à une solution commercialisable.

Une idée d’intelligence artificielle peut-elle devenir une entreprise capable de se développer à l’international ? C’est le pari du Create AI Agents Championship, lancé le 7 octobre 2026 par la Chambre de l’économie numérique de Dubaï. Le concours prévoit quatre subventions de 150 000 dollars, soit 600 000 dollars au total, pour soutenir le développement de solutions fondées sur des agents d’intelligence artificielle. Contrairement à un concours centré uniquement sur la performance technique, cette initiative entend rapprocher l’innovation des besoins du marché. Les participants devront identifier un problème concret, concevoir un agent capable d’y répondre et démontrer son utilité ainsi que son potentiel de développement commercial.

Quatre catégories sont prévues : les agents à impact sociétal, les agents personnels destinés à faciliter la vie quotidienne, les agents dédiés aux entreprises et aux organisations publiques, et les projets portés par de jeunes innovateurs de moins de 21 ans. Chaque catégorie donnera lieu à une subvention de 150 000 dollars. L’un des quatre lauréats pourra également obtenir le titre de « AI Agent of the Year », assorti d’un financement supplémentaire.

Un accompagnement pour passer du prototype au marché

Le concours s’adresse aux étudiants, entrepreneurs, développeurs et innovateurs du monde entier. Les candidats peuvent présenter une idée, un prototype ou un produit minimum viable (MVP), c’est-à-dire une première version fonctionnelle destinée à tester le marché. Les solutions déjà entièrement commercialisées ne sont pas éligibles, mais les entreprises existantes peuvent proposer un nouvel agent d’IA.

Les participants auront accès à des formations en ligne, des ateliers pratiques et des séances de mentorat. Les équipes sélectionnées bénéficieront ensuite d’un accompagnement technique pour améliorer leur solution et préparer leur présentation devant des investisseurs et des professionnels du secteur. La compétition ne se limite donc pas au financement. Elle vise également à aider les porteurs de projets à valider leur proposition de valeur, à affiner leur modèle économique et à envisager le développement de leur activité. À la finale, prévue durant la première semaine de mai 2027, les candidats retenus devront présenter un agent d’IA pleinement fonctionnel.

Les modalités de participation et le formulaire d’inscription sont disponibles sur le site officiel du Create AI Agents Championship.

Au-delà des récompenses financières, cette initiative illustre une tendance importante pour les entrepreneurs : la valeur d’un projet d’IA ne repose plus seulement sur la technologie développée, mais aussi sur sa capacité à résoudre un problème réel, à trouver des utilisateurs et à devenir une activité viable.

L’article 600 000 dollars pour transformer une idée d’IA en entreprise: Dubaï lance un concours mondial est apparu en premier sur Managers.

❌