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Fournitures scolaires : le gouvernement resserre les contrôles avant la rentrée

10. September 2026 um 17:02

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations indique avoir lancé, jeudi 10 septembre, une campagne nationale de contrôle des circuits de distribution des fournitures scolaires, une initiative qui intervient toutefois alors que la grande majorité des parents ont déjà effectué leurs achats pour la rentrée 2026-2027.

Menée par des équipes conjointes du Commerce, de l’Intérieur et de la Santé, elle vise officiellement à protéger la santé des élèves et à lutter contre les produits non conformes, mais son timing tardif interroge sur son efficacité réelle.

Les contrôles porteront sur l’origine des produits, l’étiquetage obligatoire, les factures d’achat et l’affichage des prix, avec une attention particulière aux fournitures imitant des denrées alimentaires et aux colles contenant des solvants organiques, des produits pourtant interdits depuis longtemps, ce qui pose la question de l’efficacité des contrôles menés en amont, avant leur mise en vente.

Si la campagne devrait donner lieu à des saisies et des poursuites contre les contrevenants, beaucoup de parents s’interrogent sur l’utilité d’un dispositif lancé après coup, une fois les cartables déjà remplis.

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Maître artisan de la mémoire musicale tunisienne, Ismaïl Nsir, tire sa révérence 

10. September 2026 um 15:52

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé dans un poste FB, jeudi 10 septembre 2026, le décès d’Ismaïl Nsir, dont il « déplore avec une grande tristesse et une profonde douleur » la perte. Il s’agit d’une figure incontournable de la fabrication et de la restauration d’instruments de musique et de phonographes anciens.

Expert rattaché au Centre des musiques arabes et méditerranéennes Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Saïd, Ismaïl Nsir a consacré sa carrière à la sauvegarde du patrimoine sonore et artisanal de la Tunisie. À la croisée de la lutherie, de la mécanique ancienne et de la préservation historique, son savoir-faire rare faisait de lui une référence du secteur.

A cet égard, le département des Affaires culturelles assure que le « défunt était considéré comme l’un des plus grands spécialistes dans son domaine, s’étant illustré par une contribution professionnelle et artistique remarquable et exemplaire ».

Que Dieu l’accueille dans son Infinie Miséricorde!

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UGTT : la grève générale maintenue, la libération des syndicalistes exigée

10. September 2026 um 14:52

La Commission administrative nationale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) est décidée à mettre en exécution la grève générale entérinée par le 26ᵉ congrès ordinaire de la centrale syndicale. C’est ce qu’annonce un communiqué publié à l’issue de sa réunion, mercredi 9 septembre 2026.

La Commission administrative de l’UGTT a par ailleurs réclamé la mise en place d’un plan d’urgence de sauvetage économique et social comportant « la protection du pouvoir d’achat, la lutte contre le monopole, la spéculation et la corruption, le soutien aux entreprises et établissements publics ainsi que le sauvetage des secteurs vitaux ». En plus d’une priorité accrue accordée à l’emploi et au développement régional.

L’instance syndicale a également appelé à protéger le système de subvention et des services publics et à garantir ce qu’elle a qualifié de droit des Tunisiens à la santé, à l’éducation, au transport, à l’eau, à l’électricité et à l’emploi.

Lire aussi — Réunion urgente entre la LTDH, l’Ordre des avocats et l’UGTT : vers une grève générale ?

La Commission administrative pointe également la persistance des perturbations touchant des services essentiels — eau, électricité, médicaments et produits de première nécessité — sans oublier la crise durable de l’emploi et du développement.

Sur le plan syndical, la centrale dénonce ce qu’elle qualifie d’atteinte au travail syndical et de ciblage des militants en raison de leur activité et de la défense de leurs mandants, réclamant la libération des personnes détenues à ce titre et l’arrêt des poursuites engagées contre l’ensemble d’entre elles, précise le texte.

Enfin, l’instance administrative se dit solidaire des mouvements de protestation menés par des travailleurs des secteurs des mines, des banques, du transport, du transport des hydrocarbures, de l’environnement, ainsi que de l’enseignement secondaire et de base. Tout en affirmant son soutien de principe aux mobilisations des diplômés et autres chômeurs.

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La Protection civile fait son bilan estival : des soldats du feu au four et au moulin

Von: tmps
10. September 2026 um 10:15

L’Office National de la Protection Civile (ONPC) a révélé, lors d’une conférence de presse organisée hier sous l’égide du ministère de l’Intérieur, les résultats enregistrés durant l’été 2026 en matière d’interventions pour faire face aux incendies ainsi que des opérations de secours sur les plages.

 «Au cours du mois de juillet 2026, des chiffres record, jamais enregistrés auparavant, ont été relevés en matière d’interventions de la Protection civile», a annoncé le lieutenant-colonel Khalil Mechri, président de la direction régionale des opérations et du suivi à la direction des opérations de l’ONPC.

Le lieutenant-colonel Khalil Mechri a indiqué que 23.416 interventions avaient été enregistrées, durant le mois de juillet, soit une moyenne de 756 interventions par jour et de 32 interventions par heure à l’échelle nationale. 

«Il s’agit d’un chiffre jamais atteint auparavant par la Protection civile», a-t-il insisté.

Durant le même mois, 5.532 interventions ont été consacrées à l’extinction de différents types d’incendies. «La situation a notamment atteint un niveau exceptionnel durant trois journées consécutives, les 21, 22 et 23 juillet 2026, au cours desquelles une moyenne de 300 incendies par jour a été enregistrée, un chiffre qui n’avait jamais été atteint auparavant», a-t-il révélé.

Par ailleurs, il a indiqué qu’en août 2026, une légère baisse du nombre d’interventions a été enregistrée. «Celui-ci s’est établi à 21.642 interventions, soit une moyenne de 700 interventions par jour», a-t-il affirmé.

Cette baisse reste toutefois à relativiser, dans un contexte marqué par des températures exceptionnellement élevées. À ce titre, le lieutenant-colonel a précisé que, les 26 et 27 août 2026, les températures avaient dépassé les normales saisonnières de12 degrés environ, atteignant un maximum de 49°C.

 

Du 1er juin au 6 septembre 2026 : 66.484 interventions enregistrées

S’agissant des statistiques relatives à l’activité opérationnelle de la Protection civile, du 1er juin au 6 septembre 2026, le lieutenant-colonel Khalil Mechri a annoncé que les équipes de la Protection civile ont assuré 66.484 interventions dans différents domaines, contre 56.640 interventions durant la même période de 2025, soit une hausse de 17%.

Dans le détail, 14.169 interventions ont concerné les incendies, tandis que 16.715 interventions ont été effectuées dans le cadre des opérations de secours sur les routes.

Par ailleurs, 30.396 interventions ont été consacrées aux opérations de secours et d’assistance, alors que 2.366 interventions ont concerné de fausses alertes.

À ces interventions s’ajoutent également 2.838 opérations de présence préventive assurées à l’occasion de différentes manifestations et événements.

Incendies de forêts : 15.027 hectares touchés en trois mois

Concernant les incendies de forêts enregistrés durant la même période, le lieutenant-colonel Khalil Mechri a indiqué que 256 incendies avaient été recensés, ravageant une superficie de 15.027 hectares.

«À titre de comparaison, 81 incendies de forêts avaient été enregistrés durant la même période de 2025, pour une superficie touchée de 12.500 hectares», a-t-il précisé.

Il a toutefois précisé que ces chiffres restent provisoires, certains incendies n’ayant pas encore été intégrés aux statistiques, notamment l’incendie de Bargou.

S’agissant des récoltes agricoles, le responsable a indiqué que la Protection civile avait assuré la sécurisation de la campagne agricole, tout en relevant une baisse du nombre d’incendies dans les oasis du Sud.

126 unités permanentes et 18 centres saisonniers mobilisés

En matière de mesures, le président de la direction régionale des opérations et du suivi à la direction des opérations de l’ONPC a indiqué que, outre le dispositif mis en place depuis le début de l’été, la Protection civile avait renforcé ses moyens d’intervention à travers 126 unités permanentes, auxquelles se sont ajoutés 18 centres saisonniers dédiés à la protection des ressources agricoles et forestières. Ce renforcement vise notamment à réduire les délais d’intervention et à assurer une meilleure couverture sur le terrain.

Par ailleurs, à la suite des alertes annonçant l’arrivée d’une nouvelle vague de chaleur, l’Office national de la Protection civile a adopté un dispositif exceptionnel afin de faire face aux risques liés aux fortes températures.

Dans ce cadre, les moyens humains ont été renforcés grâce à la mise en place d’un système de travail permettant de doubler les effectifs, afin de prévenir toute insuffisance en ressources humaines et de garantir la continuité des interventions.

De même, les officiers et les agents administratifs ont été mobilisés afin d’appuyer les unités opérationnelles et de renforcer les équipes déployées sur le terrain.

Sur le plan matériel, la réserve centrale a également été renforcée par 10 camions d’intervention et d’extinction, provenant des gouvernorats du Centre et du Sud qui n’étaient pas concernés par les incendies de forêts. Ces moyens ont été regroupés au niveau de l’École nationale de la Protection civile afin de pouvoir être déployés rapidement en fonction des besoins.

La Protection civile a également renforcé le recours au volontariat, en activant ce dispositif au niveau des unités régionales et en intégrant les volontaires au dispositif de renfort mobilisé pour faire face aux incendies de forêts dans le gouvernorat du Kef.

Secours sur les plages : une baisse de 15% des décès par noyade

Du côté des secours sur les plages, le lieutenant-colonel Khalil Mechri a indiqué que l’ONPC avait mis en place un plan préventif visant à assurer la sécurité des estivants sur l’ensemble du littoral tunisien.

Dans ce cadre, le dispositif déployé comprenait 310 points de surveillance, ainsi que 127 agents d’encadrement relevant de la Protection civile. Il a également mobilisé 1.451 nageurs-sauveteurs, 36 embarcations de sauvetage et 8 motos marines.

Concernant les résultats enregistrés depuis le 1er juin, le responsable a souligné que le nombre de décès par noyade avait diminué de 15%, malgré une hausse de 41% du nombre d’interventions. Parallèlement, le nombre de personnes sauvées a progressé de 80%. «Depuis le début de la saison estivale, 699 personnes ont ainsi été sauvées, tandis que 69 décès par noyade ont été enregistrés», a-t-il affirmé.

Nouha MAINSI



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Réunion urgente entre la LTDH, l’Ordre des avocats et l’UGTT : vers une grève générale ?

10. September 2026 um 10:11

Nous croyons savoir que des représentants de la LTDH, de l’Ordre des avocats de Tunisie et de l’UGTT sont actuellement réunis à huis clos.

Il semblerait que cette réunion soit relative à la conjoncture actuelle dans le pays. L’hypothèse du déclenchement d’une grève générale dans les prochaines semaines n’est pas à exclure

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Sociétés communautaires : en deçà des attentes, malgré un intérêt présidentiel accru

Von: tmps
10. September 2026 um 08:26

Par Kamel ZAIEM

En parallèle d’un intérêt présidentiel très particulier, l’Etat a mis du sien pour consolider les acquis des sociétés communautaires, surtout après l’annonce des nouvelles mesures et décisions entrées en vigueur depuis la publication, il y a près d’une année, du décret-loi n°2025-3 dont le texte redéfinit la gouvernance et officialise les multiples avantages dont bénéficieront ces nouvelles structures. Or, si les intentions sont bonnes, le passage à l’action demeure, curieusement, en deçà des espérances…

Les sociétés communautaires constituent un modèle économique et juridique propre à la Tunisie, conçu pour stimuler le développement régional décentralisé, créer des emplois et encourager une gestion participative des ressources locales. Porté directement par le Présidence de la République, Kaïs Saïed, ce modèle vise à instaurer une justice distributive à l’échelle des délégations et des gouvernorats.

Depuis l’année 2022, le Président de la République n’a jamais cessé de donner ses instructions pour lever tous les obstacles devant les promoteurs des sociétés communautaires, soulignant la nécessité de leur garantir l’accompagnement nécessaire.

Pour sa part, l’Etat, sur recommandation du locataire du palais de Carthage, a vite fait de publier le décret-loi n°2025-3 du 2 octobre 2025, modifiant et complétant le décret-loi n°2022-15 du 20 mars 2022 relatif aux sociétés communautaires.

Des avantages à profusion 

Ce texte vise surtout à simplifier les procédures, à encourager la participation locale et à ouvrir de nouvelles perspectives aux promoteurs de ces projets, comme l’a promis, à plusieurs reprises, le Chef de l’Etat.

En vertu de ce décret-loi, les sociétés communautaires sont classées en sociétés communautaires locales qui regroupent des participants résidant dans une même délégation et sociétés communautaires régionales qui regroupent les participants résidant dans plusieurs délégations du même gouvernorat.

Pour la première catégorie, le nombre minimum de participants est fixé à 10 tandis que pour la deuxième, il convient de réunir un minimum de 15 personnes. Toutefois, tous les participants doivent avoir la qualité d’électeur aux élections locales.

Côté finances, le capital d’une société communautaire ne peut être inférieur à cinq mille dinars pour les sociétés locales et à dix mille dinars pour les sociétés régionales, sachant que la société communautaire peut accepter les dons et les legs conformément à la législation en vigueur.

Un Registre national des sociétés communautaires, géré par le ministère chargé de ces nouvelles structures (ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle), sera mis en ligne sur une plateforme électronique centralisant les données, inscriptions et mises à jour. L’inscription à ce registre confère la personnalité morale et un identifiant unique à chaque société.

Selon le décret-loi cité, il est mis fin à la participation de tout participant lorsqu’il cesse de satisfaire aux conditions d’agrément de participation ou en cas de manquement aux principes fondamentaux de l’activité de la société communautaire et à ses modes de gestion.

Le texte redéfinit également la gouvernance. Ainsi, les conseils d’administration comprendront de trois à dix membres selon la taille de la société, élus pour trois ans renouvelables deux fois, avec des règles strictes d’incompatibilité pour éviter les cumuls de mandats.

Par ailleurs, un dispositif complet d’accompagnement, de suivi et d’incitation est mis en place. Les sociétés communautaires devront transmettre leurs rapports et procès-verbaux au ministère concerné, qui pourra émettre des réserves, convoquer des assemblées extraordinaires ou, en cas de manquements graves, dissoudre le conseil d’administration.

Et ce n’est pas tout, puisque le décret-loi prévoit plusieurs avantages aux sociétés communautaires comme l’exonération totale d’impôts et de taxes pendant dix ans à compter de la création, la suspension de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour certaines opérations, des taux d’intérêt préférentiels pour les prêts bancaires, une garantie du Fonds national de garantie pour les financements, la priorité d’accès à la location à long terme (jusqu’à 40 ans) de terrains domaniaux agricoles et non agricoles, avec exonération de loyer pendant cinq ans, outre la possibilité d’exploiter des produits forestiers non ligneux et de gérer des services de transport collectif régulier.

C’est dire que tous ces avantages, à présent confirmés et entrés officiellement en vigueur, vont donner de l’élan à ce grandiose projet, de plus en plus prometteur pour une population, pour la plupart rurale, à la recherche de nouveaux horizons pour aller de l’avant.

Les intentions, à elles seules, ne suffisent pas

Selon le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, on recense environ 1.200 intentions de création de sociétés communautaires après l’assouplissement du cadre réglementaire. A priori, il s’agit d’une accélération notable, mais encore éloignée du nombre d’entreprises effectivement opérationnelles.

Certes, avec environ 1.200 intentions de création de sociétés communautaires, un chiffre annoncé par le ministère le 7 septembre 2026, on constate une nette montée de l’intérêt pour ce genre d’entreprises après la révision avantageuse du décret-loi qui l’encadre, mais sur le terrain, nous sommes encore loin du compte. Car il s’agit, là, du nombre des intentions, ce qui ne veut pas dire que nous disposons, à l’heure actuelle, de 1.200 nouvelles entreprises créées. Il s’agit d’un portefeuille de projets potentiels, dont une partie seulement franchira les étapes de constitution, de financement puis de mise en activité.

Nous y verrons encore plus clair avec la prochaine publication de l’état des lieux de ce grandiose projet, mis en place et largement soutenu par le Chef de l’Etat, mais les derniers chiffres disponibles interpellent. En août 2025, le ministère recensait 255 sociétés communautaires disposant d’un identifiant fiscal, mais seulement 55 étaient effectivement en activité, soit un peu plus d’une sur cinq. L’objectif annoncé à l’époque était d’atteindre 300 sociétés avant la fin de 2025, ce qui n’était malheureusement pas le cas.

Encore loin du compte

Comment expliquer cette nette différence entre le nombre des intentions et celui des entreprises qui sont passées à l’action ?

D’après les experts en la matière, le passage de l’intention à l’activité dépend surtout de la capacité des porteurs de projets à obtenir des financements et à construire un modèle économique viable.

À fin décembre 2025, 63 sociétés avaient effectivement bénéficié d’un financement, tandis que 39 autres avaient reçu une notification favorable. Les enveloppes programmées au titre des différents mécanismes de soutien atteignaient 95 millions de dinars sur la période 2023-2026.

Des conventions ont été conclues avec des banques publiques et privées afin d’améliorer l’accès au crédit. La question sera désormais de savoir si ce dispositif pourra absorber une hausse rapide du nombre de projets sans allonger les délais de financement et de mise en exploitation.

Malgré tout cela, nous demeurons loin des prévisions du projet de Plan de développement 2026-2030, qui prévoit 800 sociétés communautaires à l’horizon 2030 et vise un taux de mise en activité de 80%.

Les 1.200 intentions constituent donc un indicateur de demande, pas encore un résultat économique. Le véritable test sera le nombre de projets qui deviendront des entreprises financées, opérationnelles et capables de créer durablement des emplois et des revenus.

Bien que l’intérêt pour ce modèle grandisse (notamment auprès des jeunes diplômés), l’écosystème fait face à un goulot d’étranglement : de nombreuses entreprises publient leurs statuts mais peinent à démarrer effectivement leurs activités sur le terrain en raison de lourdeurs techniques ou d’accès au financement. Pour y remédier, les autorités déploient la plateforme numérique «Al Ahlia» afin de dématérialiser et fluidifier toutes les formalités de constitution et d’octroi de foncier. Un Groupement national des entreprises communautaires est également en cours d’activation pour encadrer et former les nouveaux promoteurs. C’est dire que l’Etat fait tout pour assurer la réussite de ce modèle économique inédit. La balle est, logiquement, dans le camp de ces futurs promoteurs car toutes les modalités d’aide ont été déployées.

 

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Kaïs Saïed reçoit le nouveau secrétaire général de la Ligue des États arabes

Von: tmps
09. September 2026 um 09:42

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mardi, au palais de Carthage, le nouveau secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmy, auquel il a adressé ses félicitations à l’occasion de sa prise de fonctions.

Selon un communiqué, le président Saïed a souhaité plein succès au nouveau responsable de la Ligue arabe dans l’accomplissement de ses missions, dans un contexte marqué par une période particulièrement délicate dans la région arabe et par une situation internationale « sans précédent », caractérisée par de profondes mutations et des changements rapides.

Le chef de l’État a notamment évoqué les principales étapes de l’histoire de la Ligue arabe depuis sa création, le 22 mars 1945, ainsi que les efforts engagés pour réviser son traité fondateur et réformer les institutions de l’action arabe commune.

Il a également rappelé le transfert du siège de la Ligue du Caire à Tunis en 1979, avant son retour dans la capitale égyptienne en 1990.

Il a estimé qu’un nouvel ordre humain était en train d’émerger et que les défis communs auxquels le monde est confronté imposaient davantage d’action collective et solidaire, ainsi qu’un renforcement de l’action arabe commune et une modernisation de ses mécanismes.

Le président Saïed a insisté sur la nécessité de préserver les intérêts et les droits arabes, notamment le droit du peuple palestinien à établir un État indépendant, pleinement souverain sur l’ensemble du territoire palestinien, avec Al-Qods comme capitale.

Il a également appelé à renforcer la coopération arabe dans les domaines économique, sécuritaire et scientifique, selon de nouvelles approches, et à s’engager pleinement dans la révolution des communications afin de permettre au monde arabe de faire entendre sa voix et de participer à la prise de décision internationale.

Le président Saïed a par ailleurs plaidé pour que les pays arabes prennent l’initiative afin de faire face aux tentatives de division et de fragmentation et de contrer, selon ses termes, les projets visant à imposer de nouveaux arrangements de type « Sykes-Picot » dans la région.

Il a enfin souligné la nécessité de redonner à l’État national sa place et son rôle afin de permettre au citoyen de vivre dans la dignité et de renforcer la confiance des jeunes en eux-mêmes et en leur avenir.

 

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Nafti rencontre le nouveau secrétaire général de la Ligue arabe

Von: tmps
09. September 2026 um 09:38

Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a reçu, mardi soir, au siège du département, le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmy, en visite en Tunisie les 8 et 9 septembre 2026, selon un communiqué du ministère.

Lors de cette réunion, Nafti a présenté les résultats de la 166e session du Conseil de la Ligue arabe, tenue sous présidence tunisienne du 5 au 8 septembre 2026, réaffirmant la volonté de notre pays de renforcer l’action arabe commune à travers la concertation et le rapprochement des positions, pour faire face aux défis régionaux dans un esprit collectif.

Il a insisté sur l’impératif de resserrer les rangs arabes pour défendre les causes de la nation arabe et sa sécurité nationale, dont en premier lieu, la cause palestinienne.

De son côté,  le secrétaire général de la Ligue arabe a salué les efforts ainsi que les initiatives tunisiennes visant à promouvoir l’action arabe commune notamment à travers l’instauration de méthodes de travail novatrices fondées sur une approche stratégique globale et un plan d’action centré autour de questions d’intérêt commun politiques et économiques couvrant le développement durable, les changements climatiques, la sécurité hydrique, l’intelligence artificielle, l’éducation, la santé et le tourisme.

La réunion a également porté sur les questions régionales et internationales ainsi que sur les moyens permettant de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région arabe.

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Lazhar Sta tire sa révérence : la fin d’un parcours entrepreneurial

08. September 2026 um 21:58

L’homme d’affaires Lazhar Sta, fondateur de Carthage Cement, est mort ce mardi 8 septembre 2026 dans l’un des hôpitaux de Tunis. Sa fille, Amina Sta, a annoncé la nouvelle dans la matinée.

Avec lui disparaît l’un des noms les plus emblématiques et les plus disputés du monde des affaires tunisien depuis le début des années 2000. Diversifié et résolument multisectoriel, le parcours entrepreneurial de Lazhar Sta s’était bâti sur des fondations solides. Dans le secteur du bâtiment, sa holding Bina Corp lui avait permis de s’imposer parmi les leaders des matériaux de construction.

Dans les médias, il avait su prendre des participations stratégiques dans plusieurs stations de radio comptant parmi les plus écoutées du pays.

En 2010, alors qu’il occupe la direction générale de Carthage Cement, Lazhar Sta orchestre l’entrée de la société à la Bourse de Tunis — une opération saluée comme historique. Avec cette disparition, la Tunisie perd de ses capitaines d’industrie les plus prometteurs.

Au-delà de sa carrière d’entrepreneur, Lazhar Sta avait également mené un long parcours syndical : entré très tôt dans les rangs de l’UTICA, il y avait siégé à plusieurs reprises au bureau exécutif national, où il s’était notamment illustré par des contributions marquantes sur les dossiers dont il avait la charge. C’est ce double héritage, entrepreneurial et syndical, que l’organisation patronale a tenu à saluer dans un communiqué publié ce mardi, présentant à sa famille et à ses proches ses condoléances les plus sincères.

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Quatre syndicats français demandent la libération de Mohamed Yousfi

08. September 2026 um 13:07

Quatre syndicats français de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO) ont appelé à la libération de Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média tunisien indépendant Al Qatiba, placé en détention le 5 septembre 2026.

Ces organisations déclarent que l’enquête porterait sur des publications Facebook du journaliste, ainsi que sur son travail et la ligne éditoriale d’Al Qatiba. Et ce, dans un contexte marqué par ses enquêtes sur la pénurie d’eau en Tunisie et ses prises de position critiques envers les autorités.

A cet égard, les syndicats français y voient une atteinte au journalisme indépendant en Tunisie et citent le cas de Mourad Zeghidi, détenu depuis mai 2024.

Ainsi, ils affichent leur soutien au Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) et à la Fédération internationale des journalistes (FIJ), qui ont également demandé la libération de Mohamed Yousfi et évoqué un climat d’intimidation à l’égard de la profession.

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Quand l’Europe et la Méditerranée tissent ensemble l’avenir du textile

08. September 2026 um 12:16

Face à une mondialisation du secteur et à une concurrence de plus en plus rude, le textile mise sur l’innovation pour se maintenir et se développer. Quels sont les enjeux d’aujourd’hui ? Pour y répondre, la Conférence textile euro-méditerranéenne, organisée à Tunis par la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) et EURATEX, a réuni industriels, responsables publics, institutions financières et partenaires européens autour d’un objectif commun : consolider les chaînes de valeur entre les deux rives de la Méditerranée.

À cette occasion, Anna Barone, cheffe de la représentation de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Tunisie, a exposé l’approche de l’institution visant à soutenir le secteur privé, améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes et renforcer leur intégration aux chaînes de valeur régionales et européennes.

La participation de représentants de haut niveau de la Commission européenne a également illustré l’engagement de Team Europe en faveur du développement du secteur privé et du rapprochement économique entre la Tunisie et l’Union européenne.

Des outils de financement pour le textile

Les échanges avec les acteurs du textile ont mis en évidence l’intérêt des entreprises pour les mécanismes soutenus par la BEI et l’Union européenne, notamment :

  • Le Trade & Competitiveness Programme (TCP);
  • La ligne de crédit Tunisie Relance Économique;
  • Les futures garanties de portefeuille (PPG), destinées à améliorer l’accès des très petites, petites et moyennes entreprises au financement.

Une réponse intégrée aux défis du secteur

L’accompagnement de la BEI repose sur une approche combinant financement, partage des risques, assistance technique et soutien à la modernisation. L’objectif est d’aider les entreprises tunisiennes à renforcer leur compétitivité, à innover et à accéder à de nouveaux marchés.
À travers un meilleur accès au financement et une intégration accrue aux chaînes de valeur euro-méditerranéennes, ces initiatives devraient favoriser de nouvelles opportunités pour les entreprises tunisiennes, notamment pour les jeunes et les femmes.

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Arrestation de Mohamed Yousfi : le SNJT appelle à une campagne de solidarité

08. September 2026 um 11:02

À l’occasion d’une conférence de presse tenue le 8 septembre 2026, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a mis l’accent sur l’arrestation du rédacteur en chef d’Alqatiba, Mohamed Yousfi, interpellé le 4 septembre. 

Le syndicat affirme que cette mesure intervient sur fond de positions critiques de M. Yousfi à l’égard des politiques publiques (eau, électricité, situation économique) et considère de ce fait qu’il s’agit d’un ciblage lié à son travail journalistique et à ses prises de position, et non à des faits financiers établis. 

Le SNJT qualifie la situation d' »urgence journalistique », estimant que la profession fait face à « un climat de plus en plus répressif », avec des journalistes emprisonnés, poursuivis ou contraints à l’exil.

Sur le plan judiciaire, les avocats intervenant lors de la conférence ont souligné que la procédure reposait largement sur des publications et des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, sans éléments matériels solides. Ils ont aussi pointé la rapidité et la concentration des décisions (ouverture d’enquête, désignation du juge, perquisition, arrestation, garde à vue) dans un court laps de temps, y voyant un manque de proportionnalité et un renversement de fait de la présomption d’innocence.

Le SNJT a annoncé le lancement d’une campagne nationale et internationale de solidarité avec Mohamed Yousfi et avec l’ensemble des journalistes détenus, poursuivis ou exilés, évoquant la possibilité de recourir à diverses formes d’action (sit-in, grèves de la faim, mobilisations professionnelles).

Le syndicat réitère par ailleurs ses demandes récurrentes : libération des journalistes emprisonnés, arrêt des poursuites liées à l’exercice du journalisme, révision du décret-loi n°54 de 2022 et respect du décret-loi n°115 de 2011, ainsi que garantie d’un procès équitable et d’une justice indépendante.

En filigrane de cette conférence, apparaît aussi la question plus large de la crise économique du secteur des médias, qui rendrait les entreprises de presse plus vulnérables aux pressions politiques et administratives, conclut le SNJT.

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Décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta

08. September 2026 um 10:57

L’homme d’affaires Lazhar Sta est décédé , mardi 8 septembre 2026, indique sa fille Amina Sta, dans une publication sur son compte officiel du réseau social Instagram.

Dans la même publication, elle tient les autorités pour responsables et appelle à faire toute la lumière sur les circonstances et les causes du décès.

A noter que Lazhar Sta fut membre du bureau exécutif de l’UTICA chargé des relations avec l’université.

Paix à son âme!

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Ariana : vaccination gratuite des animaux domestiques contre la rage

Von: tmps
08. September 2026 um 08:43

Deux tentes vétérinaires seront installées cette semaine à la Cité Ettadhamen, dans le gouvernorat de l’Ariana, pour assurer gratuitement la vaccination des chiens et des chats contre la rage, a annoncé lundi la Commissariat régional au développement agricole.

La première opération est prévue mercredi 9 septembre, devant le dispensaire de l’avenue de la République à Ettadhamen, de 09h00 à 12h00.

Une seconde tente sera installée jeudi 10 septembre devant le parc d’Ettadhamen, aux mêmes horaires.

La vaccination antirabique des animaux est obligatoire et gratuite, a précisé le commissariat, appelant les habitants à accompagner leurs animaux afin de faciliter le travail des équipes chargées de la campagne.

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Tour Eiffel : grève après l’éviction de salariées lors d’une visite

08. September 2026 um 08:14
La Dame de fer rouvre ses portes aujourd’hui, après la mobilisation des salariés indignés par la discrimination des employées par un groupe religieux hindou. En bref La tour Eiffel a été fermée le 7 septembre après une journée de grève.…

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Le secrétaire général de l’UGTT reçu par le président du SNJT

Von: tmps
07. September 2026 um 13:37

L’état des libertés, la situation économique et sociale et les responsabilités de la société civile ont été au centre d’un entretien, lundi, entre le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, et le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi.

Selon un communiqué du SNJT, la rencontre a été l’occasion d’exprimer « une solidarité avec le Syndicat et les journalistes poursuivis en justice dans l’exercice de leur métier », notamment à la suite de l’arrestation récente du journaliste Mohamed Yousfi, placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête.

Les deux parties ont insisté sur la nécessité de renforcer leur action commune et de consolider la coordination entre les composantes de la société civile.

« Au-delà d’une solidarité de circonstance, cette rencontre traduit la nécessité pour les composantes sociales d’être plus présentes, mieux coordonnées et davantage porteuses d’initiatives, pour défendre le pays, les droits et les libertés publiques, et contribuer à faire face aux crises actuelles », précise la même source.

La rencontre s’est déroulée au siège du SNJT, en présence de Jihene Laouati, membre du bureau exécutif du SNJT, et de Slim Bouzidi, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des jeunes travailleurs et des associations.

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UGTT – SNJT: concertation autour des libertés

07. September 2026 um 10:53

Zied Dabbar, président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), accompagné de Jihene Ellouati, membre du bureau exécutif, a été reçu par le secrétaire général de l’UGTT Slaheddine Selmi  et son adjoint, Slim Bouzidi. Au cœur des échanges : une solidarité sans équivoque avec les journalistes arrêtés ou poursuivis pour avoir simplement exercé leur métier. 

Cette rencontre ne se limite pas à un geste symbolique. Elle sonne comme un appel à mobiliser toutes les forces civiles pour faire face à la crise multidimensionnelle que traverse le pays : libertés publiques rognées, tensions économiques et sociales exacerbées. Les deux syndicats insistent sur la nécessité d’un travail commun renforcé, où la défense des droits civiques va de pair avec la lutte pour la justice sociale.

Un message clair : les libertés ne se négocient pas

En ces temps de restrictions accrues, le SNJT et l’UGTT réaffirment une conviction partagée : protéger les journalistes, c’est protéger la démocratie. Leur alliance stratégique vise à construire un front plus large, plus coordonné et plus proactif pour défendre les droits fondamentaux.

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Tahar El Almi : disparition d’un économiste qui avait fait de l’analyse économique un espace de débat public

06. September 2026 um 19:24

Économiste, économètre, universitaire, enseignant-chercheur et chroniqueur, Tahar El Almi laisse une empreinte singulière dans le paysage économique tunisien. Pendant des années, il a fait de l’analyse économique un instrument de compréhension du pays et de ses mutations. Sa collaboration avec L’Économiste Maghrébin, qui aura donné lieu à 537 articles recensés dans ses archives, témoigne à elle seule de la place qu’il occupait dans le débat économique national.

La disparition de Tahar El Almi intervient alors que sa plume était encore active. Son dernier article retrouvé dans les archives de L’Économiste Maghrébin, publié le 3 septembre 2026, portait sur un sujet qui résumait parfaitement l’un de ses principaux centres d’intérêt : les relations entre politique monétaire internationale, financement de l’économie et souveraineté économique tunisienne. Intitulé « Ce que la politique monétaire européenne coûte à la Tunisie », le texte était signé par le « Dr Tahar El Almi, Économiste-Economètre Universitaire, Professeur Associé, Président-Fondateur de l’IAEF ».

Quelques jours seulement avant sa disparition, il continuait donc à faire ce qu’il avait fait pendant des décennies : observer l’économie, questionner ses mécanismes et surtout tenter de comprendre ce qu’ils signifiaient concrètement pour la Tunisie.

537 articles dans L’Économiste Maghrébin

Il est difficile de mesurer la contribution de Tahar El Almi au débat économique tunisien sans commencer par ce chiffre : 537 articles sont actuellement recensés sous sa signature dans les archives de L’Économiste Maghrébin. Ce nombre est considérable.

Il ne traduit pas seulement une longévité éditoriale. Il révèle une véritable continuité intellectuelle. Pendant des années, Tahar El Almi a accompagné les grandes évolutions de l’économie tunisienne à travers des analyses consacrées à l’inflation, au pouvoir d’achat, à la dette publique, à la politique monétaire, au financement de l’économie, au dinar, à la fiscalité, à l’investissement, aux entreprises, au système bancaire et aux marchés financiers.

Mais son regard ne s’arrêtait pas aux frontières tunisiennes. Le dollar, l’euro, la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, l’OPEP, les marchés pétroliers, les tensions géopolitiques et les transformations de l’économie mondiale faisaient également partie de son champ d’analyse.

Son idée centrale était simple : la Tunisie étant une économie ouverte, aucun bouleversement international ne peut lui être totalement étranger.

 

Une formation entre Strasbourg et Tunis

Le parcours de Tahar El Almi est d’abord celui d’un universitaire. Les documents de référence consacrés à ses travaux le rattachent à l’Université Louis-Pasteur de Strasbourg, en France, ainsi qu’à l’Université de Tunis, notamment à l’ISG-Tunis et à l’Institut des Hautes Études de Tunis (IHET).

La Friedrich-Ebert-Stiftung, qui a publié certains de ses travaux, le présente comme maître de conférences à l’Institut de Hautes Études de Tunis. D’autres sources le présentent plus tard comme ancien enseignant-chercheur à l’ISG-Tunis et comme professeur associé à l’IHET. Cette double dimension — universitaire et praticien de l’analyse économique — explique beaucoup de sa démarche.

Il possédait les outils de l’économiste et de l’économètre, mais cherchait constamment à les appliquer aux problèmes concrets de l’économie tunisienne. Il ne concevait pas l’économie comme une discipline enfermée dans les amphithéâtres. Pour lui, les modèles, les statistiques et les indicateurs devaient permettre de mieux comprendre la réalité.

 

L’économètre derrière le chroniqueur

C’est un aspect important de son parcours qu’il ne faut pas laisser dans l’ombre. Tahar El Almi était d’abord un économiste-économètre. Ses analyses reposaient sur une attention particulière portée aux données et aux mécanismes macroéconomiques. Cette formation se retrouvait dans ses travaux universitaires, mais aussi dans ses interventions publiques et ses chroniques.

Même lorsqu’il écrivait pour un lectorat non spécialisé, il cherchait généralement à remonter des chiffres vers les mécanismes qui les produisent. Une hausse de l’inflation n’était pas seulement une statistique. Elle signifiait une dégradation du pouvoir d’achat.

Une hausse des taux n’était pas seulement une décision de banque centrale. Elle pouvait se traduire par un crédit plus cher, un investissement retardé, une entreprise fragilisée ou une croissance ralentie. Une dette publique n’était pas simplement un ratio rapporté au PIB. Elle était aussi une question de stratégie, d’investissement et de capacité future de l’État. Cette façon de relier les grandeurs macroéconomiques aux réalités quotidiennes constituait l’une des marques de son écriture.

Les salaires réels : une contribution universitaire majeure

Parmi ses travaux les plus importants figure l’étude consacrée à l’évolution des salaires réels en Tunisie avant et après la révolution, sur la période 2005-2015, réalisée avec l’économiste Ezzedine Larbi. Publiée par la Friedrich-Ebert-Stiftung en 2016, cette étude compte 116 pages dans sa version complète. Son intérêt dépasse largement l’analyse statistique des rémunérations. Les auteurs cherchent à comprendre la situation du salariat tunisien, l’évolution des rémunérations et du pouvoir d’achat avant et après la révolution, mais également à réfléchir aux conditions d’une nouvelle politique salariale compatible avec les impératifs du développement économique et social.

Ce travail illustre parfaitement la démarche de Tahar El Almi : mettre l’économie au service de la compréhension des transformations sociales. Le salaire réel était ainsi considéré non seulement comme une variable économique, mais comme un révélateur de la situation des ménages et de l’évolution du modèle de développement.

 

Un enseignant qui a formé plusieurs générations

L’autre dimension de son héritage est pédagogique. Tahar El Almi n’a pas seulement produit des analyses et des publications. Il a également enseigné et encadré des étudiants. Des travaux universitaires conservés dans différentes bases montrent son implication dans l’encadrement de mémoires et de recherches à l’Institut des Hautes Études de Tunis. Un mémoire de master consacré au financement des PME, par exemple, a été réalisé sous sa direction.

La Bibliothèque nationale de Tunisie conserve par ailleurs la trace de plusieurs interventions universitaires auxquelles il a participé en 2020, notamment autour de la crédibilité des politiques économiques et sociales, de la crise pandémique et du sauvetage des entreprises. Son activité d’enseignant ne doit donc pas être considérée comme un simple épisode de son parcours. Elle constitue au contraire l’un des piliers de son héritage : transmettre les outils permettant de comprendre l’économie.

 

L’Institut Africain d’Économie Financière

Tahar El Almi avait également cherché à prolonger cette activité au-delà de l’université. Il était président-fondateur de l’Institut Africain d’Économie Financière (IAEF-ONG). Dans des documents plus anciens, cette structure apparaît également sous l’appellation d’Association Africaine d’Économie Financière (AAEF-ONG).

Cette initiative correspondait à une ambition qui traversait son parcours : développer la réflexion économique et financière dans une perspective africaine, créer des espaces d’échange et rapprocher l’analyse académique des réalités économiques. L’universitaire devenait ainsi également animateur de débat et promoteur de réflexion économique.

 

La crise du Covid : l’économiste face à l’urgence

La crise sanitaire de 2020 fut un moment particulièrement révélateur de sa conception de la politique économique. Alors que la pandémie paralysait une grande partie de l’économie mondiale, Tahar El Almi plaidait pour un plan de sauvetage de 25 milliards de dinars sur trois ans afin de soutenir l’activité et l’emploi.

Cette proposition illustrait une conviction qui allait traverser ses analyses ultérieures : dans une situation exceptionnelle, les pouvoirs publics doivent pouvoir sortir des cadres ordinaires. Il accordait une importance particulière à la préservation de l’entreprise et de l’appareil productif.

Car pour lui, sauver l’économie ne signifiait pas simplement soutenir la demande à court terme. Il fallait préserver les capacités de production, l’emploi et l’investissement qui permettent à une économie de repartir.

 

Une lecture critique de la fiscalité

La fiscalité a également occupé une place importante dans ses analyses. En octobre 2024, commentant le projet de loi de finances 2025, il estimait que certaines mesures risquaient d’augmenter la pression fiscale sur les ménages et les entreprises sans offrir de contreparties suffisantes en matière de croissance. Il insistait notamment sur le risque de voir une fiscalité excessive décourager l’investissement et peser sur le pouvoir d’achat.

Sa réflexion s’inscrivait ici dans une tradition économique ancienne qu’il aimait rappeler : l’impôt doit financer l’État sans détruire les incitations à produire et à investir. C’est aussi dans ce type d’analyse qu’apparaissait son intérêt pour Ibn Khaldoun, dont la réflexion sur la fiscalité constituait à ses yeux une référence toujours actuelle.

 

La dette : un problème, mais surtout une question de stratégie

La dette publique fut probablement l’un des thèmes auxquels il revint le plus souvent. Dans une analyse publiée en février 2026, intitulée « Dette publique : le mirage de la catastrophe, ou comment la peur coûte plus cher que les chiffres », il refusait de réduire la question de la dette à un simple ratio comptable.

Son raisonnement était que la dette ne devient véritablement dangereuse que lorsqu’elle accompagne une incapacité à investir et à produire de la croissance. Autrement dit, le problème n’était pas uniquement le niveau de la dette. Il était aussi dans la capacité du pays à utiliser ses ressources pour créer les conditions d’une croissance future. Cette approche résumait assez bien sa philosophie économique : l’austérité comptable ne peut constituer à elle seule une stratégie de développement.

 

La Banque centrale et les limites de l’orthodoxie monétaire

La politique monétaire constituait un autre de ses grands terrains de réflexion. Tahar El Almi s’est régulièrement interrogé sur le rôle de la Banque centrale de Tunisie, son indépendance, les taux d’intérêt et l’arbitrage entre inflation et croissance.

En 2024, il avait notamment consacré une analyse à l’indépendance de la Banque centrale, estimant que cette notion méritait d’être réexaminée à la lumière des difficultés économiques tunisiennes. Cette position était cohérente avec son approche générale : la politique monétaire ne peut être considérée indépendamment de la politique économique globale.

Lutter contre l’inflation est nécessaire.  Mais si cette lutte se traduit par une contraction excessive du crédit, de l’investissement et de l’activité, elle peut également avoir un coût économique et social. Il cherchait donc constamment à mettre en évidence les arbitrages.

 

L’entreprise au cœur de ses préoccupations

Dans ses dernières années, l’entreprise tunisienne occupa une place croissante dans ses analyses. En juin 2026, dans un long « Décryptage » intitulé « Quand produire devient un acte de résistance », il dénonçait les contraintes qui pèsent sur les entrepreneurs, la pression fiscale, la concurrence de l’économie informelle et les difficultés administratives.

Son diagnostic était alors particulièrement sévère. L’économie tunisienne ne peut pas espérer créer suffisamment d’emplois si les entreprises qui doivent produire, investir et embaucher sont progressivement fragilisées. Cette préoccupation prolongeait d’ailleurs ses travaux plus anciens sur l’investissement, la croissance et la politique économique.

Chez Tahar El Almi, l’entreprise n’était pas seulement un agent économique : elle était l’un des principaux lieux où se décide la capacité d’un pays à créer de la richesse et de l’emploi.

 

Une écriture qui mettait les chiffres à hauteur d’homme

C’est peut-être là que réside l’une des spécificités de son style. Dans une chronique de mai 2026 intitulée « Quand la stabilité ne suffit plus à raconter la vie des gens », il mettait en évidence le décalage entre l’amélioration de certains indicateurs macroéconomiques et le sentiment persistant de difficultés chez les ménages.

Cette préoccupation était ancienne. Pour lui, une économie ne pouvait pas être déclarée « stabilisée » uniquement parce que certains indicateurs étaient revenus dans une zone plus favorable. Il fallait encore que cette amélioration soit perceptible dans la vie quotidienne.

La baisse de l’inflation n’est pas nécessairement une amélioration du niveau de vie. Si les prix ont fortement augmenté auparavant, leur stabilisation à un niveau élevé ne signifie pas que les ménages retrouvent leur pouvoir d’achat. Cette distinction, fondamentale pour comprendre la réalité économique, était régulièrement présente dans ses analyses.

 

2010-2025 : le regard rétrospectif sur les occasions manquées

En janvier 2026, il revenait sur quinze années d’évolution économique dans une analyse intitulée « 2010-2025 — L’écho des occasions manquées, entre Washington, Bruxelles… et Tunis ». Son regard portait sur les choix monétaires américains et européens, mais aussi sur les difficultés tunisiennes.

Une fois encore, son propos dépassait la simple conjoncture. Il s’interrogeait sur la capacité de la Tunisie à investir, à innover, à monter en gamme, à réformer son État et à restaurer la confiance des citoyens et des investisseurs. C’était une constante chez lui : chercher derrière la crise immédiate les causes structurelles qui la rendent possible.

 

L’international comme miroir de la Tunisie

L’un des mérites de ses chroniques aura été de montrer que la macroéconomie internationale n’est jamais très éloignée de la vie économique tunisienne. Lorsque la Fed modifie sa politique monétaire, cela peut modifier le coût du financement international.

Lorsque la BCE change de cap, cela affecte directement ou indirectement la Tunisie, notamment par le canal de l’euro, de la dette et des échanges. Lorsque le prix du pétrole varie, c’est toute l’équation énergétique tunisienne qui peut être bouleversée.

Lorsque le dollar se renforce, la facture de certaines importations augmente. Lorsque les marchés internationaux deviennent plus averses au risque, le financement des économies émergentes devient plus difficile. Cette pédagogie de l’interdépendance internationale était l’une des grandes qualités de son travail journalistique.

 

537 articles : une véritable chronique de l’économie tunisienne

Le chiffre des 537 articles prend ainsi toute sa signification. Ce n’est pas seulement une statistique éditoriale. C’est, en quelque sorte, une chronique parallèle de plusieurs décennies de l’économie tunisienne. À travers ses textes, on retrouve les grandes préoccupations économiques du pays :

  • les salaires et le pouvoir d’achat ;

  • l’inflation ;

  • la politique monétaire ;

  • la Banque centrale ;

  • la dette publique ;

  • le financement de l’État ;

  • la fiscalité ;

  • l’investissement ;

  • l’entreprise ;

  • l’emploi ;

  • les banques et les marchés financiers ;

  • le dinar ;

  • le dollar et l’euro ;

  • l’énergie ;

  • les relations avec les institutions financières internationales ;

  • et, plus largement, les rapports entre économie nationale et économie mondiale.

En 2021 déjà, L’Économiste Maghrébin le comptait officiellement parmi ses chroniqueurs, aux côtés de plusieurs grandes signatures du journal. Cette fidélité réciproque entre le journal et son chroniqueur aura donc constitué une véritable aventure éditoriale.

 

Jusqu’au bout de la plume

La dimension la plus émouvante de son parcours tient peut-être à la chronologie de ses dernières publications. En 2026 encore, Tahar El Almi publiait régulièrement. En janvier, il analysait les occasions manquées de la Tunisie.

En février, il revenait sur la dette publique. En mai, il s’interrogeait sur le décalage entre stabilité macroéconomique et réalité sociale. En juin, il défendait l’entreprise et la production. En juillet, il analysait l’OPEP et les transformations du marché pétrolier.

Et le 3 septembre 2026, dans ce qui apparaît comme sa dernière contribution sur les colonnes de L’Economiste Maghrébin, il écrivait encore sur la politique monétaire européenne et ses conséquences pour la Tunisie. Il aura donc, littéralement, écrit jusqu’aux derniers jours.

 

Un héritage qui dépasse les chiffres

Il serait pourtant réducteur de résumer Tahar El Almi à ses 537 articles. Son héritage est plus large. Il est universitaire, à travers son enseignement et ses travaux. Il est scientifique, à travers ses recherches en économie et en économétrie. Il est pédagogique, à travers les étudiants qu’il a accompagnés. Il est institutionnel, à travers l’Institut Africain d’Économie Financière. Il est enfin journalistique et citoyen, à travers plusieurs centaines de textes consacrés à l’économie tunisienne. Mais il est surtout intellectuel. Car Tahar El Almi avait une manière bien à lui de regarder l’économie. Il se méfiait des évidences. Il questionnait les orthodoxies. Il refusait les explications trop simples.

Et surtout, il rappelait régulièrement que derrière chaque taux, chaque ratio et chaque indicateur se trouvent des hommes et des femmes. Un taux d’inflation, c’est un pouvoir d’achat. Un taux d’intérêt, c’est un crédit plus ou moins accessible. Une dette, c’est une marge de manœuvre pour les générations futures. Une politique fiscale, c’est un arbitrage entre ressources publiques, entreprises et ménages. Une politique de change, c’est le prix des importations et la compétitivité des exportations. Une croissance, enfin, ce n’est pas seulement un chiffre : c’est la possibilité de créer des emplois et de donner des perspectives.

 

Une voix qui manquera à L’Économiste Maghrébin

Pour L’Économiste Maghrébin, sa disparition revêt une dimension particulière. Pendant des années, Tahar El Almi aura été l’une des signatures régulières du journal. 537 articles recensés : peu de chiffres résument aussi bien la profondeur d’une collaboration. Mais au-delà du volume, il y avait une fidélité intellectuelle. Il y avait le goût du débat. Le droit à la contradiction.

La volonté de comprendre les mécanismes économiques plutôt que de simplement commenter les chiffres. Et cette conviction, finalement très simple, que le rôle de l’économiste est aussi de participer au débat public.

Sa dernière contribution, publiée le 3 septembre, portait sur le coût de la politique monétaire européenne pour la Tunisie. Il y revenait sur la question de la dépendance financière et concluait, en substance, que la véritable souveraineté économique ne consiste pas seulement à pouvoir emprunter, mais à pouvoir vivre avec moins besoin d’emprunter.

Cette idée pourrait presque servir d’épitaphe intellectuelle. Réduire les dépendances. Restaurer la capacité de produire. Investir. Créer de la richesse. Préserver le pouvoir d’achat. Et surtout, retrouver la capacité de décider.

Tahar El Almi aura consacré une grande partie de son parcours à ces questions. Il laisse derrière lui des travaux, des étudiants, une institution, des analyses et, surtout, 537 articles qui continueront à témoigner de sa présence dans le débat économique tunisien.

Son œuvre restera ainsi une mémoire de l’économie tunisienne contemporaine : ses crises, ses espoirs, ses hésitations, ses occasions manquées, mais aussi ses possibilités. À travers ses écrits, Tahar El Almi continuera de dialoguer avec ceux qui chercheront à comprendre la Tunisie économique.

C’est sans doute la plus durable des formes de présence pour un universitaire et un économiste. Il disparaît, mais sa question demeure : quelle économie voulons-nous construire pour la Tunisie ?

Il manquera au site et au magazine de L’Economiste Maghrébin en particulier, mais surtout aux lecteurs et au débat public du pays.

Que sa mémoire demeure.

Hédi Mechri, Sahar Mechri et l’ensemble de la rédaction de L’Economiste Maghrébin présentent leurs condoléances les plus attristées à l’épouse, ses enfants et aux proches de Tahar El Almi. Et que son âme repose en paix!

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La Tunisie prend la présidence tournante du Conseil de la Ligue arabe

06. September 2026 um 19:18

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, conduira la délégation tunisienne à la 166ᵉ session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes, qui se tiendra lundi 7 septembre 2026 au Caire. À cette occasion, la Tunisie exercera la présidence tournante du Conseil au niveau ministériel pour un mandat de six mois, de septembre 2026 à mars 2027.

Selon le ministère des Affaires étrangères, Tunis entend mettre cette présidence au service du dialogue, de la concertation et de la coordination entre États arabes, en cherchant à rapprocher les positions et à renforcer l’unité arabe face aux défis régionaux.

Les travaux de la session ministérielle porteront essentiellement sur l’évolution de la situation dans la région arabe, avec un accent particulier sur les Territoires palestiniens, notamment la poursuite des agressions dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, ainsi que sur d’autres dossiers arabes inscrits à l’ordre du jour. Les ministres examineront également les principaux axes de la coopération arabe dans les domaines du développement, de l’économie, du social et de la sécurité.

En marge de la session, Mohamed Ali Nafti mènera plusieurs entretiens bilatéraux avec ses homologues arabes, afin d’évoquer les relations bilatérales et les moyens de consolider la coopération entre la Tunisie et ses partenaires arabes, dans le cadre de la présidence tunisienne du Conseil.

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Tunisie | Les partis politiques indésirables au «cadre de coordination»

06. September 2026 um 11:41

Othman Jallouli, secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) chargé du département de l’information et des publications, a déclaré vendredi 4 septembre à Diwan FM que le cadre de coordination — dont le lancement a été annoncé avec la participation de l’Ordre national des avocats et de la Ligue tunisienne des droits de l’homme — vise à rassembler le plus grand nombre possible d’organisations et d’acteurs de la société civile, ainsi que diverses forces vives du pays, afin que «le peuple tunisien puisse faire entendre sa voix», selon ses termes.

M. Jallouli a expliqué que la mise en place de cette structure de coordination intervient dans un contexte marqué par ce qu’il considère comme «l’incapacité du pouvoir politique à résoudre les problèmes accumulés», ajoutant que ces problèmes se sont aggravés et que les Tunisiens font face désormais à des difficultés qui perdurent depuis des décennies.

«Il y a un champ politique bloqué, incapable jusqu’à présent de rassembler les Tunisiens autour d’une position commune face à la situation actuelle», a estimé Othman Jallouli. C’est ce qui a incité les trois organisations à se mobiliser «pour rendre la parole aux Tunisiens», lesquels, a-t-il affirmé, «sont restés silencieux tout en subissant les conséquences de politiques défaillantes, tant anciennes que nouvelles».

«Lorsque les partis politiques et la politique elle-même sont absents, les Tunisiens ne peuvent rester de simples spectateurs d’une situation insoutenable», a encore souligné Othman Jallouli, précisant qu’ils «ont le droit d’exprimer leurs opinions et de défendre leur point de vue par tous les moyens pacifiques et civiques».
Les partis politiques ne sont pas les bienvenus au sein du cadre de coordination, a encore précisé le responsable syndical, ajoutant que les discussions en cours portent sur «l’adhésion de nombreux acteurs de la société civile, qui ont un avis sur diverses questions, qu’elles soient sectorielles ou d’intérêt général».

M. Jallouli a souligné que «le cadre de coordination n’a aucun lien avec l’expérience du Dialogue national» de 2015, expliquant que ce dernier «revêtait un caractère spécifique et relevait d’une expérience passée non transposable dans la phase actuelle». Le dirigeant syndicaliste a fait remarquer, à ce propos, qu’auparavant, «il y avait des responsables politiques au pouvoir et une opposition active, alors qu’actuellement, le pouvoir prend des décisions de manière unilatérale».

Le cadre de coordination en cours de constitution examine actuellement une série d’actions qui restent à définir et qui ont vocation à rassembler les forces vives du pays autour d’un projet de redressement national.

Il convient de noter que ce cadre de coordination, dont le lancement a été annoncé jeudi 3 septembre, vise à défendre les droits et les libertés, à promouvoir l’État de droit et les institutions, ainsi qu’à préserver l’indépendance de la société civile.

I. B.

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