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Made in Tunisia au SIAL Paris : valoriser le travail et le savoir-faire de l’agriculteur tunisien

18. Oktober 2026 um 11:31

Huile d’olive, dattes, pâtes, produits bio et savoir-faire ancestral : la Tunisie affiche une forte présence au SIAL Paris, qui se tient du 17 au 21 octobre 2026. Au Pavillon Tunisie, les producteurs misent sur la qualité, l’authenticité et l’innovation pour conquérir de nouveaux marchés. Rencontre avec Slim Kechaou, du Château Mornag.

Qui dit SIAL Paris dit également une forte présence tunisienne, comme tous les deux ans mettant en avant les produits made in Tunisia : huile d’olive, dattes, pâtes et bien d’autres spécialités.

Rencontré lors de la première journée de ce coup d’envoi, au Pavillon Tunisie, Slim Kechaou présente le Château Mornag, situé au sein de la ferme de la Rissala.  Construit en 1881 par Maurice Crété, le domaine connaît aujourd’hui une nouvelle page de son histoire : les arrière-arrière-petits-enfants de son fondateur sont de retour sur les lieux. Ils commercialisent désormais en France l’huile d’olive « Rissala » et souhaitent acheter l’ensemble de la gamme produite par la ferme.

« Nous travaillons beaucoup avec les femmes rurales, à travers les groupements de développement agricole (GDA). Nous leur fournissons la matière première, elles assurent la transformation, puis nous commercialisons ensemble les produits. Cela crée de la valeur ajoutée et s’inscrit dans une démarche d’économie sociale et solidaire, d’économie circulaire et de responsabilité sociétale », explique Slim Kechaou.
L’an dernier, cette collaboration a permis de produire une confiture d’orange et de courge. Aujourd’hui, des formations sont organisées au château, notamment autour de la crème et de la tapenade d’olive, déclinées en versions aux dattes ou à l’orange, aux saveurs sucrées-salées. Les femmes des GDA préparent également des pâtisseries et des cafés à base de produits du terroir.

La ferme dispose de 300 hectares d’oliviers biologiques. Elle a également expérimenté les céréales bio et se lance désormais dans les légumes biologiques. L’objectif : créer un circuit court, du producteur au consommateur, proposant des produits locaux, bio et écologiques, avec le recours minimal aux pesticides et insecticides.

 » Pour l’huile d’olive, nous sommes déjà à zéro pesticide. Pour les céréales, les agrumes et les autres produits, nous sommes en train de généraliser cette approche », précise-t-il.

Selon lui, ce retour au bio et aux produits sains traduit une résurgence de traditions anciennes.  « Les citoyens, en Tunisie comme ailleurs dans le monde, reviennent vers nos produits de base, ancestraux et typiques. Nous retrouvons notamment nos variétés de céréales anciennes ».

Il évoque sa propre expérience avec la courge biologique, dont il souligne le goût exceptionnel, ou encore les concombres bio, appréciés pour leur côté craquant et leurs qualités nutritionnelles. « Nos corps sont chargés de produits chimiques, à travers le poulet, les légumes et bien d’autres aliments. Or, produire autrement est possible : nous l’avons démontré sur le terrain. Il suffit de se rassembler en consortium. L’union fait la force, et c’est pour le bien du consommateur », affirme-t-il.

La ferme développe par ailleurs des partenariats avec l’UTAP. L’année dernière, l’organisation a fait venir des étudiants français visiter la ferme  afin de découvrir ses méthodes de production saine. Pour Slim Kechaou, c’est aussi une reconnaissance du travail des agriculteurs tunisiens et une manière de valoriser leur savoir-faire. Car il estime que « C’est avant tout une manière de mettre en avant le travail tunisien, et précisément l’agriculteur tunisien ». 

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SIAL Paris 2026 : la Tunisie joue la carte de la diversité et de la valeur ajoutée

18. Oktober 2026 um 10:52

Huile d’olive, dattes, couscous, harissa, produits bio et spécialités du terroir.  Pilotée par le Centre de Promotion des ExportationsCEPEX, cette participation tunisienne ambitionne de transformer la présence de la Tunisie dans les grands salons internationaux en débouchés concrets et en partenariats durables. Du 17 au 21 octobre 2026, la Tunisie est à l’honneur au SIAL Paris, l’un des principaux rendez-vous mondiaux de l’industrie agroalimentaire, qui se tient à Paris-Nord Villepinte. 

Au total, 71 entreprises tunisiennes participent à cette édition : 61 dans le dispositif collectif et 10 à titre individuel. Elles représentent dix filières, de l’huile d’olive aux produits de la mer, en passant par les dattes, les conserves, les céréales, la confiserie, les sauces, les produits biologiques et les spécialités du terroir.

Mais au-delà des stands et des dégustations, l’enjeu est clair : placer l’offre tunisienne face aux acheteurs, importateurs, distributeurs et centrales d’achat venus du monde entier, afin d’ouvrir de nouveaux marchés et de renforcer ceux déjà conquis.

Deux halls, une même ambition

Le pavillon tunisien s’organise sur deux espaces. Le Hall 3, espace principal, accueille 41 entreprises et une offre multisectorielle : huile d’olive, pâtes, couscous, conserves, harissa, thon, sardine, biscuits, boissons, fromages, huiles végétales, produits de la mer et spécialités du terroir.

Le Hall 8 est, lui, dédié aux dattes et aux fruits, avec la présence de 20 entreprises. La Deglet Nour y occupe une place de choix, aux côtés des dattes biologiques et des produits transformés.

Cinq structures sectorielles accompagnent le CEPEX dans cette mobilisation : le GICA pour les conserves, le GIPP pour les produits de la pêche, le PACKTEC pour l’emballage et le conditionnement, le GIFruits pour les fruits et le GIDattes pour la filière des dattes.

Huile d’olive et dattes : les deux moteurs

Deux filières tirent l’offre tunisienne vers l’international : l’huile d’olive et la datte.

Première d’entre elles, l’huile d’olive incarne à la fois le patrimoine agricole tunisien et l’ambition de montée en gamme. La Tunisie développe désormais des huiles conditionnées, biologiques et premium, tout en renforçant les démarches qualité et la promotion des marques.

Les chiffres de la campagne 2025/2026 confirment cette dynamique : les exportations ont atteint 381,2 mille tonnes, pour une valeur de 4,780 milliards de dinars, soit une hausse de 50,8% sur un an. La Tunisie se positionne comme le premier fournisseur hors Union européenne sur le marché européen.

La datte, et particulièrement la Deglet Nour, constitue l’autre produit phare. Elle représente environ 84% des volumes exportés. Mais la filière ne se limite plus au fruit sec : pâtes, purées, sirops, barres, snacks et ingrédients pour l’industrie alimentaire élargissent progressivement ses débouchés.

Les exportations de dattes ont dépassé 160 mille tonnes durant la campagne 2025/2026, en progression de 13,3% sur un an, pour une valeur supérieure à 1 000 millions de dinars. La Tunisie demeure le premier fournisseur mondial de dattes de l’Union européenne et dessert près de 94 marchés.

Du produit brut à la valeur ajoutée

La participation tunisienne traduit aussi une évolution stratégique : passer de la vente de matière première à la valorisation de produits finis. Conditionnement, création de marques, transformation, traçabilité, certification et diversification des gammes figurent parmi les principaux leviers de compétitivité.

L’huile d’olive conditionnée et les dérivés de la datte illustrent ce mouvement. Une évolution qui répond aux nouvelles attentes des consommateurs, de plus en plus attentifs à la naturalité, à l’origine des produits, à la durabilité et à la qualité.

La proximité géographique avec l’Europe, l’identité méditerranéenne et la richesse des terroirs tunisiens constituent des atouts supplémentaires pour différencier l’offre nationale sur un marché mondial hautement concurrentiel.

Le terroir entre dans la cour des grands

Nouveauté de cette édition : l’espace « Newcomers », dédié à quatre entreprises médaillées lors de la 5e édition du Concours Tunisien des Produits du Terroir, organisé en 2025.

Huile d’olive biologique, miel, tapenade, tomates séchées, harissa traditionnelle, couscous bio et bourghoul bio : ces produits incarnent une autre facette du made in Tunisia, celle des petits producteurs, des coopératives et des savoir-faire locaux.

Un salon, plusieurs opportunités

Le pavillon tunisien ne se limite pas à l’exposition. Rencontres B2B, dégustations, démonstrations culinaires et rendez-vous avec les médias rythment les cinq jours du salon. Un cooking show présente chaque jour des recettes associant produits tunisiens et cuisine contemporaine.

Le SIAL Paris 2026 réunit, selon les organisateurs, jusqu’à 8 000 exposants et 295 000 professionnels venus de plus de 180 pays. Pour les entreprises tunisiennes, c’est à la fois un lieu de prospection, une vitrine d’image et un observatoire des tendances mondiales.

Reste désormais à convertir cette présence en contrats, en partenariats et en débouchés durables. Avec une offre diversifiée, des filières en montée en gamme et une stratégie orientée vers la valeur ajoutée, la Tunisie entend faire du made in Tunisia bien plus qu’un label : une signature de qualité, d’authenticité et de savoir-faire.

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Empfangen — 17. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

SIAL Paris 2026 : l’Inde, pays partenaire pour la première fois, place la sécurité alimentaire mondiale au cœur du débat

17. Oktober 2026 um 16:27

La présence de l’Inde au SIAL Paris, qui se tient du 17 au 21 octobre 2026 au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte, est particulièrement remarquable dès le coup d’envoi du salon. Elle traduit l’ambition du pays de renforcer son rôle dans les filières agroalimentaires mondiales et de mesurer, au fil des journées, l’écho de cette participation auprès des acheteurs internationaux.

Lors d’un point de presse consacré à cette participation, il convient de rappeler qu’il s’agit de la première fois que l’Inde bénéficie du statut de pays partenaire du SIAL Paris. Cette présence est pilotée par l’India Trade Promotion Organisation (ITPO), en collaboration avec l’Agricultural and Processed Food Products Export Development Authority (APEDA)

Près de 190 exportateurs indiens des secteurs agroalimentaire et des boissons présentent leurs produits, dont environ 150 réunis sous le pavillon officiel de l’Inde. L’objectif est de mettre en avant le dynamisme de l’agriculture indienne, de valoriser les nouvelles tendances agroalimentaires, de nouer des partenariats avec des acheteurs internationaux et de stimuler les exportations
L’Inde est mise à l’honneur dès la journée d’ouverture du salon, le samedi 17 octobre 2026. En marge d’un point de presse, L’Économiste Maghrébin a interrogé Jawed Ashraf, l’ambassadeur de l’Inde en France, sur les enjeux du secteur agroalimentaire et sur la manière dont il perçoit « la nourriture de demain ».

Avec une pointe d’humour, Jawed Ashraf a d’abord salué la formule : « J’aime ces petits détournements de phrases. La nourriture de demain est un message : assurer la sécurité alimentaire pour tous dans le monde est une responsabilité collective. »
« Si je disais que l’Inde sera le garde-manger du monde, ce serait trop présomptueux », a-t-il poursuivi. « Mais la nourriture de demain est une question collective et mondiale. Davantage de personnes devront être nourries par la même planète, dans un contexte climatique très difficile, malgré les sceptiques. »
Selon lui, le changement climatique n’est plus une hypothèse théorique, mais une réalité vécue. Il a évoqué les épisodes de chaleur extrême en Europe, les inondations en Asie du Sud, ainsi que les conséquences des conflits, notamment la guerre en Ukraine et les tensions dans la région MENA, sur l’accès à l’énergie et aux engrais. « Nous devons travailler ensemble », a-t-il insisté.

Pour l’ambassadeur, l’Inde peut contribuer non seulement à sa propre sécurité alimentaire, mais aussi à celle du monde. Il a mis en avant la productivité et la croissance de son agriculture, ainsi que la diversité de sa production : céréales, fruits et légumes, lait, œufs, viande, oléagineux et protéines végétales.

« Nous avons déjà vu cela se produire pendant la Covid-19 », a-t-il rappelé. « Malgré les perturbations mondiales, l’Inde a pu fournir des produits essentiels à de nombreux pays. Nous avons également fourni des vaccins à plus de 100 pays. Cela n’a pas été fait pour conquérir des marchés, mais pour aider des pays en difficulté. »
Interrogé sur les mécanismes européens liés au carbone et leurs possibles effets sur les importations agroalimentaires, Jawed Ashraf a précisé que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ne concerne pas, à ce stade, le secteur alimentaire, mais principalement des secteurs intensifs en émissions, tels que l’acier et l’aluminium.

« C’est le droit souverain de l’Union européenne d’imposer sa réglementation, à condition qu’elle ne crée pas de désavantage ou de discrimination contre l’Inde », a-t-il déclaré. « Nous travaillons de manière constructive sur les mécanismes de vérification et de contrôle, notamment sur la mesure de l’intensité carbone, sa vérification et les méthodes d’évaluation. »

Il a toutefois souligné que les normes sanitaires et de qualité peuvent parfois constituer des barrières non tarifaires. « L’Inde dispose de ses propres normes, notamment celles de la FSSAI, ainsi que de dispositifs de contrôle qualité. C’est une source de préoccupation pour d’autres pays également », a-t-il conclu.

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Empfangen — 16. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

PLF 2027 : un besoin de financement de 28,1 milliards de dinars

16. Oktober 2026 um 17:05

Le projet de budget de l’État pour 2027 met en lumière un déséquilibre budgétaire persistant et une forte dépendance à l’endettement. Avec un besoin de financement de 28,122 milliards de dinars, principalement couvert par l’emprunt intérieur, la pression sur le système financier tunisien devrait rester élevée, ce qui risque de limiter les ressources disponibles pour soutenir l’économie réelle.

Les grandes lignes du projet de loi de finances (PLF 2027) montrent une trajectoire budgétaire particulièrement contraignante. En raison de l’insuffisance des recettes par rapport aux dépenses, du poids du déficit et des échéances de remboursement de la dette, l’État devra mobiliser d’importantes ressources pour maintenir l’équilibre de sa trésorerie.

Le budget prévoit des recettes totales de 54,280 milliards de dinars, contre des dépenses de 68,895 milliards de dinars. L’écart entre ces deux agrégats révèle un déficit budgétaire de 14,615 milliards de dinars, soit environ 8,5 % à 9 % du PIB estimé. Les recettes fiscales, évaluées à 49,6 milliards de dinars, constituent la principale source de financement du budget. Cependant, malgré leur poids, elles ne suffisent pas à couvrir les dépenses de l’État, notamment celles liées au fonctionnement, aux transferts et à l’investissement. Cette situation illustre un déséquilibre structurel qui limite les marges de manœuvre budgétaires et entraîne un recours accru à l’endettement.

Besoin de financement du Trésor

Au-delà du déficit budgétaire, le principal défi réside dans le besoin de financement du Trésor, estimé à 28,122 milliards de dinars. Ce montant représente près du double du déficit affiché et constitue un révélateur des contraintes financières auxquelles l’État sera confronté en 2027. Cette différence s’explique notamment par le remboursement du capital des emprunts arrivant à échéance. Autrement dit, les ressources à mobiliser ne serviront pas uniquement à couvrir le déficit de l’exercice, mais également à honorer les engagements financiers contractés au cours des années précédentes.

La gestion de la dette devient ainsi un enjeu central de la politique budgétaire. Une part significative des financements recherchés sera allouée au refinancement des échéances, ce qui réduit la capacité de l’État à diriger davantage de ressources vers de nouveaux projets et des investissements productifs.

Dépendance marquée aux ressources intérieures

La structure prévisionnelle du financement révèle une dépendance marquée aux ressources intérieures. Sur les 28,122 milliards de dinars nécessaires, l’emprunt intérieur devrait représenter 19,845 milliards de dinars, soit environ 70,5 % du besoin total. Cette orientation place le système bancaire et l’épargne nationale au cœur du financement de l’État. Bien qu’elle permette de mobiliser des ressources sur le marché domestique, elle soulève également des questions sur la disponibilité du crédit pour les entreprises et les ménages.

En effet, lorsque les besoins de financement publics absorbent une part importante des ressources bancaires, les entreprises privées peuvent rencontrer davantage de difficultés pour accéder au crédit ou en supporter un coût plus élevé. Ce phénomène, connu sous le nom d’effet d’éviction, constitue un risque pour l’investissement privé, la création d’emplois et la croissance économique.

L’emprunt extérieur est estimé à 6,877 milliards de dinars, soit environ 24,4 % du besoin de financement total. Ce montant reste nettement inférieur à celui prévu pour l’endettement intérieur. Cette répartition souligne le rôle déterminant du marché domestique dans la couverture des besoins de l’État et met en exergue l’importance des conditions d’accès aux financements extérieurs, qu’ils proviennent des marchés internationaux ou de partenaires bilatéraux et multilatéraux. La mobilisation effective de ces ressources dépendra notamment des conditions financières, des accords conclus et du calendrier de décaissement.

À ces deux principales sources s’ajoutent 1,4 milliard de dinars de ressources de trésorerie, représentant près de 5 % du besoin global. Cette contribution demeure limitée par rapport aux montants à mobiliser et offre une marge de manœuvre relativement réduite pour faire face aux tensions de liquidité en cours d’année.

En définitive, le PLF 2027 met en lumière une double contrainte : financer le déficit courant et assurer le remboursement des dettes arrivant à échéance. Avec un besoin de financement de 28,122 milliards de dinars, l’enjeu ne se limite pas à la soutenabilité des comptes publics. Il concerne également la capacité du système financier à répondre simultanément aux besoins de l’État et à ceux du secteur productif.

La forte sollicitation du marché intérieur pourrait accentuer les arbitrages entre financement public et crédit à l’économie, tandis que les ressources extérieures et les réserves de trésorerie restent déterminantes pour diversifier les sources de financement. La question centrale sera donc celle de la soutenabilité de cette trajectoire : comment couvrir les besoins de financement de l’État tout en préservant les capacités de crédit, l’investissement privé et les perspectives de croissance ?

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Stockage d’électricité : la batterie, nouvelle infrastructure stratégique de l’industrie tunisienne

16. Oktober 2026 um 16:21

Quand le courant saute, c’est toute la chaîne qui s’arrête. Après les coupures de l’été, Sadok Besbes, président du groupement professionnel des Énergies Renouvelables à CONECT Tunisie appelle à un changement de logique : passer du simple « secours en cas de coupure » à la résilience énergétique, avec le duo photovoltaïque et batteries comme pivot. À condition que le cadre réglementaire et fiscal suive.

Pour éviter que les coupures d’électricité vécues durant l’été ne se reproduisent, notamment dans le secteur industriel, le stockage d’électricité doit désormais être considéré comme une composante stratégique de la sécurité énergétique.

Pour l’industrie, les coupures ne représentent pas seulement une interruption de l’alimentation électrique : elles peuvent provoquer l’arrêt des chaînes de production, la détérioration de produits, des pertes de matière première, des redémarrages coûteux et une baisse importante de la productivité. Le développement de solutions photovoltaïque + batteries de stockage peut apporter une réponse concrète. L’énergie solaire produite durant la journée peut être stockée et utilisée lors des coupures ou pendant les périodes de pointe.

Pour les industries sensibles, des systèmes correctement dimensionnés peuvent assurer la continuité des équipements essentiels pendant plusieurs heures, en complément, si nécessaire, des moyens de secours traditionnels. Mais le stockage ne doit pas être considéré uniquement comme une solution de secours. Il permet également à l’industriel de maximiser son autoconsommation photovoltaïque, réduire sa puissance appelée, gérer les pics de consommation et optimiser sa facture énergétique. À terme, les batteries industrielles pourront également participer à la flexibilité du réseau électrique.

Pour accélérer leur déploiement, il est nécessaire, d’après Sadok Besbes de mettre en place un cadre réglementaire et tarifaire adapté au stockage, avec notamment une clarification du statut des batteries, des règles de raccordement et une fiscalité qui ne pénalise pas les projets. Des mécanismes d’incitation pourraient également être envisagés pour les industries stratégiques ou fortement exposées aux interruptions.

La Tunisie doit donc passer progressivement d’une logique de « secours en cas de coupure » à une logique de résilience énergétique. Le photovoltaïque, le stockage et la gestion intelligente de la consommation doivent devenir des outils complémentaires au renforcement du réseau et des capacités de production.

Pour l’industrie tunisienne, la batterie ne doit plus être considérée comme un simple équipement de secours, mais comme une véritable infrastructure énergétique stratégique.

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L’Ordre national des avocats appelle à participer à la marche nationale du 17 octobre 2026

16. Oktober 2026 um 11:10

Le Conseil de l’Ordre national des avocats de Tunisie participe largement à la marche nationale organisée demain, le 17 octobre 2026, à partir de 11 heures du matin, devant la Cour de l’UGTT. Et ce, en coordination avec les organisations qui ont annoncé, le 3 septembre dernier, des principes clairs.C’est ce qu’a révélé le bâtonnier Boubaker Bethabet via une vidéo diffusée sur sa page fb.  

Il part du constat que ce sont des principes dont la profession d’avocat est fière d’avoir toujours été en première ligne pour les défendre : des principes qui unissent et ne divisent pas, qui rassemblent et ne séparent pas. Ils défendent l’État de droit, l’indépendance de la justice et le respect des droits du citoyen dans leur globalité, droits politiques, économiques et sociaux; ainsi que leur exercice effectif, dans le cadre d’un engagement des autorités à les respecter et à veiller à leur protection.

Il a rappelé également que les avocats ont exprimé leur choix de réformer la profession et ses institutions et de faire aboutir ses revendications légitimes, selon une méthode fondée sur le dialogue et le respect des principes de la profession. Et notamment la défense de l’indépendance de la justice et des éléments essentiels d’un procès équitable, afin de préserver les droits de tous.

Cependant, cet effort de la profession d’avocat tunisienne s’est heurté à un refus du dialogue, à des tentatives de porter atteinte à son unité, ainsi qu’à des campagnes de dénigrement et d’incitation contre les avocates et les avocats, à chaque occasion, dans le but de porter atteinte à leur réputation et à l’estime qu’ils suscitent au sein de la société.

Cette situation n’est pas vécue uniquement par la profession d’avocat tunisienne : la plupart des secteurs la vivent également dans leurs luttes pour des revendications légitimes. Aujourd’hui, les efforts de la société civile s’unissent pour défendre le droit de la société à vivre dans la dignité et son droit au travail, dans la liberté garantie par la Constitution, les conventions internationales et les lois en vigueur, poursuit le bâtonnier.

Il convient de noter que cette marche vise à défendre tous ces principes, les droits de la société et les valeurs de la République, sous les drapeaux et les couleurs du drapeau tunisien uniquement et sous le slogan central : “Travail, liberté, dignité”.

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Empfangen — 15. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

PLF 2027: 9,8 Mrds de dinars d’avances de la BCT, selon l’article 12

15. Oktober 2026 um 14:04

Le projet de loi de finances 2027 (PLF 2027) prévoit d’autoriser la Banque centrale de Tunisie (BCT) à consentir à la Trésorerie générale de Tunisie des facilités de financement d’un montant maximal de 9,8 milliards de dinars. Pour ce faire, il déroge à l’article 25 de la loi n° 2016-35 du 25 avril 2016 fixant le statut de la BCT.

Ces avances de la BCT seraient accordées sans intérêts et remboursables sur 15 ans, avec un différé de trois ans. Une convention entre le ministre des Finances et le gouverneur de la BCT en précisera les modalités de mobilisation et de remboursement.

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PLF 2027 : entre emprunt et soutien à l’innovation

15. Oktober 2026 um 12:17

Le projet de loi de finances pour 2027 (PLF 2027) prévoit des recettes de 54,28 milliards de dinars. Tandis que les dépenses s’élèvent à 68,895 milliards, entraînant un déficit de 14,6 milliards à financer principalement par l’emprunt intérieur. Inscrit dans le plan quinquennal 2026-2030, ce texte augmente les crédits pour les petits entrepreneurs, soutient l’huile d’olive et le cheptel, allège la fiscalité sur l’énergie solaire et les smartphones, tout en luttant contre le commerce parallèle. En contrepartie, plusieurs taxes sont augmentées : sur les alcools, les jeux et les voyages à l’étranger.

Dans le PLF 2027, les équilibres budgétaires reposent sur l’emprunt. Le budget de l’État pour 2027 est constitué de 54,28 milliards de dinars de recettes, dont 49,6 milliards proviennent des recettes fiscales, pour des dépenses de 68,895 milliards. Le déficit de 14,615 milliards s’inscrit dans un besoin de financement total de 28,122 milliards, couvert par 19,845 milliards d’emprunts intérieurs, 6,877 milliards d’emprunts extérieurs et 1,4 milliard de ressources de trésorerie. La Banque centrale  de Tunisie (BCT) pourrait également accorder jusqu’à 9,8 milliards de dinars de facilités sans intérêt, remboursables sur 15 ans avec un différé de trois ans. L’État pourra garantir jusqu’à 9 milliards de dinars de prêts.

Un soutien spécifique est prévu pour les petits porteurs de projets. Le fonds national de l’emploi finance plusieurs initiatives : 10 millions de dinars pour les start-up, 10 millions pour les petites entreprises en phase de démarrage, 20 millions de dinars de prêts sans intérêt (jusqu’à 10 000 dinars) pour les revenus modestes et 35 millions pour les sociétés communautaires. L’État prendra également en charge les cotisations sociales des jeunes entreprises créées en 2027 (100 % la première année, puis 75 % et 50 % par la suite). Les nouvelles entreprises bénéficieront d’une exonération d’impôt jusqu’en 2030. Et les auto-entrepreneurs auront une exonération de la retenue à la source.

Les recettes sociales seront financées par la consommation. Pour alimenter le compte de diversification de la sécurité sociale, le texte augmente les droits de consommation sur les boissons alcoolisées et relève la taxe sur les jeux et concours de 40 % à 60 %. De plus, la taxe sur les voyages à l’étranger passe de 60 à 80 dinars. Le fonds d’indemnisation des victimes sera renforcé par une contribution des assurés : 3 dinars par contrat individuel et 30 dinars pour une personne morale.

Concernant l’alimentation et l’agriculture, une ligne de 100 millions de dinars est ouverte pour les petits oléiculteurs, avec un compte spécial du Trésor dédié à la filière de l’huile d’olive. Jusqu’à 40 millions de dinars sont prévus d’ici 2030 pour la reconstitution du cheptel bovin.

Dans le secteur de l’énergie et de l’environnement, les batteries de stockage d’électricité seront exonérées de droits et de TVA à l’importation. Les droits sur les capteurs solaires seront réduits à 10 % et les travaux de mise à niveau environnementale des entreprises seront encouragés.

Pour les entreprises publiques, l’État renoncera aux pénalités fiscales de la Caisse nationale de retraite (CNRPS) et effacera une partie des dettes fiscales de l’Office de l’aviation civile et des aéroports. Il reprendra également les dettes de plusieurs entreprises publiques envers la CNRPS (comme l’Office des terres domaniales, la SNCFT, Transtu) ainsi que celles de la Société tunisienne du sucre envers la SNDP, en échange d’une augmentation de capital.

En ce qui concerne le numérique et le secteur parallèle, les droits de douane sur les smartphones seront réduits à 10 % et ceux sur les terminaux de paiement électronique à 0 %. L’enregistrement des mobiles hors première opération coûtera 20 dinars. Les plateformes de livraison devront transmettre au fisc, tous les six mois, la liste des vendeurs avec lesquels elles collaborent. Et ce, sous peine d’une pénalité de 5 % sur les transactions non déclarées.

Enfin, pour le logement et le social, le tarif réduit d’enregistrement s’appliquera à la première acquisition d’un logement, une seule fois par acquéreur. Les terrains des promoteurs publics pour le logement social seront exonérés de taxe locale entre 2026 et 2030.

Vous trouverez le lien en PDF l’intégralité du PLF 2027
مشروع-قانون-المالية-لسنة-2027 (1)

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Tunisie – Italie : à BIGTECH Africa, le talent tunisien au cœur d’un pont méditerranéen pour l’innovation

15. Oktober 2026 um 12:08

L’intelligence artificielle, l’innovation numérique, les startups et les investissements étaient au cœur de la troisième édition de BIGTECH Africa, inaugurée à la Cité de la Culture de Tunis par le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, en présence de l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas et bien d’autres.

La manifestation BIGTECH AFRICA, qui s’est clôturée dans la journée du 14 octobre 2026, a réuni plus de 3 000 participants : représentants institutionnels, entreprises technologiques, investisseurs et experts venus de Tunisie ainsi que de nombreux pays africains et internationaux.

L’objectif est de renforcer le rôle du pays nord-africain comme plateforme régionale de l’innovation.
L’Italie est également l’un des protagonistes de cette édition avec l’Italian Innovation Hub, un espace promu par le Bureau ICE de Tunis et ICE Startup de Milan, en collaboration avec l’ambassade d’Italie. Son pavillon réunit, pour la première fois, les principales initiatives italiennes de soutien aux startups tunisiennes, dont Lab Innova for Africa, Terna Innovation Zone et Innovatech, ainsi que des associations spécialisées dans l’accélération des entreprises et l’accès aux capitaux.

Parmi elles figurent Fintech District, InnovUp et l’Italian Business Angels Network (IBAN), qui mettent à la disposition des jeunes entreprises innovantes leurs réseaux de compétences, d’investisseurs et de contacts internationaux. L’Hub accueille également une dizaine d’entreprises italiennes et tunisiennes bénéficiaires des programmes d’accompagnement, ainsi que des représentants de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), de la Chambre tuniso-italienne de commerce et d’industrie et du CIES Tunis.

Dans son discours d’ouverture, Sofiene Hemissi a invité les pays africains à dépasser la fragmentation des initiatives nationales afin de construire des partenariats technologiques et des marchés numériques intégrés, renforçant ainsi la souveraineté numérique du continent. Il a rappelé que, grâce au Startup Act, la Tunisie compte désormais plus de 1 500 startups labellisées, et a identifié l’intelligence artificielle, la recherche, les infrastructures numériques et la formation des compétences parmi les priorités de la stratégie nationale pour la période 2026-2030.

Le panel « A Bridge across the Mediterranean : Partnerships and Opportunities between the Italian and Tunisian Innovation Ecosystems » a mis en lumière, dans le cadre de l’événement BIGTECH Africa, les opportunités de coopération entre les écosystèmes d’innovation tunisien et italien.

Présent lors de cet événement, l’ambassadeur d’Italie en Tunisie Alessandro Prunas a déclaré : « Le choix de l’Italie de participer à BIGTECH Africa avec le plus grand pavillon national témoigne de notre confiance et de notre volonté d’investir dans le talent tunisien. Aux startups tunisiennes, je souhaite adresser un message clair : l’Italie n’est pas seulement un marché proche, mais une base stratégique pour votre croissance et une porte d’accès à 450 millions de consommateurs européens. Notre objectif est de connecter les idées, les compétences et les capitaux entre les deux rives de la Méditerranée, afin de transformer ce potentiel en nouvelles opportunités de croissance et d’innovation, au bénéfice de toute la région méditerranéenne. »
Il convient de noter que l’Italie participe à cette principale manifestation dédiée à l’innovation à travers son pavillon l’Italian Innovation Hub, coordonné par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE) à Tunis.

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PLF 2027 : ces secteurs qui vont bénéficier de la baisse de taxes

15. Oktober 2026 um 10:48

Le projet de loi de finances 2027 (PLF) transmis à l’ARP contiendrait des mesures portant sur l’énergie, l’industrie, le numérique, l’investissement, l’agriculture, l’emploi et le logement. Nous avons repris ses principales dispositions, telles que relayées par la plateforme « Énergie Plus ».

Le projet de loi de finances pour 2027 aurait été transmis à l’Assemblée des représentants du peuple dans les délais constitutionnels. Il devrait être examiné par le bureau de l’Assemblée, qui se réunira vendredi 16 octobre, avant un renvoi à la commission des finances et de la planification.

Le texte couvre plusieurs secteurs prioritaires. Dans l’énergie et l’industrie, il contiendrait notamment une taxe de 10% sur les panneaux solaires, l’exonération des batteries de stockage d’électricité, la réduction des droits de douane sur certains équipements et smartphones importés à 10%, ainsi que des avantages pour les équipements fabriqués localement et certaines matières premières importées.

Dans le numérique, le projet imposerait aux plateformes et entreprises de livraison de transmettre leurs données aux services fiscaux, instaurant une taxe de 20 dinars pour l’enregistrement d’un téléphone, hors première immatriculation, et exonèrerait les terminaux de paiement électronique des droits de douane et de la TVA.

Pour l’investissement, l’agriculture et l’exportation, le texte prévoit 40 millions de dinars pour préserver le cheptel bovin, une ligne de financement de 100 millions de dinars pour les petits agriculteurs et coopératives oléicoles, ainsi que la prise en charge par l’État de la moitié des primes d’assurance-export vers l’Afrique. Il prévoit en outre de soutiens aux startups, aux très petites entreprises (TPE) et aux porteurs de projets, notamment dans les régions défavorisées.

En matière sociale, le projet prévoit des prêts sans intérêt plafonnés à 10 000 dinars pour les catégories à revenus limités, un financement des projets des personnes en situation de handicap, des avantages pour le logement social et un allègement fiscal pour le premier achat d’un logement.

Le projet de loi comporte également des mesures pour la santé, les transports, la sécurité sociale et les entreprises publiques. Il s’agit notamment de la poursuite du soutien à la Pharmacie centrale de Tunisie, des avantages pour le transport maritime et aérien, ainsi que la prise en charge par l’État de certaines dettes d’entreprises publiques envers la CNSS et d’autres organismes.

Enfin, le PLF prévoit de nouvelles ressources pour la sécurité sociale à travers la révision de taxes sur l’alcool, les jeux, les loteries et les voyages à l’étranger, ainsi que des ajustements fiscaux et douaniers.

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Prix Nobel d’économie 2026 : l’inflation tunisienne, une crise d’offre et de confiance

15. Oktober 2026 um 09:41

L’expert en économie Ridha Chkoundali estime que le prix Nobel d’économie 2026 attribué à Robert Hall et Michael Woodford valide sa critique de la politique monétaire tunisienne. Il souligne que l’inflation en Tunisie ne provient pas principalement d’un excès de consommation, mais de chocs d’offre, de coûts de production élevés, de pénuries, de l’inflation importée et d’un déficit de confiance.

S’appuyant sur la théorie du revenu permanent, les anticipations rationnelles et la rigidité des prix, il soutient que la hausse des taux d’intérêt ne peut pas, à elle seule, résoudre une inflation d’origine structurelle. Elle risque même de réduire l’investissement et la production, aggravant ainsi la pénurie et les pressions inflationnistes.

Il appelle donc la Banque centrale de Tunisie à dépasser une approche centrée sur la restriction du crédit, pour privilégier la transparence, la crédibilité institutionnelle, la coordination des politiques publiques, la relance de l’offre productive, la réforme des circuits de distribution, la lutte contre les monopoles et un meilleur ciblage des soutiens sociaux.

D’ailleurs, il est souligner, à la suite du Comité Nobel, que Robert Hall (en 1978) et Michael Woodford (notamment avec son modèle néo-keynésien complet publié en 2003) ont démontré tous les deux que les décisions macroéconomiques ne peuvent pas être calculées sans comprendre le comportement individuel des ménages et des entreprises. Autrement dit, c’est pour leurs travaux sur les fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique qu’ils ont été couronnés du prix Nobel d’économie en cette année 2026.

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Il y a 63 ans, l’évacuation de Bizerte

15. Oktober 2026 um 08:35

En ce jour du 15 octobre 2026, la Tunisie célèbre le 63e anniversaire de l’évacuation de Bizerte, une date qui a fortement marqué l’histoire du pays. Le 15 octobre 1963, le dernier soldat français quittait le territoire tunisien.

Tout a commencé avec la crise dite de « Bizerte » en 1961, mais ses origines remontent à 1956. En effet, après l’indépendance de la Tunisie, en 1956, la présence de la base navale française à Bizerte constituait un sujet épineux entre les deux pays. À cette époque, le président Bourguiba souhaitait régler cette question au plus vite. C’est ainsi que, 5 ans plus tard, au printemps 1961, il demanda au président français Charles de Gaulle le retrait de l’armée française dans un délai « de l’ordre d’une année », ce qui rendit les relations entre les deux hommes de plus en plus difficiles, en particulier lorsque la Tunisie a soutenu les combattants algériens.

Quelques mois plus tard, le 17 juillet de la même année, le parti Néo-Destour, fondé par Habib Bourguiba, instaura un blocus de la base. Deux jours après, la France réagit en envoyant 700 soldats parachutistes, ce qui provoqua de violents combats entre les deux camps. A la suite de cela, la Tunisie suspendit ses relations diplomatiques avec la France et saisit le Conseil de sécurité des Nations unies. Et le 22 juillet, grâce à une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU, des négociations aboutiront à un cessez-le-feu durant lequel le secrétaire d’État américain Dean Rusk (de 1961 à 1969), a joué un rôle important.

Cependant, ont enregistra de loures pertes en vie humaine : 1 300 morts du côté tunisien et 24 morts du côté français. Quelques semaines plus tard, la France quittera finalement Bizerte, le 15 octobre 1963, une date devenue jour de fête nationale en Tunisie, après de profondes négociations…

Et voilà qu’en ce jour de l’Histoire, comme chaque année, une grande majorité des Bizertins ont envahi le port, et ont entonné l’hymne national, tout en scandant “Yahya Bourguiba” Vive Bourguiba, et c’est Bahi Ladgham qui hissera le drapeau tunisien sur la base, et annonça au téléphone à Bourguiba: “Mission accomplie” (lire notre article : Evacuation de Bizerte – Le rôle de Bahi Ladgham).

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Empfangen — 14. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Interopérabilité : le gouvernement veut mettre fin aux documents redondants

14. Oktober 2026 um 17:03

La présidence du gouvernement a annoncé la poursuite des travaux pour achever la plateforme d’interopérabilité, destinée à permettre aux administrations publiques d’échanger automatiquement et de manière sécurisée les données entre leurs systèmes d’information. L’objectif est d’éviter aux citoyens et aux entreprises de fournir des documents ou informations déjà détenus par l’administration, conformément au décret gouvernemental n°2020-777 du 5 octobre 2020.

La Kasbah développe également une « nationale des procédures administratives », qui servira de guichet numérique unique. Cette démarche vise à simplifier les démarches, faciliter l’accès aux services publics, réduire leurs coûts et moderniser l’administration, dans le cadre du plan de développement 2026-2030.

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Oléiculture : un verger vieillissant et un manque de données freinent la filière

14. Oktober 2026 um 15:44

La filière oléicole dispose d’un potentiel considérable, mais elle reste freinée par des défis structurels majeurs : vieillissement du verger, faiblesse des rendements, manque de données fiables, hausse des coûts de production, difficultés d’accès au financement et dépendance envers les intermédiaires.

Rencontré en marge d’un événement, Mnaouer Sghaier, membre de l’UTAP, a souligné que le patrimoine oléicole tunisien affiche un âge moyen estimé à environ 57 ans, ce qui pèse directement sur la productivité. Le rendement moyen demeure faible, autour de 0,7 tonne à l’hectare, alors que certains pays concurrents atteignent près de 2 tonnes à l’hectare.

Cette situation s’explique notamment par le vieillissement des arbres, des pratiques culturales parfois inadaptées, les contraintes hydriques et l’insuffisance de la mécanisation. Selon les intervenants, la Tunisie ne peut plus se contenter de sa position historique sur le marché mondial : la modernisation du verger est désormais indispensable pour améliorer à la fois les rendements et la qualité de l’huile.

Un secteur sans données fiables

Le premier obstacle identifié est l’absence d’un système national actualisé d’information et de suivi. Le dernier recensement agricole remonte à 2004-2005, ce qui rend difficile l’établissement d’un état des lieux précis des superficies plantées, du nombre d’arbres, des variétés cultivées et du volume réel de production.

Il n’existe pas non plus de tableau de bord national permettant de suivre, en temps réel, l’état du verger, les variétés telles que Chetoui, Chemlali entre autres ni les besoins réels de la filière. Cette lacune complique l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données vérifiables et rend difficile l’évaluation des pertes, notamment après les coupures d’électricité ou les vagues de chaleur.

Des coûts de production en hausse

La mécanisation de la récolte reste insuffisante, alors que la main-d’œuvre devient à la fois plus coûteuse et moins disponible. Selon les régions et les périodes, le coût journalier peut atteindre entre 35 et 50 dinars.

L’absence de machines de récolte adaptées au contexte actuel fragilise davantage la filière. Certaines pratiques, comme l’usage de bâtons pour faire tomber les olives, peuvent également affecter la qualité du fruit et, par ricochet, celle de l’huile. Il estime que la Tunisie devrait développer des solutions technologiques propres, adaptées à la taille des exploitations et aux spécificités locales.

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Empfangen — 13. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Ridha Chkoundali : « Le relèvement des réserves obligatoires risque d’étrangler l’investissement privé »

13. Oktober 2026 um 09:58

Dans une analyse publiée sur sa page Facebook, l’expert en économie Ridha Chkoundali s’est interrogé sur les véritables implications du relèvement du coefficient de réserves obligatoires décidé par la Banque centrale de Tunisie. Selon lui, cette mesure, qui porte ce coefficient de 1% à 3% à compter du 1er novembre 2026, ne relève pas d’un simple ajustement technique : elle pourrait réduire la capacité des banques à financer l’investissement, fragiliser les PME et entrer en contradiction avec la politique de l’État en faveur des prêts d’honneur.

Après avoir maintenu son taux directeur autour de 7 %, la Banque centrale de Tunisie a publié, le vendredi 9 octobre 2026, la circulaire n° 2026-11 relative à la mise en œuvre de la politique monétaire. Celle-ci prévoit le triplement du coefficient de réserves obligatoires, qui passe de 1 % à 3 %. Ridha Chkoundali estime que cette décision soulève des questions essentielles sur les objectifs de la politique monétaire, ses effets sur le crédit bancaire et sa cohérence avec les choix économiques et sociaux de l’État.

Les réserves obligatoires correspondent à la part des dépôts que les banques doivent conserver auprès de la Banque centrale. Leur relèvement contraint donc les établissements bancaires à immobiliser davantage de liquidités.

À titre d’exemple, pour un milliard de dinars de dépôts assujettis, le montant à constituer auprès de la Banque centrale passe de 10 millions à 30 millions de dinars, soit 20 millions de dinars supplémentaires. Cette contrainte ne signifie pas automatiquement une baisse équivalente des crédits, mais elle peut réduire la marge de manœuvre des banques dans leur politique de financement.

Une réponse inadaptée à une inflation par les coûts

Ridha Chkoundali estime que la Banque centrale semble vouloir utiliser cet instrument pour contenir les pressions inflationnistes évoquées dans son dernier communiqué, en s’inspirant de l’approche adoptée par les grandes banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne.

Or, souligne-t-il, la Banque centrale reconnaît elle-même que les risques d’inflation proviennent principalement de la hausse des coûts de production, de l’énergie et des matières premières, et non d’une surchauffe de la demande. Dans ce contexte, estime l’économiste, restreindre la liquidité bancaire ne permettra pas de lutter efficacement contre l’inflation.

Au contraire, cette politique risque de freiner l’octroi de crédits, de ralentir l’investissement privé et d’affaiblir la croissance économique, alors même que l’économie tunisienne a besoin de financements pour relancer la production et l’emploi.

Une contradiction avec les prêts d’honneur

Ridha Chkoundali relève également une apparente contradiction entre la décision de la Banque centrale et la politique de l’État consistant à promouvoir les prêts d’honneur sans intérêt.

D’un côté, l’État cherche à faciliter l’accès au financement des particuliers et des porteurs de projets afin de soutenir l’initiative économique. De l’autre, le relèvement des réserves obligatoires peut accroître la pression sur la liquidité des banques et réduire les ressources disponibles pour financer les autres activités productives.

Il reconnaî toutefois que les prêts d’honneur sont financés, selon le mécanisme annoncé, par des provisions liées aux bénéfices antérieurs des banques, tandis que les réserves obligatoires sont calculées sur les dépôts assujettis. Les ressources ne sont donc pas nécessairement les mêmes.

Mais, pour Ridha Chkoundali, cette distinction comptable ne supprime pas le risque de tension. Une banque tenue de financer des prêts sans intérêt, tout en immobilisant une part plus importante de ses ressources auprès de la Banque centrale, pourrait voir ses capacités de gestion de liquidité et d’allocation de crédit davantage limitées.

Les PME en première ligne

L’économiste met en garde contre les conséquences de ce resserrement sur les petites et moyennes entreprises. La combinaison d’une liquidité plus contrainte, des obligations de financement liées aux prêts d’honneur et d’une possible orientation des ressources vers le financement public pourrait intensifier la concurrence pour les fonds disponibles.

Dans ce scénario, les PME risquent d’avoir plus de difficultés à accéder au crédit d’investissement. Les conditions de financement pourraient également devenir plus coûteuses ou plus restrictives, si les banques décident de durcir leurs critères d’octroi ou de réorienter leurs ressources vers des emplois jugés moins risqués.

Pour Ridha Chkoundali, la politique de soutien à l’initiative économique à travers les prêts d’honneur risque alors de perdre une partie de son efficacité, en raison d’une politique monétaire plus restrictive.

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Empfangen — 12. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

De 18 % à 6 % : la Tunisie perd ses matheux avant même qu’ils ne partent

12. Oktober 2026 um 15:30

Dans une note stratégique, l’IACE soutient que la fuite des cerveaux commence bien avant l’aéroport. Il souligne qu’elle se joue dès l’orientation scolaire. Près de la moitié des candidats au baccalauréat relèvent de filières dites scientifiques. Ce qui donne l’illusion d’un vivier solide. Mais en réalité la section Mathématiques, principale voie vers l’ingénierie avancée, la recherche et l’intelligence artificielle, est passée de 18 % des bacheliers au début des années 2000 à environ 6 % de matheux aujourd’hui.

Ce recul ne traduit pas un désintérêt pour les sciences, indique l’IACE. Il résulte d’arbitrages rationnels : à seize ans, élèves et familles évitent une filière jugée plus risquée. Les inégalités territoriales aggravent la situation : seuls 277 lycées publics sur 600 ont présenté des candidats en Mathématiques en 2026.

Les effets apparaissent avec un décalage d’une dizaine d’années. À titre d’illustration, au concours d’entrée à l’École Polytechnique en 2025, un seul admis provenait du système éducatif tunisien, contre 22 sur 24 au Maroc. L’IACE précise que cet écart ne reflète pas une différence de potentiel, mais des viviers d’excellence constitués et accompagnés différemment.

A cet égard, l’institut recommande donc deux leviers. A savoir, tout d’abord de réformer l’orientation scientifique (information, accompagnement, valorisation des mathématiques avancées). Puis, il propose de réduire les inégalités territoriales (offre locale, mobilité, détection précoce des talents).

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Tourisme : la FTRT associe la gastronomie à la valorisation du patrimoine

12. Oktober 2026 um 14:12

La Fédération Tunisienne des Restaurants Touristiques (FTRT) annonce son partenariat avec « Carthage Event Shows 2026 ». Il est prévu du 23 octobre au 2 novembre 2026. L’événement aura pour thème : « L’épopée de Carthage : des plages du Nord aux portes du Sahara ». Cette initiative vise à promouvoir le tourisme culturel et saharien. De même, elle cherche à valoriser le patrimoine tunisien et à attirer davantage de visiteurs.

La FTRT met particulièrement l’accent sur la gastronomie tunisienne et les traditions culinaires comme levier d’attractivité touristique.

La fédération réaffirme également son soutien aux restaurants touristiques et aux professionnels du secteur. Ainsi que son engagement à renforcer les liens entre tourisme, culture et patrimoine. Et ce, afin de contribuer à la compétitivité et au rayonnement de la destination Tunisie.

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Hechmi Louzir au sein de la Commission du Lancet sur les menaces sanitaires mondiales

12. Oktober 2026 um 11:47

L’ancien directeur de l’Institut Pasteur Hechmi Louzir a rejoint  la Commission du Lancet sur les menaces sanitaires mondiales. Il précise, via sa page Fb : « Fier de siéger au sein de la Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle. Une initiative indépendante réunissant des experts de multiples disciplines pour analyser les risques qui façonneront la santé mondiale d’ici 2100. »

Pandémies, usage malveillant de l’intelligence artificielle, conflits conventionnels ou nucléaires, résistance aux antimicrobiens, obésité, dégradation de la santé mentale : ces menaces et bien d’autres peuvent affecter la santé de milliards de personnes. Notre rapport les compare à travers une métrique commune : la perte de santé qui pourrait encore être évitée par l’action publique.

Les résultats sont sans ambiguïté : l’obésité, le faible niveau d’instruction et les inégalités de revenus figurent parmi les menaces les plus lourdes, particulièrement en Afrique et en Asie du Sud. « Mais ce constat porte aussi un message d’espoir. Réduire la pauvreté, investir dans l’éducation et encourager l’innovation restent des leviers à notre portée pour renforcer durablement la résilience des sociétés, alors même que l’aide internationale à la santé recule », poursuit-il.

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Cyberharcèlement des enfants : quand la violence en ligne dépasse l’écran

12. Oktober 2026 um 10:30

A moins d’un mois qui nous sépare de la Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire, y compris le cyberharcèlement des enfants, l’UNICEF Tunisie révèle, via une étude récente, que 45 % des adolescents ayant participé à l’enquête « U-Report » ont déclaré avoir été victimes d’une forme de violence en ligne ou en avoir été témoins.

L’UNICEF précise également que 12 % des participants à l’enquête « U-Report » ont déclaré s’être absentés de l’école en raison de violences en ligne. Cette proportion est attribuée, dans le document, à l’enquête U-Report de 2021. Ses résultats doivent toutefois être lus avec prudence, compte tenu des limites méthodologiques de l’enquête, et ne sauraient être généralisés à l’ensemble des enfants et des adolescents tunisiens.

Ces indicateurs mettent aussi en lumière un autre défi : la méconnaissance des dispositifs de protection. Le document « Recommandations relatives à la révision du Code de protection de l’enfant », publié par l’UNICEF Tunisie en juillet 2026, relève ainsi que 80 % des participants à l’enquête U-Report de 2020 ignorent les mécanismes de signalement des violences dans l’espace numérique.

Ces données font apparaître deux dimensions du problème : l’impact de la violence numérique, susceptible de se répercuter sur la scolarité de l’enfant; et les obstacles qui peuvent l’empêcher de signaler les faits ou de solliciter de l’aide.

Par ailleurs, l’enquête nationale sur la violence à l’égard des femmes, menée en 2022 et publiée par l’Institut national de la statistique en mars 2024, révèle que 37,1% des filles âgées de 15 à 17 ans ont été victimes d’au moins une forme de violence numérique au cours des 12 mois précédant l’enquête. Cet indicateur porte sur la violence numérique dans son acception large.

Ces chiffres éclairent différentes dimensions du phénomène, sans constituer pour autant une mesure unifiée de la prévalence du cyberharcèlement. Leur compréhension suppose d’examiner la nature du préjudice subi par l’enfant, ainsi que ses conséquences possibles sur sa santé mentale, son comportement et ses relations quotidiennes.

Une violence qui ne s’arrête pas à l’écran

La violence numérique peut prendre plusieurs formes : insultes, moqueries répétées, propagation de rumeurs, diffamation, menaces, diffusion de photos ou de vidéos d’un enfant sans son consentement, usurpation d’identité ou encore chantage.

La particularité de cette violence tient à la rapidité avec laquelle les contenus se diffusent et à leur capacité à atteindre un large public. L’auteur des faits peut, en outre, rester anonyme. L’enfant peut également éprouver des difficultés à se protéger de la source du préjudice : les abus peuvent en effet se déplacer des plateformes numériques vers le milieu scolaire et social, ou se poursuivre jusque dans le domicile familial.

Tout désaccord entre enfants ou tout commentaire insultant ne relève pas nécessairement du harcèlement, qui suppose généralement une répétition des faits. En revanche, les menaces, le chantage et les atteintes à la vie privée exigent une intervention, même lorsqu’ils surviennent dans le cadre d’un incident isolé, en raison de leur gravité et de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’enfant.

Les répercussions de cette expérience ne se traduisent pas toujours par un récit direct des faits. Elles peuvent apparaître progressivement à travers des changements psychologiques et comportementaux. L’enfant peut ressentir de la peur, de l’anxiété, de la honte ou de la colère, et tendre à s’isoler, à s’éloigner de ses amis ou à délaisser les activités qu’il pratiquait habituellement. Des troubles du sommeil ou de l’appétit, une baisse des résultats scolaires, voire des plaintes somatiques sans cause organique identifiée, peuvent également apparaître.

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Empfangen — 10. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Djerba: Pierre Gassin clôt sa tétralogie photographique avec « RÉSILIENCE(S) »

10. Oktober 2026 um 13:16

L’Alliance Française de Djerba accueille, du 14 octobre au 29 novembre, 30 tirages en noir et blanc du photographe installé à Kerkennah. Une seconde étape, ouverte à deux peintres de l’île, suivra en décembre.

Le photographe Pierre Gassin présente à l’Alliance Française de Djerba, du 14 octobre au 29 novembre 2026, RÉSILIENCE(S), une série de 30 photographies en noir et blanc. Le vernissage aura lieu mercredi 14 octobre, de 18h à 20h. L’exposition, qui porte le sous-titre « Quelques gouttes de bonheur pour un océan de vie », est le quatrième et dernier volet d’Archéologie du présent, tétralogie que l’artiste mène depuis plusieurs années sur le Sud tunisien.

Le vivant plutôt que les ruines

Les images de Pierre Gassin montrent des enfants qui plongent, un cheval qu’on baigne en fin de journée, des voiles latines qui se croisent. Le photographe, qui vit à Kerkennah, les a prises à hauteur d’eau, à travers des scènes de vie quotidienne, populaires et partagées. Le propos : vivre coûte que coûte, choisir ses valeurs pour avancer avec sérénité, renouer avec un art de vivre ancestral.

Ce volet referme un cycle dont chaque étape avait son thème. Embarquement Sfax explorait la mémoire de la pierre et de l’eau, Cercinae la lumière et les voiles latines, Berbérités les fondations du monde berbère. Avec RÉSILIENCE(S), Pierre Gassin change d’approche, selon le communiqué de l’exposition : il laisse les ruines pour s’intéresser à la mémoire du vivant.

Un second acte avec deux peintres kerkenniens

L’exposition se prolonge du 2 décembre 2026 au 10 janvier 2027 avec Correspondances Insulaires. Pierre Gassin y présente une sélection resserrée de ses photographies et invite deux artistes de Kerkennah, Souheila Arous et Salah Ben Amor, à répondre à son travail par la peinture. Les organisateurs annoncent un dossier plus complet sur cette seconde étape.

Un parcours entre Paris et la Tunisie

Pierre Gassin a enseigné à l’université Paris VIII et dirigé pendant 22 ans IRIS, centre de formation professionnelle et galerie d’art à Paris. Il s’installe ensuite en Tunisie, où il passe huit ans à Sfax. Il y crée le Palais de la Photographie, dans le cadre de « Sfax, capitale de la culture arabe », et dirige des expositions collectives avec de jeunes photographes, dont Demain (2016) et Vestiges & Traces, présentée à la cathédrale de Sfax avec six artistes en résidence. Il réalise par ailleurs 90 % des photographies du magazine 1001 Tunisie.

Ses expositions personnelles se sont tenues à Sfax, Carthage, La Manouba et Ramla, ainsi qu’aux Rencontres internationales de Ghar el Melh en 2025. L’Alliance Française de Djerba avait déjà accueilli Berbérités à l’automne 2025. Photographe conventionné par l’AMVPPC, il préside l’association Centre Photographique du Maghreb et a ouvert la Galerie Gassin à Kerkennah en novembre 2023.

Il a également signé les photographies de Felouques, recueil de poèmes d’Ahlem Ghayaza (Éditions 55 et Orients Éditions, avec le concours de l’Institut Français de Tunisie), et de Dar & Borj, ouvrage de 300 pages piloté par Aida Zahaf (Med Ali Édition). Tunisiennes et Saveurs des Terroirs et Infiniment Khroumirie sont en cours de réédition. Ses sites pierregassin.com et pierokif.com viennent d’être lancés.

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