Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 03. April 2026Haupt-Feeds

Musées : la Fédération du tourisme surprise par la hausse des droits d’entrée

03. April 2026 um 16:43

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien, dans un communiqué publié vendredi 3 avril, se dit stupéfaite à la suite de la décision consistant à réviser le droit d’entrée aux sites et musées relevant de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), avec effet immédiat et sans préavis ni concertation avec la profession. Cette décision a été publiée au JORT N° 34 daté du 31 mars 2026, précise la fédération.

La fédération met en relief la valeur patrimoniale des sites, monuments et musées tunisiens, une valeur, dit-elle, reconnue à l’échelle universelle, rappelant que le droit d’accès est resté modeste comparé à celui pratiqué dans d’autres pays. La fédération conteste toutefois la promptitude de la décision et l’application immédiate de ces nouveaux tarifs.

Pour les agences de voyages spécialisées dans le tourisme « réceptif », les effets qui découleront de cette décision seront extrêmement préjudiciables et les pertes, pour certaines d’entre elles, sont estimées à plusieurs milliers de dinars pour l’année en cours.

En effet, les agences de voyages tunisiennes sont liées par des contrats signés à l’année avec les opérateurs étrangers, il leur est donc impossible légalement de renoncer à une quelconque clause notamment de tarifs convenus et en cours d’application, explique la fédération.

Elle cite à titre d’exemple le droit d’entrée du Musée national du Bardo majoré de 130 % pour les clients étrangers. D’autres sites ont vu leurs prix augmenter de près de 70 %.

L’article Musées : la Fédération du tourisme surprise par la hausse des droits d’entrée est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sami Trabelsi, ex-sélectionneur des Aigles, écope de deux ans de prison

03. April 2026 um 14:49

La Chambre correctionnelle spécialisée dans l’examen des affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis aurait condamné l’ancien sélectionneur de l’équipe nationale, Sami Trabelsi, à deux ans de prison et à une amende, dans une affaire à caractère bancaire. C’est ce qu’indique une source bien informée qui a requis l’anonymat.

Cependant, on ne sait si ladite affaire remonte à avant ou pendant son passage à la tête des Aigles de Carthage.

 

L’article Sami Trabelsi, ex-sélectionneur des Aigles, écope de deux ans de prison est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Justice : Marouane Mabrouk condamné à 4 ans de prison

03. April 2026 um 11:24

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la cour d’appel de Tunis a confirmé, jeudi 2 avril 2026, la condamnation de l’homme d’affaires Marouane Mabrouk à quatre ans de prison ferme et à une amende de 400 mille dinars.

L’affaire porte sur des soupçons de corruption financière et administrative liés à une opération d’acquisition immobilière, selon une source judiciaire.

Cette décision en appel confirme donc le jugement de première instance dans un dossier sensible impliquant une figure connue du monde des affaires. Elle intervient dans un contexte de multiplication des procédures judiciaires liées à la corruption financière, rappelle-t-on.

Au-delà du cas individuel, l’affaire relance le débat sur la transparence des transactions immobilières et l’efficacité des mécanismes de contrôle dans le climat des affaires en Tunisie.

L’article Tunisie – Justice : Marouane Mabrouk condamné à 4 ans de prison est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

90 entreprises, quinze pays, un message : la France choisit Tunis

03. April 2026 um 08:34

Quatre-vingt-dix entreprises françaises, des délégués issus de plus de quinze pays : les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCE) ont tenu les 26 et 27 mars 2026 à Gammarth. Leur Réunion Régionale Sud-Méditerranée et Proche et Moyen-Orient, constituant la plus grande délégation économique française à se rendre en Tunisie depuis plus de quatre ans.

L’événement, intitulé « Deux Rives, Un Avenir : les nouvelles dynamiques du commerce euro-méditerranéen », a réuni des dirigeants venus de Paris, Casablanca, Alger, Dubaï, Riyad et Tbilissi. C’est la première fois que la Commission Sud-Méditerranée et Proche et Moyen-Orient des CCE tenait sa réunion régionale sur le sol tunisien. Alexandre Ratle, Président de ladite Commission et Président du Comité Tunisie CCE, a déclaré à cette occasion : « Cela fait plus de quatre ans qu’aucune délégation économique française de cette envergure n’était venue en Tunisie. Cette page est tournée. »

La réunion s’inscrit dans la continuité des Rencontres Tunisie organisées à Paris en octobre 2025, à Business France, auxquelles avaient participé le ministre délégué chargé du Commerce extérieur Nicolas Forissier et Sophie Sidos, Présidente des CCE, ainsi qu’un dîner à l’Automobile Club de France en l’honneur de la délégation de l’UTICA conduite par Samir Majoul.

Sur le plan des données économiques bilatérales, la France est le premier investisseur étranger en Tunisie, son premier partenaire commercial et sa première source de devises issues de la diaspora et du tourisme. La Tunisie est, de son côté, le troisième partenaire commercial de la France sur le continent africain et, pour la sixième année consécutive, le premier investisseur africain en France en nombre de projets.

La journée de travail du 27 mars s’est articulée autour de quatre sessions thématiques. La première, consacrée aux interdépendances géopolitiques euro-méditerranéennes, a réuni l’Ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie Giuseppe Perrone et Samir Majoul, Président de l’UTICA. La deuxième a abordé les enjeux liés à l’eau, au climat et à la sécurité alimentaire, en présence de la représentante résidente du PNUD, de la directrice régionale de l’AFD et de Mohsen Boujbel, PDG de Vapca. La troisième session a porté sur les chaînes de valeur et le nearshoring, avec la participation de dirigeants de groupes industriels implantés en Tunisie, dont Valeo et COFICAB, ainsi que la FrenchTech Tunis représentée par sa présidente Neila Benzina. La réunion s’est conclue par une session retransmise en direct à l’ensemble du réseau CCE mondial, consacrée à la crise moyen-orientale et à ses implications géostratégiques et économiques, avec la participation de François Gouyette, ancien ambassadeur de France en Tunisie et dans cinq capitales arabes, et du vice-amiral d’escadre Pascal Ausseur, directeur général de la FMES.

Le Comité Tunisie CCE a annoncé lors du dîner de gala que les bénéfices de l’événement seraient reversés au fonds dédié à la restauration de l’Acropolium de Carthage, ancienne cathédrale Saint-Louis, lieu retenu pour accueillir cette soirée. L’Ambassadrice de France en Tunisie Anne Guéguen, présente à la réunion, avait pour sa part déclaré qu’il fallait « miser sur la continuité et favoriser une vraie politique et stratégie de voisinage ». Sophie Sidos, Présidente des CCE, a quant à elle affirmé : « Tunis, mars 2026 : la France est là, en partenaire. »

L’article 90 entreprises, quinze pays, un message : la France choisit Tunis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gestern — 02. April 2026Haupt-Feeds

La Chambre d’accusation renvoie, l’ancien Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, au tribunal

02. April 2026 um 21:22

La Chambre d’accusation spécialisée en corruption financière auprès de la Cour d’appel de Tunis a ordonné, ce jeudi 2 avril, le renvoi de l’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi devant la Chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis compétente en la matière, selon certains médias locaux.

L’ex-responsable comparaîtra en liberté, aux côtés de l’ancien directeur général du ministère de la Jeunesse et des Sports, également visé par cette procédure.

L’article La Chambre d’accusation renvoie, l’ancien Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, au tribunal est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le CMF autorise l’acquisition d’un bloc de titres de SOTUVER

02. April 2026 um 19:27

Par la décision n°12 du 2 avril 2026, le Conseil du Marché Financier a autorisé l’acquisition d’un bloc de titres de la Société Tunisienne de Verreries (SOTUVER) conférant une participation supérieure à 40% des droits de vote. Cette autorisation intervient après une demande déposée le 10 mars 2026 par Tunisie Valeurs et fait suite à l’aval du ministère du Commerce et du Développement des exportations pour l’opération de concentration économique.
L’acquéreur, B.A. Glass B.V., est par ailleurs soumis à une offre publique d’achat obligatoire portant sur le reste du capital de SOTUVER, conformément à la réglementation en vigueur.

L’article Le CMF autorise l’acquisition d’un bloc de titres de SOTUVER est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

UGTT : Mesures d’austérité et appel à l’unité face aux difficultés financières

01. April 2026 um 17:00

Le bureau exécutif national de l’UGTT, élu lors du 26e congrès, s’est réuni pour la première fois mercredi soir au siège central, sous la présidence de son secrétaire général, Seleheddine Selmi, et en présence de tous ses membres.

Selon Echaab News, l’organe du syndicat, les participants ont approuvé les décisions suivantes à l’issue de l’examen de l’ordre du jour :

Création d’une commission d’experts et de syndicalistes chargée d’élaborer un plan stratégique face aux difficultés financières.

Suspension de l’indemnité spécifique des membres du bureau exécutif national.

Cession par le secrétaire général de sa voiture de fonction, afin de renflouer les caisses de l’organisation.

Réaffirmation du dialogue social comme unique levier pour relever les défis économiques et sociaux.

Appel aux syndicalistes à renforcer la solidarité et l’unité pour défendre les intérêts des travailleurs intellectuels, manuels et de tous les ouvriers du pays.

L’article UGTT : Mesures d’austérité et appel à l’unité face aux difficultés financières est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kais Fekih prend la tête de la CCTBL

01. April 2026 um 14:28

La Chambre de commerce tuniso-belgo-luxembourgeoise (CCTBL) a élu un nouveau conseil d’administration lors d’une Assemblée générale le 31 mars au siège de l’IACE à Tunis. Les membres exerceront leur mandat pour trois ans.

Kais Fekih est élu président, épaulé par une équipe mixte tunisienne et européenne : Samir Ben Abdallah (vice-président), Mahmoud Ben Salah (trésorier), Rym Jaouchi (secrétaire générale), et les administrateurs Nadine Muys, Tony Vanwijnsberghe, Hedi Bahri, Slim Kechaou, Hassen Sellami et Yassine Maazoun.

L’article Kais Fekih prend la tête de la CCTBL est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Transfert temporaire de l’activité de la marque SEAT vers le showroom CUPRA Aïn Zaghouan

01. April 2026 um 12:49

 Dans le cadre de son engagement constant envers la satisfaction de ses clients, Ennakl Automobiles informe son aimable clientèle et ses partenaires du transfert temporaire de l’ensemble des activités de commercialisation de la marque SEAT à La Charguia 2 vers son showroom CUPRA situé à Aïn Zaghouan à partir du 1er avril.

Ce changement s’inscrit dans une démarche stratégique visant à améliorer l’expérience client et à garantir un niveau de service optimal.

Ainsi, durant cette période transitoire, toutes les activités liées à la marque SEAT  incluant l’accueil des clients, la présentation des véhicules, le conseil commercial ainsi que le suivi des demandes seront assurées au sein du showroom CUPRA Aïn Zaghouan. Les équipes commerciales dédiées resteront pleinement mobilisées afin d’accompagner les clients et de répondre à leurs attentes dans les meilleures conditions.

Les clients sont invités à se rendre au showroom CUPRA Aïn Zaghouan pour toute demande relative à la marque SEAT pendant cette période.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le 36 036 036.

📍 Localisation : https://maps.app.goo.gl/SLG13tjZLSh94qsr8

 

L’article Transfert temporaire de l’activité de la marque SEAT vers le showroom CUPRA Aïn Zaghouan est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie perd Afif Hendaoui, son économiste et diplomate inoubliable

01. April 2026 um 11:36

Afif Hendaoui, économiste et professeur de l’enseignement supérieur depuis 1989, est décédé le 30 mars 2026 à l’âge de 77 ans.

Ancien président de l’Université de Tunis III (1991-1996), Afif Hendaoui a occupé des postes clés en diplomatie : ambassadeur en Suède, Finlande et Islande (1996-2000); ministre délégué chargé des droits de l’Homme, de la communication et des relations avec la Chambre des députés (2000-2001); ambassadeur en Autriche, Hongrie, Slovaquie; et représentant permanent à Vienne (2001-2004); puis en Suisse et au Vatican (2004-2006).

De retour à Tunis, il dirigea l’École nationale d’administration (ENA) jusqu’en 2013.

Paix à son âme

L’article La Tunisie perd Afif Hendaoui, son économiste et diplomate inoubliable est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Quand la géographie reprend (vraiment) sa revanche sur l’Histoire (suite…)

31. März 2026 um 15:38

Il y a près de deux ans, nous écrivions, dans ces mêmes colonnes, que la géographie finirait par reprendre sa revanche sur une Histoire trop souvent bricolée, instrumentalisée et imposée. Cette lecture semblait peut être excessive, voire pessimiste, mais les événements que nous vivons semblent me donner malheureusement raison : aujourd’hui, de Gaza à la mer Rouge, d’Ormuz à Bab el-Mandeb, les faits parlent d’eux-mêmes. Aurais-je fait une analyse prophétique ? Mais simplement que certaines évidences – comme l’avait déjà pressenti Ibn Khaldoun dans ses Prolégomènes – finissent toujours par s’imposer… souvent dans le fracas.

Les détroits et la géographie : là où se joue vraiment le pouvoir

Pendant que les chancelleries s’échangent des communiqués et que les experts recyclent les mêmes concepts usés, le véritable pouvoir circule ailleurs. Il passe par des lieux que l’on préfère ignorer : ORMUZ ET BAB EL-MANDEB. Deux points minuscules sur la carte… mais qui tiennent la planète par la gorge.

Comme le rappellent régulièrement les analyses stratégiques contemporaines, contrôler les flux vaut désormais plus que contrôler les territoires. Un incident, une milice, un missile mal placé et soudain : les marchés paniquent, les routes commerciales se déroutent, les grandes puissances redécouvrent leur dépendance! Mais rassurons-nous : on continue à parler de “stabilité”.

 

Le Moyen-Orient : illusion de contrôle, réalité du désordre

Le Moyen-Orient de 2026 n’est plus un échiquier – drôle d’allusion à l’invention perse -, c’est devenu un champ de forces.

Qatar, Émirats, Koweït : prospérité brillante, mais dépendance structurelle persistante particulièrement des USA.

Arabie saoudite : transformation ambitieuse, mais équilibre fragile et centre de gravité de l’Islam.

Iran : puissance patiente, enracinée dans une logique de long terme gérée par des « mollahs barbus en sandales », qui forment des centaines de milliers de cadres et ingénieurs même si elles sont « enfoulardées ».

Irak, Yémen : États brisés devenus pivots géopolitiques.

Israël : supériorité militaire, mais enfermement stratégique subissant un rejet qui se développe dans le monde.

Rien de tout cela n’est nouveau surtout que les USA étaient considérés comme chef d’orchestre surtout depuis le développement d’Internet, de l’intelligence artificielle et tutti quanti. Ce qui est nouveau, c’est que plus personne ne parvient à stabiliser l’ensemble. Comme le souligne Gilles Kepel, nous ne sommes plus dans des conflits locaux, mais dans une dynamique globale de confrontation diffuse.

 

Les États-Unis : puissance dominante… mais dépassée par la complexité

Les États-Unis restent une puissance majeure. Mais ils ne sont plus le chef d’orchestre. Ils sont devenus un acteur parmi d’autres. D’où cette cacophonie dominée par les décibels de Trump qui hurle à tout va et change d‘avis comme il change de cravate. Avec sa brutalité devenue coutumière, il réduit les Européens à leur impuissance stratégique en les traitant de lâches, rappelle aux monarchies du Golfe la nature réelle de leur dépendance lécheuse, sans parler de son mépris souverain pour les dirigeants africains. Bien que son comportement scandalise – et il s’en moque- il met surtout en lumière ce que tout le monde sait déjà : la puissance des USA n’a pas encore disparu mais elle a perdu de sa cohérence, comme l’écrit Emmanuel Todd dans La Défaite de l’Occident.

 

Israël : peut-il encore gagner des guerres, et après ?

Grâce à l’appui inconditionnel des USA, Israël continue-t-il de dominer militairement ? Par ailleurs, bien que cette domination semble subir maintenant des dégâts, et si par un miracle divin les USA et l’Iran perdent des hommes, chaque Israélien semble être protégé contre toute sorte d’agression ! Mais la question n’est plus, si aucune supériorité technologique ne règle une impasse politique.

Derrière l’action, une interrogation persiste : que veut Netanyahu ? Sécuriser, durer, imposer un fait accompli définitif ? Peut-être tout à la fois. Mais aucune stratégie ne répond à la question fondamentale : que fait-on d’un territoire, d’une population, d’un conflit… après leur destruction ? L’Histoire est pourtant claire et répète à qui veut l’entendre : on ne stabilise pas un vide.

 

Le pétrole : mythe de la fin, réalité de la dépendance ?

On annonce la fin du pétrole comme on annonçait jadis la fin de l’histoire avec la même assurance et probablement la même erreur. Oui, la transition énergétique existe. Mais non, elle ne supprime pas la dépendance, elle la transforme. Mais tant que les détroits resteront stratégiques, les flux resteront vulnérables et les économies resteront énergivores. De ce fait, le Moyen-Orient restera central.

La faute originelle : avoir ignoré la géographie. Le problème n’est ni religieux ni civilisationnel; il est structurel. On a voulu imposer une Histoire sans respecter la géographie. Et ce, en traçant des frontières artificielles, créant des États bricolés et surtout en déplaçant les peuples. Et comme toujours, la réalité finit par revenir… Avec intérêts.

 

In fine

Soyons lucides. L’Occident a cru organiser le monde : il en révèle aujourd’hui les limites. Les puissances régionales jouent aux équilibristes… sans filet :

  • Israël impose la force faute d’autre action sans horizon politique. Surtout que l’argument de la SHOAH a beaucoup perdu de sa valeur. Il est devant un dilemme qui rappelle de sombres jours « la valise ou le cercueil »…
  • Les monarchies du Golfe achètent du temps sans garantie d’éternité.
  • L’Iran avance méthodiquement mais jusqu’où ? L’empire perse n’est-il pas éternel ?
  • Les États-Unis arbitrent encore, mais leur rôle s’étiole de plus. Et l’American dream devient un drame même pour beaucoup de ses concitoyens.
  • L’Europe a quitté le terrain de l’histoire et de la géographie comme un joueur qui a subi un carton rouge à force d’erreurs impardonnables particulièrement en Afrique, son ancien terrain de jeu favori.

 

Et pendant que chacun prétend maîtriser la situation, une seule chose est certaine : plus personne ne contrôle réellement la trajectoire en cours et on ne sait pas où on va. La vérité est plus dure encore. Ce n’est pas seulement un désordre. C’est un système qui se délite sous les yeux de ceux qui l’ont construit; sans que personne n’ait de solution crédible pour le remplacer. D’autant plus que, à cause d’une géographie capricieuse qui a imposé deux détroits, le pétrole risque d’atteindre les 200 $ le baril avec tous les effets dominos qui en découleraient.

Faut-il rappeler ce qu’avait écrit Ibn Khaldoun : « Lorsque les structures se corrompent, la chute n’est plus une possibilité, elle devient un processus. »

Et dans ce processus : les discours continueront; les alliances changeront; les puissants s’adapteront. Mais les peuples, eux, continueront de payer… toujours. Car on peut se poser la question : quelle erreur a fait un Palestinien de naître Palestinien et un Juif de naître en Israël ?

Pendant ce temps, la Chine attend patiemment son heure … et commence sa domination lentement et sûrement et en silence sans tirer une seule cartouche, si ce n’est une cartouche d’encre pour une imprimante Made in China…

À bon entendeur.

IBTISSEM

L’article Quand la géographie reprend (vraiment) sa revanche sur l’Histoire (suite…) est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

33 ans au service du monde : LIFE, 3ème meilleure ONG humanitaire

31. März 2026 um 11:27

Selon les rapports publiés pour l’année 2026, Life For Relief and Development (LIFE) obtient la troisième place parmi les meilleures organisations humanitaires mondiales. Et ce, pour sa rapidité d’intervention en cas d’urgence. Elle est aussi la cinquième des meilleures organisations luttant contre la pauvreté dans le monde. De même qu’elle se classe à la cinquième place des meilleures organisations opérant en Palestine.

Fondée il y a plus de 33 ans aux États-Unis, LIFE bénéficie d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies. Ces classements reflètent sa préparation constante face aux catastrophes et urgences mondiales, ainsi que son expansion et sa présence dans plus de 60 pays à travers des projets exécutifs complets menés par ses 14 bureaux dans le monde.

Au cours de ces années, LIFE a distribué plus de 624 millions de dollars d’aide humanitaire. Ce qui lui a également valu une note de 96 % par le jury de Charity Navigator. Elle est recommandée par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et a reçu le Prix humanitaire de Dubaï en avril 2025 pour le partenariat humanitaire le plus impactant. Il concernait son projet de camps d’hébergement des déplacés dans la bande de Gaza. Ces camps protégeaient les habitants du froid et de la pluie en hiver, de la chaleur, de l’humidité et des insectes en été; ainsi que des incendies pendant leur sommeil dus aux bombardements continus.

Secours d’urgence pour les catastrophes sismiques en Tunisie, en Algérie et en Afrique du Nord

L’Afrique et le Moyen-Orient comptent parmi les régions les plus touchées par les guerres et les catastrophes environnementales continues. LIFE a veillé à ce que ses équipes soient préparées et prêtes à intervenir en cas d’urgence. Cela a été particulièrement visible en Afrique du Nord en 1994, lorsque LIFE a commence ses opérations en Tunisie après un séisme, dont les répliques ont duré plus de cinq ans. Pendant cette période, les équipes ont soutenu les familles déplacées dont les maisons avaient été endommagées par des constructions fragile en Tunisie et en Algérie.

LIFE a également répondu à l’appel de secours après le séisme majeur de 2003 en Algérie, dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, non seulement dans la mémoire des victimes, mais aussi dans la nécessité d’aider 95 000 personnes ayant perdu leur logement et nécessitant un hébergement d’urgence, puis une relocalisation. Les équipes de LIFE ont fourni une aide comprenant nourriture, eau, abris temporaires, soins de santé et médicaments, tout en suivant les déplacés des zones sinistrées vers les États voisins pour leur permettre de reconstruire une vie stable.

Le soutien a continué pendant la pandémie de COVID-19 (2020–2022), puis lors des inondations touchant plusieurs pays africains en 2022. LIFE a été en état d’alerte, avec des équipes sur le terrain immédiatement pour fournir une aide d’urgence et des fournitures médicales en Gambie, Mali, Sénégal, Nigeria, Ouganda, Côte d’Ivoire et Sri Lanka. Ensuite, lors des vagues de sécheresse et de famine touchant la région, LIFE a fourni une assistance urgente en Éthiopie, Kenya, Somalie, Somaliland et Soudan.

Projets saisonniers et parrainage des orphelins

LIFE a mené des projets saisonniers fournissant des paniers alimentaires pour le Ramadan, de la viande sacrificielle et des fournitures hivernales telles que couvertures et moyens de chauffage pour les déplacés et les familles nécessiteuses en Algérie et dans 22 autres pays africains. LIFE a aussi développé des projets d’eau potable en Afrique et dans d’autres pays, avec un total de 1 473 puits au cours de ces années, dont 267 en 2025.

L’organisation soutient 13 100 orphelins en Afrique et dans 22 pays à travers le monde. En 2025, LIFE a aidé près de 29 000 élèves orphelins en finançant leurs frais scolaires et fournitures dans 28 pays. Elle offre également des bourses universitaires et, pour lutter contre la malnutrition, a fourni des aliments enrichis en vitamines à 19 000 familles en Afrique, au Moyen-Orient et à Gaza.

Faire face à la plus grande vague de déplacement d’enfants en Afrique

LIFE est intervenue lors de la plus grande vague de déplacement d’enfants au Soudan après les conflits, opérant au cœur de la crise, malgré les risqué sécuritaires, pour fournir un hébergement d’urgence, un soutien médical et humanitaire aux populations touchées par la guerre. LIFE a également soutenu les réfugiés soudanais en Égypte et dans les pays africains voisins avec une aide d’urgence essentielle, en se concentrant sur les groupes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, victimes d’intimidation et de perte de biens et de familles. L’organisation a fourni des soins médicaux, des médicaments, des produits d’hygiène et de désinfection, de soins personnels, ainsi que des services de santé pour les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants.

Solidarité et secours humanitaire

Malgré les défis des années précédentes, LIFE a poursuivi ses projets parallèlement à son aide à Gaza. L’organisation a fourni de la nourriture et une assistance humanitaire à 1,2 million de réfugiés dans le monde et des soins de santé à 30 000 d’entre eux. Environ 27 millions de dollars ont été dépensés pour des programmes de santé et des fournitures médicales à travers le monde.

Les projets saisonniers ont inclus la distribution de 11 millions de repas pendant le Ramadan dans 36 pays et la distribution de viande sacrificielle à 450 000 personnes dans 38 pays, dont 50 000 à Gaza. LIFE a fourni des vêtements d’hiver, des appareils de chauffage et du bois de chauffage à 9 000 familles et a creusé 267 puits l’année dernière dans 18 pays, portant le total à 1 476 puits.

Tasneem Elridi,

Journaliste indépendante

L’article 33 ans au service du monde : LIFE, 3ème meilleure ONG humanitaire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

CCITF : Speed Dating B2B entreprises-startups

29. März 2026 um 15:11

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), organise le 19 mai 2026 un « Speed Dating B 2 B à Tunis, dédié à la mise en relation entre entreprises et startups. « Favoriser des connexions à forte valeur ajoutée autour de besoins concrets, de solutions innovantes et de nouvelles opportunités de collaboration commerciale », c’est l’objectif de cette rencontre professionnelle.

Au programme, figurent des « Pitchs startups » (présentation) et des sessions de « Speed Dating B2B » qui sont destinés aux entreprises à la recherche de solutions adaptées à leurs enjeux ou une startup souhaitant présenter son offre à des interlocuteurs qualifiés.

Pour ce faire, la CCITF indique avoir mis à la disposition des entreprises, qui désirent participer à cette rencontre, un formulaire Entreprises : urlr.me/edCBfN et un formulaire Startups : urlr.me/yBuZ9d.

L’article CCITF : Speed Dating B2B entreprises-startups est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Disparition d’un bâtisseur : Othman Ben Arfa n’est plus

28. März 2026 um 19:05

Figure majeure de l’énergie en Tunisie et ancien PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), Othman Ben Arfa est décédé samedi 28 mars 2026.

Ingénieur de formation, il laisse l’empreinte d’un dirigeant rigoureux qui a marqué durablement le développement énergétique national.

À la tête de la Steg entre 2002 et 2011, il a piloté la modernisation du réseau électrique, soutenu l’intégration du gaz naturel et accompagné l’extension des infrastructures pour répondre à une demande croissante. Il a également favorisé l’ouverture internationale de l’entreprise et amorcé des réflexions sur les énergies renouvelables.

Entré à la Steg en 1967, il y a gravi tous les échelons après des études d’électrotechnique aux États-Unis, contribuant dès ses débuts à des projets techniques stratégiques.

Après la Révolution tunisienne de 2011, il s’est exilé en France dans un contexte politique tendu.

Décoré de l’Ordre de la République, ancien sportif accompli, il demeure une référence pour plusieurs générations d’ingénieurs tunisiens.

L’article Disparition d’un bâtisseur : Othman Ben Arfa n’est plus est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Produits pétroliers : la demande en hausse de 6 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:52

La demande nationale de produits pétroliers a augmenté de 6 % en janvier 2026 pour atteindre 401 ktep, selon l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette hausse est principalement portée par la progression de la consommation d’essence (+15 %) et de jet d’aviation (+11 %).

Parallèlement, la demande totale de gaz naturel a progressé de 7 %, confirmant une tendance générale à la hausse de la consommation énergétique.

Dans le détail, la structure de consommation des produits pétroliers reste globalement stable, malgré une légère évolution en faveur de l’essence, tandis que le gasoil conserve la part dominante.

La consommation de carburants routiers demeure prépondérante, représentant plus de la moitié de la demande totale, alors que la hausse de la consommation de gaz naturel est principalement tirée par les besoins accrus en production électrique.

L’article Produits pétroliers : la demande en hausse de 6 % en janvier 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Énergie primaire : le déficit s’aggrave de 9 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:40

Le bilan d’énergie primaire fait apparaître, en janvier 2026, un déficit de 0,5 Mtep enregistrant, ainsi, une hausse de 9 % par rapport à janvier 2025, et ce, en comptabilisant la redevance, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

  Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation, s’est situé à 35 % en janvier 2026 contre 37 % en janvier 2025.

Alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 26 % en janvier 2026 contre 30% en janvier 2025, a fait savoir l’Observatoire.

 Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 0,3 Mtep en janvier 2026, enregistrant, ainsi, une hausse de 2 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette augmentation est due principalement à la hausse de la redevance sur le transit du gaz algérien. Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 68 % de la totalité des ressources d’énergie primaire.

La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 3 % des ressources primaires.

A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une hausse de 31% en janvier 2026 par rapport à janvier 2025.

La demande d’énergie primaire a enregistré entre janvier 2026 et janvier 2025 une hausse de 6 %. La demande du gaz naturel a augmenté de 7 %, celle des produits pétroliers a enregistré une hausse de 6 % et la production d’électricité à partir des sources renouvelables a augmenté de 27 %.

 La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement, en effet, la part de la demande des produits pétroliers est passé de 49 % en janvier 2025 à 48 % durant janvier 2026. La part du gaz naturel a augmenté, par contre, de 50 % en janvier 2025 à 51 % en janvier 2026.

L’article Énergie primaire : le déficit s’aggrave de 9 % en janvier 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le déficit de la balance commerciale énergétique recule de 16 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:34

Le déficit de la balance commerciale énergétique, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exportée, a enregistré, en janvier 2026, une baisse de 16% pour se situer à 945 millions de dinars (MDT), selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Les exportations des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 62% accompagnée par une baisse des importations en valeur de 5%.

Selon l’observatoire, les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont très sensibles à trois facteurs à savoir : les quantités échangées, le taux de change dollar/dinar ($/DT) et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que les produits pétroliers.

En effet, au cours du mois de janvier 2026, les cours du Brent ont enregistré une baisse de 12$/bbl par rapport au mois de janvier 2025.

Au cours de la même période, le taux de change du dinar tunisien par rapport au dollar a enregistré une baisse de 10% par rapport au Dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.

L’article Le déficit de la balance commerciale énergétique recule de 16 % en janvier 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La troisième guerre du golfe : enjeux et perspectives

28. März 2026 um 13:27

La guerre israélo-américaine initiée fin février 2026 à l’encontre de l’Iran s’est rapidement muée en conflit régional susceptible de déraper en confrontation globale impliquant de nombreuses puissances nucléaires menacées par les retombées du nouveau choc pétrolier et gazier découlant de la fermeture partielle du détroit d’Ormuz.

Trump et Netanyahu assument la pleine responsabilité de cette guerre qui se situe dans le prolongement de celle qui avait été déclenchée par Israël en juin 2025 avec un soutien américain limité, en vue de susciter une « révolution » aboutissant au renversement du régime iranien, à l’instar des changements de régime opérés dans le cadre des « printemps arabes ».

Les véritables enjeux de la guerre

La reprise des hostilités était prévisible car les USA et Israël persistent dans leur volonté de modifier les rapports de force régionaux et mondiaux en substituant au régime iranien un nouveau pouvoir hostile aux BRICS, à la résistance palestino-libanaise et soumis à la volonté américano-sioniste incarnée par le G7 piloté par les USA et les institutions multilatérales représentatives des oligarchies mondialisées. Au nombre des  objectifs centraux de cette entreprise, figure la dislocation et l’implosion de l’Iran ainsi que la destruction des assises de l’Etat iranien en vue de le dépouiller des atouts de la puissance militaire et technologique susceptible de constituer une menace existentielle pour Israël et les intérêts hégémoniques occidentaux.

Lire aussi: L’Iran ferme le détroit d’Ormuz aux navires liés aux « ennemis »

En effet, il ne faut pas perdre de vue que l’Iran est perçu comme un danger mortel du fait qu’il demeure l’un des derniers  obstacles restants à la mise en œuvre du plan expansionniste sioniste dans la région nouvellement promu par Netanyahu. Initiée par la guerre génocidaire et d’épuration ethnique à Gaza et en Palestine, cette dynamique d’expansion messianiste s’est accélérée aux dépens du monde arabe, après la chute de la Syrie et l’affaiblissement de l’axe de la résistance au Liban.

En somme, la finalité de cette politique n’est pas seulement de soumettre l’Iran à la volonté occidentale tout en s’emparant de ses richesses et de ses importantes potentialités industrielles, scientifiques et militaires. Il s’agit de modifier ses alliances en mettant fin à son hostilité à l’impérialisme et au néocolonialisme tout en confisquant son indépendance décisionnelle en politique étrangère et dans le domaine de la coopération internationale. Avec pour ambition de les mettre au service du projet expansionniste sioniste soutenu par les USA et l’Occident collectif qui cherchent à mettre en échec les prémices du nouvel ordre mondial multipolaire ambitionné par les BRICS. Ceci avec pour perspective de porter un coup fatal aux intérêts sécuritaires et économiques vitaux de la Chine, de la Russie ainsi qu’à la cause palestinienne et à l’axe de la résistance.

 

La finalité de cette politique n’est pas seulement de soumettre l’Iran à la volonté occidentale tout en s’emparant de ses richesses et de ses importantes potentialités industrielles, scientifiques et militaires.

 

Certes, des dommages considérables ont été occasionnés à l’Iran, mais aucun de ses objectifs n’a pu être réalisé après un mois d’une confrontation implacable où les USA se sont impliqués à fond en vue de trancher rapidement le conflit tout en cherchant à éviter l’enlisement et la guerre d’usure ainsi que l’extension des combats à d’autres fronts, ce qui serait catastrophique pour la coalition israélo-américaine.

Lire également : L’Iran émerge-t-il comme nouvelle puissance régionale au Moyen-Orient ?

A l’opposé, l’Iran, conscient des enjeux vitaux de cette épreuve, s’est préparé à une guerre d’usure de longue durée destinée à mettre un terme final aux périls existentiels qui menacent la nation iranienne.

D’où le retour en force de la résistance chiite libanaise incarnée par le Hezbollah qui a repris le combat au sud Liban parallèlement aux attaques de la résistance irakienne ciblant la présence et les intérêts américains. De même que l’appui politique et militaire discret mais efficient manifesté par la Chine et la Russie à l’Iran, ce qui a conféré une efficacité  accrue à son potentiel de riposte et de résilience dans cette confrontation décisive pour le peuple et l’Etat iraniens.

En définitive, il se confirme qu’en dépit de leur agressivité et de leurs pulsions guerrières persistantes, les USA et leurs alliés occidentaux sont en recul face à la réémergence du  nationalisme persan associé aux nationalismes russes et Chinois qui se retrouvent solidaires au regard des tentatives de l’Occident collectif d’empêcher l’avènement d’un nouveau monde multipolaire plus juste et plus équilibré[1].

 

L’évolution du cours de la guerre et les capacités d’endurance et de riposte de l’Iran semblent avoir convaincu le président Trump de la nécessité de rechercher, à ce stade, une voie de sortie provisoire sans pour autant renoncer à ses objectifs initiaux, lesquels s’insèrent dans le cadre de sa stratégie de sécurité nationale.

 

Ainsi, l’évolution du cours de la guerre et les capacités d’endurance et de riposte de l’Iran semblent avoir convaincu le président Trump de la nécessité de rechercher, à ce stade, une voie de sortie provisoire sans pour autant renoncer à ses objectifs initiaux, lesquels s’insèrent dans le cadre de sa stratégie de sécurité nationale. Ce faisant, il ne semble pas mesurer les implications véritables de cette confrontation régionale désormais devenue d’ordre planétaire qui risque chaque jour de déraper et d’échapper à tout contrôle.

Les pays du Golfe dans l’œil du cyclone

Celle-ci s’est de fait muée en crise économique et pétrolière mondiale après la réduction drastique des flux pétroliers en provenance de la région du fait du blocage du détroit d’Ormuz et sa fermeture aux exportations des pays du Golfe. Sans compter les dommages considérables infligés à leurs sites pétroliers ainsi qu’à la crédibilité des USA du fait de la destruction des bases américaines censées les protéger de l’Iran.

A l’inverse, ils se sont retrouvés impliqués, contre leur gré par leurs protecteurs dans ce conflit dévastateur, ce qui leur a valu d’être traités en belligérants et durement attaqués par l’Iran en raison de leur participation aux hostilités à travers les bases américaines qui y sont installées. Dès lors, ils sont, de fait, considérés par les responsables iraniens en tant « qu’Etats fonctionnels », membres de l’alliance israélo-occidentale qui œuvre depuis les « printemps arabes » à détruire l’Iran et à renverser l’ensemble des pouvoirs en place dans la sphère arabo-islamique afin de leur substituer des pouvoirs vassaux pro-occidentaux d’obédience islamiste.

A vrai dire, les pays du Golfe, sous la conduite de l’Arabie saoudite, ont toujours lié leur sort et leur sécurité à la protection des USA moyennant le rôle prééminent des entreprises américaines dans la production et la commercialisation du pétrole en dollars. Cette dépendance économique et sécuritaire à l’égard des USA s’est consolidée après la chute de l’URSS avec l’installation des bases américaines et l’imposition de la normalisation des relations arabo-israéliennes désormais considérée comme étant l’un des piliers de la politique américaine dans la région.

Notons qu’avec les accords d’Abraham, cette normalisation s’est muée en une sorte d’alliance non déclarée tripartite dirigée contre l’Iran et l’axe de la résistance.

 

Dans un prochain article, nous examinerons les retombées prévisibles de cette guerre sur le monde arabo-musulman qui risque, encore une fois, d’être le grand perdant des mutations en cours sur la scène régionale et mondiale.

—————————-

Ahmed Ben Mustapha,

Diplomate et ancien ambassadeur

 

—————————————-

[1] Dans une récente déclaration à l’économiste Maghrébin, j’ai en effet situé ce conflit dans le cadre des mutations en cours dans les équilibres fondamentaux au niveau planétaire :  Ahmed Ben Mustapha insiste sur ce qu’il considère comme la clé de lecture fondamentale de l’ensemble du conflit : un affrontement de nationalismes. D’un côté, le nationalisme sioniste associé au nationalisme européen, avec l’appui décisif des États-Unis. De l’autre, les nationalismes de résistance. Israël et Washington ont réussi à neutraliser le nationalisme arabe, mais ils n’avaient pas anticipé la puissance d’un nationalisme persan adossé à une civilisation millénaire. Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large, observable également en Russie et en Chine, où la réunification nationale et la revalorisation des identités propres constituent les objectifs fondamentaux. Ce que le monde traverse, dit-il, c’est la faillite du système de globalisation américain, fondé sur l’absence de repères idéologiques, religieux et moraux, et la réémergence simultanée des grandes forces nationales.

L’article La troisième guerre du golfe : enjeux et perspectives est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kaïs Saïed appelle à la responsabilité des autorités locales

28. März 2026 um 09:44

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dans la journée du vendredi 27 mars 2026, au palais de Carthage, le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, pour évoquer les opérations de ramassage des déchets de toutes sortes sur l’ensemble du territoire national.

Il a souligné que cette initiative ne doit pas se limiter à une campagne ponctuelle de un ou deux jours, mais doit constituer un travail continu, jour et nuit, sans interruption.

Le chef de l’État a estimé qu’il n’est pas acceptable qu’il doive intervenir à chaque fois pour orienter les responsables régionaux et locaux, ni qu’il soit parfois amené à identifier lui-même, à partir des plaintes reçues, les quartiers où les ordures s’accumulent.
Il a également rejeté l’argument du manque d’équipements pour justifier l’absence d’enlèvement des déchets, jugeant anormal que ces moyens soient disponibles au lancement des opérations, puis disparaissent pendant des mois.

Kaïs Saïed a affirmé que cette situation ne peut plus durer et a insisté sur la nécessité de responsabiliser pleinement chaque cadre administratif. Selon lui, tout responsable ayant failli à son devoir doit en assumer immédiatement les conséquences.

Il a, par ailleurs, refusé de faire porter aux citoyens la responsabilité de ces dysfonctionnements, rappelant que nombre d’entre eux se sont mobilisés spontanément, avec leurs propres moyens, pour participer à des campagnes de nettoyage.

Il a ajouté que les Tunisiennes et les Tunisiens, lorsqu’ils se sentent copropriétaires de l’espace public, veillent naturellement à sa propreté, et que ce sens civique finira par vaincre toute tentative de découragement.

L’article Kaïs Saïed appelle à la responsabilité des autorités locales est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌