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FMI – Afrique : 11 des 20 économies les plus dynamiques

24. März 2026 um 17:43

Le FMI révèle que 11 des 20 économies à la croissance la plus rapide en 2026 se trouvent en Afrique (Afrique subsaharienne). Ainsi en tout, 18 pays sont attendus en 2026.  Pourtant Amadou Sy (FMI) tire la sonnette d’alarme : les prévisions régionales révisées prévoient 4,2 % en 2026, loin du potentiel de 4,4 à 5 % nécessaire pour juguler la pauvreté.

Feu d’artifice 2024 (>6 %) : le Niger et le Rwanda sont en tête, suivis du Bénin, de l’Éthiopie, de la RDC, de la Guinée, du Sénégal et de l’Ouganda. Ces dynamiques s’appuient sur une diversification réussie, à l’exception de la RDC et dans une moindre mesure de la Guinée.

Alors que le bas de tableau (<2 %) alerte : le Botswana, la RCA, le Tchad, la Guinée équatoriale, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe trébuchent, englués dans leur dépendance pétrolière. Le Nigeria résiste mieux (3,4 %) grâce à ses services et une production d’hydrocarbures soutenue.

Le plan du FMI en trois volets

Ainsi, indique l‘agence Ecofin, le FMI prévoit de déployer une stabilité macro sur mesure qui sera calibrée aux déséquilibres et contraintes politiques de chaque pays pour juguler inflation et volatilité monétaire. Il en va de même d’un budget inclusif et stratégique. Et enfin des recettes fiscales optimisées par une meilleure administration (sans hausse de taux), des dépenses recentrées sur la protection sociale et les  services publics essentiels. Sans pour autant oublier les réformes structurelles accélérées.

Par ailleurs, le secteur privé devrait être libéré par un climat des affaires assaini, une gouvernance renforcée, une diversification impérative pour les pétro-dépendants (Angola : 90-95 % des exportations).

Avec 900 millions d’habitants et une jeunesse en explosion démographique, cette croissance anémique bloque toute convergence avec les économies avancées et enferme des millions dans la trappe de la pauvreté. Le temps presse.

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Sommet Afrique-France à Nairobi : La Tunisie, premier investisseur africain en France, fortement invitée à participer

24. März 2026 um 17:35

Au cœur du sommet Afrique-France (11-12 mai à Nairobi), Business France met l’accent sur un nouveau modèle de partenariat franco-africain. Il est structuré autour de quatre piliers : Build, Produce, Innovate et Trust.

Philippe Garcia est le directeur de Business France pour l’Afrique du Nord. Il appelle les entreprises tunisiennes à une forte mobilisation. Et ce, pour valoriser la position géostratégique du pays et ses investissements records en France.

A cet égard, Philippe Garcia coorganise avec Bpifrance et Proparco le Business Forum du sommet Afrique-France. Il se déroulera les 11 et 12 mai à Nairobi, au Kenya. Cet événement s’articule autour de quatre piliers stratégiques, pour un partenariat économique renouvelé avec le continent africain. A savoir :

  1. Build : la construction de bases solides.
  2. Produce : la création de chaînes de valeur rentables dans l’industrie, l’énergie, l’agroalimentaire et d’autres secteurs.
  3. Innovate : l’innovation dans des domaines comme l’économie bleue, la ville durable, les filières agroalimentaires, les énergies renouvelables, le numérique, les infrastructures de communication et la data.
  4. Trust : le renforcement de la confiance mutuelle.

Ainsi, ces piliers visent à générer de la valeur partagée au bénéfice de l’Afrique et de la France.

Mobilisation tunisienne et chiffres clés

En outre, il précise dans ce contexte : « La Tunisie doit être copieusement représentée pour affirmer sa position géostratégique unique, la qualité de sa main-d’œuvre et son statut de premier partenaire économique de la France. Pour la septième année consécutive, elle est le premier investisseur africain en France. Avec 12 projets accompagnés par Business France en 2025, créant plus de 100 emplois à temps plein. Une campagne de promotion est en cours auprès des grands patrons, associations, institutions et fédérations professionnelles, en lien avec  Business France et le service économique. »

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Tunisie – France : de nouveaux rendez-vous pour un partenariat économique renouvelé

24. März 2026 um 15:27

Quatre grands rendez‑vous internationaux qui redessinent peu à peu la carte des partenariats entre la Tunisie, la France, l’Afrique, la Méditerranée et le reste du monde. C’est ce que laisse apparaître la rencontre entre l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, et les journalistes des différents médias. Y ont été présentées les grandes échéances au premier semestre 2026.

Partant d’un rappel historique, Anne Guéguen souligne que la Tunisie est considérée comme un partenaire privilégié de la France, jouant un rôle clé dans la réponse aux défis globaux et régionaux. Elle précise dans ce contexte : “Les deux pays entretiennent à travers la Méditerranée un partenariat profond, dense et fondé sur le respect mutuel entre nations souveraines, le bénéfice réciproque, ainsi que des liens humains, culturels et économiques très forts. Les deux présidents de la République se sont entretenus par téléphone le 20 mars dernier et ont réaffirmé leur volonté d’avancer, en s’appuyant sur leurs intérêts communs et leur attachement mutuel au multilatéralisme.”

Elle ajoute : “Dans ce cadre, la France présente quatre grandes échéances internationales coorganisées en première partie de 2026, susceptibles d’intéresser la Tunisie, les Tunisiens et les Tunisiennes. Tout d’abord, le Sommet One Health, qui se tiendra le 7 avril à Lyon. Cet événement vise à accélérer la mise en œuvre de l’approche “une seule santé”, intégrant la santé humaine, animale, végétale et environnementale. Et ce, afin de prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux. Cette approche devrait devenir une référence pour les politiques publiques, intégrée de manière systématique dans toutes les dimensions de l’action publique. La Tunisie, déjà engagée dans cette démarche, avait accueilli en juin 2025 à Tunis la conférence régionale One Health MENA, lors de laquelle le ministre de la Santé tunisien a fait adopter par ses homologues la Déclaration de Carthage sur l’approche One Health.”

Ensuite, le Sommet Afrique‑France Africa Forward, qui se déroulera les 11 et 12 mai à Nairobi. Ce rendez‑vous marque un renouvellement des partenariats entre l’Afrique et la France, engagé depuis une dizaine d’années. Il s’agit d’encourager l’innovation, la croissance et l’intégration du continent africain dans la gouvernance mondiale, en s’appuyant davantage sur l’écoute, le dialogue et des relations équilibrées.

L’objectif est également de promouvoir un multilatéralisme inclusif et de renforcer les échanges économiques. Tout en donnant une place accrue aux sociétés civiles, aux diasporas, aux jeunes et aux acteurs culturels et économiques.

La Tunisie est invitée à ce sommet et est appelée à jouer un rôle dans les débats sur l’industrialisation durable et la transition énergétique, en lien avec les défis et objectifs communs. Un forum d’affaires « Inspire and Connect », associé à ce rendez‑vous, est également susceptible d’intéresser de nombreux entrepreneurs tunisiens.

La troisième échéance est le lancement de la Saison Méditerranée 2026, à partir du 15 mai à Marseille. Cette initiative vise à célébrer la richesse culturelle du bassin méditerranéen et à renforcer les échanges entre les deux rives. Elle met par ailleurs en avant la jeunesse et les diasporas comme vecteurs de dialogue et de coopération. La Tunisie occupe une place centrale dans cette saison, avec 29 projets labellisés impliquant des artistes tunisiens. Ce qui illustre l’étendue de la coopération culturelle franco‑tunisienne.

Enfin, la quatrième grande échéance est le sommet du G7, qui se tiendra du 15 au 17 juin à Évian, dans le cadre de la présidence française du G7 en 2026. Cette présidence vise à recentrer le G7 sur sa vocation originelle : offrir un espace de dialogue économique entre grandes puissances pour répondre aux déséquilibres macroéconomiques qui fragilisent la stabilité mondiale. Dans un contexte marqué par l’incertitude et la fragmentation internationale, la France souhaite renouveler les partenariats, moderniser l’architecture du développement et renforcer l’efficacité de la coopération internationale. Les objectifs annoncés sont notamment de réduire les déséquilibres macroéconomiques mondiaux, renforcer la résilience des chaînes de valeur, moderniser l’architecture financière internationale et promouvoir des partenariats plus inclusifs.

D’un point de vue économique, ces quatre rendez‑vous internationaux offrent à la Tunisie une opportunité de consolider son rôle de hub entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Et ce, dans un contexte où la France demeure son premier partenaire commercial et son premier investisseur étranger. 

Les discussions autour de l’industrialisation durable, de la transition énergétique, de la santé et de la gouvernance du commerce et des hydrocarbures pourraient nourrir de nouveaux projets d’investissements, de partenariats publics‑privés et de chaînes de valeur plus résilientes. 

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L’Inde interdit le film de « La Voix de Hind Rajab »

24. März 2026 um 10:10

Le Bureau central de vérification des films (CBCF) en Inde a interdit la sortie du drame « La Voix de Hind Rajab », réalisé par la Franco-tunisienne Kaouther Ben Hania.

Nommé aux récents Oscars, ce long-métrage retrace l’histoire vraie d’Hind Rajab, une fillette palestinienne de cinq ans tuée par des tirs israéliens en 2024. Et ce, alors qu’elle tentait de fuir Gaza avec sa famille.

Selon le distributeur indien Manoj Nandwana, cité par l’AFP, la décision vise à préserver les relations diplomatiques entre l’Inde et Israël.

Une décision jugée « honteuse » par l’opposition

Cette interdiction du film a été qualifiée de « honteuse » et « indigne d’une démocratie mature » par le parlementaire d’opposition Shashi Tharoor.

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Rayed Chaïbi : « Les élus franco-tunisiens sont une véritable force diplomatique de proximité »

24. März 2026 um 08:58

Après plus de 60 ans de présence, les deuxième et troisième générations portées par une concentration territoriale dans des bassins électoraux dynamiques, un accès maîtrisé aux réseaux politiques et une double culture émancipatrice  brisent le plafond de verre. Élues maires ou adjoints dans des villes emblématiques lors des municipales 2026, ces figures comme Mehdi Nezzar ou Bally Bagayoko incarnent une intégration mature, une vitalité démocratique et un renouveau des liens franco-tunisiens, appelant à une mobilisation accrue de la diaspora pour l’avenir. Rayed Chaïbi, président de l’Association pour la Promotion de la Coopération et de l’Amitié entre la France et la Tunisie (APCAFT) livre ses premières réactions. Interview.

Quels facteurs socio-économiques expliquent l’ascension politique de la deuxième et troisième génération de la diaspora maghrébine et africaine en France ?

Je retiendrai deux facteurs socio-économiques majeurs qui expliquent cette ascension désormais visible, particulièrement marquée lors des élections municipales de 2026, où de nombreux héritiers de l’immigration – maghrébine et subsaharienne en tête – ont été élus maires ou adjoints dans des villes emblématiques.

En premier lieu, la concentration territoriale dans des quartiers et communes populaires : ces territoires, où les populations d’origine immigrée représentent souvent une majorité ou une part très significative des habitants, se sont transformés en bassins électoraux naturels et puissants. Les candidats issus de ces communes y sont perçus comme authentiquement proches des réalités quotidiennes – logement, emploi, services publics, vivre-ensemble  et bénéficient ainsi d’une confiance électorale forte et durable. Ces espaces ne sont plus des « périphéries » marginales : ils incarnent aujourd’hui ce qu’est la France contemporaine, un pays profondément multiculturel, engagé dans les questions de justice sociale et d’inclusion, et particulièrement dynamique sur le plan institutionnel, où la démocratie locale s’exerce avec intensité et innovation.

En second lieu, l’accès progressif et maîtrisé aux réseaux politiques : après des décennies de militantisme associatif, syndical, citoyen et partisan (souvent à gauche, chez les écologistes ou en indépendant), ces générations ont accumulé une expérience solide, des compétences en gestion publique et une légitimité incontestable. En 2026, on récolte les fruits de cette maturation longue et patiente : des victoires symboliques et concrètes, comme celle de Mehdi Nezzar élu maire du Bourget, d’Imène Souid confirmée à Orly, ou de Bally Bagayoko à Saint-Denis-Pierrefitte. Ces figures, purs produits de leurs territoires, démontrent que le « plafond de verre » politique se fissure durablement : il est désormais possible, pour des descendants d’immigrés, d’accéder à des mandats aussi prestigieux et responsables que celui de maire, et d’y exercer un leadership reconnu.

Cette évolution n’est pas anecdotique : elle traduit une mobilité sociale réussie, une appropriation pleine des institutions républicaines, et une vitalité démocratique qui renforce la cohésion nationale.

Comment la double culture et l’éducation française ont-elles transformé les descendants d’immigrés pour s’intéresser à la politique ?

La double culture constitue un atout décisif et structurant pour ces générations. Elles grandissent en intégrant pleinement les valeurs républicaines françaises – égalité, laïcité, citoyenneté active – transmises par l’école et les institutions, tout en portant en elles l’héritage familial maghrébin ou africain : un fort sens de la solidarité, un attachement viscéral à la justice sociale, et souvent une mémoire vive des luttes anticoloniales ou des combats pour l’indépendance et la dignité postcoloniale. Cette hybridité identitaire génère une sensibilité aiguë aux inégalités structurelles et un impératif moral de représentation et de transformation sociale.

L’éducation française joue un rôle pivot et émancipateur : elle fournit les outils intellectuels et symboliques indispensables pour naviguer avec assurance dans les sphères institutionnelles – maîtrise du langage civique, compréhension des mécanismes démocratiques, accès aux diplômes supérieurs. Elle inculque également l’idée que la politique n’est pas réservée à une élite, mais constitue un levier légitime et accessible pour agir sur la société. De nombreux élus ou engagés issus de ces diasporas invoquent un sentiment de « dette » intergénérationnelle envers leurs parents, qui ont consenti des sacrifices majeurs pour leur ouvrir des horizons meilleurs, ou encore la nécessité de combattre les discriminations vécues au quotidien.

C’est précisément cet « entre-deux » fertile qui les oriente souvent vers l’engagement politique local, où l’action concrète et de proximité permet de traduire ces hybridités en résultats tangibles pour les territoires et pour la société dans son ensemble.

Cette dynamique illustre une forme d’intégration réussie et active : non pas une assimilation effacée, mais une contribution enrichissante à la vitalité démocratique française.

Dans quelle mesure l’ascension politique des enfants d’immigrés tunisiens en France reflète-t-elle une maturité de l’intégration après plus de 60 ans de présence et d’échanges entre les deux pays ? En quoi cette évolution témoigne-t-elle aujourd’hui de la transformation des relations franco-tunisiennes elles-mêmes et quelle conclusion en tirer pour l’avenir du partenariat entre la France et la Tunisie ?

L’ascension politique des enfants de la communauté tunisienne en France constitue un marqueur fort de la maturité des processus d’intégration, après plus de six décennies de liens migratoires continus et d’échanges intenses entre les deux pays.

Les deuxième et troisième générations se distinguent aujourd’hui par un niveau élevé de formation, une insertion professionnelle affirmée et une implication citoyenne active et reconnue. Leur élection ou réélection à des fonctions exécutives locales – maires, adjoints au maire, conseillers municipaux dans des villes de tailles variées – illustre une évolution profonde : d’une présence historiquement liée au travail ouvrier et relativement en retrait, on est passé à une représentation politique pleinement visible, légitime et assumée au cœur des institutions démocratiques françaises.

Dans ce contexte, les élus franco-tunisiens sont une véritable force diplomatique de proximité. Ils constituent des ambassadeurs naturels et crédibles d’une relation bilatérale renouvelée, mutuellement respectueuse et porteuse d’opportunités concrètes. Leur légitimité locale, leur double ancrage culturel et leur connaissance intime des deux réalités leur permettent de contribuer efficacement à :

  • la promotion d’une mobilité circulaire qualifiée et maîtrisée;
  • le renforcement des coopérations en matière de jeunesse, d’emploi et d’innovation;
  • un dialogue constructif et décomplexé sur les enjeux migratoires et d’investissement solidaire.

Cette évolution représente une opportunité stratégique pour les deux pays. Elle doit inviter la Tunisie à reconnaître et à mieux mobiliser le potentiel de sa diaspora comme levier de rayonnement, de transfert de compétences et de développement. Et parallèlement, elle doit encourager la France à valoriser pleinement la contribution de ces citoyens binationaux à la vitalité démocratique, à la diversité et à la richesse de sa sphère publique.

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Gestern — 23. März 2026Haupt-Feeds

Gaz naturel à 57 €/MWh : Trump secoue les marchés

23. März 2026 um 14:31

Le prix du gaz naturel chute à 57 €/MWh après l’annonce par Donald Trump, sur Truth Social, d’une trêve de cinq jours avec l’Iran; et ce, suite à de « très bons entretiens ». Les contrats TTF d’Amsterdam, référence européenne, dégringolent de plus de 3 %. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it.

Les prix du pétrole ont connu des oscillations violentes : le Brent a plongé jusqu’à 14 % (96 $/baril). Le gaz benchmark européen a suivi la même trajectoire. Avant de rebondir partiellement après le démenti de Téhéran sur ces discussions, selon l’agence Mehr citant ce ministère. Laquelle accuse Trump de chercher à « faire baisser les prix de l’énergie ». Tout en déclarant :  » Aucun dialogue n’existe entre Téhéran et Washington. »

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Donald Trump reporte les frappes contre l’Iran

23. März 2026 um 12:59

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi 23 mars, avoir engagé des discussions « très bonnes et fructueuses » avec l’Iran au cours des deux derniers jours.

Ces pourparlers visent à parvenir à une « solution complète et globale » des différends américains au Moyen-Orient, a précisé Trump.

Ainsi, dans une décision spectaculaire, le chef des Etats-Unis a ordonné au Département de la Guerre de reporter toutes les frappes militaires. A savoir, plus précisément, celles prévues contre les centrales énergétiques iraniennes et les infrastructures critiques.

Dans ce contexte, les prochaines étapes dépendront entièrement du succès des réunions et négociations en cours. C’est encore ce qu’affirme le locataire de la Maison Blanche, dans son style toujours très caractéristique.

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Municipales françaises : une Tunisienne réélue maire d’Orly

23. März 2026 um 12:58

Les élections municipales françaises de 2026 marquent une percée des Franco-tunisiens. Une vingtaine ont déjà été élus maires ou adjoints dans des villes comme Orly, Marseille et Aubervilliers. Ils symbolisent ainsi une diversification des élites locales au profit de profils issus de la diaspora maghrébine.

 

À Orly, c’est une quadrangulaire, Imène Souid-Ben Cheikh, qui a été réélue maire avec 53% des voix. D’origine tunisienne, cette femme incarne cette vague de renouvellement des élections municipales de 2026.

La diaspora tunisienne à l’honneur

Ce scrutin s’inscrit dans une tendance plus large. Près de 25 Franco-tunisiens ont remporté des postes clés, dont huit mairies et 17 adjoints, selon les résultats provisoires du ministère de l’Intérieur. À Marseille, un adjoint franco-tunisien gère les affaires sociales. Tandis qu’à Aubervilliers, une maire adjointe pilote l’urbanisme.

Ces victoires, souvent dans des banlieues populaires, reflètent l’engagement communautaire et la maîtrise des enjeux locaux comme l’intégration et le développement économique.

Ces élections municipales françaises soulignent comment la double culture tuniso-française devient un atout électoral. Et ce, dans un pays où les électeurs plébiscitent des figures authentiques face aux crises sociales.

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Tunisie : boom des doctorats, panne d’opportunités

23. März 2026 um 10:35

L’Afrique forme de plus en plus de doctorants, avec des leaders comme l’Afrique du Sud (plus de 32 000 doctorats entre 2000 et 2018), le Nigeria, le Kenya, et des progrès en Afrique de l’Ouest (Ghana, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin). C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. 

Toujours selon Ecofin, ces talents sont sous-utilisés localement en raison d’un faible investissement privé en recherche et développement (R&D), soit seulement 11 % des entreprises. Et parallèlement, le financement public serait inférieur à 1 % du PIB. Tandis qu’un manque de postes stables pousse à la fuite des cerveaux (40 000 PhD africains à l’étranger).

Mais qu’en est-il de la Tunisie dans ce classement ? Réponse : la Tunisie se classe parmi les bons performeurs africains en production doctorale, avec une croissance notable : 792 doctorats en 2010, 1 455 en 2017, 1 748 en 2021, 1 865 en 2022, et environ 2 359 en 2018/2019. Elle compte ~10 559 doctorants inscrits en 2022-23 et près de 7 000 docteurs recensés en 2024, dont 50 % en contrats temporaires ou au chômage.

Ainsi, relèvent des publications scientifiques, la Tunisie se retrouve au 7e rang en Afrique (10 315 en 2023), derrière l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l’Algérie et l’Éthiopie.

Lire aussi : Le cri d’alarme des doctorants au chômage pour intégrer l’université

À l’instar du reste du continent, les PhD tunisiens brillent à l’étranger mais peinent localement, contrastant avec l’Occident (93 % d’emploi en Europe, 86,6 % aux USA). 

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L’ancien Premier ministre français Lionel Jospin n’est plus

23. März 2026 um 10:15

Le dirigeant socialiste français Lionel Jospin s’est éteint dimanche 22 mars 2026 à l’âge de 88 ans. Premier ministre de la « gauche plurielle » de 1997 à 2002, il incarna les aspirations de l’union à gauche tout en manquant le rendez-vous de la présidentielle de 1995.

Né en 1937 à Meudon dans une famille protestante militante, Lionel Jospin débute via le trotskysme (OCI) avant de rejoindre le PS en 1971 comme proche de Mitterrand. Premier secrétaire du PS (1981-1988), il pilote l’opposition et l’accord avec les communistes. Puis ministre de l’Éducation (1988-1992), il modernise les lycées et les universités, tout en revalorisant les enseignants.

Premier ministre (1997-2002) sous la cohabitation avec Chirac, il mène la « gauche plurielle » (PS-PCF-Verts) à la victoire lors des législatives de 1997, et impose les 35 heures sans perte de salaire, la CMU et la parité électorale; et ce, malgré les résistances patronales.

Candidat du PS en 1995 (2e) et surtout à la présidentielle en 2002 (éliminé au 1er tour avec 16,18 % face à Chirac et Le Pen), ce séisme le marginalise.

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Foued Mouakher : « Les nations se forgent surtout par ceux qui agissent dans l’ombre »

22. März 2026 um 09:35

Dans l’ombre de l’indépendance, une opération secrète de 1952 fit trembler la France à l’ONU. Foued Mouakher,dirigeant du Parti destourien libre (PDL), révèle l’exploit oublié de son oncle, Hedi Mouakher : un rapport militaire volé, caché dans une chaussure, et brandi comme arme diplomatique fatale. Une leçon d’héroïsme silencieux.

Voici le témoignage  de Foued Mouakher : quand Hedi Mouakher, dans l’ombre, fit condamner la France au cœur des Nations Unies !
Quand la France est condamnée au cœur des Nations Unies… et que la main qui a orchestré l’événement reste inconnue !

 

« Le 20 mars 1956, la Tunisie n’a pas obtenu son indépendance par hasard : elle l’a arrachée au prix du sang de ses fils et de l’intelligence de ses leaders. Pourtant, certaines victoires décisives n’ont pas été gravées dans l’Histoire comme elles le méritaient… et leurs artisans, optant pour le silence, en ont été effacés.
À l’occasion de la commémoration de l’indépendance, Hedi Mouakher  révèle une vérité occultée pendant des décennies : une épopée secrète à l’origine de la condamnation de la France lors de la session plénière spéciale de l’ONU en 1952, à Paris plutôt qu’à New York. Documentée dans les archives officielles de l’ONU, elle reste méconnue du grand public. Son architecte ? Le militant destourien exceptionnel, feu Hedi Mouakher, opérant au sommet de la direction du parti.
Le point de départ : une idée plus dangereuse que les balles
Loin d’être improvisée, cette opération naquit d’une idée audacieuse : s’emparer d’un document militaire français secret incriminant le colonialisme de l’intérieur, puis le porter à la tribune onusienne.
Hedi Mouakher y consacra des mois de travail clandestin, des fortunes, un réseau précis et une patience infinie. Cible : un rapport chiffré du général Pierre François Marie Joseph Garbay, bras armé du Résident général Jean de Hauteclocque, attestant des crimes de répression dans le pays tribal. Pas un simple vol, mais une infiltration méthodique aboutissant à la saisie de l’original et à son déchiffrement.
La phase décisive : de la preuve à l’arme diplomatique
Le rapport en poche, Hedi Mouakher lança l’étape cruciale : en faire une bombe politique mondiale.
Il consulta son ami et beau-frère, le leader Salah Ben Youssef, ainsi que son camarade militant, feu Mongi Slim (qui s’était réfugié chez lui plusieurs années durant, rue Ballar à Tunis-Ville, fuyant la gendarmerie française). Un plan rigoureux fut ourdi au sein de la direction du Néo-Destour pour transformer les exactions coloniales en scandale international. Coordinations secrètes :
Avec Habib Bourguiba à l’Hôtel Continental, place Vendôme à Paris ;
Et avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Zafrullah Khan, à Genève.
Tout se déroula dans un secret absolu pour Hedi Mouakher, sauf vis-à-vis de son jeune frère, le cheikh Mohammed Mouakher, lié à lui par une complicité fraternelle indéfectible. Même son accompagnateur de couverture – le fils de son associé Momo Levi (juif) – ignorait tout, croyant à un voyage d’affaires pour commercialiser des matières premières de chaussures depuis Paris.
L’exécution : une chaussure qui vainc un empire
Opération d’anthologie dans l’histoire du mouvement national : Hedi Mouakher dissimula le rapport dans une chaussure sur mesure et fila à Paris sous couvert commercial. À l’arrivée, il offrit de l’argent au jeune Levi pour les cabarets parisiens, avant un rendez-vous clandestin avec Habib Bourguiba à l’hôtel Intercontinental, place Vendôme. Le soulier s’ouvrit… le document changea de mains.
Prévu au millimètre : Habib Bourguiba alerta Salah Ben Youssef à Genève, qui dépêcha une voiture diplomatique pakistanaise pour rapatrier la preuve en mallette officielle. La machine diplomatique s’activa en heures.
Le choc : la France condamnée… sans comprendre comment !
À la session plénière de l’ONU, le séisme : un rapport français ultra-secret exposé via le Pakistan comme preuve irréfutable.
La délégation française, sidérée, ne comprit jamais la fuite.
Conséquences explosives :
Condamnation internationale de la France ;
Retrait confus de délégations ;
Révélation mondiale des crimes de répression.
Coup diplomatique magistral, forgé non sur le champ de bataille, mais par l’ombre d’un homme.
Épilogue : un homme qui n’a pas cherché la gloire… et en fut privé
Connue d’une élite dirigeante, l’opération resta secrète des décennies. Ses acteurs partiels en saisirent mal l’ampleur.
Hedi Mouakher, son maître d’œuvre, choisit le silence : pas d’écrits, pas de vantardise, juste : « Mon devoir accompli. »
Les nations se bâtissent autant par les humbles artisans anonymes que par les gloires avides.
Aujourd’hui, la vérité affleure : combien de nos victoires ignorons-nous encore ? »

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Fethi Jelassi : « 70 ans d’indépendance, une libération sociologique qui se vit aussi dans la tête »

20. März 2026 um 10:02

La Tunisie célèbre aujourd’hui ses 70 ans d’indépendance, un jalon historique marquant la fin de 75 ans de protectorat français (1881-1956). Véritable triomphe national, cette fête coïncide avec l’Aïd al-Fitr et interroge : indépendance réelle ou symbolique ?

La date du 20 mars 1956 constitue un tournant décisif dans l’histoire de la construction de l’État national moderne, restant un jour symbolique dans l’histoire et la mémoire des Tunisiens pour les acquis réalisés dans divers domaines dans l’État indépendant.

Fethi Jelassi, architecte, souligne, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, qu’il s’agit d’une fête symbolique d’une extrême importance. Tout en ajoutant : « Cela correspond dans de nombreux pays à la période de décolonisation. Mais pas que… Les États-Unis, par exemple, fêtent cette année leur 250e année d’indépendance. Oui, The Independence Day correspond à un quart de millénaire de la déclaration de leur indépendance ».

Toutefois, il part du constat qu’il faut commencer par quelques questionnements : était-ce une véritable indépendance ? À cette interrogation, la réponse est « Oui et trois fois oui ! ». Il précise dans ce contexte :  » Car les discours haineux reprochant à Bourguiba de ne pas avoir été indépendant vis-à-vis de la France ne tiennent pas devant la moindre analyse pertinente. Peut-être que certains d’entre eux ont préféré une aliénation « arabe » ou « islamique », ou les deux (qawmiyya) ? Il faut dire qu’à l’époque, la Tunisie était une royauté et la femme tunisienne (à titre d’exemple) n’était alphabétisée qu’à 4%. Aujourd’hui, l’alphabétisation féminine est de 80%, les bachelières représentent 70% et les diplômées du supérieur sont de l’ordre de 75% (25% seulement sont des hommes). Et la femme tunisienne est devenue un acteur majeur de l’économie et de la société. Quand on parle de l’évolution de la femme, il est évident que l’ensemble du corps social progresse avec elle. Ou grâce à elle. »

Et de poursuivre : « Saisissons ce moment pour dire que c’est la première fois dans le monde arabe et musulman qu’une femme est élue (il y a quelques jours) présidente de l’Académie Beit El Hikma. Il s’agit de la professeure Raja Bahri. Mais les domaines d’évolution positive de la société tunisienne depuis son indépendance sont nettement plus nombreux. Et c’est là que nous pouvons parler d’une « libération sociologique » de l’être tunisien. Parce que l’indépendance se passe aussi dans la tête. Il suffit de voir l’œuvre de nos compatriotes à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur du pays. »

Et de conclure : « La Tunisie a quelque peu perdu le sens de la symbolique, qui est en même temps une œuvre pédagogique : pas assez de pavoisement en ville, ni de défilés festifs, encore moins de conférences voire d’activités ludiques rassemblant les générations plus jeunes. Un retour à la fête de l’indépendance serait le bienvenu, de tous points de vue. Et pas seulement pour se rappeler une marque de cigarettes. »

En ce 20 mars 2026, alors que l’Aïd al-Fitr illumine les cœurs et que les drapeaux tunisiens devraient flotter fièrement dans les rues. Aujourd’hui, il est d’autant plus important de renouer avec la fête de l’indépendance pour raviver la mémoire collective. Loin des polémiques stériles, c’est l’élan d’une nation qui s’est libérée dans les esprits et qui mérite de le célébrer avec panache, génération après génération.

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Aïd el-Fitr 2026 : le Mufti fixe la date au vendredi 20 mars

19. März 2026 um 20:11

Le Mufti de la République a officiellement annoncé que le premier jour de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du mois de Ramadan aura lieu ce vendredi 20 mars 2026.

Cette décision fait suite à l’observation réussie du croissant lunaire du nouveau mois de Chaoual, comme l’a précisé le Mufti : « Il était possible d’observer le croissant du nouveau mois de Chaoual de l’année hégirienne 1447-1448.

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Médias familiaux : un code déontologique lancé !

19. März 2026 um 11:00

Dans le cadre de l’année de la Famille 2026 déclarée par les Émirats arabes unis, un séminaire virtuel intitulé « La famille, les médias et la culture… Une responsabilité sociétale partagée » s’est tenu sous l’égide conjointe de l’Union arabe des Médias et de la Culture, présidée par le Dr. Hanane Youssef, et de l’Association émiratie pour le Volontariat, dirigée par le Dr. Sahar Al-Obeid.

Lancement d’un code de déontologie pour les médias familiaux

Cette rencontre, premier fruit d’un accord de coopération signé récemment au Caire, a réuni des experts égyptiens, émiratis, saoudiens, jordaniens, libanais, palestiniens, yéménites et tunisiens. Elle a mis l’accent sur le rôle des médias et de la culture dans le renforcement de la cohésion familiale face aux défis contemporains, ainsi que sur l’importance du volontariat comme levier sociétal.

Le Dr. Hanane Youssef a appelé les médias à promouvoir l’éthique et l’identité culturelle arabe, soulignant leur influence sur la formation des consciences familiales à l’ère des plateformes numériques. Le Dr. Sahar Al-Obeid a quant à elle présenté la famille comme pilier du progrès sociétal, plaidant pour une collaboration accrue entre volontariat et institutions culturelles.

Les participants ont insisté sur la diffusion d’une culture du volontariat arabe, particulièrement dans les domaines culturel et intellectuel. Ils ont validé le lancement d’un code de déontologie dédié aux médias familiaux, visant à ancrer les valeurs éthiques et à protéger l’identité arabe.

Ces recommandations seront soumises à la Ligue arabe et aux instances concernées, avec la création d’un comité d’experts égyptiens, émiratis et arabes pour leur mise en œuvre effective.

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Plateformes numériques, justice économique et autonomisation des femmes à la CSW70

19. März 2026 um 09:56

À l’occasion de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70), un side event intitulé « L’Agora Émotionnelle : quand les plateformes numériques deviennent des espaces de justice économique et d’autonomisation pour les femmes » s’est tenu le 18 mars 2026 au Church Center for the United Nations (CCUN) à New York, de 08h30 à 10h00, organisé par  le Comité de vigilance pour la Démocratie en Tunisie.

Cet événement a exploré le rôle des plateformes digitales comme vecteurs d’expression, de solidarité et d’opportunités économiques pour les femmes.

Ainsi Zohra Bouguerra (Tunisie) sociologue et consultante indépendante en genre et gouvernance de l’eau, a ouvert les débats en présentant le concept d’« Agora émotionnelle », soulignant les dimensions sociales et émotionnelles des usages numériques pour l’inclusion financière et le travail décent.​

Les interventions principales ont réuni des expertes internationales : Claudia Segre (Italie), présidente de Global Thinking Foundation, est intervenue en vidéo sur l’inclusion financière et l’éducation numérique comme leviers d’autonomie économique. Armelle Schaad (Belgique), psychologue, a abordé la cyberviolence et les risques des activités en ligne. Régine Alende Tshombokongo (Canada), présidente du CEJFI, a plaidé via vidéo pour un leadership féminin dans l’économie numérique. Maha Abdel Nasser (Égypte), députée, a évoqué les politiques publiques et l’éducation. Myriam Fetiere et Gabriel Toussaint (Haïti), respectivement formatrice et journaliste, ont traité des enjeux économiques, de formation et des droits humains.

Une discussion plénière a permis des échanges sur l’inclusion numérique, le travail décent et la justice sociale, avant la synthèse finale de Salma Triki, chercheuse tunisienne docteure en sociologie et experte en genre.​

En somme, les débats ont mis en lumière le numérique comme espace d’opportunités entrepreneuriales et d’accès aux ressources pour les femmes. Tout en identifiant des défis comme la cyberviolence, la précarité du travail digital et les inégalités technologiques.

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Cyberviolence : FEDEF présente la Convention africaine AU-CEVAWG

18. März 2026 um 14:34

La cyberviolence n’est plus un écran de fumée virtuel : c’est une violence à ciel ouvert qui traque ses victimes jusque dans leur téléphone et leur esprit. Cette nouvelle scène de violences bien réelles s’installe au cœur de nos vies numériques. C’est ce qu’a révélé la conférence-débat majeure sur la cyberviolence, organisée par le Front pour l’égalité et les droits des femmes (FEDEF), avec le soutien d’ONU Femmes Tunisie.

L’événement a mis en lumière un phénomène en pleine expansion, touchant particulièrement les femmes et les jeunes en Tunisie comme ailleurs, et posant des défis juridiques, sociaux et démocratiques pressants.

Najet Araari, Coordinatrice du FEDEF et Boutheina Hammami, ONU Femmes Tunisie

Najet Araari, Coordinatrice du FEDEF souligne que la Convention africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles définit explicitement l’espace virtuel, les violences en ligne et le féminicide. En Tunisie, ces phénomènes existent sans cadre légal ni tribunal spécialisé. Malgré la loi organique n° 2017-58 éliminant les violences faites aux femmes, elle part du constat que l’accompagnement quotidien des victimes révèle des obstacles majeurs à l’accès à la justice : l’arsenal existe, mais son application fait défaut.

Tout comme elle rappelle que les dossiers s’éternisent dans les chambres pénales  jusqu’à 4 ou 5 ans pour un jugement définitif. Tout en ajoutant: “Familles et médiateurs traditionnels interviennent entre-temps, et trop de plaignantes perdent la vie. Nous plaidons pour des chambres pénales spécialisées, comme les unités de police dédiées, afin d’harmoniser l’application de la loi, trop inégale d’un tribunal à l’autre. Un manuel de procédures sur les violences en ligne, issu de 3 ans d’ateliers avec juges et avocats, est en préparation.”

A cet effet, les médias doivent porter la voix des victimes et de leur dignité, pour une société pacifiée Il convient de noter que 85% des violences visant les femmes, la violence devient un langage dominant.

Par ailleurs, la coordinatrice du FEDEF revient sur l’importance de renforcer l’arsenal en accélérant les procédures, adoptant ce manuel via plaidoyer auprès des ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Affaires sociales. La justice doit réhabiliter les agresseurs pour briser le cycle et restaurer les liens sociaux.

Elle rappelle que l’éducation est prioritaire : l’école doit inculquer le respect au-delà des savoirs techniques. Les médias gagneraient à valoriser des modèles positifs d’hommes et de femmes, sans banaliser la violence dans fictions ou actualités. Les réseaux sociaux, comme TikTok à modération laxiste, amplifient les conservatismes et exposent les jeunes à des contenus toxiques. Des pays interdisent ces plateformes aux moins de 15-16 ans ; la Tunisie devrait suivre, avec des politiques contre la consommation passive favorisant les troubles mentaux.

Face à l’IA et aux réseaux, elle estime que l’école est dépassée. “Repassons aux examens oraux pour jauger la vraie maîtrise, non le plagiat technologique. Médias, éducation et société civile doivent dialoguer scientifiquement pour contrer le populisme destructeur – social, économique, psychologique – qui engendre plus de violence”, poursuit-elle.

Pour sa part, Boutheina Hammami, ONU Femmes Tunisie souligne que dans le cadre de travaux sur la Convention africaine – adoptée par les pays africains pour traiter intégralement les violences genrées, la Tunisie a activement participé aux négociations, notamment sur la violence médiatisée par la technologie.

Face à la cyberviolence qui transcende les écrans pour devenir une menace quotidienne, la ratification de la Convention AU-CEVAWG par la Tunisie s’impose comme une urgence. FEDEF, ONU Femmes et la société civile appellent à une mobilisation collective : justice spécialisée, éducation renforcée et normes patriarcales éradiquées pour un avenir où femmes et filles vivent libres de violence.

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Sac plastique viral : quand Hollywood trolle Balenciaga et la planète

18. März 2026 um 12:41

Des photos virales de l’actrice chinoise Zhang Jingyi arborant un sac jaune fluo ont enflammé  Instagram, TikTok et X. Beaucoup y ont vu un nouveau coup provocateur de Balenciaga, la marque de luxe friande de designs excentriques comme son « Trash Bag » à 1790 dollars, inspiré d’un sac poubelle.

Fausse alerte ! Ce sac n’est qu’un vulgaire sac plastique promotionnel pour son film The One. Son personnage, Yu Yan, l’utilise pour que ses parents sourds la repèrent de loin. Zhang l’a repris en public pour ancrer ce symbole narratif et buzzer auprès du public.

Toutefois l’ironie du sort c’est que quand on milite contre les sacs plastiques pour préserver l’environnement, il en va de notre engagement responsable et écologique. Car il faut savoir qu’un sac plastique met entre 100 et 1 000 ans à se décomposer, avec une moyenne souvent citée de 450 ans. Et voilà qu’un simple accessoire de cinéma devient icône de mode, tout en envoyant le mauvais message !

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Aïd al-Fitr sous les nuages : pluies et vents en vue du 19 au 22 mars !

18. März 2026 um 12:18

L’Aïd al-Fitr rime avec le sourire des enfants qui revoient leurs « mahbet el 3aid », ces friandises tant attendues, et les visites joyeuses chez les proches. Mais la grande question demeure : quel temps fera-t-il ?

L’Institut national de météorologie (INM) prévoit des fluctuations atmosphériques du 19 au 22 mars, pile pendant les vacances de l’Aïd al-Fitr. Pluies éparses et nuages passants domineront la plupart des régions.

Les maximales jeudi 19 mars oscilleront entre 16 et 21 °C au nord, centre et sud-est. Elles seront comprises entre 22 et 27 °C ailleurs. On notera une légère baisse des températures samedi 21 mars. Tandis qu’elle se stabiliseront le dimanche 22.

Par ailleurs, vendredi et samedi, les nuages s’épaissiront à l’ouest, accompagnés de pluies sporadiques jusqu’à l’est localement. Le vent sera fort près des côtes et au sud, avec des tourbillons de sable nocturnes possibles.

Enfin, le dimanche 22 mars, le temps sera pluvieux au nord et localement dans les régions du centre et du sud-ouest. Le vent soufflera d’ouest-nord-ouest, relativement fort sur la côte et modéré ailleurs. Dans l’ensemble les températures resteront stables.

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Libye : nouveau gazoduc pour contrer la pénurie, malgré des réserves colossales

18. März 2026 um 12:12

Malgré d’abondantes réserves gazières (53 000 milliards de pieds cubes, selon l’AIE 2023), l’approvisionnement domestique en Libye reste fragile. Le gaz couvrant 70 % de la production électrique (AIE 2024). C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. Ainsi la National Oil Corporation (NOC) a annoncé le démarrage de la première phase du projet, avec un pompage effectif de gaz, annonce The Libya Observer du 15 mars. Toutefois la NOC alertait sur un risque de pénurie dès 2025 (Libyan Express), appelant à moderniser les infrastructures (Middle East Institute, 2024).

Pour y remédier, la Libye a lancé la première phase d’un gazoduc reliant le champ Farigh (bassin de Syrte, champ 103) à Zueitina, puis au hub de Brega via un pipeline existant de 42 pouces géré par Syrte Oil (The Libya Observer, 15 mars). Ce flux soutiendra la production d’électricité et les industries via le réseau côtier.

 

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