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Empfangen — 23. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Ligue 1 : L’Espérance frappe fort, le CA démarre par une victoire

23. August 2026 um 18:54

La première journée du championnat de Ligue 1 a livré plusieurs premiers enseignements, avec notamment la victoire de l’Espérance sportive de Tunis dans le clasico face à l’Étoile sportive du Sahel (3-2), tandis que le Club africain, champion en titre, a assuré l’essentiel à Métlaoui (1-0). Le Club athlétique bizertin et l’Espérance sportive de Zarzis ont également lancé leur saison par une victoire.

L’Espérance s’offre un clasico spectaculaire

Pour son entrée en lice, l’Espérance sportive de Tunis a remporté un clasico riche en buts face à l’Étoile sportive du Sahel. Les Sang et Or ont rapidement pris les devants grâce à Mohamed Haj Mahmoud, buteur dès la 15e minute.

L’ESS a toutefois renversé la situation au retour des vestiaires. Achraf Ben Dhiaf a égalisé sur penalty à la 53e minute avant qu’Oussama Abid ne donne l’avantage aux Étoilés huit minutes plus tard.

Mais l’Espérance n’a pas renoncé. Moez Haj Ali a d’abord remis les deux équipes à égalité à la 74e minute, avant d’inscrire le but de la victoire à la 82e minute. Un succès 3-2 qui permet au club de Bab Souika de lancer idéalement sa saison dans l’un des premiers chocs du championnat.

Le champion démarre par un succès à Métlaoui

Le Club africain, champion de Tunisie en titre, a également décroché ses trois premiers points. En déplacement sur la pelouse de l’Étoile sportive de Métlaoui, les Clubistes ont longtemps buté sur une défense locale bien organisée.

La délivrance est finalement intervenue à la 87e minute grâce à Sadok Kadida, auteur de l’unique but de la rencontre. Une victoire courte mais précieuse pour le CA, qui commence ainsi sa défense du titre par un succès à l’extérieur.

Le CAB et Zarzis également victorieux

Le Club athlétique bizertin a lui aussi réussi son entrée en matière en dominant l’Avenir sportif de La Marsa sur le score de 1-0. Achraf Ferchichi a inscrit le but décisif à la 69e minute.

À Zarzis, l’Espérance sportive de Zarzis a attendu les dernières secondes pour venir à bout de l’Olympique de Béja. La nouvelle recrue Hamdi Laabidi a offert les trois points aux locaux à la 90e+8 minute.

Ces résultats viennent compléter une première journée marquée par plusieurs rencontres serrées. Après les nuls enregistrés la veille entre le Stade Tunisien et le CS Sfaxien, ainsi que lors des autres affiches de la journée, les premières tendances commencent à se dessiner.

La saison est donc lancée, et les prochaines journées permettront de mesurer si ces premiers résultats constituent le début d’une dynamique ou simplement les premiers soubresauts d’un championnat qui s’annonce disputé.

Résultats

  • Espérance ST – Etoile du Sahel 3-2
  • ES Métlaoui – Club Africain 0-1
  • CA Bizertin – AS Marsa 1-0
  • ES Zarzis – Olympique de Béja 1-0
  • Stade Tunisien – CS Sfaxien 1-1
  • PS Sakiet Eddaier – JS Omrane 2-0
  • ES Hammam Sousse – US Monastirienne 0-0
  • US Ben Guerdane – CS Hammam-Lif (reporté à une date ultérieure)

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Poste Tunisienne : Une vidéo virale dénonçant une présumée escroquerie déclenche une enquête

23. August 2026 um 14:23

Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux a conduit la Poste Tunisienne à réagir dimanche, après la mise en cause présumée d’un de ses agents dans une affaire impliquant une femme âgée. L’établissement public affirme avoir engagé les procédures nécessaires pour déterminer les circonstances de l’incident et établir les éventuelles responsabilités, alors que la vidéo montre une scène présentée comme une tentative de prélèvement indu lors d’une opération de retrait.

Une vidéo qui provoque l’indignation

L’affaire a commencé avec la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo relayée par la famille d’une retraitée. Selon les témoignages rapportés autour de cette séquence, le fils de la femme aurait remarqué des mouvements bancaires qu’il jugeait inhabituels et aurait décidé de surveiller discrètement une opération de retrait effectuée par sa mère.

La vidéo est ensuite devenue virale, suscitant de nombreuses réactions et mettant directement en cause un agent postal. Selon les éléments rapportés par la famille, celui-ci aurait prélevé une somme supérieure à celle demandée à la cliente, sans l’en informer, dans ce qui est présenté comme une tentative de détourner une somme à son profit.

Toujours selon ces témoignages, l’intervention du fils aurait conduit l’agent à restituer un surplus de 32 dinars.

À ce stade, ces éléments restent toutefois soumis aux vérifications annoncées par la Poste Tunisienne.

La Poste lance les vérifications nécessaires

Face à l’ampleur prise par l’affaire, la Poste Tunisienne a indiqué traiter le dossier « avec tout le sérieux et la responsabilité requis ». L’établissement public affirme avoir engagé les procédures nécessaires afin de vérifier les circonstances de l’incident et de déterminer les responsabilités.

La réaction de la Poste se veut également équilibrée. Elle rappelle son attachement à la protection de ses agents contre toute forme de diffamation, tout en affirmant qu’aucun manquement dont la responsabilité serait établie ne sera toléré.

L’établissement précise ainsi que les mesures appropriées seront prises à la lumière des résultats de l’enquête et que la loi sera appliquée à l’encontre de toute personne dont la responsabilité serait confirmée, conformément à la législation en vigueur.

Le respect du client au cœur de la réponse

Au-delà de cette affaire particulière, la Poste Tunisienne rappelle les principes qui doivent encadrer la relation entre ses agents et les usagers.

Le respect du client, la qualité de l’accueil et du traitement ainsi que l’éthique du service public et le respect des règles professionnelles constituent, selon l’établissement, des principes fondamentaux auxquels elle ne saurait déroger.

Cette affaire intervient ainsi à la croisée de deux exigences : protéger les usagers, notamment les personnes vulnérables, contre d’éventuels abus, tout en évitant de condamner un agent avant que les faits ne soient officiellement établis.

L’enquête annoncée devra désormais permettre de déterminer précisément ce qui s’est produit lors de cette opération et, le cas échéant, d’identifier les responsabilités.

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A Tarente, la Tunisie empile les médailles dans trois disciplines

23. August 2026 um 13:00

La Tunisie continue de s’installer sur les podiums des Jeux méditerranéens de Tarente (Italie). Samedi, la délégation tunisienne a ajouté quatre nouvelles médailles à son bilan, avec une médaille d’argent en taekwondo et trois médailles de bronze en taekwondo, en natation et en escrime. Au-delà des résultats individuels, cette moisson illustre surtout la diversité des disciplines dans lesquelles les sportifs tunisiens parviennent à se distinguer.

Jendoubi, encore au rendez-vous

Le résultat le plus marquant est venu de Mohamed Khalil Jendoubi. Le champion tunisien a décroché l’argent dans la catégorie des moins de 68 kg après un parcours convaincant.

Jendoubi avait éliminé successivement le Slovène Ožbolt Mlej en huitièmes de finale (2-0), le Grec Apostolos Panagiotopoulos en quarts (2-1), puis le Croate Marko Golubic en demi-finales (2-0). En finale, il s’est finalement incliné face au Français Souleyman Alaphilippe sur le score de 0-1.

Cette médaille confirme également le rendement du taekwondo tunisien à Tarente. Chayma Toumi avait auparavant obtenu le bronze chez les moins de 57 kg, après sa défaite en demi-finales face à la Marocaine Amina Dahou (0-2).

Deux podiums dans la même discipline, avec de l’argent et du bronze : le taekwondo apporte donc une contribution significative au bilan tunisien.

La natation répond présente

Les bassins ont également livré deux podiums tunisiens.

Mohamed Yassine Ben Abbes a terminé troisième du 200 mètres dos en 1 min 59 s 43, tandis qu’Ahmed Jaouadi avait décroché plus tôt dans la journée le bronze sur 400 mètres nage libre avec un chrono de 3 min 49 s 13.

Ces performances donnent à la natation une place importante dans la moisson du jour. Elles témoignent surtout de la capacité de la délégation tunisienne à aller chercher des médailles au-delà de ses disciplines traditionnellement les plus exposées.

Ferjani ajoute l’escrime au tableau

L’escrime a complété cette journée particulièrement productive avec Fares Ferjani.

Le champion olympique tunisien a obtenu le bronze au sabre après avoir été battu en demi-finales par le Turc Enver Yildirim, au terme d’un duel extrêmement serré conclu sur le score de 15-14.

Ferjani échoue donc à une touche de la finale, mais repart de Tarente avec une médaille qui vient enrichir un bilan déjà diversifié.

Une moisson qui dépasse le simple décompte

Taekwondo, natation et escrime : les quatre médailles décrochées samedi ne relèvent pas d’une seule spécialité. Elles dessinent au contraire un tableau plus large de la présence tunisienne à Tarente.

Avec Jendoubi et Toumi dans les sports de combat, Ben Abbes et Jaouadi dans les bassins et Ferjani sur la piste d’escrime, la Tunisie s’appuie sur plusieurs figures et plusieurs disciplines pour alimenter son tableau des médailles.

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Tunisie : Les températures grimpent jusqu’à 47°C, des orages attendus dans le Centre-Ouest

23. August 2026 um 12:37

La chaleur s’intensifie ce dimanche 23 août en Tunisie, avec des températures maximales comprises entre 37 et 47 °C selon les régions. Le mercure atteindra ses niveaux les plus élevés dans les zones soumises au sirocco, tandis que des cellules orageuses locales accompagnées de pluies sont attendues dans l’après-midi dans l’Ouest du Centre.

Une forte hausse des températures

Le temps sera chaud et peu nuageux dans la plupart des régions du pays. Les températures sont toutefois annoncées en nette hausse, avec des maximales de 42 à 47°C dans plusieurs régions sous l’effet des vents de sirocco.

Les températures seront plus modérées sur les régions côtières est du Nord et du Centre ainsi que sur les hauteurs, où elles varieront entre 37 et 41 °C.

Cette situation confirme le retour d’un épisode de forte chaleur sur une grande partie du pays, après une période marquée par des variations sensibles des températures.

Des orages localisés dans l’Ouest du Centre

Malgré cette situation largement dominée par la chaleur, le ciel ne sera pas totalement dégagé partout. Des cellules orageuses locales sont attendues dans les régions ouest du Centre au cours de l’après-midi.

Ces développements orageux pourront être accompagnés de pluies, créant un contraste marqué avec les températures élevées enregistrées dans les autres régions.

Des vents plus forts près des côtes

Les vents souffleront de secteur est dans le Nord et de secteur sud dans le Centre et le Sud. Ils seront relativement forts près des côtes et faibles à modérés dans le reste des régions.

La combinaison de températures élevées et de vents de sirocco contribuera à accentuer la sensation de chaleur dans les zones concernées.

Les conditions météorologiques resteront donc contrastées ce dimanche, avec une forte chaleur dominante sur le pays et un risque orageux localisé dans l’Ouest du Centre.

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Ligue 1 | 1ère J. : L’Espérance et l’Étoile face à face, le Club Africain lance sa défense du titre à Métlaoui

23. August 2026 um 12:28

La première journée de la Ligue 1 tunisienne se poursuit ce dimanche 23 août avec quatre rencontres au programme, dont le très attendu choc entre l’Espérance de Tunis et l’Étoile du Sahel. Le Club Africain, champion de Tunisie en titre, effectuera pour sa part son entrée en lice à Métlaoui, tandis que le CAB, l’AS Marsa, l’Espérance de Zarzis et l’Olympique de Béja seront également en action.

L’Espérance et l’Étoile pour un premier choc

L’Espérance de Tunis recevra l’Étoile du Sahel à partir de 16h30 au stade Hamadi Agrebi de Radès. Ce premier grand rendez-vous de la saison intervient alors que l’Étoile du Sahel cherche à mettre fin à une longue période sans victoire en championnat dans l’antre de l’EST. Le dernier succès étoilé dans la capitale face aux Sang et Or remonte à la saison 2007-2008.

Les Étoilés abordent néanmoins ce déplacement avec une préparation encore en construction.

Le Club Africain commence la défense de son titre à Métlaoui

À 16h30 également, l’ES Métlaoui accueillera le Club Africain. Champion de Tunisie la saison dernière, le Club Africain entamera ainsi officiellement la défense de son titre sur une pelouse réputée difficile.

Les Rouge et Blanc chercheront à ramener un résultat positif de ce premier déplacement et à lancer leur nouvel exercice dans les meilleures conditions.

Le promu Sakiet Eddaïer frappe fort

La première tranche de cette journée inaugurale, disputée samedi, avait déjà livré plusieurs enseignements. Le nouveau promu PS Sakiet Eddaïer a signé l’une des premières bonnes opérations de la saison en s’imposant à domicile face à la JS Omrane (2-0), au stade Taïeb Mhiri de Sfax.

Au Bardo, le Stade Tunisien et le CS Sfaxien se sont quittés sur un score de parité (1-1). De son côté, l’ES Hammam-Sousse, autre promu, a obtenu un nul encourageant face à l’US Monastir (0-0).

La rencontre entre l’US Ben Guerdane et le CS Hammam-Lif a, elle, été reportée à une date ultérieure à la suite du drame survenu à Ben Guerdane avec le naufrage d’une embarcation de migrants irréguliers issus de la région.

Programme et résultats

Dimanche 23 août (16h30)

  • Espérance ST – Etoile du Sahel (Watania 1, Al Kass 2)
  • ES Métlaoui – Club Africain (Watania 2)
  • CA Bizertin – AS Marsa (Watania 2)
  • Espérance SZ – Olympique de Béja (Watania 2 en différé à 19h00)

Samedi 22 août

  • Stade Tunisien – CS Sfaxien 1-1
  • PS Sakiet Eddaier – JS Omrane 2-0
  • ES Hammam Sousse – US Monastirienne 0-0
  • US Ben Guerdane – CS Hammam-Lif (reporté à une date ultérieure)

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Crise d’Ormuz : Comment l’Algérie récupère une partie du marché énergétique perdu au Moyen-Orient

23. August 2026 um 12:09

La crise du détroit d’Ormuz bouleverse les approvisionnements en GPL de l’Inde et offre à l’Algérie une nouvelle fenêtre sur un marché qu’elle avait perdu. Selon trois sources commerciales citées par Reuters, Indian Oil Corporation a finalisé un accord avec Sonatrach pour importer du GPL algérien en 2027. Le contrat pourrait porter sur 45.000 à 55.000 tonnes par mois, soit potentiellement jusqu’à 660.000 tonnes sur l’année.

L’Inde revient vers Sonatrach

Ce retour n’est pas anodin. L’Inde avait abandonné quelques années auparavant son contrat à terme avec Sonatrach au profit des fournisseurs du Moyen-Orient. Mais la dégradation de la situation autour du détroit d’Ormuz a changé la donne.

New Delhi a recommencé à importer du GPL algérien dès juin 2026 et devrait en recevoir environ 110.000 tonnes en août, selon les sources commerciales citées par Reuters. Le futur accord marquerait donc le retour d’un approvisionnement régulier plutôt qu’une simple opération ponctuelle.

Ormuz oblige New Delhi à diversifier

Le mécanisme est essentiellement géopolitique. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz ont affecté les flux de GPL en provenance du Moyen-Orient, au point de contraindre l’Inde à rationner certains approvisionnements.

Face à ce risque, New Delhi accélère la diversification de ses fournisseurs. L’Algérie bénéficie directement de ce mouvement, tout comme les États-Unis, également appelés à renforcer leur présence sur le marché indien.

L’enjeu dépasse donc largement le contrat entre Indian Oil et Sonatrach : une crise au Moyen-Orient est en train de modifier les routes d’approvisionnement d’un des principaux marchés énergétiques asiatiques.

Le prix renforce l’avantage algérien

L’Algérie dispose par ailleurs d’un argument supplémentaire : ses prix.

Selon une source commerciale citée par Reuters, le GPL algérien est actuellement moins cher que les références contractuelles de Saudi Aramco. Pour août, les prix annoncés sont de 540 dollars la tonne pour le propane et 570 dollars pour le butane, contre respectivement 620 et 640 dollars pour les références saoudiennes.

Pour un acheteur confronté à des difficultés d’approvisionnement et cherchant à sécuriser des volumes importants, cet écart renforce naturellement l’attractivité de l’offre algérienne.

Il ne faut toutefois pas parler d’un remplacement du Moyen-Orient par l’Algérie. L’Inde cherche avant tout à réduire sa dépendance à une seule zone géographique.

Les États-Unis devraient eux aussi prendre une place croissante dans ses importations de GPL, avec une part pouvant atteindre jusqu’à 25 % en 2027, selon Reuters.

Pour Sonatrach, le véritable enjeu est donc de transformer une opportunité née d’une crise en présence durable sur le marché indien.

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Éducation : 25 postes d’ingénieurs à pourvoir, les inscriptions ouvrent le 7 septembre

23. August 2026 um 11:56

Le ministère de l’Éducation ouvre un concours externe pour recruter 25 ingénieurs principaux relevant du corps commun des ingénieurs des administrations publiques. Deux arrêtés publiés au JORT n°84 du 21 août fixent les spécialités recherchées, les conditions de participation et le calendrier : les inscriptions en ligne se dérouleront du 7 au 17 septembre 2026, tandis que le concours débutera le 6 octobre.

25 postes dans quatre spécialités

Le recrutement cible quatre profils d’ingénieurs. Le génie civil représente l’essentiel des besoins avec 17 postes à pourvoir.

Le ministère prévoit également 4 postes en informatique, 3 en génie électrique et 1 poste en mécanique des fluides. Au total, 25 ingénieurs principaux seront donc recrutés à l’issue du concours.

Cette répartition donne une indication claire sur les compétences recherchées par le ministère, avec une forte demande dans les domaines liés aux infrastructures, mais également dans les secteurs informatique et électrique.

Qui peut participer ?

Le concours est destiné aux candidats remplissant plusieurs conditions. Il faut notamment être titulaire du diplôme national d’ingénieur ou d’un diplôme reconnu équivalent et être inscrit au tableau de l’Ordre des ingénieurs.

La limite d’âge est fixée, en principe, à 40 ans, selon les règles réglementaires applicables au calcul de l’âge pour les concours de recrutement dans la fonction publique.

Les candidats devront donc vérifier leur éligibilité avant de déposer leur dossier, notamment en fonction de leur diplôme et de leur spécialité.

Une sélection en deux étapes

Le concours ne repose pas uniquement sur l’examen administratif des dossiers. La procédure prévoit d’abord une étude des candidatures, avant une seconde phase consacrée à un oral dans la spécialité du candidat.

Cette épreuve orale comprend une présentation de 15 minutes, suivie de 15 minutes de discussion avec le jury. Une particularité est également prévue : le candidat doit effectuer sa présentation dans une langue différente de celle utilisée lors de la discussion.

Les candidats doivent par ailleurs se conformer aux règles fixées pour l’épreuve. L’utilisation de documents ou d’appareils électroniques non autorisés est interdite et toute fraude peut entraîner l’exclusion du concours.

Trois dates à retenir

Pour les candidats intéressés, le calendrier est particulièrement simple :

  • 7 septembre 2026 : ouverture des inscriptions en ligne.
  • 17 septembre 2026 : clôture des inscriptions à distance.
  • 6 octobre 2026 : début du concours, qui se poursuivra les jours suivants.

Les inscriptions ne sont donc pas encore ouvertes : les candidats disposent de quelques jours pour préparer leurs documents avant l’ouverture de la plateforme.

Le portail officiel de candidature devra être consulté dès sa mise en ligne afin de connaître les modalités pratiques de dépôt des dossiers et les éventuelles pièces exigées.

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Everyday Tunisians : Sadok Zghal, les artistes et l’histoire

23. August 2026 um 11:42

Celles et ceux qui connaissent Sadok Zghal peuvent assurément témoigner de sa grande sensibilité et de sa vaste connaissance de l’histoire des arts.

Depuis plusieurs années, ce juriste de formation s’est donné pour sacerdoce de partager les œuvres des grands artistes ayant peint la Tunisie.

Ainsi, grâce à ses recherches précises et ouvertes aux quatre vents de la création, ses lecteurs ont pu découvrir sur les réseaux sociaux maintes traces lumineuses.

De Paul Klee à August Macke, de Max Moreau à Yahia Turki, de Kandinsky à Munter, Sadok Zghal continue à diffuser des centaines de tableaux souvent peu connus.

De la sorte, il partage son jardin secret tout en diffusant les plus remarquables images de la Tunisie dans la peinture internationale.

Toujours sur la brèche, Sadok Zghal cultive une curiosité héritée de ses lectures et aussi des travaux de son père le sociologue Abdelkader Zghal. Suivi par de nombreux esthétes, Sadok Zghal nous apprend au quotidien qu’on peut être un influenceur apprécié tout en restant ancré dans l’art, la culture et la beauté.

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Doc House : 3300 dinars pour les jeunes cinéastes

23. August 2026 um 11:35

Le projet « Tatwir » est de retour pour sa 4ème édition. Portée par Doc House, cette initiative propose un programme visant à guider les participant.e.s à travers les différentes phases de développement de leurs projets de longs métrages de films documentaires.

Cette initiative se déroulera selon les étapes suivantes :

  • Une résidence d’écriture du 28 septembre au 3 octobre 2026
  • Une phase d’écriture & de développement
  • La réalisation d’une démo
  • La rencontre avec des structures d’appui

Une bourse individuelle de 3300 dinars sera allouée à chaque projet sélectionné.

Le dernier délai de soumission des candidatures est fixé au 31/08/2026. « Tatwir  » est un projet de Doc House, soutenu par IMS ( International Media Support ).

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Eau : De l’usine de bouteilles à Nebhana, Kaïs Saïed dénonce une situation « anormale »

23. August 2026 um 11:22

En visite au barrage de Nebhana, samedi 22 août 2026, le président de la République, Kaïs Saïed, a tenu un discours particulièrement sévère sur les perturbations de l’approvisionnement en eau et en électricité observées cet été. Il affirme que certains incidents ne se seraient pas produits « de manière naturelle » et évoque l’existence d’éléments documentés, sans toutefois désigner de responsables.

Cette visite s’inscrit dans une tournée non annoncée qui a conduit le chef de l’État à El Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan, notamment dans une usine d’eau minérale, avant le barrage de Nebhana.

« Ce qui se passe n’est pas naturel »

Devant des responsables locaux, Kaïs Saïed a directement relié la situation de Nebhana aux difficultés rencontrées ailleurs dans le pays.

« Ce qui se passe dans plusieurs villes de la République ne s’est pas produit de manière naturelle », a-t-il déclaré en évoquant les coupures d’électricité et d’eau.

Le président a assuré disposer de « nombreux détails » sur ces incidents et affirmé que certains faits seraient documentés. Plus loin, il a également déclaré connaître « beaucoup de dessous concernant les parties qui se trouvent derrière ce phénomène ».

Ces déclarations constituent des accusations politiques importantes, mais elles ne permettent pas, à elles seules, d’établir l’existence d’actes de sabotage. Aucun élément rendu public lors de cette séquence ne permet notamment d’identifier les personnes ou structures auxquelles le président fait référence.

Kaïs Saïed avait déjà évoqué ces dernières semaines le caractère inhabituel de certaines perturbations touchant l’eau et l’électricité. Ses déclarations à Nebhana durcissent toutefois le propos en évoquant plus explicitement l’existence de parties qui seraient derrière certains incidents.

À Nebhana, des travaux annoncés dès le lendemain

La visite a également porté sur l’état du barrage et l’entretien des oueds qui l’alimentent.

Alors qu’un responsable expliquait au président que des opérations de curage devaient débuter la semaine suivante, Kaïs Saïed l’a interrompu pour demander leur démarrage immédiat : « Demain, ça commence ».

Le chef de l’État a par ailleurs estimé que la situation actuelle aurait pu être évitée si les opérations d’entretien nécessaires avaient été réalisées régulièrement. Il a notamment évoqué 2013 comme point de départ d’une longue période durant laquelle Nebhana aurait, selon lui, été insuffisamment entretenu.

L’objectif affiché est d’améliorer l’arrivée des eaux vers le barrage et de réduire les pertes. Le président a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de préserver les ressources hydriques disponibles.

Lire aussi : Tunisie : Eau et électricité font de juillet le mois le plus protestataire depuis onze ans⁠

De Nebhana aux quartiers privés d’eau

Cette visite intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau ont provoqué plusieurs mouvements de protestation au cours de l’été.

À Borj Erras, dans le gouvernorat de Mahdia, des habitants avaient notamment protesté contre des coupures prolongées. L’approvisionnement avait ensuite repris de manière limitée, à raison de quelques heures par jour dans certaines zones.

Au cours de ses échanges avec des citoyens, Kaïs Saïed a d’ailleurs été directement interpellé sur les difficultés rencontrées dans les zones situées en hauteur, où la pression disponible ne permet pas toujours à l’eau d’atteindre les habitations.

« L’eau existe et les gens souffrent de la soif », a résumé le président.

La question est désormais double : les travaux annoncés à Nebhana permettront-ils d’améliorer durablement la gestion de la ressource et, surtout, les accusations présidentielles concernant l’origine de certaines coupures seront-elles suivies d’enquêtes et d’éléments permettant d’en établir les responsabilités ?

Car selon Kaïs Saïed, même si la forte consommation estivale existe, elle ne suffit pas, selon lui, à expliquer les pénuries observées ; il demande de rechercher les dysfonctionnements et les responsabilités derrière les ruptures d’approvisionnement, refusant que des problèmes internes à l’entreprise soient présentés comme une fatalité alors que les citoyens ne trouvent plus d’eau en bouteille.

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Eau potable à Tabarka : La station à 65 MD n’est encore réalisée qu’à 30%

23. August 2026 um 10:28

La future station de traitement des eaux de surface de Tabarka affiche désormais 30% d’avancement, selon un bilan présenté le 22 août. Porté par la SONEDE, le projet doit renforcer durablement l’alimentation en eau potable de la région grâce à une capacité de traitement de 400 litres par seconde, soit près de 34.500 m³ par jour. Mais sa mise en service, annoncée pour l’été 2027, ne permettra pas de répondre aux difficultés d’approvisionnement rencontrées durant l’été 2026.

Une infrastructure à 65 millions de dinars

Le projet représente un investissement d’environ 65 millions de dinars. La station est destinée à traiter les eaux de surface afin de renforcer le dispositif actuel d’alimentation en eau potable de Tabarka et des zones environnantes.

Avec un débit de 400 litres par seconde, l’installation pourra théoriquement produire près de 34.500 m³ d’eau traitée par jour si elle fonctionne à plein régime. Elle doit ainsi constituer un renfort majeur pour une région confrontée à une pression croissante sur ses ressources et ses réseaux.

Le chantier est toutefois encore loin d’être achevé. Au 22 août, son taux d’avancement atteint 30%, tandis que la fin des travaux est annoncée pour fin juillet 2027, rapporte l’Agence TAP.

Une réponse structurelle, pas une solution pour cet été

C’est le principal décalage entre le calendrier du projet et la situation actuelle sur le terrain.

À Tabarka, des difficultés d’approvisionnement persistent notamment dans les quartiers situés en hauteur, où la distribution de l’eau reste soumise à des restrictions. Ces perturbations interviennent dans un contexte de forte consommation estivale et de pression sur les infrastructures existantes.

La future station ne pourra donc pas résoudre les problèmes rencontrés durant l’été 2026. Même avec un chantier avançant conformément aux prévisions, les habitants devront attendre l’année prochaine pour voir cette nouvelle capacité entrer en exploitation.

L’enjeu immédiat reste ainsi celui de la gestion du réseau existant, tandis que la station constitue une réponse destinée à sécuriser l’approvisionnement sur le moyen et le long terme.

Zerga au cœur du dispositif

La future installation doit notamment être alimentée à partir des ressources mobilisées dans la région, avec le barrage de Zerga au cœur du dispositif annoncé.

Le choix d’une station de traitement des eaux de surface traduit surtout une évolution dans la manière de sécuriser l’approvisionnement : il ne s’agit plus uniquement de rechercher de nouvelles ressources souterraines, mais aussi de mieux valoriser les ressources disponibles en surface à travers des infrastructures de traitement adaptées.

Le projet doit ainsi permettre de transformer cette ressource en eau potable et de l’intégrer au réseau de distribution.

Le calendrier 2027 sera déterminant

Avec seulement 30% des travaux réalisés à ce stade, le respect du calendrier annoncé constituera le principal indicateur à surveiller dans les prochains mois.

La capacité prévue est significative : 400 litres par seconde, près de 34 500 m³ par jour et un investissement de 65 MD. Mais ces chiffres ne produiront leurs effets qu’une fois la station achevée et mise en service.

Pour Tabarka, le constat est donc double : une solution structurelle est bien engagée, mais elle ne répond pas encore à l’urgence actuelle.

Le prochain rendez-vous sera donc celui de l’avancement réel des travaux : passer de 30% à la mise en service dans les délais annoncés sera désormais le véritable test du projet.

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Violences dans les stades : La FTF durcit le ton, les clubs désormais en première ligne

23. August 2026 um 10:08

La Fédération tunisienne de football (FTF) a franchi un nouveau cap dans sa lutte contre les violences dans les stades. Réuni samedi 22 août, le bureau fédéral a adopté les différentes dispositions du nouveau code disciplinaire, qui sera appliqué dès cette saison 2026-2027. Le texte renforce notamment les sanctions contre les jets de projectiles et les engins pyrotechniques, tout en alourdissant les sanctions financières et en supprimant certaines circonstances atténuantes.

Du projet au règlement applicable

Le changement est d’abord institutionnel. Le 4 août, à l’occasion du lancement de la nouvelle saison, le ministre de la Jeunesse et des Sports avait demandé une révision du barème des sanctions et des décisions plus fermes face à la violence dans les enceintes sportives.

La FTF passe désormais de l’annonce à l’application. Le nouveau code a été formellement adopté et doit encadrer les décisions disciplinaires à compter de la saison 2026-2027, a annoncé l’Agence TAP.

Cette évolution constitue également le principal changement par rapport aux annonces faites au début du mois : les mesures évoquées comme pistes de réforme deviennent désormais un cadre réglementaire applicable aux clubs.

Le huis clos comme nouvelle menace disciplinaire

Pour les clubs, la principale conséquence est la perspective de sanctions sportives plus lourdes en cas d’incidents dans les tribunes.

Les jets de projectiles, l’utilisation d’engins pyrotechniques et les comportements susceptibles de provoquer des mouvements de panique figurent parmi les agissements visés par le durcissement. La réponse disciplinaire pourra aller jusqu’au huis clos, notamment dans les situations les plus graves ou en cas de récidive.

Le mécanisme change donc de portée : une infraction commise par des supporters peut désormais avoir une conséquence directe sur le club, en le privant du soutien de son public lors d’une ou plusieurs rencontres.

C’est un enjeu particulièrement sensible pour les équipes dont les recettes de billetterie et l’ambiance à domicile constituent une composante importante de leur modèle économique et sportif.

Les circonstances atténuantes dans le viseur

La FTF a également décidé de supprimer les circonstances atténuantes prévues par les articles 43 et 56 du code disciplinaire.

Cette décision traduit la volonté de réduire la marge de modulation dont pouvaient bénéficier certains clubs devant les instances disciplinaires. Autrement dit, la responsabilité disciplinaire ne devrait plus pouvoir être systématiquement relativisée au regard de circonstances considérées comme atténuantes.

La logique affichée est celle d’une plus grande prévisibilité et d’une plus grande sévérité des sanctions.

Des amendes plus lourdes, mais encore sans barème publié

Le nouveau dispositif prévoit également une augmentation des sanctions financières concernant les actes et comportements ayant un lien direct ou indirect avec les violences dans les stades.

Un élément doit toutefois être précisé : les nouveaux montants détaillés des amendes n’ont pas encore été publiés dans les sources disponibles. Il serait donc prématuré d’avancer des chiffres précis.

Le nouveau barème devrait permettre de mesurer concrètement l’ampleur du changement.

Supporters : une nouvelle zone de responsabilité

Le texte ne se limite pas aux projectiles et aux fumigènes. La FTF annonce également des sanctions contre certains comportements considérés comme portant atteinte au respect du drapeau ou de l’hymne national.

Cette disposition ouvre un nouveau terrain disciplinaire, puisqu’elle ne concerne plus uniquement les actes susceptibles de provoquer des violences physiques ou des dégâts matériels.

Pour les clubs, la difficulté sera désormais double : prévenir les comportements violents mais aussi renforcer la sensibilisation et l’encadrement de leurs supporters afin d’éviter que des actes commis en tribunes ne se traduisent par des sanctions contre l’équipe.

Le vrai test commence avec la nouvelle saison

La FTF avait déjà affiché une volonté de « tolérance zéro » face aux violences. Le nouveau code transforme cette orientation en dispositif disciplinaire.

Reste maintenant à voir comment les instances l’appliqueront. Le degré de sévérité des premières décisions, la prise en compte de la récidive et surtout le montant du nouveau barème permettront de mesurer si ce durcissement constitue un véritable changement de méthode ou seulement une nouvelle grille de sanctions.

Pour les clubs tunisiens, le message est en tout cas clair dès le coup d’envoi de la saison 2026-2027 : les incidents dans les tribunes risquent désormais de coûter plus cher, financièrement mais aussi sportivement.

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Empfangen — 22. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Tunisie : Après un nouvel accident mortel, la CPG face au défi de la sécurité

22. August 2026 um 16:12

Le décès d’un ouvrier de la Compagnie des phosphates de Gafsa, samedi à Métlaoui, après le renversement d’un camion transportant du phosphate, relance avec force la question des conditions de sécurité dans le bassin minier. Au-delà de ce nouveau drame, l’accident met en lumière une problématique plus large : celle d’un appareil productif vieillissant, d’accidents du travail répétés et d’un secteur stratégique que la Tunisie cherche simultanément à relancer.

La Compagnie des phosphates de Gafsa a annoncé, samedi, le décès de l’un de ses ouvriers à la suite du renversement d’un camion de transport de phosphate dans l’un des sites d’exploitation de la ville de Métlaoui.

La victime, Abdelkader Diab, a perdu la vie dans cet accident qui a immédiatement suscité une vive inquiétude parmi les travailleurs du bassin minier.

Ce décès intervient dans un contexte déjà marqué par plusieurs accidents du travail dans différents sites de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG). Des travailleurs et des représentants syndicaux soulèvent depuis plusieurs mois la question des équipements, des moyens de protection et, plus largement, des conditions dans lesquelles s’effectue le travail minier.

Une série d’accidents qui alimente l’inquiétude

Le drame de samedi n’est pas un incident isolé. En janvier dernier, un accident mortel dans une laverie de phosphate de Mdhilla avait provoqué l’arrêt de la production dans plusieurs sites de la région, les travailleurs dénonçant alors la dégradation des conditions de sécurité et réclamant une enquête ainsi que des mesures urgentes.

Quelques semaines plus tard, en février, un camion destiné au transport du phosphate s’était déjà renversé dans le site de Kef Eddour, à Métlaoui, blessant son conducteur.

En juin, quatre autres ouvriers de la CPG avaient été blessés lorsqu’un engin géant de transport du phosphate avait accidentellement percuté le véhicule qui les transportait sur le site de production de Kef Eddour. Le conducteur avait notamment subi de graves fractures.

Cette succession d’accidents pose nécessairement la question de savoir s’il s’agit d’événements indépendants ou du symptôme d’un problème plus profond dans l’organisation et les conditions de travail.

À ce stade, les circonstances précises de l’accident ayant coûté la vie à Abdelkader Diab devront être établies par l’enquête et les investigations compétentes. Il serait donc prématuré d’en attribuer la responsabilité à une défaillance précise.

Lire aussi : CPG : Les agents menacent de trois jours de grève début septembre

La sécurité au travail déjà au centre des préoccupations

La direction générale de la Compagnie des phosphates de Gafsa avait elle-même renforcé ses consignes de sécurité au début de l’année, après une augmentation des accidents dans certains sites de production.

Dans une note diffusée en janvier, la CPG avait appelé ses agents et cadres travaillant dans les mines à ciel ouvert et les laveries à respecter strictement les mesures de sécurité, notamment le port obligatoire des vêtements et chaussures de protection.

La direction avait également demandé aux responsables des différents sites de veiller à la disponibilité des équipements de sécurité, à la préparation des ambulances pour les interventions urgentes, à l’amélioration de l’éclairage des lieux de travail et à l’organisation d’actions de sensibilisation. Ces mesures étaient intervenues après des visites de l’inspection régionale du travail de Gafsa et après plusieurs accidents, dont deux avaient été mortels.

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Quand trouver devient plus important que choisir : La Tunisie bascule dans une économie de pénuries ?

22. August 2026 um 15:54

Eau, électricité, eau minérale, médicaments, produits alimentaires subventionnés… Après les files d’attente observées devant les stations-service ces derniers jours, une question s’impose dans le débat public : la Tunisie est-elle en train de basculer vers une économie où la rareté devient une donnée ordinaire du quotidien ? L’expression est forte. La réalité, elle, mérite d’être analysée avec davantage de précision.

Les longues files de voitures devant certaines stations-service du Grand Tunis ont ravivé une inquiétude désormais familière. Sur les réseaux sociaux, beaucoup ont immédiatement vu dans ces images l’annonce d’une nouvelle pénurie : après l’eau, l’électricité, l’eau minérale ou certains médicaments, le carburant allait-il rejoindre la liste des produits et services devenus difficiles à obtenir ?

Le diagnostic doit pourtant être nuancé. Dans le cas du carburant, il ne s’agissait pas, à ce stade, d’une pénurie nationale de produits pétroliers. La perturbation est née d’une grève surprise des chauffeurs de camions de transport de carburant dans la zone pétrolière de Radès, qui a momentanément bloqué la distribution vers les stations-service. La grève a ensuite été levée et l’approvisionnement a repris. Mais les files ont parfois persisté, notamment en raison du retard dans la normalisation de la distribution et de la ruée des automobilistes vers les pompes.

C’est précisément là que se trouve l’un des aspects les plus intéressants du phénomène actuel : une perturbation ponctuelle suffit désormais à déclencher une réaction collective de stockage, de précaution et parfois de panique.

Le problème n’est pas seulement la pénurie, mais l’anticipation de la pénurie

Les économistes distinguent généralement la pénurie physique — lorsque l’offre est réellement insuffisante — des difficultés de disponibilité provoquées par la distribution, la spéculation, le stockage, les défaillances logistiques ou les comportements d’achat exceptionnels.

Or, en Tunisie, ces différentes situations semblent aujourd’hui se superposer dans l’imaginaire collectif.

Lorsqu’un Tunisien voit une station-service avec une file d’attente, son réflexe n’est plus nécessairement de se dire qu’il attendra demain. Il peut décider de remplir immédiatement son réservoir. Lorsqu’un produit manque dans un magasin, le consommateur peut en acheter davantage dès qu’il réapparaît. Ce comportement, individuellement rationnel, peut collectivement aggraver le déséquilibre : la peur de la pénurie produit une demande supplémentaire et contribue elle-même à vider les stocks disponibles.

Autrement dit, la Tunisie ne vit pas nécessairement une pénurie permanente de tout, mais elle semble être entrée dans une période où l’incertitude sur la disponibilité de certains produits essentiels est devenue suffisamment forte pour modifier les comportements.

Une succession de crises qui finit par produire un sentiment de rareté

C’est cette accumulation qui explique l’apparition, sur les réseaux sociaux, de l’expression « économie des pénuries ».

L’eau potable est devenue un sujet récurrent, notamment pendant les périodes de forte chaleur et de stress hydrique. Les coupures et perturbations électriques ont également marqué l’été 2026 dans plusieurs régions. Le marché de l’eau minérale a connu récemment des tensions et des difficultés d’approvisionnement, dans un contexte de forte demande et de problèmes de disponibilité. Les services du contrôle économique ont d’ailleurs annoncé avoir relevé 291 infractions dans le secteur de l’eau minérale et saisi plus de 186 000 litres au cours de la première moitié du mois d’août.

Le secteur de la santé n’est pas épargné. En mars dernier, la présidence du gouvernement a elle-même fait état de pénuries et de ruptures répétées de certains médicaments essentiels et spécifiques, une situation ayant conduit les autorités à examiner des mesures urgentes et une réforme plus profonde du système d’approvisionnement.

À cela s’ajoutent les difficultés périodiques concernant certains produits alimentaires, particulièrement ceux dont les prix sont administrés ou subventionnés : sucre, huiles végétales, dérivés des céréales et autres produits de base.

La liste n’est donc pas imaginaire. Mais elle ne signifie pas que le pays aurait officiellement adopté une « économie des pénuries ».

Une économie des pénuries suppose une organisation durable de la rareté

Historiquement, l’expression « économie de pénurie » renvoie à une situation plus profonde qu’une succession de ruptures d’approvisionnement. Elle désigne généralement un système dans lequel les déséquilibres entre l’offre et la demande deviennent structurels, les prix ne jouent plus pleinement leur rôle d’ajustement et les consommateurs doivent consacrer du temps et de l’énergie à trouver des produits ou des services pourtant ordinaires.

Les files d’attente deviennent alors une institution économique. Le consommateur ne choisit plus seulement entre plusieurs produits ou plusieurs prix : il doit d’abord trouver le produit.

C’est ici que la Tunisie se situe dans une zone intermédiaire. Le pays n’est pas une économie administrativement organisée autour de la rareté. Les marchés fonctionnent, les produits continuent globalement de circuler et les ruptures ne touchent pas en permanence l’ensemble des biens essentiels. Mais plusieurs secteurs présentent des fragilités structurelles qui rendent les tensions répétitives : dépendance aux importations, difficultés financières de certaines entreprises publiques, infrastructures vieillissantes, contraintes hydriques et énergétiques, système de subventions complexe, problèmes logistiques et spéculation.

Lire aussi : Tunisie : Kais Saied dénonce les « cartels » et appelle à lutter contre les pénuries

Le système tunisien de compensation contribue, par exemple, à maintenir des prix accessibles pour plusieurs produits et services essentiels. Depuis des décennies, les pouvoirs publics interviennent directement sur les prix des produits alimentaires de base, des hydrocarbures et de certains médicaments. Mais ce mécanisme peut aussi créer des tensions lorsque le coût réel du produit augmente, que l’approvisionnement est perturbé ou que les circuits de distribution sont détournés. L’OCDE relevait déjà les limites et les effets pervers d’un système de subventions généralisées, notamment les risques de contrebande et de mauvaise allocation des ressources.

Le ministère des Finances continue, pour sa part, de présenter les dépenses de compensation comme un instrument destiné à soutenir le pouvoir d’achat et à stabiliser les prix des produits de base, des carburants et des transports.

Le vrai changement est peut-être dans le comportement des Tunisiens

C’est sans doute le point le plus important du débat. Les textes largement partagé sur les réseaux sociaux parle d’un citoyen qui deviendrait progressivement un « gestionnaire de crise », préoccupé non plus par l’amélioration d’un service mais par la nécessité de le trouver.

L’idée mérite d’être entendue, mais elle doit être formulée sans caricature. Oui, les habitudes de consommation peuvent changer lorsque les ruptures deviennent répétitives. Les ménages développent des stratégies d’adaptation : conserver des réserves, acheter davantage lorsqu’un produit est disponible, multiplier les solutions alternatives, s’informer sur les réseaux sociaux, appeler des proches ou se déplacer vers plusieurs points de vente.

Le temps devient alors lui-même un coût économique. Faire la queue pour acheter du carburant, chercher une pharmacie disposant d’un médicament, stocker de l’eau ou modifier son organisation quotidienne en fonction des coupures n’apparaît pas nécessairement dans les statistiques du PIB. Pourtant, ces heures perdues et cette énergie mobilisée représentent un coût réel pour les ménages et pour l’économie.

Lorsque les perturbations se répètent, le citoyen peut finir par considérer comme normal ce qui devrait rester exceptionnel. Une coupure devient « habituelle », une rupture « prévisible », une file d’attente « ordinaire ». La capacité d’adaptation de la société, qui constitue au départ une force, peut alors avoir un effet paradoxal : elle réduit la pression immédiate créée par la crise parce que chacun finit par trouver, individuellement, ses propres solutions.

Mais attention au raccourci politique

Faut-il pour autant conclure que « personne ne demande plus de comptes » ou que les Tunisiens se seraient résignés à vivre dans la pénurie ?

Ce serait aller trop loin. L’existence d’une forte capacité d’adaptation ne signifie pas l’absence de mécontentement. Les réactions massives sur les réseaux sociaux, les critiques contre la qualité des services publics et les demandes d’explication montrent au contraire que la question reste au cœur du débat.

Le problème est plutôt celui de la transformation de la colère collective en stratégies individuelles de survie quotidienne. Quand la priorité devient de trouver de l’eau, de l’électricité, un médicament ou du carburant, le débat public peut effectivement se déplacer. La question « pourquoi ce service dysfonctionne-t-il ? » risque d’être remplacée, temporairement, par « où puis-je le trouver aujourd’hui ? ».

Ce déplacement est moins une preuve de soumission politique qu’un mécanisme classique de gestion de l’incertitude.

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Naufrage d’une embarcation de migrants à Zarzis : Le parquet ouvre une enquête judiciaire

22. August 2026 um 15:43

Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite du naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large des côtes de Zarzis.

Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le général de brigade Houssem Eddine Jebabli, a confirmé samedi 22 août 2026 que l’enquête a été ouverte, sur autorisation du ministère public, pour des faits liés au franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné la mort.

Les opérations de recherche se poursuivent

Cette procédure judiciaire intervient alors que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les personnes portées disparues après le naufrage.

Selon Houssem Eddine Jebabli, d’importants moyens ont été mobilisés dans le cadre de ces recherches. Les unités maritimes côtières et les unités navales au large participent aux opérations, en coordination avec la Marine nationale.

Lire aussi : Migration : Au moins 13 Tunisiens portés disparus, deux rescapés

Un hélicoptère a également été mobilisé afin de renforcer les opérations de recherche et de sauvetage et d’élargir la zone de ratissage.

Etablir les circonstances précises du naufrage

Les recherches se poursuivent donc en mer pour retrouver les disparus, tandis que l’enquête judiciaire devra permettre d’établir les circonstances précises du naufrage et d’identifier les éventuelles responsabilités dans cette nouvelle tragédie liée à la migration irrégulière.

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Pays-Bas : La canicule tunisienne retarde les uniformes de l’armée

22. August 2026 um 13:32

Les fortes chaleurs enregistrées cet été en Tunisie ont eu une conséquence inattendue aux Pays-Bas : elles ont contribué, selon la Défense néerlandaise, à retarder la livraison des nouvelles tenues de combat de son armée. Des coupures d’électricité ont affecté un fournisseur tunisien intégré à la chaîne de production du groupe allemand Hexonia.

L’information a été communiquée au Parlement néerlandais par le secrétaire d’État à la Défense, Derk Boswijk, et rapportée vendredi 21 août par l’agence néerlandaise ANP et NL Times.

Vestes et pantalons bloqués

Il y a deux ans, le ministère néerlandais de la Défense avait commandé de nouvelles tenues de combat à l’entreprise allemande Hexonia. Une partie de la chaîne d’approvisionnement passe cependant par la Tunisie, où est implanté l’un de ses fournisseurs.

Selon les informations transmises au Parlement, ce sous-traitant a été confronté cet été à des coupures d’électricité attribuées par la Défense néerlandaise aux épisodes de chaleur extrême.

Des pièces essentielles, notamment les vestes et pantalons de combat, n’ont ainsi pas pu être livrées selon le calendrier prévu.

La distribution des nouveaux uniformes devait initialement commencer en septembre 2026. Elle est désormais attendue au cours du premier trimestre 2027, soit un retard d’au moins quatre mois.

Le ministère néerlandais de la Défense assure toutefois que ce décalage n’aura « aucune conséquence pratique » sur l’équipement du personnel actuel et futur de l’armée.

Lire aussi: STEG : 18.294 interventions, mais la colère ne retombe pas

La Tunisie, maillon discret d’une chaîne militaire européenne

Au-delà de son caractère insolite, l’affaire met en lumière la place de l’industrie tunisienne dans certaines chaînes d’approvisionnement européennes. Une entreprise implantée en Tunisie participe ici indirectement à la fabrication d’équipements destinés aux forces armées néerlandaises.

Le nom du fournisseur tunisien concerné n’est toutefois pas indiqué dans les informations publiques disponibles. Il serait donc prématuré d’identifier une entreprise ou une région industrielle particulière.

Cette chaîne de production illustre une organisation industrielle dépassant largement les frontières nationales : le client final est le ministère néerlandais de la Défense, le fabricant Hexonia est allemand et l’un de ses fournisseurs est installé en Tunisie.

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L’épisode montre surtout comment une perturbation locale peut se répercuter plusieurs mois plus tard sur une commande publique européenne. Une panne électrique affectant un sous-traitant suffit à ralentir une chaîne industrielle répartie entre plusieurs pays.

Dans ce dossier, les conséquences de la chaleur tunisienne ont donc dépassé les frontières du pays. Selon les explications fournies par La Haye, les coupures subies par un fournisseur en Tunisie ont fini par retarder jusqu’à la distribution des nouveaux uniformes de l’armée néerlandaise.

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Santé des détenus : La Direction générale des prisons dément les accusations et publie ses chiffres

22. August 2026 um 13:16

La Direction générale des prisons et de la rééducation a démenti, samedi 22 août 2026, les informations faisant état d’une dégradation générale de la santé de certains détenus, de négligences médicales ou d’une absence de soins. L’administration pénitentiaire a également communiqué des chiffres sur les consultations hospitalières enregistrées au premier semestre 2026.

Près de 20 800 consultations hospitalières au premier semestre

Le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Hatem Akroute, a indiqué à la TAP que 19 537 consultations médicales de jour avaient été effectuées dans les hôpitaux publics au profit de détenus jusqu’à fin juin 2026.

À celles-ci s’ajoutent 1 236 consultations nocturnes, portant à 20 773 le nombre total de consultations hospitalières rapportées sur cette période.

Ce chiffre correspond au nombre de consultations et non au nombre de détenus pris en charge : une même personne peut avoir bénéficié de plusieurs consultations.

Selon Hatem Akroute, la prise en charge sanitaire en milieu carcéral comprend les examens médicaux, le suivi, les traitements et les analyses nécessaires, ainsi que l’orientation vers les établissements publics spécialisés lorsque l’état du détenu l’exige.

La décision médicale revient aux médecins, selon l’administration

La Direction générale des prisons affirme que les situations sanitaires évoquées récemment sont suivies conformément aux procédures médicales en vigueur.

Son porte-parole précise que les décisions médicales ne sont pas prises sur la base de considérations administratives ou pénales, mais en fonction du diagnostic établi par les professionnels de santé compétents.

L’administration rejette ainsi les informations faisant état de négligences ou d’absence de soins et estime que certaines descriptions diffusées récemment sont susceptibles de donner une image ne correspondant pas à la réalité.

Cette position reste toutefois celle de l’administration pénitentiaire. Les données communiquées à la TAP constituent des chiffres officiels déclarés et ne permettent pas, à elles seules, une évaluation indépendante des conditions sanitaires dans les différents établissements pénitentiaires.

Un nouveau démenti après celui de juillet

Cette intervention n’est pas la première de l’administration pénitentiaire au cours de l’été.

Fin juillet, la Direction générale des prisons avait déjà démenti les informations faisant état d’une détérioration de l’état de santé de certains détenus et d’entraves aux visites, dans un contexte alors marqué par de fortes chaleurs.

La déclaration du 22 août apporte cette fois un élément supplémentaire : des chiffres sur le recours aux hôpitaux publics au cours des six premiers mois de l’année.

La Direction générale des prisons prévient également qu’elle pourrait engager des procédures judiciaires contre toute personne qui diffuserait délibérément des informations qu’elle considère comme fausses ou susceptibles de porter atteinte à la réputation de l’institution pénitentiaire ou de créer la confusion.

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Libye : Washington salue l’accord de Tunis, Al-Menfi tempère

22. August 2026 um 12:41

À peine paraphé à Tunis, l’accord entre représentants de l’Est et de l’Ouest libyens connaît son premier test politique. Alors que Washington y voit une avancée vers des élections nationales, le président du Conseil présidentiel, Mohamed al-Menfi, émet déjà des réserves sur la méthode et la légitimité de certains arrangements.

Cette double réaction illustre la fragilité du compromis obtenu jeudi 20 août dans la capitale tunisienne.

Washington salue une « avancée importante »

Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, a salué les progrès réalisés à Tunis concernant les lois électorales et la Haute Commission nationale électorale (HNEC).

Dans une déclaration relayée par Libya Herald, il les présente comme une étape importante vers un processus crédible susceptible de conduire à des élections nationales réussies.

Washington réaffirme également son soutien à l’émergence d’un exécutif unifié. Mais cet objectif appartient à la feuille de route politique plus large soutenue par les Nations unies et ne figure pas dans le texte paraphé à Tunis.

Celui-ci porte sur deux dossiers précis : la formation du conseil de la HNEC et l’amendement du cadre juridique régissant les élections présidentielle et législatives.

Selon la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), les participants doivent poursuivre leurs consultations en Libye afin de définir les modalités d’application de l’accord.

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Al-Menfi critique déjà la méthode

À Tripoli, Mohamed al-Menfi s’est montré beaucoup plus réservé.

Dans des déclarations reprises par Anadolu, le président du Conseil présidentiel critique le manque de transparence entourant certains arrangements et insiste sur la nécessité de respecter les références constitutionnelles et les compétences des institutions libyennes.

Il met notamment en garde contre des décisions concernant les institutions souveraines, dont la HNEC, qui pourraient reposer sur des compétences juridiquement contestables.

Al-Menfi estime que la Libye n’a pas besoin d’arrangements susceptibles de reproduire les divisions existantes ou de devenir un nouveau partage des postes et de l’influence.

Il ne rejette toutefois pas explicitement l’ensemble du processus. Ses réserves portent surtout sur la méthode, sa base juridique et les conditions de mise en œuvre du compromis.

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Tunis, point de départ et non point d’arrivée

L’accord de Tunis ne constitue donc pas un règlement de la crise libyenne. Il tente d’abord de lever deux obstacles au processus électoral, bloqué depuis l’échec du scrutin prévu en décembre 2021.

Le contraste entre Washington et Al-Menfi donne surtout un aperçu des difficultés à venir.

Pour les États-Unis, Tunis ouvre une nouvelle voie vers les élections. En Libye, le compromis devra encore convaincre les institutions et les acteurs qui n’ont pas directement participé à sa rédaction.

La Tunisie aura ainsi accueilli une étape diplomatique significative. Mais le véritable test commence désormais en Libye : transformer un compromis sur les règles du jeu électoral en mécanisme suffisamment légitime pour être réellement appliqué.

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Huile d’olive tunisienne en Espagne : Une percée commerciale qui inquiète Madrid

22. August 2026 um 12:04

Portée par une récolte exceptionnelle et des prix compétitifs, l’huile d’olive tunisienne s’impose de plus en plus sur le marché espagnol, devenu son premier débouché. Une progression qui commence à susciter une réaction politique chez les producteurs ibériques, qui réclament des mesures de protection.

Une razzia tunisienne sur les importations espagnoles

Selon les dernières données du ministère espagnol de l’Agriculture (MAPA), citées par l’agence EFE, les importations espagnoles d’huile d’olive en provenance de pays extérieurs à l’Union européenne ont bondi de 83,9 % entre janvier et mai 2026, pour atteindre 73.400 tonnes. Toutes origines confondues, l’Espagne a importé 115.300 tonnes d’huile d’olive sur cette période, soit 27,5 % de plus qu’un an auparavant.

Interrogé par EFE, Rafael Pico, directeur général de l’Association espagnole de l’industrie et du commerce exportateur de l’huile d’olive (Asoliva), explique cette hausse par une production nationale inférieure aux attentes — 1,3 million de tonnes depuis octobre, en recul de 8,5 % — et par des écarts de prix marqués entre producteurs méditerranéens. Il cite explicitement la Tunisie, qui a bénéficié d’une récolte abondante et de prix « sensiblement inférieurs » à ceux pratiqués en Espagne et dans le reste de l’Europe.

Cette envolée intervient alors que la Tunisie vit une campagne d’exportation exceptionnelle. Selon l’ONAGRI, ses ventes à l’étranger ont atteint 368.000 tonnes à fin juillet 2026, en hausse de 55,3 % sur un an. L’Espagne est désormais le premier client de l’huile tunisienne, avec 32,1 % des volumes exportés, devant l’Italie (20 %) et les États-Unis (19,2 %).

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Un marché stratégique, mais politiquement sensible

Cette présence tunisienne croissante ne passe pas inaperçue auprès des producteurs espagnols. L’organisation agricole COAG réclame depuis plusieurs semaines l’activation des clauses de sauvegarde prévues par l’accord euro-méditerranéen UE-Tunisie, afin de bloquer les entrées d’huile tunisienne au-delà du contingent préférentiel. Ce contingent autorise chaque année l’entrée sans droits de douane de 56.700 tonnes d’huile tunisienne dans l’Union européenne.

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

Pour la COAG, l’afflux d’huile à bas prix a contribué à l’effondrement des cours payés aux producteurs espagnols : l’huile d’olive extra vierge se négocie aujourd’hui autour de 3,4 euros le litre, contre plus de 4 euros en décembre 2025.

Asoliva défend une lecture différente, estimant que ces importations comblent avant tout le manque de disponibilité locale. L’association rappelle que l’huile importée est soumise aux mêmes contrôles sanitaires et qualitatifs que la production européenne, et dément tout recours aux pesticides sur l’huile tunisienne.

Et pour la Tunisie ?

Pour le secteur oléicole tunisien, l’Espagne représente à la fois une opportunité commerciale majeure et un marché de plus en plus exposé à la pression politique. Près d’un tiers des exportations tunisiennes d’huile d’olive prennent aujourd’hui cette direction — une dépendance qui expose la filière tunisienne aux arbitrages réglementaires européens, comme l’illustre déjà le refus de Bruxelles, plus tôt cette année, d’élargir le contingent tunisien sous la pression des producteurs italiens.

Lire aussi: Huile d’olive : Les agriculteurs andalous pointent du doigt la Tunisie

La question n’est donc plus seulement de savoir combien d’huile la Tunisie peut vendre en Espagne, mais jusqu’où cette progression pourra se poursuivre sans provoquer de nouvelles restrictions commerciales.

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Carnets Scandinaves ( 4 ) : Spirales à Oslo

22. August 2026 um 11:36

Je boîte un peu. Mon pied de Vulcain me donne des soucis depuis quelques semaines. Et comme j’ai marché plusieurs heures, la douleur s’est réveillée à cause de ces randonnées en spirale qui m’occupent loin de tout émerveillement.

J’ai pourtant tendance à m’extasier devant la beauté et même celle austère des monuments d’Oslo devrait m’émouvoir. Or, je suis comme insensible à la ville où je me trouve dans un pays où je me rends pour la première fois. Passés les premiers frémissements et la magie des fjords, je me suis comme refermé et arpente une ville qui reste anonyme et où seules m’aimantent la gloire de la lumière et la complainte de l’homme blessé qui parle à son miroir.

Mon spleen scandinave chevillé à l’âme, je ressens fortement le besoin d’une introspection qui irait au-delà de l’écorce des jours et retrouverait la source de mon trouble. Alors que je remue mes tréfonds, les mouettes continuent à ricaner sur un ton rieur qui contraste avec mon état. On dirait qu’elles se moquent de moi et du tragique banal que j’essaie de dénouer.

Un canon tourné vers le fjord, vestige silencieux face au paysage norvégien. (Photo: Hatem Bourial)

Perplexe, je continue à boitiller en pensant aux oiseaux de Hitchcock et à la mouette de Tchékov. En d’autres circonstances et si j’avais plus temps, je serais peut-être aller me recueillir sur la tombe d’Ibsen. Mais aujourd’hui, j’ai l’esprit ailleurs qu’à Oslo, quelque part dans la tectonique des plaques qui taraudent un homme blessé. Et même si je marche indifférent à la ville, je reste sensible aux trésors qu’elle recèle, à ce que je verrais peut-être une autre fois. Il est presque trois heures et j’attends de renouer avec le plein soleil et la cohue urbaine. Il fait plus froid mais le ciel est d’une pureté angélique. Seules les mouettes hilares perturbent le silence.

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