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Heute — 10. März 2026Haupt-Feeds

L’apaisement verbal de Trump fait relativement chuter le baril

10. März 2026 um 08:32

Les prix du pétrole ont chuté dès la soirée du lundi 9 mars après que le président américain, Donald Trump, a averti que l’Iran serait frappé « vingt fois plus fort » s’il tentait d’arrêter les flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Il ajoute que le conflit avec le pays pourrait bientôt prendre fin.

 

Le Brent, référence internationale du brut, était en baisse de près de 11 % à 88,36, avant de franchir de nouveau la barre des 90 dollars.

Situé entre Oman et l’Iran, le détroit est une route de transit vitale pour les marchés énergétiques mondiaux. Environ 13 millions de barils ont transité par cette voie en 2025, représentant environ 31 % des flux mondiaux de pétrole par voie maritime.

Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a également déclaré que la guerre contre l’Iran prendra fin « très bientôt » et que les prix du pétrole baisseront. Ces commentaires semblent avoir apaisé les inquiétudes concernant un éventuel choc d’approvisionnement énergétique et la perturbation des flux pétroliers.

 

Un repli durable ?

S’agit-il d’une baisse durable ou d’une note d’optimisme momentanée sur les marchés ? Les places financières ont encore du mal à assimiler l’ampleur de la perturbation, notant que pendant des décennies, les traders supposaient qu’aucun pays ne serait autorisé à fermer le détroit d’Ormuz, le point de passage le plus critique au monde pour le pétrole. Le fait que cela se soit produit est complètement calamiteux et inattendu. Même pendant les tensions des années 1980, cette voie navigable n’a jamais été complètement fermée.

Pour l’instant, les marchés semblent parier que la situation ne peut pas durer longtemps et que la navigation dans le détroit finira par être rétablie.

Le bon sens suppose qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions concrètes. Il faut attendre de voir comment les autorités iraniennes vont réagir aux propos du président et si l’Iran attaquera ou non des infrastructures pétrolières dans les heures à venir.

 

Possible libération de millions de barils stockés

L’autre point à suivre est la décision de coordination des ministres de l’Énergie des pays du G7 lors d’une réunion virtuelle plus tard dans la journée de ce mardi 10 mars. Ils vont discuter d’un possible déstockage des réserves pétrolières d’urgence visant à atténuer les perturbations de l’offre. Ces discussions font suite à une réunion des ministres des Finances du G7 tenue le 9 courant, au cours de laquelle les responsables ont envisagé de puiser dans les réserves stratégiques mais sans parvenir à une décision.

Les États-Unis estiment qu’un déstockage conjoint de 300 à 400 millions de barils, soit environ 25 à 30 % des réserves totales du groupe de 1,2 milliard de barils, serait approprié.

Pour la Tunisie, ce qui se passe est un point positif, puisque chaque dollar de moins dans les prix signifie un allègement de taille pour les finances publiques. Il faudra encore quelques semaines avant que les marchés se stabilisent, et la prudence est exigée d’ici là.

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Orca, la fintech sud-africaine de détection de fraude, lève 2,35 millions de dollars

10. März 2026 um 09:00

Orca, une fintech sud-africaine spécialisée dans la détection de fraude, a levé 2,35 millions de dollars lors d’un tour de table d’amorçage. Sa plateforme, spécialement conçue pour les systèmes de paiement africains majoritairement mobiles, a intéressé les investisseurs.

Ce financement permettra à la pépite de renforcer ses capacités techniques et de s’étendre sur les marchés émergents, où les outils de lutte contre la fraude actuels peinent à suivre le rythme des portefeuilles mobiles, des services bancaires par agents et des tactiques de fraude en évolution rapide.

Orca surveille un volume de transactions mensuel de plus de 5 milliards de dollars dans plus de 70 pays grâce à sa coopération avec les principaux opérateurs télécoms, banques et fournisseurs de paiement à travers le continent.

Ce qui a fait la différence, c’est la prise en compte des spécificités africaines. Les systèmes de détection de fraude développés en Europe ou aux États-Unis fonctionnent avec un comportement utilisateur prévisible et des délais de rétroaction plus longs. Ces systèmes dépendent fortement de la vérification de l’identité lors de l’inscription et partent du principe que des identifiants statiques suffisent pour arrêter la fraude. Le paysage de la fraude en Afrique est totalement différent. Il se caractérise par des économies informelles, une croissance numérique rapide et des règles différentes selon les endroits.

Ainsi, ces outils importés mettent les entreprises africaines dans une position difficile, soit en bloquant des transactions légitimes, soit en risquant de laisser passer d’énormes fraudes. Orca, qui a le privilège d’accéder aux données de paiement africaines, parvient à capter les tactiques des fraudeurs en intégrant l’intelligence artificielle. Son modèle a prouvé que l’avenir appartient aux startups qui conçoivent des solutions locales.

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La Bourse de Tunis plie mais ne rompt pas

10. März 2026 um 08:34

Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé les hostilités contre l’Iran. La veille de cet événement, la Bourse de Tunis avait clôturé sur une performance annuelle de 12,82%, pour une capitalisation boursière de 39 524 Mtnd. Hier, l’indice phare de la place tunisienne affichait une progression de 11,37% sur un an, avec une valorisation totale de 38 608 Mtnd. En d’autres termes, l’escalade militaire a déjà fait évaporer près de 916 Mtnd de la cote.

Jusqu’ici, la Bourse de Tunis a su faire preuve de résilience. Il est vrai que l’exposition directe de la majorité des sociétés cotées aux marchés concernés reste marginale. Toutefois, elles subiront inévitablement les répercussions macroéconomiques d’un conflit qui, s’il venait à s’étendre, pourrait assombrir durablement les perspectives.

Dans ce contexte, la tendance baissière observée n’a rien d’anormal. Il aurait même été surprenant que le marché poursuive sa dynamique haussière sans fléchir. Le scénario le plus plausible est une poursuite de la prudence lors des prochaines séances, en l’absence de signes clairs d’apaisement.

Cela dit, ce conflit ne devrait pas s’éterniser, sauf imprévu majeur. Personne n’a intérêt à ce que le détroit d’Ormuz reste bloqué, sous peine de fragiliser l’ensemble de l’économie mondiale. Des concessions finiront par émerger, et avec elles, un retour progressif à la stabilité.

En attendant, des opportunités commencent à se dessiner sur le marché. La saison des dividendes est d’ores et déjà lancée. Il convient donc de suivre de près les publications des sociétés et d’identifier celles aux fondamentaux solides, offrant un rendement net estimé supérieur à 7%. Une telle rémunération permet non seulement de couvrir l’inflation, mais aussi de surpasser très largement la rentabilité d’un simple livret d’épargne.

Par ailleurs, certaines baisses de prix peuvent paraître excessives, résultant souvent de liquidations de positions. C’est là une autre occasion à ne pas négliger. Placer des ordres cachés dans les carnets d’ordres, en ciblant des titres à fort rendement potentiel, peut s’avérer une stratégie payante.

En cette période de fortes incertitudes, des critères d’investissement clairs et rigoureux constituent votre meilleur atout pour un stock picking rentable.

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1 644 salles de sport privées en Tunisie fin 2024

10. März 2026 um 08:11

Fin 2024, la Tunisie compte 1 644 salles de sport privées. C’est probablement un chiffre surprenant pour la majorité des lecteurs qui observent le nombre élevé de ces espaces un peu partout. La réalité est qu’il s’agit d’un secteur extrêmement polarisé.

Le Grand Tunis concentre l’essentiel du marché, avec 563 salles (257 à Tunis, 107 à l’Ariana, 127 à Ben Arous et 72 à La Manouba), la capitale et ses banlieues représentent à elles seules plus du tiers de l’offre nationale. Cela s’explique par une densité de population plus élevée, une classe moyenne et supérieure plus large, et un mode de vie plus urbanisé.

Les régions côtières suivent: Sfax (134 salles), Monastir (105), Mahdia (94), Bizerte (84), Nabeul (80) et Sousse (68) confirment leur poids économique. Toutes ces villes bénéficient soit du tourisme, soit d’un tissu économique dynamique. Dans le Sud-Est, Médenine dispose de 65 salles et se démarque nettement, grâce à son rôle de hub commercial régional et à l’île de Djerba. Idem pour Gafsa avec 89 salles.

Les régions intérieures et frontalières sont relativement très sous-équipées: Kébili (29 salles), Tozeur (22), Tataouine (17) et Kasserine (15). La modestie de l’offre révèle un désert en matière d’infrastructures sportives privées.

La carte des salles de sport privées épouse presque parfaitement celle des indicateurs de richesse et de consommation. Il ne faut pas oublier que l’abonnement à une salle de sport est un poste de dépense discrétionnaire. Dans les gouvernorats où le taux de chômage est élevé et le revenu moyen est plus faible, la demande pour ce type de service est structurellement limitée. Par contre, les zones à forte activité industrielle (Sfax), commerciale (Médenine) ou touristique (Sousse, Monastir, Nabeul) génèrent des flux de capitaux et la clientèle nécessaire à la viabilité de ces commerces.

Au-delà de l’économie, la culture joue un rôle. La demande est plus forte dans les grandes villes où les modes de vie sont plus “occidentalisés”, le travail de bureau plus sédentaire, et où la culture du fitness est plus répandue.

Stratégiquement, nous pouvons conclure que le marché a atteint une certaine maturité dans les zones saturées et que l’équipement des zones déficitaires ne se fera pas sans politiques publiques d’incitation. À bon entendeur…

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Énergie : les tensions au Moyen-Orient offrent une fenêtre de tir à la Tunisie

07. März 2026 um 06:00

L’Italie étudie des sources alternatives de gaz naturel, notamment du gaz naturel liquéfié (GNL) américain et des approvisionnements par gazoduc depuis l’Afrique et l’Azerbaïdjan, pour compenser la perte des livraisons du Qatar due au conflit au Moyen-Orient.

 

Cette semaine, QatarEnergy a invoqué un “cas de force majeure“ et a informé le fournisseur public italien Edison qu’elle ne serait pas en mesure de remplir ses obligations contractuelles concernant cinq cargaisons de GNL dont l’arrivée était prévue début avril. Rome n’est pas inquiet quant à la sécurisation de volumes de remplacement, le Qatar ne fournissant qu’environ 9 % de la consommation annuelle de gaz du pays.

Le gaz provenant du gazoduc libyen est une autre option, bien qu’il faille créer les conditions techniques. Des flux supplémentaires pourraient provenir du Mozambique ou de l’Algérie, via la Tunisie, ainsi que d’Azerbaïdjan.

 

Opportunité

Il s’agit bien d’une grande opportunité pour la Tunisie. Nous partageons une vulnérabilité similaire et notre production nationale de gaz est en déclin, ce qui a creusé son déficit énergétique pour atteindre environ deux tiers de nos besoins nationaux en 2025, un lourd fardeau pour le budget de l’État.

La réponse de la Tunisie à ce défi est précisément ce que l’Italie recherche, soit une électricité décarbonée et stable. L’opportunité réside donc dans la synergie parfaite entre les besoins des deux pays, rendue possible par des projets d’infrastructure concrets.

La colonne vertébrale de l’opportunité est l’interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie, ELMED, d’une capacité d’environ 600 MW pour un coût de 1 041 millions d’euros. Ce projet permettra à la Tunisie d’exporter son excédent d’électricité verte vers l’Italie et le marché européen, générant ainsi des recettes en devises. C’est précisément ce genre de connexion qui répond à la quête de diversification de l’Italie.

Pour alimenter ELMED, la Tunisie a massivement accéléré son programme d’énergies renouvelables. Le pays a validé un plan de 2,3 GW de projets solaires et éoliens pour 2026, lesquels projets font partie du grand objectif de 35 % d’électricité renouvelable d’ici à 2030.

 

Des défis à relever

Cependant, ce bel édifice doit surmonter des obstacles pour devenir une réalité. Le principal défi est la capacité d’exécution. Le besoin de financement est important et le pays doit faire encore plus d’efforts au niveau des réformes pour attirer des investissements privés massifs.

À ne pas sous-estimer aussi la concurrence régionale. La Tunisie n’est pas seule. L’Algérie, avec son infrastructure gazière éprouvée, est également un partenaire clé pour l’Italie, comme le montre le débat autour du gazoduc nigérian. À nous donc de jouer la carte de la complémentarité plutôt que de la concurrence directe sur les hydrocarbures.

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La BH, la BNA et la STB volent au secours de la SODEK-SICAR

05. März 2026 um 11:38

La Société de développement économique de Kasserine «SODEK-SICAR» a tenu une Assemblée générale extraordinaire le 30 janvier 2026. La nature extraordinaire de la réunion des actionnaires signifie qu’il y a eu des résolutions qui touchent la structure du capital.

Effectivement, il a été décidé de réduire le capital de 6 236 055 à 5 687 255 dinars, et ce, par l’annulation de 109 760 actions d’une valeur nominale de 5 dinars chacune revenant à la BFPME.

En même temps, l’Assemblée a voté une augmentation de capital de 999 335 dinars pour le porter de 5 687 255 à 6 686 590 dinars, et ce, par l’émission de 199 867 actions nouvelles ordinaires de valeur nominale de 5 dinars chacune. Les actions ordinaires à émettre porteront jouissance à partir du 1er janvier 2026.

L’AGE a décidé que les 199 867 actions nouvelles émises seront réservées à la BH Bank (66 600 actions pour un montant de 333 000 dinars), à la STB Bank (soit 66 600 actions pour un montant de 333 000 dinars) et à la BNA Bank (soit 66 667 actions pour un montant de 333 335 dinars).

L’Assemblée a décidé également de supprimer le droit préférentiel de souscription pour la totalité de l’augmentation du capital. Les trois banques sont engagées dans le plan de sauvetage visant à préserver la continuité de l’activité de la société. Pour rappel, à l’issue de l’exercice 2024, SODEK-SICAR affiche des fonds propres excédentaire de 492 354 Tnd, mais cumule des pertes historiques importantes.

Après cette opération, la part de la BFPME dans le capital de la SICAR passera de 17,60 à 8,21%. En revanche, les parts de la BH Bank, STB Bank et BNA Bank passeront, respectivement, à 32,50%, 26,95% et 21,40%.

Le délai de souscription est de 15 jours, qui commencent à courir à partir de la date de parution au JORT de la notice d’information relative à l’augmentation de capital. Ce délai peut être prolongé par décision du conseil d’administration tout en respectant les délais réglementaires.

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487 millions de dollars mobilisés par les startups africaines en 2026

05. März 2026 um 10:57

Les startups africaines ont levé davantage de capitaux au cours des deux premiers mois de 2026 que sur la même période en 2025. Sur les deux premiers mois, les startups du continent ont mobilisé des financements de 487 millions de dollars, soit une hausse de 11% en glissement annuel.

Mais derrière cette hausse globale, se cache une mutation structurelle qui redéfinit les modalités de financement de la croissance des entreprises. Il y a effectivement un net basculement des fonds propres vers l’endettement et la finance de développement. Les capitaux propres ont chuté de 333,2 millions de dollars en 2025 à 209 millions seulement cette année, un repli de 37% sur un an. Les dettes ont bondi de 105 millions de dollars, à 278 millions, une progression de 165%.

Le nombre de tours de table de série A est passé de 13 à 4, soit un recul de 69%. Les levées de série B sont tombées de 3 opérations à zéro. Cette évolution favorise les entreprises disposant d’un historique d’exploitation, de revenus prévisibles et d’actifs finançables. Les prêteurs exigent généralement des données de performance et des garanties, les stades d’expérimentation précoce sont plus difficiles à soutenir avec ces instruments.

Le nombre d’investisseurs basés aux États-Unis participant à des opérations avec des startup africaines est passé d’une trentaine début 2025 à environ 14 début 2026. Les fonds de croissance européens étaient également largement absents. Les investisseurs nord-américains encore actifs en 2026 étaient principalement des institutions liées à des gouvernements ou orientées impact, comme l’IFC et l’Agence de développement américaine, plutôt que des fonds de capital-risque traditionnels axés sur le rendement.

À noter que le Japon a enregistré la plus forte augmentation de toutes les zones géographiques d’investisseurs début 2026. Cette hausse semble stratégique plutôt que cyclique. En 2025, la participation japonaise était largement concentrée dans la fintech. En 2026, l’accent s’est déplacé vers le matériel, les infrastructures et la logistique. Il y a une recherche de partenariats industriels à long terme sur des marchés à forte croissance, plutôt que des rendements financiers de type capital-risque traditionnel.

Il est également encore tôt de juger l’année. Certaines transactions annoncées en janvier et février ont peut-être été négociées ou même conclues fin 2025, avec une divulgation s’étalant sur 2026. D’ici à juin, l’image sera plus claire.

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La Chine annonce la croissance la plus faible depuis 1991

05. März 2026 um 09:12

La Chine a fixé jeudi son objectif de croissance du PIB pour 2026 entre 4,5 % et 5 %, le plus bas depuis 1991 exception faite de l’année 2020 où aucun objectif n’avait été fixé en raison de la pandémie. Pékin est aux prises avec des pressions déflationnistes persistantes et des tensions commerciales avec les États-Unis.

 

Le géant asiatique a également maintenu son objectif de déficit budgétaire inchangé par rapport à 2025, à environ 4 % du PIB. La cible du déficit de 4 %, introduit pour la première fois en 2024, est le plus élevé enregistré depuis 2010. Le précédent record était de 3,6 % en 2020.

 

Fuite vers la qualité

Les décideurs chinois ont maintenu leur objectif d’inflation annuelle à la consommation stable à environ 2 %. Fixé pour la première fois en 2025. Ce niveau est le plus bas depuis plus de deux décennies et signale une reconnaissance implicite par Pékin d’une demande intérieure atone. En 2025, la croissance des prix a été nulle. Elle s’est établie à 0,7 % hors produits alimentaires et énergie, la confiance des consommateurs restant fragile.

Pour Pékin, l’objectif de croissance est assez réaliste. Il traduit le passage d’une mentalité axée sur la « quantité » vers une priorité à la « qualité ». Les taux de croissance élevés ne sont pas forcément une bonne chose pour le gouvernement central. Cela peut inciter les responsables locaux à gonfler les chiffres avec des investissements coûteux mais à faible utilité économique.

La Chine cherche également à maintenir le taux de chômage urbain, qui était de 5,2 % l’année dernière, à environ 5,5 % cette année. Tout en créant 12 millions de nouveaux emplois en zone urbaine.

L’Empire du Milieu prévoit d’émettre plus de 188 milliards de dollars d’obligations spéciales du Trésor à ultra-long terme en 2026. Elle a alloué 36 milliards de dollars au programme de reprise de biens de consommation et 43 milliards de dollars pour le renforcement des fonds propres des grandes banques commerciales d’État.

Le gouvernement prévoit également d’émettre 638 milliards de dollars d’obligations spéciales des gouvernements locaux pour financer des projets majeurs et alléger le stress lié à la dette locale.

Conséquence pour l’économie mondiale

L’annonce par la Chine d’un objectif réduit de croissance a des répercussions sur l’économie mondiale. En tant que deuxième économie mondiale et moteur représentant, à elle seule, un tiers de la croissance mondiale, ce ralentissement agit comme un frein puissant.

Le premier effet, et le plus direct, est une contribution moindre de la Chine à l’expansion du PIB mondial. Cela signifie des pressions sur les prix des matières premières. Ce qui pourrait faire baisser leurs prix sur les marchés internationaux et pénaliser les pays exportateurs.

De plus, une Chine qui croît moins vite importera moins de biens de consommation, de produits manufacturés et de technologies, affecte directement ses partenaires commerciaux.

Pour soutenir son économie, Pékin pourrait être tentée d’exporter encore plus massivement ses produits, en particulier ceux issus de secteurs en surcapacité. Cette stratégie risque de provoquer des mesures de rétorsion de la part de ses partenaires commerciaux. Les droits de douanes américains ont du sens.

Globalement, cette annonce, couplée aux défis internes que traverse la Chine (crise immobilière, déflation, chômage des jeunes), renforce un sentiment d’incertitude. Les investisseurs sont appelés à la prudence.

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Amen Bank émet une dette obligataire subordonnée de 60 Mtnd

05. März 2026 um 09:07

La ruée des banques vers le marché obligataire, précisément les dettes subordonnées, est un signal qu’il y a un changement qui se prépare au niveau de la réglementation prudentielle. Cela rejoint ce que Fitch Ratings avait annoncé il y a quelques semaines, en avançant le scénario d’un passage aux normes Bâle III d’ici la fin de l’année par l’ensemble du secteur. Bien évidemment, cela sera progressif, car le niveau des fonds propres n’est pas le même au sein du secteur.

Cette fois, c’est au tour d’Amen Bank d’émettre un nouvel emprunt obligataire, «Amen Bank Subordonné 2026 – 1», de 60 Mtnd. Pour rappel, l’établissement financier a clôturé, le 10 novembre 2025, les souscriptions à un emprunt subordonné de 100 Mtnd.

La banque fera appel public à l’épargne et proposera une seule catégorie. La valeur nominale est de 100 Tnd, a une durée de vie de 5 ans, amortissement annuel constant à partir de la première année au taux variable de TMM + 1,5% (brut). Encore une fois, le rendement proposé montre que les taux vont baisser durant les mois à venir.

Les souscriptions à cet emprunt seront lancées le 23 mars 2026 et clôturées, au plus tard, le 27 mars 2026. Elles peuvent être clôturées sans préavis dès que le montant maximum de l’émission est intégralement souscrit. L’objectif est de renforcer les fonds propres nets de la banque et relever ses ratios de solvabilité et de Tier 1.

Pour le marché actions, c’est une bonne nouvelle. La distribution de dividendes est conditionnée par un coussin de sécurité élevé par rapport au minimum réglementaire des ratios de fonds propres. Ces mobilisations de dettes par Amen Bank sont bien une garantie pour le dividende de 2026, qui sera distribué en 2027.

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Le dollar prépare un rallye : quelles conséquences pour la Tunisie ?

04. März 2026 um 13:58

A la rédaction de ces lignes, les données recueillies sur le site de la Banque centrale de Tunisie (BCT) montrent un cours moyen USD/TND de 2,9084. Sur les marchés, le billet vert ne cesse de s’apprécier face à la monnaie unique européenne.

 

Pour la Tunisie, il faut suivre de près ces tendances. Car avec ce qui se passe sur le marché pétrolier, il faudra faire très attention. L’impact sur les finances publiques risque d’être significatif.

 

Pourquoi le dollar monte ?

Les marchés sont inquiets de la hausse des prix du pétrole. Ce qui pénalise les devises des pays les plus exposés aux pénuries d’énergie. Cependant, le dollar bénéficie d’un mouvement de refuge. L’Europe et le Japon sont plus exposés que les États-Unis à la hausse des coûts de l’énergie. Ces derniers étant un exportateur net d’énergie.

Les craintes qu’une inflation plus élevée ne retarde la date de la prochaine baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale ont également soutenu le dollar. Une baisse des taux n’est plus pleinement anticipée avant septembre; contre des attentes précédentes pour juillet. Les marchés continuent d’intégrer deux baisses d’un quart de point de pourcentage d’ici la fin de l’année.

 

Effet positif sur l’encours de la dette

D’après les documents du projet de budget de l’État pour 2026, l’incidence de la hausse du dollar américain se manifeste principalement par une augmentation mécanique de la dette publique.

Selon le tableau de sensibilité aux taux de change, une augmentation de seulement 0,01 dinar par rapport au dollar américain entraîne une hausse de la dette de l’État de 46,9 millions de dinars en 2026. Bien évidemment, vu que plus de 58 % de notre dette extérieure est libellée en euro, et qu’une dépréciation de la monnaie unique de 0,01 dinar fait baisser l’encours de la dette publique de 105,6 millions de dinars, les comptes publics pourraient tirer profit sur ce volet. Idem pour la monnaie japonaise, dont une hausse de 0,01 dinar par 1 000 yen nous fait gagner 17,4 millions de dinars au niveau de l’encours.

 

Effet nocif sur la balance énergétique

Mais le revers de la médaille – et quel revers – s’observe au niveau de la balance énergétique. Une augmentation de 0,01 dinar du taux de change du dollar face au dinar entraîne une hausse de 43 millions de dinars dans les dépenses des subventions.

La balance énergétique risque donc gros si la tendance se poursuit. Heureusement, en dépit des incertitudes sur la date de la fin des hostilités, les marchés partagent la conviction que cela ne va pas durer longtemps. Les retombées seraient donc limitées dans le temps, mais significatives.

Plus que jamais, la solidité de nos réserves de change jouera un rôle clé dans la préservation des équilibres macroéconomiques. Une autre raison de garder le Taux Directeur à son niveau actuel.

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Weego lève 1,1 million de dollars pour développer sa plateforme de mobilité multimodale

04. März 2026 um 12:07

La startup maroco-sénégalaise Weego, spécialisée dans la mobilité et développant une plateforme de transport multimodale, a levé 1,1 million de dollars auprès d’Azur Innovation Fund, un fonds de capital-risque amorçage. Ces fonds serviront à se déployer dans davantage de villes marocaines, à renforcer ses solutions de transport dédiées aux entreprises, et à préparer son expansion régionale vers l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.

L’idée de Weego est simple: plutôt que de fonctionner comme une énième application de mobilité autonome, sa mission est de construire la couche d’infrastructure numérique qui connecte les réseaux de transport existants, les rendant plus prévisibles et plus faciles à utiliser. Son modèle vise à simplifier les déplacements quotidiens des particuliers tout en offrant des gains d’efficacité opérationnelle aux entreprises. Elle propose des solutions de gestion des transports pour les employeurs.

La congestion urbaine reste l’une des contraintes économiques les plus pressantes dans les grandes villes africaines, alors que l’efficacité des transports est de plus en plus liée à la compétitivité économique.

Au Royaume, qui se prépare à accueillir des événements majeurs, surtout la Coupe du Monde FIFA 2030, les startups de la mobilité, dont Enakl, développent des solutions technologiques pour moderniser les déplacements urbains. Le secteur est en pleine croissance et attire les bailleurs de fonds. À nous d’emboiter le pas. L’écosystème des startups de mobilité en Tunisie semble se concentrer sur l’électrification et le transport durable. L’amélioration du transport public pourrait faire émerger un business modèle rentable à terme.

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Bourse: déjà 500 Mtnd d’échanges sur le compartiment actions

04. März 2026 um 11:27

Dès les premiers échanges de ce matin, la Bourse de Tunis a franchi un cap symbolique. Le volume global des transactions sur le compartiment actions a dépassé le seuil des 500 Mtnd depuis le début de l’année. Par rapport à la même période de 2025, considérée comme une année faste, le volume a tout simplement doublé.

Si l’on retire l’effet des transactions de blocs, qui représentent 71,616 Mtnd, les échanges courants affichent une progression de 83,4% en glissement annuel, confirmant un intérêt accru et soutenu des investisseurs pour les actions.

Plusieurs secteurs tirent cette croissance, à commencer par les banques, véritable locomotive du marché. À elles seules, elles totalisent des échanges de 160,704 Mtnd. Cette forte liquidité s’accompagne d’une tendance haussière des cours. L’indice sectoriel des banques s’est apprécié de 12,4% depuis le début de l’année, signe de la confiance des investisseurs dans la rentabilité du secteur financier.

Le secteur de la distribution, qui regroupe les enseignes de la grande distribution et les concessionnaires automobiles, occupe la deuxième place du podium avec 81,394 Mtnd échangés. Ce chiffre reflète l’importance de la consommation et de l’équipement des ménages dans l’économie.

Enfin, le secteur de l’agroalimentaire et des boissons complète le trio de tête. Avec 76,153 Mtnd de transactions, il doit son poids à la présence de valeurs phares du Tunindex, telles que PGH, Délice Holding ou encore la SFBT. Ces titres, considérés comme des valeurs refuge, continuent d’attirer les capitaux.

À l’approche de la saison des résultats annuels, des chiffres du premier trimestre 2026 et de la distribution des dividendes, il faudra bien s’attendre à une année exceptionnelle du point de vue volume. Dépasser le cap des 2,5 milliards de dinars d’échange reste un objectif ambitieux, mais réalisable.

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SIAME: nouvelle composition du collège des mandataires de justice

04. März 2026 um 09:11

La Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques – SIAME – a informé ses actionnaires et le public qu’en vertu d’une ordonnance émanant du tribunal de première instance de Tunis en date du 28 janvier 2026, il a été procédé à la recomposition du collège des mandataires de justice, avec réduction de leur nombre de trois à deux membres. Désormais, la mission de contrôle des actes de gestion de la société est assurée par les mandataires de justice Mondher Hamdi et Bilel Errahmouni.

Bien évidemment, les opérations de la société, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Tunisie, ne seront pas affectées. Le rôle des mandataires judiciaires consiste à veiller à la continuité de l’activité de la SIAME et à la préservation de ses biens, ainsi qu’à faciliter la poursuite normale de ses engagements matériels.

D’ailleurs, durant 2025, la société a enregistré une hausse de son chiffre d’affaires de 8,3% à 46,577 Mtnd, provenant aussi bien du marché local (+9,6% à 29,706 Mtnd) que des exportations (+6,1% à 16,870 Mtnd). Elle a investi 2,805 Mtnd et a continué ses relations normalement avec les banques, avec un encours de dette de 20,687 Mtnd.

Le premier semestre a été soldé par un bénéfice net de 1,720 Mtnd et les commissaires aux comptes n’ont pas relevé “de faits qui laissent à penser que les états financiers intermédiaires ne présentent pas sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs, la situation financière de la société au 30 juin 2025, ainsi que sa performance financière et ses flux de trésorerie pour la période arrêtée à cette date”. Les actionnaires ne doivent pas s’inquiéter, en attendant une Assemblée générale fortement attendue.

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La BIAT lance un emprunt obligataire subordonné pouvant atteindre 250 Mtnd

04. März 2026 um 08:45

La mobilisation, par le secteur bancaire, de ressources obligataires se poursuit à un rythme intense. Cette fois, c’est le leader du secteur, la BIAT, qui a annoncé le lancement d’un emprunt obligataire subordonné de 200 Mtnd, susceptible d’être porté à 250 Mtnd «BIAT Subordonné 2026-1». La taille de l’opération est inédite, et elle sera réalisée sans recours à l’appel public à l’épargne.

Cette opération permettra à la BIAT de renforcer ses fonds propres et d’améliorer ses ratios de concentration des risques, conformément aux règles prudentielles édictées par la Banque centrale de Tunisie. Les emprunts subordonnés sont pris en compte annuellement pour le calcul des fonds propres complémentaires, dans la limite de 50% du montant des fonds propres nets de base.

Quatre catégories sont proposées, avec la même valeur nominale de 100 Tnd par titre de créance:

– Catégorie A: durée 5 ans, amortissement annuel constant à partir de la première année au taux fixe de 8,90% ou variable de TMM + 2,15% (brut).

– Catégorie B: durée 5 ans, remboursement in fine, au taux fixe de 9,0% ou variable de TMM + 2,25% (brut).

– Catégorie C: durée 7 ans, remboursement annuel constant à partir de la troisième année, au taux variable de TMM + 2,30% (brut).

– Catégorie D: durée 7 ans, remboursement in fine, au taux fixe de 9,20% ou taux variable de TMM + 2,25% (brut).

Les souscriptions à cet emprunt seront lancées aujourd’hui, 4 mars 2026, et seront clôturées, au plus tard, le 23 avril. Elles peuvent être clôturées sans préavis dès que le montant maximum de l’émission est intégralement souscrit. Vu que l’opération est sans recours à un appel public à l’épargne d’une part, et vu l’importance du Groupe BIAT d’autre part, nous pensons que l’émission est déjà souscrite et il ne reste que la libération des montants respectifs.

La principale conclusion de cette émission est qu’en dépit de sa nature subordonnée, théoriquement plus risquée qu’une obligation ordinaire, les taux fixes sur 5 ans sont repassés au-dessous de 9% pour la première fois depuis un certain temps. Bien que nous soyons en train de parler de la meilleure qualité de signature dans le secteur, nous pensons que c’est un signe pour le marché que, désormais, les rendements vont baisser. Tenez compte de ce point dans vos décisions de placement.

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Bourse et conflits au Moyen-Orient: comment ajuster sa stratégie d’investissement?

03. März 2026 um 13:15

La Bourse de Tunis n’a pas échappé au mouvement baissier des marchés financiers dès les premiers échanges de cette semaine. Elle vient de clôturer la séance d’aujourd’hui sur une baisse de 0,53%, après le -0,83% d’hier.

Dans ce contexte, il est logique d’observer une correction surtout que le Tunindex a terminé les deux premiers mois de l’année sur une note positive de +11,89%.

Pour les investisseurs, confrontés à l’escalade des tensions entre les États-Unis/Israël et l’Iran, avec les pays du Golfe qui se sont trouvés dans le piège, la prise de décision est complexe.

Nous allons établir un bilan, non exhaustif, des facteurs et considérations à prendre en considération avant d’acheter ou de vendre le titre d’une société de la Cote.

1. L’exposition aux risques de perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales 

Toute société dont la production dépend de composants transitant par la région (notamment par voie maritime via le détroit d’Ormuz ou la mer Rouge) est vulnérable.

Les perturbations entraînent des retards de livraison et une flambée des taux de fret maritime et aérien. Les entreprises qui opèrent avec le modèle juste-à-temps sont les plus exposées, car elles ne disposent pas de stocks tampons suffisants.

2. La nature des matières premières et le risque de hausse des prix 

Au-delà du pétrole brut, c’est tout un pan des matières premières qui est sous tension. Une flambée durable renchérit les coûts de production pour presque toutes les industries et réduit le pouvoir d’achat des ménages.

Le conflit peut affecter le transport d’autres minerais et produits agricoles, créant des tensions inflationnistes sur des secteurs variés.

3. Inflation et banques centrales 

Une hausse durable des prix du pétrole complique la lutte contre l’inflation. Cela renforce les attentes selon lesquelles la Réserve fédérale américaine sera moins susceptible de baisser ses taux d’intérêt, ce qui peut peser sur l’économie mondiale.

Cela conduira à un dollar plus fort, pénalisant les entreprises exportatrices en euro par exemple, comme la majorité des entreprises tunisiennes.

4. La sensibilité des revenus et des carnets de commandes au Moyen-Orient 

Les entreprises qui réalisent une part significative de leurs ventes au Moyen-Orient peuvent voir leur chiffre d’affaires chuter en cas de récession régionale.

En fin de compte, il n’y a pas de recettes prédéfinies. Chaque stratégie dépend du degré de tolérance au risque et de l’horizon d’investissement.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une entreprise cumulant plusieurs de ces risques pourrait voir sa valorisation fortement corrigée. À l’inverse, les sociétés capables de répercuter la hausse des coûts (prix de marché), avec une faible exposition géographique directe et une structure de bilan saine (peu de dettes) pourraient mieux résister à la tempête.

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Une collecte de 1 055 Mtnd en deux mois: la ruée des capitaux vers les OPCVM se poursuit

03. März 2026 um 12:05

Après un début d’année exceptionnel, les OPCVM ont confirmé leur attractivité remarquable. À l’issue des deux premiers mois de l’année, l’actif net s’élève à 9 143,4 Mtnd, une hausse nette de 1 054,7 Mtnd par rapport à fin décembre 2025. Pour le seul mois de février, la collecte est de 407,9 Mtnd. Cela peut s’expliquer par une liquidité abondante sur le marché, une méfiance persistante envers d’autres formes d’épargne, notamment l’immobilier, et une commercialisation active de ces produits par les banques, les intermédiaires en Bourse et les sociétés de gestion.

Cette hausse est principalement portée par les fonds obligataires, avec une collecte nette de 912,4 Mtnd depuis le début de l’année et 325,9 Mtnd en février. Cette ruée vers les obligations suggère une recherche de rendements sûrs et prévisibles dans un contexte économique où les taux d’intérêt, notamment ceux des bons du Trésor et obligations corporate, restent attractifs. Les investisseurs semblent privilégier la sécurisation de leur capital avec un rendement garanti, plutôt que de s’aventurer sur des actifs plus risqués.

Les OPCVM mixtes ont attiré 136 Mtnd (78,8 Mtnd en février) et ceux actions 6,3 Mtnd (3,2 Mtnd en février). Les véhicules mixtes ont su capter une part significative de la collecte (environ 13%), profitant de leur flexibilité. Il y a un intérêt constant de la part d’investisseurs prêts à prendre un risque modéré pour potentiellement améliorer leur rendement.

Le défi aujourd’hui pour les gérants et le régulateur sera de maintenir cette dynamique tout en rééquilibrant progressivement l’allocation vers d’autres classes d’actifs pour un développement plus harmonieux du marché financier dans son ensemble.

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Assurance: les primes nettes dépassent 4 milliards de dinars pour la première fois

03. März 2026 um 10:24

L’année 2025 a marqué une étape significative pour le secteur des assurances en Tunisie. Selon les données de conjoncture publiées par le Comité général des assurances, les primes nettes ont dépassé le seuil des 4 milliards de dinars, totalisant 4 255,1 Mtnd contre 3 819,6 Mtnd en 2024, soit une progression de 11,4%.

Cette performance est tirée par tous les segments, avec une différence de poids.

L’assurance Vie & Capitalisation a enregistré la plus forte hausse d’activité, avec des primes en augmentation de 16,4% pour atteindre 1 336,1 Mtnd. Sa part dans le marché global progresse ainsi à 31,4%.

L’assurance Non-Vie a également bien performé avec une croissance de 9,3% de ses primes, qui ont atteint 2 919 Mtnd. En son sein, l’assurance Automobile, toujours premier poste, a vu ses primes croître de 7,4% en glissement annuel pour s’établir à 1 628,3 Mtnd.

Le secteur a aussi bénéficié de la forte progression de branches comme l’Assurance Maladie (+11,4% à 647 Mtnd) et l’Assurance Incendie (+19,2% à 241,2 Mtnd). L’Assurance Transport affiche une stabilité, avec des primes de 112,8 Mtnd, alors que celles des Risques Divers se sont établies à 289,7 Mtnd.

Parallèlement à la collecte, les compagnies d’assurance ont réglé pour 2 363,4 Mtnd d’indemnisations, en hausse de 6,1% par rapport à 2024.

Les indemnisations dans la branche Automobile ont bondi de 20,3%, atteignant 1 093,9 Mtnd. Cette hausse, couplée à une augmentation de 7,8% du nombre de sinistres déclarés (340 896), souligne la pression persistante sur cette branche.

À l’inverse, les montants réglés en Assurance Vie ont diminué de 6,2% à 527 Mtnd, et ceux en Incendie ont chuté de 13% à 92 Mtnd, tandis que le nombre de sinistres incendie déclarés restait stable à 7 664.

La solidité financière du secteur s’est également accrue. Les actifs placés en représentation des provisions techniques, qui garantissent la capacité des assureurs à honorer leurs engagements futurs, ont progressé de 10,3% pour atteindre 11 302,8 Mtnd à fin 2025.

Les chiffres dessinent le portrait d’un secteur dynamique. La croissance soutenue de l’activité, notamment en Vie et Incendie, démontre un potentiel de marché toujours important. Parallèlement, l’effort de régulation, axé sur la coopération inter-institutionnelle, la digitalisation et la conformité, jette les bases d’un secteur plus moderne, transparent et résilient pour l’avenir.

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Tensions au Moyen-Orient : quel impact pour l’économie tunisienne ?

02. März 2026 um 12:01

Les prix du pétrole brut ont grimpé à plus de 72 dollars le baril (livraison avril 2026) dans la soirée de dimanche 1er mars 2026. Les marchés craignant que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran ne devienne incontrôlable et n’entraîne une perturbation majeure de l’approvisionnement. Le benchmark international, le Brent a bondi, se rapprochant des 80 dollars.

 

Que d’interrogations

La vague massive de frappes aériennes lancées par les États-Unis et Israël contre l’Iran a tué le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et d’autres hauts responsables de la République islamique. La grande question est de savoir qui va gouverner le quatrième producteur de pétrole de l’OPEP.

La réaction ultime du marché pétrolier dépendra de savoir si la guerre entraîne une perturbation prolongée du trafic à travers le détroit d’Ormuz, le point de passage le plus important au monde pour le commerce mondial du pétrole. Le trafic des pétroliers à travers le détroit a déjà effectivement cessé, les compagnies maritimes prenant des mesures de précaution. Plus de 14 millions de barils par jour transitaient en moyenne par le détroit en 2025 Soit environ un tiers du total des exportations maritimes mondiales de brut. Environ les trois quarts de ces exportations sont destinées à la Chine, à l’Inde, au Japon et à la Corée du Sud.

Le président Donald Trump a déclaré que les opérations de combat se poursuivraient jusqu’à ce que tous les objectifs américains soient atteints. Au début de la semaine, il avait annoncé que l’Iran voulait négocier et qu’il avait accepté de le faire, laissant ouverte la possibilité d’une désescalade qui éviterait une perturbation importante et prolongée.

 

Vers les 100 dollars le baril ?

Le Brent pourrait atteindre 100 dollars le baril si la situation sécuritaire se dégrade au Moyen-Orient. Il est possible que le marché soit confronté à une perturbation matérielle qui enverrait les prix spot du Brent au-dessus de 120 dollars le baril, selon UBS.

La manière dont les événements vont se terminer est extrêmement incertaine à ce stade. En attendant, les marchés pétroliers devront faire face à leurs pires craintes Et il est difficile d’estimer l’effet potentiel sur les marchés.

Les exportations de pétrole iranien pourraient également s’effondrer en raison de l’incertitude quant à savoir qui est aux commandes à Téhéran, des troubles intérieurs et des grèves du travail dans ses régions pétrolifères et ses ports. A noter que l’Iran produit environ 3,3 millions de barils par jour.

 

Impact sur la Tunisie

A ce stade, et dans le cas d’un conflit de courte durée, les conséquences sur la Tunisie seront très limitées. Néanmoins, s’il se prolonge et si les prix persistent à des niveaux élevés, nous pouvons parler d’un choc externe pour les finances publiques. Alors que le prix moyen du baril retenu dans le cadre de la loi des finances 2026 s’élève à 63,3 dollars le baril de Brent, la facture énergétique de ces premiers mois de l’année est significativement plus élevée qu’attendu. Avec le prix moyen estimé, la subvention programmée représente 27 % du coût de revient pour l’Etat.

Le gaz est lourdement subventionné, à hauteur de 71 % du coût et les prix mondiaux sont montés dans les échanges depuis dimanche soir. Ce qui pourrait mettre encore de la pression sur la facture énergétique de l’année.

Le gouvernement s’attendait à une réduction de l’enveloppe consacrée aux subventions à 9 772 MDT. Une augmentation d’un dollar du prix du baril (le prix moyen tout au long de l’année) entraîne une hausse des dépenses de subvention de 164 MDT.

Pour les entreprises tunisiennes, la facture des importations sera plus coûteuse. D’ailleurs, le coût de l’assurance du transport maritime a grimpé. Selon Capital Economics, un conflit prolongé affectant l’offre du pétrole pourrait ajouter entre 60 et 70 points de base à l’inflation mondiale. Bien évidemment, nous allons les retrouver automatiquement dans notre indice des prix. La dose de prudence de la Banque centrale de Tunisie dans sa politique monétaire, jugée excessive par certains, montre aujourd’hui qu’elle a du sens.

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Les primes d’assurance du transport maritime s’envolent

02. März 2026 um 08:38

Les compagnies d’assurance maritimes s’apprêtent à annuler ou à renégocier les tarifs des contrats couvrant les navires opérant au Moyen-Orient à la suite des frappes américaines et israéliennes contre des cibles en Iran. Les assureurs réévaluent leurs expositions dans ce qui est désormais largement considéré comme une zone de guerre, les primes additionnelles pour certains voyages devant significativement augmenter.

Pour leur part, les armateurs évaluent s’ils doivent dérouter leurs navires pour éviter le détroit d’Ormuz afin de réduire les risques pour les équipages et la cargaison, même s’ils sont confrontés à des coûts croissants et à des retards sur des routes commerciales mondiales déjà sous tension. Environ 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par le détroit d’Ormuz, ainsi qu’une part significative des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL). Toute perturbation durable du trafic dans cette voie navigable aurait des implications directes sur les marchés de l’énergie, l’assurance et la réassurance maritimes, et les chaînes d’approvisionnement au sens large.

Les augmentations de taux à court terme pour l’assurance Corps de navire (Coque) dans le Golfe pourraient aller de 25 à 50%, même en l’absence d’une attaque directe contre la marine marchande. Cela aurait des répercussions majeures sur les taux d’assurance de guerre.

Les risques de guerre sont généralement exclus des polices Coque standard, ce qui fait que les armateurs doivent acheter une couverture séparée pour les risques de guerre et les grèves/terrorisme. Face à la hausse des taux et à l’augmentation du risque opérationnel, certains armateurs envisagent désormais des routes alternatives plus longues pour éviter le détroit d’Ormuz, bien que le contournement du Golfe ajoute des jours ou des semaines aux voyages et puisse ne pas être commercialement viable pour tous les types de commerce.

Ces derniers développements militaires surviennent alors que les principales compagnies maritimes avaient déjà dérouté leurs navires loin de la mer Rouge et du canal de Suez en raison d’incidents de sécurité antérieurs, empruntant à la place la route du cap de Bonne-Espérance. Ce détour a augmenté les temps de trajet, la consommation de carburant et les coûts d’affrètement, et a déjà resserré l’offre effective de navires.

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