Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeActualités Tunisie webdo.tn

Expiration de la convention CNAM–pharmaciens : L’Ordre met en garde contre le maintien du tiers payant

08. Januar 2026 um 19:53

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a averti les propriétaires de pharmacies privées contre la poursuite du régime du « tiers payant » en l’absence de tout cadre juridique, après l’expiration de la convention sectorielle liant la profession à la CNAM. L’Ordre brandit la menace de recours judiciaires, tandis que la crise s’enlise sur fond d’arriérés de paiement massifs.

La convention sectorielle liant la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) au Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) est arrivée à expiration le 31 décembre 2025. Depuis cette date, aucun cadre contractuel ne régit officiellement la relation entre la CNAM et les pharmacies privées.

C’est dans ce contexte que le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) est sorti de sa réserve pour alerter la profession sur les risques juridiques liés à la poursuite de l’activité sous le régime du « tiers payant », en l’absence de toute base légale.

L’Ordre brandit la menace de poursuites

Dans un communiqué, le CNOPT a mis en garde les pharmaciens contre toute continuation de ce mécanisme et a affirmé se réserver le droit de « recourir à tous les moyens juridiques » pour défendre la loi et l’éthique de la profession.

Le Conseil estime que la situation actuelle place les pharmaciens dans une zone d’insécurité juridique, susceptible d’engager leur responsabilité professionnelle et financière.

Rappel du cadre légal

Pour étayer sa position, l’Ordre rappelle les dispositions de la loi n°71 de 2004 relative à l’instauration du régime d’assurance maladie. L’article 11 de ce texte stipule que les relations entre la CNAM et les prestataires de services de santé doivent être organisées dans le cadre d’une convention-cadre et de conventions sectorielles conclues avec leurs représentants.

En l’absence de ces conventions, le CNOPT considère que la poursuite du tiers payant ne repose sur aucune base juridique solide.

Malgré la fermeté de son avertissement, le Conseil réaffirme son attachement au régime d’assurance maladie en tant qu’acquis pour le citoyen tunisien. Il appelle l’ensemble des parties concernées à rechercher des solutions « efficaces et durables » à la crise actuelle.

Parmi les priorités évoquées figurent le règlement des créances accumulées au profit des pharmacies privées et l’ouverture d’un dialogue sérieux avec les représentants de la profession, dans une logique d’intérêt général et de continuité du service public de santé.

Le SPOT alerte sur l’asphyxie financière des pharmacies

La position de l’Ordre intervient après une décision prise par la CNAM, depuis le mois d’octobre dernier, de poursuivre l’application du régime du tiers payant de manière directe avec les pharmacies privées, dans le but affiché de garantir l’approvisionnement régulier des assurés sociaux en médicaments.

Cette décision, prise en dehors de tout cadre conventionnel renouvelé, est aujourd’hui au cœur du bras de fer entre les différentes parties.

De son côté, le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie avait officiellement annoncé, le 5 janvier, la fin de la convention le liant à la CNAM. Le SPOT avait justifié cette rupture par des retards de paiement dépassant les 185 jours.

Selon le syndicat, cette situation a déjà conduit à la fermeture de plusieurs pharmacies et à l’épuisement des capacités financières de nombreuses autres, menaçant l’équilibre de tout le secteur.

Lire aussi :

L’article Expiration de la convention CNAM–pharmaciens : L’Ordre met en garde contre le maintien du tiers payant est apparu en premier sur webdo.

Référendum TAP : Abdi, Jaouadi, Masghouni, Tissaoui et Tlili sacrés sportifs de l’année

08. Januar 2026 um 19:31

L’agence Tunis-Afrique-Presse a dévoilé les résultats de son référendum annuel consacrant les meilleurs sportifs tunisiens. Ali Abdi, Ahmed Jaouadi, Wafa Masghouni, Amenallah Tissaoui et Raoua Tlili ont été distingués au terme d’un vote ayant mobilisé journalistes, entraîneurs et responsables techniques.

Les résultats du référendum annuel de l’Agence Tunis-Afrique-Presse ont été annoncés lors d’une cérémonie organisée à Tunis à l’occasion de la Journée de la presse sportive. Ce rendez-vous consacre chaque année les athlètes les plus performants dans plusieurs catégories.

Le scrutin a mobilisé un large panel de votants composé de journalistes sportifs, d’entraîneurs de clubs de Ligue 1 et de directeurs techniques issus de différentes fédérations.

Ali Abdi plébiscité chez les footballeurs

Dans la catégorie du meilleur footballeur, l’international tunisien Ali Abdi s’est imposé au terme d’un duel très serré. Il devance de peu Hannibal Mejbri, tandis que Montassar Talbi complète le podium.

Cette distinction vient récompenser une saison marquée par la régularité et l’impact du joueur aussi bien en club qu’en sélection nationale, confirmant son statut parmi les cadres du football tunisien.

Ahmed Jaouadi au sommet du sport tunisien

Toutes disciplines confondues, c’est le nageur Ahmed Jaouadi qui a été désigné meilleur sportif de l’année. Il devance le taekwondoïste Khalil Jendoubi et l’escrimeur Farès Ferjani, dans un classement qui reflète la diversité des performances tunisiennes sur la scène sportive.

Cette consécration confirme la montée en puissance de la natation tunisienne et la place centrale occupée par Jaouadi dans le paysage sportif national.

Wafa Masghouni, nouvelle référence au féminin

Chez les dames, la taekwondoïste Wafa Masghouni a été élue meilleure sportive de l’année. Elle devance Mouna Béji et Khadija Krimi, au terme d’un vote qui récompense ses résultats et sa progression remarquée.

Cette distinction illustre une nouvelle fois la bonne santé du sport féminin tunisien, notamment dans les disciplines individuelles.

Le handisport à l’honneur avec Tissaoui et Tlili

Dans la catégorie masculine paralympique, Amenallah Tissaoui s’est imposé devant Walid Ktila et Yassine Gharbi. Une récompense qui vient saluer une saison riche en performances et en régularité.

Chez les dames, Raoua Tlili a, une fois encore, été sacrée meilleure sportive paralympique. Elle devance Maroua Brahmi et Raja Jebali, confirmant son statut de figure emblématique du sport paralympique tunisien.

Liste des lauréats 2025

Meilleur footballeur

  1. Ali Abdi 466 points
  2. Hannibal Mejbri 458 points
  3. Montassar Talbi 341 points

Meilleur sportif

  1. Ahmed Jaouadi (natation) 492 points
  2. Khalil Jendoubi (taekwondo) 435 points
  3. Farès Ferjani (escrime) 328 points

Meilleure sportive

  1. Wafa Masghouni (taekwondo) 454 points
  2. Mouna Béji (boules) 350 points
  3. Khadija Krimi (aviron) 330 points

Meilleur sportif paralympique

  1. Amenallah Tissaoui 342 points
  2. Walid Ktila 271 points
  3. Yassine Gharbi 213 points

Meilleure sportive paralympique

  1. Raoua Tlili 445 points
  2. Maroua Brahmi 313 points
  3. Raja Jebali 246 points

Lire aussi :

L’article Référendum TAP : Abdi, Jaouadi, Masghouni, Tissaoui et Tlili sacrés sportifs de l’année est apparu en premier sur webdo.

Affaire de trafic de drogues : Non-lieu en faveur de Slim Chiboub

08. Januar 2026 um 19:16

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de prononcer un non-lieu en faveur de l’homme d’affaires Slim Chiboub dans une affaire de trafic de drogues. Dans la même procédure, l’un de ses proches a en revanche été condamné à dix ans de prison. Cette décision intervient dans un contexte judiciaire toujours chargé pour l’ancien gendre de Ben Ali.

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a tranché dans l’affaire dite de trafic de drogues impliquant l’homme d’affaires Slim Chiboub. La juridiction a décidé de prononcer un non-lieu en sa faveur, mettant ainsi fin aux poursuites engagées contre lui dans ce dossier précis.

Cette décision marque un tournant dans une affaire qui avait suscité une attention particulière en raison du profil de l’intéressé et de la nature grave des accusations initiales.

Une lourde condamnation pour un proche

Si Slim Chiboub a bénéficié d’un non-lieu, la Chambre criminelle n’a en revanche pas blanchi l’ensemble des personnes poursuivies dans cette affaire. L’un de ses proches a été reconnu coupable et condamné à dix ans de prison.

Cette peine lourde confirme que le tribunal a retenu l’existence de faits pénalement établis dans le cadre de ce dossier, tout en estimant que les éléments réunis ne permettaient pas d’engager la responsabilité pénale directe de Slim Chiboub.

Les éléments du dossier montrent que l’instruction a distingué entre les différents niveaux d’implication des personnes poursuivies. Le non-lieu prononcé en faveur de Slim Chiboub signifie, sur le plan juridique, l’absence de charges suffisantes pour justifier son renvoi devant une juridiction de jugement dans cette affaire précise.

La condamnation prononcée contre son proche confirme, en revanche, que le réseau ou les faits poursuivis ont bien été considérés comme établis par la justice.

Une situation judiciaire toujours sensible

Il convient de rappeler que Slim Chiboub, gendre de l’ancien président de la République Zine El Abidine Ben Ali, reste sous le coup d’un mandat de dépôt dans le cadre d’une autre affaire encore pendante devant la justice.

Autrement dit, le non-lieu prononcé dans ce dossier de trafic de drogues ne met pas fin à l’ensemble de ses démêlés judiciaires, plusieurs procédures distinctes restant en cours ou en attente de jugement.

Lire aussi :

L’article Affaire de trafic de drogues : Non-lieu en faveur de Slim Chiboub est apparu en premier sur webdo.

Ligue 1 | 16ème J. : Le programme de la reprise

08. Januar 2026 um 18:47

La Ligue nationale de football professionnel a communiqué le programme de la reprise, après deux mois de trêve. La 16e journée du championnat se disputera sur trois journées consécutives, de jeudi à samedi, avec des rencontres toutes prévues à partir de 14 heures.

Tous les matchs sont programmés à 14 heures, entre jeudi et samedi, avec plusieurs affiches importantes en haut comme en bas du classement.

PROGRAMME

Jeudi 15 janvier

  • Espérance ST – AS Gabes
  • AS Soliman – JS Kairouanaise

Vendredi 16 janvier

  • Stade Tunisien – US Monastirienne
  • O. Béja – US Ben Guerdane
  • ES Zarzis – CS Sfaxien

Samedi 17 janvier

  • AS Marsa – Club Africain
  • CA Bizertin – ES Métlaoui
  • ES Sahel – JS Omrane

Lire aussi :

L’article Ligue 1 | 16ème J. : Le programme de la reprise est apparu en premier sur webdo.

Ouafa Kourdaa, nouvelle PDG de TotalEnergies Marketing Tunisie

08. Januar 2026 um 18:20

TotalEnergies a nommé Ouafa Kourdaa Présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie et Country Chair pour la Tunisie. Elle succède à Mutaz Nazzal, appelé à de nouvelles fonctions au sein du groupe, et devient la représentante officielle de la compagnie dans le pays.

TotalEnergies a officialisé la nomination d’Ouafa Kourdaa au poste de Présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie et Country Chair Tunisie. Elle succède à Mutaz Nazzal, qui quitte ses fonctions pour rejoindre d’autres responsabilités au sein du groupe.

À ce poste, elle devient la principale représentante de la compagnie en Tunisie et prend la direction d’une filiale stratégique, forte de près de 300 collaborateurs et générant plus de 4000 emplois indirects dans le pays.

Cette transition s’inscrit dans une dynamique de continuité managériale, mais aussi de renforcement de la stratégie de développement de TotalEnergies sur le marché tunisien, dans un contexte de mutation profonde du secteur énergétique.

Un parcours international entre conseil, stratégie et opérations

Formée en Tunisie avant d’intégrer l’ESCP Business School, Ouafa Kourdaa débute sa carrière comme consultante en management chez Capgemini, où elle pilote des missions de transformation et d’organisation pour de grands groupes internationaux.

Elle rejoint ensuite la branche Marketing & Services de TotalEnergies, où elle enchaîne plusieurs responsabilités stratégiques. Elle commence à la Direction Afrique–Moyen-Orient, en charge du développement et de projets de croissance externe, avant de prendre la responsabilité de l’exploitation du réseau de stations-service en France.

Elle dirige ensuite le développement du réseau autoroutier, notamment le déploiement d’un maillage de près de 150 stations-service équipées de bornes de recharge électrique haute puissance, un projet qui a positionné TotalEnergies comme premier acteur de la recharge électrique sur autoroute en France.

Son parcours la conduit enfin à la Direction Stratégie et Marchés du groupe, où elle travaille sur d’importants dossiers d’investissement couvrant les périmètres Gas & Power, Trading & Shipping et Marketing & Services.

Une filiale bien implantée et en pleine expansion

En Tunisie, TotalEnergies s’appuie sur un dispositif industriel et commercial étendu : huit sites industriels, près de 160 stations-service dédiées à la distribution de carburants et une cinquantaine de centres Quartz spécialisés dans les lubrifiants.

Au cours des trois dernières années, le groupe a investi près de 100 millions de dinars dans ses activités tunisiennes, confirmant l’importance stratégique du marché local dans sa feuille de route régionale.

Un groupe engagé dans la transition énergétique

À l’échelle mondiale, la branche Marketing & Services de TotalEnergies dessert quotidiennement plus de 8 millions de clients à travers près de 16 000 stations-service dans le monde. Présente dans 107 pays, elle s’appuie sur plus de 31 000 collaborateurs pour proposer une offre multi-énergies couvrant carburants, biocarburants, recharge électrique, gaz et services associés.

Maison-mère du groupe, TotalEnergies revendique plus de 105.000 collaborateurs et une présence dans plus de 130 pays, avec une stratégie axée sur la diversification énergétique, la transition bas carbone et la sécurité d’approvisionnement.

Avec la nomination d’Ouafa Kourdaa, la filiale tunisienne s’inscrit clairement dans cette dynamique de transformation, combinant développement commercial, modernisation des infrastructures et adaptation progressive aux nouveaux usages énergétiques.

Lire aussi :

L’article Ouafa Kourdaa, nouvelle PDG de TotalEnergies Marketing Tunisie est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Simplification des visas pour certains ressortissants égyptiens

08. Januar 2026 um 14:40

L’ambassade de Tunisie au Caire a annoncé que les autorités tunisiennes mettront en place, à compter du 15 janvier 2026, une simplification des procédures de délivrance de visas aux citoyens égyptiens à l’entrée sur le territoire tunisien.

Selon un communiqué de l’ambassade, cette mesure concerne exclusivement certaines catégories de voyageurs :

  • Chercheurs et enseignants universitaires ;
  • Médecins ;
  • Hauts fonctionnaires de l’État dont le grade est au moins équivalent à celui de directeur, avec mention de la profession dans le passeport et présentation d’une attestation d’emploi.

Le dispositif s’étend également aux familles des couples mixtes tuniso-égyptiens (conjoint et enfants), sur présentation d’un justificatif de mariage avec un Tunisien ou une Tunisienne.

Pour les groupes touristiques de plus de dix personnes, les voyageurs égyptiens devront obtenir une approbation préalable des autorités de sécurité. Cette autorisation est à solliciter via des agences de voyages tunisiennes agréées par le ministère du Tourisme et nécessite :

  • Les listes nominatives des participants ;
  • Tous les documents constituant le dossier (réservation prépayée d’hôtel avec voucher, billets de retour correspondant aux dates de séjour, copies de passeports valides) ;
  • Un programme détaillé du séjour, de l’arrivée au départ.

Cette initiative vise à faciliter les déplacements académiques, professionnels et touristiques tout en garantissant un encadrement sécurisé et conforme aux procédures administratives tunisiennes.

Lire aussi:

Visa étudiant USA : Les Tunisiens fichés ou filtrés par leurs likes ?

L’article Tunisie : Simplification des visas pour certains ressortissants égyptiens est apparu en premier sur webdo.

UNESCO, UNFPA … Trump retire les États-Unis de 66 organisations internationales

08. Januar 2026 um 14:00

Le président américain Donald J. Trump a signé mercredi un mémorandum présidentiel ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, conventions et traités multilatéraux, qu’il juge contraires aux intérêts nationaux.

Selon la Maison‑Blanche, cette décision met fin à la participation et au financement américains de 31 entités liées à l’ONU et de 35 organisations non affiliées à l’ONU. L’objectif affiché est de recentrer les ressources et la diplomatie américaine sur les priorités nationales.

Parmi les retraits les plus marquants figurent la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), l’IPCC (GIEC), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et UN Women, entités centrales dans les domaines du climat, de la santé reproductive et de l’égalité des genres. Les États-Unis quittent également l’UNESCO, l’UN-Habitat et la CNUCED, forums clés de coopération internationale sur l’éducation, le logement et le commerce.

Agences spécialisées dans l’énergie renouvelable

D’autres organisations concernées incluent des agences spécialisées dans l’énergie renouvelable, la sécurité, la migration et la protection de l’environnement, comme l’International Renewable Energy Agency (IRENA), l’International Solar Alliance, le Global Counterterrorism Forum et le Global Forum on Migration and Development.

L’administration Trump justifie ces retraits par la volonté de protéger la souveraineté nationale et de cesser le financement d’organisations jugées inefficaces ou contraires aux intérêts américains. Les critiques dénoncent un affaiblissement de la coopération internationale et un risque de perte d’influence des États-Unis sur les enjeux globaux tels que le climat, la biodiversité ou la sécurité.

Le retrait de ces 66 organisations constitue l’une des révisions les plus importantes de l’engagement multilatéral américain depuis plusieurs décennies et pourrait remodeler la diplomatie et la coopération internationale sur de nombreux dossiers.

Lire aussi:

L’article UNESCO, UNFPA … Trump retire les États-Unis de 66 organisations internationales est apparu en premier sur webdo.

Tunisie – 900 dinars de salaire : Le coup de gueule de ce champion du monde

08. Januar 2026 um 13:26

Le champion du monde de taekwondo Khalil Jendoubi a ouvert son cœur dans un entretien accordé à Mosaïque FM, révélant les difficultés réelles auxquelles il est confronté malgré ses exploits internationaux.

Le champion a confié avoir reçu plusieurs offres de clubs étrangers pour changer de nationalité sportive, mais qu’il les a refusées, fidèle à son désir de représenter la Tunisie et de faire flotter son drapeau sur les scènes internationales. Cependant, il admet que la précarité de sa situation le pousse parfois à repenser ces propositions.

Khalil Jendoubi a critiqué ce qu’il appelle “l’énorme négligence envers les sports individuels”, soulignant qu’il n’a pas perçu ses rémunérations depuis six mois, malgré des promesses répétées des instances sportives, qui se sont limitées à du renvoi d’ascenseur et du temps perdu.

900 dinars de salaire

Il précise que son salaire mensuel ne dépasse pas 900 dinars, un montant qu’il juge insuffisant pour un sportif professionnel et champion du monde, surtout en tenant compte des exigences liées à son régime alimentaire strict et aux frais d’entraînement. Le simple encadrement de sa pratique du taekwondo coûte près de 200 dollars, accentuant la pression financière.

Pour rappel, Khalil Jendoubi a remporté la médaille d’or aux Championnats du monde de taekwondo dans la catégorie -63 kg à Wuxi, en Chine, en octobre dernier. Il compte également deux médailles olympiques : une argentée à Tokyo 2020+1 (-58 kg) et une bronze à Paris 2024 (-58 kg).

Ce témoignage met en lumière les difficultés des athlètes tunisiens de haut niveau, souvent contraints de jongler entre passion, sacrifices et manque de soutien institutionnel, malgré les honneurs et les médailles.

Lire aussi

L’article Tunisie – 900 dinars de salaire : Le coup de gueule de ce champion du monde est apparu en premier sur webdo.

Attessia TV : Racisme en direct, ce qui s’est réellement passé  (en vidéo)

08. Januar 2026 um 13:12

Les récents propos tenus par la chroniqueuse Imen Jelassi sur le plateau de l’émission Rendez‑vous 9, diffusée sur Attessia TV, ont déclenché une vague d’indignation nationale. En évoquant, dans le contexte d’un débat sur la migration irrégulière, la « nécessité d’empêcher les femmes africaines d’accoucher en Tunisie », elle n’a pas seulement franchi une ligne éthique, mais a ouvert une véritable crise de conscience pour le journalisme audiovisuel tunisien. Ces déclarations ont été unanimement qualifiées de racistes et contraires aux principes des droits humains.

L’émoi ne provient pas uniquement du choix discutable des mots ou d’une maladresse de formulation. La portée symbolique de ces propos dépasse le cadre d’un débat public et s’inscrit dans une logique de stigmatisation et d’exclusion — une dynamique que la société civile combat depuis longtemps dans une Tunisie confrontée à des enjeux migratoires complexes.

Plusieurs acteurs de la société civile, à l’instar du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), ont fermement condamné ces déclarations comme une incitation à la haine raciale et une violation manifeste des principes de dignité et d’égalité. Dans un communiqué, le FTDES a souligné que ce type de discours « représente un recul moral et intellectuel » et renouvelle la nécessité d’une société tunisienne libérée de toute forme de racisme et de discrimination.

Au‑delà du sens moral ou politique, il faut rappeler le cadre juridique tunisien. La loi organique n° 50 de 2018 relative à l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale prévoit des sanctions pénales pour toute incitation à la haine ou diffusion de propos racistes, notamment lorsqu’ils sont tenus par des personnes exposées médiatiquement. Autrement dit, ce n’est pas seulement une « erreur de ton », mais potentiellement un acte répréhensible dans un État de droit.

Le rôle joué par les médias eux‑mêmes

Ce qui rend cette affaire particulièrement inquiétante, c’est le rôle joué par les médias eux‑mêmes. Dans un paysage médiatique tunisien en profonde transformation, où la liberté d’expression oscille entre ouverture et concentration, où l’absence de régulation effective favorise parfois la diffusion de discours polarisants, cette polémique met en lumière un vide alarmant : la régulation des médias est aujourd’hui plus nécessaire que jamais.

Les médias ne sont pas des espaces neutres. Ils façonnent l’opinion publique, structurent les représentations sociales et influencent les politiques publiques. Lorsqu’une chaîne de télévision donne une plateforme à des propos qui peuvent légitimer l’exclusion et la discrimination, elle ne se contente plus d’informer : elle participe à la construction d’une grille de lecture du monde profondément biaisée, potentiellement dangereuse. Sans mécanismes clairs de responsabilité — qu’ils soient déontologiques, institutionnels ou juridiques —, ce type de dérive ne restera pas un incident isolé.

Il ne s’agit pas de censurer le débat, mais de garantir qu’il reste conforme aux principes fondamentaux de la dignité humaine et du respect mutuel. Les médias doivent être des espaces de débat éclairé, non des tribunes pour des idées qui sapent les valeurs mêmes qu’une démocratie se doit de protéger.

Lire aussi : Xénophobes et racistes ne méritent pas de la Tunisie

L’article Attessia TV : Racisme en direct, ce qui s’est réellement passé  (en vidéo) est apparu en premier sur webdo.

Arts plastiques : Fedele Spadafora entre reflets, mémoire et tentation tunisienne

08. Januar 2026 um 12:26

S’il n’est pas né en Tunisie, Fedele Spadafora est fidèle à notre pays dont la lumière l’a saisi depuis une décennie et qu’il retrouve toujours avec un bonheur renouvelé. Américain, époux d’une Tunisienne, cet artiste vit entre New-York et Hammamet et expose régulièrement des œuvres nés de ses séjours tunisiens.

Ainsi, en 2013, Fedele Spadafora a présenté à la galerie Slag Contemporary à New-York, une collection sobrement intitulée  » Nouvelles peintures « . Cette série rassemblait des tableaux de paysages, des portraits et des scènes de vie. De plus, en filigrane, Fedele Spadafora dont les origines sont italiennes, rendait un hommage aux artistes de cette tradition : Maurizio Valenzi, Moses Levy ou Antonio Corpora qui sont tous trois des maîtres italiens de la peinture tunisienne.

Fier de s’inscrire dans ce sillage, Fedele Spadafora revendique cette appartenance à un mouvement plus vaste et convoque aussi bien Klee que Roubtzoff et plus largement les peintres inspirés par la Tunisie. Il vient dès lors contribuer à cette continuité créative et cette présence de la Tunisie dans les arts plastiques.

En ce sens, l’année dernière à la galerie Kenneth à New-York, Fedele Spadafora a récidivé avec une nouvelle collection dont le titre est  » Carthage « . Avec une trentaine de tableaux, une perspective originale et un regard singulier sont à l’œuvre dans cette série consacrée à la Tunisie. La palette plus vive et lumineuse contraste absolument avec les thèmes new-yorkais et instaure une poésie nouvelle dans le travail de l’artiste.

Cette tentation tunisienne qui traverse les créations de Fedele Spadafora vient de connaître une autre concrétisation qui a pris la forme d’une résidence artistique au Centre culturel international de Hammamet. Ce séjour avait abouti à une nouvelle collection qui a été exposée à Dar Sebastian du 14 au 28 septembre. Intitulée  » Reflets « , cette série se compose de tableaux qui restituent la beauté charnue d’un fruit d’été, des visages croisés au hasard du chemin et des paysages imprégnés de la douce lumière de Tunisie. C’est la première fois que Fedele Spadafora exposait en Tunisie, délaissant pour un temps les galeries américaines et allemandes dont il est un habitué.

En anglais,  » Reflections « , le titre de l’exposition, veut dire aussi bien  » reflets  » que  » réflexions « . C’est bel et bien l’enjeu pour cette série polyphonique qui incarne des reflets de lumière tout en articulant une réflexion sur l’inspiration d’un peintre étranger qui lui-même se considère redevable à un courant créatif porté par de nombreux artistes voyageurs.

Lire aussi :

L’article Arts plastiques : Fedele Spadafora entre reflets, mémoire et tentation tunisienne est apparu en premier sur webdo.

Gabès : La justice renvoie encore le dossier du GCT

08. Januar 2026 um 11:56

Le tribunal de Gabès a décidé de repousser une nouvelle fois l’examen en référé de la procédure visant à suspendre les activités polluantes du Groupe chimique tunisien. L’audience est désormais fixée au 22 janvier. Ce nouveau report, le cinquième, intervient dans un contexte de forte tension sociale marqué par des incidents sanitaires répétés et une exaspération croissante de la population.

Un cinquième report qui prolonge l’attente

L’affaire judiciaire visant l’arrêt des unités industrielles les plus polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) continue de s’enliser. Le tribunal de Gabès a décidé de renvoyer l’examen du dossier en référé au 22 janvier, selon les déclarations de Mounir Adouni, président de l’Ordre régional des avocats, sur les ondes de Mosaique FM.

Il s’agit du cinquième report consécutif dans cette procédure introduite pour obtenir la suspension d’installations accusées de porter gravement atteinte à la santé publique et à l’environnement dans la région.

La juridiction a choisi d’élargir le champ de l’affaire en y intégrant le ministère de l’Environnement, l’Agence nationale de protection de l’environnement ainsi que le ministère de la Santé. Elle a également exigé la production de nouveaux documents et éléments techniques.

Une décision qui, si elle vise officiellement à compléter l’instruction du dossier, est perçue par de nombreux observateurs comme un facteur supplémentaire de ralentissement dans une affaire déjà marquée par une succession de renvois.

Une région sous pression sanitaire

Ce nouvel épisode judiciaire intervient alors que la population de Gabès fait face à une recrudescence d’incidents sanitaires attribués aux émanations industrielles du complexe chimique. Ces dernières semaines, plusieurs établissements scolaires ont été touchés par des cas de malaise, d’asphyxie et de troubles respiratoires, parfois accompagnés de maux de tête et de nausées, nécessitant des interventions médicales.

Pour les habitants, ces épisodes ne sont que la partie visible d’une crise environnementale chronique qui dure depuis des années.

À chaque audience, des citoyens, des militants associatifs et des avocats se mobilisent pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une lenteur excessive de la justice face à une situation jugée urgente. Lors de précédentes séances, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour réclamer des décisions concrètes et immédiates.

Au-delà de l’arrêt des unités incriminées, les revendications portent désormais sur le démantèlement des installations les plus polluantes et sur la reconnaissance du droit de la population à un environnement sain.

Pour de nombreux acteurs locaux, le dossier du GCT dépasse aujourd’hui le cadre d’un simple contentieux judiciaire. Il est devenu le symbole d’un bras de fer entre une région sinistrée sur le plan environnemental et un système accusé d’atermoiements, alors même que la pollution industrielle à Gabès est documentée depuis des décennies et que les solutions structurelles tardent à se concrétiser.

Lire aussi :

L’article Gabès : La justice renvoie encore le dossier du GCT est apparu en premier sur webdo.

Djerba : Mausolée libyque, tombes puniques et vestiges antiques à redécouvrir

08. Januar 2026 um 11:29

Que reste-t-il aujourd’hui de l’histoire antique de Djerba ? Quelques sites et monuments ont gardé ces traces lointaines et témoignent d’un passé immémorial. C’est le cas de la chaussée romaine d’El Kantara, du site archéologique de Meninx, des nécropoles puniques de Souk El Gebli et des vestiges de Henchir Bourgou.

Ce dernier site, contrairement aux trois premiers cités, se trouve au nord de l’île et demeure relativement peu connu. La découverte de silex et d’œufs d’autruche permettent de relier ce site à la préhistoire. Toutefois, c’est à l’époque punique que Henchir Bourgou a connu son apogée. Un mausolée libyco-punique âgé de vingt-trois siècles est présent sur le site à l’état de vestige. Selon les archéologues, la cité antique qui se trouvait sur ce site était très vaste et reliée au port de Ghizen.

Les trois autres sites relatifs à l’Antiquité à Djerba sont concentrés au sud-est de l’île. La chaussée romaine reliait Djerba au continent : toujours utilisée, elle a connu des réaménagements récents et constitue aujourd’hui une voie d’accès importante.

Elle débouche sur le site de Meninx qui, à l’époque romaine, fut le principal centre politique et économique de l’île de Djerba. Cette cité antique était dotée d’un port et disposait de nombreux thermes et temples. Les vestiges d’un amphithéâtre témoignent de sa prospérité ancrée dans le commerce de la pourpre. Le site de Meninx est également très vaste et inclut une partie aujourd’hui recouverte par la mer.

Enfin, les nécropoles puniques de Souk El Gebli complètent ces différents sites antiques. Il s’agit d’un ensemble d’une douzaine de tombes rupestres dont les mobiliers funéraires ont disparu. Toutefois, l’état général des sépultures permet de reconstituer mentalement leur topographie. Notons que plusieurs fouilles se poursuivent et devraient à terme révéler de nombreux pans de l’Antiquité à Djerba.

Lire aussi :

L’article Djerba : Mausolée libyque, tombes puniques et vestiges antiques à redécouvrir est apparu en premier sur webdo.

Fédération de l’enseignement secondaire : Maintien du boycott des évaluations du deuxième trimestre

08. Januar 2026 um 11:08

Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Mohamed Safi, a confirmé l’entrée en vigueur d’un boycott global des évaluations à partir du deuxième trimestre. Cette décision, annoncée mercredi 7 janvier 2026, s’inscrit dans un bras de fer avec le ministère de l’Education autour d’accords salariaux et administratifs jugés non respectés. Le syndicat assure rester fermement attaché à l’exécution de ses décisions.

Boycott total des évaluations dès le deuxième trimestre

La Fédération générale de l’enseignement secondaire a tranché : aucune forme d’évaluation ne sera assurée à partir du deuxième trimestre. Intervenant sur les ondes de Diwan fm, son secrétaire général, Mohamed Safi, a réaffirmé l’engagement de la structure syndicale à appliquer strictement la décision de l’instance administrative sectorielle.

Le mot d’ordre concerne l’ensemble des formes d’évaluation : interrogations orales, devoirs pratiques, devoirs surveillés et compositions. Une mesure que la fédération présente comme un levier de pression face à ce qu’elle qualifie de non-respect d’engagements contractuels de la part des autorités.

Des accords salariaux au cœur du conflit

Au centre du différend figure l’accord du 23 mai 2023, qui prévoit l’octroi d’augmentations salariales échelonnées sur trois ans. Selon Mohamed Safi, cet accord devait permettre aux enseignants de bénéficier de revalorisations annuelles successives à partir de janvier 2026 jusqu’à janvier 2028, à raison de 100 dinars par tranche.

Or, d’après la fédération, cet engagement n’a pas été appliqué comme prévu, ce qui a ravivé la colère du corps enseignant et renforcé la détermination syndicale à maintenir la pression.

Le responsable syndical a également dénoncé un second manquement, lié cette fois au dossier des promotions. Un accord prévoyait que leur effet rétroactif prenne cours à partir du mois de juillet. Cependant, le ministère aurait fixé leur application à partir du mois de mai, ce qui, selon lui, entraîne un préjudice financier et administratif pour les enseignants concernés.

Pour la fédération, cette modification unilatérale constitue un précédent inacceptable et s’ajoute à une série de décisions qui fragilisent la confiance entre les deux parties.

Lire aussi :

L’article Fédération de l’enseignement secondaire : Maintien du boycott des évaluations du deuxième trimestre est apparu en premier sur webdo.

Gabès : Un bus scolaire vieux de 25 ans part en flammes, aucun blessé

08. Januar 2026 um 09:51

Un incendie s’est déclaré jeudi matin dans une navette affectée au transport scolaire sur la route reliant Bouchamma au sud de Gabès. Aucun blessé n’est à déplorer, le véhicule étant vide au moment du sinistre. L’incident relance cependant les interrogations sur l’état du parc de transport régional.

Une colonne de fumée a été aperçue vers 7h30 sur l’axe reliant Bouchamma à la ville de Gabès. Une navette destinée habituellement au transport des élèves a été ravagée par les flammes, dans des circonstances encore indéterminées.

Alertée, une unité de la Protection civile est intervenue rapidement pour maîtriser l’incendie et empêcher la propagation aux zones voisines. Le feu a été circonscrit sans difficulté majeure, mais la navette a été presque totalement détruite.

Selon les autorités locales, le véhicule ne transportait aucun écolier au moment des faits. Un soulagement, alors que cette ligne est empruntée quotidiennement par des dizaines d’élèves se rendant en classe.

La circulation sur la route a été brièvement perturbée pendant l’intervention des secours.

Un bus en circulation depuis près de 25 ans

Contactée par Mosaique FM, une source de la Société régionale de transport de Gabès a confirmé que le véhicule était en exploitation depuis près d’un quart de siècle.
Cette longévité ravive le débat sur la vétusté des bus affectés aux régions intérieures, souvent exploités au-delà de leur durée de vie optimale.

Des précédents ailleurs en Tunisie

Ce n’est pas la première fois qu’un véhicule scolaire s’embrase.
En janvier 2019, un bus de ramassage scolaire a pris feu dans la délégation de Siliana-Sud en raison d’une défectuosité électrique. Là encore, aucun blessé n’avait été enregistré, mais l’incident avait déjà alerté sur l’état du matériel roulant dans les zones rurales et semi-rurales.

Si les causes exactes de l’incendie restent à déterminer, l’hypothèse d’une défaillance mécanique liée à l’âge du véhicule n’est pas exclue.

Lire aussi :

L’article Gabès : Un bus scolaire vieux de 25 ans part en flammes, aucun blessé est apparu en premier sur webdo.

Minnesota : L’opération migratoire qui a fauché une Américaine et ravivé le spectre des abus fédéraux

08. Januar 2026 um 09:14

Déployée pour traquer des migrants en situation irrégulière, l’opération fédérale menée lundi à Minneapolis n’aurait jamais dû croiser la route de Renee Nicole Good. Pourtant, c’est bien cette citoyenne américaine de 37 ans, mère et artiste, qui a été abattue par un agent de l’immigration. Une morte qui interroge sur l’utilité, la méthode et même la légitimité d’une intervention devenue symbole.

Au lendemain du tir mortel, le récit officiel peine à convaincre. L’agence ICE assure que la victime a tenté de foncer sur ses agents, justifiant des tirs « en légitime défense ». Mais les images circulant en ligne montrent un autre tableau : une voiture avançant lentement, encerclée par des silhouettes armées, avant que les projectiles ne la transpercent.

Dans cette friction entre deux réalités – celle de l’État fédéral et celle du terrain – s’engouffre une colère familière.

Un mandat, un message, un cadavre

L’opération de Minneapolis s’inscrit dans la stratégie actuelle de Washington : multiplier les raids, frapper fort et afficher une réponse “zéro tolérance” à la migration irrégulière.

Mais la mort d’une femme non armée, qui n’avait aucun lien avec les personnes recherchées, casse la narration triomphale. La tragédie suscite un constat glaçant : dans les spectacles de force destinés à rassurer les Américains, ce sont parfois des Américains eux-mêmes qui tombent.

Pour les autorités démocrates du Minnesota, ce dérapage n’est pas un accident isolé, mais la conséquence logique d’un pouvoir fédéral qui s’affranchit des garde-fous locaux. « Mensonges » et « propagande » ont même été évoqués par plusieurs élus face aux premières explications du gouvernement.

La ville qui refuse d’oublier George Floyd

Minneapolis n’est pas un décor neutre. Depuis George Floyd, chaque intervention armée des forces publiques est passée au crible. Le tir de lundi réactive une mémoire douloureuse : celle d’une ville où la vie civile, surtout lorsqu’elle affronte un uniforme, peut basculer en un instant.

Les premières veillées ont rassemblé militants pro-immigration, défenseurs des libertés civiles et simples habitants scandalisés. Tous posent la même question : comment une opération censée faire respecter la loi finit-elle par violer la frontière la plus sacrée – celle qui sépare la force légitime de la brutalité inutile ?

Une enquête, des doutes, et une bataille politique déjà engagée

Une investigation a été ouverte. Mais l’intervention ayant été menée par une agence fédérale, c’est encore l’État fédéral qui tire les premiers fils.
Dans un pays où l’impunité policière reste un spectre bien vivant, beaucoup doutent déjà que la procédure débouche sur autre chose qu’un rapport administratif soigneusement rédigé.

Pendant ce temps, la Maison-Blanche se pose en défenseur des agents « confrontés au danger », tandis que le Gouverneur du Minnesota,
Tim Walz et maire de Minneapolis, Jacob Frey, exigent une restitution de vérité et une redéfinition des rapports de force avec Washington.

Her name was —
RENEE NICOLE GOOD! SAY HER NAME!!!! — She really was a GOOD person. #Rip #Minneapolis #Minnesota #ICE #DefundICE pic.twitter.com/TTWWzKsafG

— Mannwell D. Glenn ♏ (@theclassixjawn) January 7, 2026

Lire aussi:

L’article Minnesota : L’opération migratoire qui a fauché une Américaine et ravivé le spectre des abus fédéraux est apparu en premier sur webdo.

Un plan, 3671 réunions et une promesse : l’État se dit à l’écoute du terrain

08. Januar 2026 um 08:47

La présidence de la République a présenté, mercredi 7 janvier, les premiers éléments du plan de développement 2026-2030, lors d’une réunion au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafidh. Le communiqué publié à l’issue de cet entretien affirme que le projet repose sur une large consultation menée dans l’ensemble du pays, avec 3671 réunions tenues aux niveaux local, régional et interrégional.

Selon la présidence, ces rencontres ont permis de faire remonter un ensemble de priorités exprimées par les participants : simplification des procédures administratives, amélioration des établissements scolaires, accélération de l’exécution des projets publics, appui aux jeunes porteurs d’initiatives, lutte contre l’expansion urbaine non réglementée et renforcement des infrastructures, notamment dans les zones rurales.

Méthode ascendante

Le communiqué insiste sur la démarche, qualifiée de participative et « ascendante », consistant à partir des attentes locales avant d’élaborer un cadre national.

Cette approche est présentée comme une alternative aux modèles de planification centralisés adoptés lors des cycles précédents. La présidence y voit un moyen de rapprocher les politiques publiques des besoins exprimés sur le terrain.

Aucun détail n’a toutefois été communiqué concernant les arbitrages financiers, le calendrier d’exécution ou les objectifs chiffrés du futur plan, qui doivent être précisés ultérieurement dans un rapport final.

Positionnement politique

Le chef de l’État estime que ces consultations dessinent un « modèle de développement » qui serait déjà identifié par les citoyens et susceptible de répondre aux attentes sociales prioritaires. Il a appelé à mobiliser les administrations et à garantir que les responsables chargés de la mise en œuvre agissent « avec intégrité » et en tenant compte de l’intérêt général.

Le discours évoque également un rôle accru pour les jeunes générations, décrites comme prêtes à assumer des responsabilités publiques.

Une ambition encore à préciser

En conclusion, la présidence évoque une étape importante dans le parcours institutionnel du pays, avec l’objectif affiché de renforcer la justice sociale, la liberté et la dignité.

La publication du rapport final et la traduction concrète de ces orientations sur le terrain constitueront les prochaines étapes.

Lire aussi:

L’article Un plan, 3671 réunions et une promesse : l’État se dit à l’écoute du terrain est apparu en premier sur webdo.

De la menace militaire au tapis rouge : Trump invite le président colombien à Washington

08. Januar 2026 um 08:15

Washington et Bogota ont basculé en quelques jours d’une tension maximale à une ouverture diplomatique inattendue. Après avoir accusé la Colombie d’être complice du trafic de drogue et évoqué la possibilité d’une intervention militaire, Donald Trump annonce désormais vouloir recevoir le président colombien Gustavo Petro à la Maison-Blanche.

D’escalade verbale à rapprochement express

La semaine dernière, Trump s’en était pris frontalement au gouvernement colombien, affirmant que son homologue serait lié au narcotrafic — des accusations formulées sans preuves. Le président américain avait même évoqué qu’une action militaire pourrait être envisagée si Bogota « ne reprenait pas le contrôle » de certaines zones du pays.

Ces déclarations ont provoqué une onde de choc dans la région, déjà éprouvée par l’opération militaire américaine au Venezuela qui s’est soldée par la capture de Nicolás Maduro. En Colombie, des rassemblements de protestation ont eu lieu, dénonçant un retour aux logiques d’ingérence du passé et mettant en garde contre une escalade régionale.

Mais la tension est soudainement retombée lundi, lorsque Trump a annoncé avoir eu sa première conversation téléphonique avec Gustavo Petro depuis son arrivée au pouvoir. Le président américain a salué sur les réseaux sociaux un échange « respectueux » au cours duquel le dirigeant colombien aurait expliqué « la situation des drogues et d’autres différends ».

À Bogota, Petro a confirmé l’appel devant ses partisans, affirmant avoir demandé la reprise du dialogue bilatéral, suspendu depuis plusieurs mois, tout en rappelant que la souveraineté nationale « n’est pas négociable ».

Lire aussi: Après le Venezuela, Trump brandit la menace d’une opération militaire contre la Colombie

Une invitation stratégique dans un contexte régional explosif

À la Maison-Blanche, on affirme désormais que des « arrangements sont en cours » pour organiser une visite officielle du président colombien à Washington. Aucune date n’a encore été annoncée, mais les deux chancelleries ont rouvert les canaux diplomatiques.

Ce retournement de situation illustre à quel point la relation entre les deux pays est devenue instable, oscillant entre confrontation verbale et coopération pragmatique. La Colombie demeure un partenaire clé des États-Unis en Amérique latine, notamment dans la lutte contre les cartels transnationaux et dans la gestion des conséquences de la crise vénézuélienne.

Pour Trump, ce changement de ton pourrait s’inscrire dans une méthode désormais assumée : la pression maximale avant l’ouverture diplomatique — une stratégie qu’il a déjà utilisée avec le Mexique, la Corée du Nord ou l’Europe. Pour Petro, la visite représente l’opportunité de transformer un bras de fer risqué en tête-à-tête politique de haut niveau.

Reste une inconnue : cette détente survivra-t-elle au prochain tweet ?
La relation entre Washington et Bogota reste volatile, mais l’invitation à Washington marque un rare moment d’apaisement dans une région sous tension.

Lire aussi:

L’article De la menace militaire au tapis rouge : Trump invite le président colombien à Washington est apparu en premier sur webdo.

Tunisiens en Jordanie : déclaration obligatoire après 14 jours, avertit l’ambassade

07. Januar 2026 um 20:07

L’ambassade de Tunisie en Jordanie appelle les Tunisiens se rendant dans le royaume à se conformer aux nouvelles mesures décidées par les autorités jordaniennes concernant le séjour des étrangers. Ces changements incluent une obligation de déclaration et un durcissement des sanctions financières.

Dans un communiqué publié mercredi 7 janvier 2026, l’ambassade tunisienne à Amman indique que les autorités ont amendé la loi sur la résidence et les affaires des étrangers. Tout visiteur étranger qui séjourne dans le pays pendant plus de deux semaines doit désormais se présenter auprès de l’Administration de la résidence et des frontières, de l’une de ses antennes régionales ou du poste de sécurité compétent.

Cette démarche consiste à déclarer son adresse et ses informations personnelles.
Le non-respect de cette obligation est passible d’une amende de 200 dinars jordaniens, soit environ 282 dollars américains.

Héberger un étranger devient aussi une responsabilité

L’ambassade précise que l’article 14 de la loi a également été durci.
Toute personne hébergeant un étranger – gratuitement ou contre paiement – doit informer les autorités dans un délai de 48 heures suivant son arrivée ou son départ.
Le défaut de déclaration expose également l’hébergeur à une amende de 200 dinars.

L’ambassade invite ainsi les citoyens tunisiens à respecter ces nouvelles règles afin d’éviter toute sanction durant leur séjour en Jordanie.

Lire aussi:

L’article Tunisiens en Jordanie : déclaration obligatoire après 14 jours, avertit l’ambassade est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Près de 9.000 migrants rapatriés en 2025, un niveau inédit

07. Januar 2026 um 18:42

Près de 9.000 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont été rapatriés en 2025 depuis la Tunisie dans le cadre du programme de “retours volontaires” coordonné par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a annoncé mercredi l’agence onusienne.

Dans un communiqué, l’OIM affirme avoir “franchi un cap record” dans son dispositif d’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR), avec 8.853 retours assistés en 2025, soit une hausse de 28% par rapport à 2024.

L’organisation souligne également une augmentation des situations de vulnérabilité aiguë, comprenant notamment des enfants non accompagnés, des personnes séparées de leurs familles et des victimes de traite.

Un soutien logistique et financier

Selon l’OIM, chaque retour, appuyé dans le cadre du programme financé par plusieurs partenaires européens, s’accompagne d’un accompagnement individualisé, incluant aides financières, organisation du voyage et orientation vers des mécanismes de réintégration.

L’agence précise que les migrants ont été rapatriés vers 27 pays d’origine, à travers des vols commerciaux et des charters mis en place avec l’appui logistique des autorités tunisiennes.

En parallèle, 103 réfugiés et demandeurs d’asile ont pu être réinstallés dans cinq pays tiers.

Depuis le début de 2025, les autorités ont renforcé la lutte contre les départs irréguliers et procédé au démantèlement de campements informels, principalement dans la région de Sfax, avec le soutien de financements européens.

Lire aussi:

L’article Tunisie : Près de 9.000 migrants rapatriés en 2025, un niveau inédit est apparu en premier sur webdo.

❌
❌