Le prix du gaz naturel chute à 57 €/MWh après l’annonce par Donald Trump, sur Truth Social, d’une trêve de cinq jours avec l’Iran; et ce, suite à de « très bons entretiens ». Les contrats TTF d’Amsterdam, référence européenne, dégringolent de plus de 3 %. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it.
Les prix du pétrole ont connu des oscillations violentes : le Brent a plongé jusqu’à 14 % (96 $/baril). Le gaz benchmark européen a suivi la même trajectoire. Avant de rebondir partiellement après le démenti de Téhéran sur ces discussions, selon l’agence Mehr citant ce ministère. Laquelle accuse Trump de chercher à « faire baisser les prix de l’énergie ». Tout en déclarant : » Aucun dialogue n’existe entre Téhéran et Washington. »
Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi 23 mars, avoir engagé des discussions « très bonnes et fructueuses » avec l’Iran au cours des deux derniers jours.
Ces pourparlers visent à parvenir à une « solution complète et globale » des différends américains au Moyen-Orient, a précisé Trump.
Ainsi, dans une décision spectaculaire, le chef des Etats-Unis a ordonné au Département de la Guerre de reporter toutes les frappes militaires. A savoir, plus précisément, celles prévues contre les centrales énergétiques iraniennes et les infrastructures critiques.
Dans ce contexte, les prochaines étapes dépendront entièrement du succès des réunions et négociations en cours. C’est encore ce qu’affirme le locataire de la Maison Blanche, dans son style toujours très caractéristique.
Les élections municipales françaises de 2026 marquent une percée des Franco-tunisiens. Une vingtaine ont déjà été élus maires ou adjoints dans des villes comme Orly, Marseille et Aubervilliers. Ils symbolisent ainsi une diversification des élites locales au profit de profils issus de la diaspora maghrébine.
À Orly, c’est une quadrangulaire, Imène Souid-Ben Cheikh, qui a été réélue maire avec 53% des voix. D’origine tunisienne, cette femme incarne cette vague de renouvellement des élections municipales de 2026.
La diaspora tunisienne à l’honneur
Ce scrutin s’inscrit dans une tendance plus large. Près de 25 Franco-tunisiens ont remporté des postes clés, dont huit mairies et 17 adjoints, selon les résultats provisoires du ministère de l’Intérieur. À Marseille, un adjoint franco-tunisien gère les affaires sociales. Tandis qu’à Aubervilliers, une maire adjointe pilote l’urbanisme.
Ces victoires, souvent dans des banlieues populaires, reflètent l’engagement communautaire et la maîtrise des enjeux locaux comme l’intégration et le développement économique.
Ces élections municipales françaises soulignent comment la double culture tuniso-française devient un atout électoral. Et ce, dans un pays où les électeurs plébiscitent des figures authentiques face aux crises sociales.
L’Afrique forme de plus en plus de doctorants, avec des leaders comme l’Afrique du Sud (plus de 32 000 doctorats entre 2000 et 2018), le Nigeria, le Kenya, et des progrès en Afrique de l’Ouest (Ghana, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin). C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.
Toujours selon Ecofin, ces talents sont sous-utilisés localement en raison d’un faible investissement privé en recherche et développement (R&D), soit seulement 11 % des entreprises. Et parallèlement, le financement public serait inférieur à 1 % du PIB. Tandis qu’un manque de postes stables pousse à la fuite des cerveaux (40 000 PhD africains à l’étranger).
Mais qu’en est-il de la Tunisie dans ce classement ? Réponse : la Tunisie se classe parmi les bons performeurs africains en production doctorale, avec une croissance notable : 792 doctorats en 2010, 1 455 en 2017, 1 748 en 2021, 1 865 en 2022, et environ 2 359 en 2018/2019. Elle compte ~10 559 doctorants inscrits en 2022-23 et près de 7 000 docteurs recensés en 2024, dont 50 % en contrats temporaires ou au chômage.
Ainsi, relèvent des publications scientifiques, la Tunisie se retrouve au 7e rang en Afrique (10 315 en 2023), derrière l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l’Algérie et l’Éthiopie.
À l’instar du reste du continent, les PhD tunisiens brillent à l’étranger mais peinent localement, contrastant avec l’Occident (93 % d’emploi en Europe, 86,6 % aux USA).
Le dirigeant socialiste français Lionel Jospin s’est éteint dimanche 22 mars 2026 à l’âge de 88 ans. Premier ministre de la « gauche plurielle » de 1997 à 2002, il incarna les aspirations de l’union à gauche tout en manquant le rendez-vous de la présidentielle de 1995.
Né en 1937 à Meudon dans une famille protestante militante, Lionel Jospin débute via le trotskysme (OCI) avant de rejoindre le PS en 1971 comme proche de Mitterrand. Premier secrétaire du PS (1981-1988), il pilote l’opposition et l’accord avec les communistes. Puis ministre de l’Éducation (1988-1992), il modernise les lycées et les universités, tout en revalorisant les enseignants.
Premier ministre (1997-2002) sous la cohabitation avec Chirac, il mène la « gauche plurielle » (PS-PCF-Verts) à la victoire lors des législatives de 1997, et impose les 35 heures sans perte de salaire, la CMU et la parité électorale; et ce, malgré les résistances patronales.
Candidat du PS en 1995 (2e) et surtout à la présidentielle en 2002 (éliminé au 1er tour avec 16,18 % face à Chirac et Le Pen), ce séisme le marginalise.
Dans l’ombre de l’indépendance, une opération secrète de 1952 fit trembler la France à l’ONU. Foued Mouakher,dirigeant du Parti destourien libre (PDL), révèle l’exploit oublié de son oncle, Hedi Mouakher : un rapport militaire volé, caché dans une chaussure, et brandi comme arme diplomatique fatale. Une leçon d’héroïsme silencieux.
Voici le témoignage de Foued Mouakher : quand Hedi Mouakher, dans l’ombre, fit condamner la France au cœur des Nations Unies !
Quand la France est condamnée au cœur des Nations Unies… et que la main qui a orchestré l’événement reste inconnue !
« Le 20 mars 1956, la Tunisie n’a pas obtenu son indépendance par hasard : elle l’a arrachée au prix du sang de ses fils et de l’intelligence de ses leaders. Pourtant, certaines victoires décisives n’ont pas été gravées dans l’Histoire comme elles le méritaient… et leurs artisans, optant pour le silence, en ont été effacés.
À l’occasion de la commémoration de l’indépendance, Hedi Mouakher révèle une vérité occultée pendant des décennies : une épopée secrète à l’origine de la condamnation de la France lors de la session plénière spéciale de l’ONU en 1952, à Paris plutôt qu’à New York. Documentée dans les archives officielles de l’ONU, elle reste méconnue du grand public. Son architecte ? Le militant destourien exceptionnel, feu Hedi Mouakher, opérant au sommet de la direction du parti.
Le point de départ : une idée plus dangereuse que les balles
Loin d’être improvisée, cette opération naquit d’une idée audacieuse : s’emparer d’un document militaire français secret incriminant le colonialisme de l’intérieur, puis le porter à la tribune onusienne.
Hedi Mouakher y consacra des mois de travail clandestin, des fortunes, un réseau précis et une patience infinie. Cible : un rapport chiffré du général Pierre François Marie Joseph Garbay, bras armé du Résident général Jean de Hauteclocque, attestant des crimes de répression dans le pays tribal. Pas un simple vol, mais une infiltration méthodique aboutissant à la saisie de l’original et à son déchiffrement.
La phase décisive : de la preuve à l’arme diplomatique
Le rapport en poche, Hedi Mouakher lança l’étape cruciale : en faire une bombe politique mondiale.
Il consulta son ami et beau-frère, le leader Salah Ben Youssef, ainsi que son camarade militant, feu Mongi Slim (qui s’était réfugié chez lui plusieurs années durant, rue Ballar à Tunis-Ville, fuyant la gendarmerie française). Un plan rigoureux fut ourdi au sein de la direction du Néo-Destour pour transformer les exactions coloniales en scandale international. Coordinations secrètes :
Avec Habib Bourguiba à l’Hôtel Continental, place Vendôme à Paris ;
Et avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Zafrullah Khan, à Genève.
Tout se déroula dans un secret absolu pour Hedi Mouakher, sauf vis-à-vis de son jeune frère, le cheikh Mohammed Mouakher, lié à lui par une complicité fraternelle indéfectible. Même son accompagnateur de couverture – le fils de son associé Momo Levi (juif) – ignorait tout, croyant à un voyage d’affaires pour commercialiser des matières premières de chaussures depuis Paris.
L’exécution : une chaussure qui vainc un empire
Opération d’anthologie dans l’histoire du mouvement national : Hedi Mouakher dissimula le rapport dans une chaussure sur mesure et fila à Paris sous couvert commercial. À l’arrivée, il offrit de l’argent au jeune Levi pour les cabarets parisiens, avant un rendez-vous clandestin avec Habib Bourguiba à l’hôtel Intercontinental, place Vendôme. Le soulier s’ouvrit… le document changea de mains.
Prévu au millimètre : Habib Bourguiba alerta Salah Ben Youssef à Genève, qui dépêcha une voiture diplomatique pakistanaise pour rapatrier la preuve en mallette officielle. La machine diplomatique s’activa en heures.
Le choc : la France condamnée… sans comprendre comment !
À la session plénière de l’ONU, le séisme : un rapport français ultra-secret exposé via le Pakistan comme preuve irréfutable.
La délégation française, sidérée, ne comprit jamais la fuite.
Conséquences explosives :
Condamnation internationale de la France ;
Retrait confus de délégations ;
Révélation mondiale des crimes de répression.
Coup diplomatique magistral, forgé non sur le champ de bataille, mais par l’ombre d’un homme.
Épilogue : un homme qui n’a pas cherché la gloire… et en fut privé
Connue d’une élite dirigeante, l’opération resta secrète des décennies. Ses acteurs partiels en saisirent mal l’ampleur.
Hedi Mouakher, son maître d’œuvre, choisit le silence : pas d’écrits, pas de vantardise, juste : « Mon devoir accompli. »
Les nations se bâtissent autant par les humbles artisans anonymes que par les gloires avides.
Aujourd’hui, la vérité affleure : combien de nos victoires ignorons-nous encore ? »
La Tunisie célèbre aujourd’hui ses 70 ans d’indépendance, un jalon historique marquant la fin de 75 ans de protectorat français (1881-1956). Véritable triomphe national, cette fête coïncide avec l’Aïd al-Fitr et interroge : indépendance réelle ou symbolique ?
La date du 20 mars 1956 constitue un tournant décisif dans l’histoire de la construction de l’État national moderne, restant un jour symbolique dans l’histoire et la mémoire des Tunisiens pour les acquis réalisés dans divers domaines dans l’État indépendant.
Fethi Jelassi, architecte, souligne, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, qu’il s’agit d’une fête symbolique d’une extrême importance. Tout en ajoutant : « Cela correspond dans de nombreux pays à la période de décolonisation. Mais pas que… Les États-Unis, par exemple, fêtent cette année leur 250e année d’indépendance. Oui, The Independence Day correspond à un quart de millénaire de la déclaration de leur indépendance ».
Toutefois, il part du constat qu’il faut commencer par quelques questionnements : était-ce une véritable indépendance ? À cette interrogation, la réponse est « Oui et trois fois oui ! ». Il précise dans ce contexte : » Car les discours haineux reprochant à Bourguiba de ne pas avoir été indépendant vis-à-vis de la France ne tiennent pas devant la moindre analyse pertinente. Peut-être que certains d’entre eux ont préféré une aliénation « arabe » ou « islamique », ou les deux (qawmiyya) ? Il faut dire qu’à l’époque, la Tunisie était une royauté et la femme tunisienne (à titre d’exemple) n’était alphabétisée qu’à 4%. Aujourd’hui, l’alphabétisation féminine est de 80%, les bachelières représentent 70% et les diplômées du supérieur sont de l’ordre de 75% (25% seulement sont des hommes). Et la femme tunisienne est devenue un acteur majeur de l’économie et de la société. Quand on parle de l’évolution de la femme, il est évident que l’ensemble du corps social progresse avec elle. Ou grâce à elle. »
Et de poursuivre : « Saisissons ce moment pour dire que c’est la première fois dans le monde arabe et musulman qu’une femme est élue (il y a quelques jours) présidente de l’Académie Beit El Hikma. Il s’agit de la professeure Raja Bahri. Mais les domaines d’évolution positive de la société tunisienne depuis son indépendance sont nettement plus nombreux. Et c’est là que nous pouvons parler d’une « libération sociologique » de l’être tunisien. Parce que l’indépendance se passe aussi dans la tête. Il suffit de voir l’œuvre de nos compatriotes à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur du pays. »
Et de conclure : « La Tunisie a quelque peu perdu le sens de la symbolique, qui est en même temps une œuvre pédagogique : pas assez de pavoisement en ville, ni de défilés festifs, encore moins de conférences voire d’activités ludiques rassemblant les générations plus jeunes. Un retour à la fête de l’indépendance serait le bienvenu, de tous points de vue. Et pas seulement pour se rappeler une marque de cigarettes. »
En ce 20 mars 2026, alors que l’Aïd al-Fitr illumine les cœurs et que les drapeaux tunisiens devraient flotter fièrement dans les rues. Aujourd’hui, il est d’autant plus important de renouer avec la fête de l’indépendance pour raviver la mémoire collective. Loin des polémiques stériles, c’est l’élan d’une nation qui s’est libérée dans les esprits et qui mérite de le célébrer avec panache, génération après génération.
Le Mufti de la République a officiellement annoncé que le premier jour de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du mois de Ramadan aura lieu ce vendredi 20 mars 2026.
Cette décision fait suite à l’observation réussie du croissant lunaire du nouveau mois de Chaoual, comme l’a précisé le Mufti : « Il était possible d’observer le croissant du nouveau mois de Chaoual de l’année hégirienne 1447-1448.
Dans le cadre de l’année de la Famille 2026 déclarée par les Émirats arabes unis, un séminaire virtuel intitulé « La famille, les médias et la culture… Une responsabilité sociétale partagée » s’est tenu sous l’égide conjointe de l’Union arabe des Médias et de la Culture, présidée par le Dr. Hanane Youssef, et de l’Association émiratie pour le Volontariat, dirigée par le Dr. Sahar Al-Obeid.
Lancement d’un code de déontologie pour les médias familiaux
Cette rencontre, premier fruit d’un accord de coopération signé récemment au Caire, a réuni des experts égyptiens, émiratis, saoudiens, jordaniens, libanais, palestiniens, yéménites et tunisiens. Elle a mis l’accent sur le rôle des médias et de la culture dans le renforcement de la cohésion familiale face aux défis contemporains, ainsi que sur l’importance du volontariat comme levier sociétal.
Le Dr. Hanane Youssef a appelé les médias à promouvoir l’éthique et l’identité culturelle arabe, soulignant leur influence sur la formation des consciences familiales à l’ère des plateformes numériques. Le Dr. Sahar Al-Obeid a quant à elle présenté la famille comme pilier du progrès sociétal, plaidant pour une collaboration accrue entre volontariat et institutions culturelles.
Les participants ont insisté sur la diffusion d’une culture du volontariat arabe, particulièrement dans les domaines culturel et intellectuel. Ils ont validé le lancement d’un code de déontologie dédié aux médias familiaux, visant à ancrer les valeurs éthiques et à protéger l’identité arabe.
Ces recommandations seront soumises à la Ligue arabe et aux instances concernées, avec la création d’un comité d’experts égyptiens, émiratis et arabes pour leur mise en œuvre effective.
À l’occasion de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70), un side event intitulé « L’Agora Émotionnelle : quand les plateformes numériques deviennent des espaces de justice économique et d’autonomisation pour les femmes » s’est tenu le 18 mars 2026 au Church Center for the United Nations (CCUN) à New York, de 08h30 à 10h00, organisé par le Comité de vigilance pour la Démocratie en Tunisie.
Cet événement a exploré le rôle des plateformes digitales comme vecteurs d’expression, de solidarité et d’opportunités économiques pour les femmes.
Ainsi Zohra Bouguerra (Tunisie) sociologue et consultante indépendante en genre et gouvernance de l’eau, a ouvert les débats en présentant le concept d’« Agora émotionnelle », soulignant les dimensions sociales et émotionnelles des usages numériques pour l’inclusion financière et le travail décent.
Les interventions principales ont réuni des expertes internationales : Claudia Segre (Italie), présidente de Global Thinking Foundation, est intervenue en vidéo sur l’inclusion financière et l’éducation numérique comme leviers d’autonomie économique. Armelle Schaad (Belgique), psychologue, a abordé la cyberviolence et les risques des activités en ligne. Régine Alende Tshombokongo (Canada), présidente du CEJFI, a plaidé via vidéo pour un leadership féminin dans l’économie numérique. Maha Abdel Nasser (Égypte), députée, a évoqué les politiques publiques et l’éducation. Myriam Fetiere et Gabriel Toussaint (Haïti), respectivement formatrice et journaliste, ont traité des enjeux économiques, de formation et des droits humains.
Une discussion plénière a permis des échanges sur l’inclusion numérique, le travail décent et la justice sociale, avant la synthèse finale de Salma Triki, chercheuse tunisienne docteure en sociologie et experte en genre.
En somme, les débats ont mis en lumière le numérique comme espace d’opportunités entrepreneuriales et d’accès aux ressources pour les femmes. Tout en identifiant des défis comme la cyberviolence, la précarité du travail digital et les inégalités technologiques.
La cyberviolence n’est plus un écran de fumée virtuel : c’est une violence à ciel ouvert qui traque ses victimes jusque dans leur téléphone et leur esprit. Cette nouvelle scène de violences bien réelles s’installe au cœur de nos vies numériques. C’est ce qu’a révélé la conférence-débat majeure sur la cyberviolence, organisée par le Front pour l’égalité et les droits des femmes (FEDEF), avec le soutien d’ONU Femmes Tunisie.
L’événement a mis en lumière un phénomène en pleine expansion, touchant particulièrement les femmes et les jeunes en Tunisie comme ailleurs, et posant des défis juridiques, sociaux et démocratiques pressants.
Najet Araari, Coordinatrice du FEDEF et Boutheina Hammami, ONU Femmes Tunisie
Najet Araari, Coordinatrice du FEDEF souligne que la Convention africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles définit explicitement l’espace virtuel, les violences en ligne et le féminicide. En Tunisie, ces phénomènes existent sans cadre légal ni tribunal spécialisé. Malgré la loi organique n° 2017-58 éliminant les violences faites aux femmes, elle part du constat que l’accompagnement quotidien des victimes révèle des obstacles majeurs à l’accès à la justice : l’arsenal existe, mais son application fait défaut.
Tout comme elle rappelle que les dossiers s’éternisent dans les chambres pénales jusqu’à 4 ou 5 ans pour un jugement définitif. Tout en ajoutant: “Familles et médiateurs traditionnels interviennent entre-temps, et trop de plaignantes perdent la vie. Nous plaidons pour des chambres pénales spécialisées, comme les unités de police dédiées, afin d’harmoniser l’application de la loi, trop inégale d’un tribunal à l’autre. Un manuel de procédures sur les violences en ligne, issu de 3 ans d’ateliers avec juges et avocats, est en préparation.”
A cet effet, les médias doivent porter la voix des victimes et de leur dignité, pour une société pacifiée Il convient de noter que 85% des violences visant les femmes, la violence devient un langage dominant.
Par ailleurs, la coordinatrice du FEDEF revient sur l’importance de renforcer l’arsenal en accélérant les procédures, adoptant ce manuel via plaidoyer auprès des ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Affaires sociales. La justice doit réhabiliter les agresseurs pour briser le cycle et restaurer les liens sociaux.
Elle rappelle que l’éducation est prioritaire : l’école doit inculquer le respect au-delà des savoirs techniques. Les médias gagneraient à valoriser des modèles positifs d’hommes et de femmes, sans banaliser la violence dans fictions ou actualités. Les réseaux sociaux, comme TikTok à modération laxiste, amplifient les conservatismes et exposent les jeunes à des contenus toxiques. Des pays interdisent ces plateformes aux moins de 15-16 ans ; la Tunisie devrait suivre, avec des politiques contre la consommation passive favorisant les troubles mentaux.
Face à l’IA et aux réseaux, elle estime que l’école est dépassée. “Repassons aux examens oraux pour jauger la vraie maîtrise, non le plagiat technologique. Médias, éducation et société civile doivent dialoguer scientifiquement pour contrer le populisme destructeur – social, économique, psychologique – qui engendre plus de violence”, poursuit-elle.
Pour sa part, Boutheina Hammami, ONU Femmes Tunisie souligne que dans le cadre de travaux sur la Convention africaine – adoptée par les pays africains pour traiter intégralement les violences genrées, la Tunisie a activement participé aux négociations, notamment sur la violence médiatisée par la technologie.
Face à la cyberviolence qui transcende les écrans pour devenir une menace quotidienne, la ratification de la Convention AU-CEVAWG par la Tunisie s’impose comme une urgence. FEDEF, ONU Femmes et la société civile appellent à une mobilisation collective : justice spécialisée, éducation renforcée et normes patriarcales éradiquées pour un avenir où femmes et filles vivent libres de violence.
Des photos virales de l’actrice chinoise Zhang Jingyi arborant un sac jaune fluo ont enflammé Instagram, TikTok et X. Beaucoup y ont vu un nouveau coup provocateur de Balenciaga, la marque de luxe friande de designs excentriques comme son « Trash Bag » à 1790 dollars, inspiré d’un sac poubelle.
Fausse alerte ! Ce sac n’est qu’un vulgaire sac plastique promotionnel pour son film The One. Son personnage, Yu Yan, l’utilise pour que ses parents sourds la repèrent de loin. Zhang l’a repris en public pour ancrer ce symbole narratif et buzzer auprès du public.
Toutefois l’ironie du sort c’est que quand on milite contre les sacs plastiques pour préserver l’environnement, il en va de notre engagement responsable et écologique. Car il faut savoir qu’un sac plastique met entre 100 et 1 000 ans à se décomposer, avec une moyenne souvent citée de 450 ans. Et voilà qu’un simple accessoire de cinéma devient icône de mode, tout en envoyant le mauvais message !
L’Aïd al-Fitr rime avec le sourire des enfants qui revoient leurs « mahbet el 3aid », ces friandises tant attendues, et les visites joyeuses chez les proches. Mais la grande question demeure : quel temps fera-t-il ?
L’Institut national de météorologie (INM) prévoit des fluctuations atmosphériques du 19 au 22 mars, pile pendant les vacances de l’Aïd al-Fitr. Pluies éparses et nuages passants domineront la plupart des régions.
Les maximales jeudi 19 mars oscilleront entre 16 et 21 °C au nord, centre et sud-est. Elles seront comprises entre 22 et 27 °C ailleurs. On notera une légère baisse des températures samedi 21 mars. Tandis qu’elle se stabiliseront le dimanche 22.
Par ailleurs, vendredi et samedi, les nuages s’épaissiront à l’ouest, accompagnés de pluies sporadiques jusqu’à l’est localement. Le vent sera fort près des côtes et au sud, avec des tourbillons de sable nocturnes possibles.
Enfin, le dimanche 22 mars, le temps sera pluvieux au nord et localement dans les régions du centre et du sud-ouest. Le vent soufflera d’ouest-nord-ouest, relativement fort sur la côte et modéré ailleurs. Dans l’ensemble les températures resteront stables.
Malgré d’abondantes réserves gazières (53 000 milliards de pieds cubes, selon l’AIE 2023), l’approvisionnement domestique en Libye reste fragile. Le gaz couvrant 70 % de la production électrique (AIE 2024). C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. Ainsi la National Oil Corporation (NOC) a annoncé le démarrage de la première phase du projet, avec un pompage effectif de gaz, annonce The Libya Observer du 15 mars. Toutefois la NOC alertait sur un risque de pénurie dès 2025 (Libyan Express), appelant à moderniser les infrastructures (Middle East Institute, 2024).
Pour y remédier, la Libye a lancé la première phase d’un gazoduc reliant le champ Farigh (bassin de Syrte, champ 103) à Zueitina, puis au hub de Brega via un pipeline existant de 42 pouces géré par Syrte Oil (The Libya Observer, 15 mars). Ce flux soutiendra la production d’électricité et les industries via le réseau côtier.
L’Indice international de la propriété intellectuelle 2026 du Global Innovation Policy Center (GIPC), publié le 11 mars, évalue les 55 plus grandes économies mondiales (90 % du PIB global) sur 53 indicateurs répartis en 10 catégories, comme les brevets, droits d’auteur, marques, secrets d’affaires, application des lois et traités internationaux. Sur une échelle de 0 à 100, il révèle un retard africain persistant : seul le Maroc se classe au 22ème mondial (59,19 points), devant le Ghana (39e, 39,25), le Kenya (42e), l’Afrique du Sud (46e), le Nigeria (47e), Égypte (48e) et Algérie (53e).
La Tunisie, bien que non incluse dans ce top 55 malgré sa taille économique régionale, montre des avancées prometteuses. Et ce, via son cadre législatif renforcé (INNORPI, OTDAV). Mais aussi grâce à sa participation à des conventions internationales et des projets comme TUSIP avec la Suisse pour une Stratégie nationale IP, positionnant le pays comme un challenger émergent en Afrique du Nord.
Le potentiel de la Tunisie, que sait-on?
La Tunisie excelle en réformes : Constitution garantissant la PI; lois sur brevets/dessins/modèles/IG/variétés végétales; partenariats suisses (TUSIP) pour INNORPI/DGPA/OTDAV; et focus sur GIs agroalimentaires/artisanat. Cela pave la voie pour une entrée future dans le top, boostant l’innovation et les exportations face au retard continental.
Comparaison Afrique 2026
Ces évolutions rappellent l’importance de la propriété intellectuelle pour l’innovation. Ainsi, la Tunisie peut capitaliser sur ses atouts pour rattraper le Maroc et stimuler sa croissance économique.
Dans une analyse postée sur sa page fb, l’expert en économie, Ridha Chkoundali met l’accent sur la manière dont le détroit d’Ormuz a transformé le conflit au Moyen-Orient en une guerre économique totale.
Ridha Chkoundali part du constat que trois développements majeurs marquent l’escalade : l’attaque américaine sur l’île iranienne de Kharg; l’appel de Donald Trump à une coalition internationale pour sécuriser la navigation dans le détroit; et la menace d’invasion de l’île en échange d’une levée iranienne du blocus naval.
Ainsi, pour notre interlocuteur, ce détroit vital, par où transite une quantité cruciale du pétrole mondial, cristallise les tensions entre Téhéran et Washington. Les États-Unis, sous le slogan « America First », cherchent à l’ouvrir par la force pour préserver le marché énergétique global, les revenus des alliés du Golfe et leur propre économie. « Ce passage a transformé une guerre militaire en une guerre économique » souligne l’expert.
Washington rêve d’une offensive éclair sans coûts pour ses alliés, mais qui freinerait les importations pétrolières chinoises en provenance d’Iran.
Sur quoi table Téhéran?
Or Téhéran, au contraire, mise sur l’usure. « Une guerre courte serait fatale pour l’Iran, perdant à coup sûr » argue M. Chkoundali. En prolongeant le conflit et en le rendant économique, Téhéran compte sur la pression des pétromonarchies du Golfe, frappées de plein fouet par la flambée des prix, pour forcer le retrait des bases américaines.
De ce fait, contrôler le détroit signifierait la victoire iranienne : expulsion des forces US; domination régionale incontestée; et fin de la protection des intérêts américains, délégués à Israël comme proxy hégémonique.
Enjeu pétrolier crucial
Jusqu’ici, les frappes US sur Kharg d’où partent 90 % des exportations pétrolières iraniennes ont épargné les infrastructures, limitant l’impact. En effet, le Brent n’a grimpé que de 3 dollars, à 103 dollars le baril. Toutefois, Ridha Chkoundali alerte : laisser l’Iran exporter vers Pékin en fermant le détroit ferait exploser les prix mondiaux, au détriment de l’Occident et du Golfe; sans bénéfice pour quiconque sauf la Chine. Après l’échec de la coalition trumpienne, « l’occupation totale de Kharg devient inévitable : c’est la carte maîtresse pour forcer Téhéran à céder ».
Risques d’embrasement et monde post-conflit
L’élargissement du conflit plane comme une ombre : l’attaque iranienne sur le port de Fujairah (Émirats) a fermé l’alternative au détroit. Un statu quo favorise Téhéran. Un débarquement US pourrait l’emporter; mais il pousserait la Chine à s’allier à l’Iran. Une chose est certaine, d’après Ridha Chkoundali, « la guerre s’étendra, redessinant la géostratégie mondiale ».
Cela nous amène à deux scénarios possibles : une victoire US couronne Israël « maîtresse du nouveau Moyen-Orient, enterrant la cause palestinienne et forçant la normalisation arabe. Ou un triomphe iranien, boosté par Pékin, ravive la Palestine et fait voler en éclats le rêve israélien du Nil à l’Euphrate ».
En somme, le détroit d’Ormuz est une question de vie ou de mort. Qui en sera le vainqueur, qui sera le vaincu ? Les prix du pétrole, oscillant entre 101 et 103 dollars, traduisent une incertitude palpable pour l’économie mondiale. Wait and see…
Les Pub&Co Ramadan Awards reviennent pour une nouvelle édition. Lundi 16 mars a marqué le lancement de la cérémonie de remise des trophées récompensant les spots les plus marquants du Ramadan, alliant humour, identité tunisienne et innovation audiovisuelle.
L’idée des organisateurs est de célébrer l’excellence créative des publicités diffusées pendant le mois saint. Il convient de noter que les légendaires slogans des années 80-90 (Jean Fantasia, Chorba frik ou Javel Judy…) ont, au fil des ans, contribué à cette créativité propre à la Tunisie. Issue de l’émission Pub&Co diffusée depuis plus de 10 ans sur Express FM, cette initiative fédère aujourd’hui marques, agences et public autour d’une plateforme unique.
Du nouveau pour cette édition 2026…
Selon Mehdi Mahjoub, fondateur de Pub Ramadan Worlds et animateur de Pub&Co, cette 3e édition s’ouvre à l’international avec un jury mixte.
Voici les membres du jury:
Ahmed Zoghlami, président du jury Lord15 (France),
Sahar Mechri, fondatrice de ESG Summit (Tunisie),
Hosni Krid Gargour, founder et CEO Pi2r (Tunisie),
Heifel Ben Youssef, directeur et producteur (Tunisie),
Senda Aloui, account director Medianet (Tunisie),
Mehdi El Alj, CEO African Cristal (Maroc),
Chamseddine Abdelhafidh, creative director Meta (New York),
Myriam Belkadhi, journalist et présentatrice TV (Tunisie).
La plateforme s’ouvre à cinq pays (Maroc, Algérie, Libye, Égypte, Golfe), doublant les votes à plus de 250 publicités répertoriées en 14 catégories, plus le Prix du Jury (100% jury, sur clarté, créativité, impact, mémorisation et “tunisianité ramadanesque”). Le vote final: 60% public, 40% jury.
Importé des États-Unis, le concept publicitaire a marqué les générations tunisiennes par des spots inoubliables chantés en famille et repris dans les cours de récré. Les éditions précédentes ont validé le format, boostant l’économie créative. En 2026, 102 spots (dont 77 tunisiens) ont été passés en revue lors de la soirée.
Les gagnants de cette édition 2026
Catégories
Lauréats
Produits agroalimentaires
El Mazraa
Pâtes et couscous
L’Épi d’Or
Produits laitiers
Fromage Président Tunisie
Services et commerce
Tunisie Booking
Banque et Assurance
Lloyd
Télécoms, Services et Internet
Orange
Hygiène et soins
Lilas Confort Max Actif
Sucrerie et gourmandise
Saïda
Automobile et énergie
Skoda
Spot radio
Thon La goulette
Yaourts
Danette
Café et thé
Kyufi
Boissons et jus
Boga
Célébrités- Femme
Yasmine Bouabid (publicité Lilas)
Célébrités- Homme
Nebil Ben Mesmia (publicité Croustina)
Prix du Jury
Saïda
Rappelons que cette 3e édition est organisé par Express FM en partenariat avec Medianet, l’hôtel The NINE lifestyle experience et Startup Village.
Les Pub&Co Ramadan Awards mettent en lumière la vitalité de la publicité tunisienne en récompensant les spots les plus emblématiques du mois de Ramadan, alliant humour, identité tunisienne et innovations audiovisuelles.
La 3e édition, tenue le lundi 16 mars 2026 et organisée par Express FM en partenariat avec Medianet, l’hôtel Nine et Startup Village, a salué l’excellence des créations diffusées pendant le mois saint.
Les nouveautés de l’édition 2026
D’après Mehdi Mahjoub, fondateur de Pub Ramadan Worlds et animateur de Pub&Co, cette édition marque une ouverture internationale avec un jury diversifié. Il précise dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com: “Tout cela n’aurait pas pu exister sans les créatifs. On peut bien organiser et rassembler tout le monde, mais au final, c’est leur travail, celui des agences de communication, des boîtes de prod et des créatifs, qui fait la différence. Plus ils investissent d’efforts dans ce contenu, plus l’édition gagne en qualité. Merci à eux ! “
Les membres du jury, rappelons-le, sont bénévoles
Ahmed Zoghlami (président), Sahar Mechri (docteure de Paris 1 Sorbonne, IHEC Carthage, fondatrice d’ESG Summit et directrice exécutive de Managers), Hosni Gargouri Krid (experte marketing Pi 2r), Haythem Ben Youssef (réalisateur-producteur), Senda Aloui (Adecco Tunisie), Mehdi El Alj (CEO African Cristal Festival, Maroc), Chamseddine Abdelhafidh (creative director Meta, New York), et Meriem Belkadhi (présentatrice TV).
La compétition s’étend désormais à cinq pays (Maroc, Algérie, Libye, Égypte, Golfe), avec plus de 250 publicités examinées dans 14 catégories, plus le Prix du Jury (évalué à 100 % par le jury sur la clarté, la créativité, l’impact, la mémorisation et la « tunisianité ramadanesque »). Le vote final combine pour 60 % des voix du public et 40 % celles du jury.
Importé des États-Unis, ce format a conquis les Tunisiens avec ses spots chantés en famille et repris dans les cours d’école. Les éditions passées ont prouvé son succès, stimulant l’économie créative. Pour 2026, 102 spots (dont 77 tunisiens) ont été analysés lors de la soirée.
Le palmarès complet de la 3e édition
Produits alimentaires : El Mazraa
Pâtes et couscous : Épi d’Or
Produits laitiers : Président
Services et commerce : Tunisie Booking
Banque et Assurance : Lloyd
Télécoms, services et Internet : Orange
Hygiène et soins : Lilas Ultra Confort
Sucrerie et gourmandise : Saïda
Automobile et énergie : Skoda
Spot radio : Le Thon Halk el Oued
Yaourts : Danette
Café et thé : Kuyufi
Boissons et jus : Boga
Célébrité femme : Yasmine Bouabid (Lilas)
Célébrité homme : Nabil Ben Mesmia (Croustina)
Prix du Jury : Saïda
Organisés par Express FM, les Pub&Co Ramadan Awards 2026 célèbrent les talents créatifs.
Retour sur image de la soirée du lundi 16 mars 2026
AfrexInsure, filiale d’assurance 100% détenue par la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), a annoncé ce 16 mars 2026 la nomination de Lesley Ndlovu au poste de président-directeur général. Il succède à Jonas Mushosho. De nationalité zimbabwéenne, ce dirigeant expérimenté arrive avec un solide bagage forgé chez des géants internationaux comme AXA Specialty, African Risk Capacity (ARC) et AXIS Capital.