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Neila Charchour : « Les femmes avancent, les hommes reculent »

13. August 2026 um 15:21

Fêter la Journée nationale de la femme tunisienne, chaque année, c’est aussi l’occasion de se demander ce qui a été conservé et ce qui ne l’est pas. Même si le Code du statut personnel (CSP) préserve intégralement les acquis des femmes, le combat est loin d’être terminé. Et ce n’est pas seulement la femme tunisienne qu’il faut invoquer, mais bien la société tunisienne dans son ensemble.

Dans sa majorité, celle-ci considère ces acquis comme faisant désormais partie intégrante de son ADN. Seule une minorité élève la voix pour un retour en arrière, soixante-dix ans après l’adoption du CSP. Comme le faux débat d’un soi-disant retour de la polygamie, un fantasme de certains hommes, à vrai dire.

Neila Charchour, actrice de la société civile, souligne : « Depuis quelques jours, comme à chaque veille de la fête de la femme, on entend des voix s’élever par-ci par-là contre le CSP. Cela me fait sourire, parce que moi, en tant que femme, cela fait longtemps déjà que j’ai fait de Sayyida Khadija, la mère des croyants, mon idole. En effet, le Prophète, lorsqu’il était son époux, n’a jamais pensé à avoir une seconde épouse. Ce n’est qu’après son décès qu’il en a eu plusieurs. Je ne peux m’empêcher de faire un lien avec son indépendance financière. »

Elle ajoute, dans une formule qui résume bien le paradoxe tunisien : “Les femmes avancent et les hommes reculent.”

Cette phrase, lapidaire mais lourde de sens, traduit une réalité complexe. D’un côté, les femmes tunisiennes ont investi des espaces autrefois réservés aux hommes : universités, entreprises, instances de décision, société civile, médias, justice, politique. Elles sont devenues des actrices incontournables du débat public, des cheffes d’entreprise, des magistrates, des élues, des figures de la résistance citoyenne. Leur présence n’est plus une exception, mais une norme en construction.

De l’autre, une partie des hommes peine à se reconnaître dans cette nouvelle carte sociale. Certains y voient une perte de privilèges, une remise en question de rôles traditionnels, voire une menace identitaire. D’où, régulièrement, ces sursauts conservateurs, ces appels à « revenir aux sources », ces tentatives de rouvrir des dossiers clos comme la polygamie, ou ces discours qui assimilent l’émancipation des femmes à une  « occidentalisation » dangereuse.

Mais ce recul n’est pas seulement symbolique. Il est aussi économique et social : chômage masculin plus visible dans certaines régions, difficulté à assumer le rôle de « chef de famille » tel que défini par les anciens modèles, sentiment d’être déclassé dans un marché du travail de plus en plus exigeant en qualifications. Face à cela, la femme, souvent plus diplômée, plus mobile, plus adaptable, apparaît comme celle qui « réussit là où l’homme échoue ». 

Le résultat ? Une tension latente, parfois explosive, entre une féminité qui s’affirme et une masculinité en quête de redéfinition. La solution ne réside pas dans un retour en arrière, mais dans une refonte des rôles sociaux, où hommes et femmes construisent ensemble un nouveau contrat de citoyenneté, fondé sur l’égalité, la complémentarité et le respect mutuel.

Car si les femmes avancent, ce n’est pas contre les hommes, mais pour toute la société. Et si certains hommes reculent, ce n’est pas à cause des femmes, mais à cause de modèles dépassés qui ne correspondent plus aux réalités du XXIe siècle.

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Thameur Saad : « La Tunisie ne fera pas marche arrière »

13. August 2026 um 14:50

À l’occasion de la Journée nationale de la femme tunisienne, Thameur Saad, membre du bureau politique du PDL défend les acquis du Code du statut personnel et rejette toute remise en cause de l’égalité entre les femmes et les hommes. Dans cet entretien, il revient également sur les coupures d’électricité, la situation économique du pays et la nécessité pour la Tunisie de retrouver sa place en Méditerranée. Interview.

L’Economiste Maghrébin : En cette journée nationale de la femme tunisienne, certaines voix évoquent la polygamie, qui représente aujourd’hui une menace, avez-vous le sentiment d’assister à un retour en arrière ?

Thameur Saad : Bien sûr, il y a toujours des forces rétrogrades. En 1956, Habib Bourguiba lui-même a dû faire face à ces forces. Pensez-vous qu’il a eu toutes les facilités pour faire adopter le Code du statut personnel ? Non. Il a rencontré des difficultés et a dû les affronter. Il a notamment bénéficié du soutien de cheikh El Fadhel Ben Achour, qui l’a aidé à faire adopter cette loi. Ce n’est jamais facile. Les esprits qui sont en avance sur leur temps rencontrent toujours de grandes difficultés pour faire avancer les choses.

Depuis 2011, ces forces rétrogrades ont cru qu’elles avaient mis la main sur le pays. Je dis bien : elles l’ont cru. Mais elles ont oublié une force qu’elles n’avaient pas mesurée : celle des femmes libérées par Bourguiba.

Elles pensaient qu’il serait facile de les soumettre, pardonnez-moi l’expression, mais cela ne peut pas fonctionner. Ni la polygamie, ni la bigamie, ni aucune autre mesure de ce genre ne peuvent s’imposer. Et cela ne concerne pas uniquement les femmes : les hommes eux-mêmes ne l’acceptent pas.
Ils ne peuvent pas accepter que de telles pratiques soient instaurées, car ils pensent à l’ensemble de la société et à leurs filles. Nous avons des filles et nous ne voulons pas qu’elles soient les premières ou les secondes épouses. Nous voulons qu’elles soient les seules. Lorsqu’on dit « première », cela signifie qu’il y en aura une deuxième. Et lorsque l’on dit « deuxième », je préfère ne même pas en parler. Il n’est pas question que le pays fasse marche arrière.

L’avenir sera-t-il féminin ?

Vous vous souvenez du vers d’Aragon qui dit : « La femme est l’avenir de l’homme. » Certaines personnes ne l’acceptent pas, mais moi, j’y crois. Indépendamment de mon appartenance politique, je pense que la femme est l’avenir de l’homme. En réalité, elle ne le sera pas : elle l’est déjà.
On voit des hommes réussir grâce à leur mère, parfois et même souvent grâce à leur sœur, puis, lorsqu’ils grandissent et se marient, grâce à leur épouse. Il en va de même pour les femmes, qui réussissent aussi grâce au soutien de leur mère. Je dis cela pour l’ensemble de la société.
Je crois fermement à l’égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines. Pour moi, il n’existe aucun domaine dans lequel cette égalité ne soit impossible. L’avenir est déjà là ; il n’est pas ailleurs.

La libération de prisonniers politiques, parmi lesquels Abir Moussi, présidente du PDL, est-elle envisageable prochainement ?

Nous le souhaitons. Nous espérons que la raison prendra le dessus et que les autorités reviendront sur cette condamnation. De toute façon, le fait qu’elle soit en prison ne constitue pas une solution.

Cela vaut pour elle comme pour les autres prisonniers politiques, prisonniers d’opinion ou journalistes emprisonnés. Ce n’est pas l’image de la Tunisie du XXIᵉ siècle. Notre pays est en avance sur l’ensemble des pays arabes, qu’on le veuille ou non. Ils ne l’ont jamais reconnu, mais ils le reconnaissent aujourd’hui parce qu’ils ne peuvent plus faire autrement.

Tous ont peur de la Tunisie. Pourquoi ? Parce qu’elle représente, à leurs yeux, un foyer de rébellion. Et cet esprit de rébellion, c’est l’esprit bourguibien. Ce ne sont pas ces personnes qui l’ont créé : il est profondément lié à l’héritage bourguibien. Lorsqu’une situation atteint un certain niveau, une rupture finit par se produire. C’est ce que l’on appelle, dans la nature, les phénomènes de discontinuité. Il en va de même pour la nature humaine : on supporte, on supporte encore, puis, à un certain moment, on finit par réagir. Pour cela, il faut avoir une véritable force spirituelle. Sans cette force, on devient les esclaves de ses propres idées, de ses opinions et de sa volonté.

Revenons à la situation générale du pays, notamment aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité, vous avez certainement une opinion bien précise sur la situation.

Il convient de rappeler qu’il y a quelques années, nous avions élaboré plusieurs programmes, notamment dans le domaine de l’énergie. Malheureusement, la Tunisie ne dispose pas de ressources naturelles suffisantes. Elle dépend donc des importations et ce qui se passe dans le monde a un impact direct sur notre pays. Nous n’avons pas les moyens de supporter la hausse des prix du pétrole.

Par ailleurs, la production nationale de pétrole a diminué. Nous avons atteint un certain seuil et, lorsque nous le dépassons, nous risquons de subir des coupures généralisées.

Cela ne signifie pas qu’il faut justifier ces coupures. Pour ma part, je ne suis pas d’accord avec cette situation. Nous aurions pu l’anticiper et prendre les mesures nécessaires bien plus tôt. La responsabilité d’un responsable politique ne se limite pas aux aspects techniques. Elle est avant tout politique. Un responsable politique doit prévoir, anticiper et agir afin d’éviter que de telles crises ne se produisent.
Malheureusement, cela est arrivé et les conséquences ont été très néfastes pour l’économie tunisienne. Les coupures ont affecté tous ceux qui utilisent des réfrigérateurs, les hôtels, les restaurants et les ménages , ainsi que les hôpitaux.

Ces derniers ont dû recourir à des groupes électrogènes. La situation semble s’être quelque peu améliorée, mais il faut maintenant que les choses se rétablissent rapidement afin d’éviter une catastrophe économique majeure. Les coupures ont un impact direct sur l’économie nationale. C’est là tout le problème.

Sur le plan diplomatique et les relations internationales, vous avez également évoqué les relations de la Tunisie avec l’étranger. Quelles sont, selon vous, les priorités dans ce domaine ?

Nous avons beaucoup de travail à accomplir sur le plan des relations internationales, surtout dans la conjoncture actuelle. Nos contacts avec le reste du monde sont devenus plus difficiles et il faudra revoir cette situation afin de redonner à la Tunisie sa véritable place en Méditerranée.
La Méditerranée est notre espace naturel, notre zone de proximité. Au-delà, il y a le Moyen-Orient, le Maghreb, l’Afrique, l’Europe et l’ensemble du monde. En Libye, la situation n’est pas encore stabilisée. Il faut que la stabilité soit rétablie pour que nous puissions construire des projets communs.

Nous avons pourtant connu cette stabilité par le passé. Malheureusement, elle appartient à une autre époque. J’espère que nous la retrouverons bientôt.

Vous êtes donc optimiste ?

J’ai toujours été optimiste et je ne peux que l’être. Sinon, nous perdons espoir. Il faut être optimiste dans la vie. Si nous ne le sommes pas, nous avons déjà perdu.

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13 Août – Khaled Dabbabi : « Le CSP a besoin d’une refonte réelle et courageuse »

13. August 2026 um 13:00

Considéré depuis 1956 comme la « Constitution sociale » de la Tunisie, le Code du statut personnel (CSP) a longtemps fait figure de texte avant-gardiste. Mais entre inégalités successorales, dot et statut de chef de famille réservé à l’époux, ses limites sont aujourd’hui pointées du doigt. Khaled Dabbabi, enseignant-chercheur en droit public et en sciences politiques, dresse un constat sans concession et plaide pour un véritable code de la famille. Entretien.

Depuis 2011, plusieurs voix, notamment des juristes, des acteurs de la société civile et des militants, revendiquent une réforme du CSP. Quelles réformes demandent-ils précisément et pourquoi sont-elles jugées nécessaires ?

Le CSP revêt une importance capitale dans l’histoire institutionnelle de l’État tunisien. Il a été adopté puis promulgué en 1956, c’est-à-dire trois ans avant la promulgation de la Constitution de 1959. C’est la raison pour laquelle que le CSP est considéré comme la « Constitution sociale » de la Tunisie.
Dans son contexte historique, le CSP peut être considéré comme un texte avant-gardiste (certains spécialistes l’ont qualifié de véritable « révolution par le droit »). Il a apporté avec lui des mesures innovantes et avant-gardistes pour l’époque et pour l’aire culturelle et civilisationnelle arabo-musulmane, telles que l’abolition de la répudiation et l’exigence du divorce judiciaire, l’exigence d’un âge minimum pour le mariage, l’abolition de la tutelle du père et, surtout, l’interdiction de la polygamie et sa pénalisation.
Par la suite, et par touches successives, ce socle initial a été consolidé par d’autres mesures. Et ce, aussi bien par des textes externes au CSP, telle la loi 58-27 du 4 mars 1958 relative à la tutelle publique, à la tutelle officieuse et à l’adoption, ou la loi 98-75 du 28 octobre 1998 relative à l’attribution d’un nom patronymique aux enfants abandonnés ou de filiation inconnue; que par la révision du CSP lui-même, dans le but de l’adapter davantage à l’évolution de la famille tunisienne. On peut citer, dans ce contexte, la loi 93-74 du 12 juillet 1993, qui a supprimé le devoir d’obéissance incombant à l’épouse.

Mais alors…?

Pourtant, et malgré tous ces efforts, le CSP a besoin d’une refonte réelle et courageuse pour qu’il rime réellement avec le vécu de la famille tunisienne du XXIe siècle, et pour qu’il devienne enfin compatible et conforme aux dispositions constitutionnelles et internationales dûment ratifiées par l’État tunisien en matière d’égalité devant la loi et de non-discrimination.

Le CSP souffre encore de plusieurs lacunes, insuffisances et inégalités devenues anachroniques. On peut citer à cet égard l’inégalité successorale, le maintien du statut de chef exclusif de famille au profit de l’époux-père, ou la pérennisation de la dot en tant que condition substantielle du contrat de mariage, etc.

En effet, le CSP souffre encore de plusieurs lacunes, insuffisances et inégalités devenues anachroniques. On peut citer à cet égard l’inégalité successorale, le maintien du statut de chef exclusif de famille au profit de l’époux-père, ou la pérennisation de la dot en tant que condition substantielle du contrat de mariage, etc.
Personnellement, je considère que le CSP était un bon code, mais pas aussi révolutionnaire, même pour son époque : on aurait pu et dû mieux faire. Il reste un code d’inspiration purement musulmane, présenté comme une relecture moderne du droit musulman classique.
Même dans son style et sa rédaction, ce texte s’apparente davantage à un recueil de fiqh (مدونة فقهية) qu’à un véritable code de droit positif étatique. Même sa dénomination pose problème : le terme « statut personnel » n’est pas un terme juridique ; il est issu du jargon du fiqh et du droit musulman classique.

Personnellement, je considère que le CSP était un bon code, mais pas aussi révolutionnaire, même pour son époque : on aurait pu et dû mieux faire. Il reste un code d’inspiration purement musulmane, présenté comme une relecture moderne du droit musulman classique.

Ce référentiel religieux a malheureusement toujours enfermé la question de la famille tunisienne dans un débat purement identitaire et religieux. Alors qu’il s’agit en réalité d’une question de droit objectif, de droits subjectifs, de citoyenneté, d’égalité et de constitutionnalité.
La famille tunisienne mérite désormais un véritable code de la famille, et non un code du statut personnel, qui opère une rupture courageuse, totale et radicale avec cet héritage identitaire archaïque, et au sein duquel toute famille tunisienne, musulmane ou non, puisse s’intégrer. Un code qui oriente enfin le débat vers son champ sémantique naturel, celui des droits et de la légalité constitutionnelle.

Le Parlement, dans sa configuration actuelle, est-il en mesure d’examiner, de débattre et d’adopter des réformes aussi avant-gardistes ?

On sait tous que le Parlement actuel n’est qu’une simple chambre d’enregistrement, au sein d’un régime et d’un système politiques largement inégalitaires qui profitent au chef de l’État et chef de l’exécutif. On a pu observer la très faible qualité du fonctionnement de cette institution. Elle est très mal partie, voire structurellement incapable d’assumer une mission aussi délicate.
Pire encore, on a vu et entendu certains députés inciter au retour de la polygamie et légitimer le viol des femmes. Comme disent les Français : « Qui souffre d’un manque ne peut guère l’offrir ». On ne peut pas demander à ce Parlement, faible, effrité et conservateur, de penser à des réformes aussi audacieuses.

La société tunisienne serait-elle prête à accepter une telle réforme si elle était adoptée, notamment face aux éventuelles résistances des milieux conservateurs ?

Contrairement à ce que l’on croit, la société tunisienne est une société largement conservatrice, qui envisage presque tout sous l’angle de l’identité et de la religion. Certains députés qui se disent de gauche sont contre l’égalité. Certains responsables politiques qui se disent laïcs tiennent des propos radicalement contraires à la laïcité et à la modernité.
La magistrature est également conservatrice ; sa jurisprudence, notamment judiciaire, reste marquée par une tendance largement conservatrice, en particulier en matière de droits et de libertés. Le même constat vaut pour l’administration, et même pour certains universitaires : que dire alors du citoyen ordinaire ?
Toutefois, l’égalité, la modernité et la démocratie ne doivent jamais attendre le changement de cette mentalité dominante. Parfois, pour pouvoir avancer et opérer la rupture épistémologique souhaitée, il faut savoir choquer, ne pas se contenter des perceptions et mentalités dominantes, et aller au-delà pour proposer un nouveau modèle sociétal, moderne, en phase avec le XXIe siècle. Si la mentalité dominante est en retard et reste figée dans des idéaux que l’humanité a dépassés, l’État doit, lui, vivre dans le présent et raisonner pour l’avenir.
René Descartes disait : « Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans sa vie se défaire de toutes les opinions qu’on a reçues, et reconstruire tout à nouveau ». L’État tunisien est appelé ici à être, à la fois, audacieux et cartésien.

Comment sensibiliser l’opinion publique à l’importance d’une réforme en profondeur du Code du statut personnel ? Un débat sociétal préalable est-il indispensable pour parvenir à un consensus ?

Une loi efficiente et efficace est toujours une loi intériorisée par les citoyens.  On peut rédiger les plus beaux textes : ils resteront lettre morte s’ils ne reflètent pas un certain crédo politique et sociétal ancré dans la société, et une certaine maturité civilisationnelle enracinée.

La citoyenneté, la culture du respect du droit, le civisme et l’égalité doivent être inculqués dès l’école, le collège et le lycée. Il est trop tard pour devenir un citoyen démocrate à l’âge de vingt ans. La démocratie s’apprend bien avant et notre système éducatif reste lacunaire, voire stérile, sur ce point.

J’ai dit que l’État ne doit jamais attendre le changement des mentalités ; mais, au-delà du volet juridique, il doit lui-même œuvrer à ce changement des perceptions archaïques et les éradiquer par d’autres moyens, non juridiques cette fois. C’est-à-dire par une stratégie claire visant une refonte totale et une véritable révolution de notre système éducatif, l’un des maillons les plus faibles du passé comme du présent.
La citoyenneté, la culture du respect du droit, le civisme et l’égalité doivent être inculqués dès l’école, le collège et le lycée. Il est trop tard pour devenir un citoyen démocrate à l’âge de vingt ans. La démocratie s’apprend bien avant, et notre système éducatif reste lacunaire, voire stérile, sur ce point.
Notre système fait sortir des sujets et non des citoyens.

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13 août : Cinq femmes qui ont marqué l’histoire de la Tunisie

13. August 2026 um 08:54

Ce 13 août, la Tunisie célèbre, comme chaque année, la Fête nationale de la Femme, une journée qui rend hommage aux Tunisiennes et à leur contribution à la société, à la culture, à la politique et au développement du pays. Cette date coïncide avec l’anniversaire de la promulgation, en 1956, du Code du statut personnel, texte fondateur qui a profondément transformé le statut juridique et social des femmes tunisiennes.

Mais bien avant cette réforme majeure, et longtemps après, des femmes ont marqué l’histoire de la Tunisie par leur engagement, leur courage et leur capacité à briser les barrières de leur époque. De Aziza Othmana, figure emblématique du XVIIe siècle, aux pionnières de la médecine, du mouvement national, de la politique et de la défense des droits des femmes, leurs parcours racontent aussi une autre histoire de la Tunisie.

À l’occasion de cette journée, retour sur cinq femmes dont les noms restent associés à des étapes importantes de l’histoire tunisienne : Aziza Othmana, Bchira Ben Mrad, Tawhida Ben Cheikh, Habiba Menchari et Radhia Haddad.

Aziza Othmana, une figure de générosité à travers les siècles

Bien avant l’émergence des mouvements féministes et les grandes réformes du XXe siècle, Aziza Othmana avait déjà inscrit son nom dans l’histoire de la Tunisie.

Issue de la dynastie mouradite et connue pour son immense générosité, elle a consacré une partie importante de ses biens à des œuvres de bienfaisance. Son héritage reste notamment associé à l’aide aux plus démunis et au financement d’œuvres sociales et religieuses.

Son nom demeure aujourd’hui profondément ancré dans la mémoire collective tunisienne, notamment à travers l’hôpital Aziza Othmana, l’un des établissements hospitaliers les plus connus de Tunis. Plusieurs siècles après sa disparition, elle reste ainsi l’une des grandes figures féminines de l’histoire du pays.

Bchira Ben Mrad, une pionnière du mouvement féminin

Au XXe siècle, Bchira Ben Mrad s’impose comme l’une des premières grandes figures du militantisme féminin tunisien.

En 1936, elle fonde l’Union musulmane des femmes de Tunisie, l’une des premières organisations féminines du pays. Son engagement dépasse alors la seule question de la condition féminine. Elle œuvre également pour l’éducation des filles et participe à la mobilisation des femmes autour de la cause nationale, à une période où la Tunisie était encore sous protectorat français.

Son parcours symbolise l’entrée progressive des femmes tunisiennes dans l’espace public et leur participation au mouvement national.

Tawhida Ben Cheikh, ouvrir la voie aux femmes dans la médecine

Le nom de Tawhida Ben Cheikh est indissociable de l’histoire de la médecine tunisienne. Première femme médecin tunisienne, elle fait partie de ces pionnières qui ont ouvert aux femmes l’accès à des domaines longtemps réservés aux hommes.

Après ses études de médecine, elle s’engage dans plusieurs spécialités, notamment la pédiatrie et la gynécologie. Elle consacre également une partie importante de son parcours à la santé des femmes et à la planification familiale.

À travers son parcours exceptionnel, Tawhida Ben Cheikh a non seulement marqué l’histoire médicale du pays, mais elle est aussi devenue un symbole de réussite et d’émancipation pour plusieurs générations de Tunisiennes.

Habiba Menchari, une voix féministe avant l’heure

À une époque où la parole des femmes était largement absente du débat public, Habiba Menchari s’est distinguée par des prises de position audacieuses en faveur de l’émancipation féminine.

Au début du XXe siècle, elle participe aux débats sur la place des femmes dans la société et défend leur droit à l’éducation et à une plus grande liberté. Ses interventions, parfois controversées dans le contexte de l’époque, ont contribué à faire émerger une réflexion sur la condition féminine en Tunisie.

Son parcours témoigne de l’existence, bien avant l’indépendance et le Code du statut personnel, de voix tunisiennes qui remettaient déjà en question les normes sociales imposées aux femmes.

Radhia Haddad, de la lutte nationale à la vie politique

Figure du mouvement national puis de la Tunisie indépendante, Radhia Haddad a joué un rôle majeur dans la vie publique.

Elle a notamment présidé l’Union nationale de la femme tunisienne et fait partie des premières Tunisiennes à accéder aux institutions politiques du pays. Son engagement illustre la place progressivement conquise par les femmes dans les sphères de décision après l’indépendance.

Son parcours reste associé à une génération de femmes qui ont accompagné la construction de l’État tunisien moderne tout en défendant une plus grande participation féminine à la vie publique.

Cinq parcours, un héritage commun

Ces cinq femmes n’ont ni vécu à la même époque ni mené les mêmes combats. Aziza Othmana appartient à la Tunisie du XVIIe siècle, tandis que les autres ont marqué, chacune à leur manière, les transformations sociales et politiques des XIXe et XXe siècles.

Pourtant, leurs parcours se rejoignent sur un point essentiel : chacune a laissé une empreinte durable dans son domaine. Par la générosité et la solidarité, l’engagement national, la médecine, la prise de parole féministe, la politique ou la défense des libertés, elles ont contribué à élargir la place des femmes dans l’histoire tunisienne.

En ce 13 août, leur mémoire rappelle ainsi que les acquis dont bénéficient aujourd’hui les Tunisiennes ne sont pas seulement le résultat de réformes institutionnelles. Ils sont aussi l’héritage de femmes qui, à différentes périodes de l’histoire, ont ouvert des voies nouvelles et repoussé les limites imposées par leur époque.

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Aswat Nissa alerte sur une hausse des féminicides en Tunisie

12. August 2026 um 22:19

Le nombre de féminicides répertoriés en Tunisie a connu une augmentation constante au cours des dernières années, selon les données de suivi sur les violences faites aux femmes publiées par l’association Aswat Nissa.

D’après le bilan établi par l’organisation, le nombre de victimes recensées est passé de 6 cas en 2018 à 30 cas en 2025 avec une hausse continue des actes mortels enregistrés : 6 cas en 2018, 25 en 2023, 29 en 2024, pour atteindre 30 cas en 2025.

L’association note que cette dynamique de violences mortelles à l’égard des femmes se poursuit également au cours de l’année 2026.

Face à ce constat, Aswat Nissa souligne des défaillances dans les dispositifs de protection actuels ainsi que dans l’application effective du cadre législatif relatif aux violences fondées sur le genre, tout en appelant à la nécessité d’assurer une documentation systématique de ces crimes, de renforcer la prévention et de lutter contre l’impunité afin de garantir la sécurité des victimes.

L’Ong œuvre à centraliser des informations auparavant dispersées et à les rendre plus facilement accessibles aux chercheurs, aux journalistes et aux organisations de la société civile. Le lancement de son initiative intervient à la veille de la Journée nationale de la femme tunisienne, célébrée chaque 13 août pour marquer l’anniversaire de la promulgation, en 1956, du Code du statut personnel — un texte législatif majeur dans l’évolution des droits des femmes dans le pays.

La question des violences fondées sur le genre demeure très sensible, bien que la Tunisie dispose, depuis 2017 (entrée en vigueur en février 2018), de la loi organique n° 58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Ce texte adopte une définition large de la violence — englobant ses formes physiques, psychologiques, sexuelles, économiques et politiques — et prévoit des mesures de prévention, de protection des victimes et de poursuite des auteurs.

Toutefois, les organisations de défense des droits des femmes ont souligné à maintes reprises les difficultés liées à la mise en œuvre effective des protections prévues par la loi, ainsi que la nécessité de disposer de données complètes et actualisées.

L’organisation Aswat Nissa, en particulier, souligne que l’absence de base de données publique exhaustive rend difficile l’évaluation précise de l’ampleur du phénomène, notant que le nombre réel de féminicides pourrait bien dépasser les chiffres documentés.

La nouvelle plateforme créée à cet effet vise donc à combler, au moins partiellement, cette lacune en transformant le suivi des féminicides en un outil permanent de documentation et d’analyse, tout en permettant d’évaluer l’efficacité des politiques publiques destinées à prévenir les violences faites aux femmes.

Y. N.

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Journée nationale de la femme : des journées promotionnelles de l’artisanat à Tunis jusqu’au 16 août

Von: farhat
12. August 2026 um 18:47

 À l’occasion de la Journée nationale de la femme tunisienne, les journées promotionnelles de l’artisanat ont démarré mercredi à Tunis et se poursuivront jusqu’au 16 août, sous le slogan « La femme artisan tunisienne… créativité et authenticité ».

Cette initiative vise à soutenir l’entrepreneuriat féminin et à promouvoir les projets des artisanes et des entrepreneures ainsi que leurs produits.

Ces produits concernent notamment des articles de poterie, des accessoires, des vêtements traditionnels, des sacs en cuir, des articles en poterie ainsi que des produits issus de la valorisation des produits agricoles.

Lors de l’ouverture de ces journées, la ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, Asma Jebri a exprimé son soutien aux artisanes exposantes, dans le cadre des programmes du ministère et des mécanismes nationaux visant à encourager la commercialisation des produits féminins.

Organisé en collaboration avec l’Office National de l’Artisanat, ce salon a pour objectif de promouvoir l’intiative économique féminine, de faire connaître les projets des artisanes et des entrepreneures ainsi que leurs produits, et de renforcer leurs opportunités de promotion et de commercialisation.

Cette initiative s’inscrit également dans le cadre des efforts visant à valoriser les compétences et les capacités créatives des femmes tunisiennes, ainsi qu’à mettre en avant la les produits artisanaux locaux dans les différentes régions.

Ces journées constituent un espace d’échange entre les artisanes, les visiteurs et les professionnels, permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives de commercialisation, de nouer des partenariats commerciaux et de renforcer la présence des produits artisanaux féminins sur le marché.

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Code du statut personnel : 70 ans après, le texte fondateur au cœur d’un nouveau bras de fer

12. August 2026 um 15:46
À l’occasion de la Fête de la femme, célébrée demain 13 août, la Tunisie commémore aussi les 70 ans de l’un de ses textes les plus emblématiques. En avance sur son temps notamment dans le monde arabe, qu’en est-il réellement…

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Manouba : 13 femmes pionnières distinguées à l’occasion de la Fête nationale de la Femme

Von: tmps
12. August 2026 um 10:18

La ministre de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées, Asma Jebri, a présidé,  mardi, les festivités de la quatrième édition de l’initiative « Najihet Bledi », organisée dans le gouvernorat de la Manouba, comme dans l’ensemble des régions de la République, à l’occasion de la Fête nationale de la femme tunisienne célébrée chaque 13 août.

Treize femmes, issues de différentes tranches d’âge, domaines et secteurs d’activité, ont été distinguées lors de cet événement, en hommage à leur travail, leur persévérance et leur engagement sans faille.

La ministre a également visité l’exposition régionale de commercialisation des produits féminins, inaugurée mardi soir et ouverte jusqu’au jeudi.

Ses pavillons ont accueilli des femmes rurales, des membres de groupements agricoles, des porteuses de projets ainsi que des bénéficiaires des différents programmes d’autonomisation économique du ministère.

L’exposition a mis à l’honneur la femme productive, en donnant une large visibilité aux initiatives artisanales, domestiques et entrepreneuriales féminines, et en valorisant la capacité de ces femmes à transformer leurs compétences et leurs idées en projets concrets, améliorant leurs conditions économiques et renforçant leur présence dans la vie économique et sociale.

Le public a pu découvrir une large gamme de produits traditionnels et artisanaux, agricoles, alimentaires, cosmétiques et faits main, ainsi que des témoignages inspirants de réussite féminine dans les domaines de la production et de l’entrepreneuriat.

La directrice adjointe chargée des affaires de la femme, Samah Yahyaoui, a souligné que cette quatrième édition adopte une vision renouvelée, célébrant les femmes actives dans les sciences, les arts, l’économie, l’entrepreneuriat et l’éducation, en reconnaissance de leur rôle moteur dans le développement local et régional.

Elle a précisé que cette édition revêt une dimension inédite : organisée simultanément dans 24 gouvernorats, selon le même programme et la même orientation, elle se mue en une célébration nationale unifiée des femmes de Tunisie et de leurs contributions au développement et à la cohésion sociale.

(D’après Tap)

 

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Tataouine : 13 femmes distinguées et des projets « Raïdet » validés à l’occasion de la Fête de la Femme

Von: tmps
12. August 2026 um 10:09

Une cérémonie régionale festive s’est tenue, mardi, au siège du gouvernorat de Tataouine, à l’occasion de la Fête nationale de la femme, en présence du secrétaire général du gouvernorat, Ali Lani.

S’exprimant lors de cette manifestation, Lani a mis en exergue le rôle central de la femme tunisienne dans la société, soulignant que ses droits et sa situation font partie intégrante des politiques publiques de l’État.

Il a également mis l’accent sur l’impératif d’associer pleinement la femme au processus de développement, en tant qu’acteur productif dans tous les secteurs, reflétant ainsi sa contribution à la construction de l’État en tant que partenaire incontournable.

Lani a par ailleurs réaffirmé l’engagement constant de l’État à défendre les droits de la femme, y compris sa protection contre toutes les formes de discrimination.

Il a appelé l’ensemble des acteurs concernés à s’inscrire dans cette perspective et à redoubler d’efforts pour ancrer le principe de l’égalité des chances entre femmes et hommes dans tous les domaines, soulignant que la fête nationale de la femme représente une étape nationale majeure pour renouveler la reconnaissance de son rôle pionnier dans le processus de construction nationale.

De son côté, le délégué régional de la femme, de la famille et de l’enfance a indiqué que le ministère de tutelle a mis sur pied plusieurs programmes et mécanismes de financement et de soutien permettant de valoriser le rôle de la femme en tant que partenaire agissant dans la société.

Ces efforts se sont traduits par une série d’acquis, dont les plus importants demeurent l’autonomisation économique et sociale de la femme, son insertion professionnelle et l’appui qui lui est apporté.

Dans le cadre du programme « Najihet Bledi », le secrétaire général du gouvernorat a honoré 13 femmes distinguées, reconnues pour leur rayonnement et leur action dans la région, ayant laissé leur empreinte dans de nombreux secteurs.

Des certificats d’approbation relatifs au programme « Raïdet » ont également été remis à plusieurs porteuses de projets.

Des attestations de fin de formation ont en outre été délivrées à des diplômées des centres de formation relevant de la délégation régionale de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) à Tataouine.

(D’après Tap)

 

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After the Peak : féminicides entre recul provisoire et réalités persistantes

12. August 2026 um 09:53

A la veille de la célébration du 13 août 2026, qui coincide avec la Journée nationale de la femme tunisienne, il est important de s’attarder sur le nombre des cas de violence contre la femme tunisienne chaque jour, que ce soit dans la rue, que dans sa maison, ou encore dans sa vie professionnelle et personnelle.

L’Observatoire de terrain pour la lutte contre la violence à l’égard des femmes en Tunisie a publié des données qui montrent une nette tendance à la hausse des féminicides en Tunisie entre 2020 et 2023. En effet, leur nombre est passé de 26 cas en 2020 à 49 en 2023. Soit le niveau le plus élevé de la période présentée. Avant d’amorcer une baisse en 2024 et 2025, puis d’atteindre  10 cas en 2026, selon les chiffres affichés. Cela signifie que le phénomène a atteint son pic en 2023 avant d’entrer dans une phase de recul relatif.

Il est toutefois prématuré de considérer cette évolution comme une amélioration durable, car les chiffres restent supérieurs au niveau de 2020 durant la plupart des années précédentes, et l’année 2026 semble incomplète ou “provisoire”, comme l’indique le tableau de bord.

La comparaison entre les cas de “violence conjugale” et le nombre total d’affaires de meurtre montre également que la violence au sein du couple constitue une composante importante du problème. Cela laisse penser que le phénomène ne correspond pas à des événements isolés, mais qu’il est lié à des formes plus larges de violence familiale et sociale.

Le pic enregistré en 2023, après la hausse observée au cours des années précédentes, souligne la nécessité d’analyser le lien entre les mécanismes de protection juridique, les dispositifs de signalement, les interventions sociales et les services destinés aux victimes.

En effet, la baisse des chiffres entre 2024 et 2026 peut traduire une amélioration partielle de la prévention, mais aussi une évolution des modalités d’enregistrement ou de signalement, et ne signifie pas nécessairement une diminution définitive du danger.

Rien ne suffit à remplacer une vie perdue, il est temps que la loi, les services et la société agissent pour que chaque femme marche libre et protégée..

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Voix de Femmes : quand les traditions se conjuguent au présent

10. August 2026 um 10:02
Du 12 au 15 août, le Festival Voix de Femmes investit Tétouan pour sa 14e édition, placée sous le thème « Femmes méditerranéennes, femmes de culture et de tradition ». Quatre jours où concerts gratuits, patrimoine et actions solidaires se…

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ATFD | Touche pas à mon Code du statut personnel !

10. August 2026 um 08:34

Dans un contexte international et régional préoccupant, caractérisé par une montée des menaces et des remises en cause grandissantes des droits des femmes, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) organise un séminaire international sur le thème «Où en sommes-nous de l’égalité ?», entre l’homme et la femme s’entend, le mercredi 12 août 2026 à partir de 09h00 à l’Hôtel El Mechtel à Tunis (Salle des congrès au 9e étage).

Ce séminaire intervient dans une étape historique marquant le 70e anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel (13 août 1956), considéré comme une réforme juridique pionnière et emblématique dans la région arabe et musulmane.

Le séminaire vise à évaluer les acquis et les limites du CSP dans la réalisation d’une égalité effective au sein de la famille.

Il analysera également les facteurs du recul des droits des femmes aux niveaux régional et international face aux crises et aux conflits.

Les travaux et les ateliers de ce séminaire seront couronnés par l’élaboration et l’adoption de la «Déclaration de Tunis pour l’égalité au sein de la famille», qui sera officiellement signée par l’ATFD et les organisations internationales et régionales partenaires le soir du 13 août.

Ce rendez-vous sera marqué par la participation de grandes figures des droits humains, d’universitaires et de militantes féministes portant des expériences et des parcours de lutte diversifiés de la région arabe et de son environnement régional. Parmi les principales participantes la Palestinienne Afef Ghatacha, pour analyser la réalité des lois du statut personnel et de la famille sous occupation et les mutations de l’après-Oslo ; la Soudanaise Najla Nourine, pour mettre en lumière les conditions des femmes et des familles face aux conflits armés ; la Marocaine Atifaa Timjerdine, pour présenter l’expérience du mouvement féministe marocain et sa revendication d’un changement global et profond du Code de la famille ; l’Algérienne Nadia Ait Zai, pour proposer une lecture critique des luttes et des revendications de modification du Code de la famille en Algérie ; l’Irakienne Bochra Abou Eleis, pour débattre des tensions autour de la loi irakienne sur le statut personnel et la réalité de la société irakienne ; l’Égyptienne Nivine Obeid, pour exposer les réalités et les défis actuels du mouvement féministe égyptien ; de la Kurde Nubahar Mostafa, pour présenter le modèle de la loi sur la famille dans l’Administration autonome du Kurdistan irakien ; de la Turque Dilan Kunt et Libanaise Marie Debs.

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Ministère de la femme : « L’initiative nationale pour unifier le parcours de l’entrepreneuriat féminin » débutera, lundi 10 août

Von: farhat
09. August 2026 um 12:03

Le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées lancera, lundi 10 août, « l’Initiative nationale pour unifier le parcours de l’entrepreneuriat féminin, de l’idée à l’après-réalisation », à l’occasion de la Journée nationale de la femme tunisienne célébrée, chaque année le 13 août.

Placée sous le slogan « Pour un entrepreneuriat féminin réussi et durable », cette initiative offre des ateliers de formation sur les dispositifs d’accompagnement, de financement et de soutien au profit de femmes porteuses d’idées de projets en milieu rural, a indiqué le ministère de la femme dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

Il s’agit, également, de faciliter l’accès aux programmes de soutien, d’accompagnement et de financement proposés par les structures y afférentes en faveur des femmes entrepreneures en milieu rural, a ajouté la même source.

« L’initiative nationale pour unifier le parcours de l’entreprenariat féminin » se poursuivra jusqu’au août 2027, dans les différentes régions du pays.

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Aswat Nissa lance une plateforme numérique sur le féminicide en Tunisie

08. August 2026 um 10:43

Une plateforme numérique destinée à recenser, documenter et suivre les cas de féminicide en Tunisie, sera lancée par l’association féministe Aswat Nissa («Voix de femmes»), le 12 août 2026, à l’occasion de la présentation de son rapport annuel sur les féminicides pour l’année 2025.

Selon l’organisation féministe, cette première plateforme électronique de ce type dans le pays vise à combler le manque de données officielles et de fournir un outil accessible aux chercheurs, aux médias et à la société civile.

Cette initiative voit le jour dans un contexte qu’Aswat Nissa juge marqué par la persistance des meurtres de femmes, l’absence de statistiques officielles exhaustives et des lacunes dans les mécanismes de prévention et de protection.

La plateforme devrait permettre de centraliser les informations sur les différents cas, d’en suivre l’évolution et de rendre les données plus facilement exploitables, notamment pour l’élaboration de politiques publiques de lutte contre les violences fondées sur le genre.

À cette même occasion sera présenté le troisième rapport annuel de l’association sur ce phénomène, après ceux consacrés aux années 2023 et 2024.

Selon le décompte déjà publié par Aswat Nissa au début de l’année, au moins 30 féminicides ont été enregistrés en Tunisie en 2025, contre 26 cas documentés en 2024. L’organisation a souligné à maintes reprises que le chiffre réel pourrait être plus élevé, en raison des difficultés d’accès à l’information et de l’absence de base de données publique complète.

Le rapport sur l’année 2024 avait également mis en évidence la forte dimension familiale et conjugale du phénomène. Sur les 26 cas recensés, 36 % avaient été attribués aux maris des victimes, tandis que d’autres meurtres avaient été commis par des ex-partenaires, des fils, des pères ou d’autres membres de la famille. Seize cas avaient été enregistrés dans le Grand Tunis.

Depuis 2017, la Tunisie dispose de la loi organique n° 58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, considérée, au moment de son adoption, comme l’une des législations les plus avancées de la région. Toutefois, des organisations tunisiennes et internationales ont signalé, au fil des ans, des problèmes liés à sa mise en œuvre, notamment en ce qui concerne l’évaluation des risques, l’accès des victimes à des mesures de protection et la disponibilité de structures d’accueil.

Aswat Nissa entend donc utiliser la nouvelle plateforme non seulement comme une base de données statistiques, mais aussi comme un outil de documentation et de plaidoyer visant à renforcer la prévention, la protection des femmes exposées à la violence et la responsabilité des institutions. Sa présentation est prévue à la veille de la Fête nationale de la femme tunisienne, célébrée chaque année le 13 août, date anniversaire de la promulgation, en 1956, du Code du statut personnel.

I. B.

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Du terroir aux marchés du monde : le nouveau pari marocain

06. August 2026 um 12:10
Huile d’argan, safran, dattes, miel ou plantes aromatiques : les produits du terroir marocains connaissent un nouvel essor. Portés par les coopératives et une meilleure structuration des filières, ils deviennent un levier de développement rural et un ambassadeur du savoir-faire…

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Rencontre scientifique au CREDIF : focus sur l’image de la femme dans les médias et l’espace social

Von: tmps
05. August 2026 um 11:20

« L’image de la femme dans les médias et dans la société », tel est le thème d’une rencontre scientifique qui sera organisée demain, jeudi, à l’initiative du Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme (CREDIF) à l’occasion de la Journée nationale de la femme tunisienne, célébrée le 13 août de chaque année.

Convaincu du rôle essentiel des médias en tant qu’outil de socialisation et de construction des représentations collectives, le CREDIF a choisi ce thème pour rappeler et mettre en valeur leur importance dans l’orientation des pratiques sociales.

L’événement vise à offrir un espace de dialogue, de réflexion scientifique et institutionnelle, ainsi que d’échange d’expériences entre chercheurs, spécialistes des médias, de la communication, des sciences humaines et sociales et différents acteurs concernés.

Il ambitionne de contribuer à l’évolution du discours médiatique sur l’image de la femme et d’explorer les moyens de promouvoir une représentation plus équitable, valorisant les réalisations et le rôle des femmes en tant qu’actrices de la société.

Cette démarche entend également inspirer les générations futures et limiter la reproduction des stéréotypes ainsi que l’instrumentalisation de l’image de la femme dans les médias et dans la société.

Sur invitation du CREDIF, l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) prendra part à cet évènement afin de contribuer aux échanges et d’assurer la couverture médiatique de la rencontre.

Le programme prévoit notamment des interventions consacrées aux thèmes « Femme, médias et fabrique de l’influence » et « Les Tunisiennes et les réseaux sociaux : usages et représentations ».

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Fête nationale de la femme : la femme tunisienne à l’honneur du 6 au 13 août

Von: farhat
04. August 2026 um 16:01

De nombreuses manifestations seront organisées par le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors dans tout le pays du 06 au 13 août en cours dans le cadre de la célébration de la Fête nationale de la femme tunisienne (le 13 août).
Selon un communiqué publié mardi par le ministère, une rencontre scientifique sur « L’image de la femme dans les médias et dans la société » se tiendra le 6 août.
Cette manifestation sera suivie du lancement, le 10 août, de l’ »Initiative nationale pour l’unification du parcours de l’entrepreneuriat féminin, de l’idée à l’après-réalisation ».
Le 11 août, une manifestation mettant en valeur le parcours réussi de femmes tunisiennes sera organisée dans l’ensemble du pays avec la remise du Prix de la meilleure recherche scientifique féminine 2026 sur « Les innovations de l’intelligence artificielle au service de la sécurité hydrique et alimentaire ».
Au programme également l’organisation, du 11 au 13 août, de foires régionales dédiées à la commercialisation des produits féminins dans les différentes régions du pays et le lancement, le 12 août, de la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins.
Par ailleurs, le ministère procédera à l’attribution du Prix national Zoubeida Bchir des écrits féminins tunisiens pour l’année 2025 et rendra hommage à des femmes tunisiennes s’étant distinguées dans leurs domaines respectifs.

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Qui était Touria Chaoui, la première aviatrice du monde arabe ?

13. Juli 2026 um 09:19
Touria Chaoui, première aviatrice du monde arabe et pionnière de l’aviation marocaine, est devenue un symbole de l’émancipation des femmes au Maroc. À travers le témoignage exclusif de son frère Salah Eddine Chaoui, présent lors de son assassinat le 1er…

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