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Hommage | Leïla Shahid, mémoire de la terre de Palestine

19. Februar 2026 um 14:00

Avec la mort de Leïla Shahid, survenue mercredi 18 février 2026, la Palestine perd l’une de ses plus grandes voix. La France ** perd une amie fidèle. Le monde perd une conscience.

Hala Abou Hassira *

C’est avec une douleur immense et une profonde émotion que la Mission de Palestine en France a appris la disparition de Leïla Shahid, à l’âge de soixante-seize ans.

Leïla Shahid n’était pas seulement une diplomate d’exception. Elle fut, durant plus de trois décennies, le visage, la voix et l’âme de la Palestine en Europe. Première femme ambassadrice de la Palestine, elle a incarné avec une dignité sans faille, une intelligence lumineuse et un courage inépuisable la cause d’un peuple qui n’a jamais cessé de réclamer justice.

Une vie au service de la Palestine

Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth, dans une famille dont le nom se confond avec l’histoire même du mouvement national palestinien, Leïla Shahid portait en elle la mémoire d’une terre et la promesse d’un combat. Petite-nièce de grandes figures de Jérusalem, fille de Munib et Sirine Husseini Shahid, elle grandit dans l’exil libanais avec la Palestine au cœur, comme un héritage et comme un horizon.

La guerre de juin 1967 décida de sa vie. L’étudiante brillante de l’Université américaine de Beyrouth, formée à l’anthropologie et à la sociologie, choisit d’embrasser le combat de son peuple, par la pensée, par la parole et par la diplomatie. Dans les camps de réfugiés du Sud-Liban, elle fit ses premières armes politiques : auprès des familles dépossédées, au cœur de la détresse, là où s’enracine la résilience de ceux qui n’ont rien mais qui ne cèdent pas.

En septembre 1982, aux côtés de l’écrivain Jean Genet, Leïla Shahid fut parmi les premiers témoins de l’horreur de Sabra et Chatila. Ce qu’elle vit dans les ruelles de ces camps martyr ne quitta jamais son regard. De cette épreuve naquit une détermination absolue : porter la voix des sans-voix dans toutes les capitales du monde.

La grande ambassadrice

Nommée représentante de l’OLP en Irlande en 1989, puis aux Pays-Bas et au Danemark, Leïla Shahid déploya très tôt ses qualités exceptionnelles de diplomate. En 1994, elle devint déléguée générale de Palestine en France, poste qu’elle occupa avec une autorité et une grâce rare jusqu’en 2005. Pendant onze années, elle tissa avec la société française, ses institutions, ses intellectuels, ses élus et ses citoyens, des liens profonds et durables qui contribuèrent à faire de la France l’un des pays les plus sensibles à la cause palestinienne en Europe.

De 2005 à 2015, elle porta cette même exigence auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, élevant la voix de la Palestine au cœur même des institutions communautaires. À Bruxelles comme à Paris, elle sut conjuguer la rigueur du droit international et la force de la conviction, la patience du dialogue et l’intransigeance des principes.

Co-fondatrice du Tribunal Russell sur la Palestine en 2009, directrice de La Revue d’études palestiniennes, initiatrice de la Saison culturelle Masarat/Palestine en 2008, Leïla Shahid ne sépara jamais l’action diplomatique de l’engagement intellectuel et culturel. Elle savait, comme Mahmoud Darwich dont elle accompagna l’œuvre, que la culture est le dernier rempart d’un peuple quand tout le reste lui est confisqué.

En 2004, elle fut aux côtés du Président Yasser Arafat dans ses derniers jours. La fidélité était chez elle une vertu cardinale.

Ce que nous perdons

Leïla Shahid possédait un don singulier : celui de rendre la cause palestinienne universelle sans jamais la dissoudre dans l’abstraction. Devant les parlementaires comme devant les caméras, dans les salons diplomatiques comme dans les assemblées populaires, elle parlait avec la même précision, la même flamme, la même exigence de vérité. Elle ne plaidait pas : elle démontrait. Elle ne suppliait pas : elle exigeait. Elle ne demandait pas la compassion : elle réclamait la justice.

Sa voix portait la mémoire de la Nakba, la douleur des camps, l’aspiration indestructible à la liberté.

Elle parlait au nom de millions de Palestiniens qui, depuis 1948, attendent que le droit international s’applique enfin à leur terre. Cette voix vient de s’éteindre, et son silence pèse ce soir sur la conscience du monde.

Un héritage qui nous oblige

Leïla Shahid disparaît à un moment où la Palestine traverse l’une des épreuves les plus sombres de son histoire. Elle qui, en octobre dernier encore, alertait sur le cataclysme humanitaire à Gaza, elle qui n’avait jamais cessé de dénoncer l’occupation, la colonisation et l’impunité, elle qui portait en elle la certitude que la justice finirait par triompher, nous laisse un héritage immense et une responsabilité plus grande encore.

En sa mémoire, nous nous engageons à poursuivre ce qu’elle a commencé. Son combat est le nôtre. Sa détermination est notre boussole. Son exigence de dignité, de droit et de vérité demeure notre feuille de route.

Un message personnel

Qu’il me soit permis, en tant qu’ambassadrice de Palestine en France, d’exprimer ce que cette perte signifie pour moi et pour toute une génération de diplomates palestiniens.

Leïla Shahid a ouvert la voie. Elle a démontré qu’une femme palestinienne pouvait tenir tête aux puissants, dialoguer avec les plus grands, et ne jamais faillir. Elle a prouvé que la diplomatie est aussi un acte de résistance, et que le sumud, cette endurance inébranlable de notre peuple, pouvait s’exprimer dans le registre le plus exigeant de la scène internationale. C’est sur les fondations qu’elle a posées que nous continuons, chaque jour, à défendre la Palestine en France.

Je rejoins ici la famille de Leïla Shahid, ses proches, et toutes celles et tous ceux qui, partout dans le monde, pleurent aujourd’hui une femme exceptionnelle. À sa famille, et en particulier à son époux Mohammed Berrada et à ses sœurs, j’adresse au nom de la Mission de Palestine en France nos condoléances les plus profondes et notre affection fraternelle.

La Palestine ne t’oubliera jamais, Leïla. Tu es rentrée chez toi.

* Ambassadrice de Palestine en France.

** Nous publions ci-dessous le post Facebook publié par l’ancien ministre français Jack Lang après la mort de son «amie» Leïla Shahid: «Je pleure d’abord une amie dont j’aimais l’intelligence acérée, la culture éblouissante, la parole vive.

A la terre de Palestine et au peuple palestinien, elle a consacré sa vie entière avec une force et un engagement hors du commun.

Elle fut pendant plus de vingt ans la voie de la Palestine : une voix passionnée et éclairée.

Femme d’art, de culture et de lettres, elle fut un soutien indéfectible à l’Institut du monde arabe (IMA).

A mon arrivée à l’IMA, je lui avais confié la présidence des amis de l’IMA.

Je n’oublierai jamais cette rencontre avec Arafat que m’avait confié le Président François Mitterrand. Il m’avait demandé de l’accueillir avec des intellectuels à l’Institut du monde arabe au moment où le leader palestinien était rejeté de toute part. Leïla Shahid était auprès de nous lorsqu’il nous a annoncé qu’il décidait de rendre caduque la disposition de la charte de l’OLP préconisant la disparition de l’Etat israélien.

Leïla Shahid était une femme d’exception. Tous ses amis du monde entier éprouvent aujourd’hui un immense chagrin.»

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Leïla Shahid, icône palestinienne, s’est suicidée : un symbole brisé

19. Februar 2026 um 10:03

Leïla Shahid, figure emblématique de la cause palestinienne née en 1949 à Beyrouth (un an après la Nakba), s’est suicidée le 18 février 2026. Exilée avec ses parents palestiniens originaires d’Acre et Jérusalem, elle s’engage au Fatah dès 1967 après la Guerre des Six Jours, pendant son bac à Beyrouth.

Étudiante en sociologie, elle rejoint l’OLP en 1970 et côtoie Yasser Arafat. Première femme ambassadrice palestinienne (Irlande 1989, Pays-Bas 1990, France 1993, UE 2006-2014), Leila Shahid n’a visité la Palestine qu’en 1993 post-Oslo. Militante infatigable, elle défend la libération palestinienne jusqu’à sa retraite.

Y-a-t-il des statistiques sur le nombre exact de personnalités internationales disparues (diplomates, militants…) s’étant suicidées et les causes de leur acte ultime? A l’heure actuelle, aucune indication ne prête à ce sens. On ne peut se limiter qu’à des personnalités telles que Maryline Monroe et l’actrice égyptienne Souad Hosni. On encore des figures comme l’écrivain Stefan Zweig (1942) et l’ancien Premier ministre sud-coréen Chung Bong-woon (2012).

Pour Leïla Shahid, ce geste tragique soulève des interrogations…

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Le British Museum bannit le terme «Palestine» !

18. Februar 2026 um 11:04

Israël et son lobby tentaculaire poursuivent la Palestine et les Palestiniens partout et la bataille concerne aussi les lieux qui veillent sur la mémoire de l’humanité mais ces lieux, hélas, peuvent capituler face à cette pression comme c’est le cas du British Museum, l’un des musées les plus importants du monde, qui tombe aujourd’hui très bas, en bannissant le terme «Palestine». C’est ce qu’on appelle le révisionnisme historique. Non contente d’avoir livré la terre de Palestine, qu’elle occupait, à une poignée de juifs sionistes et d’avoir aidé à chasser des millions de Palestiniens de leur terre, la Grande-Bretagne cherche aujourd’hui à supprimer le terme même de «Palestine» de ses tablettes, se faisant ainsi complice du génocide des Palestiniens. Il faut dire que la Perfide Albion n’est pas à un génocide près !  (Photo : La galerie de sculptures égyptiennes du British Museum, où l’étiquetage a été révisé pour pervertir l’Histoire.)

Imed Bahri

Selon le Daily Telegraph, le British Museum de Londres a retiré le nom «Palestine» de ses salles et galeries sur le Proche-Orient ancien.

L’institution a justifié ce retrait, qui figurait sur certaines cartes et étiquettes, en affirmant que le terme avait perdu sa neutralité initiale et que cette décision faisait suite à des plaintes. Le journal britannique ajoute que des cartes et des panneaux d’information sur l’Égypte antique et les navigateurs phéniciens désignaient la côte orientale de la Méditerranée sous le nom de «Palestine» et décrivaient certains peuples «comme étant d’origine palestinienne». Et c’est cette réalité historique que le musée a cru devoir étouffer après avoir reçu des plaintes concernant l’utilisation «rétroactive» du terme Palestine pour désigner des régions et des civilisations antérieures à sa création.

Les Britanniques complices du génocide des Palestiniens

Les responsables du musée ont affirmé que le mot était «dénué de sens» en tant que terme historico-géographique. Le terme «Palestine» a déjà été retiré des expositions égyptiennes et des mesures sont prises pour éviter qu’il n’apparaisse de manière historiquement inappropriée sur d’autres panneaux d’information. Le journal affirme que ces changements font suite à des études publiques et aux inquiétudes exprimées par l’association «Avocats pour Israël».

Dans une lettre adressée à Nicholas Cullinan, directeur du musée, l’association a fait valoir que «l’utilisation rétroactive d’un seul nom –Palestine– pour désigner l’ensemble de la région, à travers les millénaires, efface les évolutions historiques et crée une fausse impression de continuité. Cela a le double effet d’occulter les royaumes d’Israël et de Juda, apparus vers 1000 avant notre ère, et de présenter à tort les origines des Israélites et du peuple juif comme descendants de Palestine. La terminologie employée dans les expositions mentionnées ci-dessus suggère l’existence d’une seule et même région antique contiguë appelée Palestine»

Le Telegraph souligne que la région bordant la côte orientale de la mer Méditerranée a porté plusieurs noms. L’un des plus anciens et des plus importants est Canaan, les Cananéens étant mentionnés dans des textes anciens datant d’environ 1500 avant notre ère. La région fut souvent contrôlée par des puissances mineures, notamment les Philistins, et une inscription égyptienne datant de 1200 avant notre ère contient l’une des plus anciennes mentions d’un royaume appelé «Israël». Plusieurs siècles plus tard, un texte assyrien mentionne «Juda» pour la première fois.

Les Grecs désignaient plus tard le territoire comme le pays des Phéniciens, correspondant à l’actuel Liban. L’historien Hérodote est considéré comme le premier à mentionner la Palestine au Ve siècle avant J.-C. Ce terme fut ensuite employé pour désigner une province des empires romain et byzantin.

La région fut arabisée après la conquête islamique du VIIe siècle après J.-C. À la fin du XIXe siècle, le terme Palestine devint un terme géographique courant et neutre pour désigner le Levant méridional mais le musée reconnaît aujourd’hui qu’il a perdu sa neutralité originelle.

Le Telegraph indique que l’utilisation par le musée d’un mot à la connotation spécifique, moderne et politique a suscité des inquiétudes dans une exposition sur l’Égypte couvrant la période d’environ 1700 à 1500 avant J.-C.

Génocide des Palestiniens et falsification de leur histoire  

L’exposition décrivait les Hyksos, originaires du delta du Nil, comme étant «d’origine palestinienne». L’attention a également été attirée sur une carte du Nouvel Empire qui utilisait le même terme géographique et décrivait les forces égyptiennes comme «dominant la Palestine». La civilisation phénicienne était également décrite comme étant centrée en Palestine.

Il semblerait que la mention «d’origine palestinienne» ait été remplacée par «d’origine cananéenne» sur la tablette des Hyksos. Le musée a promis d’autres modifications dans le cadre de son plan directeur de réaménagement et de restauration, qui seront mises en œuvre dans les années à venir. Chaque peinture fait l’objet d’un examen individuel.

Un porte-parole du British Museum a déclaré: «Pour les galeries présentant des cartes du Moyen-Orient montrant d’anciennes régions culturelles, le terme ‘‘Canaan’’ désigne le Levant méridional à la fin du IIe millénaire avant notre ère. Nous utilisons la terminologie de l’Onu sur les cartes montrant les frontières actuelles, telles que Gaza, la Cisjordanie, Israël et la Jordanie, et nous utilisons le terme ‘‘Palestinien’’  comme identifiant culturel ou ethnographique lorsque cela est pertinent».

L’ambassade de l’État de Palestine au Royaume-Uni a exprimé, dans un communiqué publié lundi 16 février 2026, sa vive préoccupation face aux informations selon lesquelles le British Museum aurait subi des pressions pour retirer, remettre en question ou restreindre l’utilisation du terme «Palestine» dans ses galeries.

Le communiqué ajouté que les tentatives visant à discréditer le nom même de «Palestine» risquent de contribuer à un climat plus général qui normalise le déni de l’existence palestinienne, à l’heure où le peuple palestinien de Gaza est victime d’un génocide et où ses compatriotes palestiniens de Cisjordanie subissent un nettoyage ethnique, une annexion et des violences d’État.

L’ambassadeur Husam Zomlot a par ailleurs déclaré : «Les institutions culturelles ne doivent pas devenir des tribunes de campagnes politiques. La Palestine existe. Elle a toujours existé. Et elle existera toujours». Il a d’ailleurs contacté le British Museum et les autorités britanniques compétentes afin d’aborder ces préoccupations et de garantir le respect de l’indépendance scientifique et muséologique.

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Colonies en Cisjordanie : Quatorze États dénoncent un passage en force d’Israël

24. Dezember 2025 um 20:12

Quatorze pays, parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon, ont exprimé une condamnation ferme après l’approbation par Israël de nouvelles implantations en Cisjordanie. Une décision jugée contraire au droit international et susceptible de compromettre les perspectives de paix dans la région.

Une réaction diplomatique coordonnée s’est fait entendre après l’annonce par les autorités israéliennes de la création de nouvelles colonies en Cisjordanie occupée. Dans une déclaration conjointe rendue publique par le ministère français des Affaires étrangères, quatorze États ont dénoncé une décision unilatérale qu’ils estiment incompatible avec les engagements internationaux d’Israël.

Les pays signataires, parmi lesquels figurent notamment la France, l’Allemagne, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon, l’Italie et l’Espagne, pointent l’approbation par le cabinet de sécurité israélien de dix-neuf nouvelles implantations. Une mesure que Tel-Aviv justifie par des considérations sécuritaires, affirmant vouloir empêcher l’émergence d’un État palestinien perçu comme hostile.

Une violation du droit international dénoncée

Dans leur communiqué, les États signataires rappellent que la colonisation des territoires occupés constitue une infraction au droit international. Ils estiment que cette décision risque de fragiliser les efforts diplomatiques en cours, notamment ceux liés au plan de cessez-le-feu et de reconstruction à Gaza, et d’aggraver l’instabilité régionale.

Les pays appellent explicitement Israël à revenir sur cette décision et à mettre un terme à l’expansion des colonies, en conformité avec la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils réaffirment par ailleurs leur attachement au droit du peuple palestinien à l’autodétermination.

Réaffirmation de la solution à deux États

Les signataires soulignent leur engagement en faveur d’un règlement politique durable fondé sur la coexistence de deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côte dans des frontières reconnues et dans des conditions de sécurité mutuelle. Selon eux, la poursuite de la colonisation compromet directement cette perspective.

Du côté palestinien, l’Autorité palestinienne a vivement réagi, dénonçant une politique d’annexion progressive et une accélération des atteintes aux droits des Palestiniens. Elle accuse Israël de chercher à rendre irréalisable tout projet d’État palestinien souverain, tout en alertant sur la montée des violences liées aux colons.

Une dynamique de colonisation en nette accélération

La colonisation israélienne en Cisjordanie se poursuit depuis plusieurs décennies, mais elle connaît une intensification marquée ces dernières années, en particulier depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. Aujourd’hui, plus d’un demi-million d’Israéliens vivent dans des colonies considérées comme illégales par les Nations unies, au milieu de plusieurs millions de Palestiniens.

Les Nations unies ont récemment alerté sur une progression sans précédent des implantations en 2025, évoquant un risque majeur pour la viabilité d’un État palestinien continu et souverain. Le secrétaire général de l’ONU s’est également inquiété de la hausse des violences commises par des colons, parfois sous le regard ou avec l’appui des forces de sécurité israéliennes.

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Greta Thunberg arrêtée à Londres lors d’un rassemblement de soutien à Palestine Action

23. Dezember 2025 um 19:31

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg a été interpellée à Londres alors qu’elle participait à une manifestation de solidarité avec des membres emprisonnés du groupe Palestine Action, récemment interdit au Royaume-Uni. Une arrestation emblématique dans un climat de forte tension autour des mobilisations pro-palestiniennes.

Greta Thunberg a été arrêtée ce mardi à Londres lors d’un rassemblement organisé en soutien à des militants de Palestine Action, détenus dans l’attente de leur procès. La manifestation se déroulait devant les locaux de la compagnie d’assurances Aspen, au cœur du quartier d’affaires de la City. La police londonienne invoque la législation antiterroriste pour justifier l’interpellation.

Selon l’association Defend Our Juries, la militante de 22 ans brandissait une pancarte exprimant son soutien aux prisonniers de Palestine Action et dénonçant la situation à Gaza. Les forces de l’ordre ont confirmé l’arrestation d’une femme pour avoir affiché un message considéré comme un soutien à une organisation interdite, sans mentionner son identité.

Greta Thunberg dénonce des « prisonniers politiques »

Le rassemblement visait à dénoncer l’incarcération de huit militants de Palestine Action, âgés de 20 à 31 ans, poursuivis pour des actions revendiquées au nom du mouvement. D’après les organisateurs, certains d’entre eux ont entamé une grève de la faim depuis plusieurs semaines afin de protester contre leur détention prolongée.

La veille de son arrestation, Greta Thunberg avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux qualifiant les militants emprisonnés de « prisonniers politiques ». Elle appelait le gouvernement britannique, dirigé par le Premier ministre Keir Starmer, à ordonner leur libération et à mettre fin aux poursuites. Interpellé au Parlement, le chef du gouvernement a répondu que les procédures avaient été menées dans le respect strict du cadre légal.

Palestine Action, un mouvement désormais interdit

Fondé en 2020, Palestine Action se présentait comme un mouvement d’action directe visant les entreprises liées à l’industrie de l’armement israélienne, notamment Elbit Systems. Le groupe a été interdit au Royaume-Uni après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de la Royal Air Force, dont les dégâts ont été évalués à plusieurs millions de livres. Toute forme de soutien à l’organisation est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison.

La décision des autorités britanniques fait l’objet de critiques de la part d’ONG de défense des droits humains, du Conseil de l’Europe et du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Une action en justice a également été engagée par l’une des fondatrices du mouvement afin de contester son interdiction.

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SOS Villages d’Enfants Tunisie collecte plus de 2,6 millions de dinars

Von: Raja
13. Dezember 2025 um 11:31
SOS Villages d’Enfants Tunisie collecte plus de 2,6 millions de dinars

L’association SOS Villages d’Enfants Tunisie a annoncé la clôture de la campagne de collecte de dons au profit des Villages d’Enfants SOS Palestine par la mobilisation de deux millions six cent douze mille dinars. Autorisée par la Présidence du gouvernement et organisée sous le slogan « Sauvez les enfants de Palestine », la campagne s’est […]

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Gaza : l’UNRWA alerte sur une crise humanitaire aggravée par les pluies

Von: walid
11. Dezember 2025 um 09:05
Gaza : l’UNRWA alerte sur une crise humanitaire aggravée par les pluies

L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a alerté sur la dégradation des conditions humanitaires dans la bande de Ghaza, alors que les pluies intensifient la détresse de centaines de milliers de personnes déplacées, notamment dans les camps dépourvus d’abris adéquats. Dans un message publié jeudi sur […]

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Gaza : incertitudes autour de la deuxième phase du cessez-le-feu Israël-Hamas

09. Dezember 2025 um 19:07

L’entrée dans la deuxième phase du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas reste très incertaine, alors que le mouvement palestinien doit remettre prochainement la dépouille du dernier captif israélien détenu dans la bande de Gaza.

Hamas a indiqué qu’il se disait prêt à discuter d’un « gel » de ses armes afin de faciliter le passage à la seconde étape de l’accord. De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a reconnu que la mise en œuvre de cette phase serait « difficile », tout en affirmant qu’elle pourrait théoriquement débuter d’ici la fin du mois.

Mais sur le terrain, le bilan de la première phase complique fortement l’équation.

Violations et pressions accrues sur Netanyahu

Depuis le début de la trêve, le 10 octobre, Israël a multiplié les violations, selon les autorités de Gaza, qui recensent plus de 590 incidents et au moins 360 Palestiniens tués durant cette période. L’accord exigeait un arrêt complet des opérations, un retrait derrière la « ligne jaune », un accès humanitaire renforcé et l’échange de prisonniers. Mais les forces israéliennes ont poursuivi leurs opérations, maintenant un niveau d’aide nettement inférieur aux engagements pris, dans un contexte où les agences de l’ONU alertent toujours sur une situation nutritionnelle critique pour des milliers d’enfants.

Cette réalité fragilise davantage Benyamin Netanyahu, confronté aux critiques de sa coalition, opposée à toute concession, et à la pression américaine pour appliquer le plan en 20 points soutenu par Washington. En affirmant que “la guerre n’est pas terminée” et que Hamas sera “désarmé”, le Premier ministre israélien peine à concilier ses engagements politiques internes avec les exigences diplomatiques internationales.

Une phase 2 encore hors d’atteinte

Sur le terrain, le retrait prévu derrière la « ligne jaune » reste incomplet, le Hamas accusant Israël d’avancer la limite chaque jour, provoquant de nouveaux déplacements de civils. L’aide humanitaire demeure insuffisante, en grande partie commerciale, au détriment des grandes agences comme l’UNRWA.

Malgré les annonces politiques, aucune date n’a été fixée pour le lancement de la phase 2, laquelle suppose accord sur la gouvernance de Gaza, la présence éventuelle d’une force internationale et la supervision d’un organe transitoire. Les divergences persistantes entre les parties rendent pour l’instant la mise en œuvre de cette étape hautement incertaine.

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Edito | Tunisie – Palestine : Le jour où la solidarité a glissé sur la pelouse …

09. Dezember 2025 um 08:06

Le match nul entre la Palestine et la Syrie, synonyme de qualification pour les quarts de finale et d’élimination de la Tunisie, aurait pu n’être qu’un épisode sportif parmi d’autres. Mais la rencontre a ouvert une brèche où se sont engouffrées frustrations, colère et accusations de manque de fair-play. Sur les réseaux sociaux tunisiens, la tempête n’a pas tardé. Les critiques, parfois virulentes, ont visé la posture de la sélection palestinienne, accusée d’avoir manqué de loyauté envers un pays dont la solidarité politique avec Gaza ne fait pourtant aucun doute.

Ce décalage entre diplomatie et football n’est pas nouveau : le terrain n’est jamais totalement étanche. Pourtant, l’émotion suscitée par ce match souligne à quel point le football, surtout en contexte régional et identitaire, peut devenir un réceptacle où se déversent espoirs, déceptions et visions du monde.

Il faut le dire clairement : le sport n’est pas redevable des positions politiques d’un pays. Une équipe nationale, quelle qu’elle soit, joue d’abord pour elle-même, pour un classement, pour un passage au tour suivant. Attendre d’un joueur qu’il traduise sur le terrain la gratitude due à une nation amie, c’est projeter sur le football une charge symbolique qu’il n’a jamais prétendu porter. La Palestine n’a pas trahi la Tunisie. Elle a joué un match de compétition internationale, avec ses propres impératifs.

Cela ne signifie pas que tout est parfait ou que les interrogations sur le déroulement de la rencontre n’ont pas lieu d’être. Le fair-play, lorsqu’il est mis en cause, mérite toujours débat. Mais réduire cette affaire à un affront politique, à un manque de reconnaissance ou à une ingratitude, c’est franchir une ligne dangereuse. Parce qu’alors, ce ne sont plus onze joueurs qui courent derrière un ballon, mais des représentations identitaires qui s’affrontent.

Un résultat sportif avant tout

Cette affaire révèle surtout une autre réalité : la Tunisie traverse une période où le football reste l’un des rares exutoires collectifs. La défaite ou l’élimination devient un miroir grossissant de nos frustrations. Le recours immédiat à l’interprétation politique est le symptôme d’une crispation plus profonde.

Rappelons que le soutien tunisien à Gaza n’est ni conditionnel ni tributaire d’un résultat sportif. Il s’agit d’un choix de valeurs, d’un positionnement historique et d’un devoir humanitaire. Le football, lui, répond à une logique de compétition, pas à celle des relations internationales.

Il serait donc salutaire de dissocier les deux. De ne pas demander au sport d’endosser la diplomatie, ni à la diplomatie de se mesurer en buts. Car lorsque le ballon devient un instrument politique, tout le monde perd : les joueurs, les supporters et, au-delà, l’idée même du sport comme espace où, malgré les tensions, subsiste encore un peu de jeu et d’imprévu.

L’élimination de la Tunisie doit être analysée pour ce qu’elle est : un résultat sportif. Le reste relève de projections, de passions, et parfois d’excès qui ne servent ni le football ni la cause que l’on cherche à défendre.

Lire aussi : Coupe Arabe : La Tunisie éliminée malgré le 3-0 infligé au Qatar

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Coupe Arabe : La Tunisie freinée par la Palestine après une rencontre renversante

04. Dezember 2025 um 18:28

La sélection tunisienne a longtemps cru tenir sa première victoire dans cette Coupe Arabe.

Dominatrice dès l’entame au stade Lusail, elle ouvre logiquement le score grâce à Amor Layouni, opportuniste au second poteau après une double parade du gardien palestinien. Les occasions s’enchaînent : Ismael Gharbi manque le break, et Aymen Dahmene doit s’interposer une première fois avant la pause pour préserver l’avance des siens.

Au retour des vestiaires, les Tunisiens semblent prendre définitivement la mesure du match. Une transition parfaitement menée par Mohamed Ali Ben Romdhane permet à Firas Chawat de s’offrir le 2-0 en solitaire. À cet instant, la Tunisie paraît lancée vers une victoire sans trembler.

Le réveil palestinien change le scénario

Mais la Palestine refuse d’abdiquer. Hamed Hamdan rallume la partie d’une frappe limpide des 18 mètres, qui réduit l’écart et installe le doute dans le camp tunisien. Quelques minutes plus tard, les Palestiniens réclament une main de Houssem Tka dans la surface, sans convaincre l’arbitre — un épisode qui galvanise encore davantage leurs attaques.

La poussée palestinienne finit logiquement par se matérialiser : Zaid Qunbar, parfaitement lancé dans l’axe, décroche une frappe croisée imparable pour le 2-2 à cinq minutes du terme. Un coup de massue pour des Tunisiens incapables de contenir la dynamique adverse.

Une balle de match manquée, un groupe relancé

Dans le temps additionnel, Ismael Gharbi obtient l’occasion de sauver la soirée tunisienne, mais le gardien palestinien se détend magnifiquement pour repousser une balle de 3-2 qui aurait changé la donne.

Le nul permet à la Palestine de rester en tête du Groupe A avec 4 points, devant la Syrie (3). La Tunisie, battue lors de son entrée en lice, stagne à la troisième place avec un seul point et devra impérativement réagir lors de la dernière journée. Le Qatar, lanterne rouge, affronte la Syrie en soirée.

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Tunisie – Palestine : Un match déjà crucial pour les Aigles de Carthage

04. Dezember 2025 um 08:46

La Tunisie joue ce jeudi une grande partie de son avenir dans la Coupe Arabe des Nations en affrontant la Palestine pour la deuxième journée du groupe A.

Battus par la Syrie lors de leur entrée en lice (0-1), les Aigles de Carthage n’ont plus le moindre droit à l’erreur au stade Lusail. Le match débutera à 15h30 et sera arbitré par l’Américain Ismail Elfath.

Réaction attendue après une entrée ratée

Le sélectionneur Sami Trabelsi a clairement fixé le cap : il attend une réaction immédiate de ses joueurs. Selon lui, l’état d’esprit affiché à l’entraînement laisse augurer d’un sursaut, le groupe souhaitant corriger une prestation initiale jugée insuffisante. La Tunisie récupère par ailleurs plusieurs éléments arrivés tardivement au Qatar et désormais reposés, un renfort jugé précieux pour apporter intensité et fraîcheur.

Une Palestine lancée avec confiance

Face aux Tunisiens, la Palestine se présente en pleine dynamique. Sa victoire surprise contre le pays hôte, le Qatar (1-0), a redessiné la hiérarchie du groupe et placé la sélection palestinienne en tête, à égalité avec la Syrie. Avec trois points en poche, les Palestiniens abordent ce duel sans la même pression que leur adversaire du jour.

Enjeux du groupe et pression croissante

L’autre match de la journée opposera la Syrie à un Qatar déjà menacé d’élimination, à partir de 18h00. Pour la Tunisie, la mission est limpide : gagner pour rester vivante dans ce groupe A où la moindre défaillance se paie cash. Un nouveau revers compliquerait fortement ses ambitions, faisant de cette rencontre face à la Palestine un premier tournant de son parcours.

Le match Tunisie – Palestine sera diffusé par les chaines beIN Sports ar 1 en clair, Al Kass 1, AD Sports 1, Dubai Sports 1 et beIN Sports fr 4.

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Deux enfants palestiniens tués par jour : le bilan tragique d’une trêve fragile

21. November 2025 um 13:53

La trêve censée ramener un semblant de calme à Gaza révèle jour après jour sa véritable nature : un cessez-le-feu nominal, fragile, et largement violé, où les civils – et en particulier les enfants – continuent de payer le prix le plus lourd. En annonçant que 67 enfants palestiniens ont été tués depuis le 10 octobre, l’UNICEF met des chiffres sur ce que les hôpitaux de Gaza évoluent déjà en témoignage quotidien : la violence n’a jamais vraiment cessé.

Chaque jour, malgré l’arrêt officiel des hostilités, des tirs, des raids et des affrontements se poursuivent, parfois à quelques mètres seulement des zones humanitaires.
À Khan Younès, le Nasser Hospital rapporte l’exécution d’un déplacé.
À Jérusalem-Est, deux adolescents palestiniens ont été abattus au cours d’un raid israélien à Kafr Aqab.
En Cisjordanie, les colons poursuivent leurs expéditions punitives, incendiant maisons et commerces comme pour rappeler que le statu quo territorial se nourrit d’impunité et d’expansion continue.

Cette fragmentation de la violence, dispersée mais constante, est la signature d’une trêve incapable d’imposer un rapport de force équilibré, et où Israël reste l’acteur dominant, militairement et diplomatiquement.

Le silence d’une communauté internationale désaccordée

Selon plusieurs experts et observateurs internationaux, la communauté internationale manque de fermeté face aux violations répétées du cessez-le-feu par Israël.
Ils soulignent que l’absence de pressions crédibles ou de mécanismes de suivi efficaces alimente un climat d’impunité, permettant à la violence de se poursuivre malgré la trêve.

Cette critique renvoie à un constat de fond : les grandes puissances, en particulier les États-Unis et certains pays européens, redoutent davantage les conséquences politiques d’une rupture avec Israël que l’aggravation de la situation humanitaire à Gaza.
Résultat : un cadre diplomatique où la trêve devient une fiction utile, permettant d’afficher une désescalade sans l’imposer réellement.

Netanyahu verrouille l’horizon politique

Au moment même où l’UNICEF publie son bilan, Benyamin Netanyahu s’exprime dans un entretien à Abu Ali Express. Sa phrase tombe comme un couperet :
« Il n’y aura pas d’État palestinien. Point. »

Cette déclaration n’est pas un dérapage, mais une ligne stratégique assumée :
– empêcher toute pression intérieure ou extérieure en faveur d’une solution politique,
– rassurer les composantes ultranationalistes essentielles à sa survie politique,
– verrouiller le cadre des négociations avec l’Arabie saoudite, en dictant d’emblée les limites du rapprochement.

Pour Netanyahu, même la perspective historique d’une normalisation avec Riyad n’est pas suffisante pour infléchir sa position. Au mieux, dit-il, il a un « optimisme prudent » – c’est-à-dire la conviction que la région peut avancer sans État palestinien, tant que les États arabes privilégient leurs intérêts stratégiques.

Une région suspendue à une paix impossible

Pendant que l’on parle de normalisation, de tunnels à Rafah, ou de nouveaux équilibres régionaux, la réalité brute reste celle-ci : deux enfants palestiniens meurent en moyenne chaque jour malgré un cessez-le-feu annoncé comme “réel”.

Cette contradiction radicale – une trêve qui tue, un processus politique qui exclut, une communauté internationale qui observe – dessine une région où la paix est toujours repoussée à demain.
Et où Gaza demeure, encore et encore, le théâtre d’une tragédie sans horizon.

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Il a survécu aux frappes sionistes… mais pas aux milices à Gaza !

13. Oktober 2025 um 07:31

Le 12 octobre 2025, le journaliste palestinien Saleh Al-Jafarawi a été tué par balle dans le quartier de Sabra, à Gaza, alors qu’il couvrait des affrontements violents entre le groupe Hamas et la milice Doghmush. Selon plusieurs sources, dont la chaîne Al Jazeera, Al-Jafarawi portait un gilet de presse au moment de sa mort .

Agé de 28 ans, Al-Jafarawi était connu pour ses vidéos virales soutenant le Hamas et documentant de manière dramatique ses blessures présumées lors des frappes israéliennes. Il avait acquis une notoriété en ligne et était surnommé « Mr. FAFO » en raison de ses multiples rôles, notamment en tant que combattant, journaliste et victime, ce qui avait suscité à la fois des moqueries et des accusations de propagande.

Avant sa mort, Al-Jafarawi avait déclaré vivre dans une peur constante après avoir reçu des menaces de la part des forces israéliennes. Son décès survient dans un contexte de violences inter-palestiniennes, avec des affrontements ayant fait au moins 52 morts parmi les membres du clan Doghmush et 12 militants du Hamas.

La mort d’Al-Jafarawi s’inscrit dans un contexte plus large de répression de la liberté de la presse à Gaza. Depuis le début du conflit en octobre 2023, plus de 270 journalistes ont été tués dans la région, faisant de ce conflit le plus meurtrier pour les travailleurs des médias.

Des experts des Nations Unies ont exprimé leur indignation face à l’assassinat de six journalistes palestiniens, dont deux femmes, dans plusieurs frappes israéliennes à Gaza, soulignant la nécessité d’une protection internationale pour les journalistes dans les zones de conflit.

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Tunisie – ARP : Appel à adopter la loi criminalisant la normalisation avec l’entité sioniste

08. Oktober 2025 um 09:29

Réunis en plénière mardi, les députés ont exhorté à accélérer l’adoption du projet de loi interdisant toute forme de normalisation avec Israël, réaffirmant le soutien indéfectible de la Tunisie à la cause palestinienne.

Les membres de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) ont unanimement appelé, lors de la séance plénière du 7 octobre, à hâter l’approbation du projet de loi criminalisant la normalisation politique, économique et médiatique avec l’entité sioniste.

Les élus ont dénoncé avec fermeté les massacres perpétrés dans la bande de Gaza et la politique d’affamement du peuple palestinien, estimant qu’il s’agit de violations flagrantes des conventions internationales relatives aux droits humains.

Dans leurs interventions, plusieurs députés ont salué l’engagement des citoyens tunisiens ayant pris part à la flottille mondiale Soumoud, initiative symbolique de solidarité avec Gaza.

Deux points relatifs à cet événement et au deuxième anniversaire de l’opération « Déluge d’Al Aqsa » ont d’ailleurs été ajoutés à l’ordre du jour de la séance inaugurale de la 4ᵉ session parlementaire.

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Mseddi dénonce un “activisme suspect” autour de la cause palestinienne

08. Oktober 2025 um 07:52

Lors de la séance plénière tenue mardi soir à l’Assemblée des représentants du peuple, la députée Fatma Mseddi a rappelé la position constante de la Tunisie, qui « ne reconnaît pas l’entité sioniste ».

Elle a souligné que « la signature de tout document entre les mains de l’occupation équivaut à une reconnaissance implicite de sa légitimité », une position que, selon elle, « la Tunisie n’a jamais acceptée et n’acceptera jamais ».

Intervenant dans le cadre du point ajouté à l’ordre du jour consacré à la situation à Gaza et à l’élan mondial pour la libération de la Palestine, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’opération « Déluge d’al-Aqsa », Mseddi a tenu à distinguer « la solidarité sincère avec Gaza » de ce qu’elle qualifie de « mouvements suspects financés en dehors des canaux officiels ».

Elle s’est interrogée sur la conformité de l’initiative dite de « la flottille maghrébine de la résistance » avec la législation tunisienne, estimant que son organisation et son financement « sans respect des procédures » ont « placé la Tunisie dans une situation diplomatique embarrassante », exposant le président de la République et le gouvernement « à des accusations injustifiées ».

La députée a enfin appelé à une révision urgente de la loi sur les associations afin de garantir une transparence totale « du financement à l’activité », affirmant que « la protection de la sécurité nationale commence par le contrôle des associations, et non seulement par celui des ports ».

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Des centaines d’élèves et d’étudiants défilent à Tunis en solidarité avec la Palestine

07. Oktober 2025 um 14:39

À l’occasion du deuxième anniversaire de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », des centaines d’élèves et d’étudiants tunisiens ont manifesté, mardi matin, sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis. Ils ont exprimé leur soutien au peuple palestinien et dénoncé la poursuite de l’occupation israélienne, tout en appelant à l’unité face au sionisme.

Partis du Théâtre municipal à l’appel de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), les manifestants ont scandé des slogans en faveur de la libération de la Palestine et du soutien à la résistance armée. Les participants ont brandi des pancartes dénonçant le « terrorisme américain » et exigeant la criminalisation de la normalisation avec Israël.

D’autres messages, visibles sur les banderoles et les drapeaux palestiniens, glorifiaient la résistance palestinienne et arabe et appelaient au boycott des entreprises accusées de soutenir Israël en Tunisie.

La marche s’est déroulée dans le calme, sous la surveillance d’un important dispositif sécuritaire déployé le long de l’avenue Habib Bourguiba. Cet événement s’inscrit dans une série d’initiatives de solidarité menées à travers le pays pour marquer la date du 7 octobre 2023, début de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » menée par le Hamas contre Israël, et qui a bouleversé la scène régionale.

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7 octobre, deux ans après : La mémoire et les ruines

06. Oktober 2025 um 11:30

Deux ans après le 7 octobre 2023, la plaie reste béante. Ce jour-là, le monde s’est réveillé sous le choc d’une explosion de violence – celle d’un peuple enfermé depuis près de deux décennies dans une bande de terre assiégée, affamée, bombardée. Pour beaucoup de Palestiniens, ce jour n’a pas marqué le début d’une guerre, mais la continuité d’une occupation qui dure depuis 1948.

Les images du 7 octobre ont fait le tour du monde. Mais rarement a-t-on replacé cet événement dans son contexte : le blocus de Gaza depuis 2007, les bombardements récurrents, le désespoir d’une population privée d’eau, d’électricité, de liberté. Ce qui a été décrit comme une « attaque surprise » fut, pour Gaza, l’explosion d’une colère longtemps étouffée.

Depuis, la riposte israélienne a pris la forme d’une guerre d’anéantissement : plus de 60 000 morts à Gaza selon les organisations humanitaires, des quartiers rasés, des hôpitaux détruits, des enfants amputés ou orphelins. Deux ans plus tard, Gaza n’est plus qu’un champ de ruines – mais aussi un symbole de résistance.

Dans les discours officiels, on parle souvent des otages israéliens encore retenus. Mais les vrais otages, ce sont les 2,3 millions de Palestiniens enfermés depuis des années derrière les murs du blocus, collectivement punis. Des milliers de civils ont été arrêtés, détenus sans procès en Cisjordanie, torturés ou déplacés. Des enfants ont grandi sans connaître un seul jour de paix. Le mot « humanité » s’est dilué dans le vacarme des bombes.

Deux ans plus tard, la communauté internationale reste divisée, impuissante ou complice. Les appels à la trêve, à la protection des civils, aux enquêtes indépendantes n’ont pas empêché la poursuite des opérations israéliennes. Les États-Unis continuent de fournir des armes, tandis que l’Europe se débat entre sa culpabilité historique et son incapacité à défendre le droit international.

En deux ans, la bataille médiatique s’est intensifiée : entre les chaînes occidentales qui reprennent la narration israélienne et les plateformes indépendantes qui documentent les massacres à Gaza, la vérité se déchire entre les versions. Mais une chose demeure incontestable : le peuple palestinien paie le prix le plus lourd, et ce depuis bien avant octobre 2023.

Deux ans après, Gaza n’a pas plié. Malgré la faim, les blessures, les ruines, des enfants vont à l’école sous des tentes, des médecins opèrent sans électricité, des familles reconstruisent pierre après pierre. Cette ténacité, ce refus de disparaître, est le cœur battant de la cause palestinienne.

Et face à l’indifférence du monde, ce peuple nous rappelle une vérité simple : on peut tuer les corps, pas la dignité.

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Gaza : Trump appelle Israël à cesser les bombardements, le Hamas prêt à libérer des otages

04. Oktober 2025 um 09:58

Dans un contexte de tensions extrêmes autour de Gaza, les dernières 24 à 48 heures ont vu des développements potentiellement cruciaux pour un réalignement du conflit : Donald Trump presse Israël d’arrêter immédiatement ses frappes, tandis que le Hamas exprime sa volonté de libérer les otages israéliens dans le cadre de la proposition de cessez-le-feu.

Trump exige un arrêt immédiat des bombardements

Le président américain Donald Trump a lancé un appel public à Israël pour qu’il « arrête immédiatement les bombardements » de Gaza, via un message posté sur son réseau social Truth Social. Il a estimé que l’acceptation par le Hamas de la proposition de paix pourrait constituer une base pour sortir du cycle de violence et sauver des vies.

Ce rappel intervient dans un contexte où le feu diplomatique est presque aussi intense que les hostilités militaires. Trump a fixé un ultimatum : le Hamas doit accepter sa proposition avant dimanche, sous peine de voir Israël relancer l’offensive avec davantage de force.

Le Hamas se déclare prêt à libérer les otages

D’après plusieurs médias, le Hamas a répondu favorablement à la proposition de Trump. Il affirme être prêt à libérer tous les otages israéliens – vivants ou décédés – dans le cadre d’un échange contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël. Le mouvement précise qu’il entend négocier immédiatement les modalités de cette libération, notamment le calendrier, les lieux, et les garanties de sécurité.

Dans son communiqué, le Hamas évoque également la possibilité de confier l’administration de Gaza à des technocrates indépendants, remettant en cause le rôle direct du mouvement dans la gestion de l’enclave.

Face à cette posture du Hamas et à l’appel de Trump, Israël a annoncé qu’il se préparait à mettre en œuvre « immédiatement » la première phase du plan de paix américain, notamment la libération des otages. Toutefois, l’armée israélienne affirme conserver le droit à la défense et maintient des frappes dans certaines zones, en particulier à Gaza-ville, malgré la pression.

Côté diplomatique, plusieurs États et organisations internationales ont salué la réaction du Hamas et appelé à saisir cette fenêtre pour instaurer un cessez-le-feu.

Enjeux et interrogations

Crédibilité et conditions : la proposition américaine comprend plusieurs volets sensibles – cessez-le-feu immédiat, retrait progressif des forces israéliennes, désarmement du Hamas, et création d’un gouvernement de transition. Chaque partie redoute que l’autre ne respecte pas ses engagements.

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Tunis : Mobilisation samedi pour la Palestine et les militants d’Al Soumoud

03. Oktober 2025 um 20:54

La Commission nationale de soutien à la résistance en Palestine a appelé, vendredi, les Tunisiens à participer à une marche nationale samedi 4 octobre à Tunis. Cette mobilisation vise à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien et à réclamer la libération des activistes tunisiens détenus après l’interception de la Flottille Al Soumoud.

Le départ est prévu à 15h à la Place du Passage, avant de rejoindre l’avenue Habib Bourguiba, lieu traditionnel des grandes manifestations dans la capitale. La marche entend dénoncer le génocide en cours à Gaza et interpeller la communauté internationale pour qu’elle agisse en faveur de la protection des civils palestiniens.

Soutien aux activistes détenus

Selon la Commission, 28 Tunisiennes et Tunisiens figurent parmi les personnes arrêtées par les forces israéliennes à bord des bateaux de la Flottille Al Soumoud, qui tentait de briser le blocus imposé à Gaza. Leur libération figure au centre des revendications de cette mobilisation.

La Commission nationale insiste sur le fait que cette marche s’inscrit dans une démarche plus large et durable de soutien à la cause palestinienne, mais aussi dans la défense universelle des droits, de la liberté et de la dignité humaine.

Détenus dans le désert

La flottille pour Gaza, composée de plus de 40 navires et d’environ 500 activistes, a été interceptée, mercredi soir par la marine israélienne dans les eaux internationales au large de Gaza. Au total, 473 membres de la Flottille mondiale Sumud ont été interpellés par les autorités israéliennes, dont 28 citoyens tunisiens.

Selon Maître Sami Ben Ghazi, membre du Comité juridique de soutien à la Flottille Soumoud, les Tunisiens détenus par l’entité sioniste sont en bonne santé. Ils ont été transférés avec les autres militants à la prison de Kesdiout, située dans le désert du Néguev en attendant leur expulsion vers leurs pays d’origine.

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