Le football tunisien comptera trois représentants en phase de groupes des compétitions interclubs africaines. Le Club Africain a validé son billet dimanche 25 octobre en éliminant le TP Mazembe (1-0), rejoignant ainsi l’Espérance de Tunis et le CS Sfaxien, qualifiés la veille. L’Espérance de Zarzis, en revanche, quitte la Coupe de la Confédération malgré un match nul à Bamako.
Le Club Africain signe une qualification de prestige
Le Club Africain a réussi l’un des principaux coups de ce deuxième tour préliminaire en éliminant le TP Mazembe, quintuple champion d’Afrique. Vainqueurs 1-0 au stade Hammadi Agrebi de Radès, les Clubistes ont fait la différence sur l’ensemble des deux rencontres, après le nul (1-1) obtenu à Lubumbashi à l’aller.
Taddeus Nkeng a inscrit l’unique but de la rencontre dans le temps additionnel de la première période, offrant aux siens un avantage décisif. Le score n’a ensuite plus évolué, permettant au club de Bab Jedid de retrouver la phase de groupes de la Ligue des champions pour la première fois depuis la saison 2018-2019.
Cette qualification vient récompenser une double confrontation maîtrisée face à un adversaire expérimenté. Elle marque également le retour du Club Africain à ce stade de la compétition après huit années d’absence.
L’Espérance arrache son billet aux tirs au but
L’Espérance de Tunis a, elle aussi, validé sa qualification samedi face à la formation libyenne d’Al-Swehly. Battus 1-0 à l’aller, les Sang et Or ont remporté le match retour sur le même score à Radès, grâce à un but d’Imad Faraj.
À égalité sur l’ensemble des deux manches, les deux équipes ont dû recourir à la séance des tirs au but. L’Espérance s’est finalement imposée 3-1, avec une prestation déterminante de son gardien Béchir Ben Saïd, qui a arrêté trois tentatives adverses.
Le club de Bab Souika poursuit ainsi son parcours en Ligue des champions, au terme d’une confrontation qui l’a obligé à attendre la séance décisive pour assurer sa qualification.
Le CS Sfaxien poursuit sa route, Zarzis s’arrête
En Coupe de la Confédération, le CS Sfaxien a également décroché son billet pour la phase de groupes. Les Sfaxiens ont battu l’Académie Amadou Diallo (AFAD) sur le score de 1-0, samedi au stade Taïeb Mhiri. Iyed Belouafi a inscrit l’unique but de la rencontre dès la 7e minute.
Après le match nul (1-1) concédé à l’aller à Abidjan, ce succès permet au CSS de se qualifier sur un score cumulé de 2-1. Le club sfaxien poursuit ainsi son aventure continentale.
Le bilan est toutefois moins favorable pour l’Espérance de Zarzis. En déplacement au Mali, l’ESZ a fait match nul (2-2) face au Real de Bamako, grâce notamment à un doublé de Hamdi Laabidi. Mais cette réaction n’a pas suffi à effacer la défaite 3-1 concédée à l’aller. Les Zarzissiens sont donc éliminés sur un score cumulé de 5-3.
L’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) prépare un programme national participatif de reboisement à l’occasion de la Fête de l’Arbre 2026, célébrée le deuxième dimanche de novembre, afin de coordonner les initiatives vertes et de renforcer les efforts de préservation de l’environnement.
Une rencontre organisée par l’ANPE dans le cadre des préparatifs de cette manifestation a permis d’échanger des expériences et de présenter des initiatives de reboisement menées dans différentes régions du pays, selon une publication de l’agence sur sa page Facebook.
L’élaboration du programme mobilise différents intervenants et partenaires afin d’assurer la complémentarité des initiatives, de mutualiser les efforts et de renforcer les actions de reboisement dans une approche participative fondée sur la coopération et la responsabilité environnementale partagée.
La rencontre a également permis de mettre en avant des expériences et des initiatives vertes visant à développer le couvert végétal, à sensibiliser les citoyens à la protection de l’environnement et à promouvoir la préservation des ressources naturelles.
L’ANPE a appelé à poursuivre la coordination entre les différents partenaires et à intensifier les efforts conjoints pour élargir la portée des initiatives environnementales à l’échelle nationale.
Le Tunisien Wassim Essid a décroché, dimanche 25 octobre 2026, la médaille de bronze en simple messieurs aux Championnats d’Afrique seniors de tennis de table, organisés à Tanger, au Maroc. Battu en demi-finale par l’Égyptien Omar Assar sur le score de 4 sets à 3, le pongiste tunisien complète ainsi une participation marquée par deux podiums dans les épreuves du simple et du double mixte.
Une demi-finale disputée jusqu’au bout
Wassim Essid a atteint le dernier carré de l’épreuve individuelle avant de céder face à Omar Assar, l’un des principaux représentants du tennis de table africain. La rencontre s’est achevée sur une courte défaite tunisienne, 4 sets à 3, privant Essid d’une place en finale.
Cette élimination en demi-finale lui assure néanmoins la médaille de bronze, récompensant son parcours dans le tableau du simple messieurs. Le Tunisien conclut ainsi l’épreuve individuelle sur le podium continental, au terme d’une confrontation serrée face au joueur égyptien.
La finale a ensuite opposé Omar Assar à son compatriote Youssef Abdelaziz. Ce dernier s’est imposé en quatre sets à un, mettant fin au règne d’Assar, triple champion continental en titre.
Un deuxième podium après le double mixte
Cette médaille individuelle s’ajoute à celle remportée samedi 24 octobre en double mixte. Associé à Fadwa Garci, Wassim Essid avait également atteint les demi-finales de cette épreuve.
Le duo tunisien avait successivement éliminé les paires rwandaise et algérienne, à chaque fois sur le score de trois sets à zéro. Il s’était ensuite incliné face aux Égyptiens Youssef Abdelaziz et Mariam Al-Hadabi, également en trois sets, laissant échapper une place en finale.
La troisième place obtenue en double mixte, suivie de celle décrochée en simple messieurs, permet ainsi à Essid de signer deux podiums dans les épreuves auxquelles il a participé individuellement et en association.
Quatre médailles pour la Tunisie
La performance de Wassim Essid s’inscrit dans un bilan tunisien de quatre médailles aux Championnats d’Afrique seniors de Tanger : deux médailles de bronze en simple messieurs et en double mixte, une médaille d’argent dans l’épreuve par équipes féminines et une médaille de bronze dans l’épreuve par équipes masculines.
La compétition, disputée du 18 au 25 octobre, a été largement dominée par l’Égypte, qui a remporté les cinq titres individuels et en double mis en jeu. Pour la délégation tunisienne, les résultats obtenus à Tanger témoignent néanmoins d’une présence sur plusieurs podiums continentaux, avec une contribution notable de Wassim Essid, médaillé en simple comme en double mixte.
La neuvième édition du Festival de musique soufie et spirituelle aura lieu à Nefta du 29 au 31 octobre, confirmant la présence durable de cette manifestation dans notre paysage culturel.
Devenu une tradition, ce festival est intitulé « Rouhaniyet », ce qui signifie « Spiritualités ». Ce rendez-vous est surtout consacré aux musiques liées au soufisme.
Soulignons la participation très attendue de Zied Gharsa à cette neuvième édition.
Le Tunisian Freelancers Day se tiendra le mardi 3 novembre 2026 à la Cité de la Culture, à Tunis, sur le titre : «Mutation invisible du marché du travail en Tunisie : et si le travail de demain ne ressemblait plus du tout à ce que vous connaissez ?»
Le TFD 2026, organisé en collaboration avec Conect, Prod’it et Manouba School of Engineering, est consacré à la transformation du travail indépendant en Tunisie et à sa structuration. Placé sous le thème «Liberté créative et structuration», il mettra en lumière les évolutions silencieuses qui redessinent les contours du travail et les réponses nécessaires pour accompagner les freelances.
Alors que la fuite des compétences et la précarité du travail occupent le débat public, une transformation silencieuse est à l’œuvre en Tunisie. Les créateurs, les experts du numérique et les consultants indépendants contribuent à faire évoluer les pratiques professionnelles, tout en restant confrontés à un cadre administratif et social encore insuffisamment adapté.
Difficultés de facturation, complexité des démarches financières et absence d’un niveau minimal de couverture sociale : ces obstacles fragilisent les parcours des freelances et peuvent les pousser vers le secteur informel ou l’émigration. Leur autonomie dépasse les modèles traditionnels, tandis que leurs compétences répondent à des besoins économiques et numériques croissants.
Création d’une coopérative des freelances et harmonisation du cadre juridique
Le TFD 2026 portera ainsi sur les conditions permettant de mieux reconnaître, structurer et protéger le travail indépendant en Tunisie, en faisant émerger des réponses durables aux réalités vécues par les freelances. Cette édition verra le lancement officiel de la première coopérative des freelances en Tunisie, une initiative visant à rompre l’isolement des travailleurs indépendants, à mutualiser leurs services et à leur offrir une structure de protection sociale et économique, tout en valorisant leurs compétences et leurs droits professionnels.
Face aux enjeux croissants liés à l’intelligence artificielle et aux plateformes internationales, les échanges porteront sur l’harmonisation des textes et la construction d’un cadre juridique cohérent, adapté aux réalités des freelances et aux nouvelles formes de travail.
Le TFD 2026 entend ainsi faire progresser le dialogue entre les acteurs concernés et accompagner le passage d’une simple identification des difficultés à une structuration concrète du travail indépendant en Tunisie.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est rendu dimanche au siège de l’ambassade de Tunisie à Alger, en marge de sa participation à la réunion du mécanisme de concertation tripartite sur la Libye, organisée dans la capitale algérienne. Cette visite a permis au ministre de s’informer du fonctionnement de l’ambassade et de la situation de la communauté tunisienne résidant en Algérie, selon le ministère tunisien des Affaires étrangères. Nafti a appelé à poursuivre les efforts visant à améliorer les prestations consulaires et l’accompagnement des Tunisiens établis en Algérie, réaffirmant l’engagement du ministère et des missions diplomatiques et consulaires à accorder toute l’attention nécessaire aux intérêts des ressortissants tunisiens à l’étranger. Il a également évoqué plusieurs dossiers de coopération bilatérale entre la Tunisie et l’Algérie, notamment dans les domaines économique, commercial, culturel et de l’enseignement supérieur, soulignant la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des programmes convenus entre les deux pays. Par ailleurs, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a reçu dimanche au palais d’El Mouradia, à Alger, le chef de la diplomatie tunisienne, à l’occasion de sa participation à la réunion du mécanisme de concertation tripartite sur la Libye, avec la participation des ministres des Affaires étrangères tunisien, algérien et égyptien.
Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant sont sous mandat d’arrêt international émis par la CPI. Bezalel Smotrich, le ministre extrémiste des Finances et des Colonies et Itamar Ben Gvir, le ministre raciste de la Sécurité – qui réserve la peine de mort par pendaison aux seuls Palestiniens – devraient aussi être sous mandat d’arrêt. Il faut espérer que les pays démocratiques exécutent ces mandats et interdisent, à tout le moins, le passage des criminels israéliens dans leur espace aérien.(Ph. L’armée israélienne expulse 2 600 Palestiniens d’Hébron : une opération de punition collective dans l’impunité la plus totale).
Mohamed Larbi Bouguerra *
«Nous sommes en guerre depuis trois ans… Votre désir de vengeance est sain, vous ne devriez pas avoir honte de le dire. Nous en avons assez de ces c… qui disent que l’ennemi est comme nous. Nous devons l’anéantir.» (Émission ‘‘Patriotes’’ du 7 octobre 2026 de la Chaîne 14 israélienne dévouée à Netanyahu à 100%).
Dans la France occupée, le 10 juin 1944, l’armée nazie de Hitler, exécute un effroyable massacre dans le village d’Oradour/Glane situé à une vingtaine de kilomètres de Limoges. La population de ce bourg votait socialiste avant l’arrivée du Maréchal Pétain qui acceptait la collaboration avec les occupants allemands. Elle alimentait de diverses façons les nombreux foyers de résistance des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) des alentours qui infligeaient aux Allemands de lourdes pertes.
La division SS Das Reich investit avec des blindés et des engins sur chenilles. Elle encercle le village pour le couper du monde, puis les Allemands rassemblent toute la population et demandent qu’on leur indique les caches d’armes et les villageois qui possèdent une arme. Ils séparent ensuite les femmes et les enfants qu’ils enferment dans l’église où ils mettent le feu après qu’une bombe de gaz mortel n’a pas fonctionné et fusillent les hommes faisant au total 642 victimes et un village dévasté, aujourd’hui encore en ruine.
Yinon Magal, ancien député à la Knesset (Parlement israélien) proche du PM Netanyahu déclare : «Voilà à quoi devrait ressembler tout le territoire de Gaza, sans une seule maison, pierre sur pierre» (Télérama, n° 4006, 21 octobre 2026, p. 33). Israël a tué plus de 1000 Palestiniens en Cisjordanie depuis le 7 octobre.
Vendredi 23 octobre 2026, deux résistants palestiniens de Hébron (Al-Khalil), Firas et Hammouda al-Jaaba, à bord d’une voiture bien fournie en d’armes automatiques – provenant d’un réseau de résistants en Turquie, semble-t-il – attaquent un check-point sur la route 35 près de Hébron, tenu par l’armée d’occupation, tuant deux soldats et blessant trois autres. Après une course poursuite, des drones et des hélicoptères, les militaires sionistes les ont abattus.
Pour le chef d’état-major de l’armée sioniste, Eyal Zamir, «c’était une attaque grave. Une grande quantité de munitions a été trouvée dans le véhicule utilisé par les terroristes… Ces munitions étaient destinées à être utilisées dans une attaque à plus grande échelle.» (Le Monde, 25-26 octobre 2026, p. 2)
«Il ne fait aucun doute que ce réseau terroriste a opéré sous le nez des responsables du renseignement de l’armée israélienne et du Shin Bet, malgré un avertissement général selon lequel le Hamas avait l’intention de mener des attaques dans la région avant les élections prévues ce mardi», regrette le journal anglophone de droite israélien The Jerusalem Post du 25 octobre 2026.
Les élections générales israéliennes prévues pour le mardi 27 octobre présageant un mauvais score en faveur de Netanyahou, celui-ci a annoncé «une opération militaire d’uneampleur jamais vue depuis la guerre des Six Jours» pour rallier à sa cause sionistes religieux et autres messianiques. (Lire Jack Khoury, Haaretz, 24 octobre 2026).
Du coup, dans la nuit de vendredi à samedi, 250 familles palestiniennes – soit près de 2000 personnes – des quartiers Al- Jalda et Deir Balah – densément peuplés – ont été évacuées de leurs maisons car elles se trouvaient dans le voisinage du logement des deux résistants qui ont attaqué l’armée d’occupation, selon Khaled Fahd al-Qawasmi, maire-adjoint de Hébron qui ajoute que les familles n’ont été autorisées à prendre avec elles que le strict nécessaire pour aller soit dans un centre d’accueil préparé par la mairie soit chez des proches.
Al-Qawasmi apprend par ailleurs que les bulldozers de l’armée sont entrés en action dans les deux quartiers pour démolir des habitations. Israël veut tout détruire, dans le cadre du nettoyage ethnique voulu par Smotrich et Ben Gvir, ces ministres racistes et suprémacistes ; comme cela a été fait en 2025 pour les camps de réfugiés à Jenine, Tulkarem et Naplouse mettant dehors plus de 30 000 Palestiniens.
L’armée israélienne affirme que l’opération durera plusieurs jours. Elle a bloqué les entrées et les sorties de la ville ainsi que ceux de la ville proche de Halhul autorisant cependant les gens à sortir par trois points de contrôle après accord des services de sécurité. Les militaires se sont lancés à la recherche de suspects de «terrorisme» et d’armes.
De son côté, Netanyahu déclare : «Nous allons saisir toutes les armes et toutes les structures terroristes seront démolies.» Exactement comme disait le général Lammerding de l’armée allemande à Oradour/Glane en 1944 !
Tout aussi clair, le ministre sioniste de la Défense éructe : «Tout le quartier du clan à Hébron d’où les terroristes ont émergé aujourd’hui sera vidé de ses habitants et l’infrastructure de terreur sera traitée et démolie. C’est le seul langage que le terrorisme djihadiste comprend. Comme à Gaza et au Liban.»
Les services israéliens prétendent que les deux résistants palestiniens viennent d’un clan auquel appartiennent d’anciens prisonniers palestiniens libérés dans le cadre de l’échange avec le soldat Gilad Shalit.
Netanyahu, Gallant et Smotrich devraient être sous mandat d’arrêt
L’ONG des droits de l’homme israélienne B’Tselem condamne les plans de déplacement des populations et déclare : «Israël annonce ses crimes en préparation. Netanyahou et Katz ont fait état de leur intention de vider leur voisinage à Hébron et de rééditer le déplacement massif et la destruction infligés aux camps de réfugiés de Cisjordanie. Hébron est déjà sous cordon militaire et les démolitions ont commencé près du site de l’attaque. C’est clairement l’‘‘Elimination Project’’ (Projet d’élimination). Les gouvernements ont été avertis. Ils doivent agir maintenant pour prévenir une nouvelle vague de nettoyage ethnique et de crimes de guerre.»
Les responsables des massacres commis par les Nazis allemands en France, en Ukraine, en Pologne, en Italie ont été jugés au procès de Nuremberg et condamnés.
Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant sont sous mandat d’arrêt international émis par la CPI. Bezalel Smotrich, le ministre extrémiste des Finances et des Colonies et Itamar Ben Gvir, le ministre raciste de la Sécurité – qui réserve la peine de mort par pendaison aux seuls Palestiniens – devraient aussi être sous mandat d’arrêt.
Il faut espérer que les pays démocratiques exécutent ces mandats et interdisent, à tout le moins, le passage des criminels israéliens dans leur espace aérien.
La barbarie et la force aveugle exercées par Israël en Palestine occupée sont une honte pour l’Occident comme pour les pays arabes.
* Professeur honoraire à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS, Paris.
Les recettes fiscales de l’État tunisien devraient atteindre près de 49600 millions de dinars (MD) en 2027, selon les prévisions du projet de budget de l’État, soit une hausse de 4,7 % (+2215 MD) par rapport aux prévisions de 2026, indique un rapport du ministère des Finances.
Ces recettes représenteraient 91,4 % des recettes budgétaires et 60,2 % des ressources globales de l’État. Elles proviendraient à hauteur de 75 % du régime intérieur et de 25 % du régime douanier, avec une répartition entre impôts indirects (58 %) et impôts directs (42 %).
Les impôts indirects devraient s’élever à 28690 MD, en progression de 5 %. Cette évolution serait notamment portée par les recettes de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), attendues à 13223 MD (+4,2 %), et les droits de douane, estimés à 2700 MD (+7,7 %), en lien avec l’évolution des importations. Les recettes des divers impôts et taxes atteindraient 8177 MD, en hausse de 6,7 %, notamment pour soutenir le système de sécurité sociale.
Le droit de consommation devrait, pour sa part, progresser de 2,6 % pour atteindre 4590 MD. Cette évolution serait toutefois atténuée par le recul attendu des recettes de la taxe sur les automobiles, en raison de l’engouement pour les véhicules électriques et hybrides bénéficiant d’avantages fiscaux.
Les impôts directs devraient, quant à eux, augmenter de 4,2 % pour atteindre 20910 MD. L’impôt sur le revenu générerait 14404 MD, en hausse de 5,3 %, sous l’effet notamment de la deuxième tranche des majorations salariales dans les secteurs public et privé.
Les recettes de l’impôt sur les sociétés non pétrolières progresseraient de 2,4 % pour s’établir à 5330 MD. En revanche, les recettes de l’impôt sur les sociétés pétrolières resteraient quasiment stables, à 1176 MD (+0,4 %). La hausse prévue de 29 % de la production nationale de pétrole et de gaz serait compensée par le recul attendu du prix du baril de Brent, estimé à 80 dollars en 2027, contre 90 dollars en 2026.
Par ailleurs, les recettes non fiscales sont estimées à 4330 MD. Elles proviendraient principalement des revenus de participation, évalués à 1438 MD, dont 910 MD de bénéfices de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et 303 MD de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), ainsi que de la redevance liée au gazoduc algérien, estimée à 1211 MD.
Les revenus tirés de la commercialisation du pétrole devraient, en revanche, reculer de 9 % pour s’établir à 658 MD, sous l’effet de la baisse attendue des cours. Le gouvernement prévoit également d’améliorer la gestion du domaine de l’État et de restructurer des entreprises publiques stratégiques, notamment dans le secteur des phosphates, afin de renforcer les recettes non fiscales.
Des commissions parlementaires de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD) tiendront, à partir de demain, lundi 26 octobre, des réunions préparatoires consacrées à l’examen du projet de loi de l’État pour l’année 2027.
Ces séances de travail marqueront le coup d’envoi des travaux parlementaires préparatoires à l’examen du budget de l’État pour 2027, dans le cadre des missions de contrôle et d’examen législatif dévolues aux deux institutions.
À l’ARP, la commission de la défense, de la sécurité et des forces porteuses d’armes tiendra une séance à partir de 10h00 au siège de l’Assemblée, consacrée à l’examen des missions relevant de son domaine de compétence dans le cadre du projet de budget.
De leur côté, la commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports et la commission des services et du développement sociaux du CNRD tiendront une séance de travail conjointe à partir de 9h30. Cette réunion sera consacrée à la définition de la méthodologie de travail à adopter pour l’examen des missions qui leur sont attribuées au titre du projet de budget de l’État pour 2027.
La Tunisie pourrait émettre deux emprunts obligataires d’un montant de 450 millions d’euros (l’équivalent de 1,51 milliard de dinars tunisiens) et de 350 millions de dollars ( l’équivalent de 1,048 milliard de dinars tunisiens) et ce, dans le cadre de la mobilisation de ressources d’emprunt sur les marchés financiers internationaux, à travers le mécanisme de placement privé et direct, selon le projet de budget de l’Etat de 2027.
Des institutions financières internationales ont exprimé leur disposition à fournir ces financements selon ce mécanisme, dans le cadre d’un ensemble de ressources d’emprunt estimées à environ 26,722 milliards de dinars tunisiens.
Les ressources d’emprunt destinées au financement du budget de l’État pour 2027 sont estimées à 26,722 milliards de dinars, contre un montant prévisionnel de 25,864 milliards de dinars et des réalisations de 25,723 milliards de dinars en 2025.
Ces ressources sont réparties entre emprunts intérieurs ( environ 19,845 milliards de dinars) et un emprunt extérieur ( environ 6,877 milliards de dinars).
Pour ce qui est de l’emprunt intérieur, il comprend notamment 1,4 milliard de dinars au titre des bons du Trésor à 52 semaines, 8,645 milliards de dinars au titre des bons du Trésor assimilables (BTA) et 9,8 milliards de dinars au titre des facilités accordées par la Banque centrale de Tunisie ( Contre 11,45 milliards de dinars attendus et 11 milliards de dinars inscrits dans la loi de finances pour 2026, ainsi que 6,85 milliards de dinars enregistrés en 2025).
En revanche, l’emprunt extérieur prévu pour 2027 s’élève à 6,877 milliards de dinars, contre 4,269 milliards de dinars attendus et 6,808 milliards de dinars inscrits dans la loi de finances pour 2026. Les emprunts extérieurs effectivement mobilisés en 2025 ont, quant à eux, atteint 3,904 milliards de dinars.
L’emprunt extérieur se répartit entre des prêts extérieurs consacrés aux projets de l’État, à hauteur de 2 milliards de dinars, des prêts extérieurs rétrocédés pour un montant de 200 millions de dinars et des prêts destinés au soutien du budget, estimés à 2,088 milliards de dinars.
À ces ressources s’ajoutent les financements prévus sur les marchés financiers internationaux et à travers de placements privés, pour un montant de 2,589 milliards de dinars, contre 1,375 milliard de dinars en 2026.
Les prêts destinés à l’appui au budget sont estimés à 2,088 milliards de dinars en 2027, contre 2,262 milliards de dinars attendus et 2,983 milliards de dinars inscrits dans la loi de finances pour 2026. Les montants effectivement mobilisés en 2025 se sont élevées à 2 milliards de dinars.
Dans le détail, le financement attendu du Fonds monétaire arabe s’élève à 234 millions de dinars, contre 454 millions de dinars attendus en 2026 et 208 millions inscrits dans la loi de finances de la même année. Les montants mobilisés de 2025 ont atteint 171 millions de dinars.
La contribution de la Banque mondiale est estimée à 243 millions de dinars, contre 315 millions attendus en 2026 et 199 millions inscrits dans la loi de finances pour cette même année, tandis que les montants de 2025 se sont élevées à 117 millions de dinars.
Pour sa part, la Banque africaine de développement (BAD) devrait contribuer à hauteur de 77 millions de dinars, contre 28 millions attendus en 2026 et 77 millions inscrits dans la loi de finances de la même année. Le montant enregistré en 2025 s’est élevé à 75 millions de dinars.
La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) devrait mobiliser 1,5 milliard de dinars, contre 1,464 milliard de dinars attendus en 2026 et 1,536 milliard inscrit dans la loi de finances de la même année, et 1,595 milliard de dinars en 2025.
Enfin, la contribution de l’Agence française de développement (AFD) est estimée à 34 millions de dinars, soit le même montant qu’en 2026, contre 12 millions de dinars réalisés en 2025.
Mise à jour – Le Club africain a annoncé la réussite de la mobilisation de ses supporters pour assurer la diffusion gratuite de son match contre le TP Mazembe, dimanche 25 octobre 2026 à 18 heures, au stade Hammadi-Agrebi de Radès, dans le cadre du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions d’Afrique.
Après avoir annoncé samedi n’avoir reçu aucune offre financière pour la cession des droits de diffusion de cette rencontre, le club a pu compter sur la solidarité de ses supporters pour réunir la somme nécessaire. La rencontre sera ainsi diffusée gratuitement sur la plateforme All4One, accessible sur YouTube.
Le Club africain remercie ses supporters
Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le Club africain a remercié ses supporters pour leur mobilisation, saluant une nouvelle fois leur attachement au club et leur soutien dans les rendez-vous importants.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté du Club africain de valoriser financièrement ses droits de diffusion, tout en permettant à ses supporters de suivre gratuitement son parcours continental.
Le match aller entre le Club africain et le TP Mazembe s’est terminé sur un score de 1-1, samedi 17 octobre 2026, à Lubumbashi, en République démocratique du Congo. Le TP Mazembe a ouvert le score grâce à Josué Kazema, avant qu’Alain Kanté n’égalise pour le club tunisien une minute plus tard.
La 3e édition du Salon de l’économie verte, de la finance responsable et du développement durable, se tiendra les 5 et 6 novembre 2026, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), à Tunis, sous le slogan «Ensemble, faisons de la science et de l’innovation les moteurs d’un avenir durable» : deux journées de rencontres, de réflexion et d’innovation au service d’une économie plus verte, plus intelligente et plus durable.
Ce salon, qui se veut un espace de convergence stratégique entre politiques publiques, initiatives entrepreneuriales et dynamiques sociétales, afin d’accélérer la transition vers une économie plus durable, inclusive, est organisé par NeoInfluence, en partenariat avec l’Institut national agronomique de Tunisie (Inat), prestigieuse institution de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, forte de plus de 128 ans d’histoire, d’excellence académique et de contribution au développement agricole et scientifique de la Tunisie.
Ce partenariat traduit une ambition commune : rapprocher la recherche scientifique, l’innovation technologique et les acteurs économiques afin de construire des solutions concrètes pour une transition écologique durable.
Dans le cadre de cette édition placée sous le thème «IA4Earth : innover pour un monde durable», cette collaboration ouvre de nouvelles perspectives autour de l’intelligence artificielle appliquée à l’agriculture durable, à la gestion intelligente des ressources naturelles, à la préservation de l’environnement et au développement de modèles économiques plus responsables.
En associant l’expertise académique de l’Inat, le Salon de l’économie verte souhaite encourager les synergies entre chercheurs, étudiants, startups, entreprises, institutions et investisseurs, tout en valorisant le savoir scientifique et les innovations au service des générations futures.
L’association TunSea pour les sciences participatives a démenti les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant une éventuelle contamination des crevettes blanches, présentes en abondance sur les marchés en Tunisie, assurant que ces crevettes sont sans danger, exemptes de toute radiation ou toxine, et conformes aux normes de consommation humaine.
Dans une mise au point publiée sur sa page Facebook, l’association a précisé que les spécimens actuellement commercialisés sur les marchés de Sfax et du sud — une période coïncidant avec l’ouverture de la saison de pêche dans le golfe de Gabès le 16 octobre — appartiennent à une espèce introduite, adaptée à l’environnement marin tunisien depuis 1993. L’association a par ailleurs rejeté tout lien entre la présence de ces crevettes et l’arrivée récente de navires étrangers ou des activités d’aquaculture.
TunSea a indiqué que la présence de ces espèces découle du phénomène de migration via le canal de Suez, un processus en cours depuis plus d’un siècle, ajoutant que le changement climatique et les eaux de ballast des navires ont favorisé leur établissement, tout en soulignant que leur classification en tant qu’«espèce introduite» ne signifie pas pour autant qu’elles soient devenues des espèces envahissantes ou nuisibles à la santé humaine.
Dans ce même contexte, l’association a appelé à la mise en place d’un suivi scientifique rigoureux de la prolifération des crevettes blanches dans le golfe de Gabès, afin d’évaluer leurs impacts potentiels sur la «crevette royale» locale ainsi que sur les autres composantes de l’écosystème marin.
Il existe six catégories principales de crevettes dans les eaux tunisiennes qui se répartissent entre des espèces locales — telles que la crevette «royale» du golfe de Gabès, la crevette «rose» des profondeurs du Nord (destinée à l’exportation) et la crevette «rouge» (soumise à des quotas de pêche régionaux) — et des espèces introduites à valeur économique, comme la crevette «blanche» ou «maqlouba» et la crevette «rose introduite» (recensée en 2016). Une sixième catégorie, quant à elle, est exclusivement réservée à l’élevage au sein de la station de Melloulech, dans le gouvernorat de Mahdia, et n’est pas commercialisée en tant que produit de la pêche naturelle.
L’Association Jlij pour l’environnement marin (Ajem) a signalé l’arrivée sur l’île de Djerba d’une tortue marine caouanne (à grosse tête) baptisée «Lara», au terme d’un périple entamé à Chypre, durant lequel elle a parcouru environ 2 700 kilomètres à travers la mer Méditerranée.
Dans un communiqué, l’association a précisé que cette tortue femelle adulte avait été équipée d’une balise de suivi par satellite avant d’être remise à la mer le 24 juin 2026, suite à sa nidification dans la baie de Lara, à Chypre. Elle a atteint la réserve côtière et marine de Ras Rmel, à Djerba, le 10 septembre 2026, après avoir traversé les eaux chypriotes, égyptiennes et libyennes.
La même source a ajouté que les déplacements de la tortue — mesurant 78 cm de long et 66 cm de large — ont été enregistrés par la suite dans la lagune de Boughrara, le 1er octobre 2026. Elle continue d’explorer cette zone, un milieu marin riche en biodiversité et en ressources alimentaires ; son périple complet a duré environ 120 jours.
Olfa Hamdi, 38 ans, l’ancienne PDG de la compagnie aérienne nationale Tunisair qu’elle a dirigée pendant quelques semaines début 2021, et présidente d’un fantomatique parti créé en 2022 et appelé la Troisième République, est un cas vraiment à part sur la scène politique tunisienne. Venue de nulle part (du monde des affaires, dit-on) et portée par une soif démesurée de pouvoir, elle s’était jetée dans la mêlée, corps et âme et sans filet, faisant feu de tout bois et ne reculant devant aucun danger. Pour elle comme pour le pays, les choses n’ont pas évolué dans le sens qu’elle souhaitait. Loin s’en faut…
Latif Belhédi
Ambitieuse et sûre d’elle, Olfa Hamdi avait annoncé, en 2024, son intention de se présenter à l’élection présidentielle, mais elle n’a pas pu participer au scrutin, faute d’avoir atteint l’âge minimal requis de 40 ans. C’est cette témérité frisant l’insouciance que certains apprécient chez elle qui lui a valu une condamnation par le tribunal militaire à quatre ans de prison pour des chefs d’accusation incluant notamment le complot contre la sûreté de l’État et l’incitation des militaires à la désobéissance.
Incarcérée depuis son arrestation le 15 février dernier à l’aéroport international de Tunis-Carthage, à son retour d’un voyage à l’étranger, en vertu d’un avis de recherche émis à la demande de la justice militaire, on n’a pas beaucoup entendu ses partisans, si tant est que son parti compte suffisamment de membres pour la défendre et exiger sa libération. En réalité, on a peu entendu ces derniers, qui se sont évaporés du jour au lendemain, et la jeune femme n’a pas trouvé grand monde pour porter sa voix. A tel point qu’on a failli l’oublier jusqu’à ce que son avocat, Akram Moussa, annonce l’ouverture de son procès et communique à l’AFP sa condamnation par le tribunal militaire de Tunis à quatre ans de prison, au terme de deux procédures distinctes, chacune ayant abouti à une peine de deux ans de prison, assorties d’une amende de 40 000 dinars, un montant suffisamment dissuasif pour faire réfléchir à l’avenir tout quidam qui aurait envie de s’engager en politique.
En vérité, c’est très chèrement payé pour quelques publications sur les réseaux sociaux, dans lesquelles Olfa Hamdi critiquait le président de la république Kaïs Saïed et les forces armées. Selon son avocat, Olfa Hamdi fait l’objet de trois procédures judiciaires au total et avait déjà été condamnée, dans une affaire précédente, à deux ans de prison.
Si à Tunis, la condamnation de Mme Hamdi n’a pas suscité une grande émotion, elle n’a pas manqué de faire réagir aux États-Unis, son second pays où un porte-parole du département d’État a confirmé à l’AFP que Washington est au courant des poursuites judiciaires engagées contre la citoyenne tuniso-américaine et suit la situation de près. Service minimum en somme pour ne pas provoquer des fritures sur la ligne entre Washington et Tunis dont les relations semblent traverser une période d’entente cordiale, la Tunisie collaborant assez activement sur les plans sécuritaire et militaire.
Olfa Hamdi, dont la voix n’a plus été entendue depuis huit mois, peut toujours faire appel de ses condamnations. Sa libération dépend désormais du bon vouloir de ceux qu’elle critiquait il y a encore quelques mois et qui ont réussi à la faire taire.
Les crevettes, habituellement considérées comme un produit relativement coûteux, attirent actuellement de nombreux consommateurs sur les marchés tunisiens. Avec des prix descendus jusqu’à 6 dinars le kilogramme dans certains points de vente, les files d’attente témoignent de l’intérêt suscité par cette baisse importante.
La chute des prix est particulièrement remarquable dans un contexte où les ménages surveillent de près leurs dépenses alimentaires. Ces derniers jours, les crevettes sont proposées à des tarifs bien inférieurs à ceux habituellement pratiqués, avec des prix pouvant varier autour de 6 à 12 dinars le kilogramme selon les marchés, la taille et la qualité du produit.
Une abondance qui fait chuter les prix
Cette baisse s’explique principalement par l’abondance des quantités disponibles. Salah Hdidar, vice-président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), a indiqué que l’intensification des opérations de pêche au chalut et la disponibilité importante du produit contribuent à alimenter les marchés. Selon ses déclarations rapportées par les médias tunisiens, plus de 350 chalutiers participent à la campagne de pêche, ouverte le 15 octobre et prévue jusqu’au 30 novembre.
Le responsable a également évoqué les effets de la hausse de la température de l’eau de mer sur la multiplication de certaines espèces. L’absence ou la diminution des débouchés à l’exportation pour certaines catégories de crevettes contribue également à expliquer la disponibilité accrue sur le marché local.
Des prix qui pourraient rester bas jusqu’à fin novembre
L’abondance actuelle pourrait se prolonger jusqu’à la fin du mois de novembre, selon les prévisions avancées par le responsable de l’UTAP. Cette évolution offrirait aux consommateurs une occasion d’acheter des produits de la mer à des prix plus accessibles.
La situation suscite toutefois des interrogations sur l’origine des crevettes commercialisées. Des spécialistes ont signalé la présence accrue d’espèces non indigènes, notamment la crevette brune nord-américaine, dans les eaux tunisiennes. Les professionnels soulignent cependant que l’abondance saisonnière des espèces locales participe également à l’offre actuelle.
Pour les consommateurs, le résultat est immédiat : un produit souvent jugé cher devient accessible à davantage de ménages. Reste à savoir si cette baisse se maintiendra après la fin de la campagne de pêche.
L’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) a dénoncé la saisie du bureau de sa présidente et de sa salle de réunion, tout en réclamant le règlement urgent des salaires impayés de ses agents et cadres ainsi que le rétablissement de leur couverture sociale, interrompue depuis deux ans.
Dans un communiqué publié samedi soir, à l’issue d’une réunion tenue au siège central de l’organisation, le comité central a réaffirmé son attachement à l’UNFT, à ses biens et à ses locaux. Il a également exprimé son inquiétude face à la dégradation de la situation de l’organisation, dont les employés restent privés de leurs salaires et de leur couverture sociale.
Le comité central attribue cette crise à l’accumulation de dettes héritées de périodes antérieures et à la suppression de la subvention destinée à financer les salaires du personnel. Cette situation a entraîné, selon lui, une succession de saisies visant à recouvrer les sommes dues. L’organisation refuse toutefois d’assumer la responsabilité de dettes et d’engagements financiers accumulés depuis 1987, sous d’anciennes directions et administrations.
Un jugement datant de 14 ans à l’origine de la saisie
La présidente de l’UNFT, Radhia Jerbi, avait expliqué vendredi, dans une publication sur sa page Facebook officielle, que la saisie avait été exécutée en application d’un jugement social rendu par le tribunal de première instance de Gafsa il y a 14 ans, avant sa prise de fonctions à la tête de l’organisation. Selon ses explications, les créances concernées couvrent la période allant de 1987 à 2012.
Radhia Jerbi avait également indiqué que l’UNFT avait reçu, après l’exécution de la saisie, une convocation de l’inspection du travail concernant des retards dans le paiement des cotisations sociales, ainsi que des convocations liées aux revendications des employés réclamant leurs salaires.
Malgré ces difficultés, le comité central affirme que l’organisation entend poursuivre ses activités, notamment dans la lutte contre les violences faites aux femmes, l’accompagnement des femmes en situation de vulnérabilité et la promotion de leur autonomie économique. Il cite également la formation professionnelle, le soutien à l’initiative privée, particulièrement dans les zones rurales et éloignées, ainsi que le renforcement de la participation des femmes à la vie publique et aux postes de décision.
Mobilisation des employés
Le comité a salué la mobilisation des employés et des structures de l’organisation, malgré l’absence de rémunération et l’interruption de la couverture sociale. Il a appelé à établir les responsabilités des personnes ayant contribué à l’accumulation des dettes et invité les associations partenaires, les organisations amies et les soutiens de l’UNFT à se mobiliser en faveur de sa pérennité.
La délégation de l’Union européenne (UE) en Tunisie a annoncé un nouvel accord financier de 80 millions d’euros en faveur du budget de l’État tunisien. Sa signature est prévue prochainement dans le cadre du programme d’appui à l’inclusion sociale.
Dans une déclaration relayée sur la page officielle de la délégation européenne sur Facebook, l’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Giuseppe Perrone, a également évoqué une possible révision des règles commerciales de l’accord d’association entre les deux parties. Il a précisé que l’Union européenne était ouverte à cette perspective dans le cadre d’un dialogue global et de négociations constructives avec la Tunisie.
L’accord d’association et les échanges commerciaux au cœur du dialogue
Giuseppe Perrone a réaffirmé la volonté de l’Union européenne de poursuivre son soutien à la Tunisie et de renforcer la coopération bilatérale. Il a qualifié l’UE de partenaire historique et fiable, tout en soulignant son ouverture aux propositions visant à moderniser l’accord d’association et à développer les relations entre les deux parties.
La révision des règles commerciales de cet accord figure ainsi parmi les sujets évoqués dans le dialogue entre Tunis et Bruxelles. L’annonce ne précise toutefois ni les modalités d’une éventuelle révision ni le calendrier des négociations.
L’interconnexion électrique avec l’Italie parmi les priorités
La transition énergétique constitue également un axe majeur de la coopération entre la Tunisie et l’Union européenne, selon l’ambassadeur. Il a notamment mis en avant le projet d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie, baptisé ELMED.
Ce projet doit permettre de renforcer les échanges d’électricité entre les deux pays et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération énergétique entre la Tunisie et l’Europe.
L’accord financier de 80 millions d’euros, la perspective d’une évolution des règles commerciales et la coopération énergétique illustrent les différents volets du partenariat entre Tunis et Bruxelles. La signature prochaine de l’accord financier reste attendue.
Dans les milieux des étudiants des établissements universitaires de la Manouba, la suspension prochaine d’une section de la ligne 4 du métro léger est très redoutée.
En effet, malgré les solutions de substitution qui seront mises en place par les services concernées, la perspective de navettes en bus n’est souhaitée par personne.
À cause des travaux du Réseau Ferré Rapide ( RFR ), la ligne 4 sera prochainement interrompue au niveau de la station 20 mars, entre Bab Saadoun et le Bardo. Les travaux devraient durer au moins dix mois.
Des solutions de rechange seront bien sûr à l’ordre du jour. Il faudra s’assurer que leur efficacité sera maximale d’autant plus que les travaux pourraient durer une année entière.
Cette ligne 4 est d’ailleurs le sujet de l’heure pour ses nombreux usagers qui résident du côté de la Manouba et ses environs. Attendons voir les dispositifs préconisés par les responsables du transport urbain pour rassurer les voyageurs empruntant cette ligne.
Tahnoun ben Zayed Al-Nahyan porte toujours des lunettes de soleil, un détail peut-être délibéré pour ajouter du mystère au personnage qui est indiscutablement l’un des hommes les puissants du Moyen-Orient. Il exerce aujourd’hui une influence croissante sur la scène internationale et pas uniquement dans son pays étant donné le rôle central qu’il occupe dans le système émirati. Frère de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis Mohamed ben Zayed Al-Nahyan, il est aussi son homme de confiance. Tahnoun occupe le poste de conseiller à la sécurité nationale (qui chapeaute les renseignements émiratis), dirige des actifs de 1500 milliards de dollars, il est devenu également le Monsieur IA des Émirats et il est une figure clé des relations avec Washington et le clan Trump particulièrement. LeGuardian s’est intéressé à ce personnage au confluent de la finance, du renseignement, de la technologie et de la diplomatie eta publié une enquête qui met en lumière l’étendue de l’influence de celui qui est considéré comme un homme de l’ombre.
Imed Bahri
En 1993, le Brésilien Royce Gracie est entré dans la cage octogonale d’un tournoi organisé par l’UFC* à Denver et a terrassé un adversaire bien plus imposant en une centaine de secondes et ce, grâce au jiu-jitsu brésilien. Parmi les spectateurs se trouvait un jeune étudiant émirati à San Diego, qui se faisait appeler «Ben» et qui décida alors de s’initier à cette discipline.
Ses partenaires d’entraînement ignoraient que Ben était en réalité le cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan. Après plus d’un an de pratique, il invita ses instructeurs à Abou Dhabi où ils découvrirent que son lieu d’entraînement n’était autre que l’un des palais de sa famille. Tahnoun a par la suite obtenu sa ceinture noire de jiu-jitsu.
Aujourd’hui, il est difficile de trouver un domaine qui échappe à l’empire de Tahnoun. Il est incontestablement l’un des membres les plus puissants de la famille princière d’Abou Dabi, il supervise un conglomérat économique dont les actifs sont évalués à environ 1 500 milliards de dollars. Cet ensemble comprend notamment le Royal Group (doté d’environ 300 milliards de dollars d’actifs), la First Abu Dhabi Bank (FAB) et la plateforme d’investissement climatique Alterra, sans oublier des intérêts considérables dans les secteurs de l’énergie, de l’immobilier, de la santé et de la technologie.
Une influence financière, sécuritaire et diplomatique
Tahnoun occupe également le poste de conseiller à la sécurité nationale des Émirats. Il cumule ainsi une influence financière et sécuritaire, incarnant un profil rare : celui d’une personnalité qui allie la gestion de la richesse nationale au contrôle des services de renseignement.
Tahnoun est l’un des fils du cheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan et de son épouse Fatima bint Mubarak Al Ketbi surnommée Oum al Imarat (Mère des Émirats), connue sous le nom de Bani Fatima (Les enfants de Fatima). Cette fratrie domine aujourd’hui les principaux leviers du pouvoir à Abou Dhabi. À son retour des États-Unis en 1995, Tahnoun a pris en charge le bureau privé de son père, avant de fonder le Royal Group, devenu l’un des principaux vecteurs des intérêts commerciaux de la famille. Après le décès du cheikh Zayed en 2004, son rôle dans la sphère financière s’est renforcé et en 2014, il est devenu conseiller adjoint à la sécurité nationale, avant d’accéder à la fonction suprême au sein de cette institution en 2016.
Toutefois, son influence n’est pas exempte de controverses. Le Guardian souligne que la distinction entre la fortune personnelle de la famille régnante et les actifs censés appartenir à l’État ou aux citoyens émiratis demeure floue. Par ailleurs, certains hommes d’affaires locaux critiquent l’expansion des entités liées à Tahnoun dans des secteurs tels que la santé, estimant qu’elle entrave la compétitivité des entreprises privées.
Le nom de Tahnoun est également associé au développement des capacités de renseignement des Émirats. L’un des projets les plus notables apparus au cours de la dernière décennie est le Project Raven, un programme secret de surveillance électronique auquel ont participé d’anciens employés de la NSA (Agence de sécurité nationale américaine).
Selon le Guardian, ce programme, initialement destiné à la lutte antiterroriste, a par la suite été étendu pour cibler des opposants, des militants et des journalistes. Les Émirats ont également été liés à l’utilisation du logiciel espion israélien Pegasus pour cibler les téléphones de diverses personnalités.
Dans ce contexte, l’affaire de l’universitaire britannique Matthew Hedges est particulièrement marquante. Arrêté aux Émirats en 2018 et condamné à la réclusion à perpétuité, il a finalement bénéficié d’une grâce. Le gouvernement émirati nie qu’il ait subi des actes de torture, affirmant qu’il a, au contraire, reçu des soins appropriés. L’activiste émirati Ahmed Mansoor, emprisonné en 2017 après avoir critiqué le gouvernement, a également été pris pour cible. Selon certaines informations, son téléphone ainsi que ceux des membres de sa famille auraient été piratés, il purge, depuis lors, une peine de prison.
Abou Dhabi justifie son approche sécuritaire en invoquant les menaces auxquelles le pays est confronté dans une région instable ainsi que ses inquiétudes face aux groupes islamistes –qu’ils soient armés ou politiques– et à l’instabilité régionale.
De l’espionnage à l’intelligence artificielle
Après le démantèlement de DarkMatter, une entité liée aux opérations de surveillance électronique, Tahnoun s’est tourné vers le domaine de l’intelligence artificielle (IA) en fondant G42, devenue l’une des entreprises technologiques les plus importantes des Émirats.
G42 combine technologie, données et infrastructure informatique, et cherche à bâtir ce qu’elle appelle un «réseau d’intelligence» s’appuyant sur des centres de données, des puces électroniques et des systèmes d’IA.
Microsoft a investi 1,5 milliard de dollars dans G42 tandis que l’entreprise entretient des relations d’investissement et des partenariats avec des sociétés telles qu’OpenAI, Anthropic et xAI. Sam Altman, PDG d’OpenAI, décrit d’ailleurs Tahnoun comme un ami qui lui est cher.
Toutefois, les relations avec les Émirats ont suscité des inquiétudes à Washington quant à un éventuel transfert de technologies de pointe vers la Chine. Cette situation a conduit l’administration de Joe Biden à imposer des restrictions sur l’exportation de puces d’intelligence artificielle avancées vers les Émirats. Par la suite, l’administration Trump a assoupli ces restrictions, permettant ainsi l’afflux de grandes quantités de ces puces dans le pays.
Parallèlement, les liens financiers entre Tahnoun et la famille Trump se sont développés, incluant notamment des investissements très controversées dans la société World Liberty liée à la famille du président américain. Un précédent article paru dans Kapitalis («Les scandales financiers de la famille Trump») est revenu en détail sur cet investissement qui agace beaucoup à Washington et surtout au sein du Congrès. Mais la Maison-Blanche et l’entreprise ont nié tout lien entre ces investissements et les accords relatifs aux puces électroniques.
Des ambitions qui dépassent les frontières des Émirats
Les partisans de Tahnoun estiment qu’il pilote la transformation des Émirats, faisant passer le pays d’une économie dépendante du pétrole à une puissance mondiale dans les domaines de la technologie et de la finance. G42 travaille sur des projets de centres de données d’envergure, tant aux Émirats qu’aux États-Unis avec des investissements liés à l’infrastructure de l’intelligence artificielle se chiffrant en centaines de milliards de dollars.
À l’inverse, ses détracteurs craignent que la concentration d’une telle masse de données et de capacités informatiques entre les mains d’une personnalité cumulant pouvoir économique et responsabilités sécuritaires ne fasse peser des risques en matière de vie privée et de surveillance. Le Guardian souligne que les Émirats ont recours à l’IA tout en adoptant un modèle politique hautement centralisé. Il n’existe ni partis politiques ni syndicats indépendants, toute forme d’opposition est bannie et les manifestations sont interdites.
L’influence émiratie s’étend également au-delà des frontières nationales par le biais d’investissements, de la gestion de ports, de partenariats sécuritaires et de flux financiers au Moyen-Orient et en Afrique.
Des liens étroits avec Donald Trump
Tahnoun est par ailleurs devenu une figure clé des relations entre les Émirats et les États-Unis. Il a été reçu par Trump à la Maison-Blanche, tandis qu’Abou Dhabi a réalisé des investissements massifs dans l’économie américaine.
Dans le contexte de tensions avec l’Iran, des centres de données situés aux Émirats ont été la cible d’attaques iraniennes, Tahnoun s’est alors impliqué dans des efforts diplomatiques secrets visant à protéger son pays et ses intérêts économiques. Selon des rapports médiatiques, il a accueilli de hauts responsables iraniens et ses démarches ont contribué à aboutir à des arrangements qui ont atténué le risque que les Émirats soient pris pour cible.
Par la suite, les États-Unis ont levé les restrictions qui pesaient encore sur l’exportation vers les Émirats de puces électroniques avancées destinées à l’IA.
C’est ainsi que «Ben»— cet étudiant discret qui fréquentait jadis une salle de jiu-jitsu en Californie s’est retrouvé à une position charnière au confluent de la finance, du renseignement, de la technologie et de la diplomatie. Selon le Guardian, son parcours illustre l’ascension d’Abou Dhabi en tant que puissance régionale et acteur mondial ainsi que le rôle croissant d’une personnalité qui préfère agir dans l’ombre alors même que son empire s’étend au cœur de l’économie numérique mondiale.
* L’Ultimate Fighting Championship (UFC) est une organisation internationale d’arts martiaux mixtes (MMA), actuellement reconnue comme la plus importante ligue mondiale de ce sport de combat.