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Transport du phosphate : prochain examen d’un prêt de 153 millions de dinars du FADES

02. Februar 2026 um 16:59

La commission des finances et du budget examinera prochainement un projet de loi portant sur l’approbation de l’accord de prêt conclu en octobre 2025 entre la Tunisie et le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES). Cet accord vise à financer la rénovation et la modernisation des lignes ferroviaires dédiées au transport du phosphate.

Le gouvernement a initié ce projet de loi, qui comprend un article unique approuvant l’accord de prêt. Le montant du prêt s’élève à 16 millions de dinars koweïtiens. Soit l’équivalent de 153 millions de dinars tunisiens. Le taux d’intérêt annuel est fixé à 3,75 %. Et la durée de remboursement est de 30 ans. Ce financement contribuera directement à la modernisation des infrastructures ferroviaires.

En outre, le prêt servira à financer l’achèvement de la ligne 21, située dans les gouvernorats de Gabès et de Gafsa, sur une longueur de 129 kilomètres. Cette ligne fait partie d’un projet plus large portant sur 190,5 kilomètres de voies ferrées. Le coût total du projet est estimé à 500 millions de dinars tunisiens. Il concerne également des lignes situées dans les gouvernorats de Sfax, Gabès et Gafsa.

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Formation professionnelle : véhicules électriques et hybrides, nouvelle filière lancée

02. Februar 2026 um 16:15

14 000 places de formation sont disponibles dès février 2026 en Tunisie, avec une hausse de 10 % de la capacité d’accueil des centres de formation professionnelle. Avec une nouvelle spécialité sur les véhicules électriques et hybrides lancée au centre d’El Ouardia.

Le directeur général de l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, Ilyes Chérif, a confirmé cette augmentation significative. Elle doit répondre aux besoins croissants des jeunes et du marché du travail. D’autres spécialités seront également développées et généralisées durant la session de février 2026. L’Agence s’oriente vers la réalisation d’une étude au niveau régional. Cette étude identifiera les besoins spécifiques de chaque zone.

En effet, l’objectif est de créer de nouvelles spécialités que le marché du travail requiert. L’offre de formation sera ainsi adaptée aux réalités économiques locales.

Enfin, M. Chérif a rappelé qu’une rentrée scolaire dans des centres prêts a été assurée lors de la session de formation de septembre 2025.

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Tunisie : quasi-absence de couverture assurantielle face aux inondations

02. Februar 2026 um 15:41

Les risques de catastrophes naturelles occupent le premier plan de l’ordre du jour de la dix-huitième édition du Forum de Carthage pour l’assurance et la réassurance. Ce contexte est marqué par la multiplication des phénomènes climatiques, notamment les inondations. Ces dernières menacent désormais les citoyens et les infrastructures économiques dans le pays.  

Le directeur général de la  Fédération tunisienne des sociétés d’assurances, Hatem Ammira, a affirmé que la Tunisie est devenue plus exposée aux catastrophes naturelles. Cette situation nécessite une préparation anticipée. Elle exige également le renforcement d’une culture de l’assurance auprès des citoyens et des chefs d’entreprise.

M. Ammira a appelé l’ensemble des citoyens à souscrire une assurance contre les catastrophes naturelles. Les propriétaires de commerces, d’usines, d’hôtels et d’établissements économiques sont également concernés. L’absence de couverture assurantielle prive les sinistrés d’indemnisation. Elle menace aussi la continuité de leurs activités ainsi que les emplois qui en dépendent.

L’État œuvre à la création de fonds de soutien. Ceux-ci garantiront une couverture assurantielle aux catégories incapables d’adhérer au système d’assurance. Un niveau minimum de protection sociale et économique sera ainsi assuré.

Vers une assurance obligatoire

Une orientation vers l’instauration d’une assurance obligatoire se dessine. Elle concernera les établissements économiques contre les catastrophes naturelles. Ce système s’inspirera de l’assurance automobile obligatoire, qui bénéficie d’un taux de respect élevé en Tunisie. Les catastrophes naturelles ne sont pas moins dangereuses que les accidents de la route ou les incendies. Elles peuvent même avoir un impact plus grave sur les individus et les entreprises.

Le taux d’adhésion des Tunisiens à l’assurance contre les catastrophes naturelles ne dépasse pas 1 à 2 %. Ce taux est extrêmement faible et inacceptable. La comparaison avec certains pays développés, comme la France, est éloquente. Là-bas, les taux de couverture oscillent entre 70 et 80 %. Ce résultat est possible grâce à un système combinant assurance et fonds de soutien publics.

Une conscience assurantielle insuffisante

La faiblesse de la conscience assurantielle en général est préoccupante. Le taux d’assurance habitation en Tunisie ne dépasse pas 2 à 3 %. Ce chiffre est paradoxal. La valeur des biens immobiliers est pourtant élevée comparativement aux automobiles. Ces dernières bénéficient d’un taux d’assurance quasi total en raison de son caractère obligatoire.

Un appel à la sensibilisation

M. Ammira a conclu par un appel explicite. Les campagnes de sensibilisation doivent être intensifiées. Elles cibleront les citoyens et les porteurs de projets. L’objectif est de diffuser une culture de prévention des risques. La protection des biens doit être garantie. La continuité des activités économiques en cas d’accidents ou de catastrophes naturelles est primordiale.

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Universités : l’UGTT dit « non » à la nomination des recteurs

02. Februar 2026 um 13:35

L’élection des présidents d’université risque de disparaître. Ce lundi 2 février 2026, la Fédération de l’enseignement supérieur (FGES-UGTT) a publié un communiqué cinglant. Elle rejette le projet de loi de plusieurs députés visant à supprimer le vote au profit de la nomination directe des recteurs. Pour le syndicat, ce texte efface un acquis démocratique majeur de l’après-2011.

Le 30 janvier dernier, 27 députés ont déposé le projet de loi n° 8 de 2026. Jeudi dernier, le bureau de l’Assemblée l’a transmis à la commission de l’éducation pour examen. Ce texte modifie l’article 15 de la loi de 2008. Désormais, le ministre de l’Enseignement supérieur choisirait lui-même les recteurs parmi les professeurs compétents. Le projet limite toutefois cette fonction à deux mandats.

Le décret de 2011 actuel impose pourtant l’élection des recteurs par leurs pairs. Selon ce texte, la nomination ne constitue qu’une exception en cas d’impossibilité de vote. En voulant généraliser la nomination, les députés brisent l’autonomie des institutions. La Fédération dénonce un « grave recul » pour la liberté académique.

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Ciments de Bizerte : quand le chiffre d’affaires cache une paralysie industrielle

02. Februar 2026 um 12:10

L’entreprise Les Ciments de Bizerte traverse une zone de turbulences critiques malgré un sursaut commercial en fin d’année 2025. Tandis que le chiffre d’affaires annuel a bondi de plus de 31 % pour atteindre 40,51 millions de dinars, la réalité industrielle de l’usine est celle d’un moteur à l’arrêt. Pour la deuxième année consécutive, la production de clinker, le cœur du métier de cimentier, est restée nulle, paralysée par l’incapacité financière de la société à importer du coke de pétrole, unique combustible capable d’alimenter ses fours. Cette impasse opérationnelle force l’entreprise à se transformer en simple atelier de broyage, dépendant totalement d’achats de clinker importé ou local pour maintenir une présence résiduelle sur le marché.

L’analyse des indicateurs du quatrième trimestre révèle un contraste saisissant : le chiffre d’affaires a explosé de 54,49 % sur cette période, s’établissant à 9,07 millions de dinars contre 5,87 millions un an plus tôt. Cette hausse est portée par une intensification ponctuelle du broyage, qui a permis de produire 36 770 tonnes de ciment au dernier trimestre, ainsi que par une activité portuaire dynamique. Le déchargement de sept navires de coke de pétrole pour le compte de tiers a généré des revenus de quai s’élevant à 1,39 million de dinars. Cependant, ces gains de surface peinent à masquer l’érosion des fondamentaux économiques de la société.

La structure financière de l’entreprise demeure en effet lourdement fragilisée. L’endettement global stagne à un niveau alarmant de 122,36 millions de dinars à la fin de l’année 2025, alors que la société avoue son incapacité chronique à honorer ses engagements envers ses fournisseurs et ses créanciers bancaires. Si les crédits de gestion ont légèrement reculé pour s’établir à 23,41 millions de dinars, la persistance de l’arrêt de la production propre de clinker compromet gravement les équilibres à long terme.

Pour le premier trimestre 2026, la stratégie de survie repose sur une gestion de crise stricte. Les Ciments de Bizerte prévoient de maintenir leur activité de broyage par l’achat de matière première externe afin de conserver leurs parts de marché locales, tout en misant sur la continuité des revenus liés au déchargement portuaire. L’objectif immédiat reste la maîtrise des coûts de distribution dans un climat social que la direction espère maintenir serein, bien que la reprise effective de la production intégrale reste conditionnée à un déblocage financier majeur.

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Secret médical et facturation électronique : le dilemme des orthophonistes

02. Februar 2026 um 11:31

La  nouvelle directive fiscale fait déjà réagir une profession paramédicale clé. Les orthophonistes tunisiens tirent la sonnette d’alarme. Ils contestent les modalités de la facturation électronique prévues par la loi de finances 2026. Selon eux, ces mesures présentent des risques majeurs pour leur activité.

La Chambre syndicale nationale des orthophonistes (UTICA) exprime ses inquiétudes dans un communiqué récent. Elle réagit à la note n°2 du ministère des Finances, diffusée le 23 janvier 2026. Ce document précise l’application de l’article 53 concernant l’obligation de facturation électronique.

L’organisation professionnelle juge cette adoption trop rapide et peu concertée. Ces dispositions pourraient peser lourdement sur l’avenir du métier. Elles menacent également l’accès des patients aux services de rééducation. La Chambre craint que ces changements ne brisent l’équilibre fragile du secteur et la continuité des soins.

Le syndicat soutient la modernisation et la transparence fiscale. Toutefois, il demande d’adapter les réformes aux spécificités de l’orthophonie. L’État doit concilier ses objectifs budgétaires avec la stabilité économique des praticiens.

Secret professionnel et enjeux éthiques

Le secret professionnel reste une préoccupation centrale. L’article 26 du cahier des charges de la profession consacre d’ailleurs cette obligation. La Chambre estime que la facturation électronique pourrait contredire ce cadre légal. Elle soulève aussi des problèmes éthiques liés à la protection des données personnelles des patients.

Un impact économique inquiétant

Sur le plan financier, ces mesures inquiètent les orthophonistes du privé. Leur activité repose sur un nombre limité de séances quotidiennes. Par ailleurs, les charges professionnelles augmentent fortement depuis 2016. Les praticiens font face à la hausse des loyers et à de nouvelles contraintes réglementaires, comme le certificat de la protection civile.

La complexité administrative du nouveau dispositif pose aussi problème. La Chambre considère que ce système s’adapte mal au fonctionnement quotidien des cabinets.

Risques de fermetures et appel au dialogue

Le maintien de ces mesures sans ajustements pourrait provoquer la fermeture de nombreux cabinets. Une telle situation favoriserait le chômage, l’émigration des compétences ou le secteur informel. Le système de santé et les patients subiraient directement ces répercussions négatives.

Face à ces enjeux, l’organisation appelle à suspendre les dispositions actuelles. Elle demande l’ouverture d’un dialogue avec les représentants de la profession. Le syndicat plaide pour une réforme graduelle qui respecte les droits des professionnels et des citoyens.

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La retraite anticipée des femmes salariées en passe d’être élargie

31. Januar 2026 um 12:07

Un groupe de députés a déposé le 29 janvier 2026 un projet de loi à l’Assemblée des représentants du peuple. Ce texte révise le régime de retraite anticipée des femmes salariées du secteur privé. L’objectif ? Adapter la législation aux évolutions du marché du travail féminin. Par ailleurs, les bénéficiaires pourront ainsi se consacrer à leur santé, leur vie familiale et leurs activités personnelles.

Actuellement, le dispositif réserve la retraite anticipée à certaines femmes salariées. Elles doivent être mères de trois enfants vivants et avoir au moins cinquante ans. De plus, elles doivent avoir cessé toute activité professionnelle. Enfin, elles doivent justifier de soixante trimestres de cotisations effectives ou assimilées. Ces cotisations correspondent à des salaires égaux ou supérieurs aux deux tiers du SMIG.

Concernant le calcul de la pension, la base est de 40% du salaire de référence pour quarante trimestres. Ensuite, chaque trimestre supplémentaire ajoute 0,5%. Cependant, le plafond reste fixé à 80% du salaire de référence. Ce dernier correspond à la moyenne des dix dernières années actualisée, limitée à six fois le SMIG.

Les nouvelles dispositions

Le projet introduit des changements significatifs. D’abord, il conditionne l’accès à vingt années d’activité professionnelle. Ensuite, il exige la cessation définitive de toute activité rémunérée. Toutefois, le caractère volontaire du départ demeure. Par ailleurs, la condition de maternité disparaît.

La députée Zeinab Jiballah a rassuré sur l’impact budgétaire. Selon elle, la réforme préservera l’équilibre de la Caisse nationale de sécurité sociale. En effet, les entreprises recruteront de nouveaux salariés pour compenser les départs anticipés.

Prochaines étapes

Le ministre chargé des Affaires sociales proposera un décret fixant les modalités d’application. Avant l’adoption en séance plénière, les commissions parlementaires compétentes examineront le texte.

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Secteur du leasing : consolidation en cours avec des gagnants et des perdants

31. Januar 2026 um 10:44

Le secteur du leasing coté à la Bourse de Tunis a clôturé l’exercice 2025 avec des engagements globaux atteignant 4 607 millions de dinars, enregistrant une progression de 6% sur un an. Cette performance confirme la résilience opérationnelle des sociétés de leasing dans un contexte macroéconomique marqué par un coût du refinancement élevé et un cadre prudentiel plus exigeant.

Selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse Amen Invest, les capitaux propres sectoriels se sont renforcés de 8% pour atteindre 743 millions de dinars, tandis que les produits nets de leasing ont progressé de 9%, soutenus par la croissance des encours et une meilleure efficacité opérationnelle. Le ratio des engagements classés s’établit à 8,5% du total sectoriel, représentant 390 millions de dinars, un niveau globalement conforme aux exigences de la Banque centrale de Tunisie.

Une dynamique commerciale contrastée entre opérateurs

Cette croissance sectorielle modérée masque toutefois une forte hétérogénéité entre les différents acteurs du marché. Tunisie Leasing & Factoring consolide son statut de leader avec 645 millions de dinars d’approbations, en hausse de 10,1%, et un encours dépassant 1 109 millions de dinars. La société confirme ainsi sa stratégie de volume maîtrisé sur le marché.

ATL se distingue par la meilleure dynamique commerciale du secteur, affichant une hausse spectaculaire de 24,7% de ses approbations et une progression de 10,5% de son encours. Cette performance traduit un positionnement offensif sur les segments porteurs de croissance.

BH Leasing confirme son redressement progressif avec une augmentation de 11% de ses mises en force, tandis que CIL maintient un taux de transformation exceptionnel de 91,7%, révélateur d’une discipline commerciale élevée dans la sélection des dossiers.

À l’opposé, plusieurs acteurs demeurent sous pression. Attijari Leasing a enregistré un repli marqué de ses approbations de 9,9%, malgré une stabilité relative de l’encours. Hannibal Lease affiche la plus forte contraction du secteur avec un recul de 11,9%, signalant des arbitrages plus prudents en matière de risque. Best Lease recule également en production de 3,3%, mais parvient à améliorer sensiblement sa rentabilité opérationnelle avec un résultat net en hausse de 13%.

Recentrage vers les secteurs résilients

L’analyse de la structure des approbations révèle une préférence marquée pour les activités à rotation rapide et à visibilité élevée. Les services et le commerce demeurent le principal moteur du secteur, représentant 51% des approbations totales. Le tourisme conserve sa deuxième position, soutenu notamment par Tunisie Leasing & Factoring, ATL et Hannibal Lease.

L’agriculture se distingue par la plus forte croissance relative, avec une progression de 10,7% des approbations et de 13,6% des mises en force, bénéficiant d’un regain d’investissement dans ce secteur. En revanche, l’industrie reste structurellement sous pression, tandis que le secteur du bâtiment et des travaux publics affiche une reprise fragile et volatile.

Cette allocation sectorielle traduit une gestion prudente du risque dans un contexte de visibilité macroéconomique encore limitée, où les opérateurs privilégient la sélectivité commerciale à la course aux volumes.

Amélioration de la qualité du portefeuille

Sur le plan de la gestion du risque, Tunisie Leasing & Factoring, qui concentre mécaniquement une part significative des engagements classés du secteur en raison de la taille de son encours, a vu son taux de créances classées s’améliorer à 8,10% en 2025 contre 8,59% en 2024. Ce niveau demeure globalement en ligne avec la moyenne du marché, ce qui atténue le risque de concentration apparente.

Perspectives conditionnelles pour 2026

D’un point de vue fondamental, le secteur du leasing tunisien termine l’année 2025 sur une croissance maîtrisée, une rentabilité en amélioration graduelle et une qualité d’actifs globalement sous contrôle, malgré des disparités notables entre les différents acteurs.

Les perspectives demeurent positives mais conditionnelles pour l’exercice à venir. Elles dépendent principalement de l’évolution des conditions de refinancement, de la stabilité du cadre réglementaire et de la capacité des sociétés à maintenir une discipline stricte en matière de gestion du risque.

Le secteur s’impose ainsi comme un secteur défensif à rendement raisonnable, privilégiant la solidité bilancielle et la sélectivité commerciale. Dans un marché de plus en plus standardisé, la différenciation entre opérateurs se jouera moins sur la taille des portefeuilles que sur la qualité de l’origination des dossiers, la gestion rigoureuse du risque et l’efficacité opérationnelle.

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BNA H24 décroche trois Gold Awards aux Tunisia Digital Awards 2026

31. Januar 2026 um 09:56

La Banque nationale agricole confirme son leadership en matière de transformation digitale en remportant trois prix Gold lors de la 4ᵉ édition des Tunisia Digital Awards 2026, organisée le 28 janvier 2026 :

Best Website Award

Best Mobile App Award

Best E-Commerce Experience Award

Ces distinctions consacrent l’excellence de la nouvelle plateforme digitale BNA H24, en reconnaissant la qualité des expériences proposées, l’innovation technologique des solutions déployées et l’orientation résolument client qui guide la stratégie digitale de la banque.

Une reconnaissance fondée sur des critères d’excellence rigoureux

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Le Best Website Award a été attribué à la BNA Bank au regard des critères suivants :

  • La richesse et la pertinence du contenu,
  • La structure et la fluidité de la navigation,
  • La conception visuelle,
  • Les fonctionnalités, l’interactivité et l’innovation,
  • Ainsi que l’expérience globale offerte aux utilisateurs.

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Le Best Mobile App Award distingue quant à lui la performance de l’application BNA H24 selon des critères clés tels que :

  • L’utilité et la valeur ajoutée pour les utilisateurs,
  • La qualité de l’expérience utilisateur (ux/ui),
  • Les performances, la stabilité et la fiabilité,
  • Ainsi que les exigences élevées en matière de sécurité et de confidentialité.

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Enfin, le Best E-Commerce Experience Award récompense l’excellence des parcours transactionnels de la banque, évalués sur la base de :

  • L’UX/UI et le design,
  • La performance technique,
  • L’innovation fonctionnelle,
  • L’optimisation des taux de conversion (CRO),
  • La performance business et la satisfaction utilisateur.

Une dynamique de reconnaissance confirmée

Cette triple consécration intervient quelques semaines seulement après l’élection de la BNA Bank en tant que Marque de l’Année 2026, confirmant la solidité de sa vision stratégique, la pertinence de ses choix digitaux et la confiance renouvelée de ses clients et partenaires.

À travers ces récompenses, la BNA Bank réaffirme son ambition de placer le digital au cœur de la création de valeur, de proposer des parcours clients toujours plus fluides, sécurisés et performants, et de contribuer activement au développement de l’écosystème digital tunisien.

Une distinction dans un écosystème digital hautement compétitif

Pour cette édition, les Tunisia Digital Awards ont distingué les meilleures réalisations digitales à travers 14 catégories, conçues pour valoriser l’excellence, la créativité et l’innovation dans le digital en Tunisie.

Outre les catégories remportées par la BNA Bank, figurent notamment : Best Big Data & Analytics, Digital Innovation, Best Digital Campaign, SEO/SEA Campaign, Community Management, Content & Influence, entre autres.

 

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Entre précarité des pensions et besoin d’épargne nationale: l’assurance vie, pivot d’un nouveau pacte économique

30. Januar 2026 um 17:06

L’assurance vie a franchi un cap historique en 2024 avec un milliard de dinars de contributions et une croissance de 21%. Ce record, évoqué le 29 janvier 2026 lors du 40ᵉ anniversaire de Hayett Assurances, ne doit pas occulter une réalité plus profonde. Entre l’incapacité du système public à garantir des revenus décents aux retraités et le besoin vital de l’État en épargne longue, ce secteur n’est plus une simple option financière mais le pivot d’un nouveau contrat social.

Pour Lotfi Ben Haj Kacem, directeur général de Hayett Assurances, ces quatre décennies marquent une transformation où l’assurance vie devient un engagement durable au service de la communauté, symbolisé par une nouvelle identité visuelle tournée vers la modernité et l’inclusion.

L’urgence sociale constitue le premier niveau de cette mutation. Hafedh Lâamouri, ancien ministre des Affaires sociales, a révélé que trois retraités du privé sur quatre vivent avec moins de 480 dinars par mois, soulignant que la complémentarité n’est plus facultative dans un contexte où les pensions légales permettent à peine de survivre. Ce diagnostic est partagé par Hedi Dahmen, expert judiciaire, qui dénonce une fracture flagrante: une pension moyenne de 1546 dinars dans le public contre seulement 640 dinars dans le privé. Selon lui, les dispositifs hérités des années soixante sont obsolètes et l’assurance vie représente désormais l’unique rempart contre la précarité des anciens travailleurs.

Sur le plan macroéconomique, l’enjeu est celui de la souveraineté. Habib Karaouli, PDG de CAP Bank, estime que la Tunisie doit passer d’une assurance d’obligation liée au crédit à une assurance de conviction. Il rappelle que les projets structurants nécessitent des ressources sur le temps long que seule l’assurance vie peut fournir, à l’instar du modèle japonais où l’épargne domestique finance la dette de l’État sur quarante ans. Cette vision est soutenue par l’économiste Ahmed El Karam, qui affirme que l’assurance vie a la capacité unique d’organiser l’incertitude pour mieux la gérer. Il préconise d’ailleurs l’instauration de tests d’impact pour s’assurer que les réformes réglementaires ne viennent pas asphyxier l’épargne nationale, moteur de l’investissement.

Le développement du secteur dépendra également de la levée de verrous stratégiques, notamment fiscaux. Abdelkader Boudriga, expert financier, avertit que l’ombre de l’impôt sur la fortune risque d’affecter la rentabilité des produits alors que l’État privilégie des financements par la Banque centrale qui privent les assureurs d’actifs essentiels. Il voit dans la bancassurance le principal moteur de croissance, estimant qu’un alignement sur les standards internationaux pourrait injecter 25 milliards de dinars supplémentaires dans l’économie nationale. Jouda Khemiri, présidente du Comité général des assurances, ajoute que ce produit offre une flexibilité successorale précieuse, permettant de protéger des bénéficiaires spécifiques hors des règles classiques et de prévenir ainsi les conflits familiaux.

Enfin, l’avenir du marché repose sur une démocratisation réelle de l’offre. Jamil Rihane, directeur général adjoint de Hayett Assurances, plaide pour une universalisation de l’accès à travers la microfinance et des produits dédiés aux études. Son objectif est de casser l’image élitiste du secteur pour atteindre les travailleurs indépendants et les populations aux revenus irréguliers grâce à une proximité territoriale accrue. En misant sur l’éducation financière et la clarté des solutions, les leaders du secteur ambitionnent de transformer l’épargne des Tunisiens en un levier de résilience collective, capable de pallier les failles structurelles de l’État tout en finançant la croissance de demain.

 

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SANIMED : une année 2025 marquée par un recul de 13 % du chiffre d’affaires

30. Januar 2026 um 09:59

La société SANIMED a publié ses indicateurs d’activité pour l’année 2025, révélant une baisse significative de son chiffre d’affaires global. Les contraintes financières ayant impacté les approvisionnements et la non concrétisation des commandes fermes sur le marché export expliquent principalement cette évolution.

Le marché local a particulièrement souffert, avec un chiffre d’affaires passant de 19 158 mDT en 2024 à 16 092 mDT en 2025, soit un repli de 16 %. Cette diminution résulte de la disponibilité limitée des produits finis, conséquence directe des perturbations de la production liées à la mise en œuvre et au bouclage du programme de restructuration financière. Cette situation a empêché la société de répondre pleinement à la demande croissante du marché domestique.

L’activité export a mieux résisté, s’établissant à 12 311 mDT en 2025 contre 13 546 mDT en 2024, limitant la baisse à 9 %. Le maintien des débouchés internationaux explique cette relative résilience, malgré les retards d’approvisionnement et les contraintes de production. Le marché algérien a toutefois été perturbé suite à la décision des autorités algériennes de limiter les importations.

La production annuelle a atteint 25 620 mDT en 2025, contre 28 102 mDT en 2024, enregistrant un recul de 9 %. Les investissements réalisés durant l’exercice se sont élevés à 943 mDT. Tandis que les engagements bancaires ont progressé de 4 %, passant de 108 564 mDT au 31 décembre 2024 à 112 615 mDT au 31 décembre 2025.

Par ailleurs, l’événement majeur de l’exercice reste l’augmentation du capital, qui est passé de 16 554 mDT à 26 661,285 mDT. Les effets de cette opération ne seront perceptibles qu’en 2026, après l’achèvement de la restructuration de la dette bancaire, permettant l’augmentation graduelle de la production et du chiffre d’affaires conformément au business plan 2026-2030 validé par le conseil d’administration du 9 juillet 2025.

Malgré les difficultés de 2025, la société dispose d’un carnet de commandes important tant à l’export qu’au niveau local et mène des négociations avancées pour renforcer sa présence sur les marchés italien et libyen.

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Du privilège à la nécessité : comment démocratiser l’assurance vie face à la crise des caisses ?

30. Januar 2026 um 09:03

Face à l’incapacité du système public à garantir des revenus décents aux retraités tunisiens, l’assurance vie n’est plus une option mais une nécessité. Cette problématique, au cœur des débats sur la protection sociale dans le pays, a mobilisé experts et professionnels lors d’une rencontre organisée à Tunis le 29 janvier 2026, dans le cadre des célébrations du quarantième anniversaire de Hayett Assurances. Le constat est sans appel : avec des trois-quarts des pensionnés du privé vivant sous le seuil d’imposition minimum et un écart abyssal entre retraites publiques et privées, le dispositif complémentaire privé apparaît désormais comme l’unique rempart contre la précarité des anciens travailleurs.

Lors de cette table ronde consacrée au thème « L’assurance vie : levier de protection et de cohésion sociale », quatre personnalités ont confronté leurs analyses. Jamil Rihane, occupant le poste de directeur général adjoint chez Hayett Assurances, s’est exprimé aux côtés de Hafedh Lâamouri, qui a exercé les fonctions de ministre des Affaires sociales, ainsi que Hedi Dahmen, expert judiciaire spécialisé en sécurité sociale, et Jouda Khemiri, qui préside le Comité général des assurances.

Une catastrophe chiffrée qui impose l’action

Les données présentées par Hafedh Lâamouri, docteur d’État en droit du travail et de la sécurité sociale ayant dirigé la CNSS durant treize années jusqu’en 2024, dressent un tableau dramatique. Plus de la moitié des anciens salariés du secteur privé subsistent avec une pension annuelle ne dépassant pas cinq mille dinars. Une information fournie par le ministère des Finances révèle une réalité encore plus sombre : trois retraités de la CNSS sur quatre échappent à l’imposition sur les revenus dans sa tranche initiale, preuve que leurs ressources mensuelles plafonnent à 480 dinars.

L’ancien responsable gouvernemental a détaillé le fonctionnement du dispositif complémentaire géré par la CNSS, qui exige une contribution additionnelle de 9 %, répartie entre 6 %pour l’employeur et 3 % pour le salarié. Cependant, cette formule stagne depuis plusieurs années, le point de retraite demeurant fixé à 341 millimes, une situation décourageante qui pousse les entreprises vers les solutions proposées par les assureurs privés. L’effondrement des salaires et des pensions dans l’administration publique aggrave encore la situation, rendant indispensable le recours aux mécanismes privés de protection. M. Lâamouri a martelé que la complémentarité n’est plus facultative dans un contexte où les pensions légales permettent à peine de survivre, rappelant que les régimes visaient initialement un taux de remplacement oscillant entre 80 et 90 % du dernier salaire, objectif aujourd’hui totalement irréaliste. Il a plaidé pour une revalorisation unifiée et indexée des pensions comme préalable indispensable à toute réforme crédible.

Un outil d’épargne aux multiples fonctions sociales

De don côté, Jouda Khemiri a défendu une vision élargie du produit, insistant sur sa nature fondamentale d’instrument d’épargne accessible aux petits épargnants désireux de constituer progressivement un capital dans le cadre d’un plan d’investissement structuré. Les formules collectives répondent particulièrement aux besoins des catégories salariées, garantissant un versement rapide et automatique dès la notification du décès.

La présidente du Comité général des assurances a mis l’accent sur la dimension sociale majeure que représente la liberté laissée au souscripteur de choisir ses bénéficiaires et de répartir le capital selon sa volonté propre, indépendamment des règles successorales classiques. Ce qui offre des solutions pratiques aux conflits familiaux liés aux héritages. Elle a valorisé la clarté du cadre réglementaire encadrant le secteur, notamment à travers le règlement numéro 1 adopté en 2016, qui énonce avec précision les garanties attachées aux contrats d’assurance vie.

Sur le plan fiscal, elle a évoqué les avantages associés aux contrats collectifs souscrits par les entreprises, mentionnant des plafonds établis à 100 000 et 150 000 dinars. Elle a toutefois exprimé ses réserves quant à la possibilité d’obtenir prochainement de nouvelles mesures incitatives, compte tenu du contexte économique défavorable. Mme Khemiri a plaidé pour des produits bien compris, inclusifs et sur mesure, soulignant que l’engagement de longue durée inhérent à l’assurance vie requiert un système robuste de protection des souscripteurs et une autorité de contrôle pleinement opérationnelle. Elle a conclu en insistant sur l’impératif éducatif qui doit concerner aussi bien les clients que les compagnies elles-mêmes.

Entre nécessité immédiate et urgence de réformes profondes

Pour sa part, Hedi Dahmen a abordé la problématique sous l’angle conventionnel et du dialogue entre partenaires sociaux, rappelant que l’assurance vie figure explicitement dans les articles 55 et 87 des conventions collectives applicables aux secteurs bancaire et assurantiel. Il a interrogé le statut même de cet outil : relève-t-il de la nécessité absolue, du simple complément, d’un substitut ou d’une véritable alternative au système public ?

L’expert judiciaire a dressé un bilan critique du dispositif existant, pointant l’inexistence d’une politique salariale cohérente et la coexistence de multiples systèmes de rémunération et de protection sociale contradictoires entre les deux secteurs. Il a rappelé l’immobilisme du régime complémentaire de la CNSS depuis 2020, le conseil d’administration de l’organisme détenant seul la prérogative de faire évoluer ce dispositif.

M. Dahmen a mis en évidence une fracture majeure : alors que la pension moyenne servie par la CNRPS au secteur public atteint 1546 dinars mensuels, celle du secteur privé se limite à 640 dinars. Cette disparité s’explique par l’existence d’un système de péréquation considéré comme généreux dans le public, tandis que le privé dépend d’un mécanisme d’indexation soumis aux décisions gouvernementales. Pour lui, l’assurance vie ne peut se substituer à une refonte structurelle du système de protection sociale, mais constitue un complément devenu obligatoire en l’absence d’une politique salariale stimulante et juste. Il a souligné que l’absence de revalorisations substantielles alimente l’émigration et la fuite des talents. Il a qualifié de structures obsolètes ces dispositifs hérités des années soixante et jamais véritablement modernisés. L’expert a appelé à une transformation en profondeur du système de sécurité sociale et à l’intégration de mécanismes facultatifs dans un cadre de dialogue social concerté.

Démocratiser l’accès par la proximité et l’adaptation

Quant à Jamil Rihane, il a rappelé la vocation première de l’assurance vie : protéger les personnes et leurs familles contre les accidents de l’existence, la disparition des revenus et la dépendance. Il a souligné la particularité du traitement successoral : lors du décès, les sommes versées aux bénéficiaires désignés échappent au cadre de la succession légale, offrant ainsi une réponse aux tensions familiales autour des héritages.

Le directeur général adjoint de Hayett Assurances a identifié le principal obstacle : l’image d’un produit élitiste réservé aux professions libérales et aux cadres à revenus élevés. Cette perception génère une rupture sociale entre ceux disposant d’une capacité d’épargne et les autres. L’objectif de Hayett consiste donc à universaliser l’accès à l’assurance vie selon trois axes stratégiques.

Le premier axe repose sur l’élaboration de solutions personnalisées répondant aux situations diverses, qu’il s’agisse de travailleurs indépendants, de salariés ou de retraités. Le deuxième axe concerne le maillage territorial et la facilité d’accès, permis par un réseau de distribution implanté dans les régions. La bancassurance représente un outil stratégique permettant d’atteindre une clientèle variée aux caractéristiques hétérogènes. Hayett mise également sur la microfinance, vecteur d’inclusion financière pour des populations marginalisées aux revenus irréguliers, particulièrement les travailleurs non salariés.

Le troisième axe porte sur la clarté et l’intelligibilité des offres. Hayett consacre des investissements considérables à la formation de ses canaux de distribution afin de proposer des solutions limpides et performantes. La compagnie ambitionne de couvrir le plus grand nombre avec des dispositifs de protection dont les cotisations correspondent aux moyens financiers des clients. Elle accorde une attention particulière à l’éducation à travers des produits dédiés au financement des études, consciente du coût croissant de la formation en Tunisie et de l’expansion des cursus à l’étranger. L’innovation constitue un pilier stratégique, tant technologique que produit, pour rapprocher l’entreprise de sa clientèle et consolider la confiance des Tunisiens envers leurs assureurs.

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L’assurance vie, futur pilier du financement de l’économie tunisienne ?

29. Januar 2026 um 21:13

Avec une croissance de 21 % en 2024 et un franchissement symbolique du milliard de dinars de contributions, l’assurance vie tunisienne affiche une dynamique prometteuse malgré un taux de pénétration encore faible. Trois experts ont débattu des leviers et des obstacles de ce secteur stratégique lors d’un panel organisé le 29 janvier 2026 à l’occasion du 40ᵉ anniversaire de Hayet Assurances.

Lors de son intervention inaugural avant le pannel, le directeur général de Hayett Assurances Lotfi Ben Haj Kacem a exprimé sa fierté face à ce cap historique pour l’entreprise. Le dirigeant a souligné que ces quatre décennies ont été marquées par un engagement constant dans la protection et l’accompagnement des clients avec responsabilité et professionnalisme. Le lancement de la nouvelle identité visuelle symbolise la modernité, le dynamisme et l’ouverture vers l’avenir de la compagnie, tout en restant fidèle à ses valeurs fondamentales. Cette transformation reflète l’évolution de la société, de ses métiers et des attentes de ses clients. La célébration a été accompagnée d’une conférence dédiée au rôle économique et social de l’assurance-vie. Selon le Directeur général, ce produit joue un rôle essentiel au-delà des simples chiffres et performances. Sur le plan économique, l’assurance-vie contribue au financement de l’économie, à la stabilité du système financier et à la mobilisation de l’épargne à long terme. Sur le plan social, elle protège les familles, sécurise l’avenir des enfants, favorise l’inclusion financière et renforce la solidarité entre les générations.

« L’assurance-vie n’est donc pas seulement un produit. C’est un engagement durable au service des individus, des familles et de la communauté », a déclaré Lotfi Ben Haj Kacem.

Le constat dressé par Habib Karaouli, PDG de CAP BANK, est sans appel : l’assurance vie ne représente que 28 à 30 % du marché tunisien de l’assurance, contre 55 % en moyenne internationale. Pire, le taux de pénétration global de l’assurance plafonne à 2,5 %, en deçà même de la moyenne africaine de 2,7 %.

« Dans neuf cas sur dix, les Tunisiens s’assurent par obligation plutôt que par conviction », a déploré le banquier, pointant une confusion fréquente entre assurance vie et simple temporaire décès liée au crédit. « L’assurance vie, c’est aussi et surtout la retraite complémentaire, un outil fondamental de prévoyance. »

Toutefois, les perspectives demeurent encourageantes. Si le rythme actuel de croissance (19 à 21 %) se maintient, la Tunisie pourrait rattraper la moyenne africaine dans une dizaine d’années.

Des exemples internationaux inspirants

Habib Karaouli a évoqué trois modèles étrangers. Le Maroc a connu une progression rapide grâce à des mesures fiscales stables, notamment l’exonération de la plus-value après huit ans. Le Japon, malgré un endettement dépassant 250 % du PIB, maintient une dette soutenable car l’assurance vie et les fonds de pension financent massivement l’État, permettant des émissions obligataires sur 30 à 40 ans. Le Vietnam, dont la situation était jadis plus critique que celle de la Tunisie, a redressé son secteur par des réformes structurelles et prudentielles drastiques.

Le PDG de CAP BANK a insisté sur l’enjeu de l’épargne longue : « Les projets structurants nécessitent des ressources sur le temps long, seules capables de financer les grands chantiers d’équipement. » Les réserves des assureurs jouent d’ailleurs un rôle capital dans les émissions obligataires de l’État.

L’ombre de l’impôt sur la fortune

La question fiscale a dominé les débats. Habib Karaouli a d’abord appelé à doubler les avantages fiscaux liés à l’assurance vie. Mais c’est surtout l’impôt sur la fortune qui inquiète le secteur. Le banquier a révélé avoir appris le matin même que l’assurance vie ne serait finalement pas concernée par cet impôt : « Il est impératif d’annoncer rapidement cette décision pour que les opérateurs et les clients puissent se déterminer. »

Abdelkader Boudriga, expert financier, a confirmé l’enjeu : selon le texte actuel, l’assurance vie serait incluse dans l’assiette de l’impôt, ce qui affecterait la rentabilité des produits. L’instabilité fiscale figure parmi les freins identifiés par les trois intervenants, aux côtés de la fragilité économique générale et du manque de confiance dans l’avenir.

Une institution économique et sociale

Ahmed El Karam, expert en économie, a pris ses distances avec les approches comparatives : « Le benchmarking peut servir de trajectoire mais ne constitue pas un modèle à copier. Chaque pays a sa spécificité. » Selon lui, l’assurance vie doit être conçue comme une véritable institution économique et sociale, intégrée aux politiques publiques.

L’économiste a soulevé un paradoxe tunisien : le pays réunit aujourd’hui les conditions favorables au développement de l’assurance vie précisément parce qu’il traverse une période d’incertitudes. « L’assurance vie se développe dans les pays marqués par l’incertitude, car elle permet de l’organiser et de mieux la gérer. » La dégradation du pouvoir d’achat, les problèmes du secteur public et les inquiétudes sur l’avenir des retraites créent un terreau fertile.

Toutefois, d’autres formes d’incertitude freinent le secteur : l’instabilité des règles, illustrée par le débat sur l’impôt sur la fortune, et le manque de confiance dans l’avenir poussent les Tunisiens vers des comportements alternatifs comme le recours à l’informel ou l’achat d’or.

Ahmed El Karam a proposé l’adoption de « tests d’impact », pratiqués dans les économies modernes, pour évaluer systématiquement l’effet sur l’assurance de toute réforme réglementaire. « L’objectif n’est pas de développer l’assurance vie en soi, mais l’épargne nationale », a-t-il rappelé, soulignant que le taux d’épargne tunisien, entre 5 et 8 % du PIB, constitue le vrai problème à court terme.

La bancassurance, solution d’avenir

Abdelkader Boudriga a identifié la bancassurance comme le principal levier de croissance. Dans le monde, 60 % de l’assurance vie est vendue par les réseaux bancaires, contre seulement 20 % en Tunisie. « La marge de progression est considérable », a-t-il affirmé.

L’expert a détaillé les atouts de ce modèle. Pour les banques, la bancassurance génère des revenus non risqués sans consommer de fonds propres, tout en fidélisant une clientèle captive de cinq à six millions de Tunisiens. Pour les assureurs, le réseau bancaire coûte moins cher que les autres canaux de distribution et capte des clients de meilleure qualité.

Une simulation chiffrée illustre le potentiel : si la part de la bancassurance passait de 20 à 50 %, et si l’assurance vie progressait de 30 à 50 % du marché global de l’assurance — un niveau proche de la moyenne marocaine —, le secteur pourrait générer vingt-cinq milliards de dinars de ressources supplémentaires, soit environ la moitié de l’épargne nationale.

Abdelkader Boudriga a toutefois identifié deux menaces conjoncturelles. D’abord, l’impôt sur la fortune risque d’affecter la rentabilité des produits. Ensuite, l’assèchement du marché obligataire prive les assureurs d’un actif essentiel : l’État privilégie désormais le financement auprès de la Banque centrale à des conditions exceptionnelles (taux zéro, quinze ans d’échéance, trois ans de grâce).

Recommandations clés

Les experts ont formulé plusieurs préconisations stratégiques. Il s’agit d’abord de renforcer les avantages fiscaux en doublant le montant déductible de l’assurance vie, puis de clarifier rapidement l’exclusion de l’assurance vie de l’assiette de l’impôt sur la fortune. Les intervenants ont également appelé à intégrer l’assurance vie dans la stratégie nationale de gestion des retraites et à adopter des tests d’impact pour évaluer l’effet sur le secteur de toute réforme réglementaire. Le développement massif de la bancassurance en renforçant la collaboration entre banques et assureurs constitue un autre axe prioritaire, tout comme l’amélioration de l’expérience client pour restaurer la confiance. Enfin, il convient d’anticiper les exigences de Solvabilité 2 en optimisant l’allocation des ressources.

Avec une croissance soutenue de 21 % et un milliard de dinars franchi, l’assurance vie tunisienne dispose d’atouts solides. Mais sa contribution au financement de l’économie réelle et son rôle dans la préparation des retraites dépendront de la stabilité fiscale, de la confiance restaurée et d’une véritable intégration aux politiques publiques.

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Impôt sur la fortune : l’assurance-vie reste hors champ

29. Januar 2026 um 18:04

L’assurance-vie n’est pas soumise à l’impôt sur la fortune prévu par la loi de finances 2026, a assuré Jouda Khemiri, présidente du Comité général des assurances. Cette déclaration a été faite lors d’un panel intitulé « L’assurance-vie : un levier de protection et de cohésion sociale », organisé par Hayett Assurances à l’occasion de la célébration de son 40ᵉ anniversaire.

Nous y reviendrons.

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Agil Energy investit 3 millions de dinars dans la rénovation de sa station de Ksar Saïd

29. Januar 2026 um 13:20

La Société Nationale de Distribution des Pétroles (SNDP) poursuit activement la modernisation complète de son infrastructure. La station-service de Ksar Saïd offre désormais des services diversifiés sur 4 000 mètres carrés entièrement réaménagés. Ce projet s’inscrit dans un programme continu de réhabilitation du réseau national qui compte 228 stations.

La SNDP opère sous l’enseigne Agil Energy. L’entreprise a investi 3 millions de dinars dans la rénovation complète de sa station-service de Ksar Saïd. Khaled Bettine, PDG de la société, a dévoilé l’ampleur des travaux lors de l’inauguration de l’infrastructure modernisée. Il a également annoncé les projets futurs de la compagnie.

Une infrastructure de 36 ans entièrement repensée

Cette station assure le service public depuis plus de 36 ans. Elle se situe dans une zone à forte densité de circulation et démographique. « Chaque station qui dépasse un certain temps de service nécessite obligatoirement une réhabilitation », a expliqué Khaled Bettine. Il a précisé qu’il s’agissait de la deuxième réhabilitation majeure de ce site.

L’infrastructure s’étend sur 4 000 mètres carrés. Plus de la moitié de cette surface demeurait inexploitée avant les travaux. « Cette rénovation permet à l’entreprise d’exploiter davantage d’espace grâce à cette extension », a souligné le dirigeant.

Des services diversifiés et des équipements neufs

La modernisation a transformé l’ensemble de la station. Plusieurs espaces commerciaux accueillent désormais des boutiques destinées aux automobilistes. L’entreprise a aménagé un café-restaurant. Elle a ajouté deux salles de lavage automobile. Des équipements de vidange renforcés occupent un espace dédié. Un magasin de vente d’huiles permet aux clients de se procurer directement les produits d’entretien. L’enseigne et la signalétique ont adopté un visuel entièrement renouvelé.

« La station s’est agrandie considérablement et nous avons optimisé l’exploitation de l’espace », a précisé Khaled Bettine. Le dirigeant a insisté sur les aspects sécuritaires. « C’est désormais une station aussi sécurisée que possible, dotée d’un système de sécurité performant. Elle se distinguera également par la qualité de l’accueil réservé aux citoyens. Tous les équipements sont neufs. Cette station aura donc une très grande rentabilité. »

Le PDG a remercié les autorités locales et régionales. Elles ont collaboré à l’obtention des autorisations. Concernant le retour sur investissement, il a affirmé : « Nous n’avons pas perdu lors de cet investissement. Nous avons investi environ 3 millions de dinars dans cette rénovation. Nous récupérerons cette somme au fil des années grâce aux bénéfices générés. »

Un programme continu de modernisation du réseau

Cette rénovation s’inscrit dans un programme global de modernisation du réseau national. « Ce projet fait partie intégrante d’un processus complet de rénovation des stations pour l’entreprise. Ce n’est pas la seule station que nous avons rénovée », a affirmé Khaled Bettine.

Le rythme demeure soutenu. Chaque année, l’entreprise réhabilite au minimum trois à cinq stations. Ce nombre varie selon les moyens disponibles et l’avancement des travaux. Deux autres stations ont d’ailleurs finalisé leurs travaux récemment. L’entreprise a notamment construit une nouvelle infrastructure à Jebiniana, dans le gouvernorat de Sfax.

« Il est nécessaire que nous rénovions nos stations. Elles doivent être à la hauteur de nos aspirations et de celles des citoyens. Le programme se poursuit en permanence. C’est notre travail : rénover nos stations existantes, les réhabiliter et créer de nouvelles stations », a souligné le dirigeant.

Projets autoroutiers et transition électrique

Agil Energy prépare également deux projets majeurs sur les autoroutes. L’entreprise implantera une première station dans le gouvernorat de Sfax, en direction du sud. Une seconde verra le jour dans le gouvernorat de Médenine, au niveau de Sidi Makhlouf, en direction du nord. « Nous lancerons prochainement les appels d’offres. Nous sélectionnerons ensuite les fournisseurs et les entrepreneurs qui construiront ces infrastructures », a indiqué Khaled Bettine.

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L’entreprise s’apprête par ailleurs à déployer 35 bornes de recharge pour véhicules électriques. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la transition vers la mobilité électrique. Les bornes couvriront l’ensemble du territoire national. « Nous lancerons l’appel d’offres très prochainement, peut-être la semaine prochaine ou celle d’après », a annoncé le PDG. L’entreprise installera les bornes dans des stations sélectionnées. Elle les répartira sur l’ensemble des régions : au nord, au sud, au centre et sur le littoral. Cette répartition suivra les zones de circulation.

Agil Energy gère aujourd’hui un réseau de 228 stations-service. Elles couvrent l’ensemble du territoire tunisien. L’entreprise emploie approximativement 1 200 travailleurs.

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Le titre Aetech retiré de la Bourse après l’intervention du régulateur

29. Januar 2026 um 09:21

Depuis jeudi 29 janvier 2026, les transactions sur le titre Aetech sont interrompues à la Bourse de Tunis. Le Conseil du marché financier ( CMF) a ordonné cette suspension après avoir identifié des anomalies comptables sur deux années successives.

En effet, mardi 28 janvier, le régulateur boursier a convoqué les principaux responsables de la société à son siège. Autour de la table figuraient le directeur général d’Aetech, Walid Mlik en sa qualité d’actionnaire de référence, le commissaire aux comptes désigné en novembre 2025 et Noureddine Ben Arbia, son prédécesseur dans cette fonction.

Les échanges ont permis de passer au crible la santé financière de l’entreprise. Les rapports établis par le commissaire aux comptes sur les états financiers individuels et consolidés de l’exercice clos au 31 décembre 2024 révèlent des réserves récurrentes demeurées sans correction.

Un retour à la cote sous conditions

Pour retrouver sa place sur le marché boursier, Aetech devra satisfaire à plusieurs exigences dans un calendrier précis. Le régulateur attend la diffusion d’un communiqué comportant des états financiers individuels et consolidés en proforma au 31 décembre 2024, validés par le commissaire aux comptes.

La société doit également publier ses indicateurs d’activité trimestriels pour l’année 2025, alignés sur les normes de son secteur. Une assemblée générale ordinaire devra être convoquée pour désigner un nouveau commissaire aux comptes, Walid Mlik ayant décliné la mission d’audit pour l’exercice 2025.

Restructuration des capitaux propres au programme

Dernière obligation imposée par le CMF : l’élaboration d’un plan de restructuration des fonds propres. Cette démarche vise à remettre d’aplomb la situation financière de la société. Et ce, conformément à l’article 388 du code des sociétés commerciales.

Le régulateur a informé les actionnaires et le grand public de ces décisions. La reprise de la cotation demeure subordonnée au respect intégral de ces conditions. Et ce dans les délais convenus avec l’autorité de marché.

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La Tunisie bénéficie de 32 millions d’euros via Interreg Italie-Tunisie

28. Januar 2026 um 16:24

Les programmes Interreg NEXT MED et Interreg NEXT Italie-Tunisie ont été officiellement lancés ce mercredi à Tunis. Cette étape marque le début d’une nouvelle phase de coopération stratégique pour la période 2021-2027. L’Union européenne mobilise plus de 292 millions d’euros pour dynamiser le bassin méditerranéen. Depuis 2007, la Tunisie participe activement à ce dispositif et se place au centre de ces deux initiatives. Leur objectif est de rendre la région plus compétitive et résiliente.

Le programme transnational Interreg NEXT MED constitue le pilier principal avec un financement de 260 millions d’euros. Il regroupe 15 pays riverains et soutient des projets conjoints autour de la durabilité et de l’inclusion. L’objectif est de rendre la Méditerranée plus propre et innovante. Le programme bilatéral Interreg NEXT Italie-Tunisie bénéficie d’un budget de 32,3 millions d’euros. Il vise à renforcer les liens directs entre 16 gouvernorats tunisiens et 9 provinces siciliennes.

La transition écologique domine les investissements. Dans le programme Italie-Tunisie, 45 % du budget est dédié à la transition verte et au Pacte vert européen. Les projets couvrent la recherche et l’innovation, la santé, le tourisme durable et le renforcement de la gouvernance locale. L’ambition finale est de bâtir une coopération solide entre la société civile et les institutions pour relever les défis climatiques et sociaux actuels.

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L’or pulvérise son record historique et dépasse 5 300 dollars l’once

28. Januar 2026 um 14:26

Les prix de l’or ont poursuivi leur envolée record, franchissant pour la première fois le seuil des 5 300 dollars l’once sur le marché des contrats à terme lors des échanges de ce mercredi. Cette hausse est soutenue par le recul du dollar américain à son plus bas niveau depuis près de quatre ans, dans un contexte de montée des inquiétudes géopolitiques et d’attente des marchés quant à la décision de la Réserve fédérale américaine en matière de politique monétaire.

L’or au comptant a progressé de 1,97 %, atteignant 5 282,05 dollars l’once, portant ainsi sa hausse à plus de 22 % depuis le début de l’année. Par ailleurs, les contrats à terme américains sur l’or pour le mois de février ont bondi de 3,61 % pour s’établir à 5 305,7 dollars l’once, selon l’agence Reuters.

Le dollar a reculé à des niveaux qualifiés de « crise de confiance », s’approchant de son plus bas niveau en près de quatre ans, sous l’effet d’une intensification des ventes après la déclaration de Donald Trump, affirmant que « la valeur du dollar est bonne », lorsqu’il a été interrogé sur la question de savoir s’il estimait que la devise s’était excessivement dépréciée.

Concernant les autres métaux précieux, l’argent au comptant a progressé de 1,9 % pour atteindre 115,11 dollars l’once, après avoir enregistré en début de semaine un plus haut historique à 117,69 dollars. L’argent affiche ainsi une hausse d’environ 60 % depuis le début de l’année.

Le platine a gagné 2 % pour s’établir à 2 692,60 dollars l’once, après avoir atteint un niveau record de 2 918,80 dollars lundi, tandis que le palladium a progressé de 1,4 % à 1 961,68 dollars l’once.

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SIPHAT : le chiffre d’affaires bondit de 78 % au T4 2025

28. Januar 2026 um 12:06

La société des Industries Pharmaceutiques de Tunisie SIPHAT a publié ses indicateurs d’activité du quatrième trimestre 2025. Sur cette période, le chiffre d’affaires a progressé de 78 % par rapport au quatrième trimestre 2024.

Cette évolution résulte de la forte hausse du chiffre d’affaires de la forme officinale. En revanche, l’activité liée à la forme hospitalière a reculé de 56 % sur un an. La SIPHAT précise qu’elle n’a réalisé aucun chiffre d’affaires à l’export au cours du quatrième trimestre 2025. La production a également évolué à la hausse. La valeur de la production du quatrième trimestre 2025 a augmenté de 65 % par rapport à la même période de 2024. La société indique que la production de la forme officinale ressort comme remarquable, alors qu’elle était nulle un an plus tôt. À l’inverse, la valeur de production de la forme hospitalière a diminué de 55 %. La SIPHAT n’a pas assuré de production destinée à l’export durant le trimestre.

Investissements et endettement

Au cours du quatrième trimestre 2025, la SIPHAT a réalisé des investissements qualifiés d’importants, sans communiquer de montants détaillés. L’endettement a augmenté de 17 % au quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Cette hausse concerne également l’ensemble de l’année 2025. La société explique ce niveau d’endettement par plusieurs facteurs. Elle mentionne notamment un compte courant associés ouvert au nom de la PCT à la suite d’une réduction de capital opérée en 2001 pour 6 MDT. Elle cite aussi un crédit de financement de stocks de 3 MDT accordé depuis 2009 et renouvelable annuellement. Les dettes envers les organismes sociaux atteignent 39,8 MDT et celles envers l’administration fiscale 16,1 MDT. S’y ajoutent un crédit de trésorerie avec intérêts de 5,4 MDT, un crédit FADES de 20,8 MDT ainsi qu’un passif courant, composé de crédits fournisseurs et de concours bancaires, estimé à 58,8 MDT.

Ressources humaines

Au 31 décembre 2025, la SIPHAT comptait 379 agents permanents. À la même date en 2024, l’effectif s’élevait à 425 agents. Cette évolution correspond à une baisse de 11 % des effectifs permanents.

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