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Tunisie : quasi-absence de couverture assurantielle face aux inondations

02. Februar 2026 um 15:41

Les risques de catastrophes naturelles occupent le premier plan de l’ordre du jour de la dix-huitième édition du Forum de Carthage pour l’assurance et la réassurance. Ce contexte est marqué par la multiplication des phénomènes climatiques, notamment les inondations. Ces dernières menacent désormais les citoyens et les infrastructures économiques dans le pays.  

Le directeur général de la  Fédération tunisienne des sociétés d’assurances, Hatem Ammira, a affirmé que la Tunisie est devenue plus exposée aux catastrophes naturelles. Cette situation nécessite une préparation anticipée. Elle exige également le renforcement d’une culture de l’assurance auprès des citoyens et des chefs d’entreprise.

M. Ammira a appelé l’ensemble des citoyens à souscrire une assurance contre les catastrophes naturelles. Les propriétaires de commerces, d’usines, d’hôtels et d’établissements économiques sont également concernés. L’absence de couverture assurantielle prive les sinistrés d’indemnisation. Elle menace aussi la continuité de leurs activités ainsi que les emplois qui en dépendent.

L’État œuvre à la création de fonds de soutien. Ceux-ci garantiront une couverture assurantielle aux catégories incapables d’adhérer au système d’assurance. Un niveau minimum de protection sociale et économique sera ainsi assuré.

Vers une assurance obligatoire

Une orientation vers l’instauration d’une assurance obligatoire se dessine. Elle concernera les établissements économiques contre les catastrophes naturelles. Ce système s’inspirera de l’assurance automobile obligatoire, qui bénéficie d’un taux de respect élevé en Tunisie. Les catastrophes naturelles ne sont pas moins dangereuses que les accidents de la route ou les incendies. Elles peuvent même avoir un impact plus grave sur les individus et les entreprises.

Le taux d’adhésion des Tunisiens à l’assurance contre les catastrophes naturelles ne dépasse pas 1 à 2 %. Ce taux est extrêmement faible et inacceptable. La comparaison avec certains pays développés, comme la France, est éloquente. Là-bas, les taux de couverture oscillent entre 70 et 80 %. Ce résultat est possible grâce à un système combinant assurance et fonds de soutien publics.

Une conscience assurantielle insuffisante

La faiblesse de la conscience assurantielle en général est préoccupante. Le taux d’assurance habitation en Tunisie ne dépasse pas 2 à 3 %. Ce chiffre est paradoxal. La valeur des biens immobiliers est pourtant élevée comparativement aux automobiles. Ces dernières bénéficient d’un taux d’assurance quasi total en raison de son caractère obligatoire.

Un appel à la sensibilisation

M. Ammira a conclu par un appel explicite. Les campagnes de sensibilisation doivent être intensifiées. Elles cibleront les citoyens et les porteurs de projets. L’objectif est de diffuser une culture de prévention des risques. La protection des biens doit être garantie. La continuité des activités économiques en cas d’accidents ou de catastrophes naturelles est primordiale.

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