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Eaux usées traitées : la Tunisie peut-elle en faire une véritable ressource agricole ?

02. September 2026 um 12:02

Face à la raréfaction de l’eau, la Tunisie veut transformer ses eaux usées traitées en nouvelle ressource stratégique. À l’horizon 2050, 120 projets doivent permettre d’en valoriser jusqu’à 450 millions de m³, notamment pour irriguer quelque 56000 hectares. Cependant, alors que le pays produit déjà près de 300 millions de m³ d’eaux usées traitées chaque année, leur réutilisation agricole reste encore limitée. Qualité et niveau du traitement notamment tertiaire, réseaux de transfert, coûts, acceptabilité par les agriculteurs, renforcement des dispositifs de suivi et sécurité sanitaire : le véritable défi n’est plus seulement de traiter l’eau, mais de réussir à la valoriser à grande échelle.

 

Eaux usées : le défi de la réutilisation

Dans un pays confronté à un stress hydrique chronique, où les sécheresses exercent une pression croissante sur les barrages, les nappes phréatiques et les périmètres irrigués, une question se pose : pourquoi la Tunisie utilise-t-elle encore si peu les eaux usées qu’elle traite chaque année, alors que ses besoins en eau ne cessent d’augmenter ?

En effet, chaque année, la Tunisie produit environ 300 millions de m³ d’eaux usées traitées. Pourtant, seule une part limitée de cette ressource est effectivement réutilisée, notamment dans l’agriculture. Les estimations disponibles font état d’un taux d’utilisation encore faible, variable selon les périmètres et les méthodes de calcul retenues.

Ce décalage entre la ressource disponible et son utilisation apparaît d’autant plus important au regard des ambitions affichées à l’horizon 2050. Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche prévoit ainsi la mise en œuvre de 120 projets visant à valoriser jusqu’à 450 millions de m³ d’eaux usées traitées. L’objectif est notamment de mobiliser cette ressource pour l’irrigation de 56 000 hectares, dont 30 000 hectares de nouvelles superficies, pour un volume estimé à 230 millions de m³.

La stratégie ne se limite toutefois pas à l’agriculture. Elle prévoit également des projets de recharge des nappes, de lutte contre l’intrusion marine, d’arrosage des espaces verts et des terrains de golf, ainsi que des usages industriels et l’alimentation de certaines zones humides.

Dans ce contexte, la véritable question est désormais celle du passage à une valorisation régulière et à grande échelle de cette ressource.

A terme, le défi pour la Tunisie, sera donc de transformer les eaux usées traitées, encore largement sous-exploitées, en un véritable levier de sécurité hydrique et de résilience face au changement climatique.

 

Paradoxe des 7819 hectares

Les données disponibles en 2025-2026 montrent que la Tunisie dispose déjà d’une expérience significative dans la réutilisation des eaux usées traitées pour l’agriculture. En effet, environ 7819 hectares ont été aménagés à cet effet (terres préparées et équipées pour pouvoir être irriguées), répartis sur 36 périmètres dans 17 gouvernorats.

Toutefois, malgré ces efforts d’aménagement, les superficies réellement exploitées restent nettement inférieures. Ainsi, selon les données présentées par les autorités en juillet 2026, seuls 2778 hectares étaient effectivement irrigués par des eaux usées traitées, soit environ 36 % des superficies aménagées.

Cet écart est révélateur : le principal problème ne réside pas uniquement dans le manque d’infrastructures. En réalité, la Tunisie dispose déjà de terres aménagées, de réseaux d’irrigation et de stations produisant de l’eau traitée. Le défi consiste désormais à faire fonctionner l’ensemble de cette chaîne de manière régulière et fiable.

Par ailleurs, pour l’agriculteur, disposer d’une eau traitée ne suffit pas. Il est également nécessaire qu’il puisse compter sur une qualité constante, une disponibilité régulière et un coût maîtrisé. C’est cette fiabilité, plus que la seule production d’eau traitée, qui conditionnera le développement de sa réutilisation agricole.

 

Un défi ne se résume pas à la quantité

Les ambitions gouvernementales reposent sur la disponibilité d’une ressource importante. Toutefois, les volumes disponibles ne suffisent pas à eux seuls à garantir leur réutilisation.

En effet, une eau usée traitée peut être adaptée à certains usages et ne pas l’être à d’autres. Sa qualité dépend de plusieurs facteurs : le niveau de traitement appliqué, l’origine des effluents, les performances de la station d’épuration, la maintenance des équipements, mais aussi les conditions de transport et de stockage après la sortie de la station.

C’est précisément sur cet aspect que les données scientifiques récentes appellent à la vigilance.

Une étude publiée en 2026 sur la réutilisation agricole à Oued Souhil, dans le gouvernorat de Nabeul, a notamment mis en évidence une forte variabilité de la qualité de l’eau au cours de la chaîne de réutilisation. Les chercheurs ont relevé des dépassements de plusieurs paramètres physico-chimiques par rapport aux références retenues, ainsi que la présence d’indicateurs parasitaires.

Pour autant, ces résultats ne permettent évidemment pas de généraliser à l’ensemble des eaux usées traitées en Tunisie, ni de conclure que leur réutilisation présente systématiquement un risque. Ils soulignent en revanche un point essentiel : le traitement d’une eau usée ne constitue pas, à lui seul, une garantie permanente de sa qualité.

La sécurité de la réutilisation dépend donc d’un suivi continu, depuis le traitement jusqu’à l’usage final, avec des contrôles adaptés à l’origine de l’eau, à son niveau de traitement et à la destination prévue. Dans le cas de l’agriculture, cette exigence revêt une importance particulière, car la qualité de l’eau d’irrigation peut avoir des conséquences sur les sols, les cultures et, à terme, sur la sécurité sanitaire des produits agricoles.

 

Risques qui concernent aussi les sols

Le risque ne concerne pas uniquement le consommateur et sa sécurité sanitaire. En effet, une irrigation répétée avec une eau présentant une salinité élevée ou une composition chimique défavorable peut également affecter progressivement la qualité des sols.

Cet enjeu est particulièrement important dans les régions tunisiennes déjà soumises à une forte pression sur les ressources en eau souterraine. Ainsi, une eau réutilisée peut contribuer à réduire les prélèvements d’eau douce à court terme, mais une mauvaise gestion pourrait, à plus long terme, dégrader le capital agricole.

La réutilisation doit donc être accompagnée d’un suivi de la qualité des sols, du drainage et des eaux souterraines. En ce sens, économiser l’eau aujourd’hui ne doit pas conduire à compromettre la fertilité des terres demain.

 

Recharge des nappes : la prudence s’impose

Le programme gouvernemental prévoit également des projets de recharge des nappes phréatiques ainsi que des barrières hydrauliques destinées à limiter l’intrusion marine.

Dans ce contexte, la recharge artificielle peut contribuer à restaurer certaines ressources souterraines et à limiter leur dégradation. Cependant, elle exige un niveau de précaution particulièrement élevé.

En effet, une nappe n’est pas un réservoir dans lequel on peut introduire n’importe quelle eau. La recharge avec des eaux traitées nécessite ainsi un contrôle rigoureux de la qualité de l’eau, des volumes injectés ou infiltrés, des conditions hydrogéologiques du site et de l’évolution de la nappe.

La logique doit donc être claire : nous ne rechargeons pas une nappe parce qu’il faut trouver un débouché à l’eau traitée, nous la rechargeons lorsque la qualité de l’eau, les caractéristiques du site et le bénéfice attendu le permettent.

 

Agriculteurs : le problème est-il vraiment le refus ?

L’un des clichés les plus persistants consiste à expliquer la faible utilisation des eaux usées traitées par le seul refus des agriculteurs des eaux usées traitées parce qu’elles proviennent des réseaux d’assainissement. Toutefois, la réalité est plus nuancée.

En effet, des études menées en Tunisie montrent une acceptabilité relativement élevée de la réutilisation, notamment lorsque les agriculteurs la considèrent comme un moyen de faire face à la rareté de l’eau. A titre d’exemple, dans le périmètre de Cebala, une étude a notamment montré que 80 % des agriculteurs interrogés se déclaraient disposés à payer davantage pour une eau traitée de meilleure qualité.

Ce résultat est particulièrement révélateur : le problème ne tient pas nécessairement à l’origine de l’eau, mais à la confiance dans sa qualité, sa régularité et ses effets sur l’exploitation.

Ainsi, un agriculteur peut accepter l’utilisation d’une eau usée traitée quand il connaît sa composition, quand il peut compter sur une disponibilité régulière, quand elle ne présente pas de risque de dégradation pour son sol et qu’elle lui permet de maintenir une production dans des conditions économiquement acceptables. À l’inverse, une eau dont la qualité est variable ou imprévisible peut être rejetée, même lorsqu’elle est théoriquement disponible.

Les 2778 hectares effectivement exploités constituent un indicateur particulièrement révélateur. Dans cette perspective, ce chiffre montre que la réticence des agriculteurs ne saurait être attribuée uniquement à des facteurs culturels, mais qu’elle doit également être mise en relation avec des considérations techniques, économiques et environnementales.

Si des milliers d’hectares aménagés ne sont pas exploités, il faut examiner l’ensemble du système : qualité de l’eau, régularité de l’approvisionnement, état des réseaux, coûts, accompagnement technique, cultures autorisées, risques perçus, débouchés commerciaux  et confiance envers les institutions.

Le problème est donc moins celui d’un refus de principe que celui d’un équilibre entre coût, risque, fiabilité et bénéfice économique.

 

Du traitement à l’irrigation : sécuriser toute la chaîne

La réutilisation des eaux usées traitées dépend directement de la performance des stations d’épuration. Dans cette perspective, un programme soutenu par la Banque africaine de développement (BAD) prévoit notamment la réhabilitation de 19 stations d’épuration dans 11 gouvernorats en Tunisie, avec l’amélioration des procédés de traitement et l’installation de traitements tertiaires dans plusieurs stations.

L’objectif est ainsi d’améliorer la qualité des eaux traitées et leur aptitude à certains usages. A cet égard, cette évolution montre que la politique de réutilisation ne peut pas être dissociée de la politique d’assainissement.

En effet, si les stations produisent une eau de qualité instable, il sera impossible de demander aux agriculteurs d’en faire une ressource fiable. Le contrôle ne doit pas donc s’arrêter à la sortie de la station. Au contraire, la sécurité doit être suivie tout au long de la chaîne : traitement, stockage, transport, distribution, irrigation et production agricole.

Cette approche se retrouve également dans le travail engagé avec la FAO. En 2025, l’organisation et les autorités tunisiennes ont travaillé sur des plans de sécurité sanitaire destinés à encadrer la réutilisation agricole des eaux traitées, notamment à travers un site pilote à Zaouiet Sousse.

Cette démarche traduit ainsi une évolution importante : la sécurité sanitaire est désormais envisagée comme une responsabilité couvrant l’ensemble du parcours de l’eau, et non comme une simple vérification à la sortie de la station. La logique est simple : une eau conforme à la sortie de la station doit le rester, autant que possible, jusqu’à son utilisation finale.

La sécurité sanitaire doit donc être pensée comme un système.

 

Vers une classification des eaux selon les usages ?

Le ministère prépare un nouveau projet de décret visant à faire évoluer le cadre de la réutilisation des eaux usées traitées. Présenté en juillet 2026, ce projet prévoit notamment de classer la qualité de l’eau en fonction des usages auxquels elle est destinée et de définir les mesures de sécurité nécessaires. Cette évolution répond à la nécessité de mieux tenir compte de l’usage prévu et de la sensibilité du milieu récepteur, en adaptant le niveau de traitement et les dispositifs de contrôle aux caractéristiques de chaque situation.

Dans cette perspective, cette logique est importante : toutes les eaux traitées ne doivent pas nécessairement répondre aux mêmes exigences. En effet, une eau destinée à certains usages agricoles ne présente pas les mêmes contraintes qu’une eau destinée à la recharge d’une nappe ou à certains usages industriels.

L’enjeu est donc de construire une chaîne cohérente et de faire correspondre la qualité de l’eau au niveau de traitement requis, à l’usage auquel elle est destinée et au contrôle nécessaire permettant d’en garantir la sécurité.

Cette approche pourrait contribuer à passer d’une réutilisation ponctuelle à une véritable politique nationale de réutilisation.

 

 

Coût de l’eau, un enjeu central

Derrière les volumes annoncés se pose une question essentielle : combien coûtera réellement le mètre cube réutilisé ?

En effet, l’eau traitée n’est pas une ressource gratuite. Il faut la collecter, l’épurer, contrôler sa qualité, éventuellement renforcer le traitement, puis la stocker, la transporter et la pomper jusqu’aux zones agricoles.

Le ministère envisage notamment des projets de transfert depuis les principaux pôles de production du Grand Tunis, de Sousse, de Monastir et de Sfax vers les zones de demande. Ces infrastructures pourraient permettre de valoriser environ 150 millions de m³. Cependant, plus les distances augmentent, plus les coûts d’investissement, d’énergie, de pompage et de maintenance deviennent déterminants.

L’enjeu dépasse ainsi la seule faisabilité technique du transfert de l’eau : il concerne également le coût de sa mise à disposition pour l’agriculteur et surtout, la capacité de ce coût à rester compatible avec la rentabilité des cultures.

Autrement dit, une eau peut être techniquement disponible sans être nécessairement économiquement accessible. La réussite de la réutilisation dépend donc aussi de sa viabilité économique pour l’ensemble des acteurs concernés.

 

450 millions de m³ : quel indicateur de réussite ?

Le chiffre de 450 millions de m³ reste aujourd’hui le cœur du programme détaillé du ministère. Toutefois, les ambitions nationales semblent désormais évoluer. Des publications de juillet et août 2026 évoquent une valorisation pouvant dépasser 80 % du volume des eaux usées traitées à l’horizon 2050.

Le succès de la stratégie Eau 2050 ne devrait donc pas être mesuré uniquement au volume d’eaux usées traitées réutilisé.

Il conviendra également de suivre plusieurs indicateurs essentiels : la part réellement réutilisée, les superficies effectivement irriguées, la régularité de la qualité de l’eau, l’évolution de la salinité des sols, l’état des nappes, le coût réel du mètre cube livré, les incidents sanitaires ou environnementaux et le niveau de satisfaction des agriculteurs. Parmi ces indicateurs, l’un apparaît toutefois particulièrement déterminant : la quantité d’eau douce réellement économisée grâce à la réutilisation.

C’est elle qui permettra de déterminer si les eaux usées traitées constituent réellement une nouvelle ressource pour la Tunisie ou si elles ne font que créer un nouveau circuit hydraulique, parfois coûteux, sans réduction significative de la pression sur les ressources conventionnelles.

 

Véritable pari tunisien

La Tunisie ne manque pas seulement d’eau. Elle doit surtout réussir à transformer les ressources disponibles en ressources réellement utilisables, sûres et économiquement viables. Les eaux usées traitées en sont l’un des meilleurs exemples.

Le pays dispose déjà de stations d’épuration, de périmètres aménagés, d’une expérience ancienne en matière de réutilisation et d’un cadre réglementaire. Il bénéficie également de financements internationaux et de projets d’investissement visant à moderniser les stations d’épuration et à accroître les volumes d’eaux usées traitées et réutilisées. Pourtant, malgré ces acquis, l’écart entre les infrastructures disponibles et leur utilisation effective reste important.

Le défi des 450 millions de m³ annoncés pour 2050 ne consiste donc pas simplement à produire davantage d’eau traitée. Il s’agit avant tout d’en garantir la qualité et la continuité, de maîtriser les coûts, de protéger les sols et les nappes, mais aussi de rassurer les agriculteurs et de convaincre les consommateurs.

 

Dans cette perspective, la Tunisie devra ainsi éviter deux écueils : considérer les eaux usées traitées comme une solution miracle ou, à l’inverse, les rejeter par principe. L’enjeu n’est donc pas seulement de réutiliser davantage, mais surtout de réutiliser mieux.

Pour y parvenir, il conviendra de privilégier, dans un premier temps, les usages pour lesquels les risques sont maîtrisables, de renforcer les traitements lorsque cela est nécessaire, de surveiller les sols et les nappes, d’améliorer les réseaux de transfert et d’offrir aux agriculteurs des garanties suffisamment solides pour leur permettre de prendre des décisions économiques rationnelles.

L’objectif ne devrait donc pas être de maximiser à tout prix les volumes d’eaux usées traitées réutilisés. Il devrait plutôt consister à construire une véritable économie circulaire de l’eau, dans laquelle chaque mètre cube réutilisé génère un bénéfice mesurable, sans déplacer les risques vers les sols, les nappes ou la santé publique.

 

Malek Chouchi

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Empfangen — 01. September 2026 Leconomiste Maghrebin

Tunisie : les chiffres alertent, la réalité rattrape

01. September 2026 um 12:27

Cet été a été fortement marqué par des vagues de chaleur extrêmes, avec parfois des températures avoisinant les 50 °C, mais aussi des coupures d’électricité, des coupures d’eau et des pénuries d’eau minérale. Beaucoup plus qu’une canicule, il s’agit d’une forte démonstration des fragilités de l’économie tunisienne, largement amplifiée par le changement climatique.

La montée des risques climatiques aggrave une vulnérabilité déjà existante, sans devenir la source de tous les maux. La croissance qui ralentit, des finances publiques sous pression, un déficit énergétique qui se creuse, etc. sont autant d’indicateurs d’alerte qui puisent leurs racines dans un système de gouvernance défaillant et dépourvu de vision stratégique. Dans une économie où les marges budgétaires se rétrécissent, avec des infrastructures non modernisées, un service public dégradé (santé, éducation, transport, réseau de distribution d’eau potable…) et un climat social miné, le coût de l’inaction se manifeste alors à travers les pertes encaissées par le secteur privé, confronté aux coupures d’eau et d’électricité. Sans compter les difficultés des agriculteurs, les dépenses supplémentaires supportées par les ménages et la dé gradation de leur pouvoir d’achat.

Or, la pression sur les ressources hydriques ne disparaîtra pas avec la fin de l’été, les besoins énergétiques continueront d’augmenter et les infrastructures continueront de cumuler les signes de délabrement. Et cela tant que la boussole des dirigeants ne sera pas pointée sur les dossiers prioritaires de l’économie.

Attendre que la population soit secouée de plein fouet par la crise, c’est prendre le risque de ne disposer ni de temps ni de marges de manœuvre suffisantes pour la traiter.

Par conséquent, continuer de repousser les réformes aux calendes grecques pèsera davantage sur les finances publiques, en rendant le coût économique de l’inaction plus élevé et son coût social plus difficile à supporter.

En somme, combien de temps encore la Tunisie pourra-t-elle supporter le coût de l’inaction et éviter de sombrer dans l’abîme ? Rien n’est garanti, l’urgence est de réformer avant que la crise n’impose, dans la précipitation, une cure d’austérité fort menaçante pour la paix sociale.

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Empfangen — 31. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Kaïs Saïed appelle à un partenariat Tunisie–UE « plus équilibré et plus juste »

31. August 2026 um 21:00

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, le 31 août à Carthage, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul. Il a salué la longévité et la profondeur des relations tuniso-allemandes, tout en appelant à réviser plusieurs accords, notamment le partenariat Tunisie–UE, pour le rendre plus équilibré et plus juste.

Le communiqué de la présidence de la République précise que Kaïs Saïed a notamment insisté sur la nécessité de réexaminer de nombreux accords, parmi lesquels, et non des moindres, l’accord de partenariat conclu entre la Tunisie et l’Union européenne, en œuvrant à ce que cet accord soit plus équilibré et plus juste.

 

Lire aussi : TRIBUNE – Tunisie-Allemagne : de la coopération à la coproduction, le nouveau pacte de souveraineté

 

Il a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer davantage la coopération entre les deux pays, en particulier dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de la formation professionnelle, de l’énergie et de l’innovation technologique.

Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la question de la transformation des prêts en investissements, soulignant que la nation n’en a pas bénéficié ou qu’une grande partie des fonds a été détournée, tandis que le peuple tunisien en supporte un coût élevé.

Enfin, il a appelé à de nouvelles conceptions internationales fondées sur la liberté et la justice pour garantir la  stabilité et la sécurité.

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Faut-il détester le délestage électrique ? Ce que révèle la crise tunisienne de l’été 2026

31. August 2026 um 16:45

En juillet 2026, alors que le mercure grimpait sur le Grand Tunis et toute la Tunisie, la STEG a engagé puis annoncé tardivement des « coupures périodiques » dans de nombreux quartiers. Les climatiseurs se sont arrêtés, les réfrigérateurs aussi, et avec eux la patience de beaucoup de Tunisiens. Le thermomètre montait, la qualité perçue de l’eau baissait et la confiance, elle, s’évaporait. Le mot « délestage » est alors devenu synonyme d’incompétence, voire de trahison.

Mais faut-il vraiment le détester ? La réponse est plus nuancée : le délestage n’est pas l’ennemi ; il empêche souvent l’ennemi véritable – le black-out total – de se produire. Ce que l’on peut légitimement reprocher, c’est la manière dont il est décidé, réparti et expliqué. 

Une soupape, pas une panne

L’électricité ne se stocke pas spontanément en grande quantité sur un réseau. À chaque instant, production et importations doivent égaler la consommation. Si la demande dépasse l’offre, la fréquence – normalement 50 Hz – chute. Les centrales peuvent alors s’arrêter en cascade et provoquer un black-out national. Le délestage sacrifie une petite partie de la consommation pour éviter cette catastrophe. Le réseau, lui, ne connaît ni quartiers influents ni sondages d’opinion : il obéit obstinément aux lois de la physique.

En Tunisie, la crise de juillet 2026 a combiné plusieurs facteurs : une canicule qui a fait exploser la climatisation, une réserve de production jugée insuffisante par la Banque mondiale (un déficit potentiel évalué à environ 770 MW en pointe, soit 16 % de la demande maximale), une dépendance au gaz naturel qui représente encore plus de 90 % de la production électrique, et des importations régionales elles-mêmes sous tension.

Rien de tout cela n’est propre à la Tunisie : le Liban et le Pakistan connaissent un délestage structurel presque quotidien ; l’Afrique du Sud, le Bangladesh ou certaines régions indiennes traversent des périodes de délestage cyclique ; et même la France, le Royaume-Uni ou la Californie disposent de plans de coupures tournantes, activés seulement en dernier recours. La différence entre ces pays n’est donc pas l’existence du mécanisme, mais la fréquence à laquelle il faut s’en servir, elle-même en fonction des réserves, de l’entretien des centrales et des interconnexions.

Pourquoi certains quartiers semblent plus punis que d’autres

Le sentiment d’injustice territoriale est réel, mais son origine est souvent mal comprise. Le réseau n’est pas découpé selon les limites des quartiers, mais selon des « départs électriques » qui peuvent regrouper plusieurs rues, ou au contraire alimenter un même quartier depuis plusieurs postes différents. Certains circuits desservent des hôpitaux, des stations de pompage d’eau ou des installations stratégiques, et sont, à ce titre, exemptés ou délestés en dernier – ce qui peut donner l’impression, à tort ou à raison, qu’un secteur est favorisé. Une vraie inégalité de traitement reste possible si la rotation est mal organisée ou mal documentée ; mais on ne peut le démontrer qu’en publiant, départ par départ, la durée cumulée des coupures, ce que la STEG ne fait pas encore systématiquement.

Le solaire, une réponse puissante mais partielle

Le solaire correspond bien au problème tunisien : le pic de climatisation survient lorsque les panneaux produisent beaucoup. Il représentait environ 8,4 % du mix au premier semestre 2026, avec une production des autoproducteurs en hausse de 42 % sur un an ; le programme TEREG vise 2,8 GW solaires et éoliens supplémentaires d’ici 2028. Mais le soleil se couche avant les climatiseurs. Sans batteries, réseau renforcé et réduction volontaire de la demande, le risque ne disparaît pas : il prend seulement le service du soir.

Le vrai problème : la confiance, pas la coupure

La crise ne s’est d’ailleurs pas arrêtée aux prises électriques. Alors que de nombreux consommateurs doutaient de la qualité de l’eau du robinet, l’eau embouteillée s’est raréfiée. La chaleur a gonflé la demande et les coupures ont perturbé certaines usines. Des professionnels ont aussi mis en cause, indirectement, la réforme des chèques : en réduisant le crédit commercial informel, elle aurait limité la constitution de stocks avant l’été. Autrement dit, au moment où le courant manquait, l’eau manquait aussi, preuve qu’une crise énergétique sait parfaitement faire des heures supplémentaires. Ce lien économique reste toutefois une explication avancée par la filière, non une causalité unique établie.

C’est là que se joue l’essentiel. La STEG a annoncé tardivement (le 23 juillet 2026) des coupures possibles dans de larges zones, sans horaire précis ni durée garantie, précisant même que le courant pourrait revenir « sans préavis ». Une décision peut être techniquement justifiée et, dans le même temps, mal vécue si elle n’est pas expliquée. Sans données publiques sur la demande, la production disponible, le déficit du moment et les zones réellement concernées, le silence institutionnel laisse le champ libre aux rumeurs : quartiers favorisés, production cachée, gestion opaque. Les outils existent pourtant – prévision de la demande, logiciel SCADA, systèmes de gestion des coupures – pour transformer une liste vague en message précis : zone concernée, heure de début, durée probable, motif. C’est une question de volonté et d’investissement, pas de technologie inaccessible.

Une équité à construire

Enfin, la solution individuelle (batterie et onduleur hybride pour les foyers qui en ont les moyens) ne doit pas devenir un substitut au service public. Un ménage aisé peut s’offrir son autonomie ; un ménage modeste subit directement la chaleur et perd ses aliments réfrigérés. Sans politique volontariste envers les copropriétés, les petites entreprises et les infrastructures vulnérables, le délestage risque de créer une société électrique à deux vitesses.

Alors, faut-il le détester ?

Non – pas le délestage lui-même, outil de protection légitime tant que le réseau manque de réserves. Ce qui mérite la colère, c’est ce qui transforme une contrainte technique en injustice : opacité, investissements tardifs, annonces imprécises et différences inexpliquées entre quartiers. La réponse est de construire l’ensemble qui rendra les coupures rares : solaire, stockage, réseau renforcé, prévision fiable et communication honnête. En 2026, les Tunisiens ont été invités à économiser l’électricité, l’eau et leur patience – cette dernière s’est révélée la ressource la moins renouvelable. Une coupure peut parfois sauver le réseau ; seule l’anticipation évite qu’il faille le sauver chaque été.

 

Ibtissem

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Empfangen — 28. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Signal et Carrefour Tunisie transforment chaque achat en un geste pour la rentrée

28. August 2026 um 12:32

Jusqu’au 30 septembre, 500 millimes seront reversés pour chaque produit Signal acheté afin de soutenir la rentrée scolaire des enfants accompagnés par l’Association Tunisienne des Greffés de la Moelle Osseuse.

Tunis, le [date] Une rentrée scolaire devrait être, pour chaque enfant, une promesse de nouveaux départs, de découvertes et de projets. Pourtant, pour certaines familles déjà confrontées à des parcours de vie particulièrement éprouvants, préparer la rentrée peut représenter une difficulté supplémentaire.

C’est pour leur apporter un soutien concret que Signal et Carrefour Tunisie s’associent à l’Association Tunisienne des Greffés de la Moelle Osseuse dans le cadre d’une opération solidaire dédiée à la rentrée scolaire 2026-2027.

Cette initiative permettra d’accompagner les enfants soutenus par l’association dans la préparation de leur rentrée et l’acquisition de leurs fournitures scolaires.

Pour Signal, chaque sourire compte. Cette opération permet de transformer un geste quotidien en un soutien concret pour des enfants, afin de les aider à aborder leur rentrée scolaire dans les meilleures conditions.

Un produit du quotidien, un geste qui compte

Jusqu’au 30 septembre 2026, pour tout achat d’un produit Signal dans l’ensemble du réseau Carrefour Tunisie, 500 millimes seront reversés à cette initiative solidaire.

L’opération concerne tous les dentifrices Signal disponibles, quels que soient leur format ou leur variante, ainsi que les brosses à dents de la marque.

Ainsi, un achat aussi simple que celui d’un produit d’hygiène du quotidien devient une contribution directe à une rentrée plus sereine pour ces enfants et leurs familles.

« À travers cette opération, nous souhaitons donner à chacun la possibilité de contribuer simplement à une rentrée plus sereine pour ces enfants. En mobilisant l’ensemble de notre réseau, un achat du quotidien peut devenir un véritable geste de solidarité », déclare Mourad Naili, Sous-directeur Marketing de Carrefour Tunisie.

La solidarité à portée de tous

Cette opération traduit une conviction commune aux trois partenaires : les gestes les plus simples peuvent produire un véritable impact lorsqu’ils sont multipliés.

Signal s’engage aux côtés des enfants et de leurs familles pour faire de chaque sourire le symbole d’une rentrée placée sous le signe de l’espoir et de la confiance.

En mobilisant l’ensemble de son réseau, Carrefour Tunisie entend, pour sa part, rapprocher la solidarité du quotidien de ses clients et leur offrir la possibilité d’agir concrètement à travers leurs achats habituels.

L’Association Tunisienne des Greffés de la Moelle Osseuse veillera à ce que les contributions collectées soient consacrées à l’accompagnement scolaire des enfants bénéficiaires.

« Pour nos enfants en rémission, la rentrée n’est pas simplement le retour à l’école. C’est le retour à une enfance que la maladie avait suspendue. Après avoir livré un combat qu’aucun enfant ne devrait avoir à mener, retrouver leurs camarades, leurs enseignants et leurs rêves est une véritable renaissance. Chaque cartable devient alors le symbole d’une victoire : celle de la vie qui reprend ses droits.», témoigne Sahar Ben Hassen, Psychologue et Directrice exécutive de l’ATGMO

Jusqu’au 30 septembre, chaque achat peut faire la différence.

Un produit Signal acheté, c’est 500 millimes versés pour leur rentrée.

 

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L’allemand SIXT s’installe en Tunisie en partenariat avec l’Alliance One Holding (groupe Tarek Cherif)

28. August 2026 um 10:57

Le loueur allemand SIXT fait son entrée en Tunisie en s’appuyant sur un accord de franchise avec Tunifleet Car Rental, société détenue conjointement par Alliance One Holding (groupe Tarek Cherif) et Voyages 2000 (Karim Kamoun). Cette opération vise à déployer les standards de mobilité premium du groupe dans les principaux hubs de transport du pays, avec une première vague d’agences dans les aéroports de Tunis-Carthage, Monastir-Habib Bourguiba, Enfidha-Hammamet et Djerba-Zarzis.

Déploiement progressif et gamme de services

D’autres implantations sont déjà en préparation, avec une extension prévue vers des agences en centre-ville dans des destinations touristiques clés comme Sousse, Hammamet, Mahdia et Sfax, ainsi que d’autres sites le long du littoral tunisien.
La gamme proposée couvre l’ensemble des besoins en mobilité : location de véhicules à court et long terme, location de vans et de camions, services avec chauffeur et leasing automobile. La flotte s’étend des voitures compactes et berlines aux SUV, véhicules premium et utilitaires.

Ambition d’un réseau national

Khalil Cherif, vice-président d’Alliance One Holding, a exprimé sa fierté de s’associer à SIXT, l’un des principaux acteurs mondiaux de la mobilité premium, pour en devenir le représentant exclusif en Tunisie. « Avec notre partenaire Voyages 2000, nous mettons en commun plusieurs décennies d’expérience dans le tourisme et l’hôtellerie afin d’offrir aux clients tunisiens et internationaux une expérience premium de location de voitures, soutenue par le réseau mondial de SIXT », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que ce lancement n’est « que la première étape », l’ambition étant de construire un véritable réseau national et de faire de SIXT le partenaire de mobilité privilégié des voyageurs, des entreprises et de l’industrie touristique tunisienne.

Un marché touristique en forte dynamique

Ruediger Proske, senior vice-président Franchise international chez SIXT SE, a qualifié la Tunisie de « marché attractif et dynamique, doté d’une industrie touristique solide et présentant un potentiel important pour les solutions de mobilité premium ». Il a rappelé que le pays a accueilli plus de 11 millions de visiteurs en 2025, enregistrant « l’une des évolutions les plus remarquables du tourisme en Afrique du Nord ».

Fort de cette dynamique, SIXT entend renforcer sa présence en Afrique du Nord et proposer, via ce nouveau partenaire de franchise, le niveau de service et la flotte premium attendus par ses clients internationaux et locaux.

Direction générale confiée à Hamdi Barouni

La direction générale de la société a été confiée à Hamdi Barouni, un spécialiste du secteur automobile fort d’une longue expérience au sein de différentes marques internationales.

Bon vent!

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Empfangen — 23. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Pénurie d’eau embouteillée : visite surprise de Kaïs Saïed dans une usine à Oueslatia

23. August 2026 um 01:52

Le président de la République Kaïs Saïed a effectué, dans la nuit du samedi 22 août 2026, une visite surprise à Oueslatia (Kairouan), où il s’est rendu dans un complexe de production d’eau minérale, sans qu’aucun détail ne soit communiqué sur les échanges ou décisions prises.

Ce déplacement intervient dans un contexte de pénurie prolongée d’eau embouteillée en Tunisie, marquée par des difficultés d’approvisionnement, des coupures d’électricité et une forte hausse de la demande liée à la chaleur.

 

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Empfangen — 21. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Le marché tunisien des introductions en Bourse conserve un potentiel de développement

21. August 2026 um 13:07

«Le marché tunisien des introductions en bourse (IPO) conserve un potentiel de développement, dans les années à venir, malgré le ralentissement observé ces dernières années », a souligné la Bourse de Tunis (BVMT), dans une note, publiée récemment, sur « le Dynamique des IPO à l’échelle mondiale et en Tunisie ».

Le marché financier tunisien a enregistré 41 introductions en bourse en 18 ans (entre 2008 et 2025), soit une moyenne de 2,3 opérations par an, avec un montant global levé de l’ordre de 1 451 millions de dinars (MDT).

A noter, qu’à partir de 2017, le rythme des introductions s’est progressivement ralenti pour s’établir à environ une opération par an en moyenne. Pointant du doigt l’absence de la Cote de certains secteurs économiques importants à l’instar des opérateurs Télécom, de l’Energie, des Mines, la Bourse de Tunis a estimé que « l’élargissement de la cote à de nouveaux secteurs, le renforcement de la présence des investisseurs institutionnels et la redynamisation du marché alternatif constituent des leviers essentiels pour stimuler l’activité ».

Et de réitérer, dans le même cadre, que « les enjeux futurs ne se limitent pas à l’augmentation du nombre d’introductions, mais ils concernent également la capacité du marché à assurer le maintien durable des sociétés cotées grâce à une liquidité suffisante, une meilleure profondeur du marché et un environnement attractif pour les émetteurs ».

Parallèlement, la BVMT a recommandé d’opter à « une adaptation du cadre réglementaire et à un réexamen des dispositifs d’incitation à la cotation » afin de « favoriser le recours au financement par le marché et renforcer l’attractivité de la place financière tunisienne ».

A l’échelle mondiale, les perspectives 2026 apparaissent favorables, soutenues notamment par les projets d’introduction de plusieurs acteurs majeurs du secteur technologique, dont les valorisations pourraient atteindre des niveaux historiques, à l’instar de Space X avec une levée de fonds de l’ordre de 75 milliards de dollars et une valorisation record proche de 1 800 milliards de dollars.

Il importe de rappeler que les États-Unis et la Chine demeurent les deux principales économies qui se présentent comme le moteur du marché mondial des IPOs. Par ailleurs, le secteur technologique reste le domaine leader des introductions en bourse

Avec BVMT

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Empfangen — 20. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Contrôle économique: déjà plus de 3 800 infractions relevées en août

20. August 2026 um 15:30

Les services de contrôle économique ont relevé 3 826 infractions économiques et saisi d’importantes quantités de produits, dont plus de 186 000 litres d’eau minérale, durant la période allant du 1er au 18 août 2026.

Selon des données fournies jeudi 20 août par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, les infractions constatées se répartissent en 823 infractions relatives aux dépassements de prix et aux pratiques de spéculation, 2 186 infractions relatives à la transparence des transactions, 12 infractions de détournement de produits subventionnés et 805 autres infractions touchant à la qualité, la métrologie et d’autres secteurs économiques.

Selon la même source, les opérations de contrôle ont ciblé les produits agricoles et de la pêche frais avec 1 544 infractions, les denrées alimentaires  avec 1 510 infractions, les boulangeries, restaurants et cafés avec 217 infractions, ainsi que les produits industriels divers avec 555 infractions.

Dans le secteur de l’eau minérale, 291 infractions liées aux dépassements tarifaires et aux pratiques spéculatives ont été enregistrées, dans le cadre  des opérations de contrôle visant à lutter contre les pratiques illicites contre la concurrence loyale et à protéger les consommateurs.

Concernant les saisies réalisées au cours de la même période, elles portent notamment sur 45 tonnes de dérivés de céréales subventionnés, 127 tonnes de fruits et légumes, une tonne de sucre, 1 347 kg de viande blanche, 7 200 œufs et 186 543 litres d’eau minérale. Les services de contrôle ont également confisqué près de 12 tonnes de fourrages, 1 729 cahiers scolaires et 21 536 paquets de tabac.

Avec TAP

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WIFAK BANK inaugure sa 61ᵉ agence au Kef et renforce son engagement en faveur d’une banque inclusive

20. August 2026 um 13:00

Conformément à son orientation stratégique, WIFAK BANK poursuit son engagement en tant qu’acteur de référence du développement économique durable, à travers des solutions de finance islamique performantes, responsables et orientées client.

S’inscrivant dans une stratégie d’extension maîtrisée de son réseau, visant à renforcer sa couverture territoriale et à consolider sa proximité à l’échelle nationale, WIFAK BANK annonce l’ouverture officielle de sa 61ᵉ agence « l’Agence WIFAK BANK Le Kef », située au RDC de la résidence Cirta, sise à l’angle de la rue d’Alger et de la rue de Beyrouth, Le Kef, à compter du jeudi 20 août 2026.

 

 

Cette nouvelle implantation vient renforcer la présence de la Banque dans le gouvernorat du Kef et constitue une étape structurante dans le déploiement de son réseau. Elle permettra d’adresser de manière optimale les besoins d’une clientèle diversifiée – particuliers, TPE, professionnels et entreprises – à travers une offre complète de produits et services conformes aux principes de la finance islamique : comptes et cartes bancaires, solutions digitales sécurisées, financements, épargne, placements, transferts de fonds, opérations internationales et autres services à valeur ajoutée.

L’inclusion financière au cœur de l’innovation

Dans le cadre de sa politique RSE et de son engagement en faveur de l’accessibilité à tous, l’Agence WIFAK BANK Le Kef se distingue par l’intégration d’un guichet automatique bancaire de nouvelle génération spécialement adapté aux personnes non-voyantes accessible 24h/24 et 7j/7. Cette solution innovante garantit une utilisation autonome et sécurisée, conformément aux standards d’accessibilité, et traduit la volonté de WIFAK BANK de promouvoir une banque responsable, inclusive et durable.

L’excellence de l’expérience client au cœur des priorités stratégiques de WIFAK BANK

À travers cette nouvelle agence, WIFAK BANK réaffirme son orientation stratégique vers une expérience client fluide, personnalisée et cohérente, fondée sur la qualité de l’accueil, le conseil et l’accompagnement, considérés comme des leviers majeurs de performance et de création de valeur durable

À l’occasion de cette ouverture, les 50 premiers clients bénéficieront d’une gratuité annuelle des frais de tenue de compte.

Avec communiqué

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