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Et si BYD faisait plus que vendre des voitures en Tunisie ?

08. September 2026 um 10:05

Le constructeur automobile chinois BYD s’intéresse désormais à de potentielles opportunités d’investissement en Tunisie. Selon un communiqué publié mardi 8 septembre 2026 par l’ambassade de Tunisie à Pékin, le groupe a exprimé son intérêt pour l’exploration de possibilités de création de sociétés et de développement d’activités dans le pays, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle présence industrielle plus importante que sa seule activité commerciale.

L’intérêt de BYD a été évoqué lors d’une rencontre entre l’ambassadeur de Tunisie en Chine, Adel Larbi, et Ivan Cao, directeur régional de BYD pour le Moyen-Orient et l’Afrique, en présence de Béchir Hani, ministre plénipotentiaire chargé de la coopération économique et commerciale. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de développement du constructeur chinois en Tunisie et sur les possibilités de coopération dans plusieurs secteurs liés à la mobilité électrique.

BYD examine les opportunités industrielles et technologiques

La partie tunisienne a présenté à BYD les avantages du pays pour les investisseurs étrangers, notamment sa position géographique à proximité des marchés européens, africains et arabes. La Tunisie dispose également d’une industrie automobile déjà intégrée dans les chaînes de valeur internationales, avec un tissu d’entreprises spécialisées dans la fabrication de composants et une main-d’œuvre disposant d’une expérience dans le secteur.

Les échanges ont également porté sur les possibilités de production automobile et sur le développement d’infrastructures électriques pouvant accompagner l’essor des véhicules électriques et hybrides. Pour la Tunisie, l’arrivée éventuelle d’un acteur mondial comme BYD pourrait ainsi dépasser le cadre de la commercialisation de véhicules et contribuer au développement d’une filière liée à la mobilité électrique, aux équipements et aux nouvelles technologies énergétiques.

Lire aussi : Bornes électriques sur nos autoroutes : Ce que prépare la Tunisie pour 2030 et 2035

La dimension technologique figure également parmi les axes évoqués lors de la rencontre. Les discussions ont porté sur la coopération dans les domaines de l’électricité et des énergies alternatives, deux secteurs stratégiques pour BYD, dont les activités couvrent notamment les véhicules électriques, les batteries et différentes solutions liées à l’énergie.

Il convient toutefois de rester prudent sur la portée de cette annonce. Le communiqué de l’ambassade tunisienne fait état d’un intérêt de BYD pour l’exploration de possibilités d’investissement, mais aucune décision définitive n’a été annoncée à ce stade. Aucun montant d’investissement, site industriel, projet précis ou calendrier de réalisation n’a été communiqué. Il s’agit donc, pour l’heure, de discussions exploratoires et non de l’annonce d’une usine BYD en Tunisie.

Déjà présent sur le marché

Cette ouverture intervient alors que BYD dispose déjà d’une présence commerciale sur le marché tunisien, où la marque est distribuée par Hélios Cars. Entre janvier et juillet 2026, le constructeur a enregistré 564 immatriculations de véhicules hybrides rechargeables, se classant premier de ce segment. Sur le marché des véhicules 100 % électriques, BYD occupait également la deuxième place avec 293 immatriculations, derrière Dongfeng et devant MG, portant à 857 le nombre cumulé d’immatriculations de BYD sur ces deux segments durant les sept premiers mois de l’année.

L’intérêt manifesté par BYD intervient enfin dans un contexte maghrébin marqué par l’accélération des investissements automobiles. Le Maroc accueille notamment des activités industrielles de Renault et Stellantis, tandis que l’Algérie développe également sa production automobile. Pour la Tunisie, l’enjeu sera désormais de transformer les discussions engagées avec BYD en projet concret, alors que le pays cherche à renforcer son attractivité industrielle et à mieux se positionner sur le marché émergent de la mobilité électrique en Afrique.

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Liberté d’investissement 2026 : la Tunisie signe son pire score depuis 1995

07. September 2026 um 14:04

Le classement 2026 de l’indice de liberté d’investissement, établi par The Global Economy à partir des données de la Heritage Foundation, dessine une Afrique à deux vitesses. Sur une moyenne mondiale de 53 points, le Maroc s’impose comme le meilleur élève continental avec 80 points (17e mondial). Un record historique porté par une progression continue depuis 2024. Maurice suit avec 70 points, malgré un léger recul par rapport aux 80 points affichés entre 2019 et 2023.

Le trio sahélien Burkina Faso, Mali et Niger obtient des scores honorables (65, 65 et 55) grâce notamment à la stabilité monétaire du franc CFA. Mais ces performances masquent des droits de propriété très dégradés, parfois inférieurs à 20 points, assurent les auteurs du classement.

La Tunisie, elle, est malheureusement totalement absente de ce top 20 – et pour cause : le pays s’enfonce dans le classement général de liberté économique. Selon l’édition 2026 de l’indice de la Heritage Foundation, la Tunisie a obtenu son plus mauvais score et son plus mauvais rang depuis 1995, année de son Accord d’association avec l’Union européenne. Le pays affiche un score de 48,1 points sur 100 et se classe 156e sur 176 pays, une note en baisse d’un point sur un an. Ce score relègue désormais notre pays dans la catégorie des économies dites « réprimées », au 11e rang sur 14 pays de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord.

Le gap…

Cette dégringolade s’inscrit dans une trajectoire longue : le pays est passé de la 44e place mondiale en 2010 à la 156e en 2026, un basculement attribué à « une intervention étatique croissante, à des faiblesses institutionnelles et à des freins persistants sur l’investissement ». Sur le seul sous-indicateur de “liberté d’investissement“, celui qui structure le classement africain analysé plus haut, la Tunisie plafonnait déjà à 30 points lors de l’édition précédente. Un niveau qui l’aurait placée loin derrière le dernier du top 20 africain (le Burundi, à 50 points).

Le contraste avec le Maroc est frappant : les deux pays maghrébins, longtemps comparés, empruntent désormais des trajectoires opposées. Là où Rabat a gagné 15 points depuis 2019 pour atteindre un record; Tunis a perdu près de huit points sur la même période et glisse chaque année un peu plus vers le bas du classement mondial.

Les causes avancées rejoignent celles identifiées pour d’autres pays du classement africain, en l’occurrence : des lourdeurs administratives, une insécurité juridique, de la corruption, mais avec une intensité inédite pour la Tunisie. Les analystes locaux évoquent un climat des affaires en dégradation continue, une fuite des compétences et une croissance économique atone, loin des dynamiques entrepreneuriales des années 1990-2000. Comme le montre l’exemple du Maroc ou de la Côte d’Ivoire, un score de liberté d’investissement ne dit cependant jamais tout : il faut aussi regarder l’état de droit, la corruption et les droits de propriété pour juger de l’attractivité réelle d’un pays pour les capitaux.

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Rentrée scolaire : 672 MD pour remettre les écoles à niveau

05. September 2026 um 09:29

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de l’Éducation met en avant un effort d’investissement de plus de 672 millions de dinars consacré à la réhabilitation et à l’équipement des établissements scolaires. Selon le directeur général des constructions et de l’équipement au ministère, Anis Kouki, ce montant dépasse d’environ 40 millions de dinars celui mobilisé l’année précédente. L’essentiel de l’enveloppe est consacré à la maintenance, à la création de nouveaux espaces d’enseignement et au renforcement de la sécurité dans les écoles.

400 millions de dinars pour la maintenance

Le poste le plus important concerne la maintenance des établissements scolaires, avec plus de 400 millions de dinars mobilisés pour réaliser plus de 1200 interventions.

Ce volet doit permettre de traiter les besoins les plus urgents dans les établissements existants, alors que l’état des infrastructures constitue régulièrement l’un des principaux points de tension à l’approche de chaque rentrée.

L’enjeu n’est donc pas uniquement de construire de nouvelles écoles, mais aussi de remettre à niveau le parc existant : bâtiments, salles de classe et différents espaces nécessaires à l’accueil des élèves dans de meilleures conditions.

Près de 300 nouveaux espaces d’enseignement

Le programme comprend également la création de près de 300 nouveaux espaces d’enseignement, pour un investissement dépassant 150 millions de dinars a indiqué vendredi 4 septembre Anis Kouki sur les ondes de la Radio nationale.

Cette composante vise notamment à renforcer les capacités d’accueil des établissements confrontés à des besoins supplémentaires en salles de classe. Elle complète les annonces déjà faites autour de l’ouverture de nouveaux établissements scolaires pour cette rentrée.

Le bilan présenté par le ministère permet ainsi de mesurer l’effort réalisé non seulement à travers le nombre d’écoles nouvellement créées, mais aussi à travers l’extension et la réhabilitation des établissements déjà en service.

Des caméras dans 2000 écoles primaires

La sécurité constitue un autre axe du programme. Le ministère prévoit l’installation de caméras de vidéosurveillance dans 2000 écoles primaires.

Ce dispositif doit renforcer la sécurisation des établissements et de leurs abords. Mais au-delà de l’annonce, son efficacité dépendra surtout du rythme réel de déploiement, du nombre d’écoles effectivement équipées au moment de la rentrée et des modalités de fonctionnement et de suivi des installations.

Un investissement supérieur à celui de 2025

Avec plus de 672 millions de dinars, l’effort annoncé pour 2026-2027 représente environ 40 millions de dinars supplémentaires par rapport à l’année précédente.

Le chiffre donne une indication de l’ampleur des besoins accumulés dans le parc scolaire tunisien, mais aussi de la priorité accordée cette année aux opérations de remise à niveau.

Le véritable indicateur sera toutefois l’exécution sur le terrain : combien d’interventions ont été effectivement achevées, dans quelles régions, combien de nouveaux espaces sont opérationnels et combien d’écoles auront réellement bénéficié de la vidéosurveillance.

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Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier

03. September 2026 um 14:44

Les transferts de fonds de la diaspora deviennent une source de capitaux de plus en plus importante pour l’immobilier africain. Selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa, les remises migratoires vers le continent ont atteint 96,4 milliards de dollars en 2024, contre environ 10 milliards au début des années 2000. Une partie de ces ressources est orientée vers l’achat de terrains, la construction de logements et l’acquisition de résidences secondaires.

Le phénomène est particulièrement visible dans les principaux pays bénéficiaires. L’Égypte a reçu environ 22,7 milliards de dollars en 2024, suivie du Nigeria avec 19,8 milliards, du Maroc avec près de 12 milliards, puis du Kenya et du Ghana.

Pour le secteur immobilier, ces flux représentent un réservoir de capitaux relativement important. Les membres de la diaspora disposent souvent de revenus en devises, ce qui leur donne une capacité d’investissement différente de celle des ménages dépendant uniquement des revenus locaux. Au Nigeria, par exemple, les transferts de fonds coexistent avec un marché immobilier estimé à 2 600 milliards de dollars, le plus important du continent selon LEAF Africa.

Le défi : orienter les capitaux vers la demande réelle

L’arrivée de ces capitaux ne règle toutefois pas le principal problème du marché africain : le manque de logements accessibles. Dans la plupart des pays du continent, le crédit hypothécaire reste peu développé, avec une pénétration inférieure à 5 % du PIB dans la majorité des marchés. Dans le même temps, une part importante de l’offre immobilière cible les ménages les plus aisés.

Pour les investisseurs, cette situation ouvre donc des opportunités au-delà du haut de gamme. Le logement intermédiaire et abordable, mais aussi les entrepôts logistiques, les commerces, les résidences étudiantes et les infrastructures liées à l’économie numérique figurent parmi les segments appelés à bénéficier de l’urbanisation du continent.

La diaspora pourrait ainsi jouer un rôle plus important dans le financement de cette transformation, à condition que les capitaux soient mieux connectés aux besoins locaux. Pour les promoteurs, l’enjeu sera de proposer des projets à la fois rentables, accessibles et sécurisés. Pour les investisseurs expatriés, la transparence foncière, la fiabilité des promoteurs et la gestion à distance resteront des critères déterminants.

Le potentiel est donc moins dans une simple hausse des prix que dans la capacité à transformer les flux de la diaspora en actifs répondant aux besoins réels des villes africaines.

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20 millions de dollars pour les entreprises africaines qui veulent passer au vert. Détails

31. August 2026 um 11:39

Un nouveau financement va renforcer l’accès des entreprises africaines au crédit pour leurs projets liés à l’efficacité énergétique. La société publique suédoise de financement du développement Swedfund va prêter 20 millions de dollars à Africa Go Green Fund (AGG), un fonds panafricain spécialisé dans le financement de projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

L’objectif est surtout de répondre à un problème concret: les entreprises actives dans les technologies et infrastructures vertes ont souvent besoin de financements à plus long terme que ceux proposés par les banques classiques. Le nouvel apport de Swedfund doit permettre à AGG d’accroître les prêts accordés à ces entreprises et de financer davantage de projets dans plusieurs marchés africains.

Le dispositif cible notamment les entreprises et projets actifs dans les bâtiments économes en énergie, la cuisson propre, les transports à faibles émissions, les équipements économes en énergie et l’efficacité énergétique industrielle. Le fonds intervient également dans certaines opportunités liées aux énergies renouvelables. Il ne s’agit donc pas d’une subvention. Africa Go Green Fund propose principalement de la dette à moyen et long terme, mais aussi des financements mezzanine et des garanties. Selon les informations publiées par le fonds, les opérations peuvent atteindre 18 millions de dollars, ou leur équivalent en monnaie locale, avec une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. Les conditions de prêt varient selon la structure de l’opération et le profil de risque.

Pour une entreprise, l’intérêt est particulièrement important pour les investissements dont les bénéfices financiers apparaissent progressivement: rénovation énergétique d’un bâtiment, renouvellement d’une flotte de véhicules, équipements industriels plus performants ou développement de solutions de cuisson propre.

Un fonds déjà présent dans 17 pays

Africa Go Green Fund n’en est pas à ses premiers financements. Swedfund indique que le fonds a déjà financé près de 30 projets dans 17 pays africains. Il est géré par Cygnum Capital et a été créé avec l’appui de la banque allemande de développement KfW.

Les opérations déjà réalisées donnent une idée des projets susceptibles d’attirer ce type de financement. En juillet 2026, AGG a notamment accordé 10,7 millions de dollars à BioLite pour financer l’achat et la distribution d’au moins 163 500 foyers de cuisson améliorés en Zambie. Le fonds a également financé la mobilité électrique, les bâtiments verts et des infrastructures plus économes en énergie. Son portefeuille comprend notamment des solutions d’équipements efficaces, de cuisson propre, de mobilité électrique et d’immobilier vert.

 

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Diamants: ces deux pays deviennent les nouveaux rivaux des producteurs africains

31. August 2026 um 09:19

Le marché mondial du diamant est en pleine recomposition. Les diamants naturels, longtemps dominés par des producteurs comme le Botswana, la Russie et le Canada, font face à une concurrence devenue difficile à ignorer: celle des diamants produits en laboratoire.

Le signal est particulièrement visible en Inde. Sur l’exercice 2025-2026, le pays a exporté 18,84 millions de carats de diamants de laboratoire polis, contre 16 millions de carats de diamants naturels. Le laboratoire dépasse ainsi le naturel en volume, même si l’écart reste considérable en valeur: les exportations indiennes de diamants naturels ont représenté environ 12,16 milliards de dollars, contre seulement 95,5 millions de dollars pour les diamants de laboratoire. La Chine constitue l’autre grand pôle de cette industrie. La province du Henan, notamment autour de Zhengzhou et Zhecheng, concentre d’importantes capacités de production grâce aux technologies HPHT et CVD. L’Inde, de son côté, dispose déjà d’un savoir-faire industriel majeur dans la taille et le polissage, notamment à Surat.

Contrairement au diamant naturel, dont l’offre dépend des gisements miniers, le diamant de laboratoire peut être produit industriellement en quelques semaines. Sa composition chimique et ses propriétés physiques sont celles du diamant, mais son processus de fabrication permet d’augmenter rapidement les volumes.

Cette industrialisation a provoqué une forte baisse des prix. De Beers a ainsi annoncé en 2025 la fermeture de sa marque Lightbox, lancée en 2018, après une chute d’environ 90% des prix de gros des diamants de laboratoire de joaillerie depuis son lancement.

Pour les producteurs traditionnels, cette évolution complique encore un marché déjà fragilisé par le ralentissement de la demande et la baisse des prix du diamant naturel. Le cas du Botswana illustre cette période difficile. Le pays attendait depuis près de deux ans la vente du Motswedi, un diamant brut de 2 488 carats découvert en août 2024 dans la mine de Karowe. Lucara Diamond a confirmé sa vente au deuxième trimestre 2026, sans révéler le prix ni l’identité de l’acheteur.

Le naturel mise désormais sur sa rareté

Face à cette concurrence, les producteurs de diamants naturels ne peuvent guère rivaliser sur les prix. Leur stratégie consiste plutôt à renforcer ce qui distingue leur produit: rareté, origine, traçabilité et valeur symbolique. Le Botswana a notamment annoncé en 2026 un investissement de 100 millions de dollars dans le marketing et l’éducation des consommateurs autour du diamant naturel.

Cette stratégie est également portée à l’échelle régionale. En juin 2025, plusieurs pays producteurs africains ont signé le Luanda Accord, prévoyant de consacrer l’équivalent de 1% des revenus annuels issus des ventes de diamants bruts à la promotion du diamant naturel.

Pour ces économies, l’enjeu dépasse donc largement la joaillerie. Le diamant contribue aux recettes publiques, à l’emploi et aux investissements. La montée en puissance du laboratoire oblige désormais les producteurs africains à réfléchir à une question centrale: comment continuer à créer de la valeur lorsque la rareté ne suffit plus à justifier le prix?

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Location automobile : SIXT s’installe en Tunisie et vise les principales zones touristiques

28. August 2026 um 08:59

Le groupe allemand SIXT fait officiellement son entrée sur le marché tunisien. Le spécialiste international de la mobilité a annoncé jeudi 27 août 2026 le lancement de ses services en Tunisie à travers un partenariat de franchise avec la société tunisienne Tunifleet Car Rental. Trois implantations sont déjà ouvertes à la réservation dans les aéroports de Tunis-Carthage, Monastir-Habib Bourguiba et Enfidha-Hammamet, tandis qu’une arrivée à Djerba-Zarzis est annoncée pour 2027.

Une franchise tunisienne derrière la marque allemande

SIXT ne crée pas directement une filiale en Tunisie. Son activité sera exploitée sous franchise par Tunifleet Car Rental, une joint-venture créée par deux groupes tunisiens : Alliance One Holding et Voyages 2000 S.A.

Selon SIXT, Alliance One Holding regroupe environ 35 entreprises et plus de 3500 salariés dans différents secteurs, notamment l’industrie chimique, le tourisme, la distribution et les services. Voyages 2000, présent depuis 1964, emploie de son côté environ 1500 personnes et intervient notamment dans l’hôtellerie, les voyages, l’événementiel et les transferts touristiques.

Tunifleet devient ainsi le représentant exclusif de SIXT sur le marché tunisien.

Trois aéroports avant un déploiement national

Les premières réservations sont déjà accessibles pour Tunis-Carthage, Monastir et Enfidha-Hammamet. À Tunis, les clients sont pris en charge via une navette reliant l’aéroport à l’agence située à la Charguia. À Monastir, l’agence est installée dans la zone de location de voitures de l’aéroport.

Le dispositif doit progressivement dépasser le seul périmètre aéroportuaire. SIXT annonce l’ouverture future d’agences dans les principaux centres urbains et pôles touristiques du pays, en citant notamment Sousse, Hammamet, Mahdia et Sfax. Djerba-Zarzis doit rejoindre le réseau en 2027.

L’offre envisagée doit également couvrir plusieurs segments : location de courte et longue durée, véhicules utilitaires et camions, services avec chauffeur et leasing.

Le tourisme tunisien comme relais de croissance

SIXT justifie notamment son arrivée par la dynamique du marché touristique tunisien. Le groupe rappelle que le pays a franchi en 2025 le seuil des 11 millions de visiteurs et généré environ 8,1 milliards de dinars de recettes touristiques.

L’entreprise, présente dans plus de 100 pays et disposant d’une flotte mondiale de plus de 350.000 véhicules, ne précise toutefois pas le montant de l’investissement consacré à son lancement en Tunisie. Elle ne communique pas non plus, à ce stade, la taille de la flotte qui sera déployée localement ni le nombre d’emplois attendus.

L’arrivée de SIXT constitue donc moins une simple ouverture de trois agences qu’une première étape dans la constitution d’un réseau national de mobilité.

L’enjeu sera désormais de voir à quelle vitesse Tunifleet concrétisera les implantations annoncées à Sousse, Hammamet, Mahdia et Sfax, puis l’ouverture de Djerba.

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PME tunisiennes financées par la BEI : Une prime pouvant atteindre 50.000 euros ouverte aux candidatures

27. August 2026 um 13:42

La Délégation de l’Union européenne en Tunisie a ouvert les candidatures à la prime d’investissement Rawafed+, destinée aux PME tunisiennes ayant bénéficié d’un financement dans le cadre de la ligne de crédit de la Banque européenne d’investissement (BEI). Cette subvention directe et non remboursable peut atteindre 50.000 euros, tandis que la première session d’examen des dossiers est prévue le 7 septembre 2026.

Une prime pouvant atteindre 50.000 euros

La prime Rawafed+ correspond à 10% du montant du crédit obtenu sur la ligne BEI, avec un minimum de 1000 euros et un plafond de 50.000 euros par entreprise. Chaque PME ne peut bénéficier que d’une seule prime.

Il s’agit d’une subvention directe non remboursable, conçue comme un financement complémentaire au crédit bancaire obtenu dans le cadre de la ligne BEI.

Toutes les PME ne sont pas éligibles

Le dispositif ne constitue donc pas une aide générale ouverte à toutes les PME tunisiennes. La prime est exclusivement réservée aux PME ayant obtenu un crédit d’investissement sur la ligne BEI et répondant à au moins l’un des critères d’inclusion sociale prévus par le dispositif.

Sont notamment ciblés les projets implantés dans des gouvernorats prioritaires, les initiatives favorisant l’emploi des femmes et des jeunes ainsi que les investissements présentant un impact environnemental ou contribuant à la résilience de l’entreprise.

Le site officiel de Rawafed+ identifie notamment 12 gouvernorats prioritaires : Béja, Le Kef, Gafsa, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Kébili, Mahdia, Sidi Bouzid, Siliana, Tataouine et Zaghouan.

Les candidatures sont désormais ouvertes

Les entreprises éligibles doivent déposer leur demande exclusivement en ligne via la plateforme POPS.

La première session d’examen des candidatures est programmée pour le 7 septembre 2026. Le dispositif fonctionne ensuite sous forme de guichet : les dossiers peuvent être examinés dès qu’un nombre suffisant de candidatures complètes est atteint ou, à défaut, selon des sessions organisées périodiquement.

Chaque entreprise dispose par ailleurs de quatre mois à compter de la notification de son financement BEI pour présenter sa demande de prime.

L’appel restera ouvert jusqu’à l’épuisement des fonds disponibles et au plus tard jusqu’en décembre 2027.

Quels investissements peuvent être soutenus ?

La prime ne sert pas simplement à réduire le coût du crédit. Les actions financées doivent être directement liées au projet bénéficiant du financement BEI.

Le dispositif prévoit notamment des interventions dans les domaines de la technologie et des systèmes d’information, la formation et le développement des compétences, la stratégie et le développement externe, les achats liés à la production, l’acquisition d’équipements ainsi que la certification et la conformité.

Chaque PME peut proposer jusqu’à trois activités parmi les options prévues par le règlement.

Les actions doivent être engagées après l’attribution de la prime et après l’octroi du crédit BEI.

Une ligne BEI de 170 millions d’euros

Rawafed+ complète la ligne de crédit « Tunisie – Relance économique » de 170 millions d’euros, mise en place par la BEI pour faciliter l’accès des PME tunisiennes au financement.

Le projet Rawafed+ est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France. Il vise plus largement à améliorer l’accès des TPME au financement, à favoriser les investissements verts et à impact social et à soutenir la création et le maintien d’emplois durables.

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Leoni veut poursuivre son expansion en Tunisie

26. August 2026 um 09:43

Leoni prévoit de poursuivre ses projets d’extension en Tunisie. Le groupe allemand, présent dans le pays depuis près de 50 ans, prévoit de poursuivre ses projets d’extension dans plusieurs régions. L’annonce intervient alors que l’industrie tunisienne des composants automobiles continue de renforcer sa place dans les chaînes de valeur européennes.

Le sujet était au centre d’une rencontre, lundi 24 août, entre Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et Mohamed Larbi Rouis, président-directeur général de Leoni Tunisie. Le dirigeant a présenté l’activité du groupe et ses programmes futurs, en insistant sur la poursuite des projets d’extension prévus dans plusieurs régions.

Aucun montant d’investissement ni calendrier détaillé n’a toutefois été communiqué à ce stade.

L’implantation de Leoni en Tunisie remonte à 1977. Depuis, le groupe a développé plusieurs unités de production, notamment à Bizerte, Sousse et Monastir, et compte aujourd’hui environ 30 000 emplois dans le pays. Ses activités sont directement intégrées aux chaînes de production internationales de l’automobile et couvrent également les industries électrique et électronique.

Cette présence s’inscrit dans un secteur devenu stratégique pour l’économie tunisienne. En 2025, plus de 280 entreprises opéraient dans l’industrie automobile et les composants, pour environ 3,9 milliards d’euros d’exportations, selon la Tunisian Automotive Association(TAA). En juin 2026, l’association évoquait de son côté un secteur approchant environ les 4 milliards d’euros d’exportations et 120 000 emplois.

La dynamique continue également d’attirer de nouveaux investissements. Rappelons qu’en mai dernier, le groupe chinois Taikang Electronics a annoncé son projet de première usine à l’étranger dans la région de Sousse, avec un investissement destiné notamment à la production de composants électroniques automobiles et la création de 300 emplois directs.

 

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Budget 2027: quels projets passeront vraiment?

20. August 2026 um 09:07

Le gouvernement prépare un budget 2027 qui veut faire davantage de place à l’investissement. Mais le signal le plus intéressant du Conseil ministériel tenu mercredi à La Kasbah n’est pas la liste des secteurs prioritaires. Il se trouve dans la méthode annoncée. En effet, les projets devront être sélectionnés en fonction de leur maturité, de leur faisabilité financière et de leur impact socioéconomique. 

Pour les entreprises et les investisseurs, c’est un point à suivre. Car entre une priorité inscrite dans un document de politique publique et un projet effectivement financé, l’écart peut être important. Le gouvernement semble vouloir réduire cet écart en privilégiant les projets suffisamment préparés pour passer rapidement à l’exécution. Cette orientation concerne d’abord l’investissement public, mais elle peut aussi avoir un effet sur l’investissement privé. Les infrastructures, l’énergie, l’eau ou encore la transformation numérique constituent en effet des conditions nécessaires au développement de nombreuses activités. La question sera donc moins de savoir quels secteurs sont déclarés prioritaires que de voir quels projets seront effectivement retenus et à quel rythme ils seront réalisés. L’énergie constitue l’un des dossiers où cet enjeu est particulièrement visible. En outre, la volatilité des prix des hydrocarbures expose directement les équilibres extérieurs et les coûts de l’économie. Qui plus est, l’accélération de la transition énergétique et le renforcement de la production nationale apparaissent ainsi comme des choix qui dépassent la seule politique énergétique. Ils touchent aussi la compétitivité des entreprises et la prévisibilité de leurs coûts. Même logique pour l’eau et l’agriculture. Le gouvernement veut renforcer la souveraineté alimentaire et hydrique. Pour les acteurs économiques, l’enjeu est très concret: sécuriser les ressources nécessaires à la production et réduire l’exposition aux aléas extérieurs. Les résultats dépendront toutefois des projets qui seront retenus et des moyens qui leur seront consacrés. Le numérique et l’intelligence artificielle figurent également parmi les orientations du prochain budget. Là encore, la question centrale sera celle du passage de l’intention à l’exécution. La dépêche ne précise ni les enveloppes prévues ni les applications ciblées. Il est donc encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette priorité sur les entreprises, notamment sur leur accès aux infrastructures numériques ou aux dispositifs d’accompagnement. Le même principe vaut pour les entreprises publiques. Leur réforme et la modernisation de leur gouvernance restent parmi les sujets annoncés. Pour le secteur privé, leur évolution peut avoir des conséquences sur la qualité de certains services, les relations avec les fournisseurs et, plus largement, sur le fonctionnement de plusieurs marchés. Mais les modalités de cette réforme ne sont pas encore précisées. 

Ces choix arrivent dans une économie qui a enregistré une croissance de 2,4% au premier semestre 2026. La reprise agricole, les industries mécaniques et électriques, le tourisme et les investissements directs étrangers ont contribué à cette progression. Le taux de chômage a également reculé à 14,9%, contre 15,3% un an auparavant. Ces chiffres donnent au gouvernement un contexte un peu plus favorable pour préparer 2027. Ils ne signifient pas pour autant que les marges de manœuvre sont larges. L’économie reste exposée au ralentissement mondial, aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des prix de l’énergie. C’est pourquoi le projet de budget sera surtout jugé sur ses arbitrages. Les orientations sont désormais posées. Reste à savoir combien de projets pourront être financés, dans quels secteurs et selon quel calendrier.

Pour les entreprises, c’est cette deuxième étape qui sera déterminante. Le projet de loi de finances permettra de voir si les priorités annoncées se traduisent par de nouvelles opportunités d’investissement, des projets publics effectivement lancés ou des moyens supplémentaires accordés aux secteurs considérés comme stratégiques.

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HeyBreezAI lève 2,5 millions de dollars pour industrialiser les agents vocaux IA

19. August 2026 um 11:41

La startup HeyBreezAI vient de boucler un tour de table Seed de 2,5 millions de dollars, mené par Lunara Partners, avec la participation de Jabbar Internet Group et DASH Ventures. La levée, présentée comme sursouscrite, intervient quelques mois seulement après un financement de pré-amorçage de 1,3 million de dollars.

Fondée en 2025 par Karim Malhas, HeyBreezAI développe une infrastructure destinée aux entreprises qui souhaitent déployer des agents vocaux capables de gérer des conversations téléphoniques de manière autonome. Son approche ne se limite pas à faire parler un agent IA : la startup veut prendre en charge toute la chaîne opérationnelle qui permet à ces systèmes de fonctionner à grande échelle.

La plateforme couvre notamment la téléphonie, les rappels, les relances, les intégrations avec les systèmes existants ainsi que les différents workflows déclenchés autour d’une interaction vocale. L’objectif est de permettre aux entreprises d’automatiser des opérations téléphoniques sans devoir construire elles-mêmes toute l’infrastructure technique nécessaire. Le site de HeyBreez présente notamment une architecture combinant orchestration en temps réel, exécution de fonctions, callbacks, coordination de plusieurs agents et intégrations téléphoniques.

Plus d’un million d’appels par mois

Cette nouvelle levée intervient alors que HeyBreez affirme avoir franchi un cap important en matière d’utilisation. Selon les informations communiquées par la startup, sa plateforme traite désormais plus d’un million d’appels par mois, tandis que certains clients atteignent jusqu’à 10 000 appels sortants par jour.

Pour une jeune entreprise créée en 2025, cette traction constitue un signal important : le marché visé n’est plus uniquement celui des démonstrations de voice AI, mais celui des entreprises qui cherchent à intégrer ces technologies dans leurs opérations quotidiennes. Le financement doit justement permettre à HeyBreez de renforcer son infrastructure, d’accélérer le développement de son produit et d’étoffer ses équipes commerciales. La startup prévoit également de poursuivre son expansion sur plusieurs marchés, notamment en Amérique, en Europe, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient.

Le positionnement de HeyBreez est révélateur d’une évolution du marché de l’IA vocale. La bataille ne se joue plus uniquement sur la capacité d’un modèle à comprendre et à répondre à un interlocuteur. Pour les entreprises, l’enjeu est désormais de faire fonctionner ces agents dans des environnements réels : appeler un client, récupérer une information, déclencher une action, effectuer une relance ou transmettre le résultat à un autre système. C’est précisément sur cette couche opérationnelle que HeyBreez cherche à se positionner. La startup décrit sa technologie comme une infrastructure pour l’IA vocale, plutôt qu’un simple chatbot téléphonique.

Cette stratégie prend aussi une dimension régionale. En avril 2026, HeyBreez s’est associée à Arabic.AI afin de combiner son infrastructure vocale avec des capacités de compréhension de l’arabe et de ses principaux dialectes. Le partenariat vise notamment les entreprises et les administrations du Moyen-Orient et cible un marché de plus de 400 millions de locuteurs arabophones.

La nouvelle opération confirme surtout l’accélération de HeyBreez. En début d’année, la startup avait annoncé un financement de 1,3 million de dollars en pre-seed, mené par Wamda Capital, avec FENA Holdings et DASH Ventures. Quelques mois plus tard, elle passe donc au Seed avec un financement presque deux fois supérieur. Pour les investisseurs, le pari porte désormais moins sur la démonstration de la technologie que sur sa capacité à devenir une infrastructure utilisée à grande échelle par les entreprises. Pour HeyBreez, le prochain défi sera clair : transformer cette traction commerciale en croissance durable, tout en maintenant la fiabilité nécessaire à des opérations téléphoniques qui peuvent désormais se compter en millions d’appels.

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Investissement en Tunisie : un portail unique 100% digital pour simplifier les procédures

30. Juni 2026 um 09:17

En Tunisie, le parcours de l’investisseur reste souvent freiné par une lourdeur administrative persistante : multiplicité des interlocuteurs, dispersion des systèmes d’information entre administrations, manque d’harmonisation des procédures et difficulté à suivre l’avancement des dossiers en temps réel. Cette fragmentation génère des délais rallongés et une expérience souvent jugée complexe, tant pour les investisseurs locaux...

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Croissance en hausse et nouvelles réformes au centre du Forum de l’investissement

25. Juni 2026 um 16:09

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a dressé jeudi  25 juin 2026, un tableau économique qu’elle présente comme en amélioration, lors de l’ouverture de la 22e édition du Forum de l’investissement en Tunisie, organisée les 25 et 26 juin 2026 à Tunis. Le discours s’inscrit dans un exercice désormais classique : afficher des indicateurs...

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