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Entreprises communautaires : le gouvernement veut accélérer leur création et améliorer leur accompagnement

10. Oktober 2026 um 21:01

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, samedi 10 octobre 2026, à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré à la gouvernance des entreprises communautaires, à leur accompagnement et à la simplification des procédures nécessaires à leur création. Un bilan des réalisations en matière de gouvernance, notamment la simplification, l’unification et la numérisation...

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Industrie pharmaceutique : L’e-CTD obligatoire dès janvier 2027

10. Oktober 2026 um 19:00

À partir du 1er janvier 2027, les industriels pharmaceutiques en Tunisie devront soumettre leurs dossiers d’autorisation de mise sur le marché au format électronique e-CTD. Au-delà des investissements informatiques qu’elle nécessite, cette transition contribuera à renforcer leur compétitivité à l’international. La Presse — Le Document technique commun (Common Technical Document, CTD), un format de dossier […]

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Secteur agricole : Produire suffisamment, réduire la vulnérabilité

10. Oktober 2026 um 18:45

En Tunisie, l’agriculture est redevenue une question centrale de politique économique. Elle ne concerne plus seulement les rendements, les récoltes ou les revenus des agriculteurs. Elle touche désormais à la sécurité alimentaire, à la facture des importations, à l’emploi rural et, surtout, à la capacité du pays à préserver ses ressources en eau dans un […]

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Marché financier : le CMF et la Faculté de droit de Tunis signent une convention de partenariat

10. Oktober 2026 um 17:12

Une convention de partenariat visant à renforcer la coopération scientifique et technique a été signée, le 9 octobre 2026, entre le Conseil du Marché Financier (CMF) et le Laboratoire de légisprudence et jurisprudence de la Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Tunis. Elle œuvre, également, à développer la recherche, la formation ainsi que […]

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Les entreprises tunisiennes du BTP prospectent le marché de la RDC au salon Expo-béton de Kinshasa

10. Oktober 2026 um 16:07

Trois entreprises tunisiennes actives dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) participent, sous l’égide du Centre de promotion des exportations (CEPEX), à la douzième édition du Salon international du bâtiment, des travaux publics et des infrastructures EXPOBETON qui se tient du 7 au 10 octobre 2026 à Kinshasa, capitale de la République […]

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L’essor de l’IA va-t-il creuser les inégalités entre pays, comme le redoute le FMI ?

10. Oktober 2026 um 16:00

La Chine, les Etats-Unis et l’Inde se disputent la tête de la course à l’intelligence artificielle ( IA) , au bénéfice de pays exportateurs de technologie comme le Japon, la Corée, Taïwan, le Mexique ou la Malaisie. Mais cette dynamique profite-t-elle à tout le monde ?

Cinq des dix premiers acteurs mondiaux de l’IA sont asiatiques, fournissant microprocesseurs haut de gamme, puces mémoire, équipements de fabrication et robotique. Le matériel dédié à l’IA et les produits technologiques associés représentent désormais plus d’un dixième du commerce mondial de marchandises, une part en constante progression selon Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.

Lors de son discours prononcé à Singapour, quelques jours avant l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international à Bangkok, celle-ci a plaidé pour une coopération mondiale accrue dans ce domaine. Sans cela, l’essor de l’IA pourrait exacerber les inégalités entre les différents pays. Un appel qui se heurte toutefois à un obstacle de taille : Donald Trump ne veut pas entendre parler d’une quelconque régulation internationale.

Le FMI estime pourtant que l’IA, si elle est bien mise en oeuvre, pourrait générer au fil du temps jusqu’à un demi-point de pourcentage de croissance mondiale supplémentaire par an. Kristalina Georgieva illustre cette promesse par une comparaison frappante : passer de 3 % à 3,5 % reviendrait à ajouter à l’économie mondiale, sur une décennie, une économie de la taille de l’Asean. Pour tirer parti de ce pouvoir transformateur, elle insiste sur la nécessité de généraliser l’accès à l’IA dans le monde entier, ce qui exige selon elle de la coopération et des garde-fous réglementaires.

Mais ce boom intervient dans un monde où l’énergie est chère, et l’IA accroît un peu plus la demande. Les coûts progressent et entraînent par ricochet ceux des engrais, des denrées alimentaires et des composants industriels essentiels. Cette situation alimente l’inflation tout en freinant la croissance, qui jusqu’ici a plutôt bien résisté aux vents contraires, des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient aux tensions commerciales. L’Asie et l’Europe sont particulièrement touchés.

Résultat : les taux d’intérêt grimpent alors que les finances des gouvernements ne sont pas particulièrement saines. Les rendements des obligations souveraines à 10 ans des Etats-Unis, de l’Allemagne et du Japon ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis respectivement 2007, 2009 et 1996, gonflant d’autant la facture de la charge de la dette. En France aussi, les taux sont au plus haut depuis 2008. Dans la zone euro, les écarts de rendement par rapport aux Bunds allemands continuent de se creuser, non seulement pour la France et l’Italie, mais aussi, dans une moindre mesure, pour l’Irlande, le Portugal et d’autres pays qui avaient réussi à réduire leur dette et leurs déficits après la crise de la zone euro.

Kristalina Georgieva déplore l’absence d’action décisive dans les économies avancées très endettées, où l’heure devrait selon elle être à des plans crédibles de consolidation budgétaire à moyen terme. Au cours des dix-sept dernières années, les taux d’intérêt sont restés inférieurs aux taux de croissance du PIB, mais ce différentiel est bien moins favorable aujourd’hui, les taux étant désormais supérieurs à la croissance dans les pays européens et aux Etats-Unis. Concrètement, cela signifie que l’accélération de la croissance nécessaire pour réduire le ratio dette publique sur PIB sans effort budgétaire semble hors de portée à court terme.

 

 

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TRIBUNE – De la donnée au crédit : quand la banque tunisienne passe à la précision

10. Oktober 2026 um 15:02

Dans une première tribune consacrée au renouvellement du business model bancaire tunisien, nous avons posé un constat simple: le cycle 2026-2030 ne peut être abordé avec les seuls réflexes du modèle bancaire traditionnel.

La banque tunisienne doit désormais développer trois capacités : transformer la technologie en efficacité, la donnée en décision et l’innovation en levier de souveraineté économique.

Dans un deuxième temps, nous avons examiné l’infrastructure nécessaire à cette transformation : désenclaver progressivement les Core Banking Systems par des architectures API-first et faire de la gouvernance de la donnée un enjeu stratégique. Car une banque ne peut prétendre décider plus vite, innover davantage ou mieux financer l’économie tunisienne si son patrimoine informationnel reste fragmenté, difficilement exploitable et insuffisamment gouverné. Mais une question demeure : que faire de cette capacité technologique et informationnelle une fois qu’elle est construite ? La réponse se trouve du côté de l’économie réelle tunisienne.

Le véritable test de la transformation numérique ne sera pas le nombre de plateformes déployées, d’applications développées ou de projets informatiques lancés. Il sera beaucoup plus concret : une PME accède-t-elle plus rapidement au financement ? Un entrepreneur dans une région de l’intérieur peut-il mieux faire reconnaître la viabilité de son projet ? Une banque peut-elle mieux distinguer une entreprise temporairement fragile d’une entreprise structurellement risquée ? Un investissement productif peut-il être identifié plus tôt et accompagné plus efficacement ?

La transformation numérique de la banque ne prendra véritablement son sens que lorsqu’elle permettra de répondre à ces questions. C’est là que se joue le passage de la donnée à la bancabilité.

De la banque de produits à la banque des besoins

Pendant longtemps, la relation bancaire tunisienne a été organisée autour d’une logique relativement simple : segmenter la clientèle, concevoir des produits standardisés et les distribuer à différentes catégories de clients. Cette logique reste nécessaire pour assurer la massification et l’efficacité commerciale. Mais elle montre ses limites lorsqu’il s’agit de financer une économie plus diverse, plus fragmentée et confrontée à des besoins de financement différenciés.

Une PME exportatrice de Bizerte, une entreprise touristique de Djerba, une société industrielle de Sfax, une jeune entreprise technologique du Grand Tunis ou un projet agricole de Kairouan ne présentent ni les mêmes cycles d’activité, ni les mêmes risques, ni les mêmes besoins de trésorerie. Les traiter uniquement à travers quelques catégories standardisées peut conduire à une perte d’information économique. Le modèle numérique permet d’aller plus loin.

L’exploitation maîtrisée des données transactionnelles, financières et relationnelles peut permettre à la banque de mieux comprendre la situation réelle de son client, ses flux, ses cycles d’activité, ses besoins de liquidité, sa capacité d’épargne ou encore les moments où une intervention financière peut être pertinente.

La banque peut alors progressivement passer d’une logique de produit à une logique de besoin. Il ne s’agit pourtant pas de transformer chaque interaction bancaire en opération de ciblage commercial. Une personnalisation réduite à multiplier les sollicitations ou les ventes croisées ne constituerait qu’une sophistication technologique du marketing traditionnel.

La véritable rupture consiste à faire en sorte que l’analyse permette de proposer une réponse financière plus pertinente, au moment où elle devient utile pour le client. Le produit bancaire devient ainsi progressivement la conséquence de l’analyse plutôt que son point de départ.

Pour un particulier, cela peut signifier une combinaison plus cohérente entre épargne, financement, paiement et prévoyance. Pour une PME, cela peut conduire à une proposition articulant financement du cycle d’exploitation, investissement, trésorerie, paiement ou couverture des risques. Mais cette personnalisation suppose une condition préalable : connaître suffisamment bien le client sans franchir la frontière entre connaissance utile et surveillance excessive. La valeur de la donnée bancaire ne peut donc être dissociée de la confiance qui autorise son utilisation.

La bancabilité devient une capacité à construire

C’est ici que le débat tunisien sur le financement des PME doit changer de perspective. Le problème ne se résume pas à l’existence ou non de ressources financières. Il existe en amont un autre enjeu : celui de la transformation d’une idée, d’une activité ou d’un projet en une proposition suffisamment structurée pour être analysée par un financeur.

La question est particulièrement sensible pour les PME, les jeunes entreprises et les projets situés dans les régions de l’intérieur. Une activité peut être économiquement viable sans disposer immédiatement de l’ensemble des informations, historiques et indicateurs attendus par un financeur. À l’inverse, un dossier parfaitement présenté ne garantit évidemment pas la viabilité économique du projet.

Entre les deux se trouve un espace d’ingénierie encore insuffisamment exploité : celui de la construction de la bancabilité. L’expérience tunisienne récente autour de l’accès des PME à des financements adaptés rappelle à cet égard une réalité fondamentale : entre le projet et le financement, il existe une chaîne d’ingénierie.

La banque tunisienne peut avoir un rôle beaucoup plus important à jouer dans cette chaîne. Cela ne signifie évidemment pas qu’un algorithme pourrait décréter qu’un projet est « bancable ». La bancabilité demeure une appréciation financière, économique et humaine. La donnée peut réduire l’incertitude ; elle ne supprime ni le risque ni le besoin de jugement. Mieux connaître n’est pas garantir. Mieux scorer n’est pas décider seul. Et mieux analyser ne signifie pas financer sans discernement. L’enjeu est de rendre la décision plus informée, plus rapide et plus traçable.

La donnée comme infrastructure de bancabilité

C’est ici que les deux premières transformations – architecture et donnée – trouvent leur justification économique. Une banque tunisienne disposant de données fiables, réconciliées, accessibles et gouvernées peut progressivement construire des modèles permettant de mieux apprécier la réalité économique de ses clients. Pour une PME, cela peut signifier une lecture plus dynamique des flux, des encaissements, des paiements, des cycles d’exploitation, de la saisonnalité ou des besoins de trésorerie. Cela peut aussi permettre de mieux distinguer deux situations souvent confondues : l’absence d’information et l’absence de capacité de remboursement. Cette distinction est essentielle.

Une entreprise peut être difficile à évaluer parce que son information est incomplète, sans être nécessairement économiquement fragile. À l’inverse, une information abondante ne transforme pas un modèle économique fragile en projet viable. La donnée ne remplace donc ni l’analyse humaine, ni l’étude du projet, ni la connaissance du terrain. Elle permet en revanche d’enrichir considérablement cette analyse. Que se passe-t-il lorsque la donnée elle-même est incomplète, ancienne ou erronée ?

La réponse ne peut pas être de demander davantage de données à tout prix. Elle doit commencer par leur gouvernance : qualité, origine, réconciliation, traçabilité, mise à jour et contrôle des usages. Un modèle sophistiqué alimenté par une donnée médiocre ne produit pas une décision intelligente ; il industrialise simplement l’erreur. Pour les banques tunisiennes, la qualité de la donnée doit donc devenir un chantier aussi important que sa quantité.

La bancabilité cesse alors d’être uniquement un état présenté par le demandeur de crédit. Elle devient aussi une capacité que la banque peut contribuer à construire. Cette évolution est particulièrement importante pour les jeunes entreprises, les entrepreneurs des régions et les PME dont l’activité économique est réelle mais dont la capacité à produire une information financière immédiatement exploitable demeure limitée. Mais la technologie ne doit pas créer une nouvelle fracture. Une PME peu digitalisée ne doit pas devenir automatiquement une PME mal financée.

L’enjeu consiste précisément à croiser les sources d’information disponibles, à accompagner la formalisation et à conserver une capacité d’analyse humaine pour les situations que les modèles statistiques appréhendent mal. Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de financer davantage. Il est de mieux identifier ce qui mérite de l’être et de mieux accompagner ce qui doit encore devenir finançable.

Vers la « banque de précision »

Cette transformation ouvre une nouvelle perspective sur le business model bancaire tunisien. Après la banque de masse et la segmentation traditionnelle, l’étape suivante pourrait être celle d’une banque capable de construire une proposition de valeur presque individualisée.

Une banque de précision ne signifie pas une banque qui surveille davantage ses clients. Elle signifie une banque qui exploite mieux, et de manière responsable, l’information dont elle dispose pour répondre plus précisément à leurs besoins. Pour le client, cette évolution pourrait se traduire par une relation moins fondée sur le catalogue de produits et davantage sur la résolution de situations financières concrètes.

Pour une PME, elle pourrait permettre de passer d’une offre standard de crédit à une véritable ingénierie financière : financement du besoin en fonds de roulement, investissement, trésorerie, paiements, accompagnement de la croissance ou couverture des risques. Mais cette ambition comporte un risque évident : celui de transformer la personnalisation en automatisation intégrale. Or, un client n’est pas la somme de ses transactions.

Un entrepreneur peut traverser une phase exceptionnelle. Une entreprise touristique peut connaître une forte saisonnalité. Une exploitation agricole dépendre d’un cycle climatique. Une activité industrielle être affectée temporairement par un choc externe. Une PME exportatrice subir une variation de ses marchés.

Un historique de données reflète le passé ; il ne préjuge pas mécaniquement de l’avenir. La banque de précision doit donc être une banque augmentée par la donnée, et non une banque remplacée par l’algorithme. L’intelligence artificielle peut détecter, rapprocher, prédire et alerter. Elle doit cependant rester inscrite dans une chaîne de décision gouvernée et responsable, particulièrement lorsque l’accès au financement est en jeu.

Valoriser la donnée sans vendre le client

La question de la valorisation de la donnée mérite également d’être précisée. La valorisation ne doit pas être comprise comme la vente des données personnelles des clients. La véritable valeur économique se situe d’abord dans la capacité de la donnée à produire de l’intelligence et de nouveaux services.

La chaîne de valeur pourrait être résumée ainsi : Donnée → connaissance → personnalisation → décision → valeur.

Une banque tunisienne peut valoriser sa donnée en améliorant ses décisions de crédit, en réduisant ses coûts opérationnels, en détectant plus rapidement les risques, en personnalisant ses offres ou en développant de nouveaux services à valeur ajoutée.

Dans les cadres juridiquement autorisés, des données correctement anonymisées ou agrégées peuvent également contribuer à construire des services analytiques destinés aux entreprises et aux écosystèmes économiques.

La question stratégique n’est donc pas : « Combien vaut notre base de données ? » Elle est plutôt : « Combien de valeur économique sommes-nous capables de créer à partir de données fiables, gouvernées et utilisées de manière responsable ? »

La monétisation ne constitue ainsi qu’une modalité éventuelle de la valorisation. Dans de nombreux cas, la valeur la plus importante sera indirecte : une meilleure décision de crédit, un meilleur accompagnement, une diminution des coûts, une réduction du risque ou une expérience client réellement utile. Autrement dit, la banque peut valoriser économiquement la donnée sans faire de la donnée personnelle elle-même une marchandise.

De l’intelligence client à l’intelligence économique

La transformation peut encore aller plus loin. Une banque dispose d’une vision privilégiée des flux économiques : entreprises, ménages, secteurs, territoires, investissement, consommation et commerce.

En Tunisie, cette capacité d’observation prend une importance particulière dans un contexte où la réduction de l’informalité, l’amélioration du financement de l’investissement productif, le développement régional et la meilleure orientation de l’épargne constituent des enjeux économiques majeurs. Une fois agrégée, anonymisée et correctement gouvernée, l’information bancaire peut contribuer à produire une forme d’intelligence économique utile à l’écosystème.

La banque pourrait ainsi progressivement devenir non seulement un intermédiaire financier, mais également une infrastructure d’information économique. Elle pourrait mieux identifier les secteurs en croissance, les besoins de financement émergents, les tensions de trésorerie, les opportunités régionales et les chaînes de valeur insuffisamment financées. Cette capacité peut contribuer à l’exécution du Plan de Développement 2026-2030.

Car un plan de développement ne se finance pas uniquement par des enveloppes budgétaires. Il nécessite aussi la capacité du système financier à identifier, sélectionner, accompagner et suivre les projets qui doivent transformer les orientations publiques en activité économique.

La donnée bancaire peut contribuer à cette chaîne d’exécution. Mais cette intelligence économique ne doit pas être confondue avec une prétention à tout prévoir. Les données bancaires décrivent une partie de l’économie ; elles n’en constituent pas une représentation exhaustive. Le véritable progrès ne consiste donc pas à faire parler davantage les données, mais à leur faire dire quelque chose de suffisamment fiable pour améliorer une décision réelle.

La personnalisation ne doit pas devenir une nouvelle discrimination

Si les modèles deviennent capables de différencier toujours plus finement les clients, une autre question apparaît : comment éviter que cette précision ne produise des exclusions invisibles ? Un modèle peut reproduire les biais contenus dans les données qui l’alimentent. Une décision statistiquement cohérente peut donc devenir économiquement contestable si elle pénalise systématiquement certaines catégories de clients ou certains territoires. La réponse réside dans la gouvernance : qualité des données, tests de biais, explicabilité, auditabilité, supervision humaine, traçabilité des décisions et possibilité de réexamen.

La banque de précision doit ainsi être aussi une banque de responsabilité. La technologie ne doit pas renforcer mécaniquement les asymétries existantes ; elle doit contribuer à les réduire.

Une transformation progressive et mesurable

Toutes les banques tunisiennes disposent-elles des moyens financiers, humains et technologiques nécessaires ? La réponse ne peut certainement pas être un appel à multiplier les grands projets informatiques. Le risque serait de remplacer une dette technologique par une nouvelle accumulation de projets complexes, coûteux et difficilement maîtrisables. La transformation doit donc être progressive, modulaire et orientée vers des résultats mesurables.

Il ne s’agit pas de construire immédiatement la banque parfaite. Il s’agit de commencer par les cas d’usage où la donnée et l’automatisation produisent une valeur démontrable : réduction des délais de crédit, amélioration de la qualité des données, détection précoce des risques, automatisation de certaines tâches, meilleure connaissance des PME ou personnalisation de services réellement utiles.

L’approche API-first défendue dans la deuxième tribune prend ici tout son sens : elle permet d’ajouter progressivement des capacités sans imposer nécessairement une reconstruction totale du système bancaire. La transformation devient alors un processus d’ingénierie plutôt qu’un grand soir technologique.

De l’intelligence client à la souveraineté économique

Plus la banque tunisienne s’appuie sur la donnée et l’intelligence artificielle, plus les exigences de gouvernance deviennent importantes. La qualité des données, leur sécurité, leur confidentialité, la maîtrise des fournisseurs technologiques, l’explicabilité des modèles et la capacité à auditer les décisions deviennent des conditions de confiance. La souveraineté numérique ne consiste toutefois pas à tout produire localement. Elle consiste à conserver la capacité de comprendre, contrôler, auditer, reverser et sécuriser les fonctions critiques.

Pour la place bancaire tunisienne, cette question dépasse donc largement le périmètre des directions informatiques. La maîtrise des données financières, des architectures, des contrats technologiques, des compétences et des fonctions critiques participe directement à la capacité du système financier à accompagner les choix économiques du pays.

Une banque qui dépend d’une technologie externe mais conserve la maîtrise de ses données, de ses architectures, de ses contrats, de ses modèles et de ses compétences n’est pas dans la même situation qu’une banque qui externalise progressivement sa capacité de décision. La souveraineté devient ainsi une question de maîtrise des dépendances, autant que de localisation des infrastructures.

Le véritable test du cycle 2026-2030

Le cycle 2026-2030 offre ainsi au secteur bancaire tunisien une occasion de dépasser la seule transformation numérique. Le véritable objectif n’est pas d’avoir davantage d’applications, davantage de données ou davantage d’intelligence artificielle.

Il est de construire une chaîne cohérente : une infrastructure ouverte, une donnée gouvernée, une intelligence maîtrisée, une connaissance plus fine des clients, des produits mieux adaptés et un financement mieux orienté vers l’économie réelle.

C’est cette chaîne qui permettra de passer de la banque qui traite des transactions à la banque qui comprend les trajectoires économiques. Et c’est également à cette aune que devrait être mesurée la réussite de la transformation bancaire : non seulement par le nombre de projets numériques réalisés, mais par ce qu’ils permettent réellement d’améliorer.

Combien de temps avons-nous gagné dans l’accès au financement ? Combien de projets économiquement viables avons-nous réussi à rendre bancables ? Combien de PME avons-nous mieux accompagnées ? Combien d’entreprises des régions avons-nous réussi à mieux intégrer aux circuits de financement ? Combien de risques avons-nous mieux anticipés ? Combien de ressources avons-nous orientées vers l’investissement productif ?

Et surtout : quelle part de la transformation numérique se traduit réellement par une meilleure exécution des priorités économiques du pays ? La question centrale n’est finalement pas de savoir si la banque tunisienne sera numérique. Elle le sera. La véritable question est de savoir si elle saura transformer cette puissance numérique en intelligence financière, cette intelligence en propositions de valeur individualisées, et cette capacité d’analyse en financement concret de l’économie réelle.

Après avoir repensé son business model et modernisé son infrastructure, la banque tunisienne doit désormais franchir un troisième seuil : faire de la donnée non seulement un actif stratégique, mais un moteur de bancabilité, de création de valeur et de souveraineté économique.

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Dollar au-dessus de trois dinars : Ridha Chkoundali alerte sur les fragilités de l’économie tunisienne

10. Oktober 2026 um 12:39

Le franchissement du seuil symbolique de trois dinars pour un dollar américain ravive les inquiétudes sur la capacité de l’économie tunisienne à résister aux tensions monétaires internationales et à ses propres déséquilibres structurels. Invité sur Express FM vendredi 9 octobre 2026, l’économiste Ridha Chkoundali a analysé les facteurs de cette dépréciation, ses répercussions sur les...

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Tunisie-Canada : la Conect mise sur l’aéronautique et l’innovation pour dynamiser la coopération économique

10. Oktober 2026 um 12:27

L’ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Kofi Bilodeau, accompagné du conseiller commercial de l’ambassade, François Lasalle, a été reçu, le vendredi 9 octobre 2026, au siège de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect). La délégation canadienne a été accueillie par le président de la Conect, Aslan Berjeb, le président de Conect International, Tarek Cherif, et la présidente du groupement professionnel « Innovation Act », Mariem Abdeljawed.

Cette rencontre a permis d’examiner les perspectives de renforcement de la coopération économique entre la Tunisie et le Canada, ainsi que les opportunités de partenariat et d’investissement susceptibles d’être développées entre les entreprises des deux pays. Les échanges ont porté notamment sur l’aéronautique et l’innovation, deux secteurs identifiés comme porteurs de fort potentiel de collaboration. Les deux parties ont également évoqué d’autres domaines d’activité où les complémentarités entre opérateurs tunisiens et canadiens pourraient être valorisées.

L’accent a été mis sur la nécessité de consolider les liens entre les acteurs économiques des deux pays, de faciliter la mise en relation des entreprises et d’encourager l’émergence de nouveaux projets d’affaires.

Des secteurs à fort potentiel

Le secteur aéronautique figure parmi les créneaux prometteurs de la coopération tuniso-canadienne. Le Canada dispose d’une industrie aérospatiale développée, tandis que la Tunisie s’est progressivement imposée comme une plateforme régionale pour certaines activités industrielles et de services liées à ce secteur.

L’innovation constitue l’autre axe majeur des discussions. À travers son groupement professionnel « Innovation Act », la Conect entend accompagner le développement de l’écosystème technologique tunisien et favoriser les partenariats entre startups, entreprises, centres de recherche et investisseurs.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de rapprochement économique entre Tunis et Ottawa. Les relations commerciales entre les deux pays concernent notamment l’agroalimentaire, les technologies de l’information et de la communication, l’éducation, la formation professionnelle et l’aérospatiale.

Vers de nouvelles opportunités d’affaires

Pour la Conect, l’objectif est de transformer ces échanges en opportunités concrètes de coopération, en identifiant des projets communs et en facilitant l’accès des entreprises tunisiennes aux marchés canadiens, ainsi que l’implantation d’entreprises canadiennes en Tunisie.

Cette rencontre entre la Conect et la représentation diplomatique canadienne ouvre ainsi la voie à une coopération plus structurée, axée sur l’innovation, l’industrie et le développement de partenariats d’affaires durables entre les opérateurs des deux pays.

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Assurance : le Lloyd Tunisien encaisse 236,1 MDT de primes

10. Oktober 2026 um 11:49

 Le Lloyd Tunisien a porté ses primes acquises non-vie à 236,1 millions de dinars en 2025, mais son résultat net passe de 8,4 à 7,3 millions de dinars. Les comptes seront soumis à l’assemblée générale ordinaire du 13 octobre 2026. Deux contrôles fiscaux sont en cours.

Hausse de l’activité, repli du bénéfice. Les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025 par la Société Tunisienne d’Assurances « Lloyd Tunisien » affichent des primes acquises non-vie de 236,1 millions de dinars, contre 207,3 millions un an plus tôt. Le résultat des activités ordinaires s’établit à 7,8 millions de dinars, contre 8,9 millions. Après un impôt de 0,55 million, le résultat net ressort à 7,3 millions.

La branche automobile pèse 137,5 millions de dinars de primes nettes, contre 118,3 millions (+16 %). L’incendie bondit de 36 % et la grêle de 65 %. La branche groupe gagne 6 %, tandis que les risques divers et le transport reculent chacun de 2 %. En assurance vie, les primes acquises atteignent 3 millions de dinars, soit 21 % de plus qu’en 2024. Les sinistres réglés augmentent de près de 17 %, à 134 millions de dinars. La charge de sinistres non-vie progresse de près de 18 %, à 152,5 millions, et celle de l’assurance vie de plus de 30 %.

Un résultat technique non-vie en forte baisse

Le résultat technique non-vie tombe à 1,5 million de dinars, contre 4,4 millions en 2024. Le résultat technique vie monte à 1,2 million, contre 0,7 million. Les produits des placements s’élèvent à 36,3 millions de dinars (28 millions en 2024), pour des charges de 15,5 millions (12,4 millions).

Le total du bilan passe de 586,4 à 639,8 millions de dinars. Les placements nets atteignent 286,8 millions, soit 39,4 millions de plus. Les capitaux propres avant affectation reculent de 100,7 à 83 millions de dinars, les autres capitaux propres tombant de 22,5 à 5 millions. Les autres dettes grimpent de 109,7 à 164,1 millions, dont un compte courant d’associé de CFI de 62,5 millions, contre 48 millions.

La trésorerie de clôture est de 12,4 millions de dinars, contre 19 millions en 2024, soit une baisse de 6,6 millions. Le flux d’exploitation monte de 1,9 à 9,7 millions. Le flux de financement devient négatif, à 15,5 millions, après 11,3 millions en 2024. Il intègre 7,4 millions de dinars de dividendes et autres distributions, contre 0,08 million un an plus tôt.

 

 

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Aéronautique : Pursuit Aerospace agrandit de 40 % son site industriel à Tunis

Von: R. I
10. Oktober 2026 um 11:29

Le groupe américain Pursuit Aerospace a engagé l’extension de son site industriel à Tunis, dont la superficie doit augmenter de 40 % pour dépasser 13 000 m² à terme. Le projet prévoit la construction d’un troisième bâtiment et devrait porter les effectifs du site à plus de 1 000 salariés après son achèvement, attendu au […]

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SGH Medical Pharma inaugure sa première usine à l’étranger en Tunisie

Von: R. I
10. Oktober 2026 um 11:24

Le groupe français SGH Medical Pharma a inauguré, le 1er octobre 2026, sa première unité industrielle à l’étranger à Mégrine, dans le Grand Tunis. Spécialisée dans la fabrication de dispositifs et de consommables médicaux en plastique, cette usine s’étend sur 3 000 mètres carrés et a permis la création d’une centaine d’emplois, selon la Direction […]

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100 000 dollars pour naviguer dans le détroit d’Ormuz

10. Oktober 2026 um 11:40

Les capitaines de pétroliers dans le golfe Persique perçoivent des rémunérations équivalant à 100 000 dollars par mois pour naviguer dans le détroit d’Ormuz, auxquelles s’ajoute une prime de risque de 50 000 dollars par traversée alors que l’Iran multiplie les attaques contre les navires.

Imed Bahri

Le Finacial Times indique, en citant trois sources proches des armateurs et des équipages, que les propriétaires de navires proposent ces sommes considérables pour inciter les marins à rester à bord, tandis que les pays du Golfe s’efforcent de maintenir le flux de pétrole brut transitant par ce détroit vital.

Les marins ordinaires dont le salaire mensuel de base avoisine généralement les 1 500 dollars ainsi que les capitaines qui perçoivent habituellement environ 15 000 dollars par mois voient leur rémunération doubler lorsqu’ils se trouvent dans le sud de la mer Rouge et dans le golfe d’Oman et leurs revenus augmentent encore davantage lors de chaque traversée du détroit d’Ormuz, les marins ordinaires perçoivent alors au moins quatre à six fois leur salaire habituel.

Quatre à six fois le salaire habituel 

Comme la plupart des traversées du détroit sont effectuées par des pétroliers assurant des rotations régulières, les marins peuvent percevoir ces tarifs élevés pendant des mois d’affilée tout en étant constamment exposés au risque d’attaques iraniennes par missiles et drones. Selon une source bien informée, les marins qui s’aventurent dans ces voyages sont désormais perçus presque comme des mercenaires ce qui reflète l’ampleur des risques liés à la navigation dans le détroit.

Les navires qui prennent le risque de traverser cette voie maritime sont confrontés à l’une des vagues d’attaques les plus violentes depuis que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont déclenché les hostilités en février.

D’après la société de sécurité maritime Vanguard, au moins 14 attaques ont eu lieu depuis le 20 septembre dont quatre ont visé des navires depuis samedi 3 octobre.

Toutefois, les prix élevés obtenus pour le pétrole brut parvenant à sortir du détroit, conjugués aux risques liés à l’impossibilité d’expédier le pétrole produit dans le Golfe, incitent les producteurs de la région à payer le prix fort pour ces traversées.

Cette semaine, les tarifs d’affrètement pour le transport de cargaisons via cette voie maritime contestée ont atteint un niveau record de 1,3 million de dollars par jour, contre environ 20 000 à 50 000 dollars par jour l’année dernière.

La navigation pour pénétrer dans le Golfe, charger le pétrole et en ressortir prend généralement environ quatre jours. Seule une poignée de navires accepte d’effectuer ce trajet, assurant la navette pour transporter le pétrole vers d’autres tankers qui attendent au large de Fujaïrah, dans le golfe d’Oman, d’où il est ensuite acheminé vers sa destination finale.

Un superpétrolier type transporte environ deux millions de barils de pétrole et compte un équipage pouvant aller jusqu’à 35 marins, placés sous les ordres du capitaine.

Pressions sur les équipage refusant de traverser le détroit

Manoj Yadav, secrétaire général du syndicat indien Forward Seamen’s Union of India, a déclaré que les armateurs proposent soit des sommes importantes aux marins, soit, dans certains cas, exercent des pressions sur les membres d’équipage refusant de traverser le détroit en les menaçant d’être remplacés et de voir les frais de leur rapatriement déduits de leur salaire.

Au total, au moins 93 navires ont été la cible d’attaques depuis le 28 février et 24 marins ont trouvé la mort, selon l’Organisation maritime internationale (OMI).

Scott Bergeron, directeur général de la compagnie de transport maritime Oldendorff Carriers, a déclaré mardi lors d’une conférence sur le transport maritime au Royaume-Uni : «La réalité est que ces navires et nos marins sont devenus des cibles. C’est une situation honteuse mais c’est aussi une nouvelle réalité qui rend la vie extrêmement difficile pour les personnes dont nous dépendons».

La plupart des navires traversent le détroit d’Ormuz de nuit en désactivant leurs systèmes de positionnement par satellite (GPS).

La marine américaine a déployé des moyens de défense aérienne pour protéger les navires traversant le détroit via un itinéraire longeant la côte omanaise.

La plateforme d’analyse maritime Windward a estimé que 13 navires avaient traversé le détroit le 4 octobre, contre 24 le même jour de la semaine précédente, une baisse consécutive à la recrudescence des attaques.

Les données de Windward indiquent qu’environ 2% des navires ayant traversé le détroit d’Ormuz au cours du troisième trimestre ont été la cible d’attaques. Avant le déclenchement du conflit, environ 135 navires traversaient le détroit chaque jour, transportant près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL).

Recrudescence des attaques contre les navires  

L’intensification des attaques la semaine dernière a fait suite à des rapports indiquant que les flux totaux de pétrole en provenance du Golfe étaient revenus à des niveaux proches de ceux enregistrés avant le conflit, selon la plateforme de données sur les matières premières Kpler.

Toutefois, Kpler a indiqué ce mardi que les flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz lui-même demeuraient inférieurs d’environ un tiers aux niveaux d’avant-guerre. Certains flux, qui transitaient auparavant par le détroit, ont été réorientés vers d’autres itinéraires, notamment des oléoducs.

Outre les coûts liés aux équipages, les propriétaires de pétroliers s’acquittent de primes d’assurance contre les risques de guerre variant de 6% à 10% de la valeur de la coque du navire pour opérer dans la région, selon des courtiers en assurance. 

Les prix du carburant marin ont également atteint de nouveaux sommets la semaine dernière, sous l’effet des inquiétudes du marché concernant les approvisionnements futurs, selon l’agence Argus, spécialisée dans le suivi des prix.

Lundi, le prix du fioul couramment utilisé par les superpétroliers à Fujaïrah —le port de ravitaillement le plus proche du Golfe— a atteint 686 dollars la tonne, soit une hausse de 67% par rapport à la même période l’an dernier, alourdissant ainsi davantage les coûts du voyage. 

La plupart des marins sont originaires de communautés défavorisées dans des pays tels que les Philippines, l’Inde et l’Indonésie ainsi que de Russie, d’Ukraine et d’Europe de l’Est. Ils sont généralement attirés par ce métier pénible en raison de salaires nettement supérieurs à ceux qu’ils pourraient percevoir dans leur pays d’origine.

Yadav a déclaré: «Les marins sont perdants sur toute la ligne. S’ils refusent, ils risquent de perdre leur emploi et s’ils acceptent, ils risquent de perdre la vie».

Parmi les entreprises faisant transiter des navires par le détroit figurent la compagnie sud-coréenne Sinokor et la société grecque Dynacom ainsi que des entreprises publiques du Moyen-Orient, notamment la Compagnie pétrolière nationale d’Abou Dabi (Adnoc) —qui dispose de sa propre division de transport maritime— et la Kotc (Kuwait Oil Tanker Company), entreprise publique koweïtienne spécialisée dans le transport maritime d’hydrocarbures.

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La Tunisie parmi les pays prioritaires de la coopération espagnole

10. Oktober 2026 um 11:25

La Tunisie figure parmi les pays prioritaires du sixième Plan directeur de coopération de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement. Cette orientation ouvre de nouvelles perspectives de partenariat entre les deux pays, notamment dans le développement durable, la transition écologique et l’inclusion économique et sociale.

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a salué cette décision lors d’une cérémonie organisée vendredi soir à l’occasion de la fête nationale espagnole, soulignant le potentiel de développement des relations bilatérales.

L’Espagne occupe la quatrième place parmi les partenaires commerciaux de la Tunisie au sein de l’Union européenne, ainsi que parmi les investisseurs étrangers dans le pays. Le ministre a appelé à mieux exploiter ces atouts afin de renforcer et de diversifier les échanges économiques et commerciaux.

Il a également insisté sur l’importance de consolider les liens entre les secteurs privés des deux pays, notamment à travers le Conseil d’affaires tuniso-espagnol et la Chambre tuniso-espagnole de commerce et d’industrie, ainsi que d’explorer les possibilités offertes par les initiatives espagnoles destinées à l’Afrique et au monde arabe.

Les perspectives de coopération concernent également la gestion des ressources en eau, l’agriculture face aux défis climatiques, le tourisme durable et la valorisation du patrimoine. Le ministre a enfin souligné l’intérêt de renforcer les échanges universitaires, de faciliter la mobilité étudiante et de mobiliser les compétences tunisiennes établies en Espagne, notamment dans les technologies de l’information, l’intelligence artificielle, la recherche scientifique et les énergies durables.

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Port de Radès : trois nouvelles grues attendues entre fin novembre et début décembre

Von: S. R
10. Oktober 2026 um 11:10

La Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM) prévoit de réceptionner trois nouvelles grues portuaires au port de Radès entre la fin du mois de novembre et le début du mois de décembre 2026, après l’achèvement de leur préparation en Belgique. Selon un communiqué de la société, les trois équipements, de marque Konecranes Gottwald et […]

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Tunisie : les dépenses publiques appelées à changer de priorité

10. Oktober 2026 um 11:03

La Tunisie entend réorienter ses dépenses publiques vers les secteurs prioritaires et les activités les plus rentables, dans le cadre des réformes engagées par le ministère des Finances pour améliorer l’efficacité de la gestion budgétaire.

Cette orientation a été annoncée par le chef de cabinet du ministère des Finances, Zouhaier Attallah, lors du quatrième Forum financier arabe de la distinction de Sharjah en finances publiques, organisé les 6 et 7 octobre à Tunis, sur le thème de la résilience financière et de la durabilité budgétaire.

S’exprimant au nom de la ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, le responsable a souligné que la Tunisie était parvenue à résister aux crises sanitaires, aux catastrophes naturelles et aux turbulences internationales, tout en maintenant une croissance positive et en contenant l’inflation, le déficit et l’endettement à des niveaux jugés acceptables.

Le ministère entend poursuivre ses réformes à court et à moyen terme, notamment à travers le renforcement de la bonne gouvernance, l’amélioration de la transparence et de l’efficacité des politiques publiques, ainsi que la consolidation des principes de responsabilité et de reddition des comptes dans la gestion des deniers publics.

Organisé en partenariat avec l’Organisation arabe pour le développement administratif et le Département central des finances de Sharjah, le forum a également permis d’échanger sur les expériences arabes en matière de gestion financière et de transformation numérique.

En marge de cette rencontre, des ateliers consacrés à la quatrième édition de la distinction de Sharjah en finances publiques pour le cycle 2026-2027 ont présenté les catégories du prix, les critères d’évaluation et les modalités de candidature

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Corridor économique Kasserine-Sfax : l’appel d’offres prévu avant fin 2026

10. Oktober 2026 um 10:22

L’appel d’offres relatif au projet de corridor économique reliant Kasserine à Sfax sera lancé avant la fin de l’année 2026. Cette échéance a été fixée, jeudi à Tunis, à l’issue d’une rencontre entre le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah […]

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Tunisie-Espagne : renforcer les partenariats entre les secteurs privés pour stimuler les investissements

10. Oktober 2026 um 10:13

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a souligné la nécessité de bien exploiter les potentialités pour diversifier le partenariat économique et commercial entre la Tunisie et l’Espagne. L’Espagne occupe le quatrième rang parmi les partenaires commerciaux de la Tunisie au sein de l’Union européenne et parmi les investisseurs étrangers en […]

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Résilience économique : La Tunisie maintient une croissance positive malgré les crises, selon le ministère des Finances

10. Oktober 2026 um 10:07

La Tunisie a réussi à préserver sa résilience économique et à maintenir ses principaux indicateurs macroéconomiques, notamment l’inflation, le déficit et l’endettement, à des niveaux acceptables, malgré un contexte mondial marqué par des crises successives, a affirmé le chef de cabinet du ministère des Finances, Zouheïr Attallah. Intervenant vendredi à l’ouverture du 4e Forum financier […]

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Location-vente : un nouveau projet résidentiel confié à la SNIT à Fouchana

10. Oktober 2026 um 09:46

La Société nationale immobilière de la Tunisie (SNIT) est désignée pour réaliser un projet résidentiel à Fouchana, dans le gouvernorat de Ben Arous, au titre du programme de « location-vente ». Un arrêté de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, paru au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), prévoit une réalisation par marché public en formule « clé en main ».

C’est par un arrêté de la cheffe du gouvernement que la présidence du gouvernement a confié à la Société nationale immobilière de la Tunisie la réalisation d’un projet résidentiel dans la région de Fouchana, au gouvernorat de Ben Arous. Publié dans le dernier numéro du Journal officiel de la République tunisienne, le texte précise que l’ouvrage sera exécuté dans le cadre d’un marché public, selon la formule « clé en main ». Il indique que ce projet fait partie des mécanismes de mise à disposition de logements.

La décision s’inscrit dans le programme de « location-vente », que le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a lancé dans le cadre du plan de développement 2026-2030. Le dispositif s’adresse aux ménages à revenus faibles et intermédiaires, qu’il entend aider à accéder à la propriété d’un logement décent. Son principe : le bénéficiaire règle des loyers mensuels, et ce paiement aboutit au transfert de la propriété du logement.

Le programme repose sur la construction de logements sociaux par des promoteurs immobiliers publics, parmi lesquels la SNIT et la Société de promotion des logements sociaux (Sprols). Ces opérateurs bénéficient d’un appui pour la mobilisation du foncier, la réalisation des études, les travaux d’aménagement et de construction, ainsi que l’accomplissement des procédures administratives requises.

Le dispositif vise aussi à alléger la charge que représente l’achat d’un logement pour les ménages ciblés. Ceux-ci peuvent en régler la valeur par des mensualités adaptées à leurs moyens, au lieu de recourir exclusivement aux crédits immobiliers classiques. Il tend, en outre, à renforcer le rôle social de l’État en matière de logement.

Selon les données du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, quelque 5 000 logements doivent être construits par ce biais entre 2026 et 2030, pour un coût estimatif avoisinant 750 millions de dinars.

Pour encadrer l’accès à ces logements, le ministère s’emploie à mettre en place une plateforme numérique d’inscription. Elle doit simplifier les démarches et garantir la transparence ainsi que l’égalité des chances entre les candidats, parallèlement à l’avancement des projets résidentiels.

Le texte relatif au projet de Fouchana ne mentionne ni le nombre de logements envisagés, ni leur coût, ni les délais de livraison. Il ne donne pas non plus de précisions sur l’ouverture des candidatures pour ce projet.

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