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Gestern — 26. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

London Tech Week 2026 ouvre ses portes aux startups tunisiennes

26. Mai 2026 um 20:38

La Tunisie sera présente à la London Tech Week 2026, l’un des plus grands rendez-vous européens de l’innovation, du 8 au 12 juin au centre Olympia de Londres. Un pavillon national y sera dédié, ont annoncé la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), sa branche CONECT International, et la Chambre de commerce tuniso-britannique (TBCC), qui ouvrent les candidatures pour intégrer la délégation officielle.

Événement phare de la tech en Europe, la London Tech Week, réunira cette année plus de 50 000 participants et 600 conférenciers internationaux, dont Jensen Huang, PDG de Nvidia. Placée sous le signe de la « nouvelle révolution industrielle portée par l’intelligence artificielle », la manifestation accueillera la Tunisie sur son Pavillon n°121.

Cet espace permettra aux startups et PME tunisiennes de rencontrer des investisseurs de premier plan, de nouer des partenariats mondiaux et de promouvoir leur savoir-faire ainsi que leurs innovations disruptives.

Cette mission économique bénéficie du soutien d’un large réseau institutionnel : l’ambassade de Tunisie à Londres, l’ambassade britannique à Tunis, FIPA-Tunisia et ATUGE UK.

Pour maximiser l’impact de la participation tunisienne, les startups et PME innovantes sélectionnées recevront un appui financier et opérationnel de haut niveau via le projet « Innovative SMEs & Startups », financé par le Groupe de la Banque mondiale et mis en œuvre par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) Tunisie, en partenariat avec Smart Capital.

Selon les données publiées sur les réseaux sociaux de la CONECT, cette participation vise à renforcer l’attractivité de l’écosystème technologique tunisien et à accélérer l’internationalisation de ses compétences.

Les entreprises, opérateurs économiques et startups souhaitant rejoindre la délégation sont invités à soumettre leur candidature sans délai, par voie électronique, auprès de la TBCC (info@tbcc.org.tn) ou de la CONECT International (coordination.fr@conectinternational.com).

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Banques tunisiennes : Karim Hajjaji plaide pour des « champions nationaux »

26. Mai 2026 um 09:21

Le secteur bancaire tunisien souffre encore d’une trop grande fragmentation, estime Karim Hajjaji, Global Chief Operating Officer Corporate & Investment Banking.

En marge de sa participation à la 27ème édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Karim Hajjaji a appelé à davantage de rapprochements entre les établissements bancaires, qu’ils soient publics ou privés, afin de faire émerger de véritables « champions nationaux » capables de soutenir plus efficacement l’économie tunisienne.

Il souligne à cet égard que le poids du secteur public dans le financement reste encore trop important. Il estime que les banques tunisiennes gagneraient à diversifier davantage leurs lignes de crédit, notamment en direction des PME et des TPE, considérées comme des moteurs essentiels de création d’emplois et de richesse nationale.

Karim Hajjaji a relevé également les nombreux défis réglementaires auxquels le secteur devra faire face dans les prochaines années, notamment avec l’entrée en vigueur de normes internationales telles qu’IFRS 9 et Bâle III.

Ces réformes imposent, précise-t-il, des investissements importants pour renforcer la gestion des risques, moderniser le suivi des crédits et améliorer la gouvernance interne des banques, en particulier les fonctions de contrôle et de gestion des risques.

Au-delà du cadre réglementaire, Karim Hajjaji insiste sur l’urgence de la transformation digitale du secteur. Il estime que l’expérience client peut être considérablement améliorée grâce à la digitalisation des services bancaires et à la modernisation des systèmes informatiques, dont certains deviennent aujourd’hui obsolètes.

L’intelligence artificielle constitue aussi un enjeu stratégique majeur, ajoute-t-il. Cette mutation nécessite des investissements dans les talents, notamment des ingénieurs, statisticiens et spécialistes des technologies de l’information. Des investissements qui pourraient être soutenus, insiste-t-il, par les gains d’efficacité générés par la modernisation du secteur bancaire.

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L’Église sonne l’alarme : l’IA menace l’humanité

25. Mai 2026 um 15:30

Dans sa première encyclique, intitulée « Magnifica humanitas », le pape alerte sur l’impact d’une technologie considérée comme un défi anthropologique à l’humanité, s’inscrivant de plain-pied dans les débats en cours sur l’utilisation de l’IA.

Léon XIV a tenu à présenter le texte lui-même, soulignant l’importance du document qu’il a rendu public, lundi 25 mai, lors d’une conférence de presse. Pour la première fois, un pape est apparu, au Vatican, devant les journalistes pour présenter un document à la plus haute valeur magistérielle, l’encyclique Magnifica humanitas, ou « Magnifique humanité » en français, sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : l’intelligence artificielle (IA).

Publié lundi, ce premier grand écrit du pape américain avait été signé le 15 mai. La date, symbolique, en dit long sur la tradition dans laquelle Robert Prevost souhaite inscrire Magnifica humanitas et sur l’impact qu’il aimerait lui donner. En effet, le 15 mai 1891, soit cent trente-cinq ans plus tôt, le pape Léon XIII jetait les bases de la doctrine sociale de l’Eglise catholique dans une encyclique, Rerum novarum (« Des choses nouvelles »). A savoir, une réflexion pensée comme un guide pour les chrétiens face à la révolution industrielle en cours à l’époque.

Plus d’un siècle plus tard, Léon XIV, qui a choisi son nom en hommage à son prédécesseur, estime, à son tour, devoir offrir au monde une réflexion sur une révolution industrielle et cognitive d’ampleur, celle de l’IA.

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Tunis : capitale mondiale de l’IA et de la santé le 8 juin

25. Mai 2026 um 08:39

La Tunisie accueillera, le 08 juin 2026, la première édition du THE BRIDGE AI & HEALTHCARE Summit, un événement international réunissant entrepreneurs, startups, investisseurs, médecins, experts et représentants des compétences tunisiennes à l’étranger autour d’une vision commune : construire l’avenir de l’innovation sanitaire et numérique en Tunisie et en Afrique.

Cette rencontre stratégique constituera une plateforme de connexion entre innovation, investissement et technologies de la santé, et marquera également le lancement officiel du projet “The Bridge”, premier incubateur et accélérateur reliant la Tunisie et l’Europe dans les domaines de la santé, de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies, initié en partenariat avec l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) et l’Association des médecins tunisiens dans le monde (AMTM).

Le projet ambitionne de soutenir les startups et les projets innovants à travers des programmes d’incubation et d’accélération spécialisés, un accompagnement assuré par des experts nationaux et internationaux, un accès à des investisseurs et partenaires européens, ainsi que le développement de réseaux de coopération entre la Tunisie, l’Europe et l’Afrique, précise un communiqué de l’ONE.  

Le sommet proposera un programme riche comprenant des conférences de haut niveau, des panels sectoriels, des compétitions Pitch Battle, des rencontres B2B, des espaces networking, ainsi qu’un Village des Startups réunissant des dizaines de jeunes entreprises innovantes tunisiennes et africaines.

Plusieurs thématiques stratégiques seront au cœur des échanges, notamment l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la télémédecine, les technologies médicales et la biotechnologie, le financement alternatif et le crowdfunding (ou financement participatif), ainsi que le soutien aux compétences tunisiennes à l’international et à l’investissement dans l’écosystème HealthTech.

À travers cette initiative, THE BRIDGE ambitionne de renforcer le positionnement de la Tunisie comme hub régional de l’innovation dans les secteurs de la santé et de la technologie, en favorisant l’accès au financement, le transfert de compétences, l’investissement et les partenariats internationaux.

L’événement devrait accueillir entre 400 et 600 participants venant de Tunisie et de l’étranger, avec la présence d’institutions financières, de fonds d’investissement, d’universités, de partenaires internationaux ainsi que de représentants des secteurs public et privé.

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Contrôle de gestion : le levier silencieux de la performance et de la gouvernance dans le secteur bancaire

23. Mai 2026 um 10:30

Entre relance économique et modernisation des institutions financières, le contrôle de gestion émerge comme un outil central pour renforcer la performance et la transparence. Il dépasse la simple vérification des chiffres pour devenir un moteur stratégique de décisions éclairées.

 

Souvent cantonné à un rôle purement administratif, le contrôle de gestion se révèle aujourd’hui essentiel pour piloter les activités bancaires, mesurer la rentabilité et optimiser l’utilisation des ressources. Il offre aux dirigeants une vision claire et factuelle pour orienter leurs décisions.

Exemple concret : dans certaines agences, l’analyse des coûts opérationnels a permis de détecter des disparités importantes, conduisant à une réorganisation efficace des ressources et des équipes.

 

Gouvernance et transparence : plus qu’un slogan

Les institutions financières gèrent des ressources considérables et contribuent à la mise en œuvre de politiques économiques stratégiques. La transparence et la responsabilité ne sont donc pas optionnelles.

Certains pourraient craindre qu’un contrôle renforcé ralentisse l’action. Mais en réalité, il améliore la qualité des arbitrages, offrant aux décideurs des données fiables et des analyses structurées pour orienter leurs choix.

Exemple : l’analyse des crédits distribués a permis d’identifier des écarts par rapport aux objectifs régionaux, facilitant des ajustements précis et rapides.

 

Data et digitalisation : transformer les chiffres en décisions

La transformation digitale génère des volumes massifs de données bancaires : transactions, dépôts, crédits, performances des agences. Exploitées correctement, ces données deviennent un outil stratégique pour anticiper les risques, optimiser les performances et orienter les décisions.

Une gouvernance solide des informations est indispensable pour garantir leur fiabilité et leur pertinence dans l’analyse.

 

Intelligence artificielle : un outil, pas un substitut

L’intelligence artificielle et les outils d’analyse avancée permettent d’identifier des tendances invisibles à l’œil humain et de détecter rapidement des anomalies.

Mais l’IA ne remplace pas l’expertise humaine. Elle complète l’analyse stratégique, permettant au contrôleur de gestion de concentrer ses efforts sur l’interprétation des résultats et la formulation de recommandations pertinentes.

Exemple : l’IA a permis d’identifier rapidement des segments de portefeuille présentant un risque élevé, permettant aux équipes de gestion des risques d’intervenir proactivement.

 

Le contrôle de gestion au cœur du pilotage bancaire

 

Cette illustration résume le cycle stratégique : Collecte des données → Analyse et reporting Décision stratégique Impact économique et gouvernance, avec la transformation digitale et l’IA en soutien.

Le contrôle de gestion n’est pas seulement technique : il doit être intégré à la culture managériale et reconnu comme un partenaire stratégique. Développer les compétences numériques, valoriser la transparence et exploiter pleinement les données sont autant de conditions pour que le levier du contrôle de gestion transforme réellement la performance.

« Plus qu’un simple outil technique, le contrôle de gestion transforme les décisions en actions concrètes et mesurables. Dans un environnement où performance et transparence deviennent des impératifs, les institutions capables d’exploiter pleinement ce levier s’affirment comme les véritables architectes de la relance et de la stabilité économique ».

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Note éditoriale : Cette tribune démontre que le contrôle de gestion n’est pas un gadget administratif, mais un moteur silencieux de performance et de transformation, essentiel pour relever les défis économiques et institutionnels du secteur bancaire.

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Chine : Alibaba défie Nvidia et lance une nouvelle puce d’IA

21. Mai 2026 um 11:39

Le géant chinois Alibaba Group a annoncé le lancement d’une nouvelle puce dédiée à l’intelligence artificielle. Et ce, dans un contexte de restrictions américaines croissantes visant les exportations de technologies avancées vers la Chine. Cette initiative intervient alors que Nvidia rencontre de fortes difficultés pour maintenir sa présence sur le marché chinois, en raison des contrôles imposés par Washington sur les semi-conducteurs stratégiques.

Alibaba a dévoilé mercredi 20 mai une nouvelle génération de processeurs spécialisés dans l’intelligence artificielle. Ils sont destinée aux centres de données, au cloud computing et aux modèles d’IA générative. Cette annonce marque une nouvelle étape dans la stratégie chinoise d’autonomie technologique face à l’intensification de la guerre commerciale et technologique entre Pékin et Washington.

Selon plusieurs médias économiques asiatiques, cette nouvelle puce a été développée par T-Head, la filiale d’Alibaba spécialisée dans les semi-conducteurs. Elle vise à réduire la dépendance des entreprises chinoises aux composants américains, notamment ceux produits par Nvidia, leader mondial des processeurs graphiques utilisés dans l’IA.

A cet égard, notons que depuis 2023, les États-Unis ont progressivement renforcé les restrictions sur les exportations de puces avancées vers la Chine, invoquant des préoccupations de sécurité nationale et le risque d’utilisation militaire des technologies d’intelligence artificielle. Sous la présidence de Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche en janvier 2025, ces mesures ont encore été durcies.

Ces limitations ont fortement affecté Nvidia, dont plusieurs modèles haut de gamme destinés au marché chinois ont été interdits ou soumis à des licences spéciales. Malgré des versions adaptées conçues spécifiquement pour la Chine, le groupe américain peine désormais à conserver sa domination sur un marché stratégique représentant plusieurs milliards de dollars.

Dans ce contexte, Alibaba tente de profiter du vide technologique laissé par les entreprises américaines. Pékin encourage depuis plusieurs années ses grands groupes – Alibaba, Huawei, Baidu ou Tencent – à accélérer le développement de technologies nationales capables de concurrencer les géants occidentaux.

La nouvelle puce d’Alibaba devrait être utilisée dans ses infrastructures cloud, un secteur considéré comme central dans la compétition mondiale autour de l’intelligence artificielle. Le groupe chinois cherche notamment à renforcer ses capacités dans les grands modèles de langage et les applications industrielles de l’IA.

Cette annonce illustre également une évolution plus profonde de la rivalité sino-américaine : la bataille ne porte plus seulement sur le commerce ou les tarifs douaniers, mais sur le contrôle des technologies stratégiques du XXIe siècle – semi-conducteurs, intelligence artificielle, cloud et calcul haute performance.

Pour Washington, limiter l’accès de la Chine aux puces avancées permettrait de ralentir les progrès militaires et technologiques chinois. Pour Pékin par contre, ces restrictions confirment au contraire l’urgence de construire une souveraineté technologique complète.

La guerre des semi-conducteurs devient ainsi l’un des principaux champs de confrontation entre les deux premières puissances mondiales. Et dans cette compétition, Alibaba cherche désormais à s’imposer non seulement comme un géant du commerce électronique, mais aussi comme un acteur clé de l’architecture technologique chinoise de demain.

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Nouvelle crise mondiale dans les semi-conducteurs

20. Mai 2026 um 14:12

Une nouvelle crise frappe l’industrie mondiale des semi-conducteurs, déjà fragilisée par des tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement et une forte dépendance à des matériaux critiques. Le secteur, au cœur de la transformation numérique et de l’intelligence artificielle, subit une pression croissante liée à la concentration de la production et à la vulnérabilité de ses intrants essentiels.

Selon plusieurs analyses de marché, les contraintes actuelles ne proviennent pas uniquement de la capacité de production, mais surtout de la fragilité structurelle de la chaîne d’approvisionnement mondiale, marquée par une forte concentration géographique des fournisseurs et des matériaux stratégiques. Cette dépendance rend l’industrie particulièrement sensible aux perturbations externes, qu’elles soient géopolitiques ou logistiques.

Dans ce contexte, les grands acteurs du secteur, notamment Samsung et SK Hynix, sont directement exposés. Les perturbations affectent notamment la production de mémoires DRAM (Dynamic Random Access Memory, ou mémoire vive dynamique) et NAND (ou fonction logique NON-ET, en français), composants essentiels pour les serveurs, les smartphones et les infrastructures d’intelligence artificielle, alors même que la demande mondiale continue de croître fortement.

Les tensions sont aggravées par des contraintes sur certains matériaux critiques utilisés dans la fabrication des puces, dont la disponibilité est fortement concentrée dans quelques régions du monde.

Les perturbations au Moyen-Orient ont également été signalées comme facteur de fragilisation supplémentaire, affectant indirectement plusieurs intrants industriels essentiels.

Les analystes estiment donc que cette combinaison de demande élevée (notamment liée à l’IA) et de fragilité structurelle de l’offre pourrait prolonger les déséquilibres du marché, avec des effets possibles sur les prix, les délais de livraison et la disponibilité de certains composants électroniques stratégiques).

Enfin, plusieurs rapports soulignent que cette nouvelle crise s’inscrit dans une tendance plus large de vulnérabilité des chaînes globales de production technologique, où les dépendances croisées entre énergie, matières premières et semi-conducteurs rendent l’ensemble du système particulièrement exposé aux chocs exogènes.

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ITCEQ – IA : des trajectoires d’adoption hétérogènes et un besoin d’accompagnement

20. Mai 2026 um 11:30

Dans un contexte mondial marqué par l’essor rapide des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, la transformation digitale s’impose comme un levier central de compétitivité et de différenciation pour les entreprises. Toutefois, l’analyse des résultats de l’enquête sur les entreprises tunisiennes à l’ère de la transformation digitale, réalisée par l’ITCEQ, révèle un paradoxe : malgré une adoption relativement large des technologies numériques, leur impact sur les performances reste limité. C’est ce qu’il est ressorti des débats organisés par l’ITCEQ ce mercredi 20 mai 2026 à l’IACE.

Olfa Bouzaiene, directrice des études sur l’économie du savoir, est revenue sur les technologies avancées et l’intelligence artificielle dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com. Elle rappelle que le contexte international exige l’intégration de la Tunisie dans ces nouvelles technologies, et notamment dans l’IA. Elle précise : “Notre objectif est d’établir une typologie des entreprises selon leur degré d’avancement et de maturité : dans quelle mesure parviennent-elles à absorber et déployer ces technologies ? Cela doit constituer une base leur permettant ensuite d’intégrer des technologies avancées. Nous avons constaté que le degré de maturité des entreprises tunisiennes n’est pas suffisant.”

Selon elle, si la maturité est insuffisante, les trajectoires d’adoption de l’IA seront hétérogènes : les entreprises ne pourront pas adopter l’IA de manière uniforme. D’où la nécessité de distinguer des profils pour définir des parcours d’adoption.

La question se pose alors : les entreprises utilisent-elles l’IA de façon aléatoire et non uniforme, et cette situation constitue-t-elle une opportunité pour accroître leur performance, leur résilience et leur croissance ?À cette interrogation, Mme Bouzaiene répond : “Cela dépend de la manière dont l’IA est adoptée. Comme je l’ai dit, les entreprises tunisiennes ne sont pas assez matures, d’où l’existence de trajectoires diverses. Ces trajectoires déterminent le niveau de maturité en IA. On peut intégrer l’IA de façon aléatoire et superficielle, mais la création de valeur réelle provient d’une intégration opérationnelle et fonctionnelle : l’IA doit être insérée dans les processus métier pour générer de la valeur. Notre objectif est donc d’identifier les anomalies et les problèmes rencontrés, puis de définir comment accompagner les entreprises. L’entreprise elle‑même doit également mettre en place des actions pour réussir l’intégration.”

Interrogée sur des exemples concrets d’anomalies et sur la méthodologie à adopter, une approche unifiée pour toutes les entreprises ou un traitement au cas par cas, Mme Bouzaiene a souligné la nécessité d’un traitement individualisé : il existe plusieurs trajectoires. Certaines entreprises suivront une trajectoire séquentielle : elles construiront d’abord un socle numérique, installeront ensuite des outils d’IA, puis expérimenteront via des accélérateurs. Cette méthodologie convient aux entreprises déjà avancées, disposant d’une forte maturité digitale.

Pour la majorité des entreprises tunisiennes, une approche hybride est préférable : introduire l’IA tout en renforçant simultanément le socle numérique, avec des investissements progressifs. L’approche est donc progressive et dépend du profil de l’entreprise. Dans notre étude, nous avons défini des profils et, pour chacun, la trajectoire recommandée afin de maximiser la valeur apportée par l’IA. L’adoption demeure ainsi hétérogène.

La conférence organisée par l’ITCEQ a également mis en lumière la variabilité du choix d’adoption selon les secteurs. Mme Bouzaiene insiste sur le rôle du secteur et de la taille des entreprises : “Les secteurs présentant une forte maturité digitale, comme les banques, les télécommunications et les assurances, adoptent plus facilement l’IA. Les secteurs traditionnels accusent un retard. De même, les grandes entreprises disposent de meilleures capacités d’intégration (infrastructures solides, culture organisationnelle agile, compétences numériques) comparées aux PME, qui ont un accès limité et privilégient des solutions clés en main. Nous n’avons pas encore réalisé d’étude sectorielle approfondie ; c’est en préparation. La deuxième étape de notre travail portera sur le degré de maturité par secteur afin d’identifier où l’IA peut apporter le plus de valeur.”

Rappelons que l’enquête sur l’économie de la connaissance couvre plus de 2 500 entreprises. Pour l’étude spécifiquement consacrée à l’IA, l’échantillon représentatif et numériquement plus mature comprend 1 208 entreprises et couvre une année, incluant des perspectives futures et des investissements antérieurs.

Enfin, sur le plan comparatif avec les pays voisins et l’Union européenne, Mme Bouzaiene conclut : “Nous sommes encore un peu en retard. Des investissements sont en cours, mais l’accompagnement de l’État est essentiel. Il doit jouer un rôle clé pour mettre en place les infrastructures de données, le cloud et l’écosystème nécessaire. L’IA n’est pas une technologie autonome. Elle nécessite tout un écosystème (big data, cloud, compétences, régulation). Il faut investir dans ces composantes pour préparer le terrain et accélérer l’adoption par les entreprises.”

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Assurances Maghrebia verse un dividende de 2,9 dinars par action au titre de l’exercice 2025

20. Mai 2026 um 08:46

L’Assemblée générale ordinaire d’Assurances Maghrebia, réunie le 15 mai 2026, a approuvé la distribution d’un dividende de 2,9 dinars par action pour l’exercice 2025. Le montant global s’élève à 13,05 millions de dinars, entièrement soumis à la retenue à la source. 

La date de détachement du dividende est fixée au 8 juin 2026. Cette décision a été communiquée par la société à ses actionnaires. Le dividende sera payable aux actionnaires détenant les titres avant la date de détachement.

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Douane tunisienne : l’IA entre en action pour mieux traquer les fraudes

19. Mai 2026 um 16:12

Le Comité central chargé de la lutte contre les risques liés aux contentieux douaniers a décidé d’intégrer une unité basée sur l’intelligence artificielle (IA) au sein du système national de sélectivité des contrôles. C’est ce qu’indique un communiqué publié sur la page officielle de la Douane tunisienne.

Cette décision a été adoptée lors d’une réunion tenue au siège de l’Administration générale de la Douane Tunisienne. Laquelle était consacrée à l’examen des mécanismes de gestion des risques et à l’amélioration des performances du dispositif de contrôle douanier.

À l’issue des travaux, plusieurs mesures importantes ont été arrêtées, dont l’introduction d’un module fondé sur les technologies d’apprentissage automatique dans le système de ciblage. Ce nouvel outil vise à améliorer la précision de la sélection des opérations à haut risque. Et ce, dans le cadre du renforcement de la lutte contre la fraude douanière.

En parallèle, cette innovation a également pour objectif de faciliter le traitement des opérateurs conformes, en accélérant les procédures de dédouanement et le passage des marchandises.

Cette initiative s’inscrit, précise la même source, dans la stratégie de modernisation du système douanier tunisien. Elle traduit la volonté de concilier efficacité des contrôles et fluidité des échanges commerciaux légitimes. Et ce, à travers une meilleure utilisation des technologies numériques et de l’intelligence artificielle.

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Des papiers jaunis qui valaient des millions !

18. Mai 2026 um 14:01

En 1998, plusieurs retraitées finlandaises ont vécu une scène totalement improbable : venues à la banque avec de vieux papiers oubliés au fond d’un placard, elles sont reparties multimillionnaires grâce à… Nokia, rapporte le site jeuxvideo.com.

À l’époque, personne n’imagine encore que la marque va devenir le géant mondial du téléphone portable. Dans la petite ville finlandaise de Nokia, près de Tampere, l’entreprise fait presque partie du décor. On y fabrique alors des produits aussi variés que des bottes en caoutchouc, des pneus ou encore du papier toilette. Posséder quelques actions de la société est même une habitude locale : certains habitants les reçoivent en héritage, d’autres en guise de salaire ou simplement par attachement à la région.

Pendant des décennies, écrit jeuxvideo.com, « ces certificats d’actions restent rangés dans des tiroirs ou des placards de cuisine, sans véritable valeur aux yeux de leurs propriétaires. Beaucoup de femmes au foyer les conservent comme une simple épargne “au cas où”, loin d’imaginer qu’elles détiennent un futur trésor ». Et pourtant…

Le Big Bang de la téléphonie mobile

« Puis arriva le tournant des années 90. Nokia est alors au bord du gouffre financier. Son nouveau patron, Jorma Ollila, prend une décision radicale : abandonner les activités historiques du groupe pour miser presque entièrement sur une technologie encore balbutiante, la téléphonie mobile GSM ». Oui, vous avez bien lu : “téléphonie mobile“. Et bien sûr, tout le monde ou presque – sauf Ollila – pense que c’est de la folie. Mais lui y croît dur comme fer. En effet, « en quelques années, Nokia explose tous les records. Entre 1992 et 2000, l’action grimpe (en Bourse) de plusieurs milliers de pour cent, portée par le succès phénoménal des téléphones mobiles et des mythiques modèles qui envahiront bientôt la planète ».

Et pendant que les investisseurs suivent la montée du titre depuis les salles de marché, les véritables gagnantes vivent tranquillement dans les campagnes finlandaises. Ainsi, dans plusieurs agences bancaires, nous raconte Jeuxvideo, des scènes hallucinantes se produisent alors : « Des grand-mères arrivent avec des liasses de certificats froissés, demandant timidement si “ces vieux papiers valent encore quelque chose”. Les employés découvrent avec stupeur que certaines possèdent désormais une fortune de plusieurs millions d’euros. »

Et c’est là que le plus incroyable se produisit. « Beaucoup de ces nouvelles millionnaires n’avaient jamais touché à leurs actions pendant des décennies. Là où d’autres auraient vendu au moindre bénéfice, elles avaient simplement oublié leurs titres au fond d’un placard ».

Malgré cette richesse soudaine, peu d’entre elles changèrent radicalement de vie. « Fidèles à la discrétion finlandaise, elles préfèrèrent rénover la maison familiale ou acheter du matériel agricole plutôt que d’afficher leur fortune ».

Aujourd’hui, Nokia n’est plus le roi incontesté du téléphone mobile. Tout le monde en convient. Mais cette incroyable histoire reste l’un des exemples les plus insolites de fortunes construites… grâce à de vieux papiers poussiéreux oubliés dans une cuisine.

Moralité : dans la vie, il ne faut jamais désespérer !

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Mahdia : le mégaprojet de Ben Ghayadha sera dévoilé au Salon CARTHAGE 2026

18. Mai 2026 um 11:09

Le projet de développement urbain, touristique et économique de Ben Ghayadha (gouvernorat de Mahdia) sera officiellement présenté le mercredi 20 mai 2026 à 10h30, au stand dédié à la région de Mahdia du Salon International de la Construction et du Bâtiment – CARTHAGE 2026, au Parc des Expositions du Kram. Ce projet prévoit la création d’infrastructures modernes, le développement d’espaces résidentiels et touristiques haut de gamme, l’aménagement d’une marina et d’activités nautiques, la protection de la lagune et du littoral, ainsi que la mise en valeur du site historique de Borj Erras. Le master plan intègre des espaces culturels, des zones de loisirs et des solutions de mobilité durable et multimodale.

Le projet s’étend sur 142 hectares sur la côte sud-ouest de Mahdia. Il est inscrit dans le Programme national des villes intelligentes et durables et repose sur un développement intégré associant zones résidentielles et touristiques haut de gamme, marina et activités nautiques, espaces culturels et de loisirs, ainsi que des solutions de mobilité durable et multimodale. La protection du lac et du littoral ainsi que la réhabilitation du site historique de Borj Erra’s constituent la dimension environnementale centrale. L’objectif affiché est de faire de Ben Ghayadha un pôle concurrentiel à l’échelle du bassin méditerranéen.

Mahdia : démarrage des travaux du projet d’aménagement de la Sebkha Ben Ghayadha en 2027

Le projet est porté dans le cadre d’un dispositif d’assistance technique au Gouvernement tunisien pour la sélection d’un partenaire stratégique. Il mobilise plusieurs institutions nationales, notamment l’Instance Générale du Partenariat Public-Privé (IGPPP), la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), le Gouvernorat de Mahdia ainsi que SEBAG. La présentation au Salon CARTHAGE 2026 vise à renforcer la visibilité du projet auprès des investisseurs nationaux et internationaux.

Lors de cette présentation, les grandes orientations du master plan, les enjeux stratégiques du projet ainsi que les perspectives de développement économique, social et environnemental pour la région seront exposés.

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La douane tunisienne se dote d’un module basé sur l’IA

La commission centrale de gestion des risques douaniers a annoncé la mise en place d’un module basé sur l’intelligence artificielle au sein système national de sélectivité douanière.

Ce nouveau dispositif technologique de pointe, basé sur des algorithmes d’apprentissage automatique, a pour objectif de renforcer la précision et la qualité des déclarations en douane, précise un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue récemment au siège de la direction générale des douanes. Et d’ajouter que le lancement officiel de ce moteur d’intelligence artificielle s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la fraude douanière.

Il vise encore à fluidifier les flux commerciaux par l’accélération des procédures de dédouanement et de mainlevée des marchandises au profit des opérateurs économiques conformes.

Cette nouvelle mesure s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de modernisation de la douane tunisienne et concrétise l’engagement de l’administration à instaurer un équilibre optimal entre la nécessité d’un contrôle rigoureux et l’impératif de faciliter le commerce légitime, souligne la même source.

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