L’armée de l’air est intervenue, dans la soirée de ce samedi 11 juillet 2026, pour intervenir sur l’incendie de Jebel Chahma, situé dans la région de Bir Halima au gouvernorat de Zaghouan.
C’est ce qu’a annoncé le ministère de la Défense nationale, cité par l’agence Tap, en précisant que les forces aériennes ont réussi à maîtriser les flammes qui ravageaient le sommet de la montagne.
Si les sommets sont désormais hors de danger, les efforts conjoints des différents corps d’intervention se poursuivent sur le terrain pour circonscrire et éteindre définitivement les foyers d’incendie persistants au bas de la montagne, ajoute encore la même source.
La demande de libération de l’ancien président par intérim du parti islamiste Ennahdha, Mondher Ounissi, a été rejetée par la justice.
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis aégalement décidé de reporter l’affaire au 25 septembre prochain, indique une source à Mosaïque FM, ce samedi 11 juillet 2026.
Cette affaire concerne la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’enregistrements audio qui lui ont été attribués évoquant une rencontre avec des hommes d’affaires et des violations financières qui auraient concerné Ennahdha.
Commentant les coupures dans la distribution de l’eau potable à Korba, Tazarka et Somâa au gouvernorat de Nabeul, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé un retour à la normale pour ce dimanche 12 juillet 2026.
Le rétablissement se fera de manière progressive à partir de 7h, une fois les travaux de réparation achevés, ajoute la Sonede dans un communiqué.
Pour rappel une panne est survenue ce samedi sur la conduite principale d’alimentation de la ville de Korba, causant des coupures soudaines.
La Norvège et l’Angleterre s’affrontent dans un quart de finale très attendu de la Coupe du monde 2026, avec une place en demi-finales en jeu. Portés par Erling Haaland, Martin Ødegaard et Alexander Sørloth, les Norvégiens défient des Three Lions emmenés par Harry Kane, Jude Bellingham, Bukayo Saka, Phil Foden et Declan Rice. Heure du coup d’envoi, diffusion TV, compositions probables et enjeux : tout ce qu’il faut savoir sur cette affiche de prestige entre deux prétendants au dernier carré.
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Excédés par des coupures d’eau qui durent depuis plusieurs jours, des habitants de Métlaoui ont observé, ce samedi 11 juillet 2026, un mouvement de protestation marqué par la fermeture de routes à l’entrée de la ville.
Ces coupures répétées et prolongées d’eau potable, en pleine vague de chaleur, sont devenues insupportables pour les habitants de la ville, qui ont appelé les autorités régionales et les services concernés à intervenir immédiatement pour rétablir l’approvisionnement.
Ils ont déploré leur souffrance quotidienne en cette période de températures caniculaires, soulignant l’absence totale de communication des autorités locales, notamment de la direction régionale de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), ainsi que l’absence de solutions durables.
Au-delà du rétablissement d’urgence, les habitants exigent des réformes radicales pour mettre fin définitivement à ce problème qui se répète en particulier chaque été.
Le Commissariat régional au développement agricole (CRDA) de Nabeul a annoncé l’organisation de journées de vaccination régulières et gratuites contre la rage.
Cette opération se déroulera tous les mercredis et jeudis de chaque semaine, de 9h à midi, au Centre de rayonnement agricole de la ville de Hammamet, indique l’agence Tap, ce samedi 11 juillet 2026.
Le CRDA appelle tous les propriétaires d’animaux de compagnie (chiens et chats) à participer massivement à ces journées afin de lutter efficacement contre cette maladie.
Le ciel restera dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays cette nuit en Tunisie, où les températures nocturnes annoncées pourront atteindre 33 degrés.
Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM) pour cette nuit, le vent souffler relativement fort à localement fort près des côtes restera faible à modéré dans les autres régions.
La mer sera agitée à localement très agitée sur les cîtes de Tunis et de Hammamet, ajoute encore l’Institut de la météorologie.
Pour les températures nocturnes, les minimales annoncées varieront entre 26 et 31 °C, et atteindront 33 °C dans le sud-ouest.
Le ministère de la santé a appelé les citoyens à faire preuve de prudence et à respecter un certain nombre de mesures préventives, liées à la hausse des températures, dans le cadre de la protection de la santé publique et de la réduction des risques liés aux vagues de chaleur.
Le ministère a publié une brochure de sensibilisation ayant pour slogan « Avec la hausse des températures… Votre protection est votre responsabilité », qui comprend un certain nombre de recommandations simples et nécessaires pour éviter les effets négatifs d’une exposition excessive à la chaleur.
Le ministère a souligné l’importance de boire de l’eau régulièrement et en quantité suffisante, même en l’absence de sensation de soif, d’éviter toute exposition au soleil entre 11 heures et 16 heures et de rester autant que possible dans les lieux frais.
Il a également recommandé de porter des vêtements légers et en coton, d’utiliser des chapeaux pour se protéger des rayons du soleil, de maintenir les fenêtres et les volets fermés pendant les heures de chaleur extrême et d’aérer les habitation pendant la matinée et la nuit.
Le ministère de la santé a relevé l’importance d’accorder une attention particulière aux catégories les plus vulnérables, notamment les enfants et les personnes âgées.
Il a recommandé la nécessité de proposer de l’eau régulièrement aux enfants, d’éviter de les exposer aux activités physiques épuisantes pendant les périodes de forte chaleur, et de surveiller l’apparition de tout signe anormal tel que les étourdissements, les maux de tête, la fatigue extrême.
Le ministère a également recommandé de suivre régulièrement l’état de santé des personnes âgées et de s’assurer qu’elles reçoivent des quantités suffisantes de liquides, tout en prêtant attention à tout symptôme nécessitant leur transfert vers un établissement de santé le plus proche.
Le ministère de la santé a souligné l’importance de prêter attention aux signes d’épuisement thermique, qui comprennent des maux de tête persistants, des étourdissements, une fatigue et une faiblesse extrêmes, une température corporelle élevée, ainsi que des nausées ou des évanouissements.
En cas d’apparition de ces symptômes, le ministère a souligné la nécessité de se rendre immédiatement à l’établissement de santé le plus proche pour recevoir les soins nécessaires.
Le ministère a recommandé de ne pas laisser les enfants, les personnes âgées ou toute autre personne à l’intérieur d’un véhicule stationné et fermé, même pour une courte période, affirmant que la température à l’intérieur des véhicules augmente rapidement et peut entraîner des complications graves pouvant aller jusqu’à la mort.
Par ailleurs, le ministère a appelé à se baigner uniquement dans les plages surveillées, à éviter l’exposition prolongée au soleil, à utiliser une crème solaire et à boire de l’eau régulièrement, et à surveiller les enfants.
Le ministère a conclu sa publication par un message de sensibilisation indiquant qu’un « été sécurisé commence par la prévention », appelant les citoyens à veiller à leur santé et à celle de leurs proches pendant les périodes de forte chaleur.
En pleine saison estivale, le ministère du Tourisme renforce son dispositif de contrôle et met à la disposition des citoyens un numéro vert pour signaler les dépassements et les pratiques jugées abusives dans le secteur touristique.
Le numéro 80100333 est désormais ouvert pour recevoir les réclamations liées aux services touristiques, avec un objectif affiché : intervenir rapidement et améliorer la qualité des prestations proposées aux visiteurs tunisiens et étrangers.
Dans une déclaration accordée samedi 11 juillet 2026 à la radio nationale, la représentante du bureau de l’information du ministère du Tourisme, Ons Ben Gharbal, a indiqué que les équipes de contrôle ont été renforcées durant cette période de forte activité touristique.
Restaurants, hôtels et agences de voyages sous contrôle
Les opérations de contrôle concernent plusieurs catégories d’acteurs du secteur, notamment les restaurants touristiques, les établissements d’hébergement ainsi que les agences de voyages.
Ces inspections sont menées dans le cadre de la cellule de suivi et de vigilance mise en place par le ministère afin d’assurer le respect des normes et des engagements pris par les professionnels.
Parmi les principales plaintes reçues figurent la vente conditionnée, les problèmes liés aux prestations touristiques, l’intervention dans la tenue vestimentaire des estivants ainsi que le non-respect des offres et services annoncés.
Une saison sous surveillance face à l’affluence estivale
L’ouverture de ce numéro vert intervient dans un contexte marqué par une forte fréquentation des zones touristiques durant l’été. Avec l’augmentation du nombre de visiteurs, les autorités cherchent à limiter les pratiques susceptibles de nuire à l’image de la destination tunisienne.
Le ministère affirme que le numéro est accessible 24 heures sur 24 afin de permettre aux citoyens de signaler les problèmes rencontrés et de faciliter une intervention rapide.
Tourisme intérieur et retour des marchés étrangers
Par ailleurs, Ben Gharbal a souligné le rôle du système de réservation anticipée dans la dynamisation du tourisme intérieur, en encourageant les Tunisiens à programmer leurs séjours à l’avance.
Elle a également évoqué une reprise de l’activité touristique internationale, notamment grâce au retour des vols charters et à une meilleure dynamique sur certains marchés étrangers.
Alors que la Tunisie mise sur une bonne saison estivale, la qualité des services et la gestion des réclamations restent des enjeux majeurs pour préserver l’attractivité de la destination.
Le secteur du transport public non régulier des personnes observera une grève générale le lundi 13 juillet 2026, de 5 heures du matin à 21 heures, en signe de protestation contre ce que les professionnels considèrent comme un non-respect des engagements pris auparavant par l’autorité de tutelle.
L’annonce a été faite par le vice-président de la Fédération nationale du transport relevant de l’Organisation patronale, Moez Salami, dans une déclaration à la radio nationale samedi 11 juillet.
Selon le responsable professionnel, le mouvement concernera plusieurs composantes du transport non régulier, notamment les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les voitures de louage ainsi que le transport rural.
Des engagements jugés non respectés
Les professionnels reprochent au ministère de tutelle de ne pas avoir donné suite aux revendications du secteur malgré des engagements antérieurs. Moez Salami a dénoncé une absence de concrétisation des accords annoncés et une gestion marquée, selon lui, par les reports et le manque de sérieux dans le traitement des demandes des transporteurs.
Face à cette situation, la Fédération nationale du transport a décidé d’activer la décision de grève, après plusieurs tentatives de dialogue restées sans résultats satisfaisants pour les représentants du secteur.
Un mouvement qui risque de perturber les déplacements
La mobilisation annoncée devrait avoir un impact important sur les déplacements des citoyens, particulièrement durant la période estivale où la demande en transport augmente avec les déplacements entre régions et les flux touristiques.
La grève concernera aussi bien les zones urbaines, avec l’arrêt attendu d’une partie importante des taxis individuels et collectifs, que les liaisons interurbaines assurées par les louages et le transport rural.
Les prochains jours pourraient être décisifs pour déterminer si un accord de dernière minute permettra d’éviter ce mouvement ou si le secteur maintiendra son appel à la mobilisation.
La moto est devenue omniprésente dans les rues tunisiennes. En quelques années, les deux-roues, notamment les modèles importés à bas coût, se sont imposés comme une solution de mobilité accessible pour des milliers de jeunes et de travailleurs. Mais cette démocratisation s’accompagne d’une hausse préoccupante des accidents et d’un déficit de contrôle qui pousse aujourd’hui les autorités à revoir entièrement leur dispositif.
L’Agence technique des transports terrestres (ATTT) prépare en effet un projet visant à généraliser l’immatriculation des motos et à les soumettre à un contrôle technique périodique, une mesure qui marque un tournant dans la politique de sécurité routière.
Selon Walid Zmit, sous-directeur chargé de l’homologation et de la réception des véhicules à l’ATTT, les usagers des deux-roues représentent désormais près de 50 % des personnes décédées dans les accidents de la route en Tunisie. Une statistique particulièrement alarmante puisque la majorité des victimes sont des jeunes.
Un phénomène devenu visible
Cette évolution reflète un phénomène devenu visible dans toutes les régions du pays : une multiplication des motos circulant parfois sans immatriculation, sans assurance, avec des équipements de sécurité insuffisants ou ayant subi des modifications qui les rendent non conformes.
L’objectif de la réforme est d’abord de mieux connaître le parc national des motos grâce à une immatriculation généralisée. Les autorités souhaitent également rendre obligatoire leur assurance et instaurer un suivi technique régulier afin de vérifier leur aptitude à circuler.
Au-delà de l’aspect administratif, le projet prévoit un relèvement des exigences techniques applicables aux motos commercialisées en Tunisie. L’ATTT entend renforcer les contrôles dès l’homologation des véhicules afin de s’assurer que les équipements répondent aux normes nationales et aux conventions internationales en matière de sécurité.
La réforme prévoit également un volet consacré à la formation des conducteurs. Des programmes de sensibilisation, de recyclage et d’apprentissage de la conduite sécurisée devraient accompagner les nouvelles obligations afin de promouvoir une véritable culture de la sécurité routière.
Pour mettre en œuvre ce dispositif, l’agence envisage d’investir dans des équipements spécifiques permettant de réaliser le contrôle technique des motos et de former les techniciens chargés de ces inspections.
Les autorités veulent également s’attaquer au problème des véhicules qui continuent de circuler sans contrôle technique valide. Selon Walid Zmit, les opérations conjointes menées avec le ministère de l’Intérieur révèlent régulièrement un nombre élevé de véhicules dont le certificat de contrôle technique est expiré ou inexistant.
Révision du régime des sanctions
Dans cette perspective, une révision du régime des sanctions est également en préparation. Les amendes et les mesures répressives liées au non-respect du contrôle technique devraient être renforcées afin d’améliorer le respect de la réglementation.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, lancée par le ministère de l’Intérieur en partenariat avec le ministère de la Santé, l’Observatoire national de la sécurité routière et l’Organisation mondiale de la santé. Cette stratégie, présentée comme une première dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, repose sur une approche associant les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les partenaires internationaux.
Au-delà des nouvelles obligations administratives, le message des autorités est clair : face à l’explosion du nombre de motos sur les routes tunisiennes et à leur implication croissante dans les accidents mortels, l’État entend reprendre la main en renforçant les contrôles, en améliorant la qualité des véhicules et en responsabilisant davantage leurs conducteurs. Une réponse qui intervient alors que le deux-roues est devenu l’un des symboles de la nouvelle mobilité en Tunisie, mais aussi l’un des principaux défis de la sécurité routière.
Pendant des décennies, Agil a incarné le modèle traditionnel d’une compagnie pétrolière nationale : importer, stocker et distribuer des carburants. Aujourd’hui, ce modèle est appelé à évoluer. Face à la transition énergétique mondiale et aux objectifs de décarbonation, la société publique affirme vouloir devenir un acteur des énergies renouvelables plutôt qu’un simple distributeur de produits pétroliers.
L’annonce intervient alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique. Le pays importe une part importante de ses besoins en hydrocarbures, une situation qui alourdit le déficit énergétique et expose l’économie aux fluctuations des cours internationaux.
Une transformation devenue presque incontournable
Lors d’une intervention en marge de la journée professionnelle de la Global Initiative for Governance (GiGS), le PDG d’Agil, Khaled Bettine, a annoncé que l’ensemble des stations de la société devraient progressivement être équipées de panneaux photovoltaïques. L’objectif affiché est double : réduire la consommation électrique des installations et préparer les infrastructures à l’arrivée d’un plus grand nombre de véhicules électriques.
L’entreprise prévoit également l’installation de 35 nouvelles bornes de recharge, après une première phase de 35 équipements déjà déployés. Une troisième tranche d’une trentaine de bornes est également annoncée.
Ces investissements traduisent une volonté d’anticiper l’évolution du marché automobile, même si les voitures électriques demeurent encore marginales en Tunisie.
Le véritable défi dépasse les bornes de recharge
L’installation de bornes électriques constitue une étape visible, mais elle ne représente qu’une partie de l’équation.
Le développement de la mobilité électrique dépend aussi de plusieurs facteurs : le coût encore élevé des véhicules, la disponibilité de modèles adaptés au marché tunisien, les incitations fiscales, la capacité du réseau électrique national ainsi que l’origine de l’électricité consommée.
Autrement dit, multiplier les bornes ne suffira pas, à lui seul, à transformer les habitudes de mobilité.
De nouveaux métiers pour les compagnies pétrolières
La stratégie annoncée par Agil s’inscrit dans une évolution mondiale. De nombreuses entreprises pétrolières investissent désormais dans la production d’électricité, le solaire, les biocarburants ou encore l’hydrogène afin d’anticiper une baisse progressive de la consommation des carburants fossiles.
Pour Agil, cette mutation représente aussi un changement culturel. L’entreprise devra développer de nouvelles compétences, investir dans des technologies différentes et faire évoluer son modèle économique.
L’hydrogène : ambition ou perspective lointaine ?
Le PDG de l’entreprise a également évoqué un futur recours à l’hydrogène dans les transports maritimes puis, à terme, dans l’aviation, où il pourrait remplacer progressivement le kérosène.
Cette perspective reste toutefois éloignée. À l’échelle mondiale, l’hydrogène destiné aux transports lourds demeure en phase de développement et nécessite des investissements considérables dans la production, le stockage, le transport et les infrastructures.
Pour la Tunisie, le défi est donc moins d’annoncer cette technologie que de créer les conditions permettant son émergence.
Une transition qui sera jugée sur les résultats
Les annonces d’Agil témoignent d’une volonté d’accompagner la transition énergétique engagée par la Tunisie. Mais elles soulèvent aussi une question essentielle : le pays est-il prêt à passer d’une économie largement dépendante des hydrocarbures à un modèle fondé sur les énergies propres ?
Au-delà des effets d’annonce, c’est la mise en œuvre des projets, leur calendrier, leur financement et leur impact réel sur la consommation énergétique nationale qui permettront de mesurer si cette transformation marque un véritable tournant ou constitue avant tout une adaptation progressive à un marché mondial en pleine mutation.
Sa femme avait été tuée par leur fils : un père octogénaire — victime lui aussi de ce crime odieux qui a secoué le quartier de Sijoumi, à l’ouest de Tunis, dimanche dernier, 5 juillet 2026 — vient de quitter l’hôpital après avoir reçu les soins médicaux nécessaires et que son état a été jugé stabilisé. Il avait été grièvement blessé à l’arme blanche par son fils.
Selon Mosaique, l’agresseur, âgé d’une quarantaine d’années, s’en est pris à ses parents âgés à la suite d’une dispute familiale. Il a porté des coups de couteau mortels à sa mère, la tuant sur le coup, avant de s’attaquer à son père et de lui infliger des blessures par arme blanche, ce qui nécessité son transfert à l’hôpital dans un état critique.
Après avoir commis ce crime odieux, le suspect a tenté de prendre la fuite ; mais l’intervention rapide des agents du district de la Sûreté nationale de Sijoumi a fait échec à cette tentative. Il a été rapidement localisé et appréhendé, et l’arme du crime saisie.
Le suspect a été placé en détention sur ordre du ministère public, et une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les mobiles et les circonstances de ce crime abjecte.
Le propriétaire d’une agence de voyagesa été arrêté, vendredi 10 juillet 2026, par la brigade de la police judiciaire de Bab Souika, à Tunis . Il est soupçonné d’avoir escroqué plusieurs citoyens souhaitant voyager et travailler à l’étranger.
Selon Mosaïque, se basant sur les premiers éléments de l’enquête, le suspect attirait ses victimes, en leur faisant croire qu’il pouvait leur obtenir des visas et des contrats de travail dans les pays du Golfe. Il leur promettait, également, des conditions d’hébergement confortables dès leur arrivée.
Sur la base de ces fausses promesses, il leur soutirait d’importantes sommes d’argent, dont le montant variait, selon les «services» proposés.
Une fois les paiements encaissés, le suspect coupait tout contact avec ses clients et éteignait son téléphone portable, laissant ses victimes découvrir qu’elles avaient été escroquées, après avoir perdu leurs économies.
À la suite des plaintes déposées par ces derniers, les enquêteurs de la brigade de la police judiciaire de Bab Souika ont mené les investigations techniques, qui ont permis de localiser et d’interpeller le concerné.
Le parquet près le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné son placement en garde à vue pour les besoins de l’enquête judiciaire, afin d’élucider les circonstances de l’affaire, d’identifier d’éventuelles autres victimes et de constituer le dossier d’accusation avant de déférer le suspect devant la justice.
Des individus se font passer pour des agents de l’administration fiscale pour collecter illégalement des dons. C’est ce qu’a indiqué la Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, dans une mise en garde des citoyens publiée sur sa page officielle Facebook.
La DGI affirme avoir été informée que ces personnes contactent par téléphone certaines entreprises, en prétendant recueillir des dons au profit d’agents de l’administration ou de certaines associations y afférentes.
La DGI appelle les citoyens et les chefs d’entreprise à faire preuve, dans ce cadre, de la plus grande vigilance et à ne verser aucun don à des personnes se présentant comme des représentants de l’administration fiscale.
Elle invite, également, toute personne confrontée à ce type de pratique à en informer sans délai les services de la sécurité nationale, afin que les mesures légales nécessaires puissent être prises à leur encontre.
Arrivé au sommet annuel de l’Otan à Ankara animé de ressentiment et n’épargnant pas plusieurs pays européens de ses griefs habituels, le message d’adieu de Donald Trump, mercredi 8 juillet 2026, offrait pourtant un contraste saisissant entre optimisme et pessimisme.
Imed Bahri
The Guardian rapporte qu’en s’adressant aux journalistes en présence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le président américain a surpris tout le monde en témoignant de son affection pour une alliance qu’il avait pourtant fustigée la veille, évoquant notamment la sempiternelle querelle concernant le Groenland.
«Nous venons de terminer notre réunion de l’Otan et ce fut une excellente réunion ! Il y avait beaucoup d’affection et d’unité dans cette salle aujourd’hui. On ne pouvait pas espérer mieux», a déclaré Trump.
Un revirement de situation frappant par rapport à la veille, lorsque le président américain, assis aux côtés du secrétaire général de l’Otan Mark Rutte avait débité une litanie de griefs bien rodée, notamment un manque de soutien perçu dans la guerre contre l’Iran et le refus de l’Espagne de se conformer aux nouveaux objectifs de dépenses de défense.
Une concorde inespérée
Même Zelensky, autrefois la cible de violentes réprimandes publiques dans le Bureau ovale, semblait avoir gagné en estime auprès de Trump. «Nous avons de bonnes nouvelles à nous dire», a-t-il déclaré, évoquant les perspectives d’un accord pour mettre fin à la guerre de quatre ans et demi entre l’Ukraine et la Russie. Il ajouté concernant son homologue ukrainien : «Il a fait un travail remarquable».
Cette concorde inattendue s’expliquait en partie par Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, qui, invité par Trump à décrire cette réunion harmonieuse, a déclaré : «Monsieur, tous les Européens vous attribuent le mérite d’avoir sauvé l’Otan et ils veulent faire ce qu’ils ont à faire et vous êtes là pour ça».
L’atmosphère s’est assombrie lorsque la conversation a porté sur l’Iran, avec lequel Trump avait récemment signé un fragile mémorandum d’entente instaurant un hypothétique cessez-le-feu de 60 jours, que Washington ne s’est pas gêné de rompre à plusieurs reprises.
Le président américain a d’ailleurs lui-même déclaré mercredi que le cessez-le-feu était pratiquement rompu, après que les forces américaines ont frappé des cibles iraniennes la veille. Il a affirmé que l’Iran avait violé les termes de l’accord en attaquant trois navires dont un pétrolier qatari (pays intermédiaire dans les négociations) dans le détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique vitale, censément rouvert en vertu du récent accord.
«Nous avons des comptes à régler», a-t-il déclaré au cours d’un long monologue évoquant les soi-disant transgressions iraniennes passées, notamment la fabrication d’engins explosifs improvisés qui ont tué et blessé de nombreux soldats américains en Irak et en Afghanistan.
Alors qu’il y a à peine deux semaines, il avait salué son propre accord comme étant nécessaire pour éviter une catastrophe économique comparable à la Grande Dépression* si le détroit d’Ormuz restait fermé, Trump a désormais écarté toute possibilité d’accord avec les dirigeants iraniens qu’il avait pourtant récemment qualifiés de plus raisonnables après l’assassinat de personnalités clés.
«Ils violent l’accord chaque jour. Ils mentent, ils trichent, ils tuent. Ils tuent depuis 47 ans. Ils ont coulé l’USS Cole», a déclaré le président américain, faisant référence au rôle présumé de l’Iran dans l’attentat d’Al-Qaïda contre un navire de guerre américain en octobre 2000. Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage !
S’étant déjà contenté de la réouverture du détroit d’Ormuz – par lequel transite 20% des approvisionnements mondiaux en carburant –, Trump a affirmé que l’objectif était désormais la «dénucléarisation», une allusion à la capacité de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire et un objectif censé être atteint par la négociation durant le cessez-le-feu de 60 jours.
«Nous allons conclure un accord. Nous pourrions même nous en passer, car, vous savez quoi, c’est plus simple», a-t-il déclaré d’un ton menaçant.
Les circonstances ne semblaient pas propices à la négociation, malgré un bref hommage rendu à Steve Witkoff, son principal émissaire, à Jared Kushner, son gendre, et à JD Vance, qui ont joué un rôle déterminant dans le cessez-le-feu.
«J’ai toujours été un négociateur mais je ne crois pas à une telle approche avec eux. Peut-être une attaque d’envergure, qui ferait des ravages», a-t-il déclaré.
À plusieurs reprises, son discours a dérapé dans des lapsus et des erreurs d’appellation vaguement comiques.
À un moment donné, évoquant des missiles censés viser le porte-avions USS Abraham Lincoln, il a déclaré qu’ils avaient été tirés par «la République islamique du Japon».
Il confond les noms des pays et des dirigeants
Au beau milieu d’un discours enflammé sur la destruction des forces armées iraniennes, il a brusquement changé de sujet pour affirmer : «L’un des sujets que nous allons aborder aujourd’hui, c’est que nous allons leur donner le droit de fabriquer des missiles Patriot», il parlait bien sûr de l’Ukraine.
À une autre occasion, après une série de questions sur la guerre russo-ukrainienne, il a demandé aux journalistes s’ils avaient une question pour le «président Poutine», tandis que Zelensky, l’adversaire acharné du dirigeant russe, était assis à quelques mètres de lui. Ce moment rappelait une gaffe similaire de Joe Biden lors du sommet annuel de l’Otan à Washington en 2024, peu après le débat télévisé désastreux avec Trump à Atlanta qui a finalement mis fin à sa candidature à la présidence.
Sans doute conscient de cela, Trump a eu une tentative de dissimulation maladroite, persistant et insistant sur le fait qu’il voulait dire Poutine, car il avait un appel téléphonique prévu avec lui plus tard.
Pourtant, son erreur la plus révélatrice a sans doute été sa méprise sur le nom du défunt guide suprême iranien, Ali Khamenei, inhumé cette semaine lors de funérailles nationales, quatre mois après avoir été tué dans une frappe israélienne au début de la guerre.
«Ils voulaient aller aux funérailles de Khomeini», a déclaré Trump, écorchant le nom de Khamenei et le confondant avec celui de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, le guide suprême de la révolution iranienne de 1979, qui a instauré des décennies d’hostilité envers Washington après le siège de 444 jours de l’ambassade américaine à Téhéran et la prise d’otages de 52 Américains.
* La Grande Dépression est la plus grave crise économique mondiale du XXe siècle, déclenchée par le krach boursier de Wall Street en octobre 1929 et s’est étendu jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale.
Le secteur aéronautique tunisien compte actuellement plus de 85 entreprises spécialisées, emploie plus de 20 000 travailleurs qualifiés et génère des exportations supérieures à 650 millions d’euros, confirmant ainsi son statut de secteur industriel en forte croissance et de plus en plus intégré aux chaînes de valeur mondiales.
L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (Apii) œuvre pour le développement d’une industrie aéronautique nationale compétitive et innovante d’ici 2030. C’est ce qu’elle a réaffirmé lors de l’Aerospace Meetings Tunisia 2026, un rendez-vous international majeur qui s’est tenu du 7 au 9 juillet 2026 à Tunis sous le thème «Soutenir la chaîne d’approvisionnement aéronautique de demain en Tunisie».
Lors du panel consacré au futur Pacte pour la compétitivité du secteur aéronautique tunisien, la directrice générale adjointe de l’Apii, Manel Rouis, a exposé le rôle de l’agence dans la mise en œuvre de la politique industrielle nationale. Elle a mis en lumière «les outils mis à la disposition des entreprises pour encourager l’investissement, promouvoir l’innovation, favoriser la mise à niveau technologique des petites et moyennes entreprises et renforcer leur compétitivité».
Des représentants du ministère de l’Industrie, de l’Agence foncière industrielle (Afi), du Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), de la Société financière internationale (IFC), de Fipa-Tunisia et de l’organisme de coopération allemand GIZ ont également pris part aux échanges.
Parmi les outils présentés figurait le Tableau de bord industriel interactif, développé par l’Apii en collaboration avec la GIZ, qui fournit aux investisseurs et aux entreprises des données actualisées sur le paysage industriel tunisien, notamment le nombre d’entreprises, l’emploi, la répartition géographique et d’autres indicateurs stratégiques appelés à être progressivement enrichis.
Mme Rouis a également souligné les études prospectives menées par l’Apii pour identifier les secteurs industriels émergents ; ces travaux ont abouti à l’élaboration d’un catalogue de projets à fort potentiel et de fiches techniques destinées à guider les investisseurs.
Une attention particulière a été portée à la fabrication additive appliquée à l’aéronautique — fondée sur l’impression 3D industrielle — identifiée comme l’une des technologies susceptibles de transformer la production de composants plus légers, plus complexes et plus performants.
Enfin, Mme Rouis a présenté le Hub Industrie 4.0, une plateforme par laquelle l’Apii accompagne les entreprises tunisiennes dans leur transformation numérique et technologique, favorisant ainsi l’adoption de technologies de pointe, l’accroissement de la productivité et le renforcement de la capacité d’innovation.
Selon Rouis, «le développement d’un écosystème industriel intégré, fondé sur l’innovation, la numérisation, le développement des compétences et la coopération public-privé, est essentiel pour consolider la position de la Tunisie en tant que destination de premier plan pour les investissements dans les industries aéronautique et spatiale, et pour bâtir une chaîne d’approvisionnement locale plus résiliente et à forte valeur ajoutée».
La table ronde en question a esquissé les grandes orientations du futur Pacte de compétitivité aéronautique à l’horizon 2030 ; celui-ci mettra l’accent sur le renforcement de l’intégration locale, le développement de fournisseurs nationaux compétitifs, l’accélération de la transformation technologique des entreprises, l’amélioration du climat des affaires, le développement des compétences et l’attraction d’investissements à forte valeur ajoutée.
Les travaux de construction de la centrale solaire photovoltaïque de Chebika — située dans le gouvernorat de Kairouan, dans le centre de la Tunisie — ont atteint un taux d’avancement d’environ 34 %. C’est ce qu’a annoncé le chef du projet, Taieb Ktari, à la radio Diwan FM, précisant que l’achèvement de la centrale est prévu pour décembre 2026. (Photo: Centrale photovoltaïque de Metbasta à Kairouan).
Dotée d’une capacité installée de 100 mégawatts, cette centrale est le premier projet de ce type réalisé grâce à un financement entièrement tunisien et avec l’implication de l’expertise nationale à toutes les étapes de conception et de construction.
L’investissement s’élève à 280 millions de dinars tunisiens (environ 82 millions d’euros) et porte sur un site de 200 hectares où seront installés quelque 170 000 panneaux solaires.
Selon M. Ktari, ce projet revêt une importance stratégique pour la Tunisie, non seulement pour la production d’électricité renouvelable, mais aussi pour son impact économique. La centrale contribuera à réduire la consommation de combustibles fossiles importés, renforçant ainsi l’indépendance énergétique du pays et limitant les dépenses énergétiques nationales. En outre, elle permettra de réduire les émissions de carbone, s’inscrivant ainsi dans les engagements de la Tunisie en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique.
La centrale de Chebika s’inscrit dans la stratégie nationale visant à accroître la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, à diversifier les sources d’approvisionnement énergétique et à promouvoir l’investissement dans des projets verts.
D’après les autorités tunisiennes, de telles initiatives contribueront également à soutenir la croissance économique, à créer de nouveaux emplois et à valoriser l’expertise technique nationale dans la réalisation de grands projets d’infrastructures stratégiques.
La Tunisie enregistre une dynamique touristique soutenue et un rayonnement croissant sur la scène internationale, a affirmé vendredi le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, lors d’une réunion avec les commissaires régionaux au tourisme consacrée au suivi de la saison estivale.
Selon un communiqué, le ministre a souligné que cette évolution se traduit notamment par le lancement de nouvelles liaisons aériennes charter en provenance de plusieurs marchés étrangers, ainsi que par l’intérêt grandissant de marchés jugés prometteurs, notamment le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Russie.
Il a également insisté sur la poursuite de la diversification de l’offre touristique afin de renforcer l’attractivité de la destination tunisienne.
La réunion a permis de passer en revue les mesures engagées par le ministère pour assurer le bon déroulement de la haute saison.
Parmi les priorités figurent la promotion de la réservation anticipée, en partenariat avec les professionnels du secteur, à travers des offres promotionnelles qui ont suscité un intérêt important auprès des familles tunisiennes.
Les participants ont également évoqué le renforcement des programmes de propreté et d’embellissement des zones touristiques, en coordination avec les municipalités concernées, ainsi que la poursuite du programme national de nettoyage des plages.
Le ministère entend aussi accélérer la numérisation de ses services afin d’améliorer l’accès à l’information et la qualité des prestations.
Le ministre a, par ailleurs, appelé à intensifier les opérations de contrôle dans les établissements d’hébergement, les restaurants touristiques et les agences de voyages afin de garantir le respect des normes de qualité et de sécurité.
Il a réaffirmé la mobilisation de la cellule de veille chargée de traiter rapidement les plaintes liées notamment aux pratiques commerciales abusives.
Le ministre a enfin assuré que son département poursuivra une gestion fondée sur le suivi de terrain et l’anticipation, en préparation notamment de l’échéance de « Tunis, Capitale du tourisme arabe 2027 ».