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Menace sur l’énergie mondiale : l’avertissement du Qatar

07. März 2026 um 15:20

Le Qatar met en garde contre un risque majeur pour les marchés énergétiques mondiaux : si le conflit en cours au Moyen-Orient se prolonge, les pays du Golfe pourraient être contraints de suspendre leurs exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) dans les prochaines semaines.

Dans un entretien accordé au Financial Times, le ministre qatari de l’Énergie, Saad Sherida al-Kaabi, a déclaré que l’escalade militaire dans la région pourrait pousser l’ensemble des exportateurs du Golfe à invoquer la force majeure, interrompant ainsi leurs livraisons d’hydrocarbures vers les marchés internationaux.

Selon lui, si les hostilités persistent, la perturbation des infrastructures et des routes maritimes pourrait rendre les exportations impossibles pour plusieurs producteurs majeurs de la région.

À souligner que le Qatar a déjà été contraint d’arrêter une partie de sa production de GNL après les attaques iraniennes visant des installations énergétiques dans le Golfe. Or, le pays représente à lui seul environ 20 % de l’offre mondiale de GNL, ce qui joue un rôle clé dans l’approvisionnement énergétique de l’Europe et de l’Asie.

Le ministre a averti que la poursuite du conflit pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie, le baril de pétrole pouvant atteindre 150 dollars, tandis que les prix du gaz pourraient grimper à 40 dollars par million de BTU.

La situation est d’autant plus critique que les tensions menacent la sécurité du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz. Les attaques et les risques sécuritaires ont déjà perturbé le trafic maritime et poussé certaines compagnies à suspendre leurs opérations…

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Huile d’olive, dattes, pâtes : la Tunisie à l’assaut du marché kényan

07. März 2026 um 12:49

Trente exportateurs tunisiens ont participé à une série de rencontres professionnelles B2B en ligne avec l’une des plus importantes sociétés importatrices du Kenya, du 3 au 5 mars 2026, organisées par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Les filières représentées lors de ces échanges incluent l’huile d’olive, les dattes, les pâtes alimentaires et les produits hygiéniques. Ces rencontres ont été coordonnées par la Représentation Commerciale de Tunisie au Kenya.

Le Kenya s’est imposé, au cours de la saison 2024/2025, comme la première destination africaine de l’huile d’olive tunisienne conditionnée, avec des exportations atteignant 216 tonnes pour une valeur de 3,7 millions de dinars tunisiens. La Tunisie se classe par ailleurs au 10e rang mondial des fournisseurs de pâtes alimentaires sur le marché kenyan.

Ces rencontres ont permis aux entreprises tunisiennes participantes de présenter leurs produits, leur savoir-faire et leurs capacités de production à leur partenaire kenyan, selon le CEPEX. Pour l’importateur kényan, ces échanges ont constitué une opportunité d’identifier les produits susceptibles de faire l’objet de futures opérations d’importation.

Cette initiative s’inscrit dans l’objectif de consolider la présence des produits tunisiens en Afrique de l’Est, selon le CEPEX.

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Crise au Moyen-Orient : le Brent à 92 dollars, le WTI en hausse historique

07. März 2026 um 10:12

Les contrats à terme sur le pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) ont bondi de plus de 12 % à la clôture vendredi 6 mars, mais sont restés inférieurs à ceux du Brent, les acheteurs se précipitant pour obtenir les barils disponibles face à la diminution des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient due à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

Le prix du pétrole brut Brent a augmenté de 7,28 dollars, soit 8,52 %, pour atteindre 92,69 dollars le baril, tandis que les gains hebdomadaires ont atteint environ 27,9 %.

Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate américain (NYMEX) ont augmenté de 9,89 $, soit 12,21 %, pour atteindre 90,90 $, marquant ainsi leur plus forte hausse hebdomadaire de l’histoire depuis le début des échanges en 1983 après une augmentation de plus de 35 %…

Selon Giovanni Stanovo, analyste chez UBS, « les raffineurs et les sociétés de négoce recherchent des sources alternatives de pétrole brut, dont les États-Unis sont le principal producteur. Cette mesure vise à éviter une baisse trop rapide des stocks à Washington en raison de l’augmentation des exportations. Les marges bénéficiaires dépendent des coûts de transport ».

 

Lire aussi : Guerre en Iran : cinq pays arabes révisent à la hausse leurs tarifs de carburant 

 

Le ministre de l’Énergie du Qatar a déclaré au Financial Times, dans une interview publiée vendredi, qu’il s’attendait à ce que tous les États producteurs d’énergie du Golfe cessent leurs exportations dans les semaines à venir, une mesure qui, selon lui, pourrait faire grimper le prix du pétrole à 150 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont commencé à augmenter après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran samedi, ce qui a incité Téhéran à empêcher les pétroliers de traverser le détroit d’Ormuz.

A rappeler qu’environ 20 % de la demande mondiale quotidienne de pétrole transite par cette voie maritime vitale. Le détroit étant resté fermé pendant sept jours, près de 140 millions de barils de pétrole – soit l’équivalent d’environ 1,4 jour de la demande mondiale – n’ont pas pu atteindre le marché.

Stanovo a déclaré : « Chaque jour où le détroit restera fermé, les prix augmenteront ». Et d’ajouter : « La croyance dominante sur le marché était que Trump pourrait faire marche arrière à un moment donné parce qu’il ne voulait pas que les prix du pétrole augmentent, mais plus ce recul tardait, plus l’ampleur des risques devenait évidente ».

Dans une interview accordée à Reuters jeudi, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il n’était pas inquiet de la hausse des prix de l’essence aux États-Unis. S’ils augmentent, qu’il en soit ainsi »…

Le département du Trésor a accordé des dérogations à ses partenaires pour l’achat de pétrole russe sous sanctions. Les premières dérogations ont été accordées à des raffineries indiennes, qui ont depuis acheté des millions de barils de pétrole brut russe.

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Lagarde alerte : sans coopération, l’économie mondiale risque l’«autodestruction»

06. März 2026 um 10:54

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, lance un avertissement aux grandes puissances mondiales : faute de coopération, l’économie internationale risque de basculer vers une « autodestruction ».

S’exprimant dans un contexte marqué par l’intensification des rivalités géopolitiques et commerciales, jeudi 5 mars 2026, elle a souligné que l’ordre économique mondial traverse une phase de fragmentation croissante. Elle noté que la montée du protectionnisme, la rivalité stratégique entre grandes puissances et la remise en cause des règles multilatérales menacent la stabilité du système économique international.

D’ailleurs, Christine Lagarde a insisté sur un paradoxe central : malgré les tensions politiques, les économies restent plus interconnectées que jamais. Les chaînes d’approvisionnement mondiales et l’intégration financière rendent les États dépendants les uns des autres, ce qui augmente considérablement le coût d’une rupture de coopération.

Dans ce contexte, la présidente de la BCE estime que l’abandon du multilatéralisme pourrait entraîner des effets économiques négatifs pour l’ensemble des acteurs, y compris les puissances qui cherchent à renforcer leur autonomie stratégique. L’isolement ou la confrontation économique risqueraient de déclencher des cycles de représailles commerciales et financières, conduisant à un affaiblissement généralisé de la croissance mondiale.

Elle a ainsi appelé les grandes économies à préserver les mécanismes de coopération internationale, notamment dans les domaines du commerce, de la régulation financière et de la stabilité monétaire. Elle affirme que les institutions internationales et les règles communes restent indispensables pour éviter une fragmentation de l’économie mondiale en blocs rivaux.

Pour Christine Lagarde, l’enjeu dépasse la seule performance économique. Il s’agit aussi de préserver un ordre international capable de garantir la stabilité, la prospérité et la confiance entre les nations. Sans coordination entre les principales puissances, prévient-elle, les tensions actuelles pourraient dégénérer en une spirale de décisions économiques contre-productives pour tous.

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Le détroit d’Ormuz, nouveau point de rupture du marché pétrolier

06. März 2026 um 10:13

La montée des tensions au Moyen-Orient fait exploser les tarifs du transport pétrolier, tandis que les marchés redoutent une perturbation durable des flux énergétiques mondiaux dans le détroit d’Ormuz, l’un des points névralgiques du commerce mondial de pétrole et de gaz.

Selon des données du secteur maritime rapportées jeudi 5 mars par TradeWinds, les taux d’affrètement des superpétroliers ont atteint des niveaux record ces derniers jours. La montée des risques sécuritaires dans le Golfe persique a poussé de nombreux armateurs et assureurs à suspendre ou à limiter le passage des navires dans cette zone stratégique, faisant grimper brutalement les coûts du transport maritime.

Le blocus de facto du détroit d’Ormuz se révèle être une arme à double tranchant pour les armateurs en termes de taux de fret, car, d’une part, les taux de fret pour les très grands pétroliers (VLCC) dépassent 400 000 dollars; tandis que, d’autre part, si cette situation perdure, le marché se tournera vers d’autres marchés plus économiques, tels que la Russie et l’Extrême-Orient, ainsi que vers des routes alternatives.

Le détroit d’Ormuz constitue une artère vitale pour l’approvisionnement énergétique mondial : près de 20 % du pétrole consommé dans le monde y transite chaque jour, en provenance de producteurs majeurs comme l’Arabie saoudite, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït ou le Qatar.

Or, l’escalade militaire entre l’Iran d’un côté et les États-Unis et Israël de l’autre a considérablement perturbé le trafic maritime. Plusieurs pétroliers ont été endommagés et de nombreux navires ont dû jeter l’ancre ou modifier leur route. Ce qui ralentit fortement les exportations d’hydrocarbures du Golfe.

Face à ces risques, certaines compagnies maritimes et négociants ont suspendu leurs expéditions de pétrole et de gaz naturel liquéfié via la zone. Le ralentissement du trafic s’accompagne d’une hausse des primes d’assurance et d’une forte volatilité sur les marchés énergétiques.

Dans ce contexte, les marchés surveillent surtout le risque d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz. Une telle évolution pourrait provoquer un choc énergétique mondial, accentuer la hausse des prix du pétrole et redessiner les flux du commerce pétrolier international.

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Maersk suspend les expéditions à destination et en provenance du Golfe

05. März 2026 um 12:00

Le géant danois du transport maritime Maersk, l’un des plus importants au monde, a annoncé, le 4 mars, la suspension des réservations dans le Golfe « jusqu’à nouvel ordre »; et ce, après avoir évalué la situation du conflit au Moyen-Orient.

« Nous avons suspendu l’acceptation des réservations d’expédition à destination et en provenance des Émirats arabes unis, d’Oman (tous les ports sauf Salalah), d’Irak, du Koweït, du Qatar, de Bahreïn et d’Arabie saoudite (Dammam et Jubail uniquement), jusqu’à nouvel ordre », déclare l’entreprise Maersk. Cette mesure ne s’appliquerait pas au Liban et à la Jordanie.

Cependant, les produits alimentaires de base, les médicaments et autres biens essentiels seraient exemptés, explique la société. Maersk a indiqué qu’elle prenait des mesures opérationnelles pour assurer la sécurité de ses employés, protéger les marchandises et maintenir la stabilité des services sur les lignes concernées au Moyen-Orient.

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Pétrole : l’Iran ravive la crainte d’une crise inflationniste

05. März 2026 um 11:46

La guerre menée par les Américains et les Israéliens contre l’Iran menace de porter un coup dur à l’économie mondiale, déjà fragilisée par la forte hausse des droits de douane imposée par Washington. Selon une analyse de Capital publiée mercredi 4 mars, une augmentation prolongée des prix du pétrole pourrait engendrer une nouvelle vague d’inflation et un ralentissement de la croissance. Ce qui contraindrait les banques centrales à prendre des décisions difficiles.

Pour l’Europe, le maintien de prix de l’énergie élevés plongerait l’économie au bord de la récession. Pour les États-Unis, cela poserait un dilemme crucial à la Réserve fédérale : d’une part, la guerre alimente l’inflation; d’autre part, la Maison Blanche plaide pour une baisse des taux d’intérêt. En Chine, la perte des importations de pétrole iranien bon marché accentue les pressions exercées par les droits de douane américains et une crise du logement prolongée.

La « clé » d’Ormuz

Au début du conflit, les tensions sont vives et l’issue incertaine. Si une désescalade ramenant le prix du pétrole à une moyenne de 65 dollars le baril n’est pas à exclure, les éléments observés jusqu’à présent laissent présager une escalade. La plus grande raffinerie d’Arabie saoudite est à l’arrêt, le Qatar a suspendu les opérations de la plus grande usine de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde et le détroit d’Ormuz est quasiment paralysé. Les prix du pétrole et du gaz ont déjà flambé. Les marchés boursiers chutent et les rendements des obligations américaines augmentent. Les marchés se montrant prudents quant à une éventuelle baisse des taux d’intérêt.

Dans un scénario catastrophe, marqué par des hostilités prolongées et une intensification des attaques contre les infrastructures énergétiques, la production pourrait être fortement perturbée. Même avec la protection militaire américaine des pétroliers transitant par le détroit, le risque demeurerait élevé. Car des attaques ciblées par drones pourraient maintenir le corridor de facto fermé, selon les analystes.

A rappeler qu’environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par le détroit d’Ormuz. Selon des données historiques et des études universitaires, une réduction de 1 % de l’offre peut entraîner une hausse des prix de 4 %. Un arrêt prolongé de la production pourrait ainsi faire grimper les prix de 80 % au-dessus des niveaux d’avant-guerre. Tout en atteignant environ 108 dollars le baril et s’y maintenant jusqu’à la fin de l’année.

La hausse des prix de l’énergie pèse sur l’économie en augmentant les coûts pour les ménages et les entreprises, ce qui freine la consommation et ralentit la croissance. Parallèlement, elle alimente l’inflation, notamment dans les secteurs des transports et des produits pétrochimiques. Un enjeu crucial pour les banques centrales est de savoir si les anticipations d’inflation resteront maîtrisées. Dans le cas contraire, le risque d’une spirale inflationniste et de hausse des salaires pourrait les contraindre à un resserrement de leur politique monétaire…

Un coup dur pour l’UE et la Grande-Bretagne

Pour la zone euro et le Royaume-Uni, qui ne disposent pas d’une production nationale significative, l’impact sur le PIB est estimé respectivement à 0,6 % et 0,5 %, avec une inflation en hausse d’environ 1,1 point de pourcentage. L’Europe est également plus vulnérable aux fluctuations des prix du gaz naturel, qui ont flambé suite à la réduction de la production au Qatar.

De son côté, la Chine, grande importatrice de pétrole, serait confrontée à une hausse de l’inflation d’environ 0,8 point de pourcentage dans un scénario de prix de 108 dollars. Bien que les opérateurs du marché estiment que les tensions géopolitiques récentes n’auront qu’un impact limité à court terme sur leurs activités.

Pour sa part, la Russie figure parmi les bénéficiaires. Car la hausse des prix du pétrole pourrait quasiment éliminer son déficit budgétaire. Renforçant ainsi les ressources disponibles pour sa guerre en Ukraine.

Au final, l’histoire montre que les crises géopolitiques au Moyen-Orient peuvent engendrer de graves chocs économiques. Bien que l’économie mondiale actuelle soit moins énergivore et plus diversifiée, un choc pétrolier prolongé en provenance d’Iran pourrait avoir des conséquences importantes et durables sur la croissance, l’inflation et la politique monétaire à l’échelle internationale.

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Détroit d’Ormuz : le trafic de pétroliers a diminué de 90 % 

05. März 2026 um 11:06

Le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz a diminué de 90 %. Et ce, depuis le début de la guerre contre l’Iran déclenchée par les Etats-Unis et Israël, samedi 28 février.

Le site web de suivi du trafic maritime « Marine Traffic » indique via son compte sur la plateforme X : « L’analyse du trafic maritime montre que le nombre de traversées de pétroliers est actuellement inférieur de 90 % à celui de la semaine dernière ».

L’analyste Matt Wright de Kpler affirme de son côté : « Contrairement à d’autres secteurs maritimes qui ont presque complètement cessé leurs activités; certains pétroliers continuent de traverser le détroit d’est en ouest, certains en désactivant le système d’identification automatique (AIS). »

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Guerre au Moyen-Orient : le Qatar suspend la liquéfaction de son gaz 

05. März 2026 um 10:21

Le Qatar a invoqué, mercredi 4 mars, un cas de force majeure sur ses exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), conséquence directe de la guerre américano-israélienne contre l’Iran. 

La compagnie publique QatarEnergy a entamé cette semaine l’arrêt de sa production et a procédé, mercredi, à une suspension totale de la liquéfaction du gaz. D’après les premières évaluations, les installations ne devraient pas redémarrer avant deux semaines au minimum. Une fois la reprise décidée, deux semaines supplémentaires seront nécessaires pour convertir le gaz naturel en GNL et retrouver la pleine capacité.

Cette interruption fait peser un risque majeur sur l’équilibre du marché mondial. Le Qatar représente environ 20 % des exportations mondiales de GNL, un volume crucial dont l’acheminement dépend entièrement du détroit d’Ormuz, où la navigation est aujourd’hui quasi paralysée par le conflit régional.

Les cargaisons qataries alimentent principalement l’Asie – plus de 80 % des clients se trouvant en Chine, au Japon, en Inde, en Corée du Sud et au Pakistan – ainsi que l’Europe. Même dans l’hypothèse d’une fin rapide des hostilités, les marchés resteraient confrontés à des pénuries pendant plusieurs semaines…

Les effets se font déjà sentir : la concurrence entre acheteurs s’intensifie, entraînant une flambée des prix du gaz en Europe et en Asie, ainsi qu’une envolée des coûts de fret maritime à des niveaux inédits depuis plusieurs années.

« Rien ne peut véritablement remplacer le GNL qatari. Si l’arrêt se prolonge, le choc pourrait être plus sévère qu’en 2022, lorsque la Russie avait coupé ses livraisons de gaz par gazoduc à l’Europe », avertit Saul Kavonic, analyste chez MST Marquee, estimant que les prix pourraient retrouver leurs records historiques.

Les États-Unis, premier producteur mondial de GNL, disposent de marges de manœuvre limitées pour compenser cette perte d’approvisionnement. Les capacités de production sont déjà proches de leur maximum et la majorité des volumes est verrouillée par des contrats de long terme.

Sur le plan logistique, la situation est également contrainte. Bien que le Qatar dispose d’importantes capacités de stockage sur son site de Ras Laffan – environ 1,88 million de mètres cubes –, ces réserves seraient saturées en moins de quatre jours à plein régime, selon Mehdy Touil, expert en GNL. L’arrêt des installations est donc mis en œuvre de manière progressive.

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Trump vs. Espagne : quand un différend militaire tourne à la guerre économique

04. März 2026 um 13:50

Le président américain Donald Trump a menacé mardi 3 mars de suspendre tous les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Espagne. Et ce, après le refus de Madrid d’autoriser l’armée américaine à utiliser ses bases militaires pour leurs opérations contre l’Iran.

S’exprimant devant la presse à l’issue d’une rencontre avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président américain, Donald Trump a qualifié la position espagnole de « très mauvaise ». Tout en demandant au secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de mettre fin à toute relation commerciale avec Madrid.« Nous allons rompre tous nos liens commerciaux avec l’Espagne. Nous ne voulons aucune relation avec eux », a-t-il martelé.

Cette menace intervient après le refus du gouvernement socialiste espagnol d’autoriser l’utilisation des bases de Rota et de Morón, dans le sud du pays, pour des opérations militaires contre l’Iran. Alors même que les États-Unis ont déplacé une quinzaine d’appareils — dont des avions ravitailleurs — hors de ces installations.

Donald Trump a également relancé ses critiques sur la contribution espagnole à la défense collective. Ainsi, il reproche à Madrid de ne pas respecter l’exigence américaine d’un effort militaire équivalant à 5 % du PIB au sein de l’OTAN.
« L’Espagne n’a absolument rien dont nous ayons besoin », a-t-il affirmé. Tout en estimant disposer du droit d’imposer un embargo total pour des raisons de sécurité nationale.

En réaction, Friedrich Merz a tenu à rappeler que l’Espagne ne pouvait être isolée dans les relations commerciales transatlantiques. « L’Espagne est membre de l’Union européenne et nous négocions avec les États-Unis collectivement, ou pas du tout », a-t-il déclaré. De la sorte, il souligne qu’aucun État membre ne pouvait être « traité de manière discriminatoire ».

Donald Trump a publiquement consulté le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, ainsi que le secrétaire au Trésor sur la faisabilité juridique d’un embargo. Scott Bessent a affirmé que la Cour suprême avait confirmé l’autorité présidentielle pour agir en vertu des lois sur les pouvoirs économiques d’urgence. Tandis que des experts juridiques ont mis en doute la solidité d’une telle démarche sans déclaration formelle d’urgence nationale.

De son côté, le gouvernement espagnol a appelé Washington à respecter le droit international, l’indépendance des entreprises privées et les accords commerciaux existants entre les États-Unis et l’Union européenne. Madrid a assuré disposer de marges budgétaires pour amortir un éventuel choc économique. Ttout en réaffirmant son attachement au libre-échange et à la coopération multilatérale.

Premier exportateur mondial d’huile d’olive, l’Espagne fournit également aux États-Unis des pièces automobiles, de l’acier et des produits chimiques. Les autorités espagnoles estiment toutefois que l’impact d’un éventuel embargo serait plus limité que pour d’autres économies européennes.

Enfin, notons que les relations entre Madrid et Washington étaient déjà tendues. Et ce, notamment après le refus espagnol d’autoriser l’escale de navires transportant des armes à destination d’Israël.

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La crise au Moyen-Orient fait rebondir l’or

04. März 2026 um 09:55

Les cours de l’or ont nettement rebondi ce mercredi 4 mars, avec une progression de plus de 1 %, après avoir touché la veille leur plus bas niveau depuis plus d’une semaine. L’escalade des frappes américano-israéliennes contre l’Iran et la montée de l’incertitude géopolitique ont ravivé la demande pour les actifs considérés comme des valeurs refuges.

L’or au comptant s’est apprécié de 1,6 % pour atteindre 5 168,69 dollars l’once dans la matinée du 4 mars. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont, de leur côté, gagné 1,1 %, à 5 178,40 dollars l’once.

Ce rebond intervient après une chute de plus de 4 % enregistrée mardi 3 mars, lorsque le métal précieux avait touché son plus bas niveau depuis le 20 février…

Pour Ilya Spivak, responsable de la macroéconomie mondiale chez Tasty Life, l’or conserve une dynamique propre. « Il ne serait pas surprenant que le métal jaune ignore ces facteurs pendant plusieurs jours, car il a tendance à suivre sa propre trajectoire et à faire preuve de résilience, indépendamment des fluctuations du dollar », estime-t-il.

La hausse des prix de l’énergie a renforcé ce mouvement. Les cours mondiaux du pétrole et du gaz ont progressé après des attaques contre des navires et des infrastructures énergétiques, ainsi que des interruptions de navigation dans le Golfe, ayant contraint le Qatar et l’Irak à suspendre temporairement une partie de leur production…

Les autres métaux précieux ont également profité du regain d’aversion au risque. L’argent au comptant a bondi de 3,5 %, à 84,92 dollars l’once, après avoir plongé de plus de 8 % la veille. Le platine a progressé de 2,7 %, à 2 139,56 dollars l’once, tandis que le palladium a gagné 1,6 %, à 1 673,87 dollars.

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Escalade au Moyen-Orient : la navigation commerciale en état d’alerte

02. März 2026 um 16:49

Les géants mondiaux du transport maritime, Maersk et CMA CGM, ont annoncé, dimanche 1er mars, la suspension temporaire de leurs traversées par le canal de Suez. Et ce, en raison de la forte dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient.

Le groupe danois Maersk a indiqué que plusieurs de ses services majeurs, notamment ME11 et MECL, avaient été déroutés vers le cap de Bonne-Espérance. Allongeant ainsi considérablement les temps de transit. L’entreprise a toutefois précisé que la réception de marchandises à destination du Moyen-Orient restait assurée, malgré ces ajustements logistiques.

Ces décisions s’inscrivent dans un mouvement plus large de retrait des grandes compagnies maritimes du Golfe, sur fond de guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Cette situation devrait ralentir davantage l’acheminement des flux commerciaux et énergétiques dans une région clé du commerce mondial.

En effet, les Gardiens de la révolution iraniens ont diffusé, samedi 28 février, des avertissements radio à destination des navires, les appelant à ne pas pénétrer dans le détroit d’Ormuz, axe maritime essentiel par lequel transite une part significative du commerce mondial.

De son côté, CMA CGM a publié un communiqué ordonnant à l’ensemble de ses navires présents dans le Golfe, ou en route vers la zone, de « se mettre à l’abri ». Le groupe, troisième opérateur mondial du transport maritime de conteneurs, a confirmé la suspension de tout transit par le canal de Suez « jusqu’à nouvel ordre », avec une redirection systématique des navires via l’Afrique australe.

La vague de suspensions s’est étendue à d’autres acteurs majeurs. Hapag-Lloyd, cinquième compagnie maritime mondiale, a annoncé l’arrêt immédiat de tous ses transits par le détroit d’Ormuz. Les compagnies japonaises ont également emboîté le pas. Un porte-parole de Nippon Yusen a confirmé que ses navires avaient reçu l’ordre de cesser toute traversée de la zone. Tandis que Mitsui OSK Lines a indiqué privilégier la sécurité des équipages, des cargaisons et des navires.

Ayman Shalaby, directeur de Med Bulk Shipping Solutions, a expliqué que le canal de Suez demeure en temps normal le choix privilégié des armateurs en raison de son rôle stratégique dans la réduction des durées de trajet et des coûts d’exploitation, notamment pour les porte-conteneurs opérant sur des lignes régulières, ainsi que pour les pétroliers et les vraquiers. Toutefois, l’augmentation des risques opérationnels, des menaces sécuritaires et des coûts liés à la protection des navires a conduit plusieurs compagnies à réviser leurs tarifs et à privilégier la route du cap de Bonne-Espérance. Selon lui, le retour à la normale dépendra de la levée des menaces et de garanties crédibles sur la sécurité de la navigation.

M. Shalaby met enfin en garde contre un scénario particulièrement critique dans lequel les perturbations du détroit d’Ormuz coïncideraient avec celles du canal de Suez. Une telle configuration pourrait entraîner une flambée des coûts de transport, exercer une pression accrue sur l’économie mondiale, renforcer la dépendance aux stocks stratégiques et accélérer une recomposition durable des chaînes d’approvisionnement internationales.

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Le Détroit d’Ormuz au cœur de l’incertitude énergétique mondiale

02. März 2026 um 11:45

La décision iranienne d’interdire la circulation dans le Détroit d’Ormuz samedi 28 février, réplique aux frappes américano-israéliennes, expose les vulnérabilités structurelles des marchés pétroliers. Cette disruption, au-delà de faire grimper les cours, met en lumière les arbitrages de transport, l’impact sur l’assurance maritime et les stratégies d’approvisionnement des grandes économies.

Le Détroit d’Ormuz constitue le passage principal des exportations pétrolières du Moyen-Orient vers l’Asie, l’Europe et l’Amérique. Avec environ 17 millions de barils transitant chaque jour en 2025, toute restriction effective sur ce corridor pose un risque majeur de déséquilibre entre l’offre et la demande mondiales.

Suite aux frappes militaires israéliennes et américaines, l’Iran a diffusé des messages radio interdisant aux navires de franchir le Détroit d’Ormuz. Bien que ces avertissements ne soient pas juridiquement contraignants, ils ont suffi à perturber la navigation et à inciter les opérateurs à éviter la zone ou à s’engager dans des trajets alternatifs plus longs.

Cette situation affecte d’abord les prix du pétrole : le marché a déjà intégré un risque de rupture d’approvisionnement, entraînant une hausse significative des cours et des anticipations de volatilité accrue.

Lire aussi : Les frappes américano-israéliennes font grimper le prix du baril de pétrole

 

Les contrats à terme sur le pétrole brut ont bondi de plus de 8 % ce lundi, atteignant leur plus haut niveau depuis plusieurs mois. Et ce, lors de la première séance de Bourse suivant l’attaque américano-israélienne contre l’Iran qui a coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei. Téhéran a riposté par des attaques contre Israël et au moins sept autres pays.

Les attaques ont endommagé des pétroliers. Et certaines grandes compagnies maritimes pétrolières et autres sociétés de négoce ont suspendu les expéditions de pétrole brut, de carburant et de gaz naturel liquéfié via le détroit d’Ormuz, selon Reuters.

A cet égard, notons qu’environ 20 millions de barils de pétrole brut et de dérivés transitent quotidiennement par le détroit. Soit l’équivalent de 20 % de la consommation mondiale en 2024-2025. En plus de constituer une porte d’entrée pour environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié, provenant principalement du Qatar.

De plus, les alternatives possibles, notamment les oléoducs saoudiens et émiratis, ne peuvent transporter que 16 à 17 % des volumes totaux transitant par le détroit. Ce qui rend la dépendance mondiale à son égard quasi absolue.

L’impact de la fermeture du Détroit d’Ormuz sur l’économie mondiale

En effet, toute menace directe pesant sur la navigation dans le Détroit d’Ormuz se traduit immédiatement par des perturbations sur les marchés mondiaux de l’énergie. Mais un arrêt complet aurait un impact exceptionnel.

D’après un récent rapport publié par CNBC, les prévisions indiquent que les prix du pétrole pourraient immédiatement atteindre 100 à 150 dollars le baril. Et peut-être même 200 dollars dans le pire des cas…

Alors que les approvisionnements mondiaux en gaz naturel liquéfié seront fortement affectés, notamment en Asie et en Europe; les principales économies (Chine, Inde, Japon et Corée) dépendent du détroit pour environ 70 % de leurs importations de pétrole et de gaz, selon le site web Modern Diplomacy.

Une récession mondiale est presque certaine

A ce propos, les experts en énergie et les analystes économiques s’accordent à dire qu’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz entraînerait inévitablement une récession mondiale. Les estimations du marché indiquant que toute fermeture prolongée conduirait à une récession mondiale certaine, en raison de la perte d’un tiers des exportations de pétrole par voie maritime.

Parallèlement, les grandes économies industrialisées, menées par la Chine, seront les plus vulnérables aux chocs. Car elles obtiennent la moitié de leurs importations de pétrole via le Détroit d’Ormuz.

Ainsi, en réaction aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, les compagnies d’assurance maritime auraient augmenté leurs primes d’environ 50 %, affirme le Financial Times. Certaines ont même commencé à résilier les contrats d’assurance pour les navires transitant en période de tensions, faisant donc grimper les coûts à des niveaux sans précédent.

Les coûts d’expédition avaient déjà bondi de 20 % à la simple menace d’une fermeture. Mais cette fois-ci, l’Iran a réellement mis ses menaces à exécution. Et il se pourrait qu’il ait mené des exercices la semaine dernière et avant les frappes militaires dans ce scénario, puisque le pays hôte a été fermé au moins deux fois temporairement.

Dans ce contexte de conflit, une concurrence féroce va s’installer entre l’Asie et l’Europe autour des sources d’approvisionnement alternatives en gaz américain, ainsi que du pétrole vénézuélien, qui se trouve actuellement entre les mains de Washington.

Enfin, cette crise met en exergue la dépendance des exportateurs régionaux à Ormuz. De même que le coût économique potentiel pour l’Iran lui-même, qui dépend entièrement de ce passage pour ses propres recettes d’exportation.

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Égalité femmes-hommes : un fossé juridique mondial

01. März 2026 um 11:25

Une étude du Groupe de la Banque mondiale indique les lois sur l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié. Seules 4 % vivent sous des droits quasi équivalents aux hommes. Insécurité, crédit et garde d’enfants freinent croissance et emploi.

Les lois garantissant l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié dans le monde. Seules 4 % des femmes vivent dans un pays où leurs droits économiques sont presque équivalents à ceux des hommes, dénonce un rapport du Groupe de la Banque mondiale.

Intitulé « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit », le rapport, publié le 24 février 2026 à Washington, révèle un écart majeur entre l’adoption des lois et leur application effective. Si le score moyen mondial atteint 67 sur 100 pour les textes législatifs favorables à l’égalité, il chute à 53 pour leur mise en œuvre et à 47 pour les dispositifs institutionnels permettant leur exercice réel.

Pour l’institution de Bretton Woods, cette situation freine la croissance mondiale. « Même pleinement appliquées, les législations actuelles ne garantiraient aux femmes que les deux tiers des droits accordés aux hommes. Les gouvernements ont donc encore d’importants efforts à fournir pour lever les obstacles structurels à la participation économique féminine », lit-on dans le rapport.

Les trois points faibles des lois…

Pour la première fois, le rapport évalue non seulement les lois en vigueur, mais aussi leur degré d’application. Selon les experts juridiques consultés, moins de la moitié des politiques et services nécessaires sont effectivement en place. Ces derniers estiment que « ce déficit prive les économies d’un levier essentiel de croissance et de création d’emplois ».

La sécurité apparaît comme le principal point faible. Seul un tiers des législations nécessaires pour protéger les femmes contre les violences a été adopté. Et, dans 80 % des cas, ces lois sont mal appliquées, dénonce encore le rapport. Or l’insécurité compromet directement l’accès des femmes à un emploi stable et productif.

L’entrepreneuriat constitue un autre retard notable. Si, dans la plupart des pays, les règles de création d’entreprise sont identiques pour les hommes et les femmes, seule la moitié garantit un accès équitable au crédit. Cette inégalité limite le développement des entreprises féminines et leur contribution à l’économie.

Enfin, les services de garde d’enfants sont également considérés comme un levier déterminant. Moins de la moitié des 190 économies étudiées disposent de dispositifs financiers ou fiscaux pour soutenir les familles. Parmi elles, seulement 30 % ont mis en place les politiques nécessaires pour assurer une offre abordable et de qualité. « Dans les pays à faible revenu, à peine 1 % des mécanismes de soutien existent ». Sans commentaire !

Toutefois, le rapport du Groupe de la Banque mondiale estime qu’en dépit de ces lacunes, certains progrès ont été enregistrés. Au cours des deux dernières années (2024-2025), 68 économies ont adopté 113 réformes favorables à l’égalité, notamment en matière d’entrepreneuriat et de lutte contre les violences. « L’Afrique subsaharienne se distingue avec 33 réformes, un record régional. Certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont également engagé des avancées notables, élargissant les congés parentaux et renforçant l’égalité salariale », souligne le rapport.

Et d’annoncer que dans la prochaine décennie, 1,2 milliard de jeunes – dont la moitié de femmes – devraient entrer sur le marché du travail. « Garantir l’égalité des chances n’est donc pas seulement un impératif moral, mais une nécessité économique mondiale », conclut l’étude.

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Les frappes américano-israéliennes font grimper le prix du baril de pétrole

01. März 2026 um 10:30

La tension entre l’Iran d’un côté, et les Etats-Unis et Israël de l’autre, qui couve depuis plusieurs décennies, a pris un tournant décisif samedi 28 février 2026. Et le monde – politique et économique – a de quoi s’inquiéter pour les prochains jours voire mois.

Samedi 28 février, les Iraniens se sont réveillés avec l’annonce des frappes américaines et israéliennes sur leur pays. Rien d’étonnant, ou presque, parce que certains d’entre eux s’y attendaient quelque peu. Mais ce qui l’est moins, ce sont les informations qui faisaient état de la mort de leur “Guide“.

Pour les rassurer, le ministre des Affaires Etrangères, Abbas Araghtchi, déclara dès les premières heures de la matinée que l’ayatollah Ali Khamenei était sain et sauve et qu’« il s’exprimera très prochainement ».

Sauf que les minutes et les passent, sans aucun signe du Guide. Il aura fallu aux alentours de 22 heures pour voir plus clair, avec l’annonce par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon lequel « des signes » qu’Ali Khamenei est mort. Quelques minutes, c’est Donald Trump qui a assuré avoir des preuves que Khamenei… est mort.

Voilà les faits. Maintenant, quelles conséquences de ce “tragédie“ sur le monde ?

Elles seront à la fois politico-sociales et économiques. Sur le premier point, beaucoup de questions, d’abord en Iran : le régime des mollahs va-t-il vaciller avec cette disparition ? Au cas échant, qui pour assurer la transition, avec quelques forces et sous quelle forme ? Y a-t-il risque d’une guerre civile dans le pays, comme ce fut le cas en Irak voisin, en Syrie, en Libye ? Quelle sera la réaction des “alliés“ d’Iran ? Enfin, après avoir créé le “chaos“, les Américains et les Israéliens seront-ils aptes à créer l’ordre dans le pays ? Rien n’est moins sûr. Pour l’heure ces questions restent sans réponses.

Sur le plan économique, la question dépasse largement le cadre irano-iranien pour embrasser aussi bien la région moyen-orientale que le reste du monde, en ce sens que 20-25% du pétrole consommé dans le monde passe par le détroit d’Ormuz. En cas de blocage de ce dernier mais aussi de la production iranienne, comment l’Opep pourrait-elle trouver la solution ?

Alors aussi, un certain nombre d’interrogations : quelles conséquences sur les prix du pétrole ? Comment les Houthis du Yémen vont-ils réagir ? En un mot, y a-t-il risque d’embrasement de la région, sachant que l’Iran a déjà riposté aux frappes américano-israéliennes en lançant des missiles sur l’Arabie saoudite, le Qatar, le Bahreïn et les Emirats arabes unis, lesquels ont décidé de rejoindre les USA et Israël ?

Du côté-ci du Maghreb, le Maroc a condamné les attaques iraniennes contre ces pays. Idem pour la Tunisie qui a affirmé, dans un communiqué du département des Affaires étrangères, « suivre avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la grave escalade militaire que connaît la région du Moyen-Orient et les risques d’une extension du conflit et de basculement vers le chaos qui pourraient en découler, outre la menace sérieuse que cela représente pour la sécurité et la paix régionales et internationales ».

Et signe qui ne trompe, quelques heures après les débuts des frappes, les prix du pétrole s’est envolé de 9% dans les échanges après la fermeture des marchés financiers, à 73 dollars pour le WTI et 83 dollars pour le Brent. Et selon les spécialistes, cette hausse devrait se confirmer et même s’amplifier dès lundi 2 mars.

In fine, tous les ingrédients sont réunis pour une déstabilisation de la région du Moyen-Orient et, par ricochet, le monde, politiquement peut-être et économiquement sans doute.

Situation à suivre.

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Les surtaxes américaines coûtent 4,2 milliards € aux exportateurs européens

26. Februar 2026 um 13:31

Le nouveau barème tarifaire de Donald Trump soumettra environ 4,2 milliards d’euros (5 milliards de dollars) d’exportations européennes à des surtaxes supérieures à la limite de 15 % convenue dans l’accord commercial UE/États-Unis de juillet 2025.

La nouvelle politique de Trump augmenterait les droits de douane au-delà du niveau maximal autorisé sur les exportations européennes. Et notamment sur le fromage, le beurre, certains produits agricoles, ainsi que divers plastiques, textiles et produits chimiques. C’est ce qu’indiquent des personnes connaissant bien l’évaluation de ces taux par l’UE, d’après un rapport publié mercredi 25 février par Bloomberg.

A noter qu’après que la Cour suprême américaine a invalidé l’utilisation par Trump d’une loi d’urgence pour imposer ses droits de douane réciproques dans le monde entier; le président américain a annoncé un nouveau droit de douane mondial. Il serait de 10 %, qu’il a menacé de porter à 15 %, mais qu’il n’a pas encore mis en œuvre. Ce droit est imposé en sus des taux dits de « la nation la plus favorisée » et peut rester en vigueur pendant cinq mois.

A cet égard, relevons que l’accord commercial UE-États-Unis, conclu l’été dernier entre Donald Trump et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, impose un droit de douane de 15 % sur la plupart des exportations européennes vers les États-Unis. Tout en supprimant les droits de douane sur de nombreux produits américains entrant dans l’UE.

De son côté, le commissaire européen au commerce, Maroš Šefčovič, s’est entretenu à plusieurs reprises avec Jamieson Greer et Howard Lutnick pour évoquer les implications de l’arrêt de la Cour suprême. Selon des sources proches du dossier, la Commission et les États membres souhaitent tous deux respecter l’accord UE-États-Unis négocié l’été dernier, malgré l’incertitude actuelle.

« Il nous faudra deux ou trois mois pour nous assurer que la refonte des droits de douane est conforme à nos engagements », a déclaré M. Greer à Bloomberg TV mercredi. « Nous attendons également de l’UE et du Royaume-Uni qu’ils respectent leurs engagements », a-t-il ajouté.

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Dette mondiale : plus forte envolée depuis la pandémie

26. Februar 2026 um 12:08

La dette mondiale totale – incluant les emprunts des gouvernements et des entreprises – a augmenté de 29 000 milliards de dollars en 2025. C’est ce qu’il ressort des données publiées mercredi 25 février par l’Institut de la finance internationale (IIF). Environ deux tiers de cette hausse proviennent des marchés développés.

Dans le même temps, alors que la dette en cours augmentait, elle a diminué en pourcentage du produit intérieur brut pour la cinquième année consécutive, pour s’établir à 308 %.

Sur les marchés émergents, cependant, la dette nette a atteint 117 billions de dollars en 2025. Poussant ainsi le ratio dette/PIB à un nouveau record de plus de 235 %. « Des conditions économiques plus favorables devraient soutenir les efforts visant à mobiliser les fonds nécessaires aux priorités nationales, notamment le financement de la défense et les investissements liés à l’IA », ont écrit les auteurs dans leur rapport.

Parallèlement, le marché obligataire américain a conservé son attrait de longue date en tant que valeur refuge. Et ce, malgré les préoccupations budgétaires croissantes. Car la demande étrangère d’actifs américains, tant d’obligations que d’actions, reste forte.

Au final, « cela contraste fortement avec le discours selon lequel les capitaux étrangers quittent les États-Unis dans un contexte de diversification et de dédollarisation », ont souligné les auteurs.

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UE : baisse des ventes de voitures particulières neuves

25. Februar 2026 um 13:03

En janvier 2026, les immatriculations de voitures neuves dans l’UE ont chuté de 3,9 % par rapport à janvier 2025. Marquant ainsi un deuxième début d’année difficile consécutif pour le marché.

Dans ce cadre, on notera que la part de marché des voitures électriques à batterie a atteint 19,3 %, soulignant le potentiel de croissance future. Mais les véhicules hybrides restent la motorisation privilégiée des acheteurs. Les hybrides rechargeables consolidant leur position sur le marché (avec une part de marché de 38,6 %). C’est ce que révèle l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA – pour European Automobile Manufacturers’ Association), dans sa publication du mardi 24 février.

En janvier 2026, 154 230 nouvelles voitures électriques à batterie ont été immatriculées. Elles représentent 19,3 % des parts de marché de l’UE. Les quatre principaux marchés de l’UE, qui représentent à eux seuls 60 % des immatriculations de voitures électriques à batterie, ont affiché des résultats contrastés. Ainsi la France (+52,1 %) et l’Allemagne (+23,8 %) ont enregistré une forte croissance. Tandis que la Belgique (-11,5 %) et les Pays-Bas (-35,4 %) ont connu des baisses.

Au final, les immatriculations de voitures hybrides rechargeables continuent d’afficher une forte croissance, atteignant 78 741 unités en janvier 2026. Cette progression est portée par l’augmentation des volumes de ventes sur des marchés clés tels que l’Italie (+134,2 %), l’Espagne (+66,7 %) et l’Allemagne (+23 %). De ce fait, les voitures hybrides rechargeables neuves représentent désormais 9,8 % des immatriculations dans l’UE; contre 7,4 % en janvier de l’année dernière.

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Les prix du pétrole dans le brouillard

24. Februar 2026 um 13:10

Les prix du pétrole ont chuté à la clôture des marchés le lundi 23 février 2026. Et ce, suite à la résurgence de la crise tarifaire; avant de rebondir.

Les nouvelles hausses de tarifs douaniers imposées par le président Donald Trump ont engendré une incertitude quant à la croissance mondiale et à la demande de carburant, selon les analystes.

Par ailleurs, la disposition des États-Unis et de l’Iran à entamer un troisième cycle de négociations nucléaires a également apaisé les inquiétudes quant au risque d’escalade des tensions géopolitiques susceptibles de perturber les approvisionnements.

A rappeler que les cours du pétrole avaient clôturé en ordre dispersé vendredi 20 février, après deux séances de hausse, dans un contexte d’inquiétudes liées à l’escalade des tensions géopolitiques et à leur impact sur l’approvisionnement.

Ainsi, à la clôture de la séance du lundi 23 courant, le prix du pétrole brut Brent pour livraison en avril 2026 a baissé de 0,37 % pour s’établir à 71,49 dollars le baril.

Parallèlement, les contrats à terme sur le pétrole brut américain West Texas Intermediate, à livrer en mars 2026, ont chuté de 0,26 % pour s’établir à 66,31 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington).

Les deux pétroles bruts de référence (Brent et West Texas Intermediate) ont progressé respectivement de 5,9 % et 5,5 % la semaine dernière, dans un contexte de préoccupations croissantes quant à un possible conflit entre les États-Unis et l’Iran; après que Washington a déclaré que Téhéran souffrirait s’il ne parvenait pas à un accord sur ses activités nucléaires dans les jours qui suivaient.

De son côté, la Chine a annoncé lundi qu’elle procédait à une « évaluation complète » de la décision de la Cour suprême américaine sur les droits de douane. De même qu’elle a appelé Washington à supprimer les « mesures tarifaires unilatérales connexes » imposées à ses partenaires commerciaux.

La décision d’imposer des droits de douane a atténué les craintes croissantes d’un conflit militaire entre les États-Unis et l’Iran, qui avaient fait grimper les prix du pétrole Brent et du West Texas Intermediate de plus de 5 % la semaine dernière.

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