Normale Ansicht

Clôture de la 39e éditon du FIFAK : Mémoire, transmission et nouveaux défis

01. September 2026 um 21:00

Le rideau est tombé ce week-end sur la 39e édition du Festival international du film amateur de Kélibia (Fifak), rendez-vous incontournable du cinéma amateur organisé chaque année par la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (Ftca). Du 23 au 29 août, la petite ville côtière du Cap Bon a vibré au rythme des projections, des ateliers […]

L’article Clôture de la 39e éditon du FIFAK : Mémoire, transmission et nouveaux défis est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Le film « 13ème Round » rafle deux nouveaux prix au Festival de Saïdia au Maroc

01. September 2026 um 20:42

Le parcours international de « 13ème Round » se poursuit sous les meilleurs auspices, notamment au Maroc, où il vient de décrocher deux nouveaux prix au Festival de Saïdia.

C’est ce qu’a annoncé le réalisateur Mohamed Ali Nahdi, en précisant que son long-métrage vient de décrocher le Prix d’interprétation féminine, attribué à la talentueuse actrice Afef Ben Mahmoud, ainsi que le Prix spécial du festival.

En seulement deux participations au Maroc, « 13ème Round » cumule désormais trois distinctions, avec un Prix d’interprétation masculine précédemment décroché au Festival de Dakhla, sachant qu’une troisième participation à un festival au Maroc est déjà prévue au mois de novembre, précise le réalisateur.

Exprimant sa profonde gratitude, Mohamed Ali Nahdi a tenu à saluer le travail de toute l’équipe artistique et technique, avant de conclure en dédiant l’ensemble de ces distinctions à « tous les anges partis beaucoup trop tôt ».

Y. N.

L’article Le film « 13ème Round » rafle deux nouveaux prix au Festival de Saïdia au Maroc est apparu en premier sur Kapitalis.

Les Rencontres du Film Documentaire de Redeyef — Après neuf ans d’absence : On rallume les projecteurs

01. September 2026 um 20:15

Après neuf ans d’absence, les Rencontres du film documentaire de Redeyef (Rfdr) reviennent, du 7 au 11 septembre 2026, pour une 5e édition organisée par l’association Nomad08, avec le soutien d’Amavi, Tacir et Afac. La Presse — Comme le précisent les organisateurs, les Rfdr entendent faire du cinéma documentaire un espace de découverte, de réflexion […]

L’article Les Rencontres du Film Documentaire de Redeyef — Après neuf ans d’absence : On rallume les projecteurs est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Un excédent commercial de 66,7 MD pour les produits de la pêche

Von: farhat
01. September 2026 um 19:22

La balance commerciale des produits de la pêche a réalisé un excédent de 66,7 millions de dinars (MD) à fin juin 2026, selon des données de l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), publiées mardi.
D’après la même source, le taux de couverture des importations par les exportations s’élève ainsi à 125%.
Les exportations des produits de la pêche se sont établies à 14 mille tonnes d’une valeur de 329 MD au cours du premier semestre de 2026, soit une hausse de 2,9% en quantité et de 1,9% en valeur par rapport à la même période de 2025.
L’ONAGRI a aussi fait état d’une baisse de 1,3% des prix à l’exportation à 23,5 D/Kg en moyenne au cours du premier semestre de 2026 contre 23,8 D/Kg au cours de la même période de 2025.
Les espèces les plus exportées sont les poissons (7,3 mille tonnes soit 50,3% des quantités exportées), les conserves et les semi-conserves (3,3 mille tonnes soit 22,7% des quantités exportées) et les crustacés (2,9 mille tonnes soit 20% des quantités exportées). Les mollusques représentent 6,9% des quantités exportées.
Les exportations tunisiennes des produits de la pêche se répartissent sur plus de 37 destinations. L’Italie en est le premier importateur (37%), suivie par l’Espagne (12%), la Libye (11%) et l’Algérie (10%).
La valeur des importations des produits de la pêche a connu une hausse de 4,6% à 262,3 MD à fin juin 2026. Les quantités importées ont également évolué de 7,3% à 39,6 mille tonnes. Les prix à l’importation ont baissé de 2,6% en moyenne par rapport à la même période de 2025, s’établissant à 6,6 D/Kg.
Les quantités importées sont destinées à l’industrialisation à raison de 82%, à l’approvisionnement du marché (15%) et à l’engraissement (3%).

L’article Un excédent commercial de 66,7 MD pour les produits de la pêche est apparu en premier sur Le Temps News.

Vient de paraître – « Instincts et Destins » de Houssine Marouani : Des fractures de l’être et du monde

01. September 2026 um 18:45

Écrivain et professeur émérite de l’enseignement secondaire, Houssine Marouani  vient de publier « Instincts et destins », un nouveau recueil de nouvelles paru aux éditions Dar Ethakafia. L’auteur compte déjà à son actif de nombreux autres ouvrages de genres différents, dont « Dictionnaire des citations » sorti en 2007 et une pièce de théâtre, « L’Automne », parue en 2026. La […]

L’article Vient de paraître – « Instincts et Destins » de Houssine Marouani : Des fractures de l’être et du monde est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Un livre ravive la mémoire des Italiens de Tunisie

01. September 2026 um 13:48

‘‘Les otages de Mussolini. Une histoire vraie des Italiens de Tunis’’, le premier livre de Marie-Ange La Rosa, disponible en français sur Amazon, aux formats papier et numérique, raconte l’histoire d’enfants italiens de Tunisie envoyés dans des colonies de vacances fascistes en Italie et séparés de leurs familles. Un voyage vers le pays d’origine qui aurait dû durer cinq semaines mais qui, bouleversé par l’entrée du pays dans la Seconde Guerre mondiale, s’est transformé pour certains enfants en une séparation d’avec leurs familles ayant duré des années.

L’ouvrage met en lumière un épisode méconnu de l’histoire de l’importante communauté italienne vivant dans la Tunisie du protectorat français, en le reconstituant à partir de documents, d’archives diplomatiques et de souvenirs familiaux.

Selon le récit de La Rosa, le 8 juin 1940, des dizaines de familles accompagnèrent au port de Tunis leurs enfants, qui devaient passer quelques semaines en Italie. Parmi eux se trouvait Joseph, âgé de huit ans, l’oncle de l’auteure.

Une colonie de vacances ordinaire les attendait, dans le cadre des initiatives alors organisées pour les enfants d’Italiens résidant à l’étranger ; mais deux jours plus tard, le 10 juin, Benito Mussolini annonça l’entrée en guerre de l’Italie contre la France et la Grande-Bretagne. Les liaisons avec Tunis furent interrompues et ce qui devait être des vacances changea de nature.

La déclaration de guerre de l’Italie à la France est attestée par les sources historiques comme le moment de rupture qui bouleversa également les équilibres de la communauté italienne de Tunisie.

Les communautés émigrées et l’Italie fasciste

Dans son livre, La Rosa retrace le parcours de ces enfants à travers différentes localités italiennes jusqu’à Menton, évoquant la discipline en vigueur dans les structures de jeunesse fascistes puis l’irruption de la guerre dans leur vie, avec les bombardements, la faim et les déplacements incessants.

Le terme «otages», choisi pour le titre, renvoie donc avant tout à des enfants prisonniers des conséquences de décisions politiques et militaires prises par les adultes.

Par ailleurs, le phénomène des colonies de vacances pour les Italiens de l’étranger était déjà d’une ampleur considérable avant la guerre ; il constituait l’un des outils utilisés par le régime pour renforcer les liens entre les jeunes issus des communautés émigrées et l’Italie fasciste.

Des études sur la présence italienne en Tunisie indiquent qu’environ 23 000 jeunes italo-tunisiens ont participé à ces colonies de vacances en Italie durant le Ventennio. Une source française de l’époque évaluait à environ 2 000 par an le nombre d’enfants envoyés depuis la Tunisie.

Toutefois, l’histoire relatée dans le livre s’inscrit dans un contexte plus complexe que celui d’une communauté faisant bloc derrière Mussolini. Parmi les Italiens de Tunisie, on comptait certes des partisans du régime, mais aussi des antifascistes, des communistes et une importante communauté juive italienne. Tunis était également un centre majeur de l’antifascisme italien à l’étranger.

L’entrée en guerre de l’Italie a également suscité une réaction sévère de la part des autorités françaises du protectorat. Les recherches historiques attestent l’existence d’un plan d’internement visant initialement plus de 16 000 citoyens italiens âgés de 18 à 50 ans.

Ces mesures ont fini par toucher, selon une étude publiée par les Presses universitaires de Rennes, près de 30 000 Italiens, sans distinction nette entre fascistes, antifascistes et autres composantes de la communauté. Nombre d’entre eux furent transférés dans les camps de Sbeitla, Kasserine, Aïn Sefra et Kreider.

C’est dans ce contexte qu’à Tunis, les familles des enfants partis pour l’Italie perdirent peu à peu la possibilité de suivre leur trace. Le livre relate notamment les démarches entreprises par Balthazar Rallo, tailleur italien établi à Tunis et grand-père de l’auteure, pour retrouver son fils Joseph.

La Rosa explique avoir reconstitué cette histoire en visitant les localités italiennes traversées par le groupe, en consultant des sources historiques ainsi que les archives diplomatiques françaises de Nantes et de La Courneuve, et en recueillant les témoignages de son oncle, de membres de sa famille et d’autres acteurs de cette expérience.

Une page sensible de la mémoire des Italiens de Tunisie

Depuis la publication de l’ouvrage, confie l’auteure à l’agence Ansa, de nouveaux souvenirs sont parvenus de France, d’Italie et de Tunisie, émanant de descendants d’internés, d’enfants ayant vécu sous les bombardements et de familles ayant compté des proches dans ces colonies.

‘‘Les otages de Mussolini’’ aborde ainsi une page particulièrement sensible de la mémoire italienne en Méditerranée : celle d’une communauté enracinée en Tunisie depuis des générations, traversée par les divisions politiques de l’époque et finalement broyée entre les ambitions du fascisme, l’entrée en guerre de l’Italie, la réaction des autorités coloniales françaises et le conflit qui, à partir de 1942, allait frapper directement la Tunisie. Une histoire où les responsabilités du régime fasciste et de sa politique de mobilisation des Italiens à l’étranger constituent un élément incontournable, mais où émergent également les destins individuels de familles et d’enfants ayant subi des décisions sur lesquelles ils n’avaient aucune prise. Une mémoire restée durant des décennies essentiellement privée et familiale, que le livre de Marie-Ange La Rosa tente désormais d’inscrire dans l’histoire collective des Italiens de Tunisie.

Selon l’auteure, l’ouvrage «remet en lumière un souvenir familial longtemps resté dans l’ombre : celui des Italiens de Tunis, pris au piège d’une guerre qui n’était pas la leur.»

L’article Un livre ravive la mémoire des Italiens de Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Festival arabe de la radio et de la télévision : la 26ème édition sous le slogan « Le rythme de l’image et l’écho de l’avenir »

01. September 2026 um 13:46

L’Union de Radiodiffusion des États Arabes (ASBU) organise la 26e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, du 21 au 24 septembre 2026, sous le slogan « Le rythme de l’image et l’écho de l’avenir » en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles. Les activités de cette édition se répartissent […]

L’article Festival arabe de la radio et de la télévision : la 26ème édition sous le slogan « Le rythme de l’image et l’écho de l’avenir » est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Sfax accueille un événement international sur l’huile d’olive tunisienne

01. September 2026 um 13:28

Du 23 au 25 octobre, Sfax accueillera un rendez-vous économique et scientifique, doublé d’une dimension touristique et culturelle. Il est consacré à la « valorisation et la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne ». L’initiative est portée par l’association Tunisie Zaytouna, en collaboration avec plusieurs partenaires tunisiens et étrangers.

Cette rencontre a pour objectif de dégager des pistes permettant d’augmenter la valeur ajoutée du produit et de consolider sa présence sur les marchés internationaux, en mettant particulièrement l’accent sur les appellations d’origine contrôlée (AOC), considérées comme un outil clé de reconnaissance à l’échelle mondiale. Ces informations proviennent de la page Facebook officielle de l’association.

Faouzi Zayani, président de l’association, a invité l’ensemble des professionnels du secteur à participer à la construction d’une « feuille de route pratique » visant à faire progresser la valorisation et la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne, en tirant parti des expériences internationales qui ont fait leurs preuves.

Il a souligné que, bien que reconnue pour sa qualité, l’huile d’olive tunisienne continue d’être exportée principalement en vrac : la proportion conditionnée à l’export reste inférieure à 14 %.

L’événement se déroulera sur trois jours. Le 23 octobre sera marqué par un colloque scientifique rassemblant des experts, des spécialistes ainsi que des délégations venues de France, du Japon et d’Allemagne, autour du rôle des AOC dans la promotion de l’huile d’olive tunisienne.

Le 24 octobre sera consacré à des visites de terrain le long de la « route de l’olivier », permettant de découvrir les étapes de la cueillette, du pressage et les méthodes de production modernes.

Le 25 octobre, un séminaire accompagné d’une table ronde abordera les vertus de l’huile d’olive ainsi que sa place au sein de la gastronomie tunisienne et arabe. La manifestation se clôturera par un petit-déjeuner traditionnel.

A noter que l’événement bénéficie du soutien de nombreux partenaires du secteur oléicole, parmi lesquels le comité de jumelage Grenoble-Sfax.

L’article Sfax accueille un événement international sur l’huile d’olive tunisienne est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

11ème édition du festival du cinéma de Saïdia : Le film « Le 13e Round » de Mohamed Ali Nahdi remporte deux prix

01. September 2026 um 13:01

Le film « Le 13ème round » du cinéaste tunisien Mohamed Ali Nahdi, a remporté deux conscrations au 11e Festival du cinéma de Saïdia, au Maroc (26-30 août 2026) avec le Prix spécial du jury et le Prix de la meilleure interprétation féminine, attribué à l’actrice Afef Ben Mahmoud ex-aequo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi pour […]

L’article 11ème édition du festival du cinéma de Saïdia : Le film « Le 13e Round » de Mohamed Ali Nahdi remporte deux prix est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Journées Musicales de Carthage 2026 : Au rythme d’une Méditerranée en mouvement

31. August 2026 um 20:30

Les Journées musicales de Carthage (JMC) reprennent, du 3 au 10 octobre 2026,  possession de la cité pour une 11e édition qui s’annonce d’une densité remarquable. Sous la direction artistique du musicien et producteur Mondher Falleh, le festival a choisi cette année d’ancrer sa boussole au cœur du bassin méditerranéen. Un choix fort, pensé comme […]

L’article Journées Musicales de Carthage 2026 : Au rythme d’une Méditerranée en mouvement est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Hommage à l’artiste palestinien Sliman Mansour : L’œil du « Soumoud » s’en est allé

31. August 2026 um 18:45

Le peintre, sculpteur et auteur palestinien Sliman Mansour s’est éteint le 24 août dans un hôpital au cœur d’El Qods-Est, à l’âge de 79 ans. Pionnier des arts visuels palestiniens contemporains, il ne laisse pas derrière lui simplement une collection de toiles, mais une véritable esthétique de la résistance qui aura su transformer la cause […]

L’article Hommage à l’artiste palestinien Sliman Mansour : L’œil du « Soumoud » s’en est allé est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

IA or not IA ? À qui appartient l’image de notre culture ?

31. August 2026 um 18:15

Une affiche circule ces temps-ci sur les réseaux sociaux pour dénoncer l’emploi abusif de l’intelligence artificielle (IA) dans la production de différents supports médiatiques, notamment les affiches. On peut y lire, en gros caractères : « Vos affiches ChatGPT sont moches », accompagné d’une petite mention en bas de page : « Embauchez des graphistes » (il y a […]

L’article IA or not IA ? À qui appartient l’image de notre culture ? est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

En novembre à La Boîte| «Diquadilà», art et migrations en Méditerranée

31. August 2026 um 13:15

Raconter les migrations en Méditerranée à travers le dessin, la musique, la performance et les marionnettes, en plaçant au cœur du projet non seulement ceux qui partent, mais aussi ceux qui restent et ceux qui continuent d’attendre.

Tel est le fil conducteur de «Diquadilà», une performance mêlant dessin, musique, marionnettes et récits recueillis entre la Tunisie et l’Italie. C’est un projet des artistes Ahmed Ben Nessib, Omar Cheikh et Stefano Ricci qui fera étape les 9 et 10 novembre 2026 à La Boîte (Centre d’art et d’architecture de Tunis), sous le commissariat de la Tunisienne Salma Kossemtini.

Le projet prend forme à l’issue d’une série de résidences artistiques (actuellement à Sejnane en Tunisie) et s’enrichit de témoignages et de récits recueillis sur les deux rives, en Tunisie et en Italie.

Il s’agit d’histoires diverses, unies par la traversée d’une même mer et par les expériences du départ, de l’exil, de l’attente et, parfois, de la disparition.

La restitution au public mêlera musique expérimentale et marionnettes à gaine, le tout accompagné d’une installation composée de cordes et de dessins réalisés sur bois.

«Diquadilà» prolonge une démarche artistique déjà amorcée par les trois auteurs. Une version antérieure du projet avait été présentée en octobre 2023 au Periferico Festival de Modène ; la question des migrations y était alors abordée à travers une exposition de dessins et un concert en direct.

Ce projet réunit des parcours artistiques ancrés entre la Tunisie et l’Italie. Ahmed Ben Nessib, né à Tunis en 1992 et installé en Italie, est dessinateur et réalisateur de films d’animation ; formé à l’EMCA d’Angoulême et à la Scuola del Libro d’Urbino, il a vu ses travaux publiés notamment par Internazionale et Lo Straniero.

Omar Cheikh, né en 1996, est illustrateur, animateur et musicien ; également formé à Urbino, il mène une recherche qui croise dessin animé, édition indépendante et expérimentation sonore.

Enfin, Stefano Ricci est l’une des figures les plus reconnues du dessin et de l’illustration italiens contemporains, avec une pratique qui, au fil des ans, a mêlé bande dessinée, édition, théâtre, performance et animation.

Le commissariat est confié à Salma Kossemtini, curatrice et productrice culturelle tunisienne active entre la Tunisie et l’Europe, dont les recherches portent une attention particulière aux pratiques contemporaines, à la médiation culturelle et aux formes de l’archive.

Avec «Diquadilà», La Boîte poursuit ainsi une programmation fondée sur les résidences et le croisement des disciplines et des langages contemporains. Créé pour soutenir, diffuser et médiatiser l’art contemporain en Tunisie, le centre fondé par Fatma Kilani a développé, au fil des ans, des projets tissant des liens entre artistes, territoire et public.

 Au cœur de cette nouvelle étape tunisienne demeure la Méditerranée en tant qu’espace physique et symbolique : une frontière à traverser, mais aussi un lieu de liens, d’absences et de mémoires qui continuent d’unir ceux qui sont partis à ceux restés de l’autre côté.

L’article En novembre à La Boîte| «Diquadilà», art et migrations en Méditerranée est apparu en premier sur Kapitalis.

De Marrakech à Kuala Lumpur, la mode marocaine s’ouvre au monde

31. August 2026 um 10:36
La créatrice marocaine Loubna Ayouche vient de présenter à Kuala Lumpur « Autour du Monde », une collection où peinture et haute couture se rencontrent. Sa participation à la Couture Fashion Week Malaysia témoigne d’une évolution plus large : la…

L’article De Marrakech à Kuala Lumpur, la mode marocaine s’ouvre au monde est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

‘‘Al-Harraz’’ ou le malhoun entre ruse, théâtre et mémoire

31. August 2026 um 09:10

Avec ‘‘Al-Harraz ou Être le diable et jouer fleur’’ (الحراز أو في ثيابه مسلم وفعايله رومية)* , Abdelfattah Nissabouri remet sur le devant de la scène une œuvre où la poésie, le théâtre et la tradition orale marocaine se répondent. Publié le 13 novembre 2025 aux Éditions L’Harmattan, dans la collection ‘Théâtre des cinq continents’, ce volume bilingue français-arabe propose une traduction fidèle d’un célèbre poème narratif du malhoun.

Djamal Guettala

Maître de conférences en langue arabe à l’Université Rennes 2, Nissabouri entreprend ici un travail qui dépasse la simple transposition linguistique. Traduire le malhoun suppose de préserver une histoire, certes, mais aussi une cadence, des images, des sonorités et une manière particulière de faire vivre le récit. Le français accompagne donc l’arabe sans chercher à l’effacer. L’intrigue possède la simplicité efficace des récits populaires. Un mari jaloux, le ‘‘Harraz’’, surveille étroitement sa jeune et belle épouse. 

Gardien inflexible, véritable cerbère domestique, il interdit à quiconque de s’approcher de celle qu’il entend garder pour lui seul. La maison devient forteresse, la jalousie devient loi. Face à cette surveillance, l’amoureux n’a qu’une arme : l’intelligence du détour. Déguisement après déguisement, stratagème après stratagème, l’homme cherche à tromper la vigilance du gardien et à pénétrer dans la maison. Chaque transformation apporte son lot de situations comiques et de retournements. Le rire s’installe là où l’autorité pensait avoir tout verrouillé. Sous la farce, pourtant, affleurent des questions moins légères : le désir, la possession, la jalousie, la surveillance et la liberté. La force du récit tient précisément à cette capacité à faire passer une observation sociale par le plaisir du conte.

Quand Tayeb Saddiki fait du malhoun une affaire de théâtre

L’histoire d’‘‘Al-Harraz’’ reste inséparable de Tayeb Saddiki. En 1970, le dramaturge marocain porte ‘‘Al-Harraz Aouicha’’, célèbre qasida attribuée au poète El Mekki Ben El Korchi, sur la scène du Théâtre municipal de Casablanca. La rencontre entre Saddiki et le malhoun produit alors une forme théâtrale singulière. Le poème ne sert pas d’habillage à l’action : il en devient la structure. Les chants accompagnent les personnages, rythment les échanges, relancent l’intrigue et donnent à la représentation sa couleur populaire. La télévision contribuera ensuite à faire connaître le spectacle à un public plus vaste.

Plusieurs artistes associés à cette génération deviendront des figures majeures de la musique marocaine, notamment dans l’univers de Nass El Ghiwane et de Jil Jilala. ‘‘Al-Harraz’’ s’inscrit ainsi dans cette période où théâtre, poésie et musique participent ensemble à une profonde effervescence culturelle au Maroc. La scène de Casablanca appartient désormais à l’histoire. Mais l’œuvre n’a pas disparu.

Une traduction fidèle au cœur de l’oralité

Des décennies après la création théâtrale, Abdelfattah Nissabouri retrouve l’enregistrement vidéo intégral du spectacle. Les images portent les marques du temps ; les voix, elles, conservent leur présence. Cette redécouverte donne naissance à un travail patient de transcription, de traduction et de commentaire. La difficulté est considérable. Comment faire passer en français une poésie née pour être déclamée et chantée ? Comment restituer une darija dont le rythme et les sonorités participent pleinement au sens ? Nissabouri choisit la fidélité plutôt que la réécriture. Le texte arabe conserve toute sa place dans l’ouvrage, accompagné de sa traduction française. Les dialogues sont présentés en graphie arabe et organisés pour faciliter le repérage. La qasida originale est reproduite et commentée, tandis que les conventions de transcription explicitent les choix linguistiques. Cette présentation bilingue permet de lire autrement le malhoun. Le français donne accès au récit et à ses nuances ; l’arabe conserve la musique originelle des mots. Entre les deux, aucune langue n’est sacrifiée. Cette fidélité prend une importance particulière lorsqu’on mesure ce que représente le malhoun dans l’histoire culturelle marocaine.

Poésie dialectale chantée, populaire sans être dépourvue de raffinement, cette tradition a longtemps accompagné les fêtes, les veillées et les grands moments de la vie sociale. Amour, spiritualité, satire, quotidien, sagesse et observation des comportements humains s’y mêlent dans une langue capable de passer du rire à la gravité. ‘‘Al-Harraz’’ porte cette richesse. Derrière l’amoureux rusé et le mari jaloux apparaissent les codes d’une société, ses interdits, ses rapports de pouvoir et ses contradictions. La comédie permet de les regarder sans les alourdir.

La reconnaissance du malhoun comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco, en 2023, est venue consacrer l’importance de cette tradition. Le livre de Nissabouri apporte une nouvelle pièce à cette entreprise de connaissance et de sauvegarde, en ouvrant le texte à un lectorat francophone. L’intérêt de l’ouvrage réside précisément dans cette circulation. Une qasida passe par la scène, la scène est conservée par l’image, l’image devient matériau de recherche, puis le tout revient au lecteur sous forme de livre.

‘‘Al-Harraz ou Être le diable et jouer fleur’’ n’est donc pas seulement une traduction théâtrale. L’ouvrage restitue une œuvre, documente une aventure scénique et fait dialoguer deux langues autour d’un même patrimoine.

Plus d’un demi-siècle après Tayeb Saddiki, ‘‘Al-Harraz’’ continue de garder sa porte. Mais le temps a changé les règles du jeu. Cette fois, l’amoureux n’a pas besoin de déguisement. Une traduction fidèle suffit à faire passer le malhoun de l’autre côté.

* La harraz, ou mari jaloux en Marocain, est appelé hazzar en Tunisien.

L’article ‘‘Al-Harraz’’ ou le malhoun entre ruse, théâtre et mémoire est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie – Bonne nouvelle pour les groupements hydrauliques de Gafsa: leurs dettes ont été restructurées

30. August 2026 um 21:37
Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adopté une série de mesures organisationnelles et financières pour remédier à la situation des groupements d’intérêt hydraulique dans le gouvernorat de Gafsa.

Selon l’agence TAP, l’objectif visé est de garantir la pérennité du service public et améliorer le recouvrement des redevances d’irrigation. En réponse à une question écrite des députés Mohamed Mejdi et Nouri Jridi, le ministère a annoncé qu’une partie de la redevance d’irrigation sera acquittée à l’avance, en trois versements : un tiers en début de saison, un second tiers en milieu de saison, et le solde en fin de saison.

L’apurement des dettes accumulées constitue la mesure la plus importante des toutes, avec un échelonnement sur sept ans proposé aux bénéficiaires souhaitant régulariser leur situation. Ce dispositif vise à renforcer leur capacité de remboursement et à alléger leur charge financière.

Le ministère précise que ces mesures consistent à assurer la continuité de l’approvisionnement en eau d’irrigation, tout en préservant les équilibres financiers indispensables à l’exploitation et à la maintenance des réseaux hydrauliques publics.

L’article Tunisie – Bonne nouvelle pour les groupements hydrauliques de Gafsa: leurs dettes ont été restructurées est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

« Carthage Off » : Le devoir de préserver un nom

30. August 2026 um 19:00

Après le clap de fin du festival international de Carthage, le 19 août dernier, la place est désormais cédée aux organisateurs privés. Sitôt le festival officiel clôturé, 12 spectacles ont été annoncés cette année, du 26 août au 15 septembre, avec à l’affiche des noms tunisiens et arabes. La Presse — Afin de poursuivre la […]

L’article « Carthage Off » : Le devoir de préserver un nom est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

« Oscar de la Méditerranée » : Hassen Doss bientôt récompensé à Rome

30. August 2026 um 18:15

Le ténor tunisien Hassen Doss sera en Italie le 14 octobre prochain pour recevoir le Prix d’excellence européen méditerranéen, connu sous le nom d’Oscar de la Méditerranée. La cérémonie se tiendra à Rome, la Ville Éternelle, et récompense à chaque édition des personnalités remarquables dans des domaines comme le journalisme, la culture, la diplomatie, le […]

L’article « Oscar de la Méditerranée » : Hassen Doss bientôt récompensé à Rome est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Cinéma Jet met le cap sur Zaghouan et Jendouba

30. August 2026 um 07:45

La seconde édition de l’événement culturel Cinéma Jet 2026 se tiendra du 3 au 13 septembre à Zaghouan et du 30 septembre au 11 octobre à Jendouba en septembre 2026 : une nouvelle occasion pour amener le cinéma à la rencontre des territoires, des générations et des imaginaires.  

Après une première édition qui a fait voyager le cinéma au-delà des salles traditionnelles, la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, et les Etats membres de l’UE, réitèrent, pour cette deuxième édition, son partenariat avec Cinématdour, une initiative qui porte dans son ADN la décentralisation culturelle et la conviction que le cinéma doit aller à la rencontre de tous les publics, partout en Tunisie.

Plus qu’un festival itinérant, Cinéma Jet entend ainsi poursuivre une même ambition : faire du cinéma un trait d’union entre les régions, les générations et les publics, et inscrire la culture au plus près de la vie des territoires.

Placée sous le signe de l’inclusion le festival poursuivra sa route cette année à Zaghouan, dans le centre de la Tunisie, avant de mettre le cap sur Jendouba, dans le nord-ouest.

À Zaghouan, Cinéma Jet investira différents lieux du gouvernorat et proposera bien plus qu’une programmation cinématographique : projections, ateliers artistiques, rencontres, masterclasses, créations collectives et expériences immersives composeront un parcours conçu pour aller à la rencontre des publics et faire de chacun un spectateur, mais aussi un acteur de la création.

Le cinéma comme point de départ

Le cinéma reste au cœur de Cinéma Jet, mais devient le point de départ d’un parcours artistique plus large. Films tunisiens et européens, courts et longs métrages, rencontres avec des professionnels et propositions artistiques permettront au public de découvrir des regards et des imaginaires venus d’ici et d’ailleurs.

La programmation européenne réunira notamment l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Belgique et la Suisse, faisant du festival un espace de dialogue entre les cultures et les sociétés européennes et tunisiennes.

Cette ouverture se prolongera à travers une série d’ateliers : théâtre avec Chedli Arfaoui, autour de l’expression et de la sensibilisation aux conduites à risque chez les jeunes ; danse avec Oumayma Bahri, pour transformer le patrimoine de Zaghouan en mouvement ; illustration avec Sonia Ben Salem, où les enfants réinventeront les affiches et les univers des films et photographie avec Rabii Ben Brahim – The Dreamer, pour découvrir Zaghouan à travers le regard de ses habitants.

Les jeunes pourront également apprendre à faire leur propre film avec un smartphone, de l’écriture au montage, avant de présenter leurs créations au public.

De nouvelles façons de vivre le cinéma

Cinéma Jet ouvrira également une fenêtre sur les nouvelles formes de narration avec un VR Corner, organisé en partenariat avec l’Institut français de Tunisie.

Autre expérience originale : CinéDJ, proposé par le Goethe-Institut Tunis, où deux courts-métrages seront accompagnés en direct de performances musicales originales. Une rencontre immersive entre cinéma et musique électronique, où l’image et le son se répondent pour transformer la projection en une expérience sensorielle.

Parmi les temps forts de cette édition figure l’avant-première tunisienne de ‘‘Les Baronnes’’ de Nabil Ben Yadir, co-écrit avec sa mère Mokhtaria Badaoui. Le film raconte l’histoire de quatre femmes de Molenbeek qui décident de reprendre leur destin en main. Une histoire d’émancipation, de solidarité et de transmission qui résonne pleinement avec le thème de l’inclusion porté par cette édition.

La projection sera précédée d’une masterclass avec Nabil Ben Yadir, organisée avec la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA).

Autre rendez-vous majeur : The Wave, organisé par EU MedBridge, en collaboration avec la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, le 10 septembre à Zaghouan. Artistes, acteurs culturels, centres culturels européens et projets soutenus par l’UE, notamment Maghroumin et Creative Europe, se retrouveront autour d’une programmation mêlant création artistique, rencontres et échanges sur le rôle de la culture dans le dialogue et la cohésion sociale.

L’article Cinéma Jet met le cap sur Zaghouan et Jendouba est apparu en premier sur Kapitalis.

❌