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Journées Musicales de Carthage 2026 : Au rythme d’une Méditerranée en mouvement

31. August 2026 um 20:30

Les Journées musicales de Carthage (JMC) reprennent, du 3 au 10 octobre 2026,  possession de la cité pour une 11e édition qui s’annonce d’une densité remarquable. Sous la direction artistique du musicien et producteur Mondher Falleh, le festival a choisi cette année d’ancrer sa boussole au cœur du bassin méditerranéen. Un choix fort, pensé comme […]

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Hommage à l’artiste palestinien Sliman Mansour : L’œil du « Soumoud » s’en est allé

31. August 2026 um 18:45

Le peintre, sculpteur et auteur palestinien Sliman Mansour s’est éteint le 24 août dans un hôpital au cœur d’El Qods-Est, à l’âge de 79 ans. Pionnier des arts visuels palestiniens contemporains, il ne laisse pas derrière lui simplement une collection de toiles, mais une véritable esthétique de la résistance qui aura su transformer la cause […]

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IA or not IA ? À qui appartient l’image de notre culture ?

31. August 2026 um 18:15

Une affiche circule ces temps-ci sur les réseaux sociaux pour dénoncer l’emploi abusif de l’intelligence artificielle (IA) dans la production de différents supports médiatiques, notamment les affiches. On peut y lire, en gros caractères : « Vos affiches ChatGPT sont moches », accompagné d’une petite mention en bas de page : « Embauchez des graphistes » (il y a […]

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En novembre à La Boîte| «Diquadilà», art et migrations en Méditerranée

31. August 2026 um 13:15

Raconter les migrations en Méditerranée à travers le dessin, la musique, la performance et les marionnettes, en plaçant au cœur du projet non seulement ceux qui partent, mais aussi ceux qui restent et ceux qui continuent d’attendre.

Tel est le fil conducteur de «Diquadilà», une performance mêlant dessin, musique, marionnettes et récits recueillis entre la Tunisie et l’Italie. C’est un projet des artistes Ahmed Ben Nessib, Omar Cheikh et Stefano Ricci qui fera étape les 9 et 10 novembre 2026 à La Boîte (Centre d’art et d’architecture de Tunis), sous le commissariat de la Tunisienne Salma Kossemtini.

Le projet prend forme à l’issue d’une série de résidences artistiques (actuellement à Sejnane en Tunisie) et s’enrichit de témoignages et de récits recueillis sur les deux rives, en Tunisie et en Italie.

Il s’agit d’histoires diverses, unies par la traversée d’une même mer et par les expériences du départ, de l’exil, de l’attente et, parfois, de la disparition.

La restitution au public mêlera musique expérimentale et marionnettes à gaine, le tout accompagné d’une installation composée de cordes et de dessins réalisés sur bois.

«Diquadilà» prolonge une démarche artistique déjà amorcée par les trois auteurs. Une version antérieure du projet avait été présentée en octobre 2023 au Periferico Festival de Modène ; la question des migrations y était alors abordée à travers une exposition de dessins et un concert en direct.

Ce projet réunit des parcours artistiques ancrés entre la Tunisie et l’Italie. Ahmed Ben Nessib, né à Tunis en 1992 et installé en Italie, est dessinateur et réalisateur de films d’animation ; formé à l’EMCA d’Angoulême et à la Scuola del Libro d’Urbino, il a vu ses travaux publiés notamment par Internazionale et Lo Straniero.

Omar Cheikh, né en 1996, est illustrateur, animateur et musicien ; également formé à Urbino, il mène une recherche qui croise dessin animé, édition indépendante et expérimentation sonore.

Enfin, Stefano Ricci est l’une des figures les plus reconnues du dessin et de l’illustration italiens contemporains, avec une pratique qui, au fil des ans, a mêlé bande dessinée, édition, théâtre, performance et animation.

Le commissariat est confié à Salma Kossemtini, curatrice et productrice culturelle tunisienne active entre la Tunisie et l’Europe, dont les recherches portent une attention particulière aux pratiques contemporaines, à la médiation culturelle et aux formes de l’archive.

Avec «Diquadilà», La Boîte poursuit ainsi une programmation fondée sur les résidences et le croisement des disciplines et des langages contemporains. Créé pour soutenir, diffuser et médiatiser l’art contemporain en Tunisie, le centre fondé par Fatma Kilani a développé, au fil des ans, des projets tissant des liens entre artistes, territoire et public.

 Au cœur de cette nouvelle étape tunisienne demeure la Méditerranée en tant qu’espace physique et symbolique : une frontière à traverser, mais aussi un lieu de liens, d’absences et de mémoires qui continuent d’unir ceux qui sont partis à ceux restés de l’autre côté.

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De Marrakech à Kuala Lumpur, la mode marocaine s’ouvre au monde

31. August 2026 um 10:36
La créatrice marocaine Loubna Ayouche vient de présenter à Kuala Lumpur « Autour du Monde », une collection où peinture et haute couture se rencontrent. Sa participation à la Couture Fashion Week Malaysia témoigne d’une évolution plus large : la…

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‘‘Al-Harraz’’ ou le malhoun entre ruse, théâtre et mémoire

31. August 2026 um 09:10

Avec ‘‘Al-Harraz ou Être le diable et jouer fleur’’ (الحراز أو في ثيابه مسلم وفعايله رومية)* , Abdelfattah Nissabouri remet sur le devant de la scène une œuvre où la poésie, le théâtre et la tradition orale marocaine se répondent. Publié le 13 novembre 2025 aux Éditions L’Harmattan, dans la collection ‘Théâtre des cinq continents’, ce volume bilingue français-arabe propose une traduction fidèle d’un célèbre poème narratif du malhoun.

Djamal Guettala

Maître de conférences en langue arabe à l’Université Rennes 2, Nissabouri entreprend ici un travail qui dépasse la simple transposition linguistique. Traduire le malhoun suppose de préserver une histoire, certes, mais aussi une cadence, des images, des sonorités et une manière particulière de faire vivre le récit. Le français accompagne donc l’arabe sans chercher à l’effacer. L’intrigue possède la simplicité efficace des récits populaires. Un mari jaloux, le ‘‘Harraz’’, surveille étroitement sa jeune et belle épouse. 

Gardien inflexible, véritable cerbère domestique, il interdit à quiconque de s’approcher de celle qu’il entend garder pour lui seul. La maison devient forteresse, la jalousie devient loi. Face à cette surveillance, l’amoureux n’a qu’une arme : l’intelligence du détour. Déguisement après déguisement, stratagème après stratagème, l’homme cherche à tromper la vigilance du gardien et à pénétrer dans la maison. Chaque transformation apporte son lot de situations comiques et de retournements. Le rire s’installe là où l’autorité pensait avoir tout verrouillé. Sous la farce, pourtant, affleurent des questions moins légères : le désir, la possession, la jalousie, la surveillance et la liberté. La force du récit tient précisément à cette capacité à faire passer une observation sociale par le plaisir du conte.

Quand Tayeb Saddiki fait du malhoun une affaire de théâtre

L’histoire d’‘‘Al-Harraz’’ reste inséparable de Tayeb Saddiki. En 1970, le dramaturge marocain porte ‘‘Al-Harraz Aouicha’’, célèbre qasida attribuée au poète El Mekki Ben El Korchi, sur la scène du Théâtre municipal de Casablanca. La rencontre entre Saddiki et le malhoun produit alors une forme théâtrale singulière. Le poème ne sert pas d’habillage à l’action : il en devient la structure. Les chants accompagnent les personnages, rythment les échanges, relancent l’intrigue et donnent à la représentation sa couleur populaire. La télévision contribuera ensuite à faire connaître le spectacle à un public plus vaste.

Plusieurs artistes associés à cette génération deviendront des figures majeures de la musique marocaine, notamment dans l’univers de Nass El Ghiwane et de Jil Jilala. ‘‘Al-Harraz’’ s’inscrit ainsi dans cette période où théâtre, poésie et musique participent ensemble à une profonde effervescence culturelle au Maroc. La scène de Casablanca appartient désormais à l’histoire. Mais l’œuvre n’a pas disparu.

Une traduction fidèle au cœur de l’oralité

Des décennies après la création théâtrale, Abdelfattah Nissabouri retrouve l’enregistrement vidéo intégral du spectacle. Les images portent les marques du temps ; les voix, elles, conservent leur présence. Cette redécouverte donne naissance à un travail patient de transcription, de traduction et de commentaire. La difficulté est considérable. Comment faire passer en français une poésie née pour être déclamée et chantée ? Comment restituer une darija dont le rythme et les sonorités participent pleinement au sens ? Nissabouri choisit la fidélité plutôt que la réécriture. Le texte arabe conserve toute sa place dans l’ouvrage, accompagné de sa traduction française. Les dialogues sont présentés en graphie arabe et organisés pour faciliter le repérage. La qasida originale est reproduite et commentée, tandis que les conventions de transcription explicitent les choix linguistiques. Cette présentation bilingue permet de lire autrement le malhoun. Le français donne accès au récit et à ses nuances ; l’arabe conserve la musique originelle des mots. Entre les deux, aucune langue n’est sacrifiée. Cette fidélité prend une importance particulière lorsqu’on mesure ce que représente le malhoun dans l’histoire culturelle marocaine.

Poésie dialectale chantée, populaire sans être dépourvue de raffinement, cette tradition a longtemps accompagné les fêtes, les veillées et les grands moments de la vie sociale. Amour, spiritualité, satire, quotidien, sagesse et observation des comportements humains s’y mêlent dans une langue capable de passer du rire à la gravité. ‘‘Al-Harraz’’ porte cette richesse. Derrière l’amoureux rusé et le mari jaloux apparaissent les codes d’une société, ses interdits, ses rapports de pouvoir et ses contradictions. La comédie permet de les regarder sans les alourdir.

La reconnaissance du malhoun comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco, en 2023, est venue consacrer l’importance de cette tradition. Le livre de Nissabouri apporte une nouvelle pièce à cette entreprise de connaissance et de sauvegarde, en ouvrant le texte à un lectorat francophone. L’intérêt de l’ouvrage réside précisément dans cette circulation. Une qasida passe par la scène, la scène est conservée par l’image, l’image devient matériau de recherche, puis le tout revient au lecteur sous forme de livre.

‘‘Al-Harraz ou Être le diable et jouer fleur’’ n’est donc pas seulement une traduction théâtrale. L’ouvrage restitue une œuvre, documente une aventure scénique et fait dialoguer deux langues autour d’un même patrimoine.

Plus d’un demi-siècle après Tayeb Saddiki, ‘‘Al-Harraz’’ continue de garder sa porte. Mais le temps a changé les règles du jeu. Cette fois, l’amoureux n’a pas besoin de déguisement. Une traduction fidèle suffit à faire passer le malhoun de l’autre côté.

* La harraz, ou mari jaloux en Marocain, est appelé hazzar en Tunisien.

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Tunisie – Bonne nouvelle pour les groupements hydrauliques de Gafsa: leurs dettes ont été restructurées

30. August 2026 um 21:37
Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adopté une série de mesures organisationnelles et financières pour remédier à la situation des groupements d’intérêt hydraulique dans le gouvernorat de Gafsa.

Selon l’agence TAP, l’objectif visé est de garantir la pérennité du service public et améliorer le recouvrement des redevances d’irrigation. En réponse à une question écrite des députés Mohamed Mejdi et Nouri Jridi, le ministère a annoncé qu’une partie de la redevance d’irrigation sera acquittée à l’avance, en trois versements : un tiers en début de saison, un second tiers en milieu de saison, et le solde en fin de saison.

L’apurement des dettes accumulées constitue la mesure la plus importante des toutes, avec un échelonnement sur sept ans proposé aux bénéficiaires souhaitant régulariser leur situation. Ce dispositif vise à renforcer leur capacité de remboursement et à alléger leur charge financière.

Le ministère précise que ces mesures consistent à assurer la continuité de l’approvisionnement en eau d’irrigation, tout en préservant les équilibres financiers indispensables à l’exploitation et à la maintenance des réseaux hydrauliques publics.

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« Carthage Off » : Le devoir de préserver un nom

30. August 2026 um 19:00

Après le clap de fin du festival international de Carthage, le 19 août dernier, la place est désormais cédée aux organisateurs privés. Sitôt le festival officiel clôturé, 12 spectacles ont été annoncés cette année, du 26 août au 15 septembre, avec à l’affiche des noms tunisiens et arabes. La Presse — Afin de poursuivre la […]

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« Oscar de la Méditerranée » : Hassen Doss bientôt récompensé à Rome

30. August 2026 um 18:15

Le ténor tunisien Hassen Doss sera en Italie le 14 octobre prochain pour recevoir le Prix d’excellence européen méditerranéen, connu sous le nom d’Oscar de la Méditerranée. La cérémonie se tiendra à Rome, la Ville Éternelle, et récompense à chaque édition des personnalités remarquables dans des domaines comme le journalisme, la culture, la diplomatie, le […]

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Cinéma Jet met le cap sur Zaghouan et Jendouba

30. August 2026 um 07:45

La seconde édition de l’événement culturel Cinéma Jet 2026 se tiendra du 3 au 13 septembre à Zaghouan et du 30 septembre au 11 octobre à Jendouba en septembre 2026 : une nouvelle occasion pour amener le cinéma à la rencontre des territoires, des générations et des imaginaires.  

Après une première édition qui a fait voyager le cinéma au-delà des salles traditionnelles, la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, et les Etats membres de l’UE, réitèrent, pour cette deuxième édition, son partenariat avec Cinématdour, une initiative qui porte dans son ADN la décentralisation culturelle et la conviction que le cinéma doit aller à la rencontre de tous les publics, partout en Tunisie.

Plus qu’un festival itinérant, Cinéma Jet entend ainsi poursuivre une même ambition : faire du cinéma un trait d’union entre les régions, les générations et les publics, et inscrire la culture au plus près de la vie des territoires.

Placée sous le signe de l’inclusion le festival poursuivra sa route cette année à Zaghouan, dans le centre de la Tunisie, avant de mettre le cap sur Jendouba, dans le nord-ouest.

À Zaghouan, Cinéma Jet investira différents lieux du gouvernorat et proposera bien plus qu’une programmation cinématographique : projections, ateliers artistiques, rencontres, masterclasses, créations collectives et expériences immersives composeront un parcours conçu pour aller à la rencontre des publics et faire de chacun un spectateur, mais aussi un acteur de la création.

Le cinéma comme point de départ

Le cinéma reste au cœur de Cinéma Jet, mais devient le point de départ d’un parcours artistique plus large. Films tunisiens et européens, courts et longs métrages, rencontres avec des professionnels et propositions artistiques permettront au public de découvrir des regards et des imaginaires venus d’ici et d’ailleurs.

La programmation européenne réunira notamment l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Belgique et la Suisse, faisant du festival un espace de dialogue entre les cultures et les sociétés européennes et tunisiennes.

Cette ouverture se prolongera à travers une série d’ateliers : théâtre avec Chedli Arfaoui, autour de l’expression et de la sensibilisation aux conduites à risque chez les jeunes ; danse avec Oumayma Bahri, pour transformer le patrimoine de Zaghouan en mouvement ; illustration avec Sonia Ben Salem, où les enfants réinventeront les affiches et les univers des films et photographie avec Rabii Ben Brahim – The Dreamer, pour découvrir Zaghouan à travers le regard de ses habitants.

Les jeunes pourront également apprendre à faire leur propre film avec un smartphone, de l’écriture au montage, avant de présenter leurs créations au public.

De nouvelles façons de vivre le cinéma

Cinéma Jet ouvrira également une fenêtre sur les nouvelles formes de narration avec un VR Corner, organisé en partenariat avec l’Institut français de Tunisie.

Autre expérience originale : CinéDJ, proposé par le Goethe-Institut Tunis, où deux courts-métrages seront accompagnés en direct de performances musicales originales. Une rencontre immersive entre cinéma et musique électronique, où l’image et le son se répondent pour transformer la projection en une expérience sensorielle.

Parmi les temps forts de cette édition figure l’avant-première tunisienne de ‘‘Les Baronnes’’ de Nabil Ben Yadir, co-écrit avec sa mère Mokhtaria Badaoui. Le film raconte l’histoire de quatre femmes de Molenbeek qui décident de reprendre leur destin en main. Une histoire d’émancipation, de solidarité et de transmission qui résonne pleinement avec le thème de l’inclusion porté par cette édition.

La projection sera précédée d’une masterclass avec Nabil Ben Yadir, organisée avec la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA).

Autre rendez-vous majeur : The Wave, organisé par EU MedBridge, en collaboration avec la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, le 10 septembre à Zaghouan. Artistes, acteurs culturels, centres culturels européens et projets soutenus par l’UE, notamment Maghroumin et Creative Europe, se retrouveront autour d’une programmation mêlant création artistique, rencontres et échanges sur le rôle de la culture dans le dialogue et la cohésion sociale.

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Le poème du dimanche | ‘‘Barbara’’ de Jacques Prévert

30. August 2026 um 07:29

Né en 1900 à Neuilly, Jacques Prévert est poète, scénariste, auteur pour jeunesse, comme de dialogues pour le cinéma et le théâtre.

Lié à ses débuts au surréalisme, il évolue vers une expression populaire, familière et quotidienne en gardant une vision libertaire, pacifiste, sociale et anticléricale.

Son langage fortement marqué par les jeux de mots tourne en dérision la pesanteur et la tradition, créant une modernité accessible et largement enseignée dans les milieux scolaires.

Il est incontestablement l’une des voix les plus connues de la poésie française contemporaine, inspirant nombre de chanteurs, musiciens et autres poètes. Il décède en 1977.

Œuvres Complètes, Gallimard/ Bibliothèque La Pléiade, 1992 Tome 1 ; 1996 Tome II

Tahar Bekri

Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

Paroles, 1946.

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FIFAK 2026 Moussa Touré, réalisateur sénégalais : Mon cinéma est fondé sur le regard, le silence et la poésie

29. August 2026 um 20:00

Moussa Touré a une relation particulière avec le Fifak. Dans cet entretien, il explore son lien profond avec le festival, un lieu d’échange essentiel entre les générations. Son parcours atypique débutant par la technique, avant de devenir un réalisateur guidé par l’observation et le silence. Ses réflexions mettent en lumière les thématiques de l’identité et […]

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« CinémaJet » de retour pour une 2e édition : Au plus près des spectateurs

29. August 2026 um 19:15

Après avoir posé ses projecteurs entre les reliefs de Tabarka et les oasis de Nefta lors d’une première édition prometteuse à l’automne 2025, le festival itinérant « CinémaJet » reprend la route. Portée par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie en partenariat avec l’initiative «CinémaTdour », cette 2e édition réaffirme une ambition essentielle : […]

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La plasticienne japonaise : Yayoi Kusama s’éteint à 97 ans L’artiste qui peignait l’infini

29. August 2026 um 18:45

La scène artistique mondiale perd l’une de ses figures les plus emblématiques et singulières. La plasticienne avant-gardiste japonaise Yayoi Kusama est décédée le 14 août à Tokyo à l’âge de 97 ans (son décès a été rendu public jeudi 27 août). Incarnation vivante de l’art contemporain et véritable phénomène culturel, elle laisse derrière elle une […]

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Mes Humeurs : La mer, encore la mer

29. August 2026 um 18:00

La Presse — La semaine dernière, l’Humeur parlait des frontières, de celles que les hommes tracent sur les cartes et de celles, plus cruelles encore, qu’ils dressent dans les esprits. Le drame de Ceuta, et les réflexions d’écrivains comme Leïla Slimani ou Claudio Magris, rappelaient combien une frontière peut devenir autre chose qu’une ligne : […]

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FIFAK 2026 : Identités croisées et Ghazawiyet

28. August 2026 um 19:30

Troisième journée de la 39e édition du Fifak. Les compétitions internationales et nationales se poursuivent en présence des jurys et une affluence croissante lors de cette soirée nocturne marquée par un spécial « Ghazawiyet »  dédié à la Palestine avec la projection de courtes vidéos représentatives du Festival international des femmes de Gaza, et ce, en présence […]

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Coup de cœur. Sarab, mirage musical en vue

28. August 2026 um 17:09
Envie de morceaux à la confluence du jazz, du rock et des mélopées orientales ? On vous conseille Sarab (« mirage », en arabe).   Fondé en 2018 par la chanteuse franco-syrienne Climène Zarkan et le guitariste Baptiste Ferrandis, le…

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Le Maroc entre dans le grand jeu du gaming

28. August 2026 um 11:21
Pour sa première participation officielle à Gamescom, à Cologne, le Maroc ne vient pas seulement présenter des jeux. Il expose un écosystème en pleine structuration et entend désormais le connecter aux éditeurs, investisseurs et acteurs internationaux. En bref Première participation…

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Deauville : censure d’une photo de Gaza, la polémique enfle

28. August 2026 um 10:13
Mi-août, à Deauville, une photo de Gaza a été discrètement retirée d’une exposition en plein air. Élus de gauche et associations réclament sa réinstallation.   En bref Une photographie de Gaza a été retirée d’une exposition en plein air à…

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Soufiane Guerrab : après « Lupin », cap sur Hollywood

27. August 2026 um 14:35
De son nouveau film autour d’une jeune fille passionnée de football (« La bombenera » en salles le mercredi 26 août 2026) au phénomène international Lupin, l’acteur franco-marocain, Soufiane Guerrab revient sur son parcours. Transmission, diversité au cinéma, ses essais…

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