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Heute — 03. März 2026Haupt-Feeds

Bourse et conflits au Moyen-Orient: comment ajuster sa stratégie d’investissement?

03. März 2026 um 13:15

La Bourse de Tunis n’a pas échappé au mouvement baissier des marchés financiers dès les premiers échanges de cette semaine. Elle vient de clôturer la séance d’aujourd’hui sur une baisse de 0,53%, après le -0,83% d’hier.

Dans ce contexte, il est logique d’observer une correction surtout que le Tunindex a terminé les deux premiers mois de l’année sur une note positive de +11,89%.

Pour les investisseurs, confrontés à l’escalade des tensions entre les États-Unis/Israël et l’Iran, avec les pays du Golfe qui se sont trouvés dans le piège, la prise de décision est complexe.

Nous allons établir un bilan, non exhaustif, des facteurs et considérations à prendre en considération avant d’acheter ou de vendre le titre d’une société de la Cote.

1. L’exposition aux risques de perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales 

Toute société dont la production dépend de composants transitant par la région (notamment par voie maritime via le détroit d’Ormuz ou la mer Rouge) est vulnérable.

Les perturbations entraînent des retards de livraison et une flambée des taux de fret maritime et aérien. Les entreprises qui opèrent avec le modèle juste-à-temps sont les plus exposées, car elles ne disposent pas de stocks tampons suffisants.

2. La nature des matières premières et le risque de hausse des prix 

Au-delà du pétrole brut, c’est tout un pan des matières premières qui est sous tension. Une flambée durable renchérit les coûts de production pour presque toutes les industries et réduit le pouvoir d’achat des ménages.

Le conflit peut affecter le transport d’autres minerais et produits agricoles, créant des tensions inflationnistes sur des secteurs variés.

3. Inflation et banques centrales 

Une hausse durable des prix du pétrole complique la lutte contre l’inflation. Cela renforce les attentes selon lesquelles la Réserve fédérale américaine sera moins susceptible de baisser ses taux d’intérêt, ce qui peut peser sur l’économie mondiale.

Cela conduira à un dollar plus fort, pénalisant les entreprises exportatrices en euro par exemple, comme la majorité des entreprises tunisiennes.

4. La sensibilité des revenus et des carnets de commandes au Moyen-Orient 

Les entreprises qui réalisent une part significative de leurs ventes au Moyen-Orient peuvent voir leur chiffre d’affaires chuter en cas de récession régionale.

En fin de compte, il n’y a pas de recettes prédéfinies. Chaque stratégie dépend du degré de tolérance au risque et de l’horizon d’investissement.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une entreprise cumulant plusieurs de ces risques pourrait voir sa valorisation fortement corrigée. À l’inverse, les sociétés capables de répercuter la hausse des coûts (prix de marché), avec une faible exposition géographique directe et une structure de bilan saine (peu de dettes) pourraient mieux résister à la tempête.

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Une collecte de 1 055 Mtnd en deux mois: la ruée des capitaux vers les OPCVM se poursuit

03. März 2026 um 12:05

Après un début d’année exceptionnel, les OPCVM ont confirmé leur attractivité remarquable. À l’issue des deux premiers mois de l’année, l’actif net s’élève à 9 143,4 Mtnd, une hausse nette de 1 054,7 Mtnd par rapport à fin décembre 2025. Pour le seul mois de février, la collecte est de 407,9 Mtnd. Cela peut s’expliquer par une liquidité abondante sur le marché, une méfiance persistante envers d’autres formes d’épargne, notamment l’immobilier, et une commercialisation active de ces produits par les banques, les intermédiaires en Bourse et les sociétés de gestion.

Cette hausse est principalement portée par les fonds obligataires, avec une collecte nette de 912,4 Mtnd depuis le début de l’année et 325,9 Mtnd en février. Cette ruée vers les obligations suggère une recherche de rendements sûrs et prévisibles dans un contexte économique où les taux d’intérêt, notamment ceux des bons du Trésor et obligations corporate, restent attractifs. Les investisseurs semblent privilégier la sécurisation de leur capital avec un rendement garanti, plutôt que de s’aventurer sur des actifs plus risqués.

Les OPCVM mixtes ont attiré 136 Mtnd (78,8 Mtnd en février) et ceux actions 6,3 Mtnd (3,2 Mtnd en février). Les véhicules mixtes ont su capter une part significative de la collecte (environ 13%), profitant de leur flexibilité. Il y a un intérêt constant de la part d’investisseurs prêts à prendre un risque modéré pour potentiellement améliorer leur rendement.

Le défi aujourd’hui pour les gérants et le régulateur sera de maintenir cette dynamique tout en rééquilibrant progressivement l’allocation vers d’autres classes d’actifs pour un développement plus harmonieux du marché financier dans son ensemble.

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Assurance: les primes nettes dépassent 4 milliards de dinars pour la première fois

03. März 2026 um 10:24

L’année 2025 a marqué une étape significative pour le secteur des assurances en Tunisie. Selon les données de conjoncture publiées par le Comité général des assurances, les primes nettes ont dépassé le seuil des 4 milliards de dinars, totalisant 4 255,1 Mtnd contre 3 819,6 Mtnd en 2024, soit une progression de 11,4%.

Cette performance est tirée par tous les segments, avec une différence de poids.

L’assurance Vie & Capitalisation a enregistré la plus forte hausse d’activité, avec des primes en augmentation de 16,4% pour atteindre 1 336,1 Mtnd. Sa part dans le marché global progresse ainsi à 31,4%.

L’assurance Non-Vie a également bien performé avec une croissance de 9,3% de ses primes, qui ont atteint 2 919 Mtnd. En son sein, l’assurance Automobile, toujours premier poste, a vu ses primes croître de 7,4% en glissement annuel pour s’établir à 1 628,3 Mtnd.

Le secteur a aussi bénéficié de la forte progression de branches comme l’Assurance Maladie (+11,4% à 647 Mtnd) et l’Assurance Incendie (+19,2% à 241,2 Mtnd). L’Assurance Transport affiche une stabilité, avec des primes de 112,8 Mtnd, alors que celles des Risques Divers se sont établies à 289,7 Mtnd.

Parallèlement à la collecte, les compagnies d’assurance ont réglé pour 2 363,4 Mtnd d’indemnisations, en hausse de 6,1% par rapport à 2024.

Les indemnisations dans la branche Automobile ont bondi de 20,3%, atteignant 1 093,9 Mtnd. Cette hausse, couplée à une augmentation de 7,8% du nombre de sinistres déclarés (340 896), souligne la pression persistante sur cette branche.

À l’inverse, les montants réglés en Assurance Vie ont diminué de 6,2% à 527 Mtnd, et ceux en Incendie ont chuté de 13% à 92 Mtnd, tandis que le nombre de sinistres incendie déclarés restait stable à 7 664.

La solidité financière du secteur s’est également accrue. Les actifs placés en représentation des provisions techniques, qui garantissent la capacité des assureurs à honorer leurs engagements futurs, ont progressé de 10,3% pour atteindre 11 302,8 Mtnd à fin 2025.

Les chiffres dessinent le portrait d’un secteur dynamique. La croissance soutenue de l’activité, notamment en Vie et Incendie, démontre un potentiel de marché toujours important. Parallèlement, l’effort de régulation, axé sur la coopération inter-institutionnelle, la digitalisation et la conformité, jette les bases d’un secteur plus moderne, transparent et résilient pour l’avenir.

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Gestern — 02. März 2026Haupt-Feeds

Tensions au Moyen-Orient : quel impact pour l’économie tunisienne ?

02. März 2026 um 12:01

Les prix du pétrole brut ont grimpé à plus de 72 dollars le baril (livraison avril 2026) dans la soirée de dimanche 1er mars 2026. Les marchés craignant que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran ne devienne incontrôlable et n’entraîne une perturbation majeure de l’approvisionnement. Le benchmark international, le Brent a bondi, se rapprochant des 80 dollars.

 

Que d’interrogations

La vague massive de frappes aériennes lancées par les États-Unis et Israël contre l’Iran a tué le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et d’autres hauts responsables de la République islamique. La grande question est de savoir qui va gouverner le quatrième producteur de pétrole de l’OPEP.

La réaction ultime du marché pétrolier dépendra de savoir si la guerre entraîne une perturbation prolongée du trafic à travers le détroit d’Ormuz, le point de passage le plus important au monde pour le commerce mondial du pétrole. Le trafic des pétroliers à travers le détroit a déjà effectivement cessé, les compagnies maritimes prenant des mesures de précaution. Plus de 14 millions de barils par jour transitaient en moyenne par le détroit en 2025 Soit environ un tiers du total des exportations maritimes mondiales de brut. Environ les trois quarts de ces exportations sont destinées à la Chine, à l’Inde, au Japon et à la Corée du Sud.

Le président Donald Trump a déclaré que les opérations de combat se poursuivraient jusqu’à ce que tous les objectifs américains soient atteints. Au début de la semaine, il avait annoncé que l’Iran voulait négocier et qu’il avait accepté de le faire, laissant ouverte la possibilité d’une désescalade qui éviterait une perturbation importante et prolongée.

 

Vers les 100 dollars le baril ?

Le Brent pourrait atteindre 100 dollars le baril si la situation sécuritaire se dégrade au Moyen-Orient. Il est possible que le marché soit confronté à une perturbation matérielle qui enverrait les prix spot du Brent au-dessus de 120 dollars le baril, selon UBS.

La manière dont les événements vont se terminer est extrêmement incertaine à ce stade. En attendant, les marchés pétroliers devront faire face à leurs pires craintes Et il est difficile d’estimer l’effet potentiel sur les marchés.

Les exportations de pétrole iranien pourraient également s’effondrer en raison de l’incertitude quant à savoir qui est aux commandes à Téhéran, des troubles intérieurs et des grèves du travail dans ses régions pétrolifères et ses ports. A noter que l’Iran produit environ 3,3 millions de barils par jour.

 

Impact sur la Tunisie

A ce stade, et dans le cas d’un conflit de courte durée, les conséquences sur la Tunisie seront très limitées. Néanmoins, s’il se prolonge et si les prix persistent à des niveaux élevés, nous pouvons parler d’un choc externe pour les finances publiques. Alors que le prix moyen du baril retenu dans le cadre de la loi des finances 2026 s’élève à 63,3 dollars le baril de Brent, la facture énergétique de ces premiers mois de l’année est significativement plus élevée qu’attendu. Avec le prix moyen estimé, la subvention programmée représente 27 % du coût de revient pour l’Etat.

Le gaz est lourdement subventionné, à hauteur de 71 % du coût et les prix mondiaux sont montés dans les échanges depuis dimanche soir. Ce qui pourrait mettre encore de la pression sur la facture énergétique de l’année.

Le gouvernement s’attendait à une réduction de l’enveloppe consacrée aux subventions à 9 772 MDT. Une augmentation d’un dollar du prix du baril (le prix moyen tout au long de l’année) entraîne une hausse des dépenses de subvention de 164 MDT.

Pour les entreprises tunisiennes, la facture des importations sera plus coûteuse. D’ailleurs, le coût de l’assurance du transport maritime a grimpé. Selon Capital Economics, un conflit prolongé affectant l’offre du pétrole pourrait ajouter entre 60 et 70 points de base à l’inflation mondiale. Bien évidemment, nous allons les retrouver automatiquement dans notre indice des prix. La dose de prudence de la Banque centrale de Tunisie dans sa politique monétaire, jugée excessive par certains, montre aujourd’hui qu’elle a du sens.

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Les primes d’assurance du transport maritime s’envolent

02. März 2026 um 08:38

Les compagnies d’assurance maritimes s’apprêtent à annuler ou à renégocier les tarifs des contrats couvrant les navires opérant au Moyen-Orient à la suite des frappes américaines et israéliennes contre des cibles en Iran. Les assureurs réévaluent leurs expositions dans ce qui est désormais largement considéré comme une zone de guerre, les primes additionnelles pour certains voyages devant significativement augmenter.

Pour leur part, les armateurs évaluent s’ils doivent dérouter leurs navires pour éviter le détroit d’Ormuz afin de réduire les risques pour les équipages et la cargaison, même s’ils sont confrontés à des coûts croissants et à des retards sur des routes commerciales mondiales déjà sous tension. Environ 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par le détroit d’Ormuz, ainsi qu’une part significative des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL). Toute perturbation durable du trafic dans cette voie navigable aurait des implications directes sur les marchés de l’énergie, l’assurance et la réassurance maritimes, et les chaînes d’approvisionnement au sens large.

Les augmentations de taux à court terme pour l’assurance Corps de navire (Coque) dans le Golfe pourraient aller de 25 à 50%, même en l’absence d’une attaque directe contre la marine marchande. Cela aurait des répercussions majeures sur les taux d’assurance de guerre.

Les risques de guerre sont généralement exclus des polices Coque standard, ce qui fait que les armateurs doivent acheter une couverture séparée pour les risques de guerre et les grèves/terrorisme. Face à la hausse des taux et à l’augmentation du risque opérationnel, certains armateurs envisagent désormais des routes alternatives plus longues pour éviter le détroit d’Ormuz, bien que le contournement du Golfe ajoute des jours ou des semaines aux voyages et puisse ne pas être commercialement viable pour tous les types de commerce.

Ces derniers développements militaires surviennent alors que les principales compagnies maritimes avaient déjà dérouté leurs navires loin de la mer Rouge et du canal de Suez en raison d’incidents de sécurité antérieurs, empruntant à la place la route du cap de Bonne-Espérance. Ce détour a augmenté les temps de trajet, la consommation de carburant et les coûts d’affrètement, et a déjà resserré l’offre effective de navires.

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Le Sénégal émet une dette obligataire régionale de 362 millions de dollars

27. Februar 2026 um 08:18

Le gouvernement sénégalais a lancé jeudi sa première émission obligataire publique de l’année pour lever 200 milliards de francs CFA (362 millions de dollars. Après la crise de mauvaise communication de données sur la taille réelle de sa dette, réellement non encore résolue, Dakar a préféré s’appuyer sur un financement régional. L’accès aux financements du Fonds monétaire international demeure encore verrouillé.

En effet, l’institution financière multilatérale a suspendu en 2024 son programme triennal de 1,8 milliard de dollars après qu’une nouvelle administration a découvert des milliards de dollars de dettes non déclarées. Le résultat est que le poids de la dette sénégalaise a atteint 132% du produit intérieur brut fin 2024. Le gouvernement et le FMI travaillent actuellement sur cette affaire et à élaborer un nouveau programme.

Le pays dépend depuis l’année dernière du marché obligataire régional, ainsi que des titres de créance destinés aux investisseurs particuliers, pour répondre à ses besoins budgétaires.

Il ne s’agit pas d’une mission facile, le marché montrant des signes de saturation. Sur un montant de 95 milliards programmé le 12 décembre 2025 par l’ensemble des pays de l’UEMOA, seuls 35 milliards ont été effectivement mobilisés et les coûts sont croissants. Continuer à refinancer la dette sur ce marché dans ces conditions ne fait que transférer le risque souverain vers les bilans des banques régionales, créant une fragilité systémique.

L’émission sénégalaise comporte des maturités réparties en quatre tranches (maturités de 3, 5, 7 et 10 ans) avec un coupon compris entre 6,4 et 6,95%. Les ressources mobilisées contribueront au financement des besoins budgétaires pour l’année 2026. Les souscriptions se poursuivront jusqu’au 19 mars.

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Tunisie – Crédits immobiliers : le coup de frein

27. Februar 2026 um 05:20

Pour la première fois depuis la révolution de 2011, l’encours de crédits immobiliers enregistre une baisse annuelle. Fin 2025, l’encours total des crédits immobiliers accordés aux particuliers s’établissait à 13,325 milliards de dinars, contre 13,523 milliards un an plus tôt. Cette contraction de 197,6 millions de dinars constitue un signal pour l’ensemble du secteur.

 

Ce recul n’est pas anodin. Il intervient dans un contexte de crise profonde du logement, où l’offre comme la demande semblent s’être enrayées. Les banques, traditionnellement moteurs de l’accession à la propriété, n’ont pas assez de marge pour maintenir leur activité dans ce segment stratégique.

 

Les causes d’une crise de l’accession

Plusieurs facteurs expliquent cette défiance des ménages tunisiens vis-à-vis du crédit immobilier. L’explosion des prix de l’immobilier rend l’achat inaccessible pour une majorité de la population. Le coût du foncier a été multiplié plusieurs fois, tandis que les matériaux de construction ont suivi une courbe ascendante tout aussi vertigineuse.

 

Lire aussi: Crise du logement locatif en Tunisie : pour une réforme structurelle

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Un appartement standard qui se négociait autour de 200 000 dinars en 2010 atteint aujourd’hui facilement les 350 000 dinars. Dans le même temps, le pouvoir d’achat des Tunisiens s’est considérablement érodé.

À cela s’ajoute le coût élevé du crédit. Malgré une légère détente récente du Taux directeur, les taux d’intérêt bancaires restent perçus comme dissuasifs, de quoi refroidir les ardeurs des candidats à la propriété.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Un appartement standard qui se négociait autour de 200 000 dinars en 2010 atteint aujourd’hui facilement les 350 000 dinars. Dans le même temps, le pouvoir d’achat des Tunisiens s’est considérablement érodé.

 

Le boom des crédits rénovation

Paradoxalement, si les crédits pour l’acquisition de logements neufs s’effondrent, ceux destinés à l’amélioration et la rénovation de l’habitat existant connaissent une progression. L’encours de ces crédits a bondi de 315,1 millions de dinars, atteignant 11,270 milliards.

Ce phénomène révèle une adaptation forcée des ménages face à la crise. Incapables de changer de logement pour s’agrandir, de nombreuses familles choisissent d’investir dans leur logement actuel. L’agrandissement par la construction d’un étage supplémentaire, par exemple, devient une alternative crédible à un déménagement trop coûteux.

A tenir compte ici du fait que ces crédits servent parfois à financer des dépenses de consommation courante, faute de pouvoir accéder à d’autres formes de financement. Une façon de détourner l’usage du crédit pour faire face aux imprévus du quotidien.

 

L’épargne logement n’avance plus

Dans ce contexte, le recul de l’épargne logement apparaît comme une conséquence logique. Les mécanismes sont simples. Quand les ménages perdent leur capacité d’épargne, ils souscrivent moins de plans d’épargne logement, et quand les perspectives d’achat s’éloignent, l’intérêt de bloquer son argent sur un produit d’épargne longue diminue mécaniquement.

Les chiffres confirment cette tendance. La capacité d’épargne des ménages tunisiens s’est effondrée. Dans ces conditions, l’épargne-logement devient la variable d’ajustement par excellence, sacrifiée sur l’autel des dépenses courantes jugées plus urgentes.

 

Lire également : 5 000 logements d’ici 2030 pour les revenus faibles et moyens

 

La capacité d’épargne des ménages tunisiens s’est effondrée. Dans ces conditions, l’épargne-logement devient la variable d’ajustement par excellence, sacrifiée sur l’autel des dépenses courantes jugées plus urgentes.

 

Des mesures pour 2026

Face à ce constat alarmant, l’État et les professionnels du secteur tentent de réagir. Parmi les leviers actionnés, la réforme du FOPROLOS. L’objectif est d’utiliser ce fonds pour garantir des crédits immobiliers à des taux préférentiels pour les salariés. De quoi redonner un peu d’air à ceux qui peinent à boucler leur plan de financement.

Il y a aussi la nouvelle formule de location-vente qui peut changer la donne si l’offre de logements sociaux est suffisante. Tout dépend réellement du foncier, et le rôle de l’Etat à ce niveau est clé, vu ses réserves.

 

Quelle issue pour le marché immobilier tunisien ?

Ce que nous observons aujourd’hui dépasse le simple coup de mou conjoncturel. Il s’agit d’une mutation structurelle du marché immobilier tunisien, dont les conséquences pourraient se faire sentir pendant des années.

 

La tendance à la baisse des crédits et de l’épargne logement pourrait bien se confirmer, avec le risque de mettre fin à un modèle d’accession à la propriété qui avait structuré la société tunisienne pendant des décennies.

 

D’un côté, une génération entière de jeunes semble définitivement exclue du rêve de la propriété. Les prix sont trop élevés, les revenus trop faibles, les crédits trop chers. De l’autre, ceux qui possèdent déjà un toit s’accrochent et l’adaptent tant bien que mal, faute de pouvoir envisager un déménagement. La tendance à la baisse des crédits et de l’épargne logement pourrait bien se confirmer, avec le risque de mettre fin à un modèle d’accession à la propriété qui avait structuré la société tunisienne pendant des décennies.

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PayPal prochainement rachetée par Stripe?

26. Februar 2026 um 11:40

PayPal serait sur la table de la fintech Stripe qui envisagerait son acquisition. L’information a été lancée par Bloomberg. L’opération porterait sur la totalité ou sur certaines parties de l’activité de la plateforme.

L’ancien champion du paiement en ligne fait face à un net ralentissement de sa croissance, pris en étau dans un secteur des paiements devenu ultra-concurrentiel. La montée en puissance de concurrents agiles, l’évolution des habitudes des consommateurs et une rentabilité en berne ont lourdement pénalisé le groupe. La sanction des marchés a été sévère: l’action a perdu près d’un tiers de sa valeur en 2025. Et le début d’année 2026 n’a pas inversé la tendance. Le conseil d’administration avait nommé un nouveau directeur général, avec une prise de fonction début mars.

Parallèlement, la startup fintech Stripe est valorisée à 159 milliards de dollars, dans le cadre d’une offre publique de rachat d’actions réservée à ses employés. C’est une augmentation par rapport aux 91 milliards de dollars d’il y a un an. Stripe a indiqué dans une mise à jour que ses revenus des services allant au-delà des simples paiements devraient atteindre un rythme annualisé d’un milliard de dollars en 2026.

L’éventuel rachat de PayPal s’inscrirait dans une stratégie d’expansion parfaitement rodée. En janvier dernier, Stripe a déjà mis la main sur Metronome, une startup spécialisée dans la facturation, pour un montant estimé à 1 milliard de dollars. Cette acquisition visait à renforcer son offre auprès des grandes entreprises. S’offrir PayPal serait toutefois un tout autre défi. L’opération créerait un géant aux parts de marché colossales, capable de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, des particuliers (avec PayPal) aux entreprises (avec Stripe).

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La Chine tourne la page de la thèse écrite

26. Februar 2026 um 09:30

La Chine a introduit un changement majeur dans son approche du doctorat. Plusieurs grandes universités autorisent désormais les doctorants à obtenir leur diplôme en présentant un produit fini ou une solution technique, plutôt qu’en soumettant une thèse écrite traditionnelle.

Le premier cas remonte au mois de septembre 2025. Un doctorat a été accordé grâce à un procédé de soudage laser sous vide et à un équipement de soudage spécialisé. Dans ce modèle, l’évaluation finale ne repose pas uniquement sur les examinateurs académiques. Le jury d’évaluation comprend des spécialistes de l’industrie et des experts techniques qui évaluent si le produit développé répond aux normes pratiques, industrielles et scientifiques.

Les institutions chinoises adoptant cette approche visent à accélérer l’innovation dans les domaines que Pékin considère comme stratégiquement importants. L’objectif final est de réduire la dépendance aux technologies étrangères et de renforcer la capacité d’innovation nationale. Les universités qui participent à cette initiative pilote sont encouragées à prioriser les résultats de recherche qui répondent directement aux goulets d’étranglement techniques réels.

Le nouveau modèle reflète un réétalonnage plus large des normes doctorales en Chine. Publier des articles académiques ou produire de longues dissertations n’est plus la seule voie pour décrocher le prestigieux diplôme. Les critiques, cependant, soulignent le fait que la rigueur académique doit toujours être maintenue pour préserver la qualité et la crédibilité des diplômes de doctorat.

En Tunisie, nous pouvons adopter cette démarche, capable de résoudre le problème de l’emploi des docteurs. En passant des années exclusivement dans le monde théorique, ces derniers n’ont aucune place sur le marché de l’emploi. S’ils sont connectés au monde réel, leur intégration est garantie, avec un apport palpable et une valeur ajoutée assurée. À bon entendeur…

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La SPDIT-SICAF propose de distribuer un dividende de 1 Tnd par action

26. Februar 2026 um 08:51

Le conseil d’administration de la SPDIT-SICAF, réuni hier, a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire pour le lundi 6 avril 2026 et de proposer la distribution d’un dividende de 1 Tnd par action. La rémunération des actionnaires est donc stable par rapport à l’année dernière.

L’année 2025 était bonne. Le gestionnaire d’actifs à encaissé 21,665 Mtnd de dividendes et des revenus de placements de 5,532 Mtnd. Les plus-values de cessions se sont élevées à 6,690 Mtnd. Les placements et les autres actifs financiers sont de 47,938 Mtnd, contre 51,473 Mtnd une année auparavant. Les liquidités et équivalents de liquidités sont de 30,125 Mtnd. Avec une gestion peu dynamique, la société semble temporiser avant d’investir, surtout que le marché est haussier.

La SPDIT-SICAF a réalisé des reprises sur provisions antérieures de 1,415 Mtnd, dont 0,915 Mtnd sur des titres cotés en Bourse. Les nouvelles dotations aux provisions pour dépréciation des titres sont limitées à 0,319 Mtnd.

La première moitié de l’exercice 2025 s’est soldé par un bénéfice net de 24,821 Mtnd, en repli de 16,9% en glissement annuel. La baisse serait compensée au second semestre, du moment qu’il y a eu un décalage dans l’encaissement des dividendes distribués par les sociétés faisant partie du portefeuille.

Sur la base du cours de clôture d’hier, le rendement en dividende du titre s’élève à 6,1% en net, ce qui fait que le titre est encore un excellent placement. Le titre n’a jamais déçu en termes de rémunération des actionnaires. Si l’Assemblée générale approuvait cette distribution, la SPDIT-SICAF distribuerait un dividende de 3,735 Tnd, en net, par action. Pour quelqu’un qui a acheté l’action le 31/12/2020, son yield net cumulé sera de 48,9%. Qui fait mieux?

 

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Le Trésor annonce une première adjudication d’échange en 2026

26. Februar 2026 um 08:25

Une première adjudication d’échange voit le jour en 2026. L’opération est annoncée pour le 4 mars 2026 et concernera la ligne BTA 6,3% Mars 2026, qui arrive à échéance le 11 mars 2026. Son montant s’élève à 804,008 Mtnd.

Il s’agit de l’avant-dernière ligne de BTA à rembourser cette année et constitue un rendez-vous important pour le Trésor. Certes, il pourra réduire l’outflow relatif à cette émission et pourrait refinancer le reliquat par de nouveaux bons du Trésor.

Les détenteurs de bons et qui ont l’intention d’accepter l’échange pourront souscrire à l’une des trois lignes suivantes:

– BTA 7,50% 8 Septembre 2034,

– BTA 7,75% 05 Mars 2035,

– BTA 7,75% 05 Mars 2036.

L’avantage le plus évident d’une telle approche est que le Trésor n’a pas à débourser d’argent comptant pour rembourser la dette arrivée à échéance. C’est un soulagement majeur pour la trésorerie publique, surtout en période de tensions sur les liquidités et de multiplications des engagements sur le front interne.

Pour le marché, en proposant une continuité de placement, le Trésor offre à sa base d’investisseurs institutionnels un nouveau placement sûr pour leurs excédents de trésorerie. Si l’inflation poursuit sa tendance baissière, le scénario le plus plausible est de voir la Banque centrale suivre la même approche de 2025, soit des baisses de petite ampleur. Il ne serait donc pas évident de trouver un instrument financier avec une telle maturité pour placer et au rendement offert aujourd’hui.

De plus, en étalant les échéances, le Trésor évite d’avoir à rembourser des montants trop importants à un moment donné, gérant ainsi parfaitement sa dette. La baisse ultérieure des taux fait que ce type d’opérations aura un impact positif. L’échange a une vraie chance d’être mieux accepté par les investisseurs que lors des dernières opérations similaires.

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L’olivier, moteur d’un modèle agricole durable en Tunisie

26. Februar 2026 um 06:00

En 2025, 352 projets de plantations d’oliviers ont vu le jour en Tunisie, pour une valeur de 39,1 MDT et bénéficiant de primes à hauteur de 14,9 MDT. Cette dynamique a permis d’intégrer 1 900 hectares de terres dans le cycle économique.

 

Une mécanique de financement public bien huilée

Ce bilan officiel, publié par l’ONAGRI, met en lumière un modèle de soutien public classique mais efficace dans le secteur agricole tunisien. L’investissement moyen par projet s’élève à environ à 0,111 MDT. Cela confirme la structure agraire tunisienne, dominée par de petites et moyennes exploitations. Ce ne sont pas des méga-fermes industrielles, mais une myriade d’agriculteurs qui modernisent ou étendent leurs oliveraies.

L’octroi de primes importantes n’est pas anodin. Elles représentent environ 38 % du coût total des projets. C’est un signal fort de l’État : l’oléiculture est une priorité nationale. Cette manne publique agit comme un catalyseur, rendant l’investissement viable pour des agriculteurs qui n’auraient pas pu se lancer seuls.

De plus, cet engouement permet d’exploiter des terres qui étaient en friche, sous-exploitées, ou utilisées pour des cultures à moindre valeur ajoutée. Les transformer en oliveraies, c’est faire le choix stratégique d’une culture pérenne, rentable et adaptée au climat.

 

Pourquoi l’olivier est-il si soutenu ?

Ce programme de plantations massives ne doit rien au hasard. Il s’inscrit dans une stratégie de développement agricole et économique cohérente. En fait, et face au changement climatique et à la raréfaction de l’eau, l’olivier est un arbre rustique et résilient. Il valorise des terres marginales et supporte la sécheresse.

Encourager sa plantation, c’est adapter l’agriculture tunisienne aux contraintes environnementales, tout en garantissant une production de base pour la consommation locale.

En outre, l’oléiculture est un puissant vecteur de maintien de la population rurale. Elle génère de l’emploi, aussi bien pour la plantation, l’entretien que pour la récolte, qui reste très manuelle. Intégrer 1 900 hectares, c’est créer ou stabiliser des centaines d’emplois directs et indirects dans des zones souvent défavorisées.

Enfin, la Tunisie est l’un des premiers exportateurs mondiaux d’huile d’olive. Chaque nouvel hectare planté aujourd’hui est une promesse de revenus en devises pour le pays dans trois à cinq ans, lorsque les arbres entreront en production. Dans un contexte de tensions sur la balance commerciale, c’est un enjeu majeur.

 

Les défis sous-jacents et questions en suspens

Derrière ces chiffres encourageants, se cachent des défis que cette analyse ne doit pas occulter. D’abord, la vraie question est qualitative. S’agit-il de plantations intensives, modernes et irriguées, ou de plantations extensives traditionnelles ? La réponse déterminera la productivité future et la compétitivité.

Ensuite, même si l’olivier est résilient, une plantation moderne a besoin d’eau, surtout les premières années. Ces 1 900 hectares supplémentaires vont-ils peser sur des ressources hydriques déjà surexploitées ? L’impact sur les nappes phréatiques est une question cruciale.

Finalement, au-delà de la plantation, que deviendra la récolte ? Le pari de l’État est que ces nouveaux volumes pourront être absorbés par les huileries, souvent vieillissantes, et valorisés à l’export. Cela suppose des investissements parallèles dans la modernisation de la transformation (passage aux systèmes continus, qualité de l’huile) et la promotion à l’export (huile conditionnée, bio).

Ce programme de plantations d’oliviers en 2025 est un excellent exemple de politique publique ciblée. C’est un investissement dans le patrimoine agricole du pays, dont les retombées économiques et sociales se mesureront sur la prochaine décennie.

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Afrique: vers une reprise des émissions de dettes durables et vertes en 2026

25. Februar 2026 um 13:26

Selon S&P Global, les volumes d’obligations durables (l’argent sert à financer un mix de projets ayant des bénéfices à la fois environnementaux et sociaux) ont nettement ralenti en Afrique en 2025, avec très peu d’émissions souveraines après la levée de 13 milliards de dollars enregistrée en 2024. Les gouvernements ont recentré leurs priorités sur l’allocation des fonds issus des émissions antérieures, tout en s’orientant progressivement vers les prêts liés au développement durable.

Parmi les opérations marquantes, la Côte d’Ivoire a sécurisé un prêt de 500 millions de dollars adossé à des objectifs durables, tandis que le Nigeria a émis une obligation verte sur son marché domestique, levant 50 milliards de nairas (soit environ 38 millions de dollars) en juin 2025.

Si les volumes globaux sont en baisse, les indicateurs ne traduisent pas pour autant une perte d’élan du marché. On assiste plutôt à un repositionnement progressif vers des instruments plus diversifiés, dans l’attente d’une nouvelle vague d’émissions portée par l’amélioration des conditions de crédit à l’échelle mondiale.

Preuve de cette dynamique, les émissions d’obligations vertes (l’argent sert exclusivement à financer des projets ayant un bénéfice environnemental) ont augmenté en 2025 par rapport à 2024, portées principalement par des émetteurs mauriciens et sud-africains. L’Industrial Development Corporation d’Afrique du Sud a émis une obligation durable de 3,4 milliards de rands, structurée en deux tranches. De son côté, Nedbank a lancé une obligation sociale de 2,5 milliards de rands en décembre 2025, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD).

La BAD a également marqué son retour sur le marché avec une obligation verte de 500 millions d’euros en 2025. Les gouvernements régionaux ne sont pas en reste. L’État de Lagos a émis près de 15 milliards de nairas la même année. Signe que l’appétit des investisseurs reste intact, le Nigeria prévoit d’émettre pour 352 millions de dollars d’obligations vertes en 2026.

Loin de marquer le pas, le financement durable en Afrique entre dans une phase de maturation. Mais où est la Tunisie dans tout cela? Nous attendons toujours une première obligation verte. Mieux vaut tard que jamais.

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Quelles projections chiffrées pour la saison agricole de 2026?

25. Februar 2026 um 13:06

Le début de l’année a été positif pour la balance commerciale alimentaire. Les projections du budget économique du secteur de l’agriculture et de la pêche de l’année 2026 indiquent que la balance commerciale alimentaire enregistrerait un taux de couverture des importations par les exportations d’environ 97%.

Cette évolution repose sur les hypothèses d’une croissance de la valeur des exportations alimentaires de 4%, sous l’impulsion de la réussite de la campagne oléicole et du développement de ses revenus à hauteur de 20%, ainsi que la maîtrise de l’augmentation de la valeur des importations à 9%, notamment les importations de céréales qui devraient se situer aux alentours de 10%.

Les estimations montrent une croissance de la valeur ajoutée du secteur agricole de 2,9% (aux prix constants) pour l’année 2026, sur la base des prévisions suivantes:

– Production estimée à 2 millions de tonnes d’olives à huile, contre 1,7 million de tonnes durant la saison en cours,

– Production d’environ 18 millions de quintaux de céréales, contre 19,8 millions de quintaux durant la saison en cours,

– Production d’environ 404 000 tonnes de dattes, contre 348 000 tonnes durant la saison en cours,

– Production de 141 000 tonnes de produits de la pêche et de l’aquaculture.

Les investissements attendus sont de 1 456,3 Mtnd.

Nous pensons que ces estimations, élaborées fin 2025, sont prudentes et que la saison de cette année, avec une telle pluviométrie, serait bien meilleure. Maintenant, il faut investir massivement dans le stockage car il faut savoir gérer l’abondance.

 

 

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L’Ordre des ingénieurs rappelle ses tarifs minimums

25. Februar 2026 um 11:05

L’Ordre des ingénieurs tunisiens a rappelé les ingénieurs-conseils et les bureaux d’études techniques à l’obligation de respecter le barème minimum lors de la participation aux études techniques pour les travaux publics et de construction (non soumis au décret n° 71 de l’année 1978), et ce, dans les domaines des structures porteuses, routes et réseaux, fluides et électricité.

Selon la décision de l’Ordre n° 83 de l’année 2022, le tarif minimum pour les études est fixé à 3% du coût total des travaux pour chaque lot technique, auquel s’ajoute un montant fixe compris entre 400 et 1 500 Tnd, en fonction de la superficie du projet ou de son coût estimé (hors taxe sur la valeur ajoutée).

Par ailleurs, la rémunération pour les missions de suivi et de contrôle est fixée à 400 Tnd par jour, avec possibilité de fractionnement (demi-journée ou quart de journée) selon la durée d’intervention, en plus de la prise en compte des frais de déplacement à hauteur de 0,500 Tnd par kilomètre, comme montant minimum.

Le non-respect de ce barème constitue une violation grave des devoirs de la profession, et son auteur est automatiquement déféré devant le conseil de discipline. L’ordre a invité les ingénieurs à se conformer strictement à ces exigences, afin de “préserver la dignité de l’ingénieur, de garantir la qualité des services d’ingénierie et de protéger l’économie nationale contre la concurrence déloyale”.

Nous comprenons donc que les professionnels sont en train de se faire de la concurrence, en baissant les prix afin de décrocher des appels d’offres. Un autre défi qui s’ajoute à un corps de métier essentiel pour le développement du pays.

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Des taxes entre 7 et 40% sur les marchandises importées en Libye?

25. Februar 2026 um 08:45

La Banque centrale de Libye a commencé à appliquer de nouvelles taxes sur un certain nombre de marchandises importées, en exécution d’une décision émanant du Parlement, visant à traiter les déséquilibres financiers résultant de la hausse du taux de change des devises étrangères.

Les nouvelles taxes concernent des denrées alimentaires, des produits de consommation, des produits d’entretien, des pièces détachées automobiles, ainsi que des matériaux de construction, des vêtements, des appareils électroménagers et électroniques, sans oublier le tabac, les cigarettes et les voitures de luxe. Les taux de taxation devraient varier entre 7 et 40%.

Entre-temps, le gouvernement d’union nationale a annoncé, dans un communiqué avant-hier soir, son rejet de la décision qu’il a qualifiée d’unilatérale. Pour lui, le cœur de la crise de la hausse du taux de change du dollar réside principalement dans les dépenses parallèles hors du budget approuvé.

Quant au Parlement, 107 députés ont déclaré, dans un communiqué publié lundi soir également, l’illégalité des taxes, affirmant qu’il n’avait émis aucune décision valide ou exécutoire imposant des taxes ou des charges financières d’aucune sorte.

En pratique, il s’agit d’un coup de pouce à l’inflation et à la masse monétaire locale sans couverture productive ni réserves de change suffisantes, sans compter les pressions supplémentaires sur le taux de change. Il est à noter que la décision a coïncidé avec un effondrement record de la valeur du dinar face aux devises étrangères, le dollar dépassant pour la première fois le seuil des 10 dinars.

Pour les exportateurs tunisiens, c’est tout sauf une bonne nouvelle. Si ces taxes persistent, les circuits du maché parallèle, déjà forts, seront plus actifs. À suivre de près.

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Impôts indirects: qu’est-ce qui a marché en 2025?

25. Februar 2026 um 08:22

L’examen détaillé de l’exécution budgétaire à fin décembre 2025 révèle quelques écarts significatifs entre les prévisions de la loi de finances 2025 et les réalisations effectives pour certaines catégories de recettes fiscales.

Deux postes majeurs affichent une croissance inférieure aux attentes.

Le premier est la taxe sur la valeur ajoutée, qui a permis d’engranger 11 724,5 Mtnd fin 2025, contre des estimations de 12 028 Mtnd. Cela s’explique par une décélération de la consommation des ménages, pénalisés par un pouvoir d’achat sous tension et une épargne de précaution élevée. Conjuguée avec les chiffres des Billets et monnaies en circulation, cela pourrait signifier un recours plus grand aux produits du marché parallèle. Il y a également un ralentissement de l’activité dans certains secteurs contributeurs, comme les industries extractives ou le BTP.

Le second est les droits de consommation qui ont enregistré des recettes de 4 237,5 Mtnd contre 4 296,0 Mtnd estimés. L’écart n’est pas grand, mais il pourrait indiquer un changement dans les habitudes de consommation au profit de produits moins taxés et un développement du commerce parallèle pour les produits les plus taxés (tabac, carburants), qui échappent à la fiscalité. Encore une fois, cela est lié à la contraction du pouvoir d’achat.

À l’inverse, les droits de douane enregistrent une croissance plus forte que prévu dans la loi de finances (2 278,9 Mtnd encaissés contre 2 111 Mtnd attendus). Cette hausse s’explique par une augmentation du volume des importations, notamment de biens d’équipement ou de consommation, générant mécaniquement plus de recettes. La baisse de la production locale pour certains produits a été compensée par des importations, et le déficit de la balance commerciale en est le meilleur témoin. Avec cela, il ne faut pas oublier le renforcement des contrôles douaniers et une meilleure lutte contre la fraude, qui a permis de capter une part plus importante des droits dus.

Ces écarts entre prévisions et réalisations peuvent traduire une certaine transformation des comportements. La sous-performance des droits de consommation interroge sur l’évolution réelle de la demande pour les produits taxés, et sur l’efficacité du contrôle fiscal dans ces secteurs. Encore une fois, ces chiffres renforcent le constat de la nécessité d’élargir l’assiette fiscale pour sécuriser les recettes de l’État à moyen terme.

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Budget 2025 : l’État frôle les 50 milliards de dinars de recettes

24. Februar 2026 um 11:38

Les résultats provisoires de l’exécution du budget de l’État à fin décembre 2025, fraîchement publiés par le ministère des Finances, permettent de dresser un portrait précis de la structure des recettes publiques.

Avec un total de 49 699,2 MDT hors dons, les ressources budgétaires effectivement encaissées ont enregistré une progression de 5,7 % par rapport à 2024. Cette évolution positive masque, toutefois, des réalités contrastées selon les catégories de recettes.

Une dépendance écrasante à la fiscalité

La caractéristique la plus marquante de la structure des recettes est sa forte concentration sur les recettes fiscales. Ce n’est pas d’ailleurs une surprise. Celles-ci ont atteint 44 749,8 MDT en 2025, soit 90 % des ressources totales de l’État. Cette part, en légère augmentation par rapport à 2024 (88,8 %), illustre le rôle central de l’impôt dans le financement du budget.

La progression de 7,3 % des recettes fiscales, supérieure à la croissance globale des ressources, témoigne d’une bonne tenue du recouvrement et d’un plus grand respect des obligations par les assujettis.

La pression fiscale s’est établie à 25,9 % en 2025, en léger repli par rapport aux 26,1 % de l’année précédente, mais plus importante que ce qui a été budgétisé par la loi des finances 2025 (24,7 %). C’est une tendance attendue du moment que la croissance du PIB était bien inférieure aux estimations.

Des recettes non fiscales en stagnation

Les recettes non fiscales ont totalisé 4 745,7 MDT, en hausse modérée de 1,8 % en rythme annuel. Leur poids dans l’ensemble des ressources reste stable, autour de 9,6 %. Cette faiblesse structurelle indique une difficulté persistante à diversifier les sources de financement public en dehors du circuit fiscal traditionnel.

Un autre fait marquant de l’année 2025 réside dans la poursuite du repli des dons. Ceux-ci sont passés de 625,7 MDT en 2024 à seulement 203,7 MDT en 2025, soit une contraction de 67,4 %. Avec une part désormais symbolique de 0,4 % des recettes totales, l’aide extérieure non remboursable devient marginale dans le financement de l’État. Cette évolution contraint la Tunisie à compter quasi-exclusivement sur ses ressources propres pour faire face à ses engagements.

Si la croissance des recettes fiscales est un signe positif, elle expose également les finances publiques à une vulnérabilité. Tout ralentissement économique se traduirait mécaniquement par une chute des ressources et une aggravation des déséquilibres budgétaires. L’élargissement de l’assiette fiscale et la mobilisation de nouvelles recettes non fiscales restent, plus que jamais, des défis prioritaires.

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L’encours de la dette publique totalise 141 665,4 Mtnd fin 2025

24. Februar 2026 um 08:49

Nous disposons désormais des données nécessaires permettent de dresser un premier bilan de l’évolution de la dette publique en 2025.

Le Trésor a consacré 24 441,5 Mtnd au service de sa dette, répartis en 6 458,5 Mtnd  d’intérêt et 17 983 Mtnd de remboursement du principal. Ce montant est en baisse de 1,5 % par rapport à 2024, suggérant une maîtrise relative de cette charge lourde. Par rapport à ce qui a été budgétisé dans la Loi des Finances 2025, il y a une économie de 248,5 Mtnd . 

Cependant, cette stabilité apparente masque des évolutions divergentes entre dette intérieure et dette extérieure. On observe en effet un transfert de pression vers le marché local.

Les charges d’intérêts sur la dette intérieure ont bondi de 14,2 %, passant de 4 097,7 Mtnd en 2024 à 4 679,9 Mtnd l’année dernière. Cette hausse significative traduit la persistance de conditions de financement toujours onéreuses sur le marché financier et un recours accru à ce type de dette pour compenser un moindre recours à l’endettement externe. D’ailleurs, le service de la dette extérieure s’est allégé. Les intérêts ont chuté de 18,9 % en glissement annuel à 1 778,6 Mtnd et le remboursement du capital de 10,9 % à 8 308,7 Mtnd.

L’analyse des nouveaux emprunts contractés en 2025 confirme cette recomposition. Le volume total des ressources d’emprunt a diminué de 4 %, s’établissant à 25 644,5 Mtnd. Les emprunts intérieurs ont été réduits de 6 %, totalisant 21 819,3 Mtnd. En revanche, les emprunts extérieurs ont augmenté de 9,3 %, atteignant 3 825,2 Mtnd, dont 2 004,4 MTND d’appui budgétaire.

En tout, l’encours de la dette publique s’est établi à 141 665,4 Mtnd fin 2025, contre 135 642,3 Mtnd une année auparavant. Par rapport à ce qui a été budgétisé, il y a une réduction de 5 736,6 Mtnd. Les prêts extérieurs représentent 60,8 % de cet encours (86 178,0 Mtnd), tandis que ceux extérieurs complètent les 39,2 % (55 487,3 Mtnd). Le désendettement étranger se poursuit, avec un repli de l’encours de 7 052,1 Mtnd.

 

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