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Heute — 23. April 2026Haupt-Feeds

Guerre en Iran : la spéculation financière au cœur de la volatilité du pétrole

23. April 2026 um 10:47

Quelques minutes seulement avant une annonce décisive sur la scène géopolitique, les marchés pétroliers ont été le théâtre de mouvements financiers spectaculaires. Le mardi 21 avril 2026, des opérateurs ont engagé près de 430 millions de dollars en paris sur une baisse des prix du pétrole brut. Cette opération s’inscrit dans une série de transactions tout aussi massives et opportunément synchronisées.

Depuis mars, les marchés ont enregistré plusieurs paris de grande ampleur — dont un de 500 millions de dollars — portant le total des positions prises en avril à environ 2,1 milliards de dollars.

Ces mouvements, intervenant systématiquement peu avant des annonces majeures liées au conflit irano-américain, suscitent des interrogations croissantes. Certains analystes évoquent la possibilité d’anticipations particulièrement fines du marché, tandis que d’autres s’interrogent sur un éventuel accès privilégié à l’information.

Dans un contexte de forte volatilité, les prix du pétrole restent étroitement liés à l’évolution des tensions géopolitiques. Les annonces autour des négociations, des cessez-le-feu ou encore de la circulation dans le détroit d’Ormuz continuent de provoquer des variations brutales, à la hausse comme à la baisse.

Ainsi, l’extension de la trêve entre Washington et Téhéran a contribué à apaiser temporairement les craintes d’une rupture d’approvisionnement, alimentant les paris sur un recul des cours. Mais la répétition de ces opérations massives et leur timing particulièrement précis renforcent le climat de suspicion autour du fonctionnement des marchés pétroliers dans un environnement géopolitique sous tension.

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L’UE face à une crise énergétique prolongée 

23. April 2026 um 10:14

Dans un contexte marqué par les perturbations géopolitiques — notamment au Moyen-Orient — et leurs répercussions sur les flux énergétiques internationaux, Bruxelles insiste sur l’urgence d’anticiper des scénarios prolongés de déséquilibre. La volatilité des prix et les risques d’approvisionnement imposent, selon la Commission, une vigilance accrue et des mécanismes de coopération renforcés entre États membres de l’UE.

Le programme AccelerateEU s’inscrit dans cette logique. Il met l’accent sur une meilleure coordination des stocks énergétiques, considérée comme un levier stratégique pour amortir les chocs et garantir la sécurité d’approvisionnement. L’objectif est clair : éviter les réponses nationales fragmentées qui pourraient aggraver les tensions sur le marché intérieur.

Dans cette optique, les États membres de l’UE sont appelés à partager davantage d’informations, à synchroniser leurs politiques énergétiques et à renforcer leurs dispositifs de surveillance. La Commission souligne que la gestion des réserves — qu’elles soient commerciales ou stratégiques — doit devenir un outil central de résilience collective.

Cette approche s’appuie sur un constat désormais largement partagé : les crises énergétiques contemporaines ne relèvent plus de perturbations ponctuelles, mais de dynamiques structurelles liées aux recompositions géopolitiques et aux transformations du système énergétique mondial.

Comme le souligne la Commission, seule une action concertée permettra de protéger durablement les économies européennes et de limiter l’impact sur les consommateurs.

Dans ce contexte, la coordination apparaît non seulement comme une nécessité technique, mais aussi comme une condition politique essentielle pour préserver l’unité et l’efficacité du marché énergétique européen.

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Le pétrole rebondit de 7 % après la nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz

20. April 2026 um 12:45

Les prix du pétrole ont fortement rebondi le lundi 20 avril, avec une hausse de plus de 7 %. Et ce, après leur chute brutale de la fin de semaine dernière. Dans un contexte de nouvelles tensions autour du détroit d’Ormuz.

Les contrats à terme sur le Brent progressent de 6,56 dollars, soit +7,26 %. Ils atteignent 96,94 dollars le baril de pétrole. Tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) gagne 6,07 dollars (+7,24 %) à 89,92 dollars.

Ce rebond intervient après une baisse de plus de 9 % enregistrée vendredi 17 avril. Lorsque les marchés ont été rassurés par des signaux d’apaisement entre les États-Unis et l’Iran concernant le maintien de la navigation dans le détroit stratégique.

Mais cette accalmie a été de courte durée, car le détroit d’Ormuz a été de nouveau fermé. Chaque camp accusant l’autre d’avoir violé le cessez-le-feu en attaquant des navires.

Au final, cette fermeture ravive les inquiétudes des marchés quant à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux. Le détroit d’Ormuz constitue en effet un point de transit crucial pour le pétrole du Golfe. Et toute perturbation y provoque des réactions immédiates sur les prix.

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Guerre au Moyen-Orient : déjà plus de 50 milliards de dollars de pétrole « perdus » 

20. April 2026 um 11:56

Le monde a perdu plus de 50 milliards de dollars de pétrole brut. Lequel n’a pas été produit depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, il y a plus de 50 jours. Et les effets de la crise se feront sentir pendant des mois, voire des années. C’est ce que souligne l’analyse des données de Kpler.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a annoncé vendredi que le détroit d’Ormuz rouvrait suite à un accord de cessez-le-feu au Liban. Tandis que le président américain Donald Trump déclarait qu’il pensait qu’un accord pour mettre fin à la guerre en Iran interviendrait « bientôt ». Cependant, l’ouverture du détroit d’Ormuz n’aura duré que quelques heures.

Plus de 500 millions de barils de pétrole brut et de condensats ont été retirés du marché mondial. Et ce, Depuis le début de la guerre fin février. C’est ce que révèlent les données de Kpler. Soit la plus grande perturbation de l’approvisionnement énergétique de l’histoire moderne.

Ainsi, la perte de 500 millions de barils de pétrole sur le marché équivaut à : une baisse de la demande de voyages aériens dans le monde entier pendant 10 semaines; l’arrêt total du trafic routier pour tous les véhicules dans le monde pendant 11 jours; ou une pénurie de pétrole pour l’économie mondiale pendant cinq jours. C’est ce qu’a déclaré Ian Mowatt, analyste chez Wood Mackenzie. Cela équivaut aussi à près d’un mois de demande de pétrole aux États-Unis, ou plus d’un mois de consommation pour toute l’Europe, indiquent les estimations de Reuters. Soit environ six années de consommation de carburant pour l’armée américaine. Et  ce, sur la base d’une consommation annuelle d’environ 80 millions de barils à partir de l’exercice 2021…

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Les prix du pétrole chutent de plus de 11 % 

18. April 2026 um 08:21

Les prix du pétrole ont chuté de plus de 11,2 % vendredi 17 avril, après l’annonce par l’Iran de la réouverture complète du détroit d’Ormuz à la navigation. En effet, à 13h GMT, le prix du Brent s’échangeait à 88,27 dollars le baril, alors que celui du WTI américain reculait de 11,40 dollars (12 %), à 83,29 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont clôturé la séance du jeudi en hausse de 5 %, poursuivant leur progression pour la deuxième séance consécutive dans l’attente de développements au Moyen-Orient.

Les deux pétroles bruts de référence (Brent et West Texas Intermediate) ont augmenté respectivement de 4,7 % et 3,7 %, dans un contexte de doutes quant à la possibilité que les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran aboutissent à un accord mettant fin à la guerre qui a interrompu la production de pétrole dans la principale région productrice de pétrole du Moyen-Orient.

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Aux réunions de printemps FMI/BM, Fethi Zouhaier Nouri appelle à l’action commune

17. April 2026 um 16:19

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, a appelé à Washington (États-Unis), à une réponse internationale plus coordonnée et réactive afin d’accompagner les pays touchés par la succession de crises.

Intervenant dans le cadre des Réunions de printemps du Fonds monétaire international (Fonds monétaire international) et du Groupe de la Banque mondiale, qui se déroulent du 13 au 18 avril courant, dans la capitale américaine, le gouverneur de  la BCT a souligné que les marges de manœuvre des économies nationales se réduisent face à la multiplication des chocs exogènes.

Et de rappeler, à cet égard, que l’économie tunisienne a fait preuve de résilience malgré les crises successives, grâce à des mesures prises en temps opportun.

Le gouverneur a plaidé pour la mise en place de mécanismes de stabilisation rapide au profit des économies les plus exposées, appelant également, à un renforcement du rôle du FMI en matière d’anticipation, de prévention et de limitation des effets de contagion.

Il a, par ailleurs, recommandé une meilleure intégration des facteurs géopolitiques, énergétiques et logistiques dans les analyses macro-financières, estimant que l’économie mondiale évolue désormais dans un contexte de crises permanentes et interconnectées, où l’incertitude devient la norme.

Nouri a enfin relevé que, malgré un diagnostic global largement partagé, les impacts des chocs demeurent profondément asymétriques, affectant plus durement les économies vulnérables.

Dans ces pays, les perturbations énergétiques, financières et géopolitiques se traduisent rapidement par une accélération de l’inflation, une pression sur les réserves de change et des tensions sur les taux de change.

Les Réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale se tiennent cette année sous le thème « Créer de la prospérité grâce aux politiques publiques ». Les discussions portent sur des réformes visant à soutenir la création d’emplois, stimuler l’investissement privé et renforcer la croissance économique.

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Le pétrole en baisse sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen-Orient

17. April 2026 um 10:08

Les prix du pétrole ont chuté en début de séance vendredi 17 avril, dans un contexte d’optimisme quant à une possible fin du conflit au Moyen-Orient. Et ce, suite à l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël. Mais aussi à l’annonce par le président américain Donald Trump de la possibilité de nouvelles discussions entre les États-Unis et l’Iran en début de semaine prochaine.

Le prix du Brent a chuté de 1,34 dollar, soit 1,35 %, à 98,05 dollars le baril. Le prix du WTI américain a reculé de 1,65 dollar, soit 1,74 %, à 93,40 dollars le baril, effaçant ainsi quelques gains par rapport à la séance précédente.

Trump a déclaré que Téhéran avait proposé de ne pas acquérir d’armes nucléaires pendant plus de 20 ans, abordant ainsi un point d’achoppement majeur dans les négociations visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, qui a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz et perturbé près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

De ce fait, les prix du pétrole ont atteint un niveau record en mars, en hausse de 50 %, et sont récemment tombés sous la barre des 100 dollars le baril. Mais ils sont restés dans la fourchette des 90 dollars au cours de la semaine.

La campagne israélienne contre le Liban constituait également un obstacle majeur à la conclusion d’un accord de paix. Sachant que Trump cherche à mettre fin à la guerre qu’il a lancée en coopération avec Israël contre l’Iran fin février.

Les analystes d’ING estiment que la fermeture du détroit perturbe le flux de près de 13 millions de barils de pétrole par jour.

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La Chine, otage stratégique du bras de fer Washington-Téhéran

16. April 2026 um 13:57

Au cœur de la crise du détroit d’Ormuz, la Chine apparaît comme l’acteur silencieux, mais central, d’un affrontement qui la dépasse. Première importatrice mondiale de pétrole, elle dépend largement des flux énergétiques transitant par cette voie stratégique, aujourd’hui fragilisée par la guerre entre Washington et Téhéran.

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump, mercredi 15 avril, sur une « réouverture » du détroit prennent une dimension particulière. Le président américain affirme vouloir garantir la liberté de navigation. Un objectif qui bénéficierait directement à Pékin, fortement exposée aux perturbations du Golfe.

La Chine n’a pas encore réagi au dernier message du dirigeant américain concernant la réouverture du détroit. Mais elle a auparavant nié à plusieurs reprises fournir un quelconque soutien militaire à l’Iran. Sachant que Pékin a accusé également Washington d’un comportement « dangereux et irresponsable » suite au blocus des navires iraniens.

Mais derrière cette rhétorique, la réalité est plus complexe. Les États-Unis imposent un contrôle naval strict dans le détroit d’Ormuz, ciblant notamment les flux liés à l’Iran. Cette stratégie de pression vise officiellement Téhéran. Mais elle place indirectement la Chine dans une position de dépendance accrue vis-à-vis de la puissance maritime américaine.

Pour Pékin, l’équation est délicate. D’un côté, la stabilité du détroit est vitale pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques. De l’autre, l’hégémonie militaire américaine sur cette route commerciale contredit ses ambitions de puissance globale et son projet de diversification des routes énergétiques, notamment à travers les nouvelles routes de la soie.

Lire aussi : Pékin redoute la chute d’un allé stratégique au Moyen-Orient

En pratique, les compagnies chinoises se montrent prudentes. Plusieurs pétroliers ont réduit leurs passages ou modifié leurs itinéraires. Un signe que la pression américaine produit déjà des effets concrets. Cette adaptation illustre la vulnérabilité de la Chine face aux points d’étranglement maritimes contrôlés par d’autres puissances.

Face à cette situation, Pékin privilégie pour l’instant une posture mesurée : appels à la désescalade; refus d’une confrontation directe; et maintien de ses relations économiques avec l’Iran. Mais en filigrane, la crise d’Ormuz renforce une priorité stratégique chinoise : réduire sa dépendance aux routes maritimes sous contrôle occidental.

Ainsi, loin d’être un simple spectateur, la Chine se retrouve au cœur d’un jeu de puissance où se redessinent les équilibres énergétiques mondiaux; sans pour autant en maîtriser les règles.

Notons enfin que Trump doit effectuer une visite d’État en Chine le 14 mai prochain. Tandis que Xi devrait se rendre à Washington pour une visite réciproque à une date ultérieure.

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La guerre en Iran désorganise les marchés agricoles mondiaux

15. April 2026 um 10:50

Les prix alimentaires mondiaux ont connu une hausse durant le mois de mars 2026 pour le deuxième mois consécutif. Et ce, dans un contexte marqué par des tensions au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce qui a entraîné des perturbations et des tensions du marché des engrais, de l’énergie et des intrants agricoles. Car il faut rappeler que près d’un tiers du commerce maritime mondial de fertilisants y passe. 

De ce fait, pour faire face à cette menace croissante de la sécurité alimentaire mondiale, la FAO appelle les États à ne pas imposer de restrictions à l’exportation d’énergie et d’engrais. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

Ainsi, toujours selon Ecofin, les experts ont souligné l’importance de l’équilibre des flux mondiaux de fertilisants. Et ce, dans le but d’éviter une chute des rendements, une flambée des prix des matières premières agricoles et une nouvelle vague d’inflation alimentaire.

Par ailleurs, la FAO appelle les institutions financières internationales à réagir afin de soutenir les pays les plus exposés.
Il convient de noter que l’instabilité climatique amène à une situation alarmante qui pourrait réduire les rendements dans de nombreuses régions tropicales.

Au delà des appels de la FAO, plusieurs grands exportateurs privilégient leurs marchés domestiques : la Russie a suspendu ses ventes de nitrate d’ammonium et la Chine prolonge jusqu’en août ses restrictions sur l’urée.

En somme, de telles décisions compliqueraient davantage l’approvisionnement mondial et fragiliseraient les systèmes agricoles des pays dépendants des importations d’engrais.

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Le FMI alerte sur une très forte inflation mondiale en 2026

15. April 2026 um 09:31

L’économie mondiale entre dans une période de turbulences suite à la guerre au Moyen-Orient. Ainsi prévient le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport « Perspectives de l’économie mondiale » (PEM) rendu public mardi 14 avril. Il y revoit à la baisse ses prévisions de croissance et à la hausse ses prévisions d’inflation. 

Une fois de plus, l’économie mondiale est menacée, cette fois par le déclenchement d’une guerre au Moyen-Orient, souligne le FMI. En 2025, l’impact négatif de la hausse des barrières commerciales et de l’incertitude accrue a été compensé par une impulsion donnée aux investissements technologiques, une conjoncture économique favorable – notamment un dollar américain plus faible – et des politiques budgétaires et monétaires accommodantes. Le conflit au Moyen-Orient constitue un important facteur de résistance à ces éléments positifs, en raison de son impact sur les marchés des matières premières, les anticipations d’inflation et la conjoncture économique, précise encore le Fonds.

En raison de la forte incertitude, le FMI présente dans son rapport une « prévision de référence » – plutôt que le scénario de base traditionnel – fondée sur l’hypothèse que la guerre sera de durée, d’intensité et d’ampleur limitées. De sorte que les perturbations s’atténueront d’ici mi-2026.

Toutefois, compte tenu de l’évolution rapide de la situation, le rapport envisage des scénarios où le conflit se prolonge ou s’étend. La probabilité que ces scénarios se concrétisent augmente progressivement à mesure que les hostilités et les perturbations qui en découlent se poursuivent.

Selon les prévisions de référence, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2026 et à 3,2 % en 2027. Tout en ralentissant par rapport à son rythme récent d’environ 3,4 % en 2024-2025.

Prévisions de croissance du FMI

Aux États-Unis, après 2,1 % en 2025, ce taux atteindra 2,3 % en 2026 et 2,1 % en 2027.

Dans la zone euro, la croissance devrait ralentir, passant de 1,4 % en 2025 à 1,1 % en 2026 et 1,2 % en 2027.

Pour l’Allemagne, première économie de la zone euro, le FMI a revu ses estimations à la baisse de 0,3 point de pourcentage pour 2026 et 2027. Il table désormais sur une croissance de 0,8 % et 1,2 % respectivement; contre seulement 0,2 % en 2025.

En France, deuxième pays le plus important de l’UE, le FMI a revu ses prévisions à la baisse de 0,1 point de pourcentage et de 0,3 point de pourcentage. Et ce, respectivement pour 2026 et 2027, avec une croissance de 0,9 % pour les deux années.

Quant au Royaume-Uni, la croissance devrait ralentir, passant de 1,3 % en 2025 à 0,8 % en 2026.

Concernant la Chine, le Fonds a revu à la baisse ses prévisions pour 2026 de 0,1 point de pourcentage et les a laissées inchangées pour 2027. Plus précisément, il prévoit un ralentissement de la croissance, passant de 5 % en 2025 à 4,4 % en 2026 et à 4 % en 2027.

Le FMI a revu ses prévisions à la hausse de 0,3 point de pourcentage en 2026 et de 0,1 point de pourcentage en 2027 du côté de la Russie.

Dans le même temps, le FMI a revu à la hausse ses prévisions d’inflation mondiale, les portant à 4,4 % pour 2026 et à 3,7 % pour 2027; contre 3,7 % précédemment prévu pour 2026.

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Pétrole : vers 150 dollars le baril !

14. April 2026 um 11:26

Selon un cadre expérimenté du marché pétrolier, les prix du pétrole vont être bien plus élevés qu’actuellement. Et ce, si les États-Unis mettent à exécution leur projet de blocus naval du détroit d’Ormuz.

Le prix du Brent a dépassé les 103 dollars le baril lundi 13 avril, après l’échec des négociations du week-end entre Washington et Téhéran. Ce qui aggrave la crise énergétique mondiale et provoque de fortes turbulences sur les marchés. Les forces américaines ont commencé, lundi 13 avril à partir de 16 heures, à appliquer le blocus. Lequel concerne tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens.

« Le chiffre que nous avons vu ce matin — 103 dollars, soit une hausse de 8 % — ne reflète absolument pas ce qui pourrait se produire si les États-Unis décidaient de mettre à exécution cette obstruction ». C’est ce qu’a déclaré Jorge Montepeque, PDG d’Onyx Capital Group, à Bloomberg Television. « C’est absurde. Le prix devrait se situer entre 140 et 150 dollars ». Un blocus américain transformerait un conflit régional en un conflit potentiellement mondial. Avec pour conséquence une perte d’approvisionnement pouvant atteindre 12 millions de barils par jour, a-t-il ajouté. Les opérateurs ont jugé « trop extrême » de bloquer les deux rives du détroit. Ce qui explique la relative stabilité des prix durant la séance asiatique.

Selon Montepeque, les prix du pétrole pourraient se maintenir autour de 100 dollars le baril jusqu’à la fin de l’année, si Trump modère certaines de ses actions.

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Les États-Unis officialisent le blocus du détroit d’Ormuz

13. April 2026 um 16:31

Les États-Unis ont officiellement mis en œuvre cet après-midi du mardi 13 avril un blocus maritime dans le détroit d’Ormuz. Il marque une nouvelle étape dans l’escalade des tensions avec l’Iran. De même qu’il suscite de vives inquiétudes à l’échelle internationale.

Décision stratégique annoncée par Donald Trump, ce verrouillage partiel de l’un des passages maritimes les plus cruciaux au monde vise à restreindre les capacités de navigation iraniennes et à accentuer la pression sur Téhéran. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative du pétrole mondial, constitue en effet une artère vitale pour le commerce énergétique international. Ce blocus est donc une décision lourde de conséquences.

Situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, le détroit d’Ormuz est emprunté chaque jour par des dizaines de navires transportant hydrocarbures et marchandises. Toute entrave à la circulation dans cette zone a des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques et financiers mondiaux.

Avec ce blocus, Washington entend envoyer un signal fort, dans un contexte de tensions persistantes avec Iran. Les autorités américaines justifient cette décision par des impératifs de sécurité maritime et de contrôle des flux stratégiques dans la région.

Cependant, cette initiative suscite des réactions contrastées à travers le monde. Plusieurs pays redoutent une escalade militaire dans une région déjà instable. Tandis que les acteurs économiques s’inquiètent des conséquences sur les prix de l’énergie et la stabilité des approvisionnements.

Par ailleurs, les marchés pétroliers, particulièrement sensibles à toute perturbation dans le Golfe, pourraient rapidement réagir à cette nouvelle donne. Une hausse des prix du brut est redoutée, si la situation venait à se détériorer davantage.

En instaurant ce blocus, les États-Unis prennent le risque d’un engrenage difficile à maîtriser. L’Iran pourrait répondre par des mesures de rétorsion, accentuant encore la volatilité régionale et internationale.

Dans ce contexte, le détroit d’Ormuz redevient plus que jamais un point de friction majeur, au cœur des rivalités géopolitiques contemporaines et des équilibres énergétiques mondiaux.

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 Crise mondiale : le FMI et la Banque mondiale sous pression

13. April 2026 um 12:03

Les plus hauts responsables économiques du monde se réunissent à Washington pour participer aux réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Lesquelles se tiendront du 13 au 18 avril. Ces réunions se déroulent cette année sous l’ombre pesante de la guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué un choc majeur pour l’économie mondiale.

De hauts responsables du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale ont récemment annoncé qu’ils revoyaient à la baisse leurs prévisions de croissance mondiale. De même qu’ils révisaient à la hausse leurs estimations d’inflation en raison de la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Tout en avertissant que les marchés émergents et les pays en développement seraient les plus durement touchés par la hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement.

En effet, les estimations de référence de la Banque mondiale prévoient que la croissance des marchés émergents et des économies en développement devrait atteindre 3,65 % cette année; contre 4 % prévus en octobre 2025. Toutefois, un ralentissement supplémentaire à 2,6 % n’est pas exclu si le conflit se prolonge. L’inflation dans ces pays devrait désormais atteindre 4,9 % en 2026; contre 3 % dans les estimations précédentes. Elle pourrait grimper jusqu’à 6,7 % dans le pire des scénarios.

Le FMI a averti que 45 millions de personnes supplémentaires risquent de souffrir d’insécurité alimentaire aiguë si la guerre se poursuit et continue de perturber les livraisons d’engrais en provenance du détroit d’Ormuz.

L’institution de Bretton Woods a indiqué s’attendre à être sollicitée pour répondre à des demandes d’aide d’urgence immédiate de 20 à 50 milliards de dollars en faveur des pays à faible revenu et importateurs d’énergie. La Banque mondiale a quant à elle déclaré pouvoir mobiliser environ 25 milliards de dollars via ses instruments de réponse aux crises dans l’immédiat et jusqu’à 70 milliards de dollars en six mois si nécessaire.

Lire aussi : Le FMI revoit à la baisse la croissance mondiale

Toutefois, les économistes exhortent les gouvernements à n’utiliser que des mesures ciblées et temporaires pour atténuer les problèmes que la hausse des prix du carburant cause à leurs citoyens. Car des mesures plus larges pourraient encore aggraver l’inflation. « Le leadership est essentiel et nous avons déjà traversé des crises », a déclaré Ajay Banga, président de la Banque mondiale, à Reuters. « Mais celle-ci est un choc pour le système », poursuit-il.

Les pays sont désormais appelés à trouver un équilibre difficile. A savoir : maîtriser l’inflation tout en surveillant la croissance et le défi à long terme que représente la création d’emplois suffisants pour les 1,2 milliard de personnes qui atteindront l’âge de travailler dans les pays en développement d’ici 2035.

Il n’existe aucun consensus au monde sur quoi que ce soit

Le FMI et la Banque mondiale sont également confrontés à un contexte mondial très différent, marqué par de fortes tensions entre les États-Unis et la Chine — les deux plus grandes économies mondiales — et par les difficultés rencontrées par le G20 pour coordonner une réponse commune. Les États-Unis assurent actuellement la présidence tournante du G20, qui comprend également la Russie et la Chine; mais en ont exclu un autre membre : l’Afrique du Sud.

« Vous essayez de fonctionner par consensus et actuellement il n’y a de consensus dans le monde sur rien », a déclaré Josh Lipsky, responsable des affaires économiques internationales au Conseil atlantique. « C’est un message aux créanciers. Ils ne doivent pas abandonner les pays en difficulté. Ces derniers bénéficieront du soutien des banques multilatérales de développement et des institutions financières internationales. Le choc actuel n’est pas comparable à la pandémie; nous pouvons le gérer », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Till Svenstrup, ancien haut fonctionnaire du département du Trésor américain et actuellement au Center for Global Development, a déclaré que de nombreuses économies émergentes et en développement sont entrées dans cette crise dans un état pire qu’il y a quelques années. Et ce, avec des réserves plus faibles, une dette plus vulnérable et des réserves de change plus faibles. « Nous avons besoin que cette crise serve de catalyseur pour que les actionnaires du FMI revoient sérieusement la manière dont le Fonds soutient les pays vulnérables, en reconnaissant que nous assisterons à d’autres chocs mondiaux », a-t-il déclaré. « Nous ne pouvons pas leur demander de sacrifier leur croissance et leur développement pour reconstituer leurs réserves ».

Martin Samuelsen, ancien stratège en chef du FMI et aujourd’hui membre de l’Atlantic Council, partage cet avis. Il estime que le FMI devrait collaborer avec les pays donateurs pour accélérer la restructuration de la dette des emprunteurs et les sortir du cycle de l’endettement. Il souligne que les nouveaux prêts devraient être conditionnés à une feuille de route crédible en matière de réduction de la dette.

De son côté, Eric Pelowski, vice-président de la Fondation Rockefeller, a affirmé que les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure devront payer deux fois plus d’argent au titre du service de la dette en 2025 qu’avant la pandémie. Ce qui réduira les financements alloués à l’éducation, à la santé et à d’autres programmes sociaux essentiels. La moitié de ces pays sont désormais en situation de crise de la dette ou au bord de celle-ci; contre un quart il y a quelques années.

« La guerre au Moyen-Orient menace toute reprise intervenue depuis la pandémie de la Covid-19 ou la guerre en Ukraine. De même qu’elle maintient des pays qui luttent déjà pour éviter la faillite, prisonniers d’un cercle vicieux de dette, de croissance et d’investissement à long terme », a-t-il conclu.

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Terres rares : alliance UE-USA pour réduire la dépendance à l’égard de la Chine ?

11. April 2026 um 10:03

L’Union européenne et Washington seraient sur le point de conclure un accord visant à coordonner la production et l’approvisionnement en minéraux critiques, selon un rapport de Bloomberg publié vendredi 10 avril.

L’accord potentiel créerait des incitations, telles que des prix minimums, qui pourraient profiter aux fournisseurs hors de Chine, indique le rapport, citant un « plan d’action ». L’UE et les États-Unis coopéreront également en matière d’investissement et de projets communs, tout en coordonnant leurs efforts pour faire face à toute perturbation des approvisionnements en provenance de pays comme la Chine. À noter au passage que l’Empire du Milieu transforme actuellement plus de 80 % des terres rares mondiales.

Les deux parties recherchent d’autres partenaires pour adhérer à un accord multilatéral visant à créer de nouvelles chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, rapporte Bloomberg. Ces matériaux sont indispensables à la fabrication d’une vaste gamme de produits, allant des systèmes de guidage de missiles et des avions de chasse aux véhicules électriques.

Les pays se démènent pour sécuriser leur accès aux minéraux critiques après que Pékin a imposé l’an dernier des contrôles drastiques sur les exportations – notamment de terres rares – en réponse aux droits de douane du président américain Donald Trump.

Le plan minier revêt également une signification symbolique, commente l’agence, car il suggère que les deux parties sont d’accord sur la nécessité de réduire la dépendance à l’égard de la Chine.

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Raffineries américaines : grandes gagnantes de la crise iranienne

10. April 2026 um 16:29

Les raffineries de la côte américaine du golfe du Mexique enregistrent leurs marges bénéficiaires les plus élevées depuis des années, les perturbations des flux pétroliers du Moyen-Orient stimulant la demande d’exportations de carburant américaines. C’est ce qu’ont déclaré des analystes, déclarés rapportées par Reuters.

Les raffineries d’Asie et d’Europe ont été durement touchées par la baisse des exportations de pétrole brut du Moyen-Orient due au blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran, ce qui a contraint certaines d’entre elles à réduire leur production.

Les raffineurs américains, moins dépendants du pétrole du Moyen-Orient, sont bien placés pour tirer profit des pénuries mondiales de carburant en maximisant leurs ventes internationales depuis la plateforme d’exportation de la côte du Golfe.

Les États-Unis, premier marché mondial des carburants, disposent d’une capacité de raffinage d’environ 18 millions de barils par jour, dont une grande partie est située sur la côte du Golfe.

Les grandes raffineries indépendantes, telles que Marathon Petroleum, Phillips 66, Valero Energy et PBF Energy, sont considérées comme des « gagnantes » sur le marché actuel, car elles sont situées à proximité du point de départ du Colonial Pipeline et ont un accès direct aux terminaux d’exportation maritime, selon les analystes. Les raffineurs américains ont la possibilité de vendre à des marchés confrontés à des pénuries sans subir de perturbations importantes dans leur propre approvisionnement en matières premières », a déclaré Jeff Krimmel.

Le taux d’utilisation des raffineries américaines a atteint près de 92 % le mois dernier, avec une moyenne supérieure à 95 % sur la côte du Golfe, contre environ 90 % un an auparavant, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). À titre de comparaison, la moyenne saisonnière sur cinq ans pour cette région est d’environ 82 %. En revanche, le taux d’utilisation des raffineries en Asie est tombé à des niveaux aussi bas que 80 %, après avoir fortement diminué en mars et avril en raison des réductions de production, selon le cabinet de conseil Rystad Energy.

Renforcement des marges à l’exportation

Les exportations américaines de produits raffinés ont atteint un niveau record en mars, selon les données de suivi des navires, ce qui a permis d’accroître les marges de raffinage après des trimestres précédents marqués par une surproduction mondiale.

L’augmentation de la demande à l’exportation contribue également à la hausse des prix des carburants sur le marché intérieur, les raffineurs obtenant de meilleurs prix à l’étranger… Ce phénomène est particulièrement marqué sur les marchés du diesel et du kérosène, qui ont été les plus durement touchés par la guerre en Iran, le Moyen-Orient étant un fournisseur clé de ces carburants et de pétroles bruts à haut rendement.

Limites de protection

Malgré la hausse des profits, les raffineurs américains ne sont pas à l’abri de la flambée des prix du pétrole brut, car la demande mondiale accrue fait grimper le coût des matières premières. Les primes du pétrole brut West Texas Intermediate sur le marché au comptant ont atteint des niveaux historiques.

Les offres de WTI Midland à destination de l’Asie du Nord pour livraison en juillet se situaient entre 30 et 40 dollars le baril au-dessus des prix de référence, contre environ 20 dollars fin mars, tandis que les prix à destination de l’Europe atteignaient un niveau record de près de 15 dollars au-dessus du Brent.

Selon des acteurs du marché, les raffineurs asiatiques sont également en concurrence pour les cargaisons de pétrole brut en provenance d’Amérique du Sud qui étaient traditionnellement destinées aux États-Unis…

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