Normale Ansicht

Tahar El Almi : disparition d’un économiste qui avait fait de l’analyse économique un espace de débat public

06. September 2026 um 19:24

Économiste, économètre, universitaire, enseignant-chercheur et chroniqueur, Tahar El Almi laisse une empreinte singulière dans le paysage économique tunisien. Pendant des années, il a fait de l’analyse économique un instrument de compréhension du pays et de ses mutations. Sa collaboration avec L’Économiste Maghrébin, qui aura donné lieu à 537 articles recensés dans ses archives, témoigne à elle seule de la place qu’il occupait dans le débat économique national.

La disparition de Tahar El Almi intervient alors que sa plume était encore active. Son dernier article retrouvé dans les archives de L’Économiste Maghrébin, publié le 3 septembre 2026, portait sur un sujet qui résumait parfaitement l’un de ses principaux centres d’intérêt : les relations entre politique monétaire internationale, financement de l’économie et souveraineté économique tunisienne. Intitulé « Ce que la politique monétaire européenne coûte à la Tunisie », le texte était signé par le « Dr Tahar El Almi, Économiste-Economètre Universitaire, Professeur Associé, Président-Fondateur de l’IAEF ».

Quelques jours seulement avant sa disparition, il continuait donc à faire ce qu’il avait fait pendant des décennies : observer l’économie, questionner ses mécanismes et surtout tenter de comprendre ce qu’ils signifiaient concrètement pour la Tunisie.

537 articles dans L’Économiste Maghrébin

Il est difficile de mesurer la contribution de Tahar El Almi au débat économique tunisien sans commencer par ce chiffre : 537 articles sont actuellement recensés sous sa signature dans les archives de L’Économiste Maghrébin. Ce nombre est considérable.

Il ne traduit pas seulement une longévité éditoriale. Il révèle une véritable continuité intellectuelle. Pendant des années, Tahar El Almi a accompagné les grandes évolutions de l’économie tunisienne à travers des analyses consacrées à l’inflation, au pouvoir d’achat, à la dette publique, à la politique monétaire, au financement de l’économie, au dinar, à la fiscalité, à l’investissement, aux entreprises, au système bancaire et aux marchés financiers.

Mais son regard ne s’arrêtait pas aux frontières tunisiennes. Le dollar, l’euro, la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, l’OPEP, les marchés pétroliers, les tensions géopolitiques et les transformations de l’économie mondiale faisaient également partie de son champ d’analyse.

Son idée centrale était simple : la Tunisie étant une économie ouverte, aucun bouleversement international ne peut lui être totalement étranger.

 

Une formation entre Strasbourg et Tunis

Le parcours de Tahar El Almi est d’abord celui d’un universitaire. Les documents de référence consacrés à ses travaux le rattachent à l’Université Louis-Pasteur de Strasbourg, en France, ainsi qu’à l’Université de Tunis, notamment à l’ISG-Tunis et à l’Institut des Hautes Études de Tunis (IHET).

La Friedrich-Ebert-Stiftung, qui a publié certains de ses travaux, le présente comme maître de conférences à l’Institut de Hautes Études de Tunis. D’autres sources le présentent plus tard comme ancien enseignant-chercheur à l’ISG-Tunis et comme professeur associé à l’IHET. Cette double dimension — universitaire et praticien de l’analyse économique — explique beaucoup de sa démarche.

Il possédait les outils de l’économiste et de l’économètre, mais cherchait constamment à les appliquer aux problèmes concrets de l’économie tunisienne. Il ne concevait pas l’économie comme une discipline enfermée dans les amphithéâtres. Pour lui, les modèles, les statistiques et les indicateurs devaient permettre de mieux comprendre la réalité.

 

L’économètre derrière le chroniqueur

C’est un aspect important de son parcours qu’il ne faut pas laisser dans l’ombre. Tahar El Almi était d’abord un économiste-économètre. Ses analyses reposaient sur une attention particulière portée aux données et aux mécanismes macroéconomiques. Cette formation se retrouvait dans ses travaux universitaires, mais aussi dans ses interventions publiques et ses chroniques.

Même lorsqu’il écrivait pour un lectorat non spécialisé, il cherchait généralement à remonter des chiffres vers les mécanismes qui les produisent. Une hausse de l’inflation n’était pas seulement une statistique. Elle signifiait une dégradation du pouvoir d’achat.

Une hausse des taux n’était pas seulement une décision de banque centrale. Elle pouvait se traduire par un crédit plus cher, un investissement retardé, une entreprise fragilisée ou une croissance ralentie. Une dette publique n’était pas simplement un ratio rapporté au PIB. Elle était aussi une question de stratégie, d’investissement et de capacité future de l’État. Cette façon de relier les grandeurs macroéconomiques aux réalités quotidiennes constituait l’une des marques de son écriture.

Les salaires réels : une contribution universitaire majeure

Parmi ses travaux les plus importants figure l’étude consacrée à l’évolution des salaires réels en Tunisie avant et après la révolution, sur la période 2005-2015, réalisée avec l’économiste Ezzedine Larbi. Publiée par la Friedrich-Ebert-Stiftung en 2016, cette étude compte 116 pages dans sa version complète. Son intérêt dépasse largement l’analyse statistique des rémunérations. Les auteurs cherchent à comprendre la situation du salariat tunisien, l’évolution des rémunérations et du pouvoir d’achat avant et après la révolution, mais également à réfléchir aux conditions d’une nouvelle politique salariale compatible avec les impératifs du développement économique et social.

Ce travail illustre parfaitement la démarche de Tahar El Almi : mettre l’économie au service de la compréhension des transformations sociales. Le salaire réel était ainsi considéré non seulement comme une variable économique, mais comme un révélateur de la situation des ménages et de l’évolution du modèle de développement.

 

Un enseignant qui a formé plusieurs générations

L’autre dimension de son héritage est pédagogique. Tahar El Almi n’a pas seulement produit des analyses et des publications. Il a également enseigné et encadré des étudiants. Des travaux universitaires conservés dans différentes bases montrent son implication dans l’encadrement de mémoires et de recherches à l’Institut des Hautes Études de Tunis. Un mémoire de master consacré au financement des PME, par exemple, a été réalisé sous sa direction.

La Bibliothèque nationale de Tunisie conserve par ailleurs la trace de plusieurs interventions universitaires auxquelles il a participé en 2020, notamment autour de la crédibilité des politiques économiques et sociales, de la crise pandémique et du sauvetage des entreprises. Son activité d’enseignant ne doit donc pas être considérée comme un simple épisode de son parcours. Elle constitue au contraire l’un des piliers de son héritage : transmettre les outils permettant de comprendre l’économie.

 

L’Institut Africain d’Économie Financière

Tahar El Almi avait également cherché à prolonger cette activité au-delà de l’université. Il était président-fondateur de l’Institut Africain d’Économie Financière (IAEF-ONG). Dans des documents plus anciens, cette structure apparaît également sous l’appellation d’Association Africaine d’Économie Financière (AAEF-ONG).

Cette initiative correspondait à une ambition qui traversait son parcours : développer la réflexion économique et financière dans une perspective africaine, créer des espaces d’échange et rapprocher l’analyse académique des réalités économiques. L’universitaire devenait ainsi également animateur de débat et promoteur de réflexion économique.

 

La crise du Covid : l’économiste face à l’urgence

La crise sanitaire de 2020 fut un moment particulièrement révélateur de sa conception de la politique économique. Alors que la pandémie paralysait une grande partie de l’économie mondiale, Tahar El Almi plaidait pour un plan de sauvetage de 25 milliards de dinars sur trois ans afin de soutenir l’activité et l’emploi.

Cette proposition illustrait une conviction qui allait traverser ses analyses ultérieures : dans une situation exceptionnelle, les pouvoirs publics doivent pouvoir sortir des cadres ordinaires. Il accordait une importance particulière à la préservation de l’entreprise et de l’appareil productif.

Car pour lui, sauver l’économie ne signifiait pas simplement soutenir la demande à court terme. Il fallait préserver les capacités de production, l’emploi et l’investissement qui permettent à une économie de repartir.

 

Une lecture critique de la fiscalité

La fiscalité a également occupé une place importante dans ses analyses. En octobre 2024, commentant le projet de loi de finances 2025, il estimait que certaines mesures risquaient d’augmenter la pression fiscale sur les ménages et les entreprises sans offrir de contreparties suffisantes en matière de croissance. Il insistait notamment sur le risque de voir une fiscalité excessive décourager l’investissement et peser sur le pouvoir d’achat.

Sa réflexion s’inscrivait ici dans une tradition économique ancienne qu’il aimait rappeler : l’impôt doit financer l’État sans détruire les incitations à produire et à investir. C’est aussi dans ce type d’analyse qu’apparaissait son intérêt pour Ibn Khaldoun, dont la réflexion sur la fiscalité constituait à ses yeux une référence toujours actuelle.

 

La dette : un problème, mais surtout une question de stratégie

La dette publique fut probablement l’un des thèmes auxquels il revint le plus souvent. Dans une analyse publiée en février 2026, intitulée « Dette publique : le mirage de la catastrophe, ou comment la peur coûte plus cher que les chiffres », il refusait de réduire la question de la dette à un simple ratio comptable.

Son raisonnement était que la dette ne devient véritablement dangereuse que lorsqu’elle accompagne une incapacité à investir et à produire de la croissance. Autrement dit, le problème n’était pas uniquement le niveau de la dette. Il était aussi dans la capacité du pays à utiliser ses ressources pour créer les conditions d’une croissance future. Cette approche résumait assez bien sa philosophie économique : l’austérité comptable ne peut constituer à elle seule une stratégie de développement.

 

La Banque centrale et les limites de l’orthodoxie monétaire

La politique monétaire constituait un autre de ses grands terrains de réflexion. Tahar El Almi s’est régulièrement interrogé sur le rôle de la Banque centrale de Tunisie, son indépendance, les taux d’intérêt et l’arbitrage entre inflation et croissance.

En 2024, il avait notamment consacré une analyse à l’indépendance de la Banque centrale, estimant que cette notion méritait d’être réexaminée à la lumière des difficultés économiques tunisiennes. Cette position était cohérente avec son approche générale : la politique monétaire ne peut être considérée indépendamment de la politique économique globale.

Lutter contre l’inflation est nécessaire.  Mais si cette lutte se traduit par une contraction excessive du crédit, de l’investissement et de l’activité, elle peut également avoir un coût économique et social. Il cherchait donc constamment à mettre en évidence les arbitrages.

 

L’entreprise au cœur de ses préoccupations

Dans ses dernières années, l’entreprise tunisienne occupa une place croissante dans ses analyses. En juin 2026, dans un long « Décryptage » intitulé « Quand produire devient un acte de résistance », il dénonçait les contraintes qui pèsent sur les entrepreneurs, la pression fiscale, la concurrence de l’économie informelle et les difficultés administratives.

Son diagnostic était alors particulièrement sévère. L’économie tunisienne ne peut pas espérer créer suffisamment d’emplois si les entreprises qui doivent produire, investir et embaucher sont progressivement fragilisées. Cette préoccupation prolongeait d’ailleurs ses travaux plus anciens sur l’investissement, la croissance et la politique économique.

Chez Tahar El Almi, l’entreprise n’était pas seulement un agent économique : elle était l’un des principaux lieux où se décide la capacité d’un pays à créer de la richesse et de l’emploi.

 

Une écriture qui mettait les chiffres à hauteur d’homme

C’est peut-être là que réside l’une des spécificités de son style. Dans une chronique de mai 2026 intitulée « Quand la stabilité ne suffit plus à raconter la vie des gens », il mettait en évidence le décalage entre l’amélioration de certains indicateurs macroéconomiques et le sentiment persistant de difficultés chez les ménages.

Cette préoccupation était ancienne. Pour lui, une économie ne pouvait pas être déclarée « stabilisée » uniquement parce que certains indicateurs étaient revenus dans une zone plus favorable. Il fallait encore que cette amélioration soit perceptible dans la vie quotidienne.

La baisse de l’inflation n’est pas nécessairement une amélioration du niveau de vie. Si les prix ont fortement augmenté auparavant, leur stabilisation à un niveau élevé ne signifie pas que les ménages retrouvent leur pouvoir d’achat. Cette distinction, fondamentale pour comprendre la réalité économique, était régulièrement présente dans ses analyses.

 

2010-2025 : le regard rétrospectif sur les occasions manquées

En janvier 2026, il revenait sur quinze années d’évolution économique dans une analyse intitulée « 2010-2025 — L’écho des occasions manquées, entre Washington, Bruxelles… et Tunis ». Son regard portait sur les choix monétaires américains et européens, mais aussi sur les difficultés tunisiennes.

Une fois encore, son propos dépassait la simple conjoncture. Il s’interrogeait sur la capacité de la Tunisie à investir, à innover, à monter en gamme, à réformer son État et à restaurer la confiance des citoyens et des investisseurs. C’était une constante chez lui : chercher derrière la crise immédiate les causes structurelles qui la rendent possible.

 

L’international comme miroir de la Tunisie

L’un des mérites de ses chroniques aura été de montrer que la macroéconomie internationale n’est jamais très éloignée de la vie économique tunisienne. Lorsque la Fed modifie sa politique monétaire, cela peut modifier le coût du financement international.

Lorsque la BCE change de cap, cela affecte directement ou indirectement la Tunisie, notamment par le canal de l’euro, de la dette et des échanges. Lorsque le prix du pétrole varie, c’est toute l’équation énergétique tunisienne qui peut être bouleversée.

Lorsque le dollar se renforce, la facture de certaines importations augmente. Lorsque les marchés internationaux deviennent plus averses au risque, le financement des économies émergentes devient plus difficile. Cette pédagogie de l’interdépendance internationale était l’une des grandes qualités de son travail journalistique.

 

537 articles : une véritable chronique de l’économie tunisienne

Le chiffre des 537 articles prend ainsi toute sa signification. Ce n’est pas seulement une statistique éditoriale. C’est, en quelque sorte, une chronique parallèle de plusieurs décennies de l’économie tunisienne. À travers ses textes, on retrouve les grandes préoccupations économiques du pays :

  • les salaires et le pouvoir d’achat ;

  • l’inflation ;

  • la politique monétaire ;

  • la Banque centrale ;

  • la dette publique ;

  • le financement de l’État ;

  • la fiscalité ;

  • l’investissement ;

  • l’entreprise ;

  • l’emploi ;

  • les banques et les marchés financiers ;

  • le dinar ;

  • le dollar et l’euro ;

  • l’énergie ;

  • les relations avec les institutions financières internationales ;

  • et, plus largement, les rapports entre économie nationale et économie mondiale.

En 2021 déjà, L’Économiste Maghrébin le comptait officiellement parmi ses chroniqueurs, aux côtés de plusieurs grandes signatures du journal. Cette fidélité réciproque entre le journal et son chroniqueur aura donc constitué une véritable aventure éditoriale.

 

Jusqu’au bout de la plume

La dimension la plus émouvante de son parcours tient peut-être à la chronologie de ses dernières publications. En 2026 encore, Tahar El Almi publiait régulièrement. En janvier, il analysait les occasions manquées de la Tunisie.

En février, il revenait sur la dette publique. En mai, il s’interrogeait sur le décalage entre stabilité macroéconomique et réalité sociale. En juin, il défendait l’entreprise et la production. En juillet, il analysait l’OPEP et les transformations du marché pétrolier.

Et le 3 septembre 2026, dans ce qui apparaît comme sa dernière contribution sur les colonnes de L’Economiste Maghrébin, il écrivait encore sur la politique monétaire européenne et ses conséquences pour la Tunisie. Il aura donc, littéralement, écrit jusqu’aux derniers jours.

 

Un héritage qui dépasse les chiffres

Il serait pourtant réducteur de résumer Tahar El Almi à ses 537 articles. Son héritage est plus large. Il est universitaire, à travers son enseignement et ses travaux. Il est scientifique, à travers ses recherches en économie et en économétrie. Il est pédagogique, à travers les étudiants qu’il a accompagnés. Il est institutionnel, à travers l’Institut Africain d’Économie Financière. Il est enfin journalistique et citoyen, à travers plusieurs centaines de textes consacrés à l’économie tunisienne. Mais il est surtout intellectuel. Car Tahar El Almi avait une manière bien à lui de regarder l’économie. Il se méfiait des évidences. Il questionnait les orthodoxies. Il refusait les explications trop simples.

Et surtout, il rappelait régulièrement que derrière chaque taux, chaque ratio et chaque indicateur se trouvent des hommes et des femmes. Un taux d’inflation, c’est un pouvoir d’achat. Un taux d’intérêt, c’est un crédit plus ou moins accessible. Une dette, c’est une marge de manœuvre pour les générations futures. Une politique fiscale, c’est un arbitrage entre ressources publiques, entreprises et ménages. Une politique de change, c’est le prix des importations et la compétitivité des exportations. Une croissance, enfin, ce n’est pas seulement un chiffre : c’est la possibilité de créer des emplois et de donner des perspectives.

 

Une voix qui manquera à L’Économiste Maghrébin

Pour L’Économiste Maghrébin, sa disparition revêt une dimension particulière. Pendant des années, Tahar El Almi aura été l’une des signatures régulières du journal. 537 articles recensés : peu de chiffres résument aussi bien la profondeur d’une collaboration. Mais au-delà du volume, il y avait une fidélité intellectuelle. Il y avait le goût du débat. Le droit à la contradiction.

La volonté de comprendre les mécanismes économiques plutôt que de simplement commenter les chiffres. Et cette conviction, finalement très simple, que le rôle de l’économiste est aussi de participer au débat public.

Sa dernière contribution, publiée le 3 septembre, portait sur le coût de la politique monétaire européenne pour la Tunisie. Il y revenait sur la question de la dépendance financière et concluait, en substance, que la véritable souveraineté économique ne consiste pas seulement à pouvoir emprunter, mais à pouvoir vivre avec moins besoin d’emprunter.

Cette idée pourrait presque servir d’épitaphe intellectuelle. Réduire les dépendances. Restaurer la capacité de produire. Investir. Créer de la richesse. Préserver le pouvoir d’achat. Et surtout, retrouver la capacité de décider.

Tahar El Almi aura consacré une grande partie de son parcours à ces questions. Il laisse derrière lui des travaux, des étudiants, une institution, des analyses et, surtout, 537 articles qui continueront à témoigner de sa présence dans le débat économique tunisien.

Son œuvre restera ainsi une mémoire de l’économie tunisienne contemporaine : ses crises, ses espoirs, ses hésitations, ses occasions manquées, mais aussi ses possibilités. À travers ses écrits, Tahar El Almi continuera de dialoguer avec ceux qui chercheront à comprendre la Tunisie économique.

C’est sans doute la plus durable des formes de présence pour un universitaire et un économiste. Il disparaît, mais sa question demeure : quelle économie voulons-nous construire pour la Tunisie ?

Il manquera au site et au magazine de L’Economiste Maghrébin en particulier, mais surtout aux lecteurs et au débat public du pays.

Que sa mémoire demeure.

Hédi Mechri, Sahar Mechri et l’ensemble de la rédaction de L’Economiste Maghrébin présentent leurs condoléances les plus attristées à l’épouse, ses enfants et aux proches de Tahar El Almi. Et que son âme repose en paix!

L’article Tahar El Almi : disparition d’un économiste qui avait fait de l’analyse économique un espace de débat public est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie prend la présidence tournante du Conseil de la Ligue arabe

06. September 2026 um 19:18

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, conduira la délégation tunisienne à la 166ᵉ session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes, qui se tiendra lundi 7 septembre 2026 au Caire. À cette occasion, la Tunisie exercera la présidence tournante du Conseil au niveau ministériel pour un mandat de six mois, de septembre 2026 à mars 2027.

Selon le ministère des Affaires étrangères, Tunis entend mettre cette présidence au service du dialogue, de la concertation et de la coordination entre États arabes, en cherchant à rapprocher les positions et à renforcer l’unité arabe face aux défis régionaux.

Les travaux de la session ministérielle porteront essentiellement sur l’évolution de la situation dans la région arabe, avec un accent particulier sur les Territoires palestiniens, notamment la poursuite des agressions dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, ainsi que sur d’autres dossiers arabes inscrits à l’ordre du jour. Les ministres examineront également les principaux axes de la coopération arabe dans les domaines du développement, de l’économie, du social et de la sécurité.

En marge de la session, Mohamed Ali Nafti mènera plusieurs entretiens bilatéraux avec ses homologues arabes, afin d’évoquer les relations bilatérales et les moyens de consolider la coopération entre la Tunisie et ses partenaires arabes, dans le cadre de la présidence tunisienne du Conseil.

L’article La Tunisie prend la présidence tournante du Conseil de la Ligue arabe est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie | Les partis politiques indésirables au «cadre de coordination»

06. September 2026 um 11:41

Othman Jallouli, secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) chargé du département de l’information et des publications, a déclaré vendredi 4 septembre à Diwan FM que le cadre de coordination — dont le lancement a été annoncé avec la participation de l’Ordre national des avocats et de la Ligue tunisienne des droits de l’homme — vise à rassembler le plus grand nombre possible d’organisations et d’acteurs de la société civile, ainsi que diverses forces vives du pays, afin que «le peuple tunisien puisse faire entendre sa voix», selon ses termes.

M. Jallouli a expliqué que la mise en place de cette structure de coordination intervient dans un contexte marqué par ce qu’il considère comme «l’incapacité du pouvoir politique à résoudre les problèmes accumulés», ajoutant que ces problèmes se sont aggravés et que les Tunisiens font face désormais à des difficultés qui perdurent depuis des décennies.

«Il y a un champ politique bloqué, incapable jusqu’à présent de rassembler les Tunisiens autour d’une position commune face à la situation actuelle», a estimé Othman Jallouli. C’est ce qui a incité les trois organisations à se mobiliser «pour rendre la parole aux Tunisiens», lesquels, a-t-il affirmé, «sont restés silencieux tout en subissant les conséquences de politiques défaillantes, tant anciennes que nouvelles».

«Lorsque les partis politiques et la politique elle-même sont absents, les Tunisiens ne peuvent rester de simples spectateurs d’une situation insoutenable», a encore souligné Othman Jallouli, précisant qu’ils «ont le droit d’exprimer leurs opinions et de défendre leur point de vue par tous les moyens pacifiques et civiques».
Les partis politiques ne sont pas les bienvenus au sein du cadre de coordination, a encore précisé le responsable syndical, ajoutant que les discussions en cours portent sur «l’adhésion de nombreux acteurs de la société civile, qui ont un avis sur diverses questions, qu’elles soient sectorielles ou d’intérêt général».

M. Jallouli a souligné que «le cadre de coordination n’a aucun lien avec l’expérience du Dialogue national» de 2015, expliquant que ce dernier «revêtait un caractère spécifique et relevait d’une expérience passée non transposable dans la phase actuelle». Le dirigeant syndicaliste a fait remarquer, à ce propos, qu’auparavant, «il y avait des responsables politiques au pouvoir et une opposition active, alors qu’actuellement, le pouvoir prend des décisions de manière unilatérale».

Le cadre de coordination en cours de constitution examine actuellement une série d’actions qui restent à définir et qui ont vocation à rassembler les forces vives du pays autour d’un projet de redressement national.

Il convient de noter que ce cadre de coordination, dont le lancement a été annoncé jeudi 3 septembre, vise à défendre les droits et les libertés, à promouvoir l’État de droit et les institutions, ainsi qu’à préserver l’indépendance de la société civile.

I. B.

L’article Tunisie | Les partis politiques indésirables au «cadre de coordination» est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie – Médias : les inquiétudes du Conseil de presse

05. September 2026 um 18:00

Le Conseil de presse exige la libération de Mohamed Yousfi, interpellé dans la soirée du vendredi 4 septembre, et alerte sur un climat d’autocensure grandissant au sein de la profession.

 

Dans un communiqué publié samedi 5 courant, le Conseil de presse réclame la libération de Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Alqatiba, interpellé vendredi soir alors qu’il se rendait à une émission radio consacrée à la crise de l’eau. L’instance dénonce un « indicateur dangereux » qui s’ajoute à une série de précédents plaçant journalistes et médias sous la menace de l’intimidation et de l’emprisonnement.

Le Conseil prend soin de ne pas contester le droit des autorités à enquêter, un principe relevant selon lui de l’État de droit. Mais il pose une distinction claire : ces procédures ne doivent pas devenir un moyen de contourner les protections légales des journalistes, ni un outil de pression professionnelle — une nuance qui évite à l’instance de se poser en opposant systématique à la justice tout en fixant une limite nette.

L’alerte porte surtout sur l’effet cumulatif de ces affaires : normalisation des poursuites, montée de l’autocensure, et à terme « assèchement » des sources d’information, donc une atteinte indirecte mais réelle au droit du public à une information fiable.

Le Conseil réclame en parallèle le respect du secret des sources et la création d’un organe de régulation médiatique réellement indépendant, suggérant que le vide institutionnel actuel favorise ce type de dérive.

Fait notable, le communiqué pointe du doigt directement les autorités en place comme responsables de la dégradation du paysage médiatique décrit en des termes très durs : « effondrement », « désertification », presse « sans questions ». Cette charge, inhabituelle dans sa frontalité, traduit une inquiétude qui dépasse le cas individuel de Mohamed Yousfi pour interroger la trajectoire d’ensemble du pluralisme en Tunisie, tout en saluant, en creux, les rédactions qui continuent de résister à cette pression.

A noter qu’avant le Conseil de presse, le SNJT (Syndicat national des journalistes tunisiens) avait dénoncé l’interpellation du journaliste, s’inquiétant même de son état de santé.

L’article Tunisie – Médias : les inquiétudes du Conseil de presse est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ariana : vaccination des chiens et chats contre la rage mardi à Mnihla

Von: tmps
06. September 2026 um 09:05

Le Commissariat régional au développement agricole d’Ariana (CRDA) organisera, mardi 8 septembre 2026, une tente vétérinaire pour la vaccination des chiens et des chats contre la rage, et ce devant le siège de la délégation de Mnihla, de 9h00 à 12h00.

Dans un communiqué publié samedi, le Commissariat a précisé que cette vaccination est obligatoire et gratuite, appelant les citoyens à accompagner leurs animaux de compagnie afin de faciliter le travail de l’équipe de vaccination.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la rage, de la limitation de ses risques et du renforcement de la campagne nationale de vaccination contre la rage pour la saison 2026/2027.

L’article Ariana : vaccination des chiens et chats contre la rage mardi à Mnihla est apparu en premier sur Le Temps News.

La Tunisie accueille l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 »

Von: tmps
05. September 2026 um 10:38

La Tunisie accueille, du 6 au 18 septembre, l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 » organisé en coopération avec le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), indique un communiqué publié, vendredi, par le ministère de la Défense nationale.

Participent à cet exerce environ 400 militaires et observateurs de 13 pays frères et amis, à savoir le Maroc, la Libye, l’Algérie, l’Egypte, la Turquie, Malte, l’Italie, la France, l’Espagne, la Belgique, la Géorgie, les États-Unis d’Amérique, et la Tunisie pays hôte.

Cinq bâtiments militaires prendront part à cette manœuvre navale, dont l’objectif est de renforcer la coopération régionale et de développer les capacités opérationnelles conjointes dans le domaine de la sécurité maritime, selon la même source.

Pour ce faire, l’exercice vise à former les équipages navals sur l’exploitation efficace des systèmes et moyens technologiques modernes dans les opérations maritimes et à améliorer leurs compétences en matière de lutte contre les activités illicites en mer et contre toutes les formes de menaces et de criminalité organisée, notamment la contrebande et la traite des êtres humains.

Le département de la Défense a indiqué que le programme de l’exercice comprend, en outre, des cours théoriques et des workshops sur plusieurs domaines maritimes, dont l’utilisation des drones navals, l’inspection des navires, le renseignement maritime, la lutte contre les armes biologiques et chimiques, les premiers secours et les lois sur les activités maritimes.

L’article La Tunisie accueille l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 » est apparu en premier sur Le Temps News.

Arrestation de Mohamed Yousfi, rédacteur en chef d’Alqatiba

04. September 2026 um 20:30

Les autorités ont arrêté, vendredi 4 septembre, le rédacteur en chef d’Alqatiba, Mohamed Yousfi, alors qu’il entrait dans les studios de la radio Express FM pour participer à une émission.

Selon Walid Ben Rhouma, présentateur de la radio qui l’avait invité, Mohamed Yousfi a été interpellé pour être interrogé, sans précision sur les motifs exacts de cette convocation policière.

L’article Arrestation de Mohamed Yousfi, rédacteur en chef d’Alqatiba est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’UE réagit aux verdicts du procès du « complot »

04. September 2026 um 17:42

A la suite des verdicts du procès du complot contre la sûreté de l’Etat, le porte-parole de l’Union européenne a réagi dans un communiqué, dont voici le contenu complet. 

« L’Union européenne a pris acte avec préoccupation des verdicts confirmés par la Cour de cassation tunisienne le 3 septembre dans le procès dit du « complot contre la sûreté de l’État », qui a conduit à de longues peines de prison pour des dizaines de personnalités politiques, d’activistes, défenseurs des droits de l’homme et de journalistes, dont des citoyens de l’Union européenne.

Certaines interrogations subsistent quant au plein respect des garanties liées à un procès équitable. Comme elle le fait régulièrement dans ses échanges avec les autorités tunisiennes, l’UE réitère l’importance de garantir le plein respect des droits de l’homme, y compris la liberté d’expression, et le respect du droit à un procès équitable.

L’Union européenne déplore que des contacts avec des diplomates accrédités en Tunisie, y compris européens, aient été utilisés comme motif d’inculpation ou élément à charge.

L’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de son partenariat avec la Tunisie et continuera à soutenir son peuple dans les efforts pour consolider les institutions démocratiques et promouvoir les droits de l’homme. Nous appelons les autorités tunisiennes à rétablir les conditions nécessaires pour que le pluralisme et les voix indépendantes puissent contribuer au développement du pays ».

Communiqué du porte-parole de l’Union européenne.

L’article L’UE réagit aux verdicts du procès du « complot » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Rentrée scolaire: entre joie des enfants et casse-tête budgétaire pour les parents

04. September 2026 um 16:43

À  presque deux semaines de la rentrée scolaire, les rayons des magasins affichent cartables, tabliers et fournitures en tout genre. Pour les parents, c’est l’heure des bonnes résolutions et des nouveaux achats. Pour les enfants, c’est surtout le moment de sortir la calculatrice.

Sur les ruelles entre Mourouj 5 et 6, l’ambiance est encore timide. “Les ventes de tabliers sont en baisse d’environ 10 % par rapport à 2025, où la chute avait atteint 20 % », observe un commerçant spécialisé dans les vêtements pour enfants. Selon lui, les familles tardent à se rendre en magasin, peut-être épuisées par les dépenses cumulées des vacances d’été.

Les prix, eux, n’ont pas baissé. Un tablier se vend entre 29 et 35 dinars, tandis que les cartables oscillent entre 100 et 160 dinars, ça peut même atteindre les 300 dinars pour certains modèles. « Chaque année, c’est la même flambée », déplore Amel, mère de deux garçons. Pour elle, les tarifs varient désormais entre 140 et 160 dinars, voire davantage.

Des budgets familiaux mis à rude épreuve

 Son fils de huit ans n’achètera pas un nouveau cartable celui de l’année dernière est resté intact”. La situation est similaire pour Insaf, dont la fille est en deuxième année lycée. « Rien que pour les  accessoires scolaires, j’ai dépensé plus de 100  dinars », confie-t-elle. Pour elle, le pouvoir d’achat des Tunisiens a nettement régressé face à la cherté de la vie.  » Le Tunisien est épuisé. Il consomme, puis il ne sait plus où se donner la tête après un été à rude épreuve », résume-t-elle.

Des solutions alternatives face à la cherté

Face à cette pression financière, plusieurs parents renoncent à acheter de nouveaux cartables pour leurs enfants chaque année.  

Une rentrée sous le signe de l’incertitude

Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, les familles tunisiennes se retrouvent face à un dilemme : offrir le meilleur à leurs enfants tout en maîtrisant un budget de plus en plus contraint. Entre hausse des prix, pouvoir d’achat en baisse et dépenses inévitables, cette nouvelle rentrée s’annonce une fois de plus comme un défi économique pour de nombreux ménages.

Il convient de noter que la rentrée scolaire 2026-2027 se caractérise par une hausse d’environ 8% du coût global par rapport aux exercices précédents. Cette augmentation épargne les manuels scolaires et les cahiers subventionnés, dont les tarifs n’ont pas varié depuis plusieurs années.

L’article Rentrée scolaire: entre joie des enfants et casse-tête budgétaire pour les parents est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le ministre des Affaires étrangères insiste sur l’amélioration des services consulaires au profit de la diaspora

Von: tmps
04. September 2026 um 13:06

-Le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a souligné la nécessité d’améliorer la qualité des services consulaires et administratifs rendus aux membres de la communauté tunisienne à l’étranger et d’ancrer la dimension sociale et humaine au cœur de l’action consulaire, de manière à renforcer l’encadrement  des Tunisiens résidant à l’étranger et à répondre à leurs aspirations.

Le ministre a mis l’accent, lors d’une réunion de travail consulaire tenue en présentiel et en visioconférence avec les chefs des missions diplomatiques et consulaires tunisiennes accréditées à l’étranger, sur l’importance de l’attention portée à la communauté tunisienne à l’étranger qui demeure au premier rang des priorités de l’action diplomatique. Il a souligné l’intérêt que le président de la République accorde aux Tunisiens à l’étranger, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Il a, également, mis en exergue l’importance de renforcer la coordination et de conjuguer les efforts des différentes structures et institutions nationales concernées, afin de garantir l’amélioration du rendement du service public, de simplifier les procédures administratives et de les rapprocher du citoyen.

Nafti a appelé les chefs des missions à ancrer la dimension sociale et humaine au cœur du travail consulaire, soulignant que le rôle des missions tunisiennes ne se limite pas aux seuls aspects administratifs, mais concerne également l’encadrement social et le soutien humain de l’ensemble des membres de la communauté, notamment les catégories les plus vulnérables et leurs familles.

 Il a également appelé à une intervention rapide pour secourir les Tunisiens dans les situations d’urgence et exceptionnelles, reflétant ainsi les valeurs de solidarité nationale et renforçant les liens de confiance du citoyen envers son État.

Dans le cadre de la modernisation des services consulaires, le ministre a évoqué l’importance stratégique accordée par le ministère à l’accélération de la digitalisation. Il a appelé, à cet égard, à parachever la réalisation du projet intégré de  » Portail consulaire numérique  » (E-Consulat), ainsi qu’à généraliser et développer le service de prise de rendez-vous à distance afin de garantir son efficacité.

Par ailleurs, le ministre a accordé une importance particulière à l’enseignement de la langue arabe aux enfants de la communauté tunisienne à l’étranger, la considérant  comme l’un des piliers fondamentaux de la préservation de l’identité nationale et de la profondeur des liens des jeunes générations avec leur patrie et leurs racines, notamment face aux évolutions technologiques rapides dans les moyens de communication et les réseaux sociaux.

A cet égard, Nafti a souligné l’importance de réfléchir à la mise en place et au développement de programmes d’enseignement de la langue arabe à distance, pour en élargir le cercle des bénéficiaires.

Le ministre a mis en avant la détermination du ministère à développer des mécanismes de communication avec les compétences et experts tunisiens résidant à l’étranger, qui contribuent dans le développement national, en encourageant l’investissement, en soutenant l’entrepreneuriat et en facilitant le transfert de connaissances, d’expertises et de technologies modernes vers le pays.

Il a souligné que la communauté tunisienne à l’étranger représente une richesse nationale et une haute valeur ajoutée qui contribue directement au soutien de l’économie nationale, par le biais des transferts financiers ou par la création de projets d’investissement prometteurs.

Le ministère œuvre au renforcement de la communication directe et des cadres institutionnels pour garantir l’adhésion effective de la diaspora tunisienne aux efforts de développement économique et social, a-t-il encore ajouté,  appelant les chefs des missions diplomatiques et consulaires à intensifier leurs démarches au niveau des pays d’accréditation, afin de promouvoir les divers avantages et incitations accordés par la Tunisie aux investisseurs et aux membres de la communauté à l’étranger.

Le ministre a également mis en exergue le rôle crucial des missions dans la dynamisation de la diplomatie économique et culturelle, notamment à travers la promotion du tourisme tunisien et la mise en valeur du riche patrimoine culturel et civilisationnel du pays pour renforcer son rayonnement international.

L’article Le ministre des Affaires étrangères insiste sur l’amélioration des services consulaires au profit de la diaspora est apparu en premier sur Le Temps News.

Tunisie : la Cour de cassation confirme les lourdes peines dans l’affaire du « complot », les condamnations désormais définitives

04. September 2026 um 10:07

La Cour de cassation tunisienne a rejeté jeudi 3 septembre le pourvoi dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », confirmant les lourdes peines prononcées en appel en novembre 2025 contre une quarantaine de personnes, dont plusieurs figures de l’opposition.

Haïfa Chebbi, avocate et fille du détenu Ahmed Néjib Chebbi, citée par les médias, a déclaré que la Cour de cassation a rejeté le recours et confirmé les peines prononcées en appel, rendant ainsi les condamnations définitives.

Au total, 46 pourvois avaient été examinés, dont 44 rejetés sur le fond et deux sur la forme. La décision fait suite aux jugements définitifs rendus le 28 novembre 2025 par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme de la Cour d’appel de Tunis, avec des peines allant de 5 à 45 ans de prison. La sanction la plus lourde ayant été infligée à l’homme d’affaires Kamel Letaief.

A cet égard, notons que cette juridiction suprême ne rejugeait pas les faits, mais examinait uniquement la conformité de la procédure aux règles de droit. Son rejet ferme donc définitivement la porte judiciaire à un dossier qui touche des figures majeures de l’opposition comme Jawhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Chaïma Issa ou Ahmed Néjib Chebbi.

Les réactions n’ont pas tardé. « La bataille judiciaire est terminée. Commence maintenant la bataille purement politique », a réagi Dalila Msaddek, sœur de Jawhar Ben Mbarek, sur les réseaux sociaux, selon France24. Le Front de salut national a de son côté dénoncé les conditions de la procédure et réclamé l’annulation ou la révision des condamnations. Tandis que Human Rights Watch a qualifié ces condamnations d’injustes.

Une audience organisée en pleine période de vacances judiciaires et critiquée par les avocats, qui dénonçaient un délai de préparation qu’ils jugeaient trop court dans un dossier aux lourds enjeux politiques…

L’article Tunisie : la Cour de cassation confirme les lourdes peines dans l’affaire du « complot », les condamnations désormais définitives est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le Fonds commun de placement Iradett CEA introduit une commission de surperformance à 20 %

04. September 2026 um 08:51

Le fonds commun de placement (FCP) Iradett CEA, géré par l’intermédiaire en bourse Arab Financial Consultants, va instaurer une commission de surperformance dès que son rendement annuel dépassera 8 %. La décision, actée par le conseil d’administration du gestionnaire lors de sa réunion du 27 mars 2026, entrera en vigueur le 11 septembre 2026. Tel est le communiqué du Conseil du marché financier en date du 3 septembre 2026. 

Une rémunération indexée sur la performance

Selon l’avis porté à la connaissance des porteurs de parts et du public, cette nouvelle commission sera calculée après déduction de l’ensemble des frais et commissions. Elle s’élèvera à 20 % hors taxes par an de la différence entre le taux de rendement annuel réalisé par le fonds et le seuil de référence de 8 %.

Autrement dit, seule la part de performance excédant ce plancher de 8 % sera soumise à cette commission incitative, alignant ainsi la rémunération du gestionnaire sur la création de valeur pour les investisseurs.

Un fonds parmi les plus performants du segment CEA

Rappelons que le FCP Iradett CEA, agréé par le Conseil du marché financier (CMF) sous le numéro 20-2006 du 24 mai 2006, figure parmi les fonds les plus dynamiques de la catégorie CEA (Compte épargne en actions). Au 30 juin 2026, il affichait un rendement de 43,49 % depuis le début de l’année, se classant troisième du segment derrière FCP Prosper + CEA (64,29%) et FCP CEA Maxula (46,83%).

Avec un actif net estimé à 46,9 millions de dinars, Iradett CEA se distingue également par l’importance de sa taille. Ce qui renforce sa visibilité auprès des épargnants et des investisseurs institutionnels.

L’article Le Fonds commun de placement Iradett CEA introduit une commission de surperformance à 20 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté

04. September 2026 um 07:34

L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté dans la soirée du jeudi 3 septembre 2026, rapporte un site web de la place, citant de sources proches et familiales.

Toujours selon la même source, on ignore, pour le moment, la ou les raisons de cette arrestation.

Affaire à suivre.

 

L’article L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gouvernance : Yassine Ben Abdallah nommé DGA de Pâtes Warda

03. September 2026 um 18:42

Le groupe agroalimentaire La Rose Blanche muscle l’exécutif de sa filiale emblématique Pâtes Warda en y nommant Yassine Ben Abdallah au poste de directeur général adjoint.

Expert reconnu en gestion de crise, transformation d’entreprises et efficience opérationnelle, Yassine Ben Abdallah affiche un CV solide :

  • Redressement & Industrie : ex-pilote du redressement d’Hamila Stoneware et ancien cadre dirigeant du Groupe Zouari (automobile & supply chain).
  • Tourisme & Services : ancien patron du pôle hôtellerie d’Alliance Groupe (Le Palace Gammarth, Golden Tulip) et fondateur du cabinet Baylencia Consulting.

L’enjeu de cette nomination : Dans un secteur agroalimentaire sous tension, l’arrivée de ce spécialiste du management de transition vise à renforcer l’excellence industrielle et l’agilité logistique du géant tunisien de la pâte alimentaire et du couscous.

Bon vent à M. Yassine Ben Abdallah !

L’article Gouvernance : Yassine Ben Abdallah nommé DGA de Pâtes Warda est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

UGTT – Ordre des avocats – LTDH : la sonnette d’alarme

03. September 2026 um 11:20

Dans un communiqué commun publié jeudi 3 septembre 2026, l’UGTT, l’Ordre des avocats et la LTDH dressent un tableau sévère de la situation actuelle en Tunisie. Et ce, entre crise politique, économique et sociale profonde, érosion des droits et libertés, instrumentalisation de la justice, détérioration des conditions carcérales et recul de la liberté des médias.

Les trois organisations pointent aussi les pénuries d’eau, d’électricité et de médicaments, la flambée des prix et le désespoir qui alimente la migration irrégulière des jeunes Tunisiens. Tout en citant notamment le drame de Ben Guerdane.

Elles imputent la responsabilité de cette dégradation au pouvoir en place après « cinq ans » de gestion sans dialogue ni transparence. Et elles appellent à une révision globale des politiques et à l’ouverture d’un « dialogue sociétal » sérieux.

Pour ce faire, elles annoncent la création d’un « cadre de coordination commun » ouvert à toutes les forces démocratiques. Tout en évitant, selon des commentaires accompagnant le texte, toute montée en gamme militante ou escalade revendicative.

L’article UGTT – Ordre des avocats – LTDH : la sonnette d’alarme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie-Libye : Saïed réaffirme son soutien à une solution politique libyo-libyenne

Von: tmps
03. September 2026 um 08:35

Le président de la République, Kaïs Saïed, a eu, mercredi, un entretien téléphonique avec le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed al-Manfi, selon un communiqué de la présidence de la République.

Cet entretien a été l’occasion d’aborder les liens fraternels unissant leurs deux peuples et de mettre l’accent sur la nécessité de faire face aux défis actuels, dans un esprit de fraternité et de complémentarité face à des crises récurrentes et sans précédent.

A ce titre, le chef de l’État a souligné la nécessité d’intensifier les consultations bilatérales afin de lever les entraves à la libre circulation des personnes et des marchandises aux postes-frontières, rappelant que les liens fraternels doivent prévaloir sur toute autre considération.

« Chaque frère doit veiller scrupuleusement à la sécurité de l’autre comme il veille à la sienne propre », a fait savoir le président Saïed, affirmant que les exemples illustrant la profondeur et la solidité des relations entre les deux peuples sont innombrables et difficiles à recenser.

Le président de la République a en outre réitéré la position constante de la Tunisie en faveur d’une solution libyo-libyenne préservant l’unité et l’intégrité du territoire libyen, soulignant que le peuple libyen dispose des capacités nécessaires pour trouver par lui-même les solutions qu’il accepte et qui garantissent sa sécurité et sa stabilité.

L’article Tunisie-Libye : Saïed réaffirme son soutien à une solution politique libyo-libyenne est apparu en premier sur Le Temps News.

Affaire du « complot contre la sûreté de l’État » : une audience contestée, un rassemblement annoncé

02. September 2026 um 17:12

La Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques a convoqué un rassemblement jeudi 3 septembre 2026 à 10 heures devant la Cour de cassation de Tunis, le jour même où doit se tenir une audience dans l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État ».

Le rendez-vous  est fixé pour jeudi matin devant le siège de la Cour de cassation, avenue du 9-Avril, à Tunis. La Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques y a appelé à un rassemblement, prévu à 10 heures, pour exiger la remise en liberté des « détenus politiques ».

La mobilisation coïncide avec la tenue, ce même jeudi 3 septembre, d’une audience de cassation dans le dossier connu sous le nom d’« affaire de complot contre la sûreté de l’État ». C’est précisément le calendrier de cette audience qui suscite la contestation d’une autre structure, la Coordination des familles des détenus politiques, laquelle a fait part de ses réserves dans un communiqué diffusé le 31 août 2026.

Selon ce texte, la programmation de l’audience se déroule dans des conditions que l’organisation juge inquiétantes. Deux éléments sont pointés du doigt : la date retenue, antérieure à la fin des vacances judiciaires, et le fait que le dossier soit soumis à une chambre estivale. La Coordination des familles ajoute que les avocats de la défense et les proches des détenus n’auraient eu connaissance de cette date que trois jours avant l’audience.

Un délai jugé insuffisant par l’organisation au regard de la nature du dossier, décrit comme complexe et d’une importance particulière, pour permettre à la défense de bâtir sérieusement ses recours. Le communiqué qualifie cette manière de procéder de « nouvelle tentative » de nuire au droit des détenus à un procès équitable et à une défense effective.

Face à cette situation, la Coordination des familles des détenus politiques appelle au respect des lois et des procédures judiciaires en vigueur, ainsi qu’à la garantie du droit à la défense. Elle réclame notamment que les avocats se voient accorder le temps et l’accès aux documents nécessaires à la préparation de leurs recours.

L’organisation exige par ailleurs que la justice conserve son indépendance et résiste à toute pression qui serait exercée par le pouvoir exécutif. C’est dans ce contexte que le rassemblement du jeudi 3 septembre entend attirer l’attention sur les conditions de traitement judiciaire réservées à cette affaire, tout en réitérant l’exigence de libération des personnes actuellement détenues dans ce dossier.

L’article Affaire du « complot contre la sûreté de l’État » : une audience contestée, un rassemblement annoncé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Qui est Dewi van de Weerd, la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie?

02. September 2026 um 13:29

Dewi van de Weerd est une diplomate néerlandaise spécialisée dans la coopération culturelle internationale, nommée ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie. Elle a officiellement pris ses fonctions fin août 2026, après avoir dirigé pendant plusieurs années l’unité de politique culturelle internationale au ministère néerlandais des Affaires étrangères.

Avant sa nomination à Tunis, Dewi van de Weerd occupait le poste de cheffe de l’unité Internationale Cultuur Eenheid (Unité de la culture internationale) et ambassadrice pour la Coopération culturelle auprès du ministère néerlandais des Affaires étrangères. Depuis 2021, elle a piloté la politique culturelle internationale des Pays-Bas, en travaillant étroitement avec des institutions comme DutchCulture et en représentant les Pays-Bas dans de nombreux forums et partenariats culturels.

Son parcours récent met en évidence un engagement fort pour la coopération muséale et patrimoniale, la restitution et la coopération éthique autour des collections coloniales, et la protection du patrimoine en situation de crise.

L’article Qui est Dewi van de Weerd, la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Khadamet : l’administration en un clic ?

02. September 2026 um 13:19

État civil, CNAM, fiscalité, automobile, factures ou inscriptions : l’application « Khadamet » veut réunir une large palette de services publics sur une seule plateforme. Une promesse de simplification bienvenue, mais dont l’efficacité se mesurera surtout à la capacité de l’administration à tenir ses engagements sur le terrain.

Présentée mercredi 2 septembre 2026 sur les ondes de la radio Express FM par Ahmed Megdich, directeur à la Direction générale des technologies de l’information au ministère des Technologies de la communication, Khadamet se veut un point d’accès unique aux démarches administratives numériques.

L’application fonctionne avec l’identité numérique. Une fois connecté, l’utilisateur peut consulter certaines données personnelles, suivre ses demandes et recevoir les notifications de l’administration. Surtout, plusieurs démarches peuvent désormais être effectuées ou payées directement depuis le même espace.

Parmi les services proposés figurent le suivi des remboursements et des accords préalables de la CNAM, la consultation du parcours professionnel auprès de la CNSS ou encore l’accès à certaines attestations de la CNRPS.

Les automobilistes peuvent, eux, consulter leurs infractions, payer la vignette, suivre les échéances du contrôle technique et prendre rendez-vous pour la visite technique. L’application permet en outre d’enregistrer une assurance automobile et de recevoir une alerte avant son expiration.

Côté fiscalité, Khadamet permet notamment le paiement de la vignette et l’achat du timbre de voyage. Les utilisateurs peuvent également enregistrer leurs compteurs afin d’être informés de l’arrivée de nouvelles factures et les régler en ligne.

L’état civil constitue un autre volet intéressant. Le citoyen peut accéder aux extraits de naissance de ses enfants et demander leur traduction en français à distance. La demande est transmise à la municipalité où la naissance a été enregistrée. Une formalité qui pouvait auparavant nécessité un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres peut ainsi être effectuée depuis son domicile.

L’application propose aussi un portefeuille numérique pour certains documents, avec des alertes avant expiration, ainsi que des services liés à l’éducation, au certificat de résidence, au bulletin n°3 ou aux passeports des Tunisiens résidant à l’étranger.

Sur le papier, le dispositif est séduisant. Dans la pratique, tout dépendra toutefois de l’interconnexion réelle des administrations, de la rapidité de traitement des demandes et de la fiabilité des données. Une application ne supprimera pas, à elle seule, les lenteurs bureaucratiques si les procédures internes restent inchangées.

Le ministère prévoit une version web pour les citoyens ne disposant pas de smartphone et annonce déjà de nouvelles versions de l’application.

L’enjeu est donc simple : Khadamet devra démontrer que la transformation numérique ne consiste pas seulement à déplacer le guichet sur un écran, mais bien à supprimer des déplacements, des files d’attente et des démarches inutiles. Et là c’est loin d’être gagné.

L’article Khadamet : l’administration en un clic ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Association des magistrats dénonce des suspensions « arbitraires »

02. September 2026 um 12:17

L’Association des magistrats tunisiens (AMT) dénonce une politique de pression exercée par le pouvoir exécutif contre les juges à travers des décisions de suspension, souvent notifiées oralement, sans motivation, sans durée précise et accompagnées d’une privation de salaire. Elle considère ces mesures comme des révocations déguisées portant atteinte à l’indépendance de la justice, à la sécurité professionnelle des magistrats et au droit des citoyens à un procès équitable.

L’Association met particulièrement en cause la suspension du juge Mohamed Ben Mefteh, membre de son bureau exécutif, qu’elle interprète comme une sanction liée à son engagement en faveur de l’indépendance judiciaire et de la liberté d’organisation des magistrats.

Elle estime que l’absence du Conseil supérieur de la magistrature indépendant et fonctionnel aurait ainsi créé un vide institutionnel permettant à l’exécutif d’intervenir directement dans la carrière des juges.

L’AMT appelle à l’annulation immédiate des décisions de suspension, à la réintégration des magistrats concernés, au rétablissement de leurs salaires et au respect de leurs droits de la défense. Elle demande également le rétablissement d’un Conseil supérieur de la magistrature indépendant et élu, la création de la Cour constitutionnelle et le respect par la Tunisie de ses engagements internationaux en matière d’indépendance de la justice.

Enfin, elle exprime sa solidarité avec les magistrats suspendus et les invite à contester ces décisions devant le Tribunal administratif, tout en appelant l’ensemble des juges à préserver leur indépendance malgré les pressions.

L’article L’Association des magistrats dénonce des suspensions « arbitraires » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌