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Ridha Chkoundali : « Le détroit d’Ormuz, nouveau théâtre d’une guerre économique acharnée »

17. März 2026 um 12:02

Dans une analyse postée sur sa page fb, l’expert en économie,  Ridha Chkoundali met l’accent sur la manière dont  le détroit d’Ormuz a  transformé le conflit au Moyen-Orient en une guerre économique totale. 

Ridha Chkoundali part du constat que trois développements majeurs marquent l’escalade : l’attaque américaine sur l’île iranienne de Kharg; l’appel de Donald Trump à une coalition internationale pour sécuriser la navigation dans le détroit; et la menace d’invasion de l’île en échange d’une levée iranienne du blocus naval.

Ainsi, pour notre interlocuteur, ce détroit vital, par où transite une quantité cruciale du pétrole mondial, cristallise les tensions entre Téhéran et Washington. Les États-Unis, sous le slogan « America First », cherchent à l’ouvrir par la force pour préserver le marché énergétique global, les revenus des alliés du Golfe et leur propre économie. « Ce passage a transformé une guerre militaire en une guerre économique » souligne l’expert. 

Washington rêve d’une offensive éclair sans coûts pour ses alliés, mais qui freinerait les importations pétrolières chinoises en provenance d’Iran.

Sur quoi table Téhéran?

Or Téhéran, au contraire, mise sur l’usure. « Une guerre courte serait fatale pour l’Iran, perdant à coup sûr » argue M. Chkoundali.  En prolongeant le conflit et en le rendant économique, Téhéran compte sur la pression des pétromonarchies du Golfe, frappées de plein fouet par la flambée des prix, pour forcer le retrait des bases américaines. 

De ce fait, contrôler le détroit signifierait la victoire iranienne : expulsion des forces US; domination régionale incontestée; et fin de la protection des intérêts américains, délégués à Israël comme proxy hégémonique.

Enjeu pétrolier crucial

Jusqu’ici, les frappes US sur Kharg d’où partent 90 % des exportations pétrolières iraniennes ont épargné les infrastructures, limitant l’impact. En effet, le Brent n’a grimpé que de 3 dollars, à 103 dollars le baril. Toutefois, Ridha Chkoundali alerte : laisser l’Iran exporter vers Pékin en fermant le détroit ferait exploser les prix mondiaux, au détriment de l’Occident et du Golfe; sans bénéfice pour quiconque sauf la Chine. Après l’échec de la coalition trumpienne, « l’occupation totale de Kharg devient inévitable : c’est la carte maîtresse pour forcer Téhéran à céder ».

Risques d’embrasement et monde post-conflit

L’élargissement du conflit plane comme une ombre : l’attaque iranienne sur le port de Fujairah (Émirats) a fermé l’alternative au détroit. Un statu quo favorise Téhéran. Un débarquement US pourrait l’emporter; mais il pousserait la Chine à s’allier à l’Iran. Une chose est certaine, d’après Ridha Chkoundali, « la guerre s’étendra, redessinant la géostratégie mondiale ».

Cela nous amène à deux  scénarios possibles : une victoire US couronne Israël « maîtresse du nouveau Moyen-Orient, enterrant la cause palestinienne et forçant la normalisation arabe. Ou un triomphe iranien, boosté par Pékin, ravive la Palestine et fait voler en éclats le rêve israélien du Nil à l’Euphrate ». 

 En somme, le détroit d’Ormuz est une question de vie ou de mort. Qui en sera le vainqueur, qui sera le vaincu ? Les prix du pétrole, oscillant entre 101 et 103 dollars, traduisent une incertitude palpable pour l’économie mondiale. Wait and see…

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Pub&Co Ramadan Awards 2026: quand la créativité prime

17. März 2026 um 12:57

Les Pub&Co Ramadan Awards dynamisent la créativité publicitaire tunisienne en récompensant les spots les plus marquants de Ramadan, mêlant humour, identité made in Tunisia et innovation audiovisuelle.

La 3e édition, organisée lundi 16 mars 2026 par Express FM en partenariat avec Medianet, l’hôtel Nine et Startup Village, a célébré l’excellence créative des publicités diffusées pendant le mois saint. Il convient de noter que les légendaires slogans des années 80-90 (Jean Fantasia, Chorba frik ou Javel Judy) ont, au fil des ans, contribué à cette créativité propre à la Tunisie. Issue de l’émission Pub&Co diffusée depuis plus de 10 ans sur Express FM, cette initiative fédère aujourd’hui marques, agences et public autour d’une plateforme unique.

Les nouveautés de l’édition 2026

Selon Mehdi Mahjoub, fondateur de Pub Ramadan Worlds et animateur de Pub&Co, cette 3e édition s’ouvre à l’international avec un jury mixte.

Voici les membres du jury:

  • Ahmed Zoghlami, président du jury,

  • Sahar Mechri, fondatrice de ESG Summit et directrice exécutive de Managers,

  • Hosni Gargouri Krid: experte marketing Pi 2r,

  • Haythem Ben Youssef, réalisateur-producteur,

  • Senda Aloui, Adecco Tunisie,

  • Mehdi El Alj, CEO African Cristal Festival (Maroc),

  • Chamseddine Abdelhafidh, creative director Meta, New York,

  • Meriem Belkadhi, présentatrice TV.

La plateforme s’ouvre à cinq pays (Maroc, Algérie, Libye, Égypte, Golfe), doublant les votes à plus de 250 publicités répertoriées en 14 catégories, plus le Prix du Jury (100% jury, sur clarté, créativité, impact, mémorisation et “tunisianité ramadanesque”). Le vote final: 60% public, 40% jury.

Importé des États-Unis, le concept publicitaire a marqué les générations tunisiennes par des spots inoubliables chantés en famille et repris dans les cours de récré. Les éditions précédentes ont validé le format, boostant l’économie créative. En 2026, 102 spots (dont 77 tunisiens) ont été passés en revue lors de la soirée.

Palmarès 2026 (3e édition)

  • Catégorie Produits alimentaires: El Mazraa

  • Catégorie Pâtes et couscous: Épi d’Or

  • Catégorie Produits laitiers: Président

  • Catégorie Services et commerce: Tunisie Booking

  • Catégorie Banque et Assurance: Lloyd

  • Catégorie Télécoms, Services et Internet: la publicité de Orange

  • Catégorie Hygiène et soins: Lilas ultra confort

  • Catégorie Sucrerie et gourmandise: Saïda

  • Catégorie Automobile et énergie: Skoda

  • Catégorie Spot radio: Le Thon Halk el Oued

  • Catégorie Yaourts: Danette

  • Catégorie Café et thé: Kuyufi

  • Catégorie Boissons et jus: Boga

  • Catégorie célébrités – femme: Yasmine Bouabid pour la publicité Lilas

  • Célébrité homme: Nabil Ben Mesmia pour la publicité de  Croustina

  • Prix du Jury: Saïda

 

Pub&Co Ramadan Awards 2026, organisé par Express FM, salue les créatifs, agences et marques qui dynamisent l’économie audiovisuelle tunisienne.

 

 

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Pub&Co Ramadan Awards 2026 : l’excellence créative sous les feux des projecteurs

17. März 2026 um 10:45

Les Pub&Co Ramadan Awards mettent en lumière la vitalité de la publicité tunisienne en récompensant les spots les plus emblématiques du mois de Ramadan, alliant humour, identité tunisienne et innovations audiovisuelles. 

La 3e édition, tenue le lundi 16 mars 2026 et organisée par Express FM en partenariat avec Medianet, l’hôtel Nine et Startup Village, a salué l’excellence des créations diffusées pendant le mois saint.

Les nouveautés de l’édition 2026

D’après Mehdi Mahjoub, fondateur de Pub Ramadan Worlds et animateur de Pub&Co, cette édition marque une ouverture internationale avec un jury diversifié. Il précise dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com: “Tout cela n’aurait pas pu exister sans les créatifs. On peut bien organiser et rassembler tout le monde, mais au final, c’est leur travail, celui des agences de communication, des boîtes de prod et des créatifs, qui fait la différence. Plus ils investissent d’efforts dans ce contenu, plus l’édition gagne en qualité. Merci à eux ! “

Les membres du jury, rappelons-le, sont bénévoles 

Ahmed Zoghlami (président), Sahar Mechri (docteure de Paris 1 Sorbonne, IHEC Carthage, fondatrice d’ESG Summit et directrice exécutive de Managers), Hosni Gargouri Krid (experte marketing Pi 2r), Haythem Ben Youssef (réalisateur-producteur), Senda Aloui (Adecco Tunisie), Mehdi El Alj (CEO African Cristal Festival, Maroc), Chamseddine Abdelhafidh (creative director Meta, New York), et Meriem Belkadhi (présentatrice TV).

La compétition s’étend désormais à cinq pays (Maroc, Algérie, Libye, Égypte, Golfe), avec plus de 250 publicités examinées dans 14 catégories, plus le Prix du Jury (évalué à 100 % par le jury sur la clarté, la créativité, l’impact, la mémorisation et la « tunisianité ramadanesque »). Le vote final combine pour 60 % des voix du public et 40 % celles du jury.

Importé des États-Unis, ce format a conquis les Tunisiens avec ses spots chantés en famille et repris dans les cours d’école. Les éditions passées ont prouvé son succès, stimulant l’économie créative. Pour 2026, 102 spots (dont 77 tunisiens) ont été analysés lors de la soirée.

Le palmarès complet de la 3e édition

  • Produits alimentaires : El Mazraa
  • Pâtes et couscous : Épi d’Or
  • Produits laitiers : Président
  • Services et commerce : Tunisie Booking
  • Banque et Assurance : Lloyd
  • Télécoms, services et Internet : Orange
  • Hygiène et soins : Lilas Ultra Confort
  • Sucrerie et gourmandise : Saïda
  • Automobile et énergie : Skoda
  • Spot radio : Le Thon Halk el Oued
  • Yaourts : Danette
  • Café et thé : Kuyufi
  • Boissons et jus : Boga
  • Célébrité femme : Yasmine Bouabid (Lilas)
  • Célébrité homme : Nabil Ben Mesmia (Croustina)
  • Prix du Jury : Saïda

Organisés par Express FM, les Pub&Co Ramadan Awards 2026 célèbrent les talents créatifs. 

Retour sur image de la soirée du lundi 16 mars 2026

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Gestern — 16. März 2026Haupt-Feeds

AfrexInsure nomme Lesley Ndlovu à sa tête

16. März 2026 um 20:53

AfrexInsure, filiale d’assurance 100% détenue par la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), a annoncé ce 16 mars 2026 la nomination de Lesley Ndlovu au poste de président-directeur général. Il succède à Jonas Mushosho. De nationalité zimbabwéenne, ce dirigeant expérimenté arrive avec un solide bagage forgé chez des géants internationaux comme AXA Specialty, African Risk Capacity (ARC) et AXIS Capital.

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Géopolitique-Mohsen Marzouk : « Ce n’est pas un jeu : tout le monde y perd »

14. März 2026 um 12:47

Face à l’escalade des tensions Iran-États-Unis-Israël qui menace l’économie mondiale, l’analyste politique Mohsen Marzouk analyse la situation sur sa page Facebook. Pour lui, l’Amérique s’est enlisée dans un « marécage iranien » risquant d’entraîner la planète entière dans le chaos.

La fermeture potentielle du détroit d’Ormuz par où transite 20% des importations pétrolières mondiales déclencherait une crise économique planétaire. Une flambée des prix frapperait des centaines de millions de personnes, la Tunisie en tête avec sa facture énergétique déjà critique. Militairement, le Golfe tout entier pourrait devenir le théâtre d’une guerre interminable et dévastatrice.

« Ce n’est pas un jeu : tout le monde y perd. Ceux qui confondent cela avec un match de foot exigent de savoir qui gagne ou perd. Erreur fatale : ce n’est pas un jeu. Dans cette guerre d’agression coloniale abjecte, tout le monde y perd », tranche Mohsen Marzouk.

Le bilan des perdants 

Iran : infrastructures rasées.

Golfe : sécurité et économie en miettes.

Amérique : humiliation post-Afghanistan, domination mondiale compromise.

Israël : échec stratégique malgré l’alliance US.

Europe : paralysie énergétique sans leadership.

Russie : alliés abandonnés, faiblesse stratégique révélée.

Chine : étranglement économique préventif.

Il rappelle que les Américains cherchent une sortie honorable ; les Iraniens, traumatisés par l’assassinat de leur Guide suprême, exigent réparation. Même une survie iranienne serait une victoire pyrrhique sur des ruines. Israël, malgré sa rage libanaise, verrait un régime iranien debout comme une défaite majeure.

 

« Ayez du bon sens : c’est une catastrophe globale », insiste Marzouk. Refuser l’agression va de soi, mais la réalité exige nuance. En Tunisie ? « Y a-t-il ne serait-ce qu’un débat ? La voie souveraineté accrue face aux chocs régionaux est claire. Monde sauvage en vue : repensez tout, préparez-vous comme jamais ».

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Abir Moussi condamnée à 10 ans de prison ferme par la Cour d’appel de Tunis

14. März 2026 um 08:34

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a prononcé, vendredi 13 mars, une condamnation de dix ans de prison ferme contre Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL).

Peines confirmées en appel

Abir Moussi écope de neuf ans pour « tentative d’atteinte à la forme de l’État, incitation à l’attaque armée et troubles territoriaux » (article 72 du Code pénal), assortis de six mois pour traitement illégal de données personnelles et six mois pour entrave à la liberté du travail.

Quant à Meriem Sassi, elle est condamnée à un an au total : six mois pour données personnelles, six mois pour entrave au travail.

Récapitulatif judiciaire

En première instance (décembre 2025), Abir Moussi avait été sentenciée à 12 ans, Meriem Sassi à deux ans. Les faits reprochés datent du 3 octobre 2023 : interpellation de Moussi au bureau d’ordre de la Présidence, alors qu’elle déposait des recours contre des décrets-lois.

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Abir Moussi : audience cruciale en appel dans l’affaire « bureau de contrôle »

13. März 2026 um 13:11

Ce vendredi 13 mars 2026, la chambre criminelle n°23 de la Cour d’appel de Tunis examine l’appel du jugement de première instance prononcé contre Abir Moussi, présidente du parti Destourien Libre, incarcérée depuis 892 jours, et Mariem Sassi, dirigeante du même parti (sous contrôle judiciaire).

Le 12 décembre 2025, la chambre criminelle n°4 du tribunal de première instance de Tunis avait condamné Abir Moussi à 10 ans de prison pour agression intentionnelle visant à altérer l’ordre public, incitation à des affrontements armés entre citoyens et provocation de troubles en Tunisie. Les deux femmes avaient écopé chacune d’un an de prison pour traitement illégal de données personnelles et entrave à la liberté de travail, portant les peines totales à 12 ans pour Moussi et deux ans pour Sassi.

Abir Moussi conteste sa détention, invoquant une libération obligatoire : expiration de son mandat de dépôt du 5 octobre 2023 (après six mois sans prolongation, art. 85 du code de procédure pénale; absence de nouveau mandat par la chambre d’accusation (art. 107); et défaut de mandat ou d’exécution provisoire par le TPI, constituant une détention arbitraire (art. 250 du code pénal).

Cette audience est décisive : la défense envisage de lever le boycott des plaidoiries décidé par Mme Moussi pour protester contre des violations des garanties d’un procès équitable.

De son côté, l’Association Taqatou pour les droits et libertés dénonce la criminalisation d’une démarche administrative légitime au bureau de contrôle étatique, transformée en crime contre la sûreté de l’État. Elle exige la libération d’Abir Moussi et des prisonniers politiques, la fin des détentions préventives abusives, l’arrêt de la « liquidation judiciaire » des opposants, et le respect des standards d’un procès équitable (Pacte international relatif aux droits civils et politiques). Elle plaide pour une neutralité judiciaire et la protection des activités politiques légitimes.

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De Gaza au Yémen : les héroïnes arabes au cœur des crises, un appel à l’empowerment

13. März 2026 um 13:05

À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, l’Organisation arabe pour le dialogue et l’Union arabe pour les médias et la culture, présidées par Dr Hanane Youssef, ont coorganisé avec le Conseil des femmes entrepreneures yéménites du Dr Fawzia Nashir une conférence virtuelle via Zoom le 10 mars, sur le rôle des femmes arabes. Thème central : « Le rôle des femmes dans les crises et les guerres et leur impact sur l’économie ».

L’événement a mis en lumière des expériences inspirantes de femmes arabes et annoncé la création du Réseau arabe de soutien aux femmes en crises.

Des témoignages poignants de Palestine au Liban

Des dirigeantes de premier plan ont partagé des récits réalistes et émouvants : Dr Hanane Youssef (professeure en médias); Dr Fawzia Nashir (membre du Conseil consultatif yéménite); Dr Balqis Abu Asba, Dr Nebras Al-Maamouri (présidente du Forum des médias irakiennes et conseillère parlementaire); Dr Rania Al-Louh (chercheuse en questions féminines); Oustat Bnat Hassan (directrice Soudan à l’Union arabe des médias); et Dr Linda Ghaddar (activiste libanaise). Ces témoignages portaient sur les réalités des femmes en zones de conflit en Palestine, au Yémen, en Irak, au Soudan et au Liban.

Un rôle multifacette et irremplaçable

Les intervenantes ont souligné le rôle pivot de la femme : pilier familial et sociétal, artisane d’espoir et de cohésion malgré sa vulnérabilité première face à la violence genrée, au manque de ressources et aux déplacements forcés. « La femme est le pilier de l’équilibre et la colonne vertébrale de la résilience », a affirmé Dr Youssef. Tandis que Dr Nashir insistait sur sa contribution économique vitale.

Recommandations et lancement d’un réseau pionnier

La conférence a débouché sur des recommandations concrètes pour des politiques d’autonomisation, à mettre en œuvre avec des partenaires publics et privés. Clou de l’événement : l’annonce du Réseau arabe de soutien aux femmes en crises. Dr Youssef a précisé qu’il offrira l’assistance, la protection, la formation et l’empowerment économique. Sa structure et ses programmes seront révélés prochainement.

Cet événement renforce le dialogue arabe sur l’empowerment féminin, essentiel pour la stabilité régionale.

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Aïd el-Fitr 2026 : le 20 mars en vue !

12. März 2026 um 14:12

Sarra Snoussi, cheffe de service du Pavillon de l’Univers à la Cité des Sciences de Tunis, prévoit que l’Aïd Al-Fitr 1447 de l’Hégire pourrait être célébré le vendredi 20 mars 2026. Cette estimation, basée sur des observations lunaires, a été diffusée via un communiqué sur la page Facebook de la Cité des Sciences.

Ainsi le jeudi 19 mars 2026 marque le 29e jour de Ramadan 1447. La conjonction centrale de la Lune se produira à 2h23 du matin. Après le coucher du soleil à 18h31, le croissant de Chawal devrait être visible : la Lune se couchera à 19h15 (43 minutes après le Soleil), avec une hauteur de 9 degrés au-dessus de l’horizon et un âge lunaire de 16 heures et 8 minutes. Ces conditions favorables rendent probable l’ouverture du mois de Chawal le 20 mars.

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Projet de loi organique n° 07/2026 : vers l’hébergement de l’AIMEC en Tunisie

12. März 2026 um 12:25

La commission des Affaires étrangères, de la coopération internationale, des Tunisiens à l’étranger et de la migration a réuni, le 11 mars 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, ainsi que des représentants de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette séance d’audition conjointe portait principalement sur le projet de loi organique n° 07/2026 approuvant l’accord avec la Commission de l’Union africaine (UA) pour héberger le Centre d’excellence africain des marchés inclusifs (AIMEC).

Riadh Jaïdi, président de la commission, a loué les efforts de la diplomatie tunisienne pour consolider son ancrage africain et promouvoir une diplomatie économique dans un contexte de concurrence entre pays africains. Le ministre a réaffirmé la place centrale de l’Afrique dans la politique étrangère tunisienne – via les relations bilatérales, l’UA, la SADC ou la ZLECAf – et appelé à accélérer l’approbation de l’accord pour honorer les engagements panafricains.

Les députés ont plaidé pour un renforcement des représentations diplomatiques en Afrique, avec plus de ressources humaines et logistiques, afin d’attirer des investissements et de combler les postes vacants. Ils ont également insisté sur la lutte contre la migration irrégulière. Le ministre rappelant le refus catégorique d’établissement des migrants et les succès du programme de retour volontaire, passé de 1 614 personnes en 2022 à 8 853 en 2025.

Au sujet de l’AIMEC, les représentants de la BCT ont clarifié son statut d’entité « non-résidente », financée par l’UA et hors supervision tunisienne, avec des exonérations fiscales conformes à la réglementation des changes et similaires à celles accordées à d’autres organisations étrangères.

Enfin, face aux tensions Iran-USA-pays du Golfe, le ministre a exposé les mesures protectrices pour la communauté tunisienne au Moyen-Orient : mission de suivi déployée, évacuation des non-résidents comme les pèlerins, coordination avec les universités jordaniennes pour les étudiants, rapatriements depuis l’Iran et réponse à une pétition familiale via l’ambassade au Qatar.

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Scatec inaugure la centrale solaire de Sidi Bouzid

12. März 2026 um 11:57

La société norvégienne Scatec a inauguré mardi 10 mars la phase d’exploitation commerciale de sa centrale solaire de 60 MW à Sidi Bouzid, à 260 km au sud de Tunis. Et ce, en partenariat avec Aeolus (Toyota Tsusho, 49%).

Il convient de noter que Scatec détient 51% et vend l’électricité à la STEG via un PPA signé en mai 2025. Ce projet s’ajoute à une centrale similaire de 60 MW à Tozeur (mise en service prévue au S1 2026), pour une production annuelle combinée de 288 GWh et une réduction de 115 000 tonnes de CO₂.

Scatec avance aussi sur une centrale de 120 MW à Tataouine (PPA de 25 ans). Ces initiatives soutiennent l’objectif de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, contre 3,8 % en 2023 (AIE), dominé par le gaz naturel.

Ces avancées renforcent la stratégie solaire de la Tunisie face à ses défis énergétiques.

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Importations d’essence suspendues au Nigeria

12. März 2026 um 10:40

Le Nigeria renforce sa politique d’autosuffisance en carburants. Et ce, en suspendant pour un deuxième mois consécutif les licences d’importation d’essence. C’est ce qu’annonce le régulateur NMDPRA.

Aucune autorisation n’a été délivrée en février, ni jusqu’ici en mars 2026, conformément au code pétrolier de 2021 qui limite les importations à une production locale insuffisante. C’est ce que révèle l’agence Ecofin.

Ainsi, les volumes domestiques couvrent la demande : la consommation d’essence s’établit à 56,9 millions de litres par jour en février (contre 60,2 en janvier); tandis que la raffinerie Dangote a fourni 36,5 millions de litres d’essence et 8 millions de diesel, atteignant sa capacité pleine de 650 000 barils/jour. L’association des raffineurs locaux  applaudit cette mesure protectrice, saluée par son porte-parole Eche Idoko comme un pas positif, à condition de la pérenniser.

Cette décision marque un tournant par rapport aux positions antérieures favorisant la concurrence via les importations, dans un pays historiquement exportateur de brut mais importateur de raffinés. Le développement de capacités locales, comme Dangote, rééquilibre progressivement l’approvisionnement.

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Traçabilité et résilience : engagements pour l’agriculture

11. März 2026 um 21:54

Connaissez vos semences : d’où viennent-elles, que mange-t-on dans nos assiettes ? L’agriculteur d’aujourd’hui aspire à la sécurité, à sécuriser son avenir. Imaginez : sous un ciel impitoyable, un olivier plie, après six ans de sécheresse, son cultivateur au bord de la ruine familiale. Bayer CropScience surgit en allié indéfectible, 30 ans d’expertise ancrée localement, 2 000 agriculteurs formés par an, biologiques avant-gardistes et FieldView numérique. À Tunis, Hanen Chebaane et Amina Khema dévoilent la contre-offensive : plus de récoltes, moins de chimie, sols régénérés. Une saga méditerranéenne où science et terrain défient le sort.

Lors d’une table ronde à la Marsa, Amina Hajar, directrice de communication de Bayer pour l’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie), a présenté l’équipe dédiée à la division ClubScience (CropScience). Amina Khema, directrice générale de Bayer Maroc et commercial lead ClubScience pour la région, a exposé la stratégie globale, tandis que Hanen Chebaane, responsable du bureau Tunisie a détaillé les actions locales. Bayer, géant allemand des sciences de la vie implanté dans plus de 80 pays, a généré un chiffre d’affaires mondial de 45,6 milliards d’euros en 2025, structure ses activités autour de trois piliers : pharmaceutique, santé grand public (aspirine, Berocca, Supradyn) et CropScience (semences, protection des plantes).

En Afrique du Nord, CropScience a réalisé un chiffre d’affaires de 46,4 millions d’euros en 2025 sur les trois pays, avec un hub à Casablanca et 45-46 employés. Face aux défis climatiques – sept ans de sécheresse au Maroc, cinq à six en Tunisie – et à la sécurité alimentaire mondiale, Bayer vise à « produire plus avec moins » : moins d’intrants chimiques (pesticides, herbicides, fongicides), via des produits biologiques, biostimulants et l’agriculture numérique. Des outils comme les capteurs de résidus (pour l’export marocain) et FieldView (imagerie satellite thermique en Europe et ailleurs) optimisent les décisions d’épandage, réduisant l’usage excessif observé en Tunisie par rapport au Maroc.

En Tunisie, Bayer opère depuis les années 1970 via importateurs, avec un bureau local depuis 1994, au service d’une agriculture performante et durable. Hanen Chebaane a souligné quatre axes : innovation adaptée localement, soutien aux filières, accompagnement technique des agriculteurs (sur 500 000 en Tunisie) et diffusion de bonnes pratiques. La commercialisation passe par des distributeurs locaux leaders (technico-commerciaux et développeurs par zone), avec formations régulières pour détecter besoins et former équipes.​

Les activités couvrent recherche appliquée (essais terrain pour ajuster doses), veille marché (nouveaux ravageurs), et collaborations institutionnelles (ministères pour conformité réglementaire). Plus de 50 produits homologués (herbicides, fongicides, insecticides), plus 15 en cours dont trois biologiques – tendance confirmée par le lancement récent de Serenade en Tunisie après 20 ans de R&D. Partenaires techniques : centres (Pomme de Terre, Agrumes), universités (INAT, ISA Chott-Mariem). Bayer forme annuellement plus de 2 000 acteurs (agriculteurs, ouvriers, étudiants), distribuant équipements de protection (gants, masques) lors de sessions terrain adaptées au langage des opérateurs.

Le programme « Safe Use Ambassador », lancé mondialement et pilote en Tunisie depuis 2023 à l’INAT, forme étudiants en théorie/pratique sur résidus et sécurité ; gagnants (sélection 2025 en cours) effectuent un stage en Allemagne et sensibilisent les agriculteurs.

Ainsi, l’agriculture méditerranéenne forge sa résilience : revenus stabilisés, sols régénérés, santé et environnement préservés face aux caprices du climat.

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Forbes : 23 milliardaires africains à 126,7 milliards USD

11. März 2026 um 12:14

L’Agence Ecofin relaye le classement Forbes du 11 mars 2026. Le club des milliardaires africains passe de 22 à 23 membres en un an, avec le retour tonitruant de l’Égyptien Samih Sawiris (télécoms). Leur fortune cumulée bondit de 21 % (+20,3 milliards USD) à un pic historique de 126,7 milliards USD. Elle est boostée par la reprise des bourses africaines et la stabilité monétaire.

Aliko Dangote domine pour la 15e année consécutive avec 28,5 milliards USD (+4,6 milliards), grâce à l’envolée de 69 % des actions Dangote Cement à Lagos et un bénéfice net doublé à 725 millions USD. Johann Rupert (Afrique du Sud, luxe) suit à 16,1 milliards (+2,1 milliards).Tandis qu’Abdulsamad Rabiu (Nigeria, BUA Group) explose de la 6e à la 3e place avec 11,2 milliards USD (+120 %, +6,1 milliards).

La répartition est comme suit : sept Sud-Africains, six Égyptiens, quatre Nigérians, trois Marocains, plus un respectivement en Algérie, Tanzanie et Zimbabwe. Forbes cible les résidents ou acteurs principaux du continent, écartant Mo Ibrahim ou Nathan Kirsh.

Top Forbes 2026 des milliardaires africains (via Ecofin) :

1-Aliko Dangote (Nigeria) : 28,5 milliards USD;
2-Johann Rupert (Afrique du Sud) : 16,1 milliards;
3-Abdulsamad Rabiu (Nigeria) : 11,2 milliards;
4-Nicky Oppenheimer (Afrique du Sud) : 10,6 milliards;
5-Nassef Sawiris (Égypte) : 9,6 milliards;
6-Mike Adenuga (Nigeria) : 6,5 milliards;
7-Naguib Sawiris (Égypte) : 5,6 milliards;
8-Patrice Motsepe (Afrique du Sud) : 4,3 milliards;
9-Mohamed Mansour (Égypte) : 4 milliards;
10-Michiel Le Roux (Afrique du Sud) : 3,8 milliards;
11-Koos Bekker (Afrique du Sud) : 3,6 milliards;
12-Issad Rebrab (Algérie) : 3,6 milliards;
13-Jannie Mouton (Afrique du Sud) : 2,7 milliards;
14-Mohamed Dewji (Tanzanie) : 2,1 milliards;
15-Strive Masiyiwa (Zimbabwe) : 2,1 milliards;
16-Christoffel Wiese (Afrique du Sud) : 1,9 milliard;
17-Youssef Mansour (Égypte) : 1,8 milliard;
18-Othman Ben Jelloun (Maroc) : 1,7 milliard;
19-Aziz Akhannouch (Maroc) : 1,6 milliard;
20 -Yassen Mansour (Égypte) : 1,4 milliard;
21-Samih Sawiris (Égypte) : 1,4 milliard;
22-Femi Otedola (Nigeria) : 1,3 milliard;
23-Anas Sefrioui (Maroc) : 1,3 milliard.

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IATF 2027 à Lagos : l’UA accélère le commerce intra-africain avec trois axes stratégiques

10. März 2026 um 11:31

La Commission de l’Union africaine voit l’IATF 2027 à Lagos comme un levier majeur pour accélérer le commerce intra-africain et repositionner l’Afrique dans les échanges mondiaux. C’est ce qu’il ressort de la première réunion du Conseil consultatif de la Foire commerciale intra-africaine (IATF) 2027. Elle se tenait le 9 mars 2026 à Lagos, Nigeria, sous la présidence de Francisca Tatchouop Belobe.

Dans ce cadre, le gouvernement fédéral nigérian a procédé, le lundi 9 mars 2026 à Lagos, à la signature officielle de l’accord d’accueil de l’IATF 2027. Cette cérémonie, organisée au Wole Soyinka Centre for Culture and Creative Arts, a réuni plusieurs institutions continentales majeures engagées dans la transformation économique de l’Afrique.

La Commissaire rappelle que, malgré la hausse du commerce intra-africain à 220,3 milliards de dollars en 2024, sa part dans le commerce total du continent a reculé à 14,5%, contre 16,3% en 2020. Cette contreperformance révèle une forte dépendance aux marchés extérieurs et aux chocs des matières premières, persistant en dépit de la signature et de la ratification de l’Accord de la ZLECAf et de nombreux arrangements régionaux. Les États tardent à prioriser le commerce entre eux.

 

Lire aussi: Hichem Elloumi à l’IATF : « La Tunisie est catalyseur des échanges africains »

Trois axes d’action pour faire de l’IATF 2027 un catalyseur

Pour transformer cet événement en véritable moteur, la Commissaire propose de :

  • Réduire les barrières non tarifaires et renforcer la sécurité : simplifier et digitaliser les procédures d’investissement, d’importation et d’exportation; harmoniser les normes; faciliter les visas d’affaires; généraliser le système panafricain de paiement et de règlement; lancer un label « Made in Africa » pour soutenir les chaînes de valeur régionales.
  • Concentrer les efforts sur les secteurs performants : identifier et analyser les filières les plus dynamiques du commerce intra-africain pour cibler la promotion à l’IATF 2027 et obtenir des résultats rapides. Le Secrétariat de l’IATF et le Conseil consultatif sont mandatés pour produire des recommandations.
  • Et booster l’industrialisation, l’innovation et la digitalisation : combler le déficit de capacités productives locales, le faible taux de pénétration numérique et le manque de main-d’œuvre qualifiée, malgré la jeunesse de la population. Faire du développement des compétences humaines un pilier central via le Hub de recherche et d’innovation, et des sessions dédiées au renforcement des capacités lors du Forum Commerce et Investissement.

Un historique de succès à amplifier

Par ailleurs, la Commissaire note la montée en puissance de l’IATF depuis 2018. Et ce, avec une augmentation du nombre d’exposants et des volumes de transactions (48,3 milliards de dollars de deals à l’IATF 2025). Ces avancées restent toutefois insuffisantes face au faible niveau actuel du commerce intra-africain.

 

Lire également: IATF 2025 : 44 Mrds de dollars de contrats pour l’Algérie 

 

L’opportunité unique du Nigeria pour l’édition 2027

Ainsi, pays le plus peuplé d’Afrique et l’une de ses plus grandes économies, le Nigeria offre un tournant décisif. L’IATF 2027 renforcera notamment le Pavillon des startups africaines et la participation des femmes dans la transformation économique.
Enfin, la Commissaire réaffirme l’engagement de la Commission de l’UA à collaborer avec le Conseil consultatif pour faire de l’IATF 2027 un moment déterminant pour l’investissement, l’industrialisation et le commerce de l’Afrique avec elle-même et le reste du monde.

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Aéroport Tunis-Carthage : expansion à 3 milliards de dinars pour 18,5 millions de passagers

10. März 2026 um 10:58

La décision est enfin actée. L’aéroport international de Tunis-Carthage, porte d’entrée aérienne clé du pays, fera l’objet d’un agrandissement massif. L’estimation de son coût est de 3 milliards de dinars (1 milliard USD).

Ce projet, relatif à l’aéroport emblématique de la capitale tunisienne, quadruplera la capacité de l’aéroport Tunis-Carthage à 18,5 millions de voyageurs par an d’ici 2031. Avec pour objectif fixé de capter la reprise touristique et économique post-pandémie COVID-19.

Ainsi, l’État renonce à délocaliser l’aéroport Tunis-Carthage (800 ha, 7,2 millions de passagers/an) pour une expansion ambitieuse à 18,5 millions d’ici quelques années. Elle vise à booster le tourisme et l’économie tunisiens.

Cependant, le débat reste houleux sur les nuisances sonores. En effet, les résidents des quartiers alentours, des Berges du Lac, en passant par la Soukra et jusqu’à l’Ariana (à <5 km) craignent une aggravation du bruit. Et ce, malgré des avions de plus en plus silencieux. Alors que les partisans du projet d’extension rappellent la proximité viable d’aéroports comme Genève (18 M pax, 5 km du centre) ou Nice (12 M pax sur 400 ha, 2 pistes comme Carthage).

On assiste donc à un véritable chassé-croisé d’arguments. Les uns vantent l’accessibilité urbaine; tandis que les autres regrettent une opportunité manquée et s’interrogent sur des indemnisations pour riverains. Se pose alors cette récurrente question : pourquoi délocaliser si l’expansion est faisable ?

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Mohsen Marzouk : « L’Iran, pion pétrolier dans le jeu sauvage des nations »

10. März 2026 um 10:00

L’analyste politique Mohsen Marzouk qualifie le conflit Iran-Israël de « jeu des nations sauvages » : une hiérarchie de guerres où Téhéran pivote comme atout pétrolier dans la grande rivalité sino-américaine.

Dans une analyse via sa page Facebook,Mohsen Marzouk relativise les frappes militaires au profit des objectifs stratégiques. Alors que la guerre ouverte, dans sa quatrième phase depuis février 2026, marquée par la mort de l’ayatollah Khamenei le 28 février, s’intensifie avec des ripostes iraniennes récentes.

Dans ce contexte, il exhorte la Tunisie à une souveraineté accrue face aux ondes de choc régionales.

L’analyse de M. Marzouk déconstruit le chaos en strates distinctes. A savoir tout d’abord, la lutte pour un tiers des réserves pétrolières mondiales (Iran ~10-13 %, Venezuela ~18-25 %). Washington vise la soumission de Téhéran sur son or noir, comme à Caracas sans invasion. Trump brandira cette « carte » lors de sa visite en Chine du 31 mars au 2 avril.

Ensuite, l’entité sioniste cherche à démanteler l’État iranien pour s’étendre (Cisjordanie, Syrie, Liban) et réaliser ses ambitions messianiques.

Tandis que Téhéran défend sa cohésion. Avec comme issue probable un nul tactique si le régime survit. Et ce, malgré l’escalade US-Israël et un nouveau guide en la personne de Mojtaba Khamenei.

Et enfin le Golfe et l’Europe saignés économiquement, en marge du droit international évanoui.

Ainsi, il estime que la victoire n’est pas dans les missiles, mais dans les gains concrets : l’échec américain si l’Iran reste souverain; des avancées israéliennes sur le terrain arabe; et Poutine émergeant comme médiateur potentiel.

Pour le cas de la Tunisie, il conclut sur l’importance de forger une conscience nationale pour sécuriser ses intérêts.

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Hausse explosive du pétrole : Moez Hadidane alerte sur un budget 2026 sous tension

09. März 2026 um 13:20

Dans un contexte économique en pleine mutation, face à une hausse du prix du baril dépassant les 100 dollars, la question qui taraude est de savoir comment la Tunisie peut transformer ses défis énergétiques en opportunités de croissance durable. L’analyste financier Moez Hadidane alerte sur l’impact explosif de la hausse du pétrole sur le budget de l’année 2026.

Joint par téléphone, Moez Hadidane décortique les scénarios budgétaires face à la flambée des prix du pétrole. Entre le baril qui flirte désormais autour de 95 dollars contre une hypothèse initiale de 63,3 dollars dans la loi de finances 2026, la compensation des hydrocarbures, fixée à près de 5 milliards de dinars, pourrait exploser. Ce qui fait que chaque dollar de hausse au-delà de la prévision coûte 164 millions de dinars supplémentaires à l’État.

Dans ce contexte Moez Hadidane esquisse un premier scénario modéré, avec un baril moyen à 78 dollars sur l’année (soit +14,7 dollars par rapport à l’hypothèse), entraînant 2,413 milliards de dinars de dépenses additionnelles. Soit 50 % de plus que l’enveloppe initiale. Un second, plus pessimiste, voit le prix stabilisé à 90 dollars (moyenne annuelle de 86,2 dollars, +22,9 dollars). Gonflant alors la facture à 3,7 milliards supplémentaires, portant le total à 8,7 milliards de dinars, une hausse de 70 %.
“L’État a deux choix : absorber le choc via des emprunts supplémentaires, en devises de préférence ou sur le marché local (y compris les 11 milliards auprès de la BCT), creusant ainsi le déficit budgétaire. Ou activer le mécanisme d’ajustement des prix, comme en novembre 2022, avec une hausse potentielle de 30 % des carburants et de l’électricité” explique M.Hadidane. Parmi les 5 milliards de subventions énergétiques, 3,1 milliards iront à la STEG (électricité/gaz) et 1,8 milliard à la STIR (carburants), soulignant un fardeau plus lourd sur l’électricité.

Au-delà de l’impact direct qui frapperait via des hausses à la pompe et sur les factures; l’indirect serait inévitable. Ce qui se traduirait par une inflation importée gonflant les prix des biens importés, des transports et des produits industrialisés.

“Le citoyen doit s’attendre soit à une érosion de son pouvoir d’achat par des prix plus élevés; soit à une dette publique alourdie, reportée sur les budgets futurs” avertit l’expert.
Ainsi Moez Hadidane interpelle : “Les autorités, la société civile et les professionnels sous-estiment l’importance du secteur énergétique pour notre approvisionnement et notre souveraineté. L’État doit mobiliser tous les moyens pour atteindre l’indépendance énergétique, au-delà des stocks actuels qui ne tiendront qu’un ou deux mois si les tensions persistent.”

Il conclut : “J’ai l’impression que les autorités ou la société civile et professionnelle n’ont pas conscience de l’importance du secteur énergie en Tunisie. On dirait qu’on a négligé ce secteur quelque part et on n’a pas conscience de l’importance de l’énergie, soit au niveau de notre approvisionnement, soit au niveau de notre souveraineté. L’État doit vraiment travailler sur ce sujet-là et tous les moyens sont bons, toutes les solutions sont bons pour aboutir à une indépendance énergétique de la Tunisie.”

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Choc pétrolier au Golfe : la Tunisie serait-elle au bord de l’explosion inflationniste ?

09. März 2026 um 10:30

La flambée des prix du pétrole, dopée par les tensions au Moyen-Orient, frappe de plein fouet l’économie tunisienne. Alors que la loi de finances 2026 misait sur un baril à 63-70 dollars, il flirte désormais avec les 80 dollars, creusant un surcoût de 164 millions de dinars par dollar supplémentaire sur la compensation énergétique.

Inflation importée : +1 à 1,5 point en vue

Ce choc exogène menace d’ajouter 1 à 1,5 point à l’inflation, déjà à 5 % en février selon l’INS. Les produits pétroliers, plastiques et transports voient leurs coûts bondir, érodant le pouvoir d’achat des ménages et renchérissant la production industrielle.

Budget asphyxié : subventions sous tension

Les subventions énergétiques, prévues à 5 milliards de dinars, pourraient gonfler de 50 % à 7,5 milliards si les prix persistent. Le déficit commercial s’aggrave avec des réserves de change au plus bas. Tandis que le déficit public (6,5 % du PIB) force des choix douloureux : salaires, investissements ou austérité ?

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