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Transition énergétique : trois jours pour investir et innover

21. September 2026 um 21:14

La Tunisie accueille du 1er au 3 octobre 2026 la 4e édition du Salon international de la transition énergétique (SITE), placée sous le thème « Investir et innover pour accélérer la transition énergétique ».

Selon les organisateurs, plus de 60 entreprises tunisiennes et étrangères du secteur de l’énergie et 10 startups y participeront, aux côtés de délégations venues entre autres d’Italie, d’Allemagne et de Libye. Plus de 700 invités et participants sont attendus, ainsi qu’environ 2 500 visiteurs sur les trois jours.

Le volet académique comprend six conférences internationales sur les grands enjeux du secteur : stratégie nationale et grands projets énergétiques, énergies renouvelables et stockage, généralisation du solaire auprès des PME et des consommateurs, mobilité électrique, taxe carbone. L’objectif est d’identifier les moyens d’accélérer la transition et de réduire la dépendance énergétique du pays.

Des rencontres d’affaires B2B réuniront entreprises, investisseurs, institutions financières et experts autour de projets de coopération, de partenariat et de financement. La dernière journée sera consacrée à l’exposition de solutions et de technologies nouvelles, notamment sur le solaire, la sécurisation et le financement des projets.

Le salon est organisé par la Chambre syndicale du photovoltaïque (UTICA), en partenariat avec la STEG et l’ANME.

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Souveraineté économique : entre les slogans et le panier du Tunisien, le grand écart

21. September 2026 um 16:45

La souveraineté économique ne se mesure pas aux slogans, mais à ce que le citoyen trouve dans les marchés, à sa capacité à nourrir sa famille et à accéder régulièrement à l’eau, à l’électricité, aux carburants, aux médicaments ou encore aux transports. C’est, en substance, le constat dressé par le professeur universitaire en économie Ridha...

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Hydrocarbures : pas de recul, grève maintenue

21. September 2026 um 12:29

Pas de changement : la grève du transport des hydrocarbures est maintenue les 23 et 24 septembre 2026.

Les transporteurs d’hydrocarbures ont fait connaître leur dernière position : ils réclament notamment l’ouverture de négociations salariales, estimant n’avoir pas bénéficié de leur couverture sociale durant la période concernée. Ils jugent cette situation inacceptable, d’autant que l’accord relatif à ces droits sociaux remonte au 2 mai  2019.

Au cœur de leur mouvement : l’ouverture de négociations salariales et la reconnaissance de droits sociaux dont ils estiment ne pas avoir bénéficié.

Les sociétés de distribution de carburant affirment ne pas pouvoir régler les cotisations de sécurité sociale des employés du transport. La prime prévue par un accord du 2 mai 2019 demeure également impayée, alors que la réunion de négociation devait aboutir à un accord sur ce point.
Dans un communiqué publié le 18 septembre, la Fédération générale du pétrole a rappelé la grève annoncée et dénoncé l’absence de concertation. Elle estime que certaines parties non syndicales contribueraient à entretenir le conflit et à pousser les travailleurs vers la grève.Une situation qui soulève une question simple : combien de temps un accord peut-il rester sans effet avant de devenir une source de conflit ?

 

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Prix de l’énergie : les marchés craignent une BCE plus restrictive

19. September 2026 um 11:50

Le pétrole évolue au-dessus de 100 dollars le baril, les prix du gaz européen restent sous pression. Dans la zone euro, l’inflation a atteint 3,3 % en août et les marchés anticipent désormais de nouvelles hausses de taux de la BCE, même si Christine Lagarde appelle à ne pas déterminer la politique monétaire sur la seule évolution des prix de l’énergie.

Le choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient modifie profondément les perspectives des marchés financiers et complique la trajectoire des grandes banques centrales. La remontée du pétrole et du gaz alimente l’inflation, tandis que l’augmentation des rendements obligataires renchérit le coût du financement des États et des entreprises.

Le pétrole évolue désormais au-dessus de 100 dollars le baril, soit environ 50 % de plus qu’avant le début de la guerre (fin février 2026), alors que les perturbations des voies d’approvisionnement au Moyen-Orient continuent de limiter l’offre disponible. Les marchés d’options montrent une forte incertitude sur l’évolution des cours à moyen terme, avec d’importantes positions autour d’un Brent à 100 dollars en fin d’année.

Dans la zone euro, l’inflation annuelle a accéléré à 3,3 % en août, contre 2,9 % en juillet, principalement sous l’effet de l’énergie. La BCE a déjà relevé ses taux de 25 points de base en septembre, portant son taux de dépôt à 2,50 %. Elle prévoit une inflation moyenne de 3 % en 2026, puis de 2,5 % en 2027 et 2,1 % en 2028.

Les nouvelles projections de l’institution prévoient toutefois un pic de l’inflation à 3,6 % au quatrième trimestre 2026, avant un ralentissement à 2,5 % au deuxième trimestre 2027, puis un retour proche de 2 % à moyen terme, sous l’hypothèse d’une atténuation progressive du choc énergétique.

Les marchés anticipent davantage de hausses de taux

La persistance du choc énergétique a conduit les investisseurs à revoir leurs anticipations monétaires. Selon un rapport de Reuters publié ce samedi, les marchés intègrent désormais près d’un point de pourcentage de hausses supplémentaires des taux de la BCE au cours des douze prochains mois. Les anticipations sont également devenues plus restrictives pour la Réserve fédérale américaine.

Christine Lagarde a toutefois tempéré ces anticipations. La présidente de la BCE a souligné que les décisions de politique monétaire ne seraient pas mécaniquement déterminées par la hausse du pétrole et du gaz. L’institution entend également prendre en compte la croissance, la consommation, les salaires et la transmission du choc énergétique à l’inflation sous-jacente.

Cette prudence reflète le dilemme auquel la BCE est confrontée : une énergie plus chère pousse l’inflation vers le haut, mais elle réduit parallèlement le pouvoir d’achat des ménages et peut freiner l’activité économique.

Le gaz constitue un risque supplémentaire

Le marché européen du gaz reste particulièrement vulnérable. Les stocks européens ne sont remplis qu’à environ 67 %, un niveau historiquement faible pour cette période de l’année, alors que l’objectif européen est d’atteindre 80 % d’ici décembre.

La fermeture du détroit d’Ormuz perturbe en outre les exportations de gaz naturel liquéfié du Qatar et des Émirats arabes unis. Selon des estimations citées par Reuters, ces perturbations ont déjà privé le marché mondial d’environ 36 millions de tonnes de GNL cette année.

Dans un scénario d’hiver froid, certains analystes estiment que les prix du GNL asiatique pourraient atteindre 40 dollars par million de BTU, contre environ 30 dollars actuellement. Une telle hausse renforcerait la concurrence entre l’Europe et l’Asie pour les cargaisons disponibles.

Un risque de stagflation

Le principal risque pour les économies développées réside désormais dans une combinaison de prix énergétiques élevés, de taux d’intérêt plus importants et d’un ralentissement de la croissance.

 

Lire aussi: Les lignes de fracture d’un monde sous tension : stagflation globale et vulnérabilités maghrébines

 

Les marchés obligataires ont déjà intégré une partie de ce risque, avec une remontée des rendements souverains. Jusqu’à présent, les marchés actions ont relativement bien résisté, mais les investisseurs commencent à surveiller les conséquences du choc énergétique sur les bénéfices des entreprises et le crédit.

Pour la BCE, l’enjeu sera donc de contenir les effets inflationnistes du choc sans aggraver le ralentissement de l’activité. Ses projections restent fondées sur l’hypothèse d’une normalisation progressive des prix de l’énergie. Mais une prolongation de la guerre et des perturbations d’approvisionnement pourrait remettre cette trajectoire en question.

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Creusement du déficit commercial : Ridha Chkoundali pointe des importations « obligatoires » et difficilement compressibles

18. September 2026 um 11:51

Le déficit commercial tunisien a atteint 17,8 milliards de dinars durant les huit premiers mois de 2026. Et l’énergie n’en explique que la moitié. Pour le professeur universitaire en économie Ridha Chkoundali, derrière ce déséquilibre se dessine une dépendance plus structurelle : celle d’une économie confrontée à des besoins d’importation « obligatoires » et difficilement...

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Allemagne : les prix de l’essence atteignent des niveaux records

17. September 2026 um 12:41

Le prix des carburants augmentent sans cesse en Allemagne, le sans plomb 95 E10 (contenant 10 % d’éthanol), le moins cher, coûtait en moyenne 2,30 euros le litre le 16 septembre. C’est ce que relève l’Automobile Club allemand (ADAC).

Comparées aux prix pratiqués avant la guerre en Iran, les hausses sont évidemment considérables. La veille du déclenchement du conflit, le prix de l’essence E10 en Allemagne était inférieur de 52 centimes (en moyenne). Tandis que celui du diesel était inférieur de 68 centimes. Autrement dit, la différence de prix pour un plein d’essence est respectivement de 26 et 34 euros.

A cet égard, la hausse du prix du pétrole brut entraîne généralement une augmentation du prix de l’essence. Mais, d’autres paramètres importants entrent également en jeu, comme les coûts de transport et la capacité de raffinage. Le prix du diesel est généralement considéré comme plus sensible aux crises et est donc actuellement supérieur à celui de l’essence, malgré une taxation moindre.

Suite aux dernières hausses de prix, le débat sur d’éventuelles mesures de l’État s’intensifie. Récemment, le chancelier démocrate-chrétien Friedrich Merz s’est engagé à ce que des mesures soient prises, sans toutefois annoncer de mesures d’aide concrètes. En tout état de cause, le chancelier rejette la proposition d’une « taxe sur les superprofits ».

Au contraire, les sociaux-démocrates (SPD), membres de la coalition gouvernementale, soutiennent cette mesure, estimant qu’elle permettra de financer l’aide aux consommateurs. Ils proposent par ailleurs de plafonner les prix des carburants, comme c’est le cas en Belgique et au Luxembourg.

De son côté, la ministre de l’Économie, Katherina Reiche, du Parti démocrate-chrétien (CDU), s’oppose à ce plafonnement. Elle propose en revanche d’apporter un soutien financier à certaines catégories de bénéficiaires par le biais de versements directs, sous conditions de revenus ou autres.

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309 projets solaires (455 MW) retenus au 6ᵉ round du régime des autorisations

17. September 2026 um 12:16

Sur les 309 projets solaires sélectionnés, la puissance totale atteindra 455 MW. Et ce, avec une répartition en 187 installations de 1 MW, 119 de 2 MW et 3 de 10 MW. L’électricité produite sera vendue à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), via un contrat d’achat à tarifs garantis. 

L’électricité produite sous ce régime est entièrement vendue à la STEG, selon un contrat d’achat standardisé, avec des tarifs garantis établis par arrêté ministériel. Ces tarifs varient en fonction de la taille des installations solaire. Sachant qu’ils sont plus élevés pour les petites installations et diminuent progressivement à mesure que la puissance augmente. Cette approche vise à compenser les coûts fixes proportionnellement plus élevés des petits projets.

Pour les installations de plus grande envergure financées en devises étrangères dans ce même régime, une partie du tarif d’achat peut être indexée sur l’euro, dans une limite fixée par le texte réglementaire. Et ce, afin de refléter le risque de change perçu par les investisseurs internationaux vis-à-vis du dinar tunisien.

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Transition énergétique: la Tunisie mieux classée que ses voisins, mais…

17. September 2026 um 11:35

La Tunisie se classe 62e sur 120 pays dans l’Energy Transition Index (ETI) 2026 du Forum économique mondial. Avec un score de 56 points, elle devance le Maroc, l’Égypte et l’Algérie. Mais ce classement ne doit pas être lu comme une garantie. La transition énergétique tunisienne reste confrontée à plusieurs difficultés, notamment sur le plan financier et réglementaire.

L’ETI mesure deux aspects. Le premier concerne la performance actuelle du système énergétique. Le second évalue la capacité d’un pays à préparer et à réussir sa transition énergétique.

Sur le premier volet, la Tunisie obtient un score de 62,4 points. Elle fait mieux que le Maroc, qui affiche 58,4 points. En revanche, elle reste derrière l’Égypte, à 65,4 points, et l’Algérie, à 66 points.

Cette situation s’explique en partie par le poids des ressources fossiles dans les systèmes énergétiques de certains pays. L’Algérie et l’Égypte disposent notamment de ressources énergétiques qui peuvent soutenir leur performance actuelle.

Mais lorsqu’il s’agit de préparer l’avenir, la situation est différente.

Pour la préparation à la transition, la Tunisie obtient 46,3 points. Le Maroc fait légèrement mieux avec 48,6 points. L’écart est plus important avec l’Égypte, qui obtient 33,3 points, et l’Algérie, avec seulement 27,6 points.

Autrement dit, la Tunisie affiche aujourd’hui une meilleure capacité à préparer sa transition que plusieurs pays voisins. Elle reste toutefois derrière le Maroc sur cet indicateur.

Cette différence est importante. La transition énergétique ne dépend pas uniquement de la production d’électricité ou de la disponibilité de l’énergie. Elle repose aussi sur les investissements, les infrastructures, les politiques publiques, l’innovation et la capacité des entreprises à accompagner ces changements.

À l’échelle régionale, la Tunisie reste toutefois au-dessus de la moyenne. Le score moyen de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord et Pakistan est de 52,93 points, contre 56 points pour la Tunisie.

Des contraintes qui pèsent sur la transition

Le classement met aussi en évidence les difficultés rencontrées par la région. Le score global de l’ETI a reculé de 0,9 % et la préparation à la transition de 1,8 %.

Le Forum économique mondial évoque notamment les contraintes financières et les problèmes liés à la sécurité énergétique. Dans plusieurs pays, ces urgences peuvent prendre le dessus sur les investissements de long terme nécessaires à la transition.

Le rapport souligne également les difficultés de mise en œuvre. Les objectifs peuvent être annoncés, mais leur réalisation demande des financements, des infrastructures et un cadre réglementaire stable.

Pour la Tunisie, c’est donc sur ce passage des objectifs aux projets concrets que se joue une partie importante de la transition. Le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la modernisation des réseaux et la réduction de la dépendance aux importations d’énergie nécessitent des investissements importants.

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Wood Mackenzie : l’UE pourrait importer 98% de son gaz en 2050 sans nouveaux investissements

16. September 2026 um 14:15

Sans nouveaux investissements dans les gisements gaziers domestiques, l’UE pourrait importer plus de 98% du gaz qu’elle consomme d’ici 2050, selon le rapport « What could domestic gas do for EU energy security ? ». Aujourd’hui, l’Union eupropéenne importe déjà 85% de son gaz ; cette part resterait globalement stable jusqu’au début des années 2030, avant de se dégrader avec le recul norvégien, la pression de la demande domestique en Afrique du Nord et la sortie progressive du gaz russe par gazoduc.

Le gaz naturel liquéfié GNL devient le principal ajustement  dans le mix énergétique européen. Sa part dans l’approvisionnement  passerait d’environ 40% aujourd’hui à 63% en 2050, dont 77% en provenance des États-Unis. L’écart cumulé entre le scénario le plus bas (aucun nouvel investissement) et le scénario le plus haut (réformes fiscales, accélération des permis, exploration réussie) atteint près de 1 000 milliards de mètres cubes (bcm), soit environ trois années de la demande actuelle de gaz de l’UE.

Au delà de ce rapport, la question se pose: qu’en est-il pour la Tunisie?

Provenant de l’Afrique du Nord, qui est la sous-région cruciale, le gaz transporté par pipeline répond déjà à près de 20 % de la demande en gaz de l’Europe. Cinq pays de l’Afrique du Nord, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Égypte, sont directement liés à la question de la sécurité énergétique européenne.

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La Tunisie prépare son plan pour refroidir une économie qui chauffe

15. September 2026 um 09:50

La climatisation est en train de changer de statut. Longtemps considérée essentiellement comme une question de confort, elle devient progressivement un sujet de consommation électrique, de sécurité énergétique et de compétitivité pour les entreprises. C’est dans ce contexte que la Tunisie vient de lancer l’élaboration de son premier Plan d’action national du froid, ou National Cooling Action Plan (NCAP).

Le projet a officiellement démarré le 11 septembre 2026 à Tunis, à l’occasion de la première réunion de son comité de pilotage, sous la supervision de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME). Il bénéficie d’un appui financier et technique de la Banque africaine de développement (BAD) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Le calendrier n’est pas anodin. La Tunisie fait partie des pays engagés dans le Global Cooling Pledge, lancé lors de la COP28, et doit désormais traduire cet engagement international dans une feuille de route nationale. Le futur NCAP doit notamment répondre à la progression de la demande de refroidissement, à son impact sur le réseau électrique et aux objectifs du pays en matière de climat et de sécurité énergétique.

L’enjeu dépasse largement la climatisation des logements. Le froid est devenu une infrastructure invisible de l’économie. Il intervient dans l’agroalimentaire, la grande distribution, l’hôtellerie, la santé, la logistique, l’industrie et le stockage. Lorsqu’une entreprise doit maintenir une chaîne du froid, conserver des médicaments ou simplement maintenir des locaux à une température compatible avec son activité, l’électricité consommée par le refroidissement devient un coût de production à part entière. Les épisodes de forte chaleur de ces dernières semaines l’ont rappelé, avec des entreprises confrontées à des conditions de travail difficiles alors que les mesures de délestage de la Steg venaient parfois compliquer davantage la continuité de l’activité. 

Le problème est loin d’être propre à la Tunisie. Selon Sustainable Energy for All (SEforALL), plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent pas d’un accès suffisant au refroidissement pour assurer leur confort, leur sécurité, leur alimentation ou encore l’accès aux soins. Le rapport “Chilling Prospects 2025” estime que 309 millions de personnes concernées vivent dans des zones rurales où l’électricité est largement indisponible, tandis que 695 millions vivent dans des zones urbaines où l’électricité est absente, peu fiable ou trop chère. Si aucune action urgente n’est engagée, 1,05 milliard de personnes pourraient être exposées à un risque élevé d’ici 2030.

En Afrique aussi. Le manque de solutions de refroidissement peut affecter la conservation des aliments, les chaînes du froid médicales et la productivité des travailleurs exposés à des températures élevées. SEforALL souligne notamment que la chaleur peut dégrader les vaccins, accélérer les pertes alimentaires et réduire la productivité des travailleurs. On revient à l’idée que le refroidissement touche directement la capacité productive des économies africaines.

La difficulté est que la demande de froid progresse précisément sous l’effet du réchauffement climatique. C’est ici que le NCAP tunisien prend forme. L’objectif n’est pas simplement de refroidir davantage, mais de refroidir mieux et avec moins d’énergie. Le plan doit notamment favoriser l’efficacité énergétique des équipements, les solutions de refroidissement passif, des bâtiments mieux adaptés aux fortes chaleurs et une gestion plus durable des fluides frigorigènes. Par ailleurs, ce périmètre apporte une valeur business pour les entreprises. Le rapport “Cooler Finance”, publié par le PNUE et la Société financière internationale (SFI), estime que le marché des solutions de refroidissement durable dans les économies en développement pourrait atteindre au moins 600 milliards de dollars par an d’ici 2050, contre environ 300 milliards actuellement. L’Afrique devrait connaître la croissance la plus rapide, avec un marché appelé à être multiplié par 7.

Derrière ce chiffre se trouvent plusieurs marchés. Les équipements de climatisation et de réfrigération plus efficaces en constituent le premier. Mais l’opportunité s’étend aussi à l’isolation des bâtiments, aux matériaux réfléchissants, aux systèmes de gestion énergétique, à la maintenance, aux solutions solaires, au refroidissement passif et à l’amélioration des chaînes du froid. Le même rapport estime que le développement de solutions de refroidissement durables pourrait générer plus de 8 000 milliards de dollars de bénéfices cumulés pour les économies en développement, notamment grâce à la réduction des factures d’électricité, des coûts liés aux équipements et des investissements nécessaires dans les capacités de production électrique. 

Pour la Tunisie, le sujet ouvre donc une double question. La première est énergétique: comment absorber une demande croissante de froid sans accentuer la pression sur le réseau électrique? La seconde est industrielle: comment faire de cette transition un marché pour les entreprises tunisiennes plutôt que de simplement augmenter les importations d’équipements?

Le futur plan pourrait jouer un rôle important sur ce terrain, mais ses effets dépendront des mesures qui seront finalement retenues. À ce stade, le comité de pilotage vient seulement de lancer le processus. Les priorités nationales, les mécanismes de gouvernance et les modalités de mise en œuvre doivent encore être définis. La question des normes sera notamment à surveiller. 

Le refroidissement devient ainsi un sujet qui se situe à la croisée de plusieurs politiques publiques. Énergie, climat, bâtiment, industrie, santé, agriculture et compétitivité se retrouvent autour du même enjeu. Le pays doit désormais traduire son engagement international en une feuille de route nationale

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Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique

Hôtels, restaurants et autres établissements d’hébergement sont confrontés à des interruptions de courant qui mettent à rude épreuve leur fonctionnement quotidien et risquent d’avoir des répercussions durables sur l’image de la destination.

Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.

Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.

En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.

Les solutions impossibles

Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.

Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.

Les questions sans réponses

Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?

Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.

« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.

Toutes les régions touchées

« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.

Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.

Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.

Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.

D.T

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STEG: 3,5 Milliarden Dinar ausstehenden Zahlungen, 600 MW Defizit und 19% Verluste

25. Juli 2026 um 20:37

Die ausstehenden Forderungen der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) gegenüber öffentlichen Einrichtungen belaufen sich auf fast 3,5 Milliarden Dinar. Ein Betrag, der die Finanzen des Mehr

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BlackoutTN: Eine Web-App von Bürgern, um Kommunikationslücken der Steg zu schließen

22. Juli 2026 um 12:58

Angesichts der zunehmenden Stromausfälle und der wachsenden Kritik an der Außen-Kommunikation der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) hat eine Gruppe junger Entwickler eine partizipative App Mehr

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Deutscher Porzellanriese BHS Tabletop will sich in Tunesien ansiedeln

22. Juli 2026 um 11:25

Mit der Ansiedlung der deutschen Unternehmensgruppe BHS Tabletop sollen in Tunesien mehr als 500 Arbeitsplätze entstehen. Der Hersteller hochwertiger professioneller Porzellanprodukte plant dort eine Investition Mehr

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Erneuter großer Stromausfall in Tunesien: Eine Nacht voller Hitze, Angst und Wut

15. Juli 2026 um 17:36

Eine schwüle Nacht, ganze Städte im Dunkeln, stillstehende Aufzüge, Einwohner ohne Informationen und dringend benötigte Rettungskräfte. In der Nacht vom Dienstag, den 14., auf Mittwoch, Mehr

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Wasserversorgung: Unterbrechungen und Störungen – So entwickelt sich die Lage!

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Das Tunesische Observatorium für Wasser (Observatoire Tunisien de l’Eau) gab bekannt, dass im Laufe des Monats März 2026 insgesamt 167 Unterbrechungen und Störungen in der Mehr

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Gafsa setzt auf Windkraft – eine Premiere im Süden Tunesiens

13. Januar 2026 um 17:52

Die Energiewende erreicht im Süden des Landes eine neue Etappe. Am Dienstag, 13. Januar 2026, fand am Sitz der Provinzverwaltung von Gafsa eine Arbeitssitzung statt, Mehr

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Kairouan: Photovoltaikanlage von Metbassta (Sbikha) geht in Betrieb

18. Dezember 2025 um 15:31

Am 16. Dezember 2025 wurde in Metbassta, Sbikha, im Gouvernorat Kairouan eine neue Photovoltaikanlage mit einer Leistung von 100 MW in Betrieb genommen. Es handelt Mehr

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SONEDE: Gigantischer Plan zur Erneuerung der Wassernetze für 2026-2030

24. November 2025 um 18:27

Angesichts eines alternden Netzes und steigender Anforderungen bereitet SONEDE ein nationales Modernisierungsprogramm der Wassernetze vor. Betroffen sind mehr als 59.000 km Leitungen, mit erheblichen Investitionen Mehr

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