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Bruxelles durcit les conditions d’importation de l’acier

01. Juli 2026 um 10:21

Des règles plus strictes concernant les importations d’acier dans l’Union européenne sont entrées en vigueur ce 1er juillet, avec une réduction des quotas d’importation en franchise de droits. Ces nouvelles règles visent à protéger le marché européen de la surproduction mondiale et de la concurrence à bas prix, notamment en provenance de Chine, d’Inde et de Turquie.

Selon les nouvelles règles, le quota d’importations en franchise de droits sera fixé à 18,3 millions de tonnes par an, soit une diminution d’environ 47 % par rapport au niveau précédent, et un droit de douane de 50 % sera imposé sur les quantités dépassant ce quota, soit le double du taux précédemment appliqué. C’est ce qu’indique l’agence de presse allemande dpa.

La moitié du quota en franchise de droits sera allouée à l’acier provenant de pays ayant des accords de libre-échange avec l’Union européenne. Tandis que l’autre moitié sera accessible à tous les partenaires commerciaux, qu’ils aient ou non des accords commerciaux avec l’UE.

Le commissaire européen au commerce, Maroš Šefčovič, a déclaré : « Nous offrons aux acteurs du marché un certain degré de clarté et de stabilité grâce à des règles claires et transparentes d’attribution des quotas, avec une méthodologie équitable et objective ».

Accords de libre-échange

Le commissaire européen a ajouté que cette approche permet de trouver un équilibre entre l’engagement de l’UE envers les accords de libre-échange, les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et les efforts du bloc pour diversifier les chaînes d’approvisionnement vitales.

D’après les données de l’UE, le bloc est le troisième producteur mondial d’acier, et le secteur emploie environ 300 000 personnes. Cependant, le marché européen est devenu la principale destination des excédents mondiaux d’acier, en raison des restrictions à l’importation imposées par d’autres pays et de la surcapacité de production persistante à l’échelle mondiale, qui devrait atteindre 721 millions de tonnes d’ici 2027, soit plus de cinq fois la consommation annuelle de l’Union européenne.

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AfD et Reconquête bientôt privés de subventions européennes ?

30. Juni 2026 um 09:36
Plus de 200 eurodéputés demandent l’ouverture d’une enquête contre la famille politique de l’AfD et de Reconquête au Parlement européen. Si des manquements aux valeurs de l’Union européenne sont confirmés, l’alliance Europe des Nations Souveraines pourrait perdre près de deux…

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Défense, transition énergétique, compétitivité, innovation… Macron veut de nouvelles taxes européennes

29. Juni 2026 um 15:37

Le président français Emmanuel Macron plaide pour une profonde réforme du financement de l’Union européenne. Et ce, afin de soutenir un futur budget communautaire pouvant atteindre 2 000 milliards d’euros. Face à l’accumulation des priorités (défense, transition énergétique, compétitivité, innovation, soutien à l’Ukraine et remboursement de la dette post-Covid-19), Paris estime que les ressources actuelles ne suffisent plus.

La France, par la voix de son président E. Macron défend l’idée de nouvelles ressources propres européennes, c’est-à-dire des recettes directement perçues par l’UE plutôt qu’exclusivement financées par les contributions nationales. Les pistes étudiées comprennent notamment une taxation des grandes entreprises, du tabac, des déchets électroniques, des recettes du marché carbone et d’autres prélèvements européens, a rapporté dimanche 28 juin Politico.

L’objectif est double : alléger la pression sur les budgets nationaux; tout en donnant à l’Union les moyens financiers d’assumer ses nouvelles ambitions stratégiques, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’industrie et de la souveraineté technologique.

Cette proposition ouvre toutefois un débat particulièrement sensible. Plusieurs États membres, notamment les principaux contributeurs nets, restent réticents à toute augmentation substantielle du budget européen ou à la création de nouvelles taxes à l’échelle de l’Union. Les négociations s’annoncent donc longues et difficiles, puisque le cadre financier pluriannuel devra être approuvé à l’unanimité des 27 États membres ainsi que par le Parlement européen.

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Migrants en Libye : l’UE critiquée par Amnesty International

24. Juni 2026 um 17:23
Amnesty International dénonce la multiplication des discours xénophobes, des expulsions et des violations des droits humains visant les réfugiés et demandeurs d’asile, notamment les migrants en Libye. L’ONG s’inquiète également du renforcement de la coopération entre l’Union européenne et la…

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Transport aérien : la Tunisie hors de la liste noire européenne

12. Juni 2026 um 12:17

La Commission européenne a publié la 48e mise à jour de sa Liste de sécurité aérienne de l’UE (ASL), interdisant à 154 compagnies aériennes en provenance de 21 pays de survoler et d’opérer dans l’espace aérien européen pour non-respect des normes de sécurité internationales.

Sur ces 154 transporteurs, 88 sont africains. La majorité des interdictions (126 compagnies de 16 pays) résultent d’un manque de surveillance efficace par les autorités aéronautiques nationales. Six autres compagnies ont été ajoutées individuellement en raison de graves manquements à la sécurité.

Parmi les nouveautés, Air Express Algérie (Algérie) figure sur la liste après des évaluations menées par des experts de l’UE ayant révélé des lacunes importantes dans le respect des normes de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale).

À noter que, malgré les difficultés financières et opérationnelles auxquelles elle est confrontée depuis plusieurs années, la compagnie nationale tunisienne, Tunisair, ne figure pas sur cette liste. Plus largement, aucune compagnie aérienne tunisienne n’est concernée par cette mise à jour de la Liste de sécurité aérienne de l’Union européenne.

Principaux pays concernés en Afrique

Tanzanie : 34 compagnies interdites, dont Air Tanzania (pavillon national).

RD Congo : 13 compagnies.

Soudan : 12 compagnies.

Libye : 10 compagnies.

Angola : sept compagnies.

Congo : cinq compagnies.

D’autres pays sont également touchés : Djibouti (une), Guinée équatoriale (deux), Érythrée (deux), Sao Tomé-et-Principe (une tu), ainsi que l’ensemble des transporteurs certifiés du Liberia et de Sierra Leone.

La décision a été prise à l’unanimité par les experts des États membres réunis du 19 au 21 mai 2026 à Bruxelles au sein du Comité de la sécurité aérienne de l’Union européenne (CSA). Elle s’appuie sur les normes de l’OACI.

Publiée pour la première fois en juin 2006, la Liste de sécurité aérienne de l’UE vise à protéger les passagers européens et à inciter les États à améliorer leurs pratiques de surveillance de la sécurité aérienne. Les interdictions peuvent être levées une fois que les autorités compétentes démontrent le respect des standards internationaux.

 

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L’Union européenne lance le programme T-MED d’une valeur de 25 milliards d’euros

10. Juni 2026 um 16:53

Dans un contexte de transition énergétique mondiale accélérée et de dépendance persistante aux hydrocarbures, l’Union européenne cherche à renforcer ses liens avec le sud de la Méditerranée à travers un nouveau dispositif d’investissement dédié aux énergies propres.

Selon une information rapportée par le média économique Ecofin, la Commission européenne a présenté, le 9 juin, le programme Trans-Mediterranean Renewable Energy and Clean Tech Cooperation (T-MED). Cette initiative vise à mobiliser jusqu’à 25 milliards d’euros d’investissements à l’horizon 2035, principalement dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies propres.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée, lancé en novembre 2025, et repose sur un mécanisme de financement combinant fonds publics et capitaux privés. L’Union européenne prévoit notamment plus de 5 milliards d’euros de garanties via le Fonds européen pour le développement durable plus (FEDD+), afin de réduire les risques pour les investisseurs et stimuler l’effet de levier financier.

Toujours selon Ecofin, le programme ambitionne de structurer un espace énergétique intégré entre les deux rives de la Méditerranée, en s’appuyant sur une coopération renforcée entre institutions européennes, banques multilatérales et secteur privé.

L’architecture du T-MED s’articule autour de cinq axes principaux : mobilisation des investissements, réformes réglementaires dans les pays partenaires, développement des compétences, modernisation des infrastructures énergétiques et structuration de filières industrielles locales.

Les projets ciblés concernent notamment les centrales solaires, les parcs éoliens, la production d’hydrogène vert par électrolyse ainsi que la modernisation des réseaux électriques dans plusieurs pays de la région. À terme, l’initiative pourrait permettre le développement d’environ 15 GW de capacités renouvelables et la création de plus de 100 000 emplois.

Plus largement, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord dispose d’un potentiel renouvelable estimé à environ 2 300 GW, selon les données relayées par Ecofin, soit plus du double des capacités actuellement installées en Europe. Un avantage compétitif qui reste cependant sous-exploité en raison de la persistance de la dépendance aux combustibles fossiles et des contraintes structurelles.

Si les ambitions affichées sont importantes, leur concrétisation dépendra de la capacité à attirer durablement les capitaux privés et à mettre en œuvre des réformes dans les pays partenaires. Des initiatives passées, comme Desertec, ont montré les limites des projets d’intégration énergétique à grande échelle lorsqu’ils se heurtent à des obstacles financiers et politiques.

Les prochaines étapes incluent le lancement d’appels à investisseurs, la mise en place de la plateforme T-MED et le démarrage progressif des premières coopérations industrielles à partir de 2027. Au-delà des annonces, l’enjeu pour l’Union européenne sera de transformer ce potentiel énergétique en infrastructures concrètes et en chaînes de valeur industrielles partagées entre les deux rives de la Méditerranée.

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