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Tunisie : 42% des accidents mortels impliquent des motos

18. Dezember 2025 um 15:49

Les motocyclettes sont impliquées dans une part alarmante des accidents mortels en Tunisie. Selon des données officielles, elles concentrent à elles seules plus de quatre décès sur dix, dans un contexte marqué par la vitesse excessive et un contrôle insuffisant de certains axes routiers.

Les deux-roues, première cause de décès sur la route

Les motocyclettes sont impliquées dans au moins 42% des accidents mortels enregistrés en Tunisie. Ce chiffre a été communiqué par le colonel Aymen Ben Ibrahim, rapporteur du comité de pilotage de la Stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière au ministère de l’Intérieur, lors d’une intervention sur les ondes de la Radio nationale.

Derrière les motocyclettes, les piétons constituent la deuxième catégorie la plus exposée, représentant près de 25% des personnes tuées sur les routes. Une réalité qui met en lumière la vulnérabilité accrue des usagers non protégés face aux risques routiers.

Vitesse excessive et zones non contrôlées en cause

Selon le responsable, les deux-roues figurent parmi les moyens de transport les plus dangereux en raison du faible niveau de protection de leurs conducteurs et passagers. En cas de collision, l’impact est souvent fatal, contrairement aux occupants de véhicules légers bénéficiant d’une structure de sécurité plus robuste.

Le colonel Ben Ibrahim a également souligné un paradoxe préoccupant : malgré une baisse globale du nombre d’accidents par rapport aux années précédentes, le nombre de décès continue d’augmenter. Cette évolution est principalement attribuée à la vitesse excessive au moment de l’impact.

Le manque de contrôle sur certains axes routiers, notamment entre les zones urbaines et rurales, ainsi que les comportements à risque, figurent parmi les facteurs majeurs expliquant la hausse persistante de la mortalité routière, selon les responsables de la sécurité routière.

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Deux millions de motos hors-la-loi : L’avertissement choc du colonel Chaabani

09. Dezember 2025 um 14:46

Le colonel Hichem Chaabani tire une sonnette d’alarme : en Tunisie, sur près de deux millions de motos en circulation, à peine 20.000 figurent dans les registres officiels.

Un parc roulant largement fantôme, où la majorité des conducteurs circulent sans permis, sans casque, hors cadre légal et parfois même… sur les trottoirs. Une situation explosive, dénoncée lors des travaux du Conseil national de la sécurité routière.

Un parc motocycliste massivement non déclaré

Les chiffres avancés par Chaabani dans une déclaration sur les ondes de Diwan fm, sont saisissants : seulement 1% des deux-roues disposent d’une immatriculation en bonne et due forme. Le reste échappe à tout suivi administratif, avec des engins souvent non conformes et impossibles à tracer en cas d’accident.

Cette invisibilité juridique empêche tout contrôle réel et fait exploser les risques sur la voie publique.

Une conduite anarchique devenue la norme

Le colonel ne mâche pas ses mots :

« Les motocyclistes tunisiens se prennent pour des piétons ».

Il décrit des comportements généralisés – circulation sur les trottoirs, mépris de la signalisation, contresens, dépassements interdits – qui transforment les routes en zones grises où la loi ne semble plus exister.

Pourtant, rappelle-t-il, les motos sont soumis au Code de la Route comme tout véhicule motorisé.

Permis AA obligatoire, casque obligatoire… mais rarement respectés

Chaabani insiste : conduire un deux-roues impose un permis de catégorie AA et le port du casque.Or la plupart des conducteurs n’en disposent pas, s’exposant à des sanctions sévères.

L’usage des motos pour transporter des passagers — parfois à plusieurs — demeure également illégal, mais omniprésent dans les grandes villes comme dans les régions.

Le responsable régional alerte sur un fléau désormais systémique : la culture du « tout est permis ».

L’absence d’immatriculation, l’infraction permanente et la quasi-absence de contrôle créent un environnement où les accidents prolifèrent, sans garantie d’indemnisation, de responsabilité, ni même d’identification.

Face à cette dérive massive, Chaabani plaide pour une immatriculation obligatoire réellement appliquée, des opérations de contrôle renforcées, des sanctions systématiques contre la conduite sans permis, et une mise en conformité des deux-roues pour réduire un risque devenu critique.

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