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Agriculture biologique: 700 MD de recettes à l’export en neuf mois

20. Oktober 2026 um 18:01

Les exportations tunisiennes de produits agricoles biologiques ont généré près de 700 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, d’après TAP. Ce chiffre a été annoncé mardi par le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, à l’ouverture d’un atelier consacré aux perspectives du secteur.

Portée notamment par l’huile d’olive et les dattes, la filière dispose d’atouts pour diversifier la production agricole, créer de la valeur ajoutée et améliorer les revenus des agriculteurs. Ladite source explique qu’elle contribue également à la préservation des ressources naturelles et à l’adaptation aux changements climatiques.

Pour maintenir cette dynamique, le ministre a souligné la nécessité de renforcer la certification, le contrôle et la traçabilité des produits afin de répondre aux exigences des marchés internationaux. L’Union européenne demeure un débouché stratégique pour les exportations biologiques tunisiennes.

Ben Cheikh a également appelé à développer le marché local et à mieux valoriser les productions nationales, afin que les retombées économiques de cette activité profitent davantage aux producteurs et aux territoires.

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Merck mise près d’un milliard d’euros sur une biotech britannique et ses traitements innovants

20. Oktober 2026 um 17:08

Le groupe pharmaceutique allemand Merck renforce ses ambitions dans les maladies rares avec le rachat de Silence Therapeutics, une biotech britannique spécialisée dans les traitements fondés sur l’ARN. Annoncée le 19 octobre 2026, l’opération représente environ 1,3 milliard de dollars, soit un peu plus d’un milliard d’euros en valeur des capitaux propres. La valeur de l’entreprise hors trésorerie s’établit à environ 1,1 milliard de dollars.

L’acquisition doit permettre à Merck d’accélérer le développement de médicaments ciblant directement les mécanismes génétiques de certaines maladies. Au cœur de cette stratégie figure le divesiran, un candidat-médicament destiné à traiter la polyglobulie de Vaquez, une maladie rare du sang caractérisée par une production excessive de globules rouges. Ce traitement repose sur la technologie des petits ARN interférents (siRNA), capables de bloquer certains messages génétiques avant qu’ils ne conduisent à la production de protéines. Lors d’un essai clinique de phase II, le divesiran a enregistré un taux de réponse de 88 %, contre 19 % sous placebo. Il doit désormais progresser vers la phase III, sous réserve de la poursuite de son développement clinique.

Pour convaincre les actionnaires de Silence Therapeutics, Merck propose 20 dollars en espèces par American Depositary Share (ADS), un titre représentant trois actions ordinaires. Cette offre correspond à une prime de 130 % par rapport au cours de clôture du 16 octobre 2026, et de 82 % par rapport au cours moyen pondéré des 30 jours précédents. L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2027, sous réserve notamment de l’approbation des actionnaires et des autorisations nécessaires. Merck prévoit de la financer par de nouveaux emprunts. Au-delà du divesiran, le groupe allemand récupérera également une plateforme technologique et plusieurs programmes expérimentaux, notamment dans les maladies cardiovasculaires, le cholestérol, l’obésité et les troubles immunitaires.

Cette acquisition illustre un enjeu majeur pour l’industrie pharmaceutique : les grands laboratoires cherchent à compléter leur recherche interne en rachetant des biotechs capables de développer des traitements innovants. Pour Merck, l’objectif est de renforcer son portefeuille de médicaments spécialisés et de disposer de nouvelles sources de croissance, tout en assumant les risques cliniques et financiers liés au développement de molécules encore expérimentales.

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Vietnam: un accord commercial ouvre quatre marchés européens aux entreprises

20. Oktober 2026 um 16:21

Le Vietnam vient de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie commerciale. Le pays asiatique a signé, le 18 octobre 2026, à Hanoï, un accord de libre-échange avec la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein. Ce partenariat doit faciliter les échanges, réduire certains droits de douane et encourager les investissements entre les deux parties. Il pourrait aussi renforcer l’accès des entreprises vietnamiennes à des marchés européens à fort pouvoir d’achat.

L’accord, conclu avec les quatre membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE), intervient après plus de quatorze ans de négociations, lancées en 2012, ralenties en 2018 puis relancées en septembre 2025. Les discussions ont abouti en juillet 2026, avant la signature officielle. L’entrée en vigueur reste toutefois en attente. Le texte couvre les échanges de marchandises et de services, les investissements, la propriété intellectuelle, les marchés publics, les règles d’origine ainsi que les questions de concurrence et de développement durable. Il prévoit notamment de réduire ou de supprimer certains droits de douane, selon les produits et les engagements prévus par chaque pays. Les entreprises vietnamiennes exportent principalement vers les marchés de l’AELE des produits de la mer, des chaussures, des vêtements, des équipements mécaniques et des composants électroniques. En retour, elles importent notamment des machines industrielles, des produits chimiques, des médicaments et des matières premières destinées à la production. Pour les entreprises, l’intérêt dépasse donc la seule baisse des tarifs douaniers. L’accord peut faciliter l’accès à de nouveaux clients, diversifier les fournisseurs et ouvrir des perspectives de coopération dans les technologies, la logistique, l’industrie de précision et l’énergie.

Les échanges commerciaux entre le Vietnam et les pays de l’AELE ont atteint 4,8 milliards d’euros en 2025, selon les données publiées par l’organisation. Le Vietnam a enregistré un excédent commercial de 2,5 milliards d’euros. Les investissements constituent un autre enjeu. À la fin de 2025, la Suisse comptait 234 projets d’investissement enregistrés au Vietnam, pour plus de 2,4 milliards de dollars. La Norvège en comptait 62, représentant plus de 201 millions de dollars. L’accord pourrait favoriser de nouveaux partenariats et faciliter l’arrivée de capitaux, de technologies et de compétences européennes. Mais les retombées dépendront de son entrée en vigueur et de la capacité des entreprises à respecter les conditions d’accès aux marchés, notamment les règles d’origine et les exigences techniques.

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Le tourisme, une machine à valeur ajoutée encore sous-exploitée

20. Oktober 2026 um 16:19

Les chiffres du Compte Satellite du Tourisme 2025, qui viennent d’être publiés par l’INS, révèlent une réalité souvent occultée: le tourisme tunisien n’est pas seulement une industrie de flux, c’est une industrie de valeur.

En 2025, la valeur ajoutée brute directe du tourisme s’est établie à 8 662,5 MTND, soit 5,4% de la valeur ajoutée brute totale du pays. Le PIB direct du tourisme s’établit à 8 935,3 MTND, représentant 5,2% du PIB national. Ces ratios, en légère progression sur les dernières années, confirment le poids structurel du secteur dans l’économie nationale.

L’aspect le plus intéressant réside dans la répartition de cette valeur. Les comptes publiés montrent que l’hébergement capte, à lui seul, 40,3% des dépenses du tourisme récepteur et 38% de la demande intérieure totale. Pourtant, sa contribution à la valeur ajoutée brute touristique n’est que de 1 817 MTND, contre 6 285 MTND pour la restauration et 6 280 MTND pour le transport de passagers. L’hébergement génère le plus de dépenses, mais pas le plus de valeur ajoutée. La restauration et le transport, moins visibles dans les enquêtes de dépenses, sont les véritables moteurs de la valeur.

Cette asymétrie révèle une évidence stratégique: le modèle touristique tunisien, encore largement dépendant de l’hôtellerie et de ses marges comprimées, sous-exploite les segments à plus forte valeur ajoutée que sont la restauration et le transport. Le ratio de contribution du tourisme à la production de services d’hébergement atteint 95%, ce qui signifie que l’hôtellerie est presque entièrement touristique, alors que la restauration n’est touristique qu’à 21,2%. Le potentiel de croissance réside donc moins dans la construction de nouveaux hôtels que dans la montée en gamme des services connexes et dans la captation d’une part plus large de la dépense touristique par les acteurs locaux. Le tourisme tunisien n’a pas un problème de volume, il a un problème de structure de valeur.

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«Made in Tunisia» : quatre secteurs industriels ciblés pour lancer la nouvelle marque nationale

20. Oktober 2026 um 14:49

La Tunisie prépare une marque nationale « Made in Tunisia » pour mieux identifier ses produits, renforcer la confiance des consommateurs et faciliter leur promotion sur les marchés étrangers. Le projet vient de franchir une nouvelle étape avec la validation de la charte graphique de la marque, lors d’une réunion tenue le 20 octobre 2026 au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Quatre secteurs industriels sont concernés en priorité : les industries mécaniques et électriques, le textile-habillement, le cuir et la chaussure, ainsi que les industries agroalimentaires. Dans une première phase, des entreprises de ces filières bénéficieront d’un programme d’accompagnement destiné à les aider à remplir les conditions et les critères nécessaires pour obtenir la marque. L’objectif est de mettre en place une identité commune permettant de reconnaître les produits tunisiens et de mieux valoriser leur origine. Pour les entreprises, cette démarche pourrait constituer un levier de différenciation commerciale, aussi bien sur le marché local qu’à l’export, à condition que la marque s’accompagne de critères de qualité clairement définis et vérifiables. Le projet vise également à encourager les entreprises à améliorer la qualité de leurs produits et à respecter les normes applicables. À terme, le dispositif devrait être étendu à l’ensemble des secteurs industriels.

La réunion de suivi a été présidée par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Elle a réuni notamment des représentants du ministère du Commerce et du Développement des exportations, du Centre de promotion des exportations (CEPEX), de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI) et de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

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Le gouvernement vise la création de 500 sociétés communautaires en 2027

20. Oktober 2026 um 14:19

Le gouvernement tunisien ambitionne de porter à 500 le nombre de sociétés communautaires en 2027 et de financer 250 d’entre elles. Ces objectifs figurent dans le document du projet de budget économique pour 2027.

Cette orientation vise à renforcer le rôle de ces sociétés communautaires dans la création d’emplois, la promotion de l’initiative collective et la production de richesse. Pour y parvenir, le gouvernement entend améliorer les conditions de création de ces structures, renforcer leur accompagnement et faciliter leur passage à l’activité effective afin de favoriser leur pérennité.

Le dispositif prévoit notamment d’améliorer l’accès au financement et aux circuits de commercialisation. Il comprend le renforcement de la ligne de financement dédiée aux sociétés communautaires, ainsi que la création d’une ligne d’autofinancement alimentée par les ressources du Fonds national de l’emploi.

Le gouvernement prévoit également de conclure des conventions avec des établissements financiers et de diversifier les sources de financement, afin de mieux répondre aux besoins de ces entreprises.

L’accompagnement constitue un autre axe du programme. Il est prévu d’élaborer un programme et un guide couvrant les aspects administratifs, juridiques, techniques et financiers, afin d’aider les bénéficiaires à surmonter les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre de leurs projets.

Enfin, le développement d’une plateforme numérique dédiée à la commercialisation doit permettre d’améliorer la visibilité des produits et des services des sociétés communautaires et de faciliter leur accès au marché.

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Fnac Darty : le milliardaire tchèque obtient le feu vert européen pour prendre le contrôle du groupe

20. Oktober 2026 um 12:06

La Commission européenne a autorisé le projet de rachat de Fnac Darty par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, ouvrant la voie à une prise de contrôle majoritaire du distributeur français d’électronique, d’électroménager et de produits culturels. Annoncée le 20 octobre 2026 par Fnac Darty, cette autorisation lève le dernier obstacle réglementaire identifié avant la clôture de l’offre, attendue début novembre.

Déjà premier actionnaire du groupe avec 28,5 % du capital, Daniel Kretinsky cherche à dépasser le seuil de 50 % pour en prendre le contrôle. Son offre publique d’achat (OPA), portée par EP Group, vise les actions et les obligations convertibles encore en circulation. L’offre est fixée à 35 euros par action, après le versement d’un dividende de 1 euro par action le 5 juin 2026. Le prix proposé pour chaque obligation convertible est de 81,16 euros. Le conseil d’administration de Fnac Darty a donné un avis favorable à l’opération, tandis qu’un expert indépendant a estimé que ses conditions financières étaient équitables pour les actionnaires et les porteurs d’obligations concernés.

Fondé sur un réseau de magasins et une activité en ligne, Fnac Darty reste un acteur majeur de la distribution européenne. Le groupe est présent dans 15 pays, compte près de 30 000 collaborateurs et exploite environ 1 500 magasins. Son chiffre d’affaires a dépassé 10 milliards d’euros en 2025. Sa stratégie à l’horizon 2030 mise notamment sur le commerce omnicanal, les services et l’économie circulaire.

Pour Daniel Kretinsky, cette acquisition renforcerait sa position dans la distribution française, où il détient également le groupe Casino, propriétaire de Cdiscount. Pour Fnac Darty, le changement majeur serait le passage d’un actionnaire de référence à un actionnaire majoritaire, sous réserve de la finalisation de l’offre. La clôture était attendue début novembre 2026, le calendrier définitif devant être communiqué par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

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El Fouladh: 330 millions de dinars en négociation pour moderniser l’aciérie de Menzel Bourguiba

20. Oktober 2026 um 10:25

La Banque islamique de développement (BID) examine un projet de 330 millions de dinars pour restructurer et moderniser El Fouladh, à Menzel Bourguiba, dans le gouvernorat de Bizerte. Selon les propos relayés par l’agence TAP, l’objectif est de tripler les capacités de production de l’entreprise publique et de porter sa production à environ 300 000 tonnes d’acier par an.

Une délégation de haut niveau de la BID s’est rendue à Bizerte le 19 octobre 2026 pour poursuivre les discussions avec les autorités tunisiennes et les responsables de l’entreprise. Selon la direction d’El Fouladh, cette visite constitue la dernière étape des négociations avant l’examen du dossier par les instances de la banque.

Le programme prévoit notamment l’installation d’un four-poche, l’acquisition d’équipements de coulée continue, ainsi que des études d’ingénierie et des travaux de génie civil, annonce la même source. Ces équipements doivent renforcer les capacités industrielles de l’usine et améliorer l’approvisionnement du marché tunisien en billettes d’acier, des produits semi-finis utilisés notamment dans la fabrication de produits sidérurgiques.

L’enjeu est également de réduire le recours aux importations et de préserver les emplois liés à l’activité de l’entreprise. En mars 2026, le gouvernement avait déjà inscrit la restructuration d’El Fouladh dans un programme plus large visant à développer la filière sidérurgique nationale et à mieux valoriser la ferraille collectée en Tunisie.

Le financement de 330 millions de dinars n’est toutefois pas encore acquis. À l’issue de sa mission, la délégation de la BID doit préparer un rapport qui sera transmis au comité technique compétent. Une note sera ensuite soumise au conseil d’administration de la banque pour approbation.

La mission doit se poursuivre jusqu’au 23 octobre, avec des visites des installations d’El Fouladh, des sites de collecte de ferraille et de plusieurs laminoirs privés, ainsi que des échanges avec l’Agence nationale de protection de l’environnement.

 

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Huile d’olive à forte valeur ajoutée : EUKLYDIA, l’IA 100% tunisienne qui valorise chaque dinar

20. Oktober 2026 um 10:11

Mieux valoriser chaque kilo d’huile d’olive exporté : c’est le pari d’EUKLYDIA. Dr Oumeima Laifa, sa CEO, dévoile à l’Économiste Maghrébin  sa méthode, ses premiers tests et l’enjeu pour toute la filière.

 

Pourquoi avoir choisi de vous intéresser à la valorisation de l’huile d’olive tunisienne à travers l’intelligence artificielle ?

L’huile d’olive tunisienne représente bien plus qu’un produit d’exportation. Elle porte un savoir-faire, une histoire et une identité nationale. Pourtant, la valeur que nous en tirons ne reflète pas toujours son potentiel. La question n’est donc pas seulement de produire une huile de qualité, mais de savoir comment la positionner, la commercialiser et la vendre dans les meilleures conditions.

EUKLYDIA est le premier cabinet d’intelligence artificielle à aborder cet enjeu non comme un simple problème technique, mais comme une question de valorisation économique et d’identité nationale. Notre modèle est 100 % tunisien : une IA conçue et développée par des ingénieurs tunisiens, qui associe une connaissance globale des marchés à une gouvernance locale. Notre ambition est de mettre la technologie au service d’un objectif concret : permettre aux exportateurs tunisiens de prendre de meilleures décisions, de mieux défendre la valeur de leur huile et de renforcer leur position sur les marchés internationaux.

Pourquoi le passage du vrac au conditionné reste-t-il un enjeu majeur pour la filière ?

Ce passage ne dépend pas uniquement d’une marque ou d’un emballage. Il repose d’abord sur la qualité des décisions de l’exportateur : quels marchés cibler, quels segments de consommateurs privilégier, quel positionnement adopter, à quel prix vendre et comment se différencier de la concurrence.

Une huile peut être excellente sans être commercialisée à son juste potentiel. À l’inverse, une stratégie mieux construite permet de mieux valoriser ses caractéristiques et de capter davantage de valeur. Le conditionnement est donc un levier important, mais il doit s’inscrire dans une stratégie commerciale cohérente, fondée sur des données fiables et une bonne compréhension des marchés.

Concrètement, comment EUKLYDIA utilise-t-elle l’IA pour accompagner les exportateurs ?

Nous transformons des informations souvent dispersées en une feuille de route directement exploitable. Nous analysons les marchés, les prix, la concurrence, les attentes des consommateurs et les contraintes d’accès aux débouchés visés.

L’objectif est d’aider l’exportateur à identifier les opportunités, les marchés qui correspondent à son produit et les décisions susceptibles d’améliorer son positionnement. L’IA ne remplace pas l’expertise de l’entreprise : elle lui donne des outils supplémentaires pour décider avec plus de précision et d’anticipation.

Quels résultats avez-vous obtenus lors des premiers tests ?

Les premiers tests, menés auprès de deux exportateurs, ont montré des gains compris entre 20 % et 30 %, selon le processus métier concerné. Ces premiers résultats sont encourageants et confirment l’intérêt d’une approche fondée sur les données.

Il faut toutefois distinguer l’amélioration des indicateurs de performance liés aux processus métiers d’une hausse directe et systématique des bénéfices. La rentabilité dépend de plusieurs facteurs : les volumes vendus, les coûts de production et de conditionnement, les prix obtenus et les conditions d’accès aux marchés. Notre objectif est d’aider les exportateurs à mieux maîtriser ces paramètres pour améliorer leurs décisions et leur capacité à créer de la valeur.

Cette technologie est-elle accessible aux PME exportatrices ?

C’est précisément l’enjeu : rendre l’IA utile aux entreprises tunisiennes, quelle que soit leur taille. Les petites et moyennes structures ne disposent pas toujours de services spécialisés capables de collecter, d’analyser et d’interpréter toutes les informations nécessaires à une stratégie d’exportation.

Notre approche vise à rendre ces informations plus accessibles et plus faciles à exploiter. Il s’agit d’offrir aux exportateurs un appui à la décision adapté à leurs besoins, pour mieux évaluer les opportunités, choisir leurs marchés et orienter leurs investissements.

Comment évaluez-vous le retour sur investissement d’une telle solution ?

À partir de résultats concrets : une meilleure adéquation entre le produit et le marché ciblé, une politique de prix plus pertinente, moins de décisions commerciales prises à l’aveugle et une capacité accrue à saisir les opportunités.

Chaque dinar compte. Une amélioration même limitée de la valeur obtenue par kilo peut représenter un enjeu important lorsqu’elle s’applique à des volumes d’exportation significatifs. Mais cette progression doit être mesurée à partir des résultats effectivement obtenus par les entreprises, en tenant compte de leurs coûts et de leurs conditions commerciales.

Comment garantissez-vous la fiabilité des données et la confidentialité des informations des exportateurs ?

La qualité des recommandations dépend directement de la fiabilité des données et de la pertinence de leur interprétation. Il est donc essentiel de structurer les informations, d’en vérifier la cohérence et de tenir compte des spécificités de chaque marché.

La confidentialité est aussi un enjeu central, car les données commerciales peuvent concerner des prix, des clients, des stratégies et des relations d’affaires. La gouvernance des données doit permettre aux entreprises de bénéficier de l’analyse tout en préservant leurs informations sensibles.

Quel potentiel cette approche représente-t-elle pour les exportations tunisiennes d’huile d’olive, notamment vers des segments à forte valeur ajoutée ?

Le potentiel dépasse celui d’une seule entreprise. Si les exportateurs identifient mieux les marchés, affinent leur positionnement et vendent sur des segments à plus forte valeur ajoutée, les effets peuvent se répercuter sur toute la filière.

L’objectif n’est pas de remplacer les atouts historiques de l’huile d’olive tunisienne, mais de mieux les valoriser grâce à la technologie. L’IA peut rapprocher la qualité du produit de la valeur obtenue sur les marchés, à condition de s’accompagner d’une stratégie commerciale claire et d’une exécution rigoureuse.

La question est finalement simple : comment faire en sorte que la qualité de notre huile se traduise davantage dans sa valeur marchande ? C’est à cette question qu’EUKLYDIA entend apporter des éléments de réponse, en mettant une technologie conçue en Tunisie au service des exportateurs tunisiens.

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Assurance en Afrique : où se situe réellement la Tunisie ?

20. Oktober 2026 um 10:10

Avec un taux de pénétration de l’assurance de 2,34 % du produit intérieur brut (PIB), la Tunisie occupe la cinquième place en Afrique, derrière l’Afrique du Sud, la Namibie, le Maroc et le Kenya. Ce niveau reste très inférieur à la moyenne mondiale de 7,4 %, selon le rapport annuel 2026 de l’Organisation des assurances africaines (OAA), publié le 13 octobre. Un écart qui illustre le potentiel de développement encore inexploité du marché tunisien.

Le taux de pénétration mesure le poids des primes d’assurance brutes dans l’économie. Il permet notamment d’évaluer la place de l’assurance dans le financement des risques des ménages et des entreprises. En Tunisie, le ratio demeure modeste malgré l’existence d’un marché structuré et de plusieurs branches d’assurance. À l’échelle africaine, seuls deux pays dépassent la moyenne mondiale : l’Afrique du Sud, avec un taux de 11,5 %, et la Namibie, à 7,4 %. Le Maroc arrive ensuite avec 3,9 %, devant le Kenya à 2,4 % et la Tunisie à 2,34 %. Le Sénégal, avec 1,51 %, complète le groupe des marchés les mieux positionnés parmi les treize pays comparés dans le rapport.

L’écart entre les marchés africains apparaît encore plus nettement dans l’assurance-vie. L’Afrique du Sud a généré près de 43,8 milliards de dollars de primes dans cette branche, contre 3,15 milliards pour le Maroc et 1,82 milliard pour le Kenya. La Tunisie figure plus loin dans le classement, avec 369 millions de dollars. Cette concentration s’explique notamment par le poids des dispositifs d’épargne-retraite et des contrats d’assurance-vie dans les marchés les plus développés. En Afrique du Sud et en Namibie, ces mécanismes sont solidement installés et bénéficient de régimes obligatoires ou quasi obligatoires. Dans une grande partie du continent, l’assurance-vie reste davantage un produit de protection destiné à une fraction de la population salariée qu’un instrument d’épargne largement accessible. La faiblesse des revenus, le poids de l’économie informelle et les obstacles à l’accès aux produits financiers limitent son développement.

Les entreprises, un relais de croissance

L’assurance non-vie, qui couvre notamment les dommages aux biens, les risques industriels et la responsabilité civile, présente une répartition plus équilibrée entre les marchés africains. L’Afrique du Sud conserve la première place, suivie du Maroc, du Kenya, de l’Égypte, de l’Algérie et du Nigeria.

La demande dans cette branche dépend davantage du volume des actifs à protéger, de l’activité économique et des obligations légales d’assurance. Pour les entreprises tunisiennes, la couverture des locaux, des équipements, des stocks, des véhicules et des risques liés à l’activité constitue donc un enjeu direct de continuité opérationnelle et de maîtrise des pertes. Le rapport souligne également les limites de la capacité de réassurance disponible en Afrique, notamment pour les risques importants dans l’immobilier, l’énergie et l’industrie. Les assureurs doivent alors solliciter des réassureurs internationaux pour obtenir une couverture suffisante et une expertise adaptée.

 

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Un nouveau groupe allemand de 130 ans d’expérience veut s’implanter en Tunisie

20. Oktober 2026 um 09:20

Le groupe industriel allemand Scherdel poursuit son exploration du marché tunisien. Une délégation de l’entreprise a rencontré, le 19 octobre 2026, Jalel Tebib, DG de Fipa, pour examiner les possibilités d’implantation et d’investissement dans le pays.

Conduite par Marcus Bach, associé-gérant du groupe, et accompagnée de Mariem Bougabrine, chargée des projets DEinternational à la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK), cette visite constitue une deuxième démarche de prospection après un premier déplacement en janvier 2026.

Selon la Fipa, Scherdel souhaite approfondir son évaluation de l’environnement économique tunisien, notamment les compétences disponibles sur le marché local ainsi que les incitations et avantages proposés aux investisseurs étrangers.

Fondé il y a 130 ans, le groupe emploie plus de 7 000 personnes à travers 35 sites de production et de recherche et développement. Ses activités couvrent plusieurs domaines industriels, dont les technologies de formage, d’assemblage et de jonction, les traitements de surface ainsi que la fabrication de machines, d’outils et d’équipements.

À ce stade, aucune décision d’implantation en Tunisie ni aucun montant d’investissement n’ont été annoncés. Cette nouvelle visite marque néanmoins la poursuite des démarches du groupe allemand pour évaluer les possibilités offertes par le marché tunisien.

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Terrains à prix préférentiel à Mhamdia : les demandes à confirmer avant cette date

20. Oktober 2026 um 08:58

Les personnes souhaitant acquérir un terrain individuel au lotissement «Jinene Mhamdia – Social», dans le gouvernorat de Ben Arous, ont jusqu’au 17 novembre 2026 inclus pour déposer une nouvelle demande ou confirmer une candidature déjà enregistrée. L’Agence foncière d’habitation (AFH) a relancé la procédure pour commercialiser les lots encore disponibles.

Les démarches doivent être effectuées exclusivement en ligne sur le site officiel de l’agence: www.afh.nat.tn. Les candidats ayant déjà soumis une demande sont également concernés par cette échéance et doivent confirmer leur candidature sur la plateforme. Une partie des terrains sera proposée à un prix préférentiel aux ménages à revenu limité. Pour en bénéficier, le revenu mensuel brut du demandeur ne doit pas dépasser trois fois le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), un plafond qui s’applique également au revenu mensuel brut de son conjoint.

L’attribution des lots repose sur l’ordre chronologique des demandes, dans le cadre d’une procédure de sélection soumise aux conditions et critères réglementaires. Les modalités sont consultables sur le site de l’AFH, conformément à l’arrêté ministériel du 28 janvier 2025.

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Sociétés cotées: dernier délai ce 20 octobre pour publier les indicateurs du troisième trimestre

20. Oktober 2026 um 08:23

Dernier délai ce mardi 20 octobre pour les sociétés cotées à la Bourse de Tunis. Elles doivent communiquer leurs indicateurs d’activité pour les 9 premiers mois de 2026, avec une exigence qui dépasse la simple publication des chiffres: expliquer les évolutions marquantes de leur activité.

Le Conseil du Marché Financier (CMF) attend notamment des commentaires permettant de comprendre les variations significatives enregistrées depuis le début de l’année. Une hausse du chiffre d’affaires, un recul des ventes ou un changement notable de la situation d’une entreprise doivent pouvoir être éclairés par des éléments précis, conformément à l’article 44 bis du règlement du CMF.

La publication de ces données répond à une obligation prévue par l’article 21 de la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 relative à la réorganisation du marché financier. Chaque société doit présenter ses indicateurs selon le modèle correspondant à son secteur d’activité.

À travers ce rappel, le régulateur souligne l’importance d’une information financière complète et compréhensible pour les investisseurs. Les sociétés qui ne respecteraient pas leurs obligations s’exposent à des mesures relevant des pouvoirs du CMF.

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Sécurité aérienne : l’AESA délivre son autorisation TCO à Cargo Wings Express

20. Oktober 2026 um 07:26

La compagnie tunisienne Cargo Wings Express (WQ) vient de recevoir de l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) son autorisation d’opérateur de pays tiers (TCO). Ce sésame constitue une avancée réglementaire notable dans la perspective de ses futures liaisons de fret vers l’Europe, mais il ne lui permet pas pour autant de lancer ses vols dès à présent.

Fondée en juin 2026, la jeune entreprise est désormais inscrite au registre officiel de l’AESA sous le numéro TUN-0007. Cette inscription atteste qu’elle répond aux exigences européennes en matière de sécurité, applicables aux compagnies établies hors de l’Union qui souhaitent opérer commercialement sur les territoires concernés.

Le dispositif TCO repose sur une autorisation unique, valable dans 31 États : les 27 membres de l’Union européenne, auxquels s’ajoutent l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.

Cargo Wings Express doit néanmoins encore satisfaire à d’autres obligations réglementaires avant d’exploiter ses vols. Parmi elles figurent le Certificat de transporteur aérien (CTA) et les spécifications d’exploitation qui s’y rattachent, ainsi que les éventuelles autorisations d’exploitation complémentaires.

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