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Le 9 avril 1938 | Quand le Destour devient Néo

09. April 2026 um 13:10

Le 9 avril 1938 marque un point de rupture dans l’histoire du mouvement nationaliste tunisien. Rappel de quelques faits historiques sur ce tournant décisif dans le mouvement national tunisien…

Pr Moncef Ben Slimane *

Quelques jours, avant les manifestations, le 4 avril, Slimane Ben Slimane et Youssef Rouissi sont arrêtés à Souk El Arba (actuelle Jendouba) alors qu’ils organisaient une réunion pour appeler à la désobéissance civile. Le 9 avril, les manifestations sont violemment réprimées. Des figures majeures du mouvement, comme Ali Belhouane, Habib Bourguiba ou encore Salah Ben Youssef sont arrêtées. La direction du Néo-Destour est jugée au cours du fameux procès de Guérin, de Cayla puis emprisonnée pour plusieurs années au Fort Saint-Nicolas, à Marseille. La confrontation avec le pouvoir colonial est désormais ouverte. 

Dans la Tunisie des années 1930, tous les ingrédients d’une crise majeure sont réunis. La situation économique se dégrade, frappant durement ouvriers, paysans et artisans. En parallèle, les autorités du protectorat français durcissent leur politique et multiplient les atteintes à l’identité nationale. Une compagnie de naturalisation de Tunisiens est lancée, soutenue par les oulémas de la Zitouna avec leur tête le cheikh Tahar Ben Achour.

Du réformisme à la désobéissance civile

Dans ce contexte tendu, une nouvelle génération de militants nationalistes s’impose. Portée notamment par des figures comme Ali Belhouane, elle remet en cause les méthodes jugées trop prudentes du Destour de Abdelaziz Thaâlbi et prône une action directe contre la domination coloniale.

Au sein du Néo-Destour, les débats s’intensifient. Faut-il continuer à négocier des réformes ou rompre définitivement avec toute forme de compromis ?

Mais la fracture devient politique. Une partie des dirigeants néo-destouriens rejette toute solution d’autonomie sous contrôle français et revendique l’indépendance totale. Cette position s’accompagne d’un changement de stratégie : la mobilisation populaire et la désobéissance civile remplacent progressivement les démarches réformistes.

Avril 1938 vient cristalliser cette évolution. Face à l’agitation croissante, les autorités coloniales choisissent la manière forte. Arrestations massives, manifestations réprimées dans le sang, procès politiques : la répression est brutale et systématique.

Slimane Ben Slimane et Habib Bourguiba: restituer la mémoire nationale.

Construire une mémoire nationale

C’est en cela qu’avril 1938 fait date. Non seulement parce qu’il révèle la violence du système colonial, mais parce qu’il consacre une certitude chez les nationalistes tunisiens : l’indépendance ne se négocie pas, elle s’imposera.

Et pourtant, près d’un siècle plus tard, certaines mémoires continuent d’être reléguées dans l’ombre. J’espère que la direction du Centre national de la traduction prendra le temps de lire ces lignes, elle qui refuse de traduire en langue arabe les ‘‘Souvenirs politiques’’ de Slimane Ben Slimane, au motif de «Qui c’est ce monsieur !? on ne traduit que les choses importantes pour l’histoire de la Tunisie».

Mais au-delà de cette réaction banale et classique de l’administration, une autre question demeure : celle de la mémoire. Car une nation ne se construit pas seulement par les luttes qu’elle mène, mais aussi par la manière dont elle choisit de les raconter, de les transmettre et de les reconnaître.

Construire une mémoire nationale exige une démarche rigoureuse, lucide et juste — une démarche qui ne sélectionne pas, n’efface pas, mais restitue la pluralité des engagements, des parcours et des voix qui ont façonné l’histoire de la Tunisie.

À défaut, ce ne sont pas seulement des hommes que l’on oublie, mais des pans entiers de ce qui fait la vérité d’une nation.

* Universitaire.

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À Monastir, Kaïs Saïed appelle la télévision nationale à moderniser son discours

06. April 2026 um 11:55

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé ce lundi matin la cérémonie commémorative du 26ème anniversaire de la mort du leader Habib Bourguiba, au mausolée de Monastir.

À cette occasion, le président de la République a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du regretté Zaim Habib Bourguiba. Puis il a récité la Fatiha pour le repos de son âme, en présence d’une délégation de résistants et de militants, de membres de la famille Bourguiba et de plusieurs responsables de la région.

Précédemment, le président de la République rendait les honneurs au drapeau et passait en revue un détachement des trois armées qui lui a rendu les honneurs.

En outre, il a répondu aux questions des journalistes, exhortant notamment la Télévision nationale à moderniser son discours. 

Kaïs Saïed insiste sur l’urgence de matérialiser les droits fondamentaux que sont la santé, l’éducation et le transport dans le quotidien des citoyens, au-delà des simples statistiques. Il promet une poursuite du démantèlement des monopoles et des spéculations Et ce, via un processus de « purification » initié en 2010 mais inachevé.

Dénonçant une administration « sabotée », le chef de l’État salue le patriotisme de nombreux fonctionnaires. Des projets financés existent, mais ils butent sur des bureaucraties et intérêts particuliers.

Une nouvelle fois, le chef de l’Etat réclame la restitution des avoirs publics détournés, propriété du peuple, via des mécanismes incluant une réconciliation conditionnelle.

Par ailleurs, Kaïs Saïed fustige les réseaux pro-étrangers et les tentatives de déstabilisation. Tout en affirmant que le peuple tunisien a su faire le tri.

Face aux défis socio-économiques et au contexte international, le président de la République Tunisienne annonce encore des mesures imminentes. Elles serviront à booster le pouvoir d’achat et soutenir les plus vulnérables, via des projets ciblant les revenus et les besoins essentiels.

De plus, la Pharmacie centrale et d’autres institutions publiques ne seront pas privatisées ni bradées. Car elles appartiennent au peuple tunisien, martèle-t-il.

Au final, sur fond de souveraineté, le président appelle donc à une mobilisation nationale autour de la justice, la liberté et la dignité, portée par la jeunesse. Il s’est engagé à servir tous les Tunisiens équitablement, qualifiant chaque minute sans action de « perte de temps » face aux attentes populaires.

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Hommage à Habib Bourguiba : 26 ans après sa disparition

06. April 2026 um 10:01

Le 6 avril 2026 marque le 26ème anniversaire de la mort du premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba. Quarante ans après avoir quitté le pouvoir, Habib Bourguiba reste une figure marquante du monde contemporain, non seulement pour la Tunisie mais aussi à l’échelle internationale. D’ailleurs, il demeure plus vivant que jamais parmi nous.

Pour lui rendre hommage, beaucoup de personnes ont livré leurs témoignages notamment via ses réalisations économiques et sociales…

Ezzeddine Zayani, ancien diplomate, estime que Habib Bourguiba ne s’est pas réduit au mausolée de Monastir, où certains viennent se recueillir parfois à des desseins partisans. Mais il a habité la mémoire collective, s’est installé dans les esprits, a été cité sans relâche dans les discussions sérieuses. Il incarne les plus belles pages de l’histoire tunisienne et universelle, pages qui, génération après génération, témoigneront de sa grandeur, de son rayonnement et de sa justesse de vue, inspirant encore respect et estime.

Il précise dans  son témoignage : « Je n’ai aucun lien de parenté avec le Zaim, je ne suis pas natif de Monastir. Pourtant, sans même me connaître, il m’a tant donné comme à tant d’autres Tunisiens. Surtout, il m’a légué le savoir, cet outil précieux qui, quel que soit le niveau intellectuel, permet de discerner, de juger, de jauger sans effort, pour échapper aux affres de la manipulation. »

 

Lire aussi: Habib Bourguiba, symbole de vision et de modernité pour la Tunisie et le monde

Ali Gannoun, professeur à l’université de Montpellier (France) a fait savoir que nombreux seront ceux qui se rassembleront autour de son mausolée à Monastir pour réciter la Fatiha. « Ces visites, parfois motivées par des calculs politiques, ne sauraient occulter la gloire légitime qui revient au seul Bourguiba. Son intelligence visionnaire contrastait avec les approches plus opportunistes de certains. Leader incontesté, il a su guider la Tunisie vers l’indépendance et le progrès, tandis que d’autres se contentent souvent d’ajustements tactiques en politique. Au-dessus de tout, Bourguiba aimait profondément la Tunisie; chez certains, l’intérêt personnel semble primer. Qu’ils se le disent : Bourguiba reste unique et le demeurera. La révolution de 2010-2011 a, paradoxalement, restauré son honneur en révélant les limites de ceux qui ont cherché, par leurs actes, à minimiser son histoire et son œuvre » relève-t-il.

Ainsi, à travers ces témoignages croisés, Habib Bourguiba transcende le temps : non pas en tant que figure du passé, mais tel un phare éternel pour la Tunisie d’aujourd’hui et de demain.

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Bourguiba, un destin hors du commun

06. April 2026 um 07:46

Le 6 avril 2000, Habib Bourguiba, premier président de la Tunisie indépendante, tira sa révérence. Il fut le libérateur de la nation, le 20 mars 1956, et le fondateur de la république, le 25 juillet 1957, le jour où l’assemblée nationale constituante abolit la monarchie fondée par Hussein Ben Ali, le 15 juillet 1705. Un destin hors du commun qui mérite d’être mis en exergue et médité.

Raouf Chatty *

Pour ses nombreux admirateurs comme pour ses détracteurs, il fut un grand leader qui a donné un statut à son pays sur la scène régionale et internationale et œuvré pour la construction d’un État laïque, libéré du tribalisme, respectueux des droits de la femme et porté sur la modernité et le progrès.

Vingt-six ans après la disparition du «Combattant suprême», les Tunisiens, ou une écrasante majorité d’entre eux, invoquent son œuvre colossale. Ils le considèrent comme le père de la nation, un homme d’État, un visionnaire, un bâtisseur et un homme de progrès, même s’il a été autoritaire, comme la plupart des dirigeants du tiers-monde à son époque.

D’aucuns affirment que Bourguiba était un véritable animal politique. Il privilégiait le pragmatisme, le travail de terrain et la lecture lucide des réalités, loin des idéologies qui foisonnaient à son époque. On évoque aujourd’hui encore ses discours prémonitoires et quasi-prophétiques, comme celui prononcé à Jéricho, en Jordanie, en 1965, appelant les Palestiniens à accepter la résolution des Nations Unies sur le partage de la Palestine en deux États, l’un pour les Palestiniens, l’autre pour les Israéliens, comme une étape dans la lutte pour libération totale du territoire, tout comme celui prononcé au Palmarium, à Tunis, en 1972, au cours duquel il a recadré sèchement le colonel Mouammer Kadhafi…

Une véritable boule de feu

Comme tout grand homme politique, Bourguiba était un fin connaisseur de l’histoire de son pays et des autres nations. Ceux qui l’avaient côtoyé de près durant le combat pour l’indépendance et la construction de l’Etat postindépendance, se souviennent d’un homme dynamique et toujours en mouvement, une véritable boule de feu.

Durant sa vie, comme élève au collège Sadiki, étudiant en droit et sciences politiques à Paris, militant nationaliste, journaliste, politicien et homme d’État, il a brillé par sa vivacité intellectuelle et son charisme irrésistible. Il avait sillonné la Tunisie en long et en large et plus d’une fois, instauré la méthode du contact direct dont il a fait sa devise et sa méthode, organisé des centaines de meetings populaires, rencontré des dizaines de milliers de gens, tissé de fortes relations avec les notables locaux pour les associer à son combat. Il avait aussi visité des dizaines de pays à travers le monde pour défendre la cause de la Tunisie durant la période coloniale, comme après l’indépendance, pour défendre les intérêts de la jeune nation.

Bourguiba s’était lié d’amitié avec des dizaines d’hommes d’État et de hauts responsables politiques à travers le monde : De Gaulle, Mendes France, Mitterrand, Chirac, Nasser, Sadate, Mohamed V, Hassan II, Boumediene, Senghor, Arafat, Helmut Kohl, Willy Brant et bin d’autres sommités de son époque…

Habib Chatty, son ministre des Affaires étrangères entre 1974 et 1977, souligne dans ses mémoires publiés en France en 2022 que Bourguiba, soucieux du statut international de la Tunisie, avait décliné en dernière minute l’invitation du président de l’Union Soviétique Léonid Brejenev, exigeant d’être reçu par son homologue à l’aéroport et non par le ministre des Affaires étrangères André Gromyko comme le voulait le protocole soviétique, refusant d’être traité comme certains chefs d’État africains à l’époque.

Consécration de l’autorité de l’Etat

Avec le temps, grâce à la force de ses idées, la clarté de ses objectifs, la puissance de sa détermination et la rigueur de sa démarche, il avait réussi à bâtir un nouvel État et à faire resusciter une nation trois fois millénaire : la Tunisie, l’héritière de Carthage…

Lucide, Bourguiba a misé, depuis son accession à la magistrature suprême, sur la consécration de l’autorité de l’Etat, l’émancipation de la femme, la généralisation de l’éducation et l’instauration du planning familial et du contrôle des naissances, afin de garantir les conditions d’un développement équilibré. Sans cette vision stratégique, la Tunisie compterait aujourd’hui 26 millions d’habitants, soit plus que le double de sa population actuelle : 12,5 millions.

Rien que sur ce plan, l’homme mérite d’être célébré comme un grand bâtisseur à l’échelle de sa petite nation qu’il a sauvée des affres du sous-développement.

Bourguiba savait également s’entourer de responsables très compétents comme le furent Hedi Nouira, Mongi Slim, Mahmoud Messadi, Chedly Klibi, Idriss Guiga, Lassaad Ben Osman, Mansour Molla, Chedly Ayari….

L’homme est aujourd’hui cité dans les annales politiques et diplomatiques parmi les grands chefs d’État au vingtième siècle. Il restera toujours une source de fierté pour notre pays. *

* Ancien ambassadeur.

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El Fouladh | De l’asphyxie financière à la refonte stratégique

06. April 2026 um 07:29

Réuni le 17 mars 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, un conseil ministériel restreint a tranché : Société tunisienne de sidérurgie El Fouladh (Menzel Bourguiba, Bizerte) sera restructurée en profondeur, sans ouverture du capital. Tout en réaffirmant le principe de la préservation du patrimoine public, le gouvernement a établi un plan de sauvetage et de restructuration inscrit dans une logique de valorisation des ressources locales.

Lotfi Sahli

El Fouladh, acteur historique de l’industrie nationale, traverse la plus grave crise de son histoire. L’exercice 2024 a accouché de résultats alarmants : un chiffre d’affaires en chute libre de 25 % (113,5 millions de dinars contre 145,7 millions en 2023) et une perte nette qui s’est creusée à 69,2 millions de dinars, contre 42 millions l’année précédente.

Le rapport des commissaires aux comptes ne laisse aucun doute : la société souffre d’une «accumulation des pertes et d’un alourdissement de l’endettement» qui appelle une «intervention urgente».

Situation financière et opérationnelle intenable

Les causes de cette dégradation sont multiples. Sur le plan commercial, les ventes de ronds à béton, qui représentaient encore récemment l’essentiel de l’activité, ont chuté de 17,5 % en volume. La production industrielle a suivi la même pente descendante, avec un recul global de 11 % en 2024 par rapport à 2023. L’aciérie n’a fonctionné qu’à 68 % de ses objectifs, la tréfilerie à 22 % et les structures métalliques à 34 %. Des arrêts à répétition – manque de personnel, ruptures d’électrodes, coupures d’eau, vétusté des équipements – ont paralysé les ateliers.

À cela s’ajoute un endettement colossal : plus de 308 millions de dinars de concours bancaires, des arriérés de 146 millions de dinars envers la CNSS (principal et pénalités) et 177 millions de dinars dus à la Steg. Des accords de paiement ont été conclus avec certains créanciers, mais ils ne suffisent pas à enrayer l’hémorragie.

Pourtant, El Fouladh dispose d’atouts indéniables : une maîtrise technique, des certifications de qualité (Innorpi, Afcab), et un positionnement stratégique dans un secteur où la Tunisie importe encore pour plus de 300 millions de dollars d’acier par an. C’est sur cette base que l’État a décidé un processus de restructuration de l’entreprise.

Le président Saïed en visite à l’usine El Fouladh en décembre 2023.

Devise de l’Etat : sauver sans privatiser

Réuni le 17 mars 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, un conseil ministériel restreint a tranché : El Fouladh sera restructurée en profondeur, sans ouverture du capital. La préservation du patrimoine public est un principe affirmé. Le plan de sauvetage repose sur quatre piliers, dévoilés par la presse :  

1. Un nouveau modèle économique pour sortir de la monoculture du fer à béton : jusqu’ici, les ronds à béton contribuaient à près de 75 % du chiffre d’affaires. Désormais, ce taux sera ramené à moins de 10 %. Le cœur de métier deviendra la fabrication de billettes d’acier, qui représentera plus de 90 % du chiffre d’affaires.

L’objectif industriel est ambitieux : porter la capacité de production à 600 000 tonnes de billettes par an (en deux étapes : 300 000 tonnes puis 600 000 tonnes), permettant d’alimenter l’ensemble des laminoirs privés tunisiens et de substituer progressivement les importations.

2. Souveraineté industrielle et réduction des importations : la restructuration s’inscrit dans une logique de valorisation des ressources locales. La Tunisie génère chaque année environ 300 000 tonnes de ferraille, jusqu’ici en partie exportée ou sous-exploitée.

Le nouveau programme prévoit de recycler cette matière localement, réduisant ainsi la facture des importations de billettes, qui grève lourdement la balance commerciale de notre pays.

La production de billettes destinées aux transformateurs locaux contribuera également à sécuriser les chaînes d’approvisionnement nationales contre la forte volatilité du marché mondial de l’acier.

3. Un volet social et d’assainissement financier : le gouvernement a intégré des objectifs sociaux clairs : la montée en puissance du nouveau modèle devrait permettre la création de 6 600 emplois, directs et indirects.

Parallèlement, le plan d’affaires vise à générer des flux de trésorerie suffisants pour honorer les dettes accumulées, selon des échéanciers déjà négociés avec la CNSS et les fournisseurs d’énergie.

L’assainissement passe aussi par un programme d’investissement dans de nouvelles infrastructures, avec le soutien de financements étrangers garantis par l’État.

4. Exclusion de toute privatisation : la cheffe du gouvernement a tenu à clarifier la ligne politique : «sauver sans privatiser». Conformément aux orientations présidentielles, El Fouladh restera une entreprise publique, placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie, et son capital ne sera pas ouvert à des actionnaires privés. L’objectif est de restaurer sa place de pilier de l’industrie sidérurgique nationale tout en préservant son statut d’établissement public.

Vers une renaissance industrielle ?

Le programme de restructuration est ambitieux et rend le projet potentiellement porteur. La modernisation de l’outil productif, la spécialisation dans les billettes et la sécurisation de l’approvisionnement en ferraille locale pourraient faire d’El Fouladh un fournisseur incontournable, réduisant durablement la dépendance extérieure du pays.

L’assemblée générale ordinaire du 31 mars 2026, qui doit nommer de nouveaux administrateurs, marquera la première étape de cette refonte.

Reste à concrétiser les financements, à mener à bien les projets de dépollution et de mise aux normes environnementales (notamment dans le cadre du programme Ecopact), et à mobiliser les compétences internes pour que l’industrie sidérurgique tunisienne redevienne un fleuron.

Si le projet de restructuration se concrétise, El Fouladh pourra passer du statut d’entreprise sinistrée à celui de locomotive de la souveraineté industrielle.

Pour espérer réussir cette restructuration, ont doit :

– accélérer l’assainissement financier;

– accélérer la modernisation des installations de production ;

– consentir un effort supplémentaire pour rendre l’activité industrielle rentable à l’instar des années 2021 (+14,4 MDT) et 2022 (+31,1 MDT).

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«Emergence du Corps» | Rétrospective Habib Chebil à la Maison des Arts

30. März 2026 um 09:06

L’exposition rétrospective «Émergence du corps», consacrée à l’artiste plasticien Habib Chebil (1936-2004) se tient du 28 mars au 26 avril 2026 à la Maison des Arts du Belvédère, Tunis. Elle réunit 26 œuvres issues du Fonds national des arts plastiques, présentées par la direction des arts plastiques relevant du ministère des Affaires culturelles, avec la collaboration Théâtre national tunisien.

L’exposition propose une lecture de l’œuvre de Chebil à la croisée de la peinture et du théâtre où le corps s’impose comme un espace de recherche plastique.

Le commissaire de l’exposition, Sami Ben Ameur, plasticien et historien de l’art, ancien élève et proche de l’artiste, décrit Chebil comme «une figure majeure de la modernité tunisienne». «Il ne s’agit pas seulement de montrer des œuvres, mais de restituer un parcours et une présence », confie-t-il à l’agence Tap.

Selon lui, l’influence initiale de Nicolas de Staël – perceptible dans la gestion des masses à travers des œuvres telles que ‘‘Composition bleue’’ ou ‘‘Hommage à un portrait’’ – a constitué un point d’ancrage dont l’artiste s’est progressivement affranchi pour repenser les codes de l’École de Tunis.

Chez Chebil, «le corps se construit par la couleur et la lumière, dans un processus prolongeant le travail scénique», explique Ben Ameur, en évoquant aussi l’expérience théâtrale de l’artiste qui a fondé, en 1978, le Théâtre du Triangle qui lui permit, à travers plusieurs créations, d’explorer une écriture scénique également centrée sur le corps, la lumière et l’espace. Plusieurs figures du théâtre tunisien, dont Kamel Touati, Fathi Haddaoui et Lamine Nahdi, y ont été formées, rappelle-t-il.

Habib Chebil a participé à de nombreuses expositions en Tunisie et à l’étranger et reçu plusieurs distinctions, dont le Premier prix du Festival de la Francophonie à Québec en 1994. Son œuvre se distingue par le croisement entre peinture, théâtre et scénographie, et par une recherche constante sur la relation entre le corps, l’espace et le symbole.

Une rencontre autour de l’artiste, accompagnée de la publication d’un catalogue, est prévue le 26 avril au Théâtre du 4e Art.

Le parcours de Habib Chebil est celui d’un intellectuel accompli. Né à Menzel Bourguiba, près de Bizerte, il se forme aux Écoles des Beaux-Arts de Nice (1956), de Tunis et de Paris. Enseignant dès 1964 à l’École des Beaux-Arts de Tunis ainsi qu’à l’Institut supérieur d’art dramatique (Isad), il développe une approche singulière à la croisée des pratiques plastiques et scéniques.

Présent au vernissage, l’artiste irakien installé en Tunisie Samir Bayati décrit des œuvres «construites dans une économie de moyens, avec une dominante de tons sombres et une tension intérieure constante». Il estime que la dimension théâtrale réside dans l’organisation du corps et de la lumière au sein de l’espace pictural. «Certaines surfaces portent encore les traces des conditions de conservation», dit-il, regrettant l’absence de datation qui complique le suivi chronologique de l’évolution du travail.

D’après Tap.

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70 ans d’indépendance | Paroles d’héritiers du mouvement national

27. März 2026 um 11:29

Dans le cadre de la commémoration du 70 anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, une rencontre intitulée «Témoignage et hommage aux artisans de la liberté et du mouvement national» sera organisée le dimanche 29 mars 2026 à la Librairie Al Kitab Mutuelleville, à Tunis, afin de rappeler le rôle joué par plusieurs figures marquantes de la lutte anticoloniale.

Originalité de cette initiative : ce sont les enfants de militants et de leaders du mouvement national qui prendront la parole. À travers leurs témoignages, ils reviendront sur les parcours de leurs parents, évoquant les années de mobilisation politique, les périodes de clandestinité, d’emprisonnement ou d’exil qui ont jalonné la lutte pour la liberté.

Ces hommes et ces femmes provenaient d’horizons politiques variés et ont milité au sein d’organisations différentes — qu’il s’agisse du Néo-Destour, du mouvement syndical ou encore du courant communiste. Malgré cette diversité d’engagements et parfois de visions, tous partageaient une même ambition : mettre fin au protectorat et permettre à la Tunisie d’accéder à la souveraineté nationale.

La rencontre permettra également de revenir sur l’itinéraire de plusieurs grandes figures du mouvement national. Parmi elles, Habib Bourguiba, fondateur du Néo-Destour et acteur central de la lutte politique contre le protectorat français. Dès les années 1930, il s’impose comme l’un des principaux dirigeants du mouvement national et joue un rôle déterminant dans le processus qui mènera à l’indépendance de 1956.

Le syndicaliste Farhat Hached, fondateur de l’UGTT, sera également évoqué pour le rôle majeur qu’il a joué dans la mobilisation des travailleurs contre la domination coloniale avant son assassinat en 1952. Le parcours du médecin et dirigeant nationaliste Mahmoud El Materi, cofondateur du Néo-Destour, sera rappelé pour sa contribution à l’organisation politique du mouvement national.

La rencontre évoquera aussi l’engagement de Bahi Ladgham, militant destourien impliqué dans les démarches politiques qui ont accompagné les dernières étapes de la lutte pour l’indépendance.

D’autres figures seront également mises à l’honneur, comme Slimane Ben Slimane, médecin et militant engagé contre le système colonial, Ahmed Ben Miled, acteur actif du mouvement national, ainsi que Ali Jrad, secrétaire général du Parti communiste tunisien avant l’indépendance.

Une attention particulière sera également portée à Ahmed Tlili, figure importante du syndicalisme tunisien, ayant contribué à la mobilisation des travailleurs dans le contexte de la lutte pour l’indépendance.

La contribution des femmes à la lutte nationale sera également rappelée à travers la figure de Bchira Ben Mrad, pionnière du mouvement féministe tunisien.

Au-delà de la commémoration, cette rencontre ambitionne de proposer une autre manière de revisiter la mémoire nationale, en rupture avec une histoire officielle parfois réductrice, afin de rendre justice à toutes les figures du combat pour la liberté et l’indépendance.

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Avenue Habib-Bourguiba : grande marche citoyenne contre l’injustice et pour les droits fondamentaux

06. Dezember 2025 um 22:58
Avenue Habib-Bourguiba : grande marche citoyenne contre l’injustice et pour les droits fondamentaux

Samedi 6 décembre 2025, le centre de Tunis a été le théâtre d’une mobilisation citoyenne d’ampleur, rassemblant de personnes venues dénoncer ce qu’elles considèrent comme une répression politique croissante. Sous le mot d’ordre « L’opposition n’est pas un crime », la marche a réuni un large éventail de participants : organisations de la société civile, […]

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Enclavé mais convoité : le succès discret d’El Mouradi Hammam Bourguiba

Perché sur les hauteurs de la région de Hammam-Bourguiba à 15 km environ de Aïn Draham, El Mouradi Hammam Bourguiba est un établissement d’exception de par son emplacement et de ses offres de services et de bien-être. 

L’hôtel El Mouradi Hammam Bourguiba est une destination privilégiée pas uniquement les curistes tunisiens mais également pour les Algériens cherchant un refuge où ils pourront se défaire de leur stress et de leur fatigue ou de se remettre de leur maladies chroniques étant donné que quelques kilomètres seulement séparent l’établissement des frontières algériennes.

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Des structures sportives aux normes internationales

En fait, El Mouradi Hammam Bourguiba n’est pas un simple hôtel mais tout un complexe disposant d’une unité hôtelière 4 étoiles comptant 174 chambres dont 4 suites junior avec une suite présidentielle, outre deux restaurants-buffet et à la carte et d’un salon-bar. De plus, il dispose d’un centre thermal équipé d’appareils modernes et à la pointe de la technologie.

Par ailleurs, le complexe est fortement sollicité par les équipes sportives professionnelles tunisiennes ou étrangères dans le but de passer des séjours de préparation physique ou des stages bloqués avant le démarrage des compétitions. Ses trois terrains de football en gazon naturel aux normes de la Fifa (105 m x 68 m), récemment rénovés, son terrain annexe (90 m x 45 m), sa salle de musculation et la salle de fitness avec la piscine couverte avec jacuzzis offrent un cadre idyllique pour une remise en forme physique ou une préparation sportive réussie.

Centre thermal d’exception

Ce qui fait l’exception du complexe El Mouradi Hammam Bourguiba, c’est surtout son centre thermal doté d’équipements modernes et de technologie de pointe, permettant des traitements sur mesure et offrant le choix entre plusieurs cures comme l’ORL, la rhumatologie, l’électrothérapie, la rééducation fonctionnelle et mécanique, la dermatologie, etc. Son équipe médicale et paramédicale est composée de professionnels aux petits soins des curistes.

Une prise en charge est effectuée dès leur arrivé par un personnel accueillant et souriant. Le centre propose des soins adaptés à chaque besoin. « Nous proposons plusieurs cures à l’instar de l’ORL, la rhumatologie, l’électrothérapie, la rééducation fonctionnelle et la dermatologie. La cure ORL est constituée de gargarisme, de douche nasale, de l’humage, de l’inhalation, de douche pharyngée et de l’aérosol thermal. La durée de chaque soin est de 5 à 8 minutes. Elle est prescrite, entre autres, pour le traitement de la rhinite allergique, la sinusite, l’asthme », explique Houyem Souidene, médecin du centre.

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Houyem Souidene, médecin du centre.

La cure ORL est basée sur le traitement avec l’eau thermale de la source basse (l’eucalyptus). Riche en bicarbonate, elle est aussi très efficace pour les cas allergiques. Les eaux thermales sulfurées garantissent un pouvoir thérapeutique élevé grâce au soufre qui interagit naturellement sur l’organisme.

Le centre est également un endroit de choix pour le traitement des maladies rhumatismales grâce à la combinaison de plusieurs facteurs naturels non seulement les eaux thermales sulfurées mais aussi le climat, le soleil, la pureté de l’air et le faible degré d’humidité. Entre douche à affusion, douche à jet et douche manteau avec bain partiel, le patient pourra se remettre peu à peu des séquelles des maladies comme l’arthrose, les lombalgies chroniques, les rhumatismes inflammatoires, les séquelles postopératoires ou post-traumatiques.

Cures de bien-être

Le centre est également un espace pour les séjours bien-être en bénéficiant des cures proposées apportant relaxation et détente selon un programme de soins doux visant à faire le plein en soufre, en iode et en minéraux. Les séances d’aérosol thermal et d’inhalation, l’enveloppement d’algue, le bain hydro-massant et le massage permettent au curiste de retrouver sa vivacité d’antan et de rompre avec les facteurs de fatigue et de stress imposés par le rythme de la vie. Il y a également les cures pour les jambes lourdes et post-natales avec des cures spécifiques pour la remise en forme dédiés aux sportifs amateurs ou de haut niveau.

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Zouheir Mhiri, directeur de l’établissement.

Région enclavée

Le directeur d’El Mouradi Hammam Bourguiba, Zouheir Mhiri, affirme que le complexe dispose de tous les atouts, les structures et d’un grand potentiel lui permettant de réaliser des résultats beaucoup plus importants si on arrivait à désenclaver la région. « La mauvaise situation de la route menant à Hammam Bourguiba et l’aéroport fermé (de Tabarka ndlr) freinent le développement de l’activité du complexe », estime-t-il.

Tarifs réduits

Il est à noter, dans ce cadre, que le taux de remplissage de l’hôtel est en moyenne de 70% dont la clientèle algérienne représente 30%. El Mouradi Hammam Bourguiba essaie d’améliorer son taux d’occupation avec des offres promotionnelles et des tarifs attractifs au profit des équipes sportives. « Les packages proposés incluent le séjour, l’exploitation des structures sportives et les cures de remise en forme », explique pour sa part Bassem Znati, directeur des Ventes de l’établissement.

Bassem Znati, directeur des Ventes de l’hôtel El Mouradi Hammam Bourguiba.

 

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