❌

Normale Ansicht

Coopération scientifique | L’Institut Pasteur de Tunis au cœur de la stratégie régionale « One Health »

25. September 2026 um 22:56

L’Institut Pasteur de Tunis (IPT) renforce son ancrage international et sa dynamique de coopération régionale autour de la thématique One Health.

La directrice générale de l’établissement, le Pr Samia Menif, a reçu, ce vendredi 25 septembre 2026, le Pr Margaret Karembu, directrice de l’ISAAA AfriCenter, présidente de l’OFAB-Kenya & Africa Science Dialogue et organisatrice du symposium ABBC (Africa Biennial Biosciences Communication).

Cette séance de travail s’est déroulée en présence du Pr Hechmi Louzir, coordinateur national de la stratégie « One Health » au sein du ministère de la Santé.

Axée sur la promotion d’une approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale, cette rencontre a permis d’explorer de nouvelles pistes de partenariat scientifique.

L’IPT précise que les échanges ont notamment porté sur la structuration de réseaux de communication stratégique en biosciences et sur le rayonnement de l’initiative « One Health » à l’échelle continentale et nationale.

L’article Coopération scientifique | L’Institut Pasteur de Tunis au cœur de la stratégie régionale « One Health » est apparu en premier sur Kapitalis.

Partenariat tuniso-suisse pour la digitalisation de l’administration du travail

25. September 2026 um 22:13

La Coopération suisse en Tunisie a soutenu le lancement d’une nouvelle plateforme numérique dédiée à l’administration du travail, portée par le Ministère des Affaires Sociales avec l’appui du Bureau de l’OIT à Alger pour les pays du Maghreb.

​Fruit de plusieurs mois de travail avec les équipes du Ministère, cet outil permettra de mieux exploiter les données, renforcer le suivi de l’action des inspecteurs du travail et faciliter l’accès à l’information au quotidien, indique l’ambassade Suisse, qui réaffirme son accompagnement de la Tunisie à la digitalisation de l’administration du travail

Ce lancement marque également le début d’une nouvelle phase : celle de l’appropriation de cet outil par les équipes sur le terrain, lit-on encore dans le communiqué, qui précise que cette initiative est menée dans le cadre du projet « Un dialogue social responsable et inclusif pour une cohésion sociale pérenne en Tunisie », avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) et de la Direction du développement et de la coopération.

Y. N.

L’article Partenariat tuniso-suisse pour la digitalisation de l’administration du travail est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunis | Report du procès et maintien en détention pour Mondher Ounissi

25. September 2026 um 20:23

La justice a décidé de reporter l’examen du dossier des « enregistrements audio » visant notamment le président par intérim du parti islamiste Ennahdha Mondher Ounissi.

Présents depuis la salle réservée aux audiences à distance à la prison civile de Mornaguia, les prévenus en détention ont vu la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis rejeter leurs demandes de libération formulées par leurs avocats.

Pour rappel cette affaire implique plusieurs figures politiques et médiatiques et fait suite la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’enregistrements audio ayant été attribués à Mondher Ounissi évoquant sa rencontre avec des hommes d’affaires influents et des violations financières concernant le parti islamiste.

Y. N.

L’article Tunis | Report du procès et maintien en détention pour Mondher Ounissi est apparu en premier sur Kapitalis.

Août 2026, le mois le plus chaud de l’histoire de la Tunisie depuis 1950

25. September 2026 um 19:49

Le mois d’août 2026 a été marqué par une chaleur exceptionnelle à l’échelle nationale, indique l’Institut national de la météorologie dans son bulletin climatique mensuel.

Marquée par des vagues de chaleur à répétition, la Tunisie a enregistré en août 2026 un record absolu : une température moyenne nationale de 32,3 °C, soit 3,4 °C de plus que la normale (28,9 °C). Il s’agit du mois d’août le plus chaud mesuré depuis 1950, dans la continuité d’un mois de juillet 2026 déjà classé au deuxième rang historique.

Les vagues de chaleur observées en août 2026 se distinguent par une extension spatiale remarquable, une durée importante et des intensités thermiques élevées, lit-on encore dans le bulletin de l’INM.

La même source a également évoqué la pluviométrie, en affirmant que le mois d’août dernier a été marqué par une faible pluviométrie à l’échelle nationale : Le cumul des précipitations enregistré (26 stations principales) atteint 168,7 mm, contre une normale de 320,4 mm, soit un déficit d’environ 47,3 %.

L’article Août 2026, le mois le plus chaud de l’histoire de la Tunisie depuis 1950 est apparu en premier sur Kapitalis.

Mandats de dépôt contre les manifestants interpellés après la marche du 19 septembre

25. September 2026 um 18:50

Des mandats de dépôt ont été émis à l’encontre de l’ensemble des personnes arrêtées après la marche de solidarité avec les détenus de la Flottille Al-Soumoud.

C’est ce qu’annonce le comité de défense des membres d’Al-Soumoud, en rappelant que cette marche du 19 septembre était pacifique et avait été organisée à l’appel de plusieurs associations et organisations nationales.

Notons que parmi les personnes concernées figure l’élève Adam Mbarek, dont le dossier a été spécifiquement orienté vers le juge des enfants en raison de son statut de mineur.

Y. N.

L’article Mandats de dépôt contre les manifestants interpellés après la marche du 19 septembre est apparu en premier sur Kapitalis.

Que veut vendre la Tunisie ? Et à qui ? L’Europe ne suffit plus : l’export tunisien change de terrain

25. September 2026 um 15:09

L’Europe reste le socle, la Chine ouvre des pistes à condition de cibler les bons produits, l’Afrique offre un potentiel encore largement à développer et les marchés arabes affichent des trajectoires contrastées. Pour Maher Ben Aïssa, le véritable enjeu est désormais de savoir quoi vendre, à qui, à quel prix et avec quelle valeur ajoutée.

La Tunisie exporte davantage, mais doit surtout apprendre à exporter autrement. Les huit premiers mois de 2026 en donnent une première illustration : les exportations ont atteint 44,67 milliards de dinars, en hausse de 8 % sur un an. Les importations ont, de leur côté, progressé de 11,6 %, à 62,53 milliards de dinars, portant le déficit commercial à 17,85 milliards de dinars et le taux de couverture à 71,4 %.

Cette évolution confirme le poids de l’Europe, qui a absorbé 70,2 % des exportations tunisiennes sur la période, soit 31,35 milliards de dinars. Mais derrière cette concentration se pose une question stratégique : comment élargir les débouchés sans fragiliser les marchés déjà conquis ?

C’est tout l’enjeu soulevé par Maher Ben Aïssa, vice-président de la Chambre syndicale nationale des sociétés de commerce international relevant de l’UTICA, dans cette interview exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin.

Europe : consolider l’acquis

Pour Maher Ben Aïssa, il ne s’agit pas de tourner le dos à l’Europe. Le marché européen demeure le principal débouché des entreprises tunisiennes, fruit de plusieurs décennies d’intégration industrielle.

En 2025, l’Union européenne représentait déjà 69,9 % des exportations tunisiennes, pour 44,53 milliards de dinars. Cette relation repose notamment sur les entreprises totalement exportatrices, dont une partie importante est intégrée aux chaînes de production européennes.

France, Italie et Allemagne restent ainsi des marchés structurants, même si leurs évolutions diffèrent selon les périodes et les secteurs. « Il faut consolider » cet acquis, estime Maher Ben Aïssa, mais sans s’y limiter.

L’objectif est donc de préserver les positions acquises tout en développant de nouveaux relais de croissance. Une diversification qui ne consiste pas simplement à trouver une nouvelle destination pour les mêmes produits, mais à adapter l’offre aux besoins de chaque marché.

Chine : cibler plutôt que concurrencer

La Chine constitue un cas particulier. Elle est devenue l’un des principaux fournisseurs de la Tunisie et ses ventes au marché tunisien ont progressé de 6,1 % sur les huit premiers mois de 2026.

Transformer cette relation en courant d’exportation reste toutefois difficile. Face à la puissance industrielle chinoise, la Tunisie ne peut pas chercher une confrontation directe sur les segments où elle ne dispose pas d’avantages suffisants.

La stratégie doit plutôt reposer sur des niches et des produits différenciés : produits naturels ou biologiques, certaines matières premières, mais aussi produits transformés à plus forte valeur ajoutée.

Un marché de 1,4 milliard d’habitants ne devient pas automatiquement un débouché. Il faut disposer du bon produit, au bon prix, avec les certifications nécessaires, un réseau commercial et une logistique adaptée.

Afrique : le potentiel, mais aussi les obstacles

Le continent africain apparaît comme l’un des principaux relais de croissance possibles. La Tunisie dispose d’atouts réels : proximité géographique, savoir-faire industriel et accords commerciaux avec certains pays.

Mais l’accès aux marchés reste confronté à des obstacles très concrets. Financement, assurance, transport et mécanismes de paiement peuvent compliquer une opération pourtant commercialement viable.

Pour Maher Ben Aïssa, la conquête africaine ne peut donc pas se limiter aux missions commerciales et aux salons. Elle nécessite un véritable écosystème permettant aux entreprises de s’implanter et de travailler durablement.

L’ambition évoquée est notamment de porter à 5 % la part des exportations tunisiennes destinées au continent africain.

Marchés arabes : raisonner pays par pays

Les marchés arabes constituent également un espace naturel de développement, mais ils ne forment pas un bloc homogène.

Sur les huit premiers mois de 2026, les exportations tunisiennes ont progressé de 76,6 % vers l’Égypte et de 50,4 % vers l’Arabie saoudite. Elles ont, en revanche, reculé de 25,1 % vers le Maroc, de 13,1 % vers l’Algérie et de 1,1 % vers la Libye.

Ces écarts montrent la nécessité d’une approche ciblée. Chaque marché possède ses propres besoins, circuits de distribution, contraintes réglementaires et habitudes de consommation.

L’objectif n’est donc pas de « conquérir le monde arabe » de manière uniforme, mais d’identifier, marché par marché, les produits pour lesquels les entreprises tunisiennes disposent d’un avantage réel. Dans cette perspective, Maher Ben Aïssa évoque une cible de 10 % des exportations tunisiennes vers les pays arabes.

Le véritable enjeu : renouveler l’offre

La diversification géographique ne pourra cependant produire pleinement ses effets sans renouvellement de l’offre tunisienne.

Certains produits autrefois fortement présents à l’exportation ont perdu du terrain, à l’image des couches pour bébés ou de certains produits céramiques. À l’inverse, l’huile d’olive et les dattes restent des produits emblématiques, mais leur potentiel ne doit pas empêcher l’émergence de nouvelles filières.

Pour Maher Ben Aïssa, la bataille se joue désormais sur la transformation, la différenciation et la valeur ajoutée. Exporter une matière première n’a pas le même impact économique que vendre un produit transformé, conditionné, certifié et positionné sur un segment à plus forte valeur.

Le raisonnement doit donc changer : « Que voulons-nous vendre, à qui, à quel prix et avec quelle valeur ajoutée ? »

Le produit doit être pensé dès le départ en fonction du marché cible : demande, pouvoir d’achat, concurrence, normes, coûts logistiques, fiscalité, circuits de distribution et conditions de paiement.

Le CEPEX travaille d’ailleurs sur une matrice destinée à identifier les couples produits-marchés présentant les meilleures perspectives. Pour le responsable de l’UTICA, cette approche doit permettre de passer d’une promotion générale des exportations à une prospection beaucoup plus ciblée.

Une nouvelle génération d’exportateurs

Cette transformation passe aussi par les entreprises elles-mêmes. Maher Ben Aïssa insiste sur la nécessité de faire émerger une nouvelle génération d’exportateurs capable d’utiliser les outils numériques, de comprendre les marchés internationaux et de prospecter au-delà des circuits traditionnels.

L’intelligence artificielle peut notamment faciliter l’identification de clients, l’analyse de la demande, la recherche de marchés de niche et la présentation d’une offre commerciale.

Mais la technologie ne remplace pas les fondamentaux : financement, assurance, logistique, conformité, qualité et capacité à honorer les commandes.

La diaspora tunisienne pourrait également jouer un rôle accru. Implantés dans différents marchés, les Tunisiens à l’étranger peuvent faciliter la compréhension des circuits locaux, créer des mises en relation et devenir de véritables relais commerciaux.

Le maillon faible : financer, livrer et encaisser

Derrière chaque contrat d’exportation se trouvent des opérations essentielles : financer la production, assurer la marchandise, l’expédier, recevoir le paiement et sécuriser la transaction.

C’est particulièrement déterminant sur certains marchés africains, où les difficultés d’accès aux services bancaires internationaux peuvent freiner des opérations pourtant commercialement viables.

Pour Maher Ben Aïssa, la politique d’exportation ne peut donc être dissociée des politiques financière et logistique. Identifier un marché ne suffit pas : l’entreprise doit pouvoir y vendre, y livrer et y encaisser.

De l’objectif de 80 milliards à une véritable politique de l’export

Maher Ben Aïssa rappelle qu’une proposition visant à mettre en place une stratégie nationale de l’exportation avait été formulée en 2018, avec un objectif de 80 milliards de dinars d’exportations, dont 40 milliards de dinars de produits tunisiens.

Cette ambition devait notamment s’accompagner d’une diversification des débouchés, avec une présence accrue sur les marchés arabes et africains. Les cibles évoquées sont de 10 % des exportations vers les pays arabes et 5 % vers le continent africain.

Le responsable de l’UTICA regrette également que le Conseil supérieur de l’exportation n’ait pas, selon lui, tenu de réunion depuis 2019.

Au-delà des objectifs chiffrés, l’enjeu est donc celui de la gouvernance. Une politique d’exportation efficace suppose une coordination entre entreprises, organisations professionnelles, CEPEX, banques, assureurs, transporteurs et administrations.

Diversifier sans disperser

La carte commerciale tunisienne reste dominée par l’Europe, qui représente 70,2 % des exportations sur les huit premiers mois de 2026. La Chine demeure surtout un fournisseur majeur, tandis que les marchés arabes affichent des évolutions très différentes et que l’Afrique offre un potentiel encore insuffisamment exploité.

La question n’est donc pas de choisir une région contre une autre. Elle consiste à construire une offre tunisienne suffisamment compétitive et différenciée pour trouver sa place sur plusieurs marchés, avec une stratégie adaptée à chacun.

La prochaine génération d’exportateurs devra ainsi raisonner moins en termes de destination qu’en termes de produit, de client, de prix et de valeur ajoutée.

L’enjeu n’est plus simplement de vendre davantage à l’étranger, mais de produire ce que les marchés recherchent, de le vendre au bon endroit et dans de bonnes conditions, avec suffisamment de valeur ajoutée pour que chaque exportation génère davantage d’activité, d’investissement et d’emplois en Tunisie.

L’article Que veut vendre la Tunisie ? Et à qui ? L’Europe ne suffit plus : l’export tunisien change de terrain est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Service national : appel aux jeunes nés entre 2000 et 2006 pour régulariser leur situation

Von: tmps
25. September 2026 um 09:48

Le ministère de la défense nationale a appelé les jeunes nés entre le 1er janvier 2000 et septembre 2006 à régulariser leur situation au regard du service national, rappelant que la troisième session de recrutement est toujours en cours jusqu’au 2 octobre 2026.

Dans un communiqué publié jeudi, le ministère de la défense nationale tient à rappeler que tout jeune âgé de vingt ans révolus doit choisir entre trois options : incorporation, exemption définitive ou sursis temporaire.

Les élèves et étudiants, en Tunisie ou à l’étranger, peuvent obtenir un sursis pour motif d’études, renouvelable annuellement.

Le ministère souligner en outre que tout défaut de régularisation au terme de quatre sessions de recrutement consécutives, soit une année complète, ouvre droit à des sanctions à l’encontre des intéressés pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement.

Les sursis couvrent les études régulières et certaines situations familiales ; les exemptions définitives sont réservées aux cas médicaux ou familiaux.

Toutes les informations se rapportant à cette question sont disponibles sur le site officiel du ministère www.defense.tn.

Pour rappel, la première session de recrutement de l’année 2026 s’est déroulée du 2 mars au 10 avril. La deuxième session s’est achevée le 3 juillet 2026.

La troisième et actuelle session a démarré le 1er septembre et prendra fin le 2 octobre 2026.

L’article Service national : appel aux jeunes nés entre 2000 et 2006 pour régulariser leur situation est apparu en premier sur Le Temps News.

Risques d’inondations : une menace nommée Medicane

Von: farhat
25. September 2026 um 09:20

La canicule semble avoir laissé la place aux orages et aux intempéries. Après un été de records thermiques sur terre comme en mer, les spécialistes de climatologie et de météo n’arrêtent pas de nous mettre en garde contre des phénomènes climatiques encore plus aigus. Du coup, la crainte de pluies diluviennes et même d’un cyclone méditerranéen devient d’actualité, ce qui veut dire que les Tunisiens doivent être sur leurs gardes pendant les prochains mois…

C’est que les données actuelles et disponibles incitent à tout prévoir et à s’attendre à de nouveaux cycles d’intempéries. Au cours de ces derniers mois de chaleur, la Méditerranée reste anormalement chaude. D’après ces mêmes spécialistes, la canicule marine en cette première moitié du mois de septembre touche pratiquement tout le bassin et son intensité augmente dans plusieurs zones.

Or, une mer chaude augmente le potentiel de pluies et fournit davantage d’humidité et d’énergie à l’atmosphère lorsqu’une configuration météorologique favorable se met en place. Elle ne permet pas, en plus, de prévoir un medicane car la température de la mer ne détermine ni la formation d’un tel système, ni sa date, ni sa trajectoire.

Là, il faut rappeler que la Tunisie a déjà connu des épisodes extrêmes sans medicane : en septembre 2018, le Cap Bon avait reçu plus de 200 mm de pluie en quelques heures dans plusieurs régions.

Le niveau des dégâts dépend aussi de la vulnérabilité locale : état des oueds, réseaux d’évacuation, ouvrages hydrauliques, urbanisation et préparation des secours peuvent faire une différence majeure, d’où la nécessité de mettre en place une infrastructure pratique et solide pour limiter au maximum les dégâts.

 

A présent, c’est la canicule marine qui fait peur

Le point de départ n’est pas une hypothèse mais une mesure. Des conditions de canicule marine ont affecté la Méditerranée occidentale et une partie de l’Atlantique nord-est durant tout l’été 2026, et les températures de surface anormalement élevées restaient largement répandues au 13 août 2026, avec des anomalies atteignant environ 6 °C au-dessus de la moyenne dans le golfe du Lion, au large du Sud de la France.

Le détail qui concerne directement la Tunisie se trouve dans les bulletins météo qui se sont succédé au mois d’août dans la région du bassin méditerranéen. La canicule marine affectant l’ensemble du bassin méditerranéen continuait de reculer en superficie mais s’intensifiait au sud de la Sicile, avec des catégories presque exclusivement «fortes», alors qu’elle avait pratiquement disparu à l’est à partir de la pointe sud de la Grèce et que les épisodes au large du Sud de la France et près de Gibraltar s’étaient presque effacés. Autrement dit, au moment où l’anomalie se résorbait ailleurs, elle se concentrait dans le canal de Sicile, c’est-à-dire aux portes des eaux tunisiennes.

Ce phénomène s’inscrit dans un contexte global. Les océans ont atteint le 22 août leur température quotidienne la plus élevée jamais enregistrée, à 21,1 °C. C’est  d’autant plus frappant qu’il survient à une période où les températures océaniques ne culminent normalement pas, le pic global intervenant habituellement en mars et avril, après l’été de l’hémisphère sud. La Méditerranée est l’une des régions du globe qui se réchauffent le plus vite, à un rythme supérieur d’environ 20% à la moyenne mondiale.

 

C’est la mer chaude qui «fabrique» une inondation

Le mécanisme est bien décrit. Une masse d’air froid en altitude se détache du flux d’ouest et s’isole. C’est ce que les Espagnols appellent une DANA, une dépression isolée en altitude, cousine de l’épisode méditerranéen.

Le contraste thermique entre cet air froid et une mer très chaude crée une instabilité verticale considérable ; un flux de basses couches, souvent de secteur est ou sud-est, canalise l’air marin gorgé d’humidité vers les côtes, et le relief force l’ascendance, de sorte que les cumulonimbus se régénèrent au même endroit pendant des heures, produisant des cumuls extrêmes sur des surfaces réduites. C’est cette quasi-stationnarité, davantage que l’intensité instantanée, qui transforme un orage en catastrophe hydrologique.

La chaleur de la mer intervient à deux endroits de cette chaîne : elle augmente la quantité de vapeur d’eau disponible et elle accroît le contraste thermique avec l’air froid d’altitude. Elle ne déclenche rien à elle seule.

 

Le medicane, cas extrême souvent mal compris

Le terme circule beaucoup depuis cet été. Selon ces mêmes experts à l’INM, le medicane, contraction de «Mediterranean hurricane», n’est pas un ouragan tropical classique, mais il peut évoluer vers un système très dangereux, avec un centre chaud, une structure organisée, des vents violents et des pluies orageuses intenses capables de provoquer des inondations rapides.

Parmi les systèmes méditerranéens les plus marquants de ces dernières années figurent Zorbas en 2018, Ianos en 2020 et la tempête Daniel en 2023, dont l’évolution en Méditerranée s’est accompagnée de précipitations extrêmes. Daniel, après avoir touché la Grèce, a atteint la Libye, où il a provoqué une catastrophe majeure après la rupture des barrages de Derna.

Toutefois, la Tunisie n’a pas besoin d’un medicane pour connaître une catastrophe hydrologique. L’épisode du 22 septembre 2018 au Cap Bon le montre parfaitement lorsque le niveau des précipitations a atteint 200 mm sur Nabeul et jusqu’à 225 mm en quelques heures à Beni Khalled, selon l’Institut national de la météorologie, qui a précisé qu’il s’agissait des plus importantes précipitations sur une période aussi courte depuis le début des statistiques, en septembre 1995.

Selon l’institut national de la météorologie (INM), il est impossible de confirmer scientifiquement aujourd’hui la formation d’un medicane durant l’automne 2026. En revanche, les conditions énergétiques nécessaires sont présentes, le déclenchement dépendant de l’évolution de l’atmosphère au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

Toutefois, trois indicateurs accessibles au public doivent être surveillés dans les semaines à venir : les bulletins de canicule marine du service Copernicus, qui indiquent où l’anomalie persiste et à quelle intensité, les alertes de l’INM, seules pertinentes à l’échelle de quelques jours et l’état d’avancement des travaux d’entretien des réseaux d’évacuation dans les gouvernorats côtiers.

Kamel ZAIEM

 

 

 

L’article Risques d’inondations : une menace nommée Medicane est apparu en premier sur Le Temps News.

Carburants, gaz, alimentation : le ministère du Commerce dément… avant même la rumeur

25. September 2026 um 08:48

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a démenti catégoriquement, jeudi soir, les informations faisant état d’une prétendue augmentation des prix des hydrocarbures, du gaz domestique et de plusieurs produits alimentaires de base.

Dans un communiqué, le ministère a notamment réfuté les rumeurs concernant le lait, le sucre, l’huile végétale subventionnée, la semoule et la farine. Il a précisé que les données et les chiffres circulant à ce sujet étaient dénués de tout fondement.

Le ministère a également affirmé qu’aucun communiqué officiel émanant de ses services ne faisait état des hausses annoncées sur les réseaux sociaux, ni des prix mentionnés dans les publications relayées.

Sur le plan social, le ministère a rappelé que l’État, à travers ses différentes structures, demeure attaché à ses choix visant à préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Il a souligné que la question d’une augmentation des prix des produits de base n’était absolument pas à l’ordre du jour.

Face à la circulation de ces informations, le ministère a appelé les citoyens à ne pas céder aux rumeurs et à se référer exclusivement aux canaux officiels, notamment sa page officielle et son site internet, pour obtenir des informations fiables sur l’évolution des prix.

L’article Carburants, gaz, alimentation : le ministère du Commerce dément… avant même la rumeur est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le comité de défense dénonce le transfert de Me Ayachi Hammami à Monastir

25. September 2026 um 00:15

Le comité de défense des dirigeants politiques détenus dans l’affaire dite de « complot » dénonce le transfert de l’avocat et activiste Ayachi Hammami de la prison de Mornaguia vers celle de Monastir.

Dans un communiqué publié ce jeudi 24 septembre 2026, la défense qualifie cette décision « d’acte de répression et d’éloignement abusif » en soulignant que ce transfert survient juste après la grève de la faim observée par Ayachi Hammami en solidarité avec Wael Nawar et les autres détenus de la Flottille Al-Soumoud, ajoutant que « cela laisse fortement penser qu’il s’agit d’une mesure punitive ».

Les avocats affirment par ailleurs tenir le Comité général des prisons et de la rééducation pour responsable de la sécurité et de l’intégrité physique de Me Ayachi Hammami et rappelle que l’incarcération n’enlève pas ses droits au détenu et qu’une grève de la faim pacifique ou un acte de solidarité ne constituent pas des infractions justifiant des sanctions extralégales.

Et d’ajouter que ce déplacement vers Monastir impose des contraintes physiques et financières supplémentaires à la famille de l’avocat lors des visites, exigeant de ce fait, son retour vers un établissement pénitentiaire proche du domicile familial.

Y. N.

L’article Le comité de défense dénonce le transfert de Me Ayachi Hammami à Monastir est apparu en premier sur Kapitalis.

❌