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Tunisie-FAO : première expérimentation d’une technologie pour réduire l’évaporation de l’eau

Von: farhat
13. Juli 2026 um 18:30

Dans le cadre du projet TEC-Eau, financé par la FAO et mis en œuvre en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, une étude pilote a été lancée sur le lac collinaire de Kamech afin d’évaluer l’efficacité d’un film monomoléculaire sécurisé et conforme destiné à réduire les pertes d’eau par évaporation.

Première expérimentation de ce type conduite en conditions réelles en Tunisie, cette initiative s’inscrit dans une démarche scientifique rigoureuse visant à identifier des technologies innovantes capables d’améliorer durablement l’offre en eau dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, la succession des sécheresses et une pression croissante sur les ressources hydriques, précise un communiqué de la FAO publié lundi.

L’étude, conduite avec l’appui scientifique du Centre de Recherches et des Technologies des Eaux (CERTE) et des institutions nationales partenaires, permettra d’évaluer les performances techniques, économiques et environnementales de cette technologie, tout en vérifiant son innocuité sur la qualité de l’eau, les écosystèmes aquatiques et la biodiversité.

« Il ne s’agit pas simplement d’introduire une nouvelle technologie, mais de l’évaluer de manière rigoureuse afin de déterminer sa pertinence et ses conditions d’application dans le contexte tunisien.  Cette approche illustre l’engagement de la FAO à accompagner la Tunisie avec des solutions fondées sur la science, l’innovation et la coopération technique », a déclaré Nabil Assaf, Coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord et Représentant en Tunisie.

Le lancement de cette étude réunit les principales institutions nationales concernées par la gestion de l’eau, la recherche scientifique, la santé, l’environnement et l’enseignement supérieur et la météo, illustrant une approche intégrée de la gouvernance des ressources hydriques.

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de l’Agriculture a rappelé que « chaque mètre cube d’eau économisé constitue une ressource supplémentaire pour notre agriculture, notre économie, notre environnement et les générations futures », soulignant que la réduction des pertes par évaporation constitue désormais une priorité nationale inscrite dans la stratégie tunisienne de l’eau.

Avec un taux de mobilisation des ressources hydriques dépassant 90 % et un réseau de 37 grands barrages, 234 barrages collinaires et 925 lacs collinaires, la Tunisie concentre désormais ses efforts sur l’amélioration de l’efficience de ces infrastructures.

Les pertes par évaporation représentent en effet un défi majeur dans les régions arides et semi-arides, où chaque volume d’eau préservé contribue directement à renforcer la résilience des territoires, la sécurité alimentaire et l’adaptation au changement climatique.

Selon la même source, les pertes journalières par évaporation sur les 37 barrages ont atteint le pic de 1.1 millions de mètre cube le 12 juillet. À travers le projet TEC-Eau, la FAO met à disposition son expertise pour identifier, adapter et valider des solutions innovantes répondant aux besoins spécifiques du pays.

Les résultats de cette expérimentation alimenteront les travaux du comité national sur la réduction de l’évaporation et contribueront à orienter les futures politiques publiques en matière de gestion intégrée des ressources en eau, au service d’une agriculture plus résiliente et d’un développement durable.

(D’après TAP)

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Festival international de Nabeul : le programme officiel de la 38e édition dévoilé

13. Juli 2026 um 18:04

Le Festival international de Nabeul a dévoilé le programme officiel de sa 38e édition, promettant une nouvelle saison culturelle placée sous le signe de la diversité musicale et du spectacle. L’annonce a été faite sur la page officielle Facebook du festival, qui a invité le public à découvrir une programmation composée de plusieurs figures majeures […]

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« Didon et Enée » ouvre le Festival international de musique symphonique d’El Jem : Le triomphe se poursuit

13. Juli 2026 um 18:00

Le Festival international de musique symphonique d’El Jem est de retour pour une 39e édition qui promet. La soirée inaugurale a été particulièrement dense, comprenant non pas un seul spectacle comme le mentionne l’affiche, mais plutôt deux. La Presse — C’est l’opéra baroque tunisien « Didon et Enée » qui a officiellement ouvert le bal. Il s’agit […]

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Une soirée de rythme et d’émotion avec Mortadha Ftiti au Festival International de Dougga

13. Juli 2026 um 16:01

Dans le cadre de la 50e édition du Festival International de Dougga, le théâtre antique a accueilli une soirée mémorable portée par une forte affluence. Le chanteur tunisien Mortadha Ftiti y a présenté un spectacle festif célébrant les dix années de son parcours artistique, marqué par une succession de succès. Sur la scène de ce […]

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Hammamet sous le charme : Dhafer Youssef signe un retour marquant

13. Juli 2026 um 13:51

Près de deux heures durant, le Théâtre de plein air de Hammamet n’a fait qu’un avec les notes du oudiste innovateur  tunisien. Le concert, donné le 12 juillet 2026, a permis à Dhafer Youssef de dévoiler en exclusivité les couleurs de « Shiraz », son dernier album.

Cette soirée revêtait une portée particulière : il s’agissait du premier retour de l’artiste sur la scène du Festival international de Hammamet depuis 2015, année où il y avait présenté « Birds Requiem ». Onze ans séparent donc ces deux rendez-vous, un délai qui illustre à quel point les apparitions de Dhafer Youssef sur les scènes tunisiennes demeurent rares : sa dernière prestation notable dans le pays, hors Hammamet, remonte au Festival international de Dougga, où il s’était produit en clôture d’édition, 2023.

Le titre de ce nouvel opus n’est pas anodin : il emprunte le prénom de son épouse, la réalisatrice Shiraz Fradi, tout en renvoyant également à la cité iranienne éponyme, dont le passé millénaire et la richesse patrimoniale continuent de fasciner. Ce double clin d’œil donne le ton d’un répertoire résolument plus intime, où l’artiste explore des textures sonores inattendues, loin des sentiers déjà tracés par ses précédents travaux.

Sur scène, Dhafer Youssef n’était pas seul à porter cette proposition musicale. Il s’était entouré d’un collectif de haut vol : Daniel Garcia Diego au piano, Mario Rom à la trompette, Swaéli Mbappé à la basse électrique, Tao Ehrlich à la batterie, ainsi que Nguyên Lê, en charge de la guitare électrique et du design sonore. Cette formation a permis de donner corps à des morceaux comme « Eyeblink and Eternity » (interprété en deux mouvements), « Rose Fragrance », « The Epistle of Love » (décliné en trois parties), « Zakir Bhai Eternal Longing » (en deux volets), sans oublier « Milestones » et « Shajan ».

Au-delà de la prouesse technique, la soirée du 12 juillet 2026 a dépassé le cadre du simple concert pour se muer en une véritable expérience mystique, un voyage musical à part entière, où la capacité de l’artiste à créer une communion quasi hypnotique avec son public a marqué les esprits. Naviguant entre jazz, blues, musique classique et inflexions orientales, sa musique agit comme un vecteur de dialogue entre les cultures, ouvrant un espace où se mêlent influences et sensibilités diverses. Le lieu, sa dimension naturelle et l’énergie du moment ont contribué à installer une atmosphère apaisée, presque méditative, chez les spectateurs.

Fidèle à une œuvre traversée par des thèmes universels (la vie, la paix, l’amour), Dhafer Youssef a une nouvelle fois démontré, à travers cette performance, sa maîtrise du oud et sa capacité à construire des compositions qui touchent autant qu’elles interrogent, sans jamais se laisser réduire à une simple grille de lecture.

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Festival International de Hammamet 2026 : « Shiraz » de Dhafer Youssef, une ode musicale à l’amour et à la paix

13. Juli 2026 um 11:27

Il y’a des parenthèses musicales qui se vivent, et celle orchestrée par Dhafer Youssef dans le cadre du festival International de Hammamet ne déroge pas à la règle. Le concert exclusif offert par le virtuose à son public de Hammamet, a hypnotisé le théâtre comble. Outre l’évidence que son répertoire reste un hymne à la […]

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La Tunisie renforce les contrôles sanitaires du cheptel

13. Juli 2026 um 10:33

La Direction générale des services vétérinaires relevant du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé les éleveurs à une application stricte des mesures de biosécurité dans les élevages, tout en soulignant la nécessité d’un soutien accru aux éleveurs, afin de garantir une réponse rapide à toute éventuelle urgence sanitaire.

Les mesures de contrôle vont ainsi être renforcées et le niveau d’alerte épidémiologique relevé à l’échelle nationale afin de préserver le cheptel du pays.

Selon un communiqué du ministère, cette décision s’inscrit dans le cadre d’un plan préventif visant à garantir la pérennité de la production animale et à assurer la sécurité alimentaire. Elle fait suite à une réunion tenue vendredi dernier avec les responsables des services vétérinaires des Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA), réunion axée sur le suivi de la situation sanitaire des élevages et sur l’impact du changement climatique sur le secteur.

Au cours de la réunion, les dernières actualisations concernant le plan sanitaire national et international ont été passées en revue, tout comme l’avancement de la campagne nationale de vaccination du cheptel pour 2026.

Les participants ont également discuté du lancement prochain d’enquêtes sérologiques visant à évaluer les niveaux d’immunité au sein du cheptel tunisien.

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De Dakhla à Central Park : une nuit marocaine au cœur de New York

13. Juli 2026 um 10:19
Le temps d’une soirée, Central Park parlera marocain. Le 15 juillet, le célèbre festival SummerStage accueillera pour la première fois le Maroc avec une programmation où dialogueront rock, gnaoua, musiques sahariennes et électro. Une première qui offre à la scène…

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Qui était Touria Chaoui, la première aviatrice du monde arabe ?

13. Juli 2026 um 09:19
Touria Chaoui, première aviatrice du monde arabe et pionnière de l’aviation marocaine, est devenue un symbole de l’émancipation des femmes au Maroc. À travers le témoignage exclusif de son frère Salah Eddine Chaoui, présent lors de son assassinat le 1er…

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Festival international de Sousse : Une 67ème édition portée par les grandes voix tunisiennes

13. Juli 2026 um 08:33

Le Festival international de Sousse fera son retour du 17 juillet au 15 août 2026 au théâtre de plein air Sidi Dhaher avec une programmation où la scène tunisienne occupe le devant de la scène. Pour cette 67e édition, les organisateurs misent sur les grandes figures de la chanson nationale, les créations musicales et le théâtre, tout en réservant une unique fenêtre internationale à l’Opéra national de Pékin.

Créé en 1958, le Festival international de Sousse figure parmi les plus anciennes manifestations culturelles estivales de Tunisie. Organisé avec le soutien du ministère des Affaires culturelles et de la municipalité de Sousse, il contribue chaque année à l’animation culturelle et touristique de la région du Sahel.

Les grandes voix tunisiennes en tête d’affiche

La programmation 2026 fait la part belle aux artistes tunisiens, avec plusieurs concerts très attendus. Lotfi Bouchnak se produira le 11 août, suivi le lendemain par l’Opéra national de Pékin, seul invité étranger de cette édition. Saber Rebaï clôturera les grandes soirées musicales le 13 août avec un concert qui devrait attirer un large public.

Le festival accueillera également Nabiha Karaouli, Zied Gharsa, Chaima Helali et Abir Nasraoui, ainsi que plusieurs spectacles consacrés au patrimoine musical tunisien, à l’image d’« El Khamira », « Angham Khaleda » ou encore « El Zarda Terjaa ».

L’ouverture, le 17 juillet, sera assurée par une création symphonique réunissant l’Orchestre symphonique de Sousse et l’association La Rachidia de Sousse autour du spectacle « Symphonie verte », tandis que la clôture reviendra, le 15 août, à la troupe Sombati de musique arabe de Sousse.

Une programmation mêlant musique et théâtre

Cette 67e édition proposera au total vingt rendez-vous artistiques, dont quatorze spectacles musicaux et six représentations théâtrales.

Les amateurs de théâtre pourront notamment découvrir « Ma Yadhaknish » de Yassine Salah, « Tounsi W Noss » de Nabil Ben Smesmia, « Baba Noël » de Mohamed Saber El Oueslati, « Bambino » de Bassam Hamraoui et « PSY » de Jaafar Guesmi.

La programmation accorde également une place importante aux créations originales et aux spectacles collectifs, notamment « Odyssée » de Rafik Gharbi avec l’Orchestre symphonique TUNEZ ou encore « Yalla Sousse Tghanni », réunissant plusieurs choristes sous la direction de Koutaïba Rahali.

L’Opéra national de Pékin, seule touche internationale

Contrairement à certaines éditions marquées par une présence étrangère plus importante, le festival accueillera cette année un seul spectacle international : celui de l’Opéra national de Pékin, programmé le 12 août.

Cette participation chinoise constitue l’unique ouverture internationale d’une édition largement consacrée à la promotion de la création artistique tunisienne, confirmant la volonté des organisateurs de mettre en valeur les talents nationaux.

Informations pratiques et programme

Toutes les représentations débuteront à 22h15 au théâtre de plein air Sidi Dhaher.

Les billets sont proposés à des tarifs compris entre 15 et 60 dinars pour les gradins et entre 25 et 70 dinars pour les places assises, selon les spectacles.

La billetterie est ouverte au théâtre de plein air Sidi Dhaher, au théâtre municipal de Sousse ainsi que dans plusieurs points de vente partenaires à Sousse et M’saken.

  • Vendredi 17 juillet : Musique (Symphonique) — Ouverture « Symphonie verte » avec l’Orchestre symphonique de Sousse et La Rachidia de Sousse
  • Dimanche 19 juillet : Théâtre — « Ma Yadhaknish » de Yassine Salah
  • Lundi 20 juillet : Musique (Chant tunisien) — « Jawhara » (Association Sousse Tghanni)
  • Mardi 21 juillet : Musique (Création) — Concert « Odyssée » de Rafik Gharbi, avec l’Orchestre symphonique TUNEZ, sous la direction de Fadi Ben Othman
  • Lundi 27 juillet : Musique (Patrimoine) — « El Khamira » (dir. Mourad Bacha)
  • Mercredi 29 juillet : Musique (Variété) — Concert de Nabiha Karaouli
  • Jeudi 30 juillet : Musique (Classique arabe) — « Angham Khaleda » sous la direction d’Ahmed Cherfi
  • Vendredi 31 juillet : Théâtre — « Tounsi W Noss » de Nabil Ben Smesmia
  • Dimanche 2 août : Musique (Tarab) — Concert de Zied Gharsa
  • Mardi 4 août : Théâtre — « Baba Noël » de Mohamed Saber El Oueslati
  • Mercredi 5 août : Musique (Variété) — Concert de Chaima Helali
  • Jeudi 6 août : Musique (Folklorique) — « El Zarda Terjaa » sous la direction d’Abdelkrim El Basti et Khaled Senoussi
  • Vendredi 7 août : Musique (Chant arabe) — Concert de Abir NasraouiSamedi 08 août : Musique (Choral) — « Yalla Sousse Tghanni » sous la direction de Koutaïba Rahali
  • Lundi 10 août : Théâtre — « Bambino » de Bassam Hamraoui
  • Mardi 11 août : Musique (Tarab / Tête d’affiche) — Concert de Lotfi Bouchnak
  • Mercredi 12 août : Musique (Spectacle International) — Opéra national de Pékin (Chine)
  • Jeudi 13 août : Musique (Variété arabe / Tête d’affiche) — Concert de Saber Rebaï
  • Vendredi 14 août : Théâtre — « PSY » de Jaafar Guesmi
  • Samedi 15 août : Musique (Classique arabe) — Spectacle de clôture avec la Troupe Sombati de musique arabe de Sousse

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Souveraineté alimentaire : pourquoi la Tunisie doit réinvestir d’urgence dans ses petits éleveurs

12. Juli 2026 um 18:52

Neuf fois plus chère en 16 ans, la brebis incarne une crise de l’élevage au cœur de la souveraineté alimentaire. Wafa Kharfia, coordinatrice du Groupe pour la souveraineté alimentaire, et Faouzi Zayani, expert en politiques agricoles, dissèquent l’effondrement du modèle tunisien.

Derrière la flambée des prix du mouton et le recul de la production de viande rouge se joue la capacité de la Tunisie à nourrir elle-même sa population. Une crise du cheptel qui, selon les spécialistes du secteur, révèle l’érosion progressive de la souveraineté alimentaire du pays. Selon les données publiées le 7 juillet par l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), le prix moyen d’une brebis a augmenté d’environ 800 % entre 2010 et le premier semestre 2026, tandis que la production nationale de viande rouge diminuait d’environ 10 %.

Une équation que les spécialistes du secteur ne considèrent plus comme une simple anecdote conjoncturelle. L’envolée des prix en Tunisie dépasse la simple inflation pour révéler une crise structurelle du système agricole, comme le souligne Wafa Kharfia, coordinatrice du Groupe de travail pour la souveraineté alimentaire. La souveraineté alimentaire repose sur la maîtrise d’un État sur ses ressources fondamentales — terre, eau, semences, alimentation animale — afin de réduire sa dépendance extérieure et garantir une production durable, une maîtrise dont l’élevage tunisien s’éloigne continuellement.

Sécheresse, spéculation et faillites : l’étau se resserre sur les éleveurs

Cette dégradation découle des choix politiques des dernières décennies ayant favorisé l’ouverture commerciale et les cultures d’exportation au détriment de l’autonomie. Le pays dépend lourdement des importations de céréales et de matières premières comme le maïs et le soja pour l’alimentation animale, exposant l’élevage aux fluctuations mondiales et aux variations du dinar. Ce problème se traduit par un déficit chronique de 40 % de la balance fourragère, tirant les coûts de production et les prix de vente vers le haut.

Le dérèglement climatique accentue cette fragilité : sécheresses, baisse des précipitations, hausse des températures et épuisement des nappes phréatiques dégradent les parcours pastoraux. Des milliers d’hectares de terres pastorales ont disparu sous la pression conjointe de la désertification, de l’urbanisation et de la reconversion des sols. L’éleveur, contraint de remplacer les pâturages naturels par des aliments composés coûteux, voit la rentabilité de son activité s’effondrer. Cette situation frappe de plein fouet les petits agriculteurs et éleveurs, qui constituent 90 % du secteur.

Confrontés au renchérissement des aliments pour animaux, des soins vétérinaires, de l’énergie et du transport, ils voient régulièrement leurs charges dépasser leurs revenus. Pour survivre, beaucoup réduisent leur cheptel, vendent leurs femelles reproductrices ou cessent leur activité, générant le paradoxe d’une production en baisse malgré des prix en forte hausse. Or, la disparition de ces exploitants menace directement la capacité productive nationale.

Dans ce contexte, la brebis reproductrice représente un maillon stratégique sous-estimé, indispensable au renouvellement du troupeau. Préserver le cheptel implique de soutenir en priorité ces brebis en renforçant et en leur étendant les aides sur les aliments pour bétail, afin d’éviter les ventes forcées. Enfin, la crise met en lumière une défaillance dans la gouvernance du marché des aliments pour animaux. L’affaiblissement du rôle régulateur de l’État a laissé le champ libre à un oligopole restreint qui maîtrise l’importation des matières premières et la fabrication des aliments composés. En l’absence de mécanismes de protection efficaces, les hausses des cours internationaux sont directement répercutées sur les producteurs locaux.

Navigation à vue et urgence hydrique : le modèle agricole au bord du naufrage

Faouzi Zayani, expert et ancien éleveur, apporte une lecture critique des données publiées par l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP). Tout en reconnaissant l’exactitude des chiffres avancés, il leur dénie toute rigueur scientifique, estimant que la mise en perspective avec les prix de 2010 pour mettre en avant une hausse de 800 % relève d’une logique sensationnaliste qui ne reflète pas les dynamiques réelles du secteur. Pour étayer son propos, il rappelle qu’il y a seulement trois ans, une brebis de qualité se négociait entre 600 et 700 dinars, alors que son prix atteint aujourd’hui environ 2 000 dinars. À ses yeux, le recul significatif du cheptel ne s’est véritablement amorcé qu’entre 2020 et 2022, quand la sécheresse a forcé les producteurs à vendre leurs bêtes à perte. Loin d’une fatalité conjoncturelle, cette situation trouve sa source dans des années de carence du ministère de l’Agriculture et des autorités de tutelle, dont l’inaction a directement aggravé la vulnérabilité des éleveurs.

Il ne manque pas, pour autant, d’élargir la perspective : alors que la sécurité alimentaire repose sur un équilibre maîtrisé entre autosuffisance locale et importations mesurées, la Tunisie avance sans vision claire ni rationnelle.

Ce manque de stratégie frappe de plein fouet la filière céréalière, structurellement déficitaire, ainsi que les secteurs de la viande rouge et du lait, accentuant la dépendance aux marchés extérieurs sur fond de stress hydrique aigu qui menace l’ensemble de l’appareil productif. Face aux contraintes climatiques, les agriculteurs se retrouvent isolés. Refonder le secteur exige d’abord une augmentation des investissements publics, le budget alloué étant très inférieur au poids économique de l’agriculture, qui génère entre 7 % et 10 % du PIB.

Cette revalorisation doit s’accompagner d’une réforme du crédit agricole pour lever l’obstacle des taux d’intérêt élevés en proposant des financements adaptés et souples. Parallèlement, la recherche scientifique doit piloter le développement de semences locales résilientes et la mise à jour de la cartographie agricole. Cette dernière doit s’adapter aux évolutions thermiques et pluviométriques régionales, en donnant la priorité aux cultures stratégiques telles que les céréales, l’élevage et le maraîchage, au détriment des cultures d’exportation trop gourmandes en eau.

L’eau et la souveraineté : les piliers d’un choc de refondation national

La gouvernance de l’eau constitue le préalable indispensable à toute souveraineté. Elle implique la valorisation des eaux saumâtres abondantes dans le Centre et le Sud, la réutilisation des eaux usées traitées pouvant couvrir un quart des besoins d’irrigation, et le recours au dessalement de l’eau de mer uniquement en dernier ressort. L’entretien rigoureux des barrages, la rénovation des réseaux d’irrigation et l’intégration de l’intelligence artificielle apparaissent essentiels pour optimiser cette ressource vitale et maintenir le tissu rural.

La dépendance alimentaire fragilise les finances publiques, aggrave l’endettement et place le pays dans une situation de subordination, particulièrement risquée dans un contexte international instable marqué par des tensions géopolitiques autour des ressources. Pour s’en affranchir, la Tunisie doit coupler la gestion de l’eau aux énergies renouvelables et repenser son système de subventions. S’inspirant du modèle européen, l’État gagnerait à soutenir massivement le producteur lorsqu’il produit, et davantage encore lorsqu’il s’engage dans des pratiques respectueuses de l’environnement.

 

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Dougga | Un festival, un territoire, des frustrations…

12. Juli 2026 um 11:07

​Chaque été, les regards se tournent vers le théâtre romain de Dougga. La pierre antique retrouve une voix. Pourtant, lors de l’ouverture de cette 50ᵉ édition, le vendredi 10 juillet 2026, en présence du Président de l’Assemblée des représentants du peuple, une fracture était plus visible que le spectacle lui-même, animé par la talentueuse chanteuse Shayma Helali, qui a fait de son mieux pour instiller de la joie dans les cœurs. On demande à la jeunesse de Béja de porter l’héritage de ses ancêtres, mais on ne lui donne pas les clés du présent. Et encore moins ceux de l’avenir.

Manel Albouchi

​Derrière les discours officiels, la fragilité financière du festival est criante. Un simple retard budgétaire ? Un détail technique ? Non. C’est un symptôme. Ce qui se joue ici dépasse la simple organisation d’un événement ; c’est notre modèle de développement régional qui est en question.

Pendant des décennies, Béja a été réduite à une fonction utilitaire : celle d’un «grenier» que l’on exploite, mais que l’on oublie de nourrir en imaginaire, en projets et en confiance.

​Le capital psychologique : une infrastructure immatérielle

​La psychologie est formelle : un territoire ne se développe pas uniquement avec des ressources naturelles. Il se développe parce que ses habitants croient en lui. Parce qu’ils se sentent vus, reconnus, acteurs d’un futur possible.

​C’est ce que j’appelle le capital psychologique territorial. Il s’agit de l’ensemble des ressources invisibles : la confiance collective, l’espoir, la capacité à coopérer… qui permettent à une région de transformer ses richesses en développement durable. Ces ressources sont aussi stratégiques que les routes ou les infrastructures.

D’ailleurs, entre nous, à quoi servent les routes si personne n’a envie de se rendre là où elles mènent ?

​Le constat est là : notre jeunesse déserte. Si la programmation semble parfois déconnectée, c’est qu’elle ne lui parle pas. Elle ne l’inclut pas. On demande à la jeunesse de Béja de porter l’héritage de ses ancêtres, mais on ne lui donne pas les clés du présent.

​Nous vivons une économie de l’inégalité territoriale. D’un côté, des pôles privilégiés qui concentrent les budgets ; de l’autre, des régions déshéritées auxquelles on demande de la patience, en attendant que les miettes de la croissance finissent par arriver. Quand le projet d’un territoire s’écrit sans ses jeunes, le désengagement n’est pas une passivité, c’est une réponse logique.

​Une fonction sociale, de l’Antiquité à aujourd’hui

​L’histoire nous donne des leçons oubliées. Des théâtres romains aux zerdas traditionnelles, ces lieux n’étaient pas que des spectacles ; c’étaient des moteurs sociaux, des espaces où le commerce, l’idée et la régulation sociale circulaient.

​Aujourd’hui, les festivals occupent ce même vide. Leur langage est artistique, certes, mais leur fonction est profondément sociale. Lorsqu’un territoire voit ses grands rendez-vous s’étioler, il ne perd pas seulement des spectacles. Il fragilise sa confiance collective. Il encourage, silencieusement, ses talents à partir.

​La culture n’est pas une dépense accessoire. C’est une infrastructure immatérielle. Elle produit de la confiance, renforce l’identité et stimule l’économie locale.

​Béja possède tout : les terres, l’histoire, les compétences. Ce qu’il manque, c’est cette ambition commune capable d’articuler ces richesses. Le Festival international de Dougga ne devrait pas être qu’une parenthèse estivale ; il pourrait être un moteur permanent de développement, un espace d’attractivité pour les artistes, les artisans et les entrepreneurs.

​La question est donc pour nous tous, mais surtout pour nos instances gouvernementales : «Comment passons-nous de la survie à la vision ?»

​La véritable richesse d’un territoire ne réside pas dans ce qu’il produit. Elle réside dans ce que ses habitants pensent être capables de construire ensemble. C’est dans cette étincelle de confiance, dans ce passage de l’exécution à la contribution, que commence le vrai développement.

​La transition ne consiste pas à maintenir une survie budgétaire, elle consiste à transformer la relation psychique que la région entretient avec son propre avenir.

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Le poème du dimanche | ‘‘L’écho du silence’’ de Hichem Gaiesse

12. Juli 2026 um 07:21

Longtemps installé comme médecin généraliste à Hammamet, le premier recueil de poèmes de Hichem Gaiesse s’intitule ‘‘Soliloques de l’épi’’ est paru à compte d’auteur en 2021.

Né en 1957 à Grombalia, Gaiesse a fait des études secondaires à Tunis et supérieures à la Faculté de médecine de Sousse.

J’ai l’âme qui bave

Au rythme des stances

Autant qu’une épave

Qui mousse aux sabords

S’infuse en langage

La chair de mes mots

Qui n’ont que le sens

De leurs métaphores

Et bout de sa lave

Aussi ma pensée

Ruant de l’enclos

Vers d’autres athanors

Patient et muet

Au cœur des naufrages

L’écho du silence

Est mon parolier.

Extrait de ‘‘Soliloques de l’épi, la Tunisie m’a dit’’, 2021.

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Le Festival de malouf de Testour aura-t-il lieu ?

11. Juli 2026 um 10:20

Selon les organisateurs du festival international de malouf de Testour, des hypothèques pèsent sur la soixantième édition de cette manifestation.

Ces écueils sont si importants que l’édition qui devrait se dérouler du 15 au 25 juillet pourrait être purement et simplement annulée.

Ce serait dommage pour les mélomanes amateurs de malouf et pour les artistes programmés pour cette édition et nous espérons qu’une solution sera trouvée.

Les problèmes auxquels fait face le festival sont essentiellement financiers et relatifs aux relations du comité organisateur avec le ministère des Affaires culturelles.

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Prix Diane Potier-Boès : la Tunisienne Manel Belhadj Ali sacrée

11. Juli 2026 um 09:13

En juin 2026, l’Académie française a décerné son prestigieux prix d’histoire Diane Potier-Boès à la docteure en littérature comparée (Sorbonne-Paris IV), Manel Belhadj Ali, pour son ouvrage Le romantisme français et la renaissance arabe. Héritages croisés (UGA Éditions). Retour sur un parcours et une œuvre remarquables.

Récompensant les ouvrages dédiés aux relations franco-égyptiennes et à l’histoire méditerranéenne, ce prix salue une enquête sur un jeu de miroirs transméditerranéen méconnu. Dans son ouvrage préfacé par l’historienne Anne Laure Dupont, Manel Belhadj Ali y dévoile des destins surprenants : un roman culte arabe né de l’adaptation d’un texte français de 1832, un poème de Lamartine « Le Lac » (1820) qui fait écho à la poésie arabe classique, en raison de la brillante traduction qu’en fit, entre autres, le poète égyptien Ibrahim Nâji, ou encore Hernani (1830), une pièce de Victor Hugo transposée à la cour des émirs Omeyyades de Cordoue. L’autrice démontre ainsi que les traducteurs égyptiens et syro-libanais de la Nahda (Renaissance arabe, XIXe-XXe siècle) n’ont pas seulement reçu le romantisme français : ils l’ont réinventé. Une façon de porter un regard sur l’Occident depuis le monde arabe. C’est l’« occidentalisme » (Istighrāb).

Pour Manel Belhadj Ali, ce prix est la reconnaissance précieuse d’un travail dédié au dialogue interculturel. C’est aussi une immense fierté : celle d’honorer la Tunisie au sein de l’Académie française, avec l’espoir d’inspirer d’autres chercheurs tunisiens à publier et à faire rayonner leurs travaux à l’international.

Ni domination ni imitation

De cette enquête émerge une thèse centrale : celle d’un dialogue d’égal à égal, fondement même d’une souveraineté culturelle aux antipodes du repli protectionniste. Pour Manel Belhadj Ali, l’Orient et l’Occident ne se font pas face : ils se traversent.

Cette recherche est née du refus d’opposer deux mondes que l’on croit étrangers, alors qu’ils partagent une histoire profonde. Loin de voir le romantisme français comme une curiosité exotique, les traducteurs de la Nahda y ont trouvé une résonance intime. En adaptant et en arabisant ces œuvres, ils ont posé un regard souverain sur l’Occident, transformant l’exercice de la traduction en un acte créateur à part entière.

Un roman français devenu authentiquement arabe

L’exemple le plus saisissant de cette appropriation est le roman Majdoulîne. Ce texte est en réalité l’adaptation d’un roman français du XIXe siècle, Sous les tilleuls (1832) d’Alphonse Karr. Le paradoxe est d’autant plus vertigineux que son adaptateur ne parlait pas un mot de français : il s’appuyait sur les récits d’un ami, Mohammed Fouad Kamel, avant de les réécrire à sa manière. De ce processus est née une œuvre si profondément imprégnée de culture locale que des générations de lecteurs arabes en ont oublié l’origine française.

Ce succès phénoménal a mené à une adaptation cinématographique par Mohammed Karim, mettant en vedette Mohammed Abdel Wahab. À l’écran, le village allemand de Wolfach cède ainsi la place au quartier cairote de Maadi, un déplacement géographique qui illustre parfaitement ce magistral processus d’assimilation culturelle.

Hernani devient Hamdan

Le théâtre pousse plus loin encore la transformation du texte occidental, avec Hernani de Victor Hugo. Deux voies s’y sont dessinées : celle, plus littérale, du traducteur Khalil Mutrân, et celle, résolument libre, de Najîb al-Haddad, qui déplace l’intrigue de la cour des rois de Castille à l’époque d’Abd al-Rahmân, Hernani devenant Hamdan. La pièce, jouée notamment par la troupe de Cheikh Salâma Hijâzi et celle de Sulaymân Qardâhî, y compris en Tunisie au début du XXe siècle, illustre, pour Manel Belhadj Ali, l’ampleur des transformations que la scène arabe a fait subir au texte hugolien : l’Espagne médiévale de Hugo cède la place à un Orient qui se réapproprie pleinement le récit.

Un Lamartine devenu arabe

L’influence n’a pas circulé à sens unique, et c’est là le point le plus spectaculaire de l’enquête. Dans un chapitre intitulé « À la recherche des origines arabes de Lamartine », l’autrice analyse un article d’Ahmed Hassan al-Zayyat paru en 1935, « Lamartine est-il arabe ? ». Ce texte suggère une dette littéraire du poète français envers l’Orient, une quête d’appropriation que l’on retrouve d’ailleurs dans les débats sur les supposées origines arabes de Shakespeare.

Pour Manel Belhadj Ali, le choix des romantiques français ne doit rien au hasard : leur sensibilité faisait écho à celle de la Nahda, à l’instar de la poétique des ruines qui traverse « Le Lac ». Les traducteurs n’y voyaient pas un texte étranger, mais une véritable œuvre miroir. Pour son étude de la poésie, l’autrice s’appuie sur trois traductions de ce poème emblématique : celles d’Ibrahim Naji, d’Ali Mahmoud Taha et d’Ahmed Hassan al-Zayyat, qui recourent aux mètres lyriques que sont le kâmil, le khafîf ou le ramal pour en préserver la musicalité.

Un héritage qui circulait déjà dans les deux sens

Pour ancrer ce dialogue, l’ouvrage rappelle d’abord un lien historique déjà étudié et connu des spécialistes : celui qui unit le romantisme médiéval français et la poésie hispano-mauresque. Cette filiation directe avec la poésie arabe précède ainsi de plusieurs siècles la Nahda, tandis que l’influence de la littérature mondiale, la Weltliteratur (notamment allemande), vient compléter ce tableau côté occidental.

Du côté arabe, la chercheuse met en lumière deux jalons majeurs, qui ont constitué le cœur de son projet postdoctoral mené au CNRS. D’une part, l’émergence de la presse dès 1828, portée par Rifa’a al-Tahtâwî, bien que l’autrice nuance son rôle de pionnier exclusif en rappelant l’activité de traducteurs installés à Damiette. D’autre part, le paysage périodique connaît une expansion spectaculaire au tournant du XXe siècle : le nombre de revues généralistes passe de 120 à 730. Manel Belhadj Ali s’attarde particulièrement sur le dynamisme des revues féminines : près de trente magazines voient le jour entre 1892 et l’entre-deux-guerres. Encore largement méconnus, ces corpus constituent l’une des contributions les plus originales de ses recherches.

 

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Agriculture : déjà 9 millions de quintaux collectés

10. Juli 2026 um 20:49
Les quantités de céréales collectées au niveau national ont atteint environ 9,1 millions de quintaux au 7 juillet 2026, indique l’Office des céréales de Tunisie. Ce volume est réparti entre 8,6 millions de quintaux de céréales de consommation, représentant 95 % du total collecté, et 493 000 quintaux de semences sélectionnées brutes (5 %), collectés auprès des entreprises de production de semences.

D’après l’office, 2 millions de quintaux ont été collectés à Béja (21,9 %), 1,3 million de quintaux au Kef (13,8 %), 1,23 million de quintaux à Bizerte (13,4 %), 1,21 million de quintaux à Siliana  (13,3 %) et 966 000 quintaux à Jendouba  (10,6 %).

Par ailleurs, 643 000 quintaux ont été collectés à Kairouan (7 %), 605 000 quintaux à Zaghouan (6,6 %), 560 000 quintaux à la Manouba  (6,1 %), 220 000 quintaux à Nabeul (2,4 %), 123 000 quintaux à l’Ariana (1,4 %), 115 000 quintaux à Kasserine  (1,3 %), 107 000 quintaux à Gafsa (1,2 %), 98 000 quintaux à Sidi Bouzid (1,1 %), 3 000 quintaux à Sousse (0,03 %) et  59 quintaux à Mahdia.

L’office a fait savoir que des comités techniques régionaux procèdent à la sélection de quantités d’orge de la récolte 2026 pour constituer un stock de réserve d’orge contrôlée destinée aux semences.

Par ailleurs, des visites régulières dans les centres de collecte et les laboratoires de calibrage sont effectuées par les équipes de contrôle de l’Office des Céréales pour suivre les conditions de travail, le rythme d’évacuation et l’état d’avancement du paiement des agriculteurs.

Les quantités de céréales évacuées au 7 juillet 2026, que ce soit par transfert vers les unités de l’Office des Céréales ou par vente aux minoteries, ont atteint environ 3,4 millions de quintaux.

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Agriculture : un vaste programme de curage des oueds sur 255 km

Von: tmps
10. Juli 2026 um 17:10

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche prévoit d’engager prochainement des travaux de curage et de nettoyage des oueds sur un linéaire de 255 kilomètres.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de prévention des inondations en Tunisie. Elle vise à atténuer les effets des changements climatiques, à lutter contre l’érosion des sols et à protéger les terres agricoles. La finalité est de contribuer à la préservation des ressources naturelles et au renforcement de la sécurité alimentaire en Tunisie.

En 2024, 53 kilomètres d’oueds dans les gouvernorats de Béja, Bizerte, Ben Arous, Zaghouan et Sousse, ont été nettoyés.

En 2025, le programme de nettoyage a été élargi à d’autres gouvernorats, notamment Mahdia, Médenine, l’Ariana, Kairouan, Tozeur et Nabeul.

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Céréales : un taux d’avancement de 92 % pour la campagne de moisson à Ben Arous

Von: tmps
10. Juli 2026 um 12:50

La campagne de moisson et de collecte des céréales dans le gouvernorat de Ben Arous a atteint un taux d’avancement de 92%, selon les dernières estimations établies par les services techniques du commissariat régional au développement agricole (CRDA).

Ces données résultent des dernières opérations de suivi menées sur le terrain, a indiqué à l’Agence TAP le chargé de la gestion du CRDA, Ezzeddine Grioui.

La commission technique chargée du suivi de la campagne poursuit le contrôle de l’état d’avancement de la récolte dans les zones de production, ainsi que des dispositifs mis en place pour assurer le bon déroulement des opérations de collecte, de transport, de sécurisation et de stockage de la récolte.

Selon les dernières données techniques, 8 975 hectares ont été moissonnés sur les 9 755 hectares prévus, permettant la collecte de 96 030 quintaux de céréales.

Les quantités collectées au centre de collecte de Jebel Oust, dans le gouvernorat de Zaghouan, se répartissent entre 49 888 quintaux de blé dur, issus de la récolte de 3 900 ha sur une superficie emblavée de 4 400 ha (89%), et 13 999 quintaux de blé tendre, après la moisson de 1 000 ha sur 1 130 ha (88%).

S’agissant de l’orge, 4 000 ha ont été récoltés sur les 4 150 ha cultivés, permettant la collecte de 30 195 quintaux, soit un taux d’avancement de 96%. Quant au triticale, la totalité des 75 ha emblavés a été moissonnée, pour une production de 2 348,5 quintaux.

Les services techniques estiment la récolte céréalière de la saison en cours à près de 300 mille quintaux, avec un rendement moyen de 30 quintaux à l’hectare, en hausse de 21% par rapport à la campagne précédente.

La production fourragère est, pour sa part, estimée à 41 215 tonnes, soit une progression de 7,5 % par rapport à la saison écoulée.

Les superficies consacrées aux grandes cultures couvrent 9 927 ha de céréales, 5 695 ha de fourrages, 333 ha de légumineuses sèches et 272 ha de cultures industrielles.

La majorité des agriculteurs de Ben Arous acheminent leurs récoltes vers le centre de collecte de Jebel Oust, dans le gouvernorat de Zaghouan, en raison de sa proximité avec les principales zones céréalières situées dans le triangle M’hamdia-Khelidia-Mornag.

(D’après Tap)

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