Avouons que c’est une claque esthétique et narrative ! Mais au-delà, Bakma pose une question fondamentale pour l’avenir du 7e art tunisien. Bakma agit comme un coup de défibrillateur sur un corps léthargique. En empoignant le cinéma de genre par le collet, Abdelhamid Bouchnak démontre que l’exigence artistique n’est pas l’ennemi du spectacle populaire. Le […]
Du 23 octobre au 22 novembre, la huitième édition de Jaou Tunis déploie une programmation internationale à travers la capitale. Entre création contemporaine, dialogue des cultures et réhabilitation du patrimoine, la manifestation franchit une nouvelle étape avec l’accueil, pour la première fois hors de Suisse, de la Biennale de l’image en mouvement de Genève. La […]
Le premier long métrage du réalisateur tunisien Aziz Shennawy, «To the Sun and Beyond» (Au-delà du Soleil), figure parmi les sept films sélectionnés dans la section «Horizons du cinéma arabe» de la 47e édition du Festival international du film du Caire (Ciff), prévue du 11 au 20 novembre en Égypte. Dévoilée dimanche lors d’une conférence […]
Tout aura été chamboulé dans le monde arabe durant ces 26 années, entre 1974 et 1995 : la crise du pétrole, les deux guerres du Golfe, le brasier au Liban, les relations très tendues entre la Tunisie et la Libye, l’invasion du Koweït, puis la guerre en Irak…
L’ambassadeur Mhammed Jnifen se retrouvera projeté au cœur de cette actualité brûlante. Nommé à la tête des ambassades de Tunisie à Bagdad, Beyrouth, Tripoli, Riad, Manama, Damas et le Caire, il en témoignera. Dans un récit passionnant Sous le titre de « L’ambassadeur Mhammed Jnifen, parcours, défis et positions », publié par l’Association tunisienne des anciens ambassadeurs et consuls généraux (ATAACG), en collaboration avec les Editions Leaders, il convoque tout un pan de notre histoire contemporaine. On plonge avec délectation dans une époque mouvementée, un monde arabe en effervescence et des tiraillements aux extrêmes.
Pour l’avoir côtoyé depuis longue date, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, saluera en préface de ce livre, « une déambulation intellectuelle et historique, marquée par un témoignage sincère et spontané, non sans audace, trempé dans un style très agréable. »
L’ouvrage a été élaboré à partir d’entretiens interactifs entre l’ambassadeur Jnifen et des membres de l’association qui n’ont pas manqué de l’interroger sur les coulisses de grands évènements survenus, d’éminentes personnalités rencontrées et des moments forts vécus. Les souvenirs personnels sont croisés avec des analyses pertinentes, le récit d’entretiens avec des chefs d’Etat arabes, notamment Kadhafi, s’ajoute aux rencontres avec Bourguiba. La sérénité diplomatique est souvent secouée par des déferlements bouleversants.
Un récit de vie attachant, et un témoignage précieux, instructif et inspirant.
L’ambassadeur Mhammed Jnifen, parcours, défis et positions
Par l’Association tunisienne des anciens ambassadeurs et consuls généraux (ATAACG)
Editions Leaders, 2026, 338 pages, 45 DT – En Librairie et sur www.leadersbooks.com.tn (livraison gratuite en Tunisie)
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Biographie de l’ambassadeur Mhammed Jnifen
Né à Ben Guerdane, en 1935 Titulaire d’une licence de la faculté de théologie et des sciences religieuses et d’un mastère de troisième cycle Diplômé de l’Institut de Défense nationale Principales fonctions diplomatiques 1974 – 1978 : Détachement au ministère des Affaires étrangères et affectation à Bagdad, avec rang de conseiller des Affaires étrangères, et fonction de chargé d’affaires 1980 – 1980 : Ambassadeur de Tunisie au Liban 1982 – 1985 : Haut représentant de la Tunisie auprès de la Jamahiriya arabe libyenne 1985 – 1989 : Directeur des affaires politiques pour le monde arabe, au ministère des Affaires étrangères 1989 – 1991 : Ambassadeur de Tunisie auprès du Royaume de l’Arabie saoudite, et ambassadeur non-résident auprès du Yémen du Sud 1991 -1992 : Ambassadeur auprès du Royaume du Bahreïn 1992 – 1993 : Ambassadeur auprès de la République arabe de Syrie 1993 -1995 : Ambassadeur auprès de la République arabe d’Egypte et délégué permanent de la Tunisie auprès de la Ligue des Etats arabes.
Sous le regard vigilant et engagé de Yassine Hamrouni, directeur de l’Alliance française de Djerba, Pierre Gassin expose sa collection intitulée « Résilience » jusqu’au 25 novembre.
Consacrées aux îles Kerkennah où réside Pierre Gassin, cette série de photographies est une plongée dans le quotidien de l’archipel et de la relation des Kerkenniens avec la mer.
Sublimées par le noir et blanc, les photos de Gassin témoignent également d’une esthétique maîtrisée et d’un art accompli.
L’ouverture de l’exposition aura lieu samedi 17 octobre dans les locaux de l’Alliance française de Djerba.
Dans la ville néerlandaise de La Haye, le Holland Gnawa Festival revient du 28 octobre au 7 novembre pour une huitième édition. Maâlems, musiciennes et formations aux sonorités électroniques y font dialoguer la tradition gnaoua marocaine et les musiques d’aujourd’hui.…
Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 prévoit deux mesures destinées à soutenir la filière de l’huile d’olive. D’une part, une ligne de financement de 100 millions de dinars au profit des petits agriculteurs et des coopératives agricoles, et d’autre part, la création d’un compte spécial du Trésor consacré au développement du secteur.
Prévue par l’article 37 du projet, la ligne de financement sera mobilisée sur les ressources du budget de l’État sur une période de 4 ans, du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2030. Elle servira à accorder des crédits saisonniers et d’investissement à des taux d’intérêt préférentiels aux petits agriculteurs et aux sociétés coopératives de services agricoles actives dans la filière oléicole.
La gestion de cette enveloppe sera confiée à la Banque nationale agricole (BNA), sur la base d’une convention avec le ministère des Finances. Celle-ci devra définir les conditions et les modalités d’accès à ces financements.
En complément de ce dispositif, l’article 38 prévoit la création d’un compte spécial du Trésor baptisé “compte de la filière de l’huile d’olive”. Celui-ci aura pour vocation de contribuer à la promotion et au développement de la filière. Sur ce, le ministre chargé de l’Agriculture sera habilité à ordonnancer les dépenses de ce compte, lesquelles auront un caractère évaluatif.
Ses ressources proviendront notamment de 10% du produit des droits appliqués à l’exportation de l’huile d’olive non conditionnée, de l’huile de grignons d’olive brute non conditionnée et de l’huile de grignons d’olive brute non conditionnée, conformément aux dispositions légales citées dans le projet. Le compte bénéficiera également du reliquat du compte de fonds de concours n° 15, intitulé “Compte de la filière oléicole”, ainsi que de dons et d’autres ressources qui pourraient lui être affectées conformément à la législation en vigueur.
Le texte prévoit, en outre, de ramener de 50% à 40% le taux mentionné au deuxième paragraphe de l’article 16 de la loi de finances pour 2024. Les conditions et les modalités d’intervention du nouveau compte seront fixées par arrêté réglementaire.
Du XIIIe arrondissement de Paris à l’île de Djerba, Mehdi Ben Cheikh fait de l’espace public un terrain d’expression artistique. Ce passeur de street art défend une création sans frontières. Portrait d’un incontournable de la scène urbaine.
En bref
Mehdi…
Par-delà l’exil, la folie, la mort et l’humour, Ahmed Zitouni laisse une œuvre singulière que ce volume posthume, ‘‘Je suis un écrivain !’’, édité en 2026 par AssoAZ, l’Association Ahmed Zitouni, fondée par Françoise Zitouni, l’épouse de l’auteur, et ses proches, à la suite du décès de ce dernier en juin 2024, à l’âge de 74 ans, rassemble, sous une forme hybride : archives, entretiens, textes autobiographiques, synopsis de ses livres publiés et révélation de plusieurs ouvrages inédits. Un ensemble qui ressemble autant à une rétrospective qu’à une dernière prise de parole.
Djamal Guettala
Comment classer ce livre ? La question n’est pas secondaire. Le livre refuse d’emblée les catégories habituelles. Ce n’est pas un roman, ni une biographie classique. C’est un testament littéraire. Après «Approches», qui occupent une large première partie et prennent parfois la forme d’un manifeste d’écrivain, viennent les archives : lettres, hommages et documents consacrés notamment à Mohammed Dib et Malek Alloula. Six entretiens réalisés entre 1983 et 2019 permettent ensuite de suivre les différentes étapes du parcours de Zitouni. Le dernier, intitulé «Donné pour mort, voilà l’aiguillon à l’origine de ma résurrection en Algérie », revient sur cette relation particulière entre disparition littéraire en France et retour dans le pays d’origine.
Le lecteur découvre ensuite les synopsis de ses ouvrages publiés, quatre textes présentés comme inédits ou posthumes et, dans les dernières pages, un appel à la création d’une association destinée à accompagner la mémoire et la diffusion de son œuvre.
Le livre ressemble ainsi à un écrivain qui aurait voulu laisser derrière lui non seulement ses textes, mais aussi les éléments nécessaires pour les relire.
Le rire comme arme littéraire
Ce qui frappe dans le parcours de Zitouni, c’est d’abord son rapport à l’humour. Les archives critiques réunies dans le volume montrent que cette dimension avait été très tôt repérée. Jérôme Garcin évoque dans L’Événement du Jeudi un «féroce éclat de rire». D’autres critiques insistent sur la caricature, la rage ou la violence comique de cette écriture.
Chez Zitouni, le rire n’est pourtant jamais décoratif. Il devient une manière de déplacer le regard sur l’exil, le racisme, la marginalité et la mort. L’écrivain refuse notamment de s’enfermer dans le rôle du représentant d’une «littérature immigrée» chargée de raconter la souffrance de l’étranger. La critique des Temps modernes citée dans le volume souligne déjà cette volonté de sortir du registre attendu de «l’immigratitude».
Zitouni transforme alors les situations les plus sombres en matière littéraire. Ses personnages peuvent être fous, morts, pendus, marginalisés. Dans ‘‘La Veuve et le Pendu’’, un écrivain se pend et sa veuve, au lieu de le décrocher, fouille ses papiers. Dans ‘‘Au début était le mort’’, un mort devient une star parce qu’il a tué son chien. Mais ces personnages parlent. Ils pensent. Ils se moquent du monde et souvent d’eux-mêmes.
Cette position explique la place particulière de la mort dans son œuvre. Le mort n’est pas toujours celui qui se tait. Chez Zitouni, il peut devenir celui qui raconte.
La singularité de Zitouni passe aussi par son travail sur les mots. «Bicot», «bicophobe», «mortocratie» : son vocabulaire ne cherche pas la neutralité. Il récupère les mots qui enferment pour les retourner. Dans ‘‘La Raison du plus fou’’, le terme «bicophobe» pousse jusqu’à l’absurde la logique du racisme intériorisé : celui qui est désigné comme «bicot» devient celui qui finit par redouter ou rejeter les autres «bicots». Le mot ne cherche pas seulement à provoquer. Il met en scène une violence qui finit par être retournée contre celui qui la subit.
La «mortocratie», autre néologisme associé à ‘‘Au début était le mort’’, prolonge cette entreprise. La mort devient alors un système, presque une administration, tandis que les médias peuvent transformer le cadavre en objet de récit et de consommation. Quant à «immigratitude», terme repris par la critique, il résume à lui seul le rapport conflictuel de Zitouni aux catégories identitaires.
L’écrivain ne refuse pas l’histoire de l’immigration ; il refuse qu’elle devienne une prison littéraire. Sa langue avance ainsi par collision : tragique et burlesque, Algérie et France, mémoire intime et histoire collective.
Trois œuvres permettent particulièrement de mesurer cette diversité. Avec ‘‘La Veuve et le Pendu’’, Zitouni place le suicide et la littérature au cœur d’un dispositif où la mort n’empêche pas le récit. Le projet, réécrit au fil des années, témoigne d’un rapport physique à l’écriture que l’auteur évoque lui-même dans les documents réunis ici.
‘‘La Raison du plus fou’’ déplace la question vers la folie et le politique. Des internés d’un établissement psychiatrique imaginent une organisation révolutionnaire. L’asile devient un poste d’observation de la société et de ses exclusions. La folie n’est plus seulement une maladie : elle permet de regarder autrement ceux qui se prétendent raisonnables.
Avec ‘‘Houria, le livre de la mémoire et de l’oubli’’, l’écrivain revient vers l’Algérie et vers une mémoire intime liée à la rupture de 1962. Un amour d’enfance perdu à Oran devient le point de départ d’une recherche qui traverse plusieurs décennies. Le passé individuel rejoint ici une histoire collective dont les blessures ne sont pas refermées.
Ces trois livres dessinent une même obsession : comment continuer à vivre avec ce qui a disparu ?
C’est peut-être dans ‘‘La Lettre à Ada’’ que cette question trouve sa réponse la plus dépouillée. Dans ces dernières pages, le personnage public de Zitouni — l’écrivain provocateur, ironique, parfois féroce — s’efface derrière le père. Une promesse faite à sa fille lorsqu’elle avait cinq ans devient le point de départ d’un projet d’écriture.
Séparés entre Paris et Aix-en-Provence, confrontés à la maladie et à la perspective de la mort, le père et la fille se retrouvent dans une parole qui doit être transmise. Le ‘‘Journal du vieil écrivain’’ prend alors une dimension particulière. À la manière de Shéhérazade, raconter permet de retarder la fin. Chaque récit devient une nuit supplémentaire, un délai accordé à la mémoire.
Ce passage donne une autre profondeur au reste du volume. La mort, omniprésente dans les romans, cesse d’être seulement un objet de provocation ou de fiction. Elle devient une réalité intime. Derrière le rire du pendu, il y a donc un homme qui veut encore transmettre.
Un écrivain difficile à enfermer
Réduire Ahmed Zitouni à la littérature de l’immigration serait passer à côté de l’essentiel. Son œuvre est nourrie par l’exil et par l’expérience algérienne, mais elle les transforme en une matière beaucoup plus vaste : la mort, la folie, la mémoire, l’amour, la maladie, le langage et la solitude.
Son personnage littéraire avance sur une ligne de crête. Il peut être grotesque et tragique dans la même scène, victime et provocateur, marginal et observateur du monde. C’est cette tension qui donne à son écriture sa singularité.
‘‘Je suis un écrivain !’’ vaut ainsi moins comme simple réhabilitation d’un auteur que comme invitation à relire une œuvre. Les archives, les entretiens, les synopsis et les textes inédits montrent un écrivain soucieux de sa propre trace, mais aussi conscient de la fragilité de cette trace.
Le titre prend alors une autre dimension. ‘‘Je suis un écrivain !’’ n’est pas seulement une affirmation. C’est une revendication adressée à ceux qui l’ont classé, caricaturé, oublié ou réduit à une catégorie.
Deux ans après la disparition d’Ahmed Zitouni, le volume prend aussi la forme d’un hommage. Édité par l’association qui porte son nom, il ne cherche pas seulement à saluer sa mémoire. Il rassemble ce qui peut permettre à son œuvre de continuer à circuler, à être lue et discutée. Les archives, les entretiens et les textes réunis ici constituent autant de passerelles entre l’écrivain disparu et les lecteurs qui ne l’ont pas encore découvert.
Au terme du livre, une question demeure : que deviendra cette œuvre après son auteur ? L’appel à accompagner sa mémoire et la diffusion de ses écrits apporte un début de réponse. Il ne suffit pas de constater qu’Ahmed Zitouni a écrit. Il reste désormais à lire, transmettre, rééditer et discuter cette littérature qui a choisi le rire pour affronter la mort et la fiction pour interroger la mémoire.
Ahmed Zitouni aura passé une partie de son œuvre à écrire depuis les marges. Ce volume posthume permet enfin de regarder cette œuvre dans son ensemble. Deux ans après sa mort, l’hommage prend ainsi une forme qui lui ressemble davantage : non pas refermer le livre sur un écrivain disparu, mais le rouvrir.
L’événement « Oasis Days » s’apprête à faire vibrer la région durant quatre jours d’effervescence culturelle, artistique et patrimoniale à Gabès.
Du 29 octobre au 1er novembre 2026, Gabès se transformera en une scène vivante et pluridisciplinaire où se croiseront arts visuels, expositions, représentations théâtrales, prestations musicales et créations contemporaines.
Cette véritable immersion festive prévoit aussi une place pour l’art culinaire pour que les visiteurs puisse redécouvrir les saveurs authentiques et le savoir-faire gastronomique de cette terre d’exception.
Par son riche programme Oasis Days invite à «découvrir, rencontrer, partager et célébrer l’oasis, sa richesse et sa diversité», affirment les organisateur.
Et de conclure avec l’expression populaire gabésienne « Temchich Ma Tjich ».
On peut compter sur le personnage pour toujours trouver le bon mot : « La poésie mystique, élixir de guérison » et pourquoi pas ? Quand Faouzi Skali, président du Festival de Fès de la culture soufie, choisit ce mot…
Une exposition rétrospective dédiée à feu Hammadi Ben Saâd se tient au Grafiflow depuis le 9 octobre et se poursuivra jusqu’au 1er novembre prochain. Intitulée « Remember me » (Souviens-toi de moi), elle retrace près d’un demi-siècle de création, de liberté esthétique et d’expérimentations. La Presse — Né en 1948, Hammadi Ben Saâd s’est éteint en 2025, […]
Le réalisateur prépare la deuxième saison, annoncée pour le Ramadan 2027 sur la Télévision nationale tunisienne. Cette suite devra prolonger l’univers d’une série qui a choisi de placer au centre de son récit un artiste confronté à la fragilité de sa condition, entre aspirations créatrices, contraintes matérielles et compromis moraux. La Presse — La série […]
Selon les données officielles, les femmes représentent près de 35 % de la population rurale en Tunisie et constituent plus de 75 % de la main-d’œuvre dans le secteur agricole. Les ouvrières agricoles perçoivent, toutefois, moins de la moitié du salaire moyen de leurs homologues masculins, tandis que seulement 12 % des femmes rurales bénéficient […]
Cette photo réalisée par un photographe français (Cliché Vaguer) dans les années soixante au cimetière musulman de Ferryville, actuelle Menzel Bourguiba, représente deux fillettes devant la tombe d’un martyr tombé lors de la guerre de Bizerte, en 1961.
Nous remercions notre collègue et collaborateur Abdellatif Ben Salem qui nous l’a envoyée. Il l’avait trouvée, il y a quelques années, chez un antiquaire parisien et l’avait achetée pour sa valeur historique.
Le martyr dont la tombe est sur la photo s’appelle Mokhtar Ben Amor Ayari, né le 6 novembre 1934 et décédé sous les balles des soldats français le 19 juillet 1961. Il avait 27 ans et avait répondu à l’appel du devoir, comme des centaines d’autres martyrs tunisiens de cette guerre qui aurait pu être évitée si les responsables tunisiens et français de l’époque avaient fait parler non pas leurs ressentiments mais leur raison.
Le directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire (DGSN-DGST), Abdellatif Hammouchi, et le président de la Fondation nationale des musées (FNM), Mehdi Qotbi, ont présidé, mercredi 14 octobre à Rabat, la cérémonie de signature d’une…
La période d’interdiction de la pêche au poulpe (Octopus vulgaris) en Tunisie a été prolongée jusqu’au 15 novembre 2026, sur décision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, émise le 14 octobre 2026. Cette décision repose sur les résultats du suivi scientifique annuel réalisé par l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), en coordination avec les autorités chargées du contrôle des activités de pêche. L’analyse des spécimens collectés indique que la majorité des poulpes présentent un poids inférieur à la taille marchande minimale légale, fixée à un kilogramme. La Commission consultative d’organisation de la pêche, réunie le 13 octobre 2026, a ainsi préconisé la prolongation de la période d’interdiction de la pêche au poulpe d’un mois supplémentaire. Cette prolongation d’un mois vise à accorder un temps de croissance biologique additionnel à l’espèce et à préserver les ressources halieutiques dans les eaux tunisiennes.
Du 16 au 24 octobre 2026, la médina de Tunis accueille la quatrième édition du Festival international de l’oud. Concours national réservé aux joueurs de 35 ans au plus, journée dédiée à l’oud tunisien et concert de clôture du Trio Joubran composent le programme.
C’est le Trio Joubran qui fermera le rideau. Le 24 octobre 2026, dans la salle de l’Opéra de la Cité de la culture, à Tunis, il donnera le concert de clôture du Festival international de l’oud. La manifestation, dont c’est la quatrième édition, est organisée par le Club culturel Tahar Haddad et se tient depuis le 16 octobre dans la médina de la capitale.
Trois rendez-vous structurent le programme. Le premier est un concours national d’oud, ouvert aux instrumentistes tunisiens âgés de 35 ans au plus. Des prix en numéraire sont prévus pour les participants. Le deuxième est une journée consacrée à l’oud tunisien, qui comprend un atelier sur les spécificités de cet instrument, animé par l’artiste Ziad Mehdi, ainsi qu’un spectacle réunissant plusieurs joueurs d’oud tunisiens.
Le festival ne se limite pas à la célébration d’un instrument. Il soulève aussi la question de la place de l’oud dans le paysage musical actuel et celle de sa transmission d’une génération à l’autre. Pour la clôture, les organisateurs ont retenu le Trio Joubran. Ses concerts sont rares dans les festivals tunisiens et se jouent à chaque fois à guichet fermé. Sa musique illustre un langage contemporain qui n’a pas rompu avec les racines de l’oud. Le trio a bâti son projet autour de l’instrument, en faisant dialoguer trois oud à partir de la composition, de l’interaction et de l’improvisation. Son parcours, qui assume pleinement ses racines palestiniennes, associe la musique à la poésie et la voix à la mémoire. Dans ce domaine, la Tunisie a d’ailleurs son mot à dire. Le pays a donné au monde deux luthistes incontournables, Ali Sriti et Anouar Brahem, dont les noms rappellent le poids de la scène tunisienne dans l’univers de l’oud.
Inauguré lundi 12 octobre sur Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, le Musée de la Culture Juive Marocaine ouvre ses portes au cœur du Mellah de Fès. Sur plus de 1.700 m², bijoux, objets rituels, costumes et manuscrits…
D’abord la pénombre. On ne voit rien. On entend seulement des pieds qui scandent. Puis des youyous s’élèvent. C’est la fête. Un mariage ? Peut-être… Puis la lumière : dix danseurs, de dos, tapent des pieds en rythme. Une cadence…