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TIDM | Le Tunisien Slim Laghmani prête serment

03. Oktober 2026 um 23:02

Le juriste et universitaire tunisien Slim Laghmani a pris officiellement ses fonctions en tant que juge au Tribunal international du droit de la mer (TIDM), lors d’une séance publique solennelle de prestation de serment.

Élu lors de la 36e réunion des États à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Slim Laghmani entame un mandat de neuf ans, qui a pris effet le 1er octobre 2026.

Aux côtés de quatre autres nouveaux juges issus du Ghana, du Brésil, du Viet Nam et de l’Inde, il a pris l’engagement solennel d’exercer ses attributions en pleine impartialité et en toute conscience.

Professeur émérite de droit public et de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, Slim Laghmani possède un parcours académique et institutionnel de premier plan. Titulaire d’un doctorat d’État et agrégé en droit public, il a dirigé le Département de droit public de Tunis et exercé comme expert juridique d’État.

Acteur clé de la transition démocratique en 2011 à la tête de la sous-commission des libertés publiques, il a également représenté la Tunisie comme conseil devant la Cour internationale de Justice (CIJ) en 2024. Membre associé de l’Institut de droit international et figure de l’Académie Beït El Hikma, cette nomination au TIDM vient couronner une carrière consacrée au droit international et au droit de la mer.

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Espérance de Tunis | Pablo Franco Martín dirige sa première séance d’entraînement

03. Oktober 2026 um 22:30

L’Espérance sportive de Tunis a officialisé l’arrivée de Pablo Franco Martín au poste d’entraîneur principal et qui a dirigé sa première séance d’entraînement au Parc B.

Pablo Franco Martín débarque dans la capitale fort d’un bilan remarquable après un passage très réussi au Maroc. Lors de la saison écoulée, il a guidé le Maghreb de Fès vers le sacre en Botola Pro, offrant au club un titre de champion historique attendu depuis 41 ans.

Pas de temps à perdre pour Pablo Franco Martín. Arrivé à Tunis ce samedi 3 octobre 2026, le technicien espagnol n’a pas tardé à prendre ses marques.

Dans la foulée de sa signature, le successeur de Laurențiu Reghecampf a directement chaussé les crampons pour conduire sa première séance d’entraînement avec l’effectif espérantiste, affichant d’emblée sa volonté d’imprimer son rythme et son style de jeu.

Y. N.

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Tunisie | Accès gratuit aux musées et monuments ce dimanche 4 octobre

03. Oktober 2026 um 20:50

L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) informe que l’accès aux sites, monuments et musées ouverts et dépendant de l’Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle sera gratuit ce dimanche le 04 octobre 2026.

L’AMVPPC rappelle que les Tunisiens ainsi que les personnes étrangères résidentes en Tunisie sur présentation de la carte d’identité nationale ou de la carte de séjour bénéficient de la gratuité d’entrée durant les jours suivants :

Le premier dimanche de chaque mois,
Le 18 avril : Journée internationale des sites et monuments,
Le 18 mai : Journée internationale des musées
Les jours fériés.

Liste des musées, des sites archéologiques et des monuments historiques ouverts

« Profitez de cette occasion pour découvrir la richesse patrimoniale de la Tunisie et visitez les musées, sites et monuments », commente l’AMVPPC

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Tunisie-Canada | Vers un partenariat renforcé dans le domaine de la formation médicale

03. Oktober 2026 um 20:12

Dans le cadre du renforcement des liens académiques et scientifiques entre la Tunisie et le Canada, Lassaad Boutara, ambassadeur de Tunisie au Canada, a présidé une réunion virtuelle stratégique.

Réunissant l’équipe diplomatique de l’ambassade ainsi que les Doyens des Facultés de médecine de Tunis, Sousse, Monastir et Sfax, cette rencontre organisée, mercredi 30 septembre 2026, visait à structurer une feuille de route commune pour la coopération médicale institutionnelle.

Les échanges ont principalement porté sur l’identification des priorités et le développement d’opportunités de partenariat avec le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.

Plusieurs axes de collaboration clés ont été établis, précise l’ambassade tunisienne, en citant :

  • Le dveloppement de la formation médicale postgraduée, formation continue des formateurs, innovation pédagogique et renforcement de l’apprentissage de la médecine en langue anglaise.
  • La dynamisation de la mobilité des enseignants, des chercheurs et des médecins résidents, à travers des programmes d’échanges académiques et des stages de courte durée.
  • L’élaboration de programmes de recherche conjoints et intégration de l’intelligence artificielle appliquée aux technologies médicales.
  • La coopération en matière d’assurance qualité, de certification et d’accréditation des cursus de santé.

Cette initiative marque une étape importante dans la modernisation de l’enseignement médical tunisien et l’ouverture de nouvelles perspectives internationales pour les praticiens et universitaires des deux pays, a commenté l’ambassade.

Y. N.

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ONSR | Hausse marquée des décès sur les routes depuis janvier 2026

03. Oktober 2026 um 18:57

L’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) a publié un récent bilan faisant état d’une baisse du nombre d’accidents de la circulation depuis le début de l’année, malgré une hausse marquée de la mortalité sur les routes.

Selon les données communiquées par l’ONSR, 3 616 accidents de la route ont été enregistrés depuis le début de l’année, causant 1029 décès et faisant 4692 blessés, contre 4177 accidents, 929 morts et 5534 blessés l’année dernière durant la même période.

Bien que le nombre total d’accidents soit en baisse, la gravité de ces derniers s’est accentuée, se traduisant par une hausse du nombre de victimes mortelles, révèle ledit bilan.

Parmi les multiples facteurs à l’origine de ces drames, l’ONST cite l’inattention et la distraction au volant occupant la première place. Elles sont directement impliquées dans 1112 accidents, soit 30,75 % du total des drames de la route enregistrés cette année.

Les autorités de la circulation ont par ailleurs réitéré leurs appels à la vigilance, au respect du code de la route et à l’évitement de toute source de distraction au volant.

Y. N.

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Météo | Instabilité et pluies orageuses sur plusieurs régions

03. Oktober 2026 um 18:44

Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies toucheront les hauteurs du nord et du centre cette nuit, annonce l’Institut national de la météorologie (INM).

Le ciel se dégagera ensuite progressivement sur la plupart des régions avant que les nuages ne se densifient en fin de nuit près des côtes, apportant des pluies éparses et localement orageuses ainsi que des vents relativement forts.

Par ailleurs, les températures nocturnes annoncées par l’INM, seront comprises entre 21 et 26 degrés. Celles-ci s’abaissant autour de 19 degrés sur les reliefs de l’ouest du pays.

Y. N.

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Sonede | Coupures d’eau potable à partir du mardi 6 octobre au nord de Tunis

03. Oktober 2026 um 13:37

On peut difficilement imaginer que la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) puisse multiplier les coupures d’eau potable, de manière intermittente mais régulière, dans pratiquement toutes les régions du pays, pour alimenter la colère des citoyens et les remonter contre le pouvoir en place, comme le laissent entendre de temps en temps certains hauts responsables sans apporter la moindre preuve tangible d’un tel… «complot».

Les responsables de la Sonede, en tout cas, restent imperturbables et poursuivent leur bonhomme de chemin, sans ressentir le besoin de répondre à de telles accusations, à leurs yeux fantaisistes ô combien ! D’ailleurs, ils viennent de publier, ce samedi 3 octobre 2026, un énième communiqué annonçant des perturbations et des coupures dans le réseau de distribution de l’eau potable dans plusieurs villes et quartiers de la banlieue nord de Tunis.

Ces perturbations et coupures seraient enregistrées pendant 36 heures, à partir du mardi 6 octobre à 01h00 du matin, dans les zones suivantes, précise-t-on :

Délégation de La Marsa : quartiers Bouselsla, Borj El Houki, Ettabek, El Houkkam, Sidi Daoud et Bhar Lazrag.

Délégation de La Goulette (secteur Le Kram) : Hadaeq Carthage et Ain Zaghouan Nord et Sud.

Délégation de Carthage : quartier Mohamed Ali et Carthage Byrsa.

Délégation de Cité El Khadra : Les Berges du Lac 1.

Délégation de La Goulette : Les Berges du Lac 2, quartiers Taieb Mehiri, El Wahat, Essalama et El Aouina.

Délégation de Soukra : Dar Fadhal.

Le rétablissement progressif de l’approvisionnement en eau est prévu à partir de 13h00 le mercredi 7 octobre, précise le même communiqué, ajoutant que cette intervention s’inscrit dans le cadre de l’achèvement des travaux du projet de protection de la zone de La Marsa contre les inondations et de la couverture du canal d’écoulement de l’Oued Ettabek, au niveau de la rue Ibn Rachiq (quartier Bhar Lazrag).

«Il s’est avéré qu’une conduite de distribution principale, d’un diamètre de 1000 mm, entravait le tracé des travaux et empêchait leur poursuite dans les délais prévus, rendant son déplacement impératif», précise encore la Sonede, ajoutant qu’après coordination avec les différents services concernés, ses équipes ont programmé les travaux de déplacement et de raccordement de ladite conduite, à partir du mardi 6 octobre à 01h00 du matin.

«Les travaux se poursuivraient sans interruption, jour et nuit, pendant toute la durée de l’intervention et les équipes techniques seront mobilisées sur le terrain et mettront tout en œuvre pour achever les travaux dans les meilleurs délais, afin de rétablir l’approvisionnement normal en eau», assure-t-on, en invitant «les citoyens et les établissements à prendre les précautions nécessaires et à constituer des réserves d’eau pour couvrir leurs besoins essentiels durant cette période.»

Par ailleurs, la Sonede a annoncé «la mise à disposition de cinq camions-citernes (d’une capacité de 10 m³ chacun) pour approvisionner en eau potable, en cas de besoin, les établissements sensibles tels que les écoles, les lycées et les structures de santé.»

I. B.

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Le CRLDHT dénonce «l’inhumanité, étendard des prisons en Tunisie»

03. Oktober 2026 um 12:59

«Lorsque des détenus politiques, des journalistes, des avocats et des militants n’ont plus d’autre moyen pour être entendus que de mettre leur santé en jeu» (en observant une grève de la faim), «c’est que la prison est devenue un lieu de négation organisée de la dignité humaine», explique le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), une ONG tunisienne basée en France, dans un communiqué publié ce samedi 3 octobre 2026.

Tout en rappelant la longue liste de détenus politiques dans les prisons tunisiennes observant actuellement ou ayant observé récemment la grève de la faim pour dénoncer leurs conditions d’incarcération, cette forme extrême de protestation étant devenue «le dernier recours de celles et ceux à qui l’on a retiré tous les autres moyens de se faire entendre», le CRDHT «exige le rétablissement immédiat des visites en directe entre les détenus et leurs familles, et la fin de toute restriction arbitraire de ce droit fondamental ; l’accès effectif de tous les détenus à une information pluraliste, à la presse, aux radios, aux chaînes d’information et aux médias indépendants ; un suivi médical régulier, sérieux et indépendant pour tous les grévistes de la faim, ainsi qu’une information complète des familles et des avocats sur leur état de santé ; le respect absolu du droit des détenus à communiquer librement et confidentiellement avec leurs avocats et à disposer des moyens nécessaires à leur défense ; la fin de l’isolement abusif, des mesures punitives, des privations administratives et de toutes les pratiques destinées à épuiser, humilier ou briser les détenus ; l’accès sans entrave aux mécanismes indépendants de contrôle, notamment le Mécanisme national de prévention de la torture, des établissements pénitentiaires et des détenus dont l’état de santé est préoccupant ; la cessation des campagnes de haine, de diffamation et de diabolisation visant les détenus politiques, leurs familles, leurs avocats et les personnes qui les soutiennent ; la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions, leur droit à l’expression , leur activité politique pacifique, leur travail journalistique, leur défense des droits humains ou leur solidarité civique.»

Le CRLDHT appelle, également, les autorités tunisiennes à «cesser de traiter la prison comme un instrument de vengeance politique», à «protéger la vie et la dignité des détenus n’est ni une faveur, ni une concession» mais «une obligation légale, constitutionnelle et conforme aux droits humains.»

Parmi ces détenus politiques ou d’opinion observant actuellement une grève de la faim, le CRLDHT cite Ahmed Néjib Chebbi (83 ans), président du Front de salut national, et Sahbi Atig (67 ans), dirigeant du mouvement Ennahdha. Ils prolongent les nombreuses grèves de la faim déjà observées en prison par Jawher Ben Mbarek, dirigeant du collectif Citoyens contre le coup d’état, les journalistes Zied El Heni et Mourad Zeghidi,  mais aussi Rached Ghannouchi (84 ans), président du mouvement Ennahdha, Ayachi Hammami, avocat, Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, Chawki Tabib, ancien bâtonnier, Wael Naouar, animateur de la flottille Soumoud, et ses camarades Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi.

I. B.

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La Tunisie se dote d’une Charte nationale de la santé

03. Oktober 2026 um 12:13

La Tunisie mise sur la transformation numérique pour accélérer la marche vers la couverture sanitaire universelle et réduire les inégalités d’accès aux soins, notamment dans les régions intérieures du pays, grâce au développement de la télé-medecine.

C’est l’objectif de la Charte nationale de la santé signée à Tunis par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et son collègue des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, en présence de représentants d’organisations internationales et de partenaires du secteur de la santé.

La signature a eu lieu à l’issue de «Telehealth Connect 2026», la conférence internationale sur la santé numérique qui s’est tenue à Tunis du 29 septembre au 1er octobre 2026.

La Charte vise à renforcer la mise en œuvre du droit à la santé prévu par l’article 43 de la Constitution de 2022, en faisant de la numérisation l’un des principaux leviers de la réforme du système de santé.

Six axes ont été définis : un accès équitable aux services de santé numériques ; la continuité des parcours de soins ; une gouvernance souveraine et sécurisée des données de santé ; la modernisation des infrastructures et des plateformes numériques, le développement de la recherche et des compétences ; ainsi qu’une sécurité accrue de la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique.

Selon Ferjani, l’objectif est de permettre aux citoyens des zones reculées d’accéder eux aussi à des compétences médicales spécialisées grâce à la télémédecine et aux outils numériques, tout en réduisant les coûts et les déplacements vers les principaux centres hospitaliers.

Parmi les projets déjà lancés, le ministre a évoqué la plateforme vaccinale Evax, qui a relié environ 2 000 centres et permis le suivi de 13 millions de doses.

Par ailleurs, l’identifiant de santé unique, le dossier médical électronique partagé et les services de télémédecine sont en cours de déploiement à l’échelle nationale.

Cette démarche est soutenue, entre autres, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale (BM).

L’OMS cite, parmi les activités en cours en Tunisie, le renforcement des systèmes d’information sanitaire et le déploiement de plateformes numériques intégrées, visant à améliorer l’accès aux soins, l’équité et la qualité de la prise en charge.

Ferjani a également annoncé la tenue, en décembre au Japon, d’une nouvelle réunion consacrée à la feuille de route tunisienne vers la couverture sanitaire universelle, en collaboration avec l’OMS, le Japon et la Jica, l’agence japonaise de coopération au développement. Les engagements figurant dans la Charte devraient être présentés ce même mois lors du sommet sur la couverture sanitaire universelle prévu à Tokyo.

La stratégie, a souligné le ministre, ne vise pas uniquement la numérisation des procédures administratives, mais une réorganisation plus vaste du système de santé, dont le succès devra être évalué avant tout à l’aune de sa capacité à améliorer concrètement l’accès, la continuité et la qualité des soins.

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Le drame de Yakine ou le non confisqué

03. Oktober 2026 um 11:09

À Tunis, une adolescente, Yakine, est devenue le centre d’une enquête pour agression sexuelle présumée. Autour d’elle, versions contradictoires, arrestations, recherches et rumeurs. Mais derrière le fait divers, une question plus silencieuse apparaît : qu’apprenons-nous réellement à nos enfants lorsqu’il s’agit de leur corps, de leurs limites et du refus de l’autre ?

Manel Albouchi *

Dans une époque saturée d’images et de jugements instantanés, la retenue est déjà une responsabilité.

Depuis quelques jours, l’affaire de Yakine, une jeune fille qui a subi des violences ayant nécessité son hospitalisation, suscite une vive émotion en Tunisie. Une société entière s’est mise à regarder. Les spéculations se sont multipliées, des récits se sont construits sur des informations fragmentaires, et plusieurs se sont improvisés profilers en dressant déjà le profil psychologique de personnes dont la responsabilité n’est pas établie par la justice. Mais, l’enquête sur cette affaire délicate se poursuit et nous ne savons pas encore tout.

Entre indignation et intrusion

Regarder sans posséder. C’est ici qu’il faut tracer une frontière nette entre deux mouvements collectifs.

D’un côté, l’opposition saine : poser des balises, refuser la banalisation de la violence, exiger la vérité et protéger les droits fondamentaux.

De l’autre, l’intrusion destructrice : partager photos, prénoms, vidéos et rumeurs. La victime réelle devient alors un personnage collectif, et son intimité, une conversation nationale.

​Cette seconde pente dit quelque chose de notre lien social. Le lynchage médiatique ou virtuel est une pathologie contemporaine : une foule jetée en pâture à l’émotion brute, nourrie par le sensationnalisme, où la justice et la complexité sont étouffées par le vacarme de l’opinion.

​Une mineure victime de violences n’est pas un symbole ou le support de nos colères. Les autorités ont appelé à préserver sa vie privée. Même lorsque nous voulons nous indigner, nous devons respecter ses limites et ne pas transformer son drame en spectacle.

Avant la théorie, il y a un corps. Un corps qui peut être blessé, contraint, et dont le propriétaire devrait rester celui qui l’habite.

Le premier non de l’enfant

Toute l’éducation au consentement commence bien avant l’adolescence, dans les gestes ordinaires : entre «Donne un bisou à…» ; et «Tu veux faire un bisou ?» ; «Non.» «D’accord.»

Ces deux scènes minuscules enseignent une double évidence : mon corps m’appartient ; le corps de l’autre lui appartient.

Le premier «non» de l’enfant est rarement confortable ; l’adulte y voit parfois de l’insolence. Pourtant, respecter le refus de l’enfant ne signifie pas abolir l’autorité. La psychologie du développement distingue avec précision le soutien à l’autonomie du contrôle psychologique. Une vaste méta-analyse portant sur 238 études (Bradshaw et al., American Psychologist, 2025) confirme sur plus de 126 000 participants l’association profonde entre le soutien parental à l’autonomie et l’épanouissement des enfants, tandis que le contrôle psychologique se trouve invariablement lié aux indicateurs de mal-être, et ce, à travers toutes les cultures.

Une autorité juste («Je ne peux pas te laisser faire cela, car c’est dangereux») pose les limites nécessaires à la sécurité.

Le contrôle psychologique («Tu n’as pas le droit de vouloir autre chose que moi») étouffe le sujet.

Le deuxième non

Il existe un apprentissage symétrique, tout aussi difficile : apprendre à recevoir le non de l’autre.

«Je ne veux pas.» Cette phrase peut produire de la déception, de la frustration, parfois de la colère. Mais elle ne constitue pas nécessairement une injustice. L’autre peut ne pas vouloir, ne pas aimer ce que j’aime, refuser mon invitation, interrompre une relation ou ne pas répondre à mon désir. Et je peux souffrir de ce refus sans avoir pour autant un droit sur celui qui me refuse.

Le désir ne crée pas un droit. La frustration ne crée pas une dette chez l’autre. Le refus de l’autre n’est pas automatiquement une attaque contre moi. Mon désir n’est pas ton désir. Ma colère n’est pas ton obligation. Mon corps n’est pas ton territoire, ton corps n’est pas le mien. Je peux t’aimer et accepter ton refus. Tu peux m’aimer et refuser quelque chose.

Cette séparation n’est pas une rupture du lien : elle en est la condition. Car si l’autre doit vouloir ce que je veux pour rester proche de moi, il n’est jamais véritablement autre : il devient une extension de mon désir.

La confiscation du non

​Lorsqu’un enfant apprend de manière répétée à renoncer à ses propres limites (parce que sa colère est systématiquement invalidée ou son refus qualifié d’insolence), il risque d’intégrer que la volonté du plus fort l’emporte toujours.

​Bien entendu, cela ne désigne en rien une fatalité et ne jette le discrédit ni sur les familles ni sur les victimes. Sur le plan clinique, ces contextes de confiscation précoce constituent toutefois un terrain propice où certaines difficultés risquent de se déployer au fil des âges.

A l’adolescence : la vulnérabilité face aux emprises. Faute d’avoir pu expérimenter la valeur de son «non» dans un cadre sécurisant, le jeune adulte en devenir peut se retrouver plus désarmé face aux pressions extérieures, s’exposant plus facilement à des influences ou à des dynamiques d’emprise.

​En couple : les tourments de la dépendance affective. Plus tard, l’adulte risque de s’oublier dans ses relations amoureuses par peur panique du rejet. Par un mouvement symétrique, l’absence d’exposition au «non» de l’autre rend parfois la frustration intolérable, faisant basculer la relation entre angoisse fusionnelle et besoin de contrôle.

Au travail : l’épuisement et le faux-self. Cette incapacité à poser des limites peut mener à une suradaptation chronique. L’adulte endosse alors un «faux-self », ce masque social et protecteur façonné pour plaire et répondre aux attentes de la performance, au risque de s’épuiser, voire de glisser vers le burn-out par peur de l’exclusion.

​Dans la relation parentale : l’enfant comme extension. C’est parfois là que la boucle se boucle. Un parent lui-même carencé dans son histoire personnelle peut tisser un lien fusionnel où l’enfant est inconsciemment perçu comme une extension de soi. Le moindre «non» de l’enfant est alors vécu non comme une saine étape d’individuation, mais comme une menace existentielle.

​Du foyer à la société

​Ce qui se tisse dans l’intimité du foyer résonne inévitablement au-delà de ses murs. Une éducation qui confisque la nuance et le refus cultive insensiblement un terreau de docilité, où l’obéissance finit par l’emporter sur l’esprit critique. Le pli pris face à l’injonction absolue («parce que je l’ai dit») prépare le terrain à d’autres formes de soumission face au dogme ou à l’arbitraire.

​De même, à plus grande échelle, les structures pyramidales ou les climats sous tension partagent parfois cette même allergie à la contradiction : lorsque le désaccord est reçu non comme un dialogue, mais comme une insubordination, c’est toute la vitalité démocratique qui s’étiole. L’intolérance au «non» (qu’elle s’exerce à l’échelle d’une maison ou dans les rouages du pouvoir obéit toujours à la même grammaire de l’emprise.

​Qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?

​L’enjeu éducatif n’est ni de supprimer l’autorité ni de fabriquer des enfants qui disent non à tout, mais de construire une relation où l’enfant comprend que son non compte, que celui de l’autre compte aussi, et qu’il peut être frustré sans être victime d’une injustice.

​C’est là que l’autonomie rencontre l’empathie. Alors, la véritable question que nous laisse l’affaire de Yakine n’est pas seulement «comment en sommes-nous arrivés là ?», mais plus profondément : qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?

​Car un enfant à qui l’on apprend que son non a une valeur comprend aussi que celui de l’autre compte. Et la culture du consentement commence exactement là : dans la façon dont un adulte, face à un enfant qui refuse, sait répondre simplement : «D’accord. J’ai entendu.»

 * Psychothérapeute.

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Desert Voyages | Le Sahara tunisien comme lieu méditation

03. Oktober 2026 um 09:32

Dans le Sahara tunisien, le yoga quitte les salles de sport pour s’inscrire dans une nouvelle forme de tourisme expérientiel, privilégiant les petits groupes, le silence, la marche et l’immersion dans le désert.

Dérouler son tapis sur le sable encore frais de l’aube, caler sa respiration sur le pas lent d’une caravane, s’arrêter lorsque le soleil impose sa loi et reprendre sa route au crépuscule, alors que les dunes changent de couleur. Desert Voyages associe pratique du yoga, marche, méditation et vie nomade sous les étoiles.

Il s’agit d’une offre de niche qui s’inscrit dans la volonté plus large de la Tunisie de proposer une alternative au traditionnel séjour balnéaire. Le gouvernement a lui-même fait de la diversification vers le tourisme écologique, saharien, sportif et culturel une priorité, tandis que la stratégie nationale vise des modèles plus durables, capables de répartir les retombées économiques jusque dans les régions de l’intérieur.

C’est dans cette optique que s’inscrit la proposition de Desert Voyages : du 23 au 29 novembre 2026, l’agence organise un séjour de six jours dans le Sahara tunisien consacré au yoga, encadré par l’enseignant Thibault Paquin. Baptisée de manière évocatrice «Entre sable et étoiles», cette expérience débute et s’achève à Djerba ; elle comprend un transfert en 4×4 vers un campement dans le désert, de courtes marches accompagnées de dromadaires et des nuitées sous tente ou, pour ceux qui le souhaitent, à la belle étoile, sous le ciel saharien.

Au coucher du soleil, le rythme du voyage ralentit encore davantage.

Yoga sur les dunes

Le programme ne présente pas le yoga comme une parenthèse déconnectée du voyage, mais cherche au contraire à l’adapter aux rythmes naturels du désert. Des séances facultatives de Hatha ou de Vinyasa sont prévues à l’aube sur les dunes, incluant la Salutation au Soleil et un travail sur la respiration.

Aux heures les plus chaudes, lorsque la chaleur incite à faire une pause, place au repos, à la lecture et au Yoga Nidra, une pratique méditative qui s’effectue en position allongée.

Au coucher du soleil, le rythme ralentit encore davantage avec le Yin Yoga, tandis que la soirée peut s’achever par des mouvements inspirés de la Salutation à la Lune et des moments de méditation autour du feu.

Il ne s’agit pas seulement de la beauté du paysage ; la littérature scientifique attribue à la pratique régulière du yoga des effets potentiellement bénéfiques sur la gestion du stress, le sommeil, l’équilibre et, plus généralement, le bien-être psychophysique.

Le yoga adapte le voyage aux rythmes naturels du désert.

Réduire le stress

Le National Center for Complementary and Integrative Health (États-Unis) souligne toutefois que ces effets varient selon le type de yoga pratiqué et la qualité des études disponibles. Une récente synthèse d’essais randomisés a mis en évidence une réduction du stress perçu, tout en qualifiant de faible la qualité d’une partie des preuves scientifiques. À cela s’ajoute le facteur environnemental.

Plusieurs études associent également l’exposition à la nature à de meilleurs indicateurs de bien-être et à une réduction du stress, bien qu’il soit difficile de dissocier l’effet du paysage de ceux de l’activité physique, de la rupture avec la routine quotidienne et de la dimension sociale du voyage.

La «marche afghane»

Dans le désert, cependant, la théorie laisse place à l’expérience vécue. Desert Voyages propose également de s’essayer à la «marche afghane», fondée sur la synchronisation de la respiration et des pas. Plus qu’une simple astuce pour limiter la fatigue, c’est une manière de transformer la randonnée en un exercice d’attention au corps et au rythme, tandis que les bagages et une partie de la logistique sont pris en charge par la caravane.

La journée saharienne est aussi rythmée par la cuisine et la culture locales : pain cuit dans le sable, huile d’olive, dattes, miel et bsissa au petit-déjeuner ; thé à la menthe, plats tunisiens et couscous autour du feu le soir. Il s’agit d’un élément clé d’un modèle touristique qui, pour être véritablement durable, doit impliquer les guides, chameliers, cuisiniers et communautés locales, tout en limitant l’impact sur des écosystèmes extrêmement fragiles.

Le voyage de novembre s’inscrit dans une offre plus large de séjours thématiques proposés par l’agence ; outre le yoga, celle-ci inclut le Qi Gong, la méditation, l’astronomie, la calligraphie, la peinture, la cuisine, la danse et d’autres disciplines. Le fil conducteur consiste à utiliser le Sahara non seulement comme un décor à photographier, mais comme une partie intégrante de l’expérience. Et c’est peut-être là toute la force du yoga dans le désert : sur les dunes, il n’y a ni murs, ni miroirs, ni musique de fond. Pour retrouver l’équilibre, il ne reste que le corps. Et, bien sûr, le sable, qui rend difficile même la posture de l’arbre.

Traduit de l’italien.

Source : Ansa.

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États-Unis | L’état-major privé de la guerre «superintelligente»

03. Oktober 2026 um 08:43

La décision du secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth de confier la conception de la guerre de demain à des figures civiles du capitalisme algorithmique marque un tournant historique dans la gestion de la violence d’État.  

Mahjoub Lotfi Belhedi *

À travers le Projet Meridian et la création d’un Commandement de la guerre autonome (Autowarcom), l’administration américaine ne cherche plus simplement à moderniser ses armées : elle acte le passage de la simple intelligence artificielle à ce que Donald Trump, qui affectionne les superlatifs, formalise désormais par décret sous l’appellation de «superintelligence».

Ce glissement sémantique et politique valide une course aux armements où la supériorité militaire absolue exige une force de calcul supérieure, affranchie des limites cognitives humaines.

Un duopole technologique au service de la guerre

Dans cette reconfiguration, les rôles sont soigneusement distribués pour capitaliser sur l’expérience directe des conflits contemporains.

Elon Musk, fort de l’infrastructure globale de Starlink et des capacités génératives de xAI, est mandaté pour identifier et structurer les technologies de rupture indispensables aux futurs conflits. Son implication s’enracine dans la réalité des guerres actuelles, où la constellation Starlink est devenue la colonne vertébrale indispensable des communications militaires et du ciblage en temps réel sur les fronts les plus critiques, à l’instar de l’Ukraine où il a déjà fait ses preuves. 

À ses côtés, Palmer Luckey, fondateur d’Anduril Industries, apporte l’expertise opérationnelle d’une start-up militaire nativement conçue pour la guerre automatisée. Loin de la théorie, les systèmes d’Anduril sont déjà activement déployés sur les théâtres d’opérations modernes : ses drones intercepteurs autonomes, ses missiles à longue portée comme le Barracuda-500M, ainsi que sa participation au programme Titan – un système mobile de renseignement par IA qui fusionne les données de multiples capteurs pour accélérer l’identification des cibles – redéfinissent déjà la vitesse d’exécution des frappes.

Un conflit d’intérêts systémique

Ensemble, les deux technologues transforment le Pentagone en incubateur, où la planification stratégique de la nation s’aligne directement sur les intérêts de firmes privées.

Cette hybridation institutionnalise un conflit d’intérêts systémique, transformant ces deux entrepreneurs en juges et parties de la défense nationale. En laissant des industriels rédiger eux-mêmes la doctrine de la superintelligence militaire, l’État abdique sa fonction de régulateur neutre pour devenir le client captif d’un duopole technologique. 

Dès lors, la dynamique des conflits mondiaux n’obéira plus seulement aux équilibres diplomatiques traditionnels, elle sera dictée par le rythme d’optimisation des algorithmes de combat et par l’obligation, pour ces multinationales, de valider la puissance de leur modèle sur des théâtres d’opérations en constante extension. 

Confrontée à cette course effrénée où la décision ultime est transférée à des entités computationnelles qui dépassent notre entendement, une question fondamentale demeure : en abdiquant notre propre discernement face à cette superintelligence pour l’armer et la rendre souveraine, n’avons-nous pas initié un mécanisme d’escalade irréversible où l’humanité, devenue obsolète sur le champ de bataille, ne sera plus que le spectateur impuissant et la victime collatérale de sa propre destitution ?

* Stratège en réflexion IA.

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Galerie Grafiflow | Hammadi Ben Saad ou la liberté du geste

03. Oktober 2026 um 07:50

La galerie Grafiflow (43, rue du Commandant Béjaoui, la Soukra), au nord de Tunis, propose une exposition du peintre Hammadi Ben Saad, décédé le 25 juillet 2025 à l’âge de 77 ans. Joliment intitulée ‘‘Remember Me’’, comme pour interpeller ceux qui ont côtoyé l’homme et apprécié son œuvre, pour qu’ils ne l’oublient pas et continuent de les faire vivre parmi eux, l’exposition se tiendra du 9 octobre au 1er novembre 2026. Nous reproduisons ci-dessous le texte de présentation de l’exposition réalisé par la directrice artistique de l’exposition.

Rim Ben Boubaker *

Cette exposition propose un regard rétrospectif sur plus de cinquante ans de création de Hammadi Ben Saad, figure singulière de la scène artistique tunisienne **. Des premières figures aux recherches autour du trait, du papier, de la matière et de l’accident, jusqu’aux visages, aux masques, aux hommes des cavernes et aux monochromes abstraits, elle retrace les transformations d’un langage artistique toujours en mouvement.

L’exposition met en lumière une œuvre construite dans la liberté du geste, l’expérimentation et une relation instinctive à la matière. À travers une sélection d’œuvres, d’archives et de documents, le parcours fait dialoguer différentes périodes sans les enfermer dans une chronologie stricte.

Présentée après sa disparition en 2025, l’exposition porte également une dimension particulière : celle de poursuivre le dialogue avec une œuvre qui continue de vivre au-delà de son créateur.

Une œuvre en mouvement

Faut-il encore présenter Hammadi Ben Saad ? Autodidacte, Hammadi Ben Saad a développé, depuis le début des années 1960, une œuvre profondément singulière, construite au fil de plusieurs décennies de mutations, de déplacements et de transformations. Son parcours ne se laisse pas enfermer dans une seule manière de peindre. Cette exposition est née du désir d’appréhender son œuvre dans son ensemble. Elle ne cherche pas à reconstruire une chronologie figée, mais à suivre un mouvement : celui d’un artiste qui n’a cessé de déplacer son regard, d’explorer de nouvelles voies et de remettre son langage en jeu.

Des premières figures des années 1970 aux recherches autour du trait et de la ligne, des compositions nourries par l’accident, les images imprimées et la matière aux visages, masques et figures humaines, figures hybrides ou «hommes des cavernes», comme il aimait les nommer, jusqu’aux monochromes abstraits et aux travaux des dernières années, l’exposition fait apparaître les différentes étapes d’un cheminement sans cesse en mouvement. Elle permet ainsi de revenir sur ce parcours, mais aussi de faire surgir des correspondances entre des œuvres et des périodes parfois éloignées.

Peintures, archives et documents sont réunis pour donner à voir élaboration progressive de son langage artistique.

Présenter Hammadi aujourd’hui, après sa disparition, prend nécessairement une autre dimension. Il ne s’agit pas de clore le parcours de l’artiste au moment où sa vie s’est arrêtée. Au contraire, son absence offre un autre temps, une autre dimension à son œuvre : ceux de la découverte, de la relecture et de la rencontre avec de nouveaux regards. Ou peut-être une manière de poursuivre la conversation avec lui. Si Hammadi n’est plus là, son œuvre n’est pas statique. Elle continue de circuler, de susciter des questions, de faire surgir de nouvelles correspondances et de rencontrer d’autres regards.

C’est dans cet espace que cette exposition souhaite se tenir : non pas comme la conclusion d’une histoire, mais comme une invitation à la poursuivre. Car le plus bel hommage que l’on puisse rendre à un artiste n’est pas seulement de raconter son histoire. C’est de pousser la porte de son univers, de prendre le temps de regarder, de se laisser surprendre et, peut-être, de se laisser toucher.

* Curatrice.

** Voilà ce que l’auteure, Rym Ben Boubaker, écrivait le 26 juillet 2026 sur sa page Facebook en apprenant le décès, la veille, de cet artiste hors normes de tous points de vue : «C’est avec une immense tristesse que j’écris ces mots en hommage à Hammadi Ben Saad, un artiste rare, un homme vrai, un être d’une humanité profonde.

J’ai eu le privilège de croiser sa route, de partager avec lui des moments de création, de réflexion, de complicité.

Travailler à ses côtés fut un honneur, parler de son art, une richesse. Il m’a accueillie avec tant de générosité, tant d’amour… Il m’aimait comme sa fille, et ce lien restera à jamais précieux dans mon cœur.

Hammadi n’était pas seulement un artiste : il était un souffle, une lumière, un regard tendre sur le monde. Sa voix, son œuvre, son engagement laissent un vide immense dans la scène artistique, mais surtout dans la vie de ceux qui l’ont connu et aimé.

Il s’en va, mais il laisse derrière lui une traînée d’étoiles, des couleurs, des mots et des silences pleins de sens.

Et dans ce silence désormais, son art continue de parler…

Son absence résonne, mais sa présence demeure.

Dans chaque regard ému face à une de ses œuvres,

Il est là.

Toujours là.Repose en paix Si Hammadi.»

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Tunis | Oum aux Journées musicales de Carthage

03. Oktober 2026 um 00:09

L’artiste marocaine Oum investit la scène du Théâtre de l’Opéra de Tunis le 4 octobre 2026 pour présenter « Dialddar », dans le cadre de la 11ᵉ édition des Journées Musicales de Carthage.

Ce projet audacieux au croisement des percussions, du oud, de la soul et des sonorités sahariennes sera présenté dimanche 4 octobre 2026 à 21h30
au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la Culture Chedli Klibi.

Les billets sont disponibles sur le site officiel du festival

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