❌

Normale Ansicht

BCT: un bilan de 61,264 milliards de dinars au 31 août

16. September 2026 um 17:05

Le bilan général des comptes de la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêté au 31 août 2026, affiche un total de 61,264 milliards de dinars, selon les données publiées au Journal officiel de la République tunisienne du 15 septembre 2026.

À l’actif, les avoirs en devises constituent le principal poste avec 25,680 milliards de dinars. Le bilan fait également ressortir un stock d’or de 1,776 milliard de dinars, une position de réserve auprès du FMI de 482,2 millions de dinars et des avoirs en droits de tirage spéciaux (DTS) de 75,9 millions de dinars.

Les opérations liées au financement du système bancaire représentent également des montants importants. Les facilités accordées aux banques dans le cadre des opérations de politique monétaire s’élèvent à 6,958 milliards de dinars. Les opérations sur le marché ouvert atteignent, de leur côté, 3,846 milliards de dinars.

Le bilan comptabilise par ailleurs 2,280 milliards de dinars au titre de l’avance à l’État contre des actifs du FMI, tandis que les facilités accordées à l’État s’établissent à 18,650 milliards de dinars.

Au passif, les billets et pièces en circulation atteignent 30,217 milliards de dinars. Les comptes courants des banques et institutions financières s’élèvent à 715,7 millions de dinars. Les comptes liés au gouvernement comprennent, pour leur part, 2,190 milliards de dinars au titre du compte courant du gouvernement et 2,411 milliards de dinars au titre des comptes spéciaux du gouvernement.

Les autres postes du passif comprennent notamment 10,592 milliards de dinars d’engagements envers les résidents liés aux opérations en devises et 4,700 milliards de dinars au titre des différences de conversion et de réévaluation.

Le bilan fait ainsi apparaître, à fin août, la structure comptable de la BCT, entre avoirs extérieurs, concours à l’État, refinancement bancaire et monnaie en circulation.

L’article BCT: un bilan de 61,264 milliards de dinars au 31 août est apparu en premier sur Managers.

Tourisme: Mohamed Mehdi Haloui dans le top 100 de Forbes Middle East

16. September 2026 um 15:18

Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Mohamed Mehdi Haloui, figure dans le top 100 Travel and Tourism Leaders 2025 de Forbes Middle East, où il occupe la 43e position. La Tunisie est représentée par un seul dirigeant dans cette sélection.

Nommé à la tête de l’ONTT en avril 2025, il était auparavant directeur des investissements et de l’accompagnement des promoteurs au sein de l’Office. Sous sa direction, l’ONTT évolue dans un secteur qui a enregistré en 2025 une progression des arrivées de non-résidents de 10,4%, à plus de 11 millions de visiteurs, tandis que les recettes touristiques ont atteint 8,137 milliards de dinars, selon les données de la Banque centrale de Tunisie.

 

L’article Tourisme: Mohamed Mehdi Haloui dans le top 100 de Forbes Middle East est apparu en premier sur Managers.

Industrie du cuir: le savoir-faire tunisien intéresse plusieurs pays africains

16. September 2026 um 12:49

La Tunisie partage son savoir-faire dans le secteur du cuir avec plusieurs pays africains, notamment dans les domaines du tannage et de la fabrication de chaussures et de sacs. Selon l’agence tap, une expérience menée avec le Tchad montre l’intérêt de cette coopération pour améliorer la qualité des produits et les rapprocher des exigences des marchés internationaux.

Selon l’agence TAP, Aïssatou Diallo, directrice exécutive du Secrétariat exécutif du Cadre intégré renforcé (CIR), de l’Organisation mondiale du commerce depuis février 2026, a évoqué cette expérience en marge du Forum public de l’OMC, qui se tient du 15 au 17 septembre à Genève. La Tunisie n’est pas un pays moins avancé (PMA) et ne bénéficie donc pas directement du CIR. Elle a néanmoins participé à une initiative de partage d’expertise avec des pays africains moins avancés qui cherchent à développer leur filière cuir.

Le Tchad figure parmi ces pays. Sa filière rencontre notamment des difficultés au niveau de la finition et de la qualité des produits, alors que ces éléments sont essentiels pour accéder aux marchés internationaux.

Avec un financement de la coopération italienne, des artisans tchadiens du secteur du cuir se sont ainsi rendus en Tunisie pour bénéficier de l’expertise du Centre national du cuir et de la chaussure. La formation a notamment porté sur les techniques de tannage ainsi que sur la fabrication de chaussures et de sacs. L’objectif était également d’améliorer la qualité des cuirs bruts afin de mieux répondre aux besoins du marché italien. L’expérience a ainsi permis de mettre à contribution l’expertise tunisienne pour accompagner la montée en qualité d’une filière dans un autre pays africain. Pour Aïssatou Diallo, cette initiative constitue un exemple de coopération Sud-Sud. Elle a souligné l’intérêt d’élargir ce type de partenariats et de renforcer le partage d’expériences entre la Tunisie et les pays africains.

Le CIR accompagne par ailleurs la mise en œuvre, au niveau national, du protocole de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) consacré aux femmes et aux jeunes.

Il sied à noter que le Cadre intégré renforcé est un programme mondial de développement et un partenariat multipartite placé sous l’égide de l’OMC. Il vise à aider les pays les moins avancés à mieux tirer parti du commerce et de l’investissement comme moteurs de croissance et de développement durable.

En plus, cette coopération intervient alors que la Tunisie dispose d’une filière cuir largement tournée vers l’export. Selon les dernières données de l’APII, le secteur compte 171 entreprises employant au moins 10 personnes, dont 129 sont totalement exportatrices, pour plus de 30 700 emplois. En 2024, les exportations du secteur ont atteint 2,18 milliards de dinars, avec un taux de couverture de 163,9 %. L’Italie constitue notamment un débouché majeur pour la filière.

L’article Industrie du cuir: le savoir-faire tunisien intéresse plusieurs pays africains est apparu en premier sur Managers.

AquaDeep attire un nouvel investissement pour accélérer son expansion à l’export

16. September 2026 um 11:40

AquaDeep revient sur le devant de la scène avec un nouvel investissement. La startup tunisienne, spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée à l’aquaculture, annonce l’entrée de Go Big Partners à son capital. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.

Cette nouvelle opération intervient alors qu’AquaDeep cherche à changer d’échelle, notamment sur les marchés américain et européen. Fondée par Mohamed Ben Ahmed, Mohamed Ali Chaambi et Youssef Chahed, la startup développe des solutions basées sur l’IA, la vision par ordinateur et l’analyse de données pour automatiser et améliorer le suivi dans les élevages aquacoles.

Son approche part d’un problème très opérationnel. Dans les écloseries, le comptage, le suivi de la croissance et l’évaluation des larves nécessitent encore des interventions humaines répétitives. AquaDeep cherche à transformer ces opérations en données exploitables grâce à ses outils technologiques, avec à la clé un suivi plus rapide et une meilleure capacité de décision pour les producteurs.

Le nouvel investissement doit ainsi accompagner une phase davantage tournée vers le développement commercial et l’international. L’enjeu n’est plus seulement de démontrer la pertinence de la technologie, mais de multiplier ses déploiements auprès d’acteurs de l’aquaculture, en particulier sur des marchés où le secteur dispose déjà d’un écosystème industriel important.

Cette orientation est cohérente avec le parcours de la startup. AquaDeep avait déjà mobilisé des financements pour développer sa technologie et s’était progressivement positionnée sur des marchés extérieurs. La nouvelle opération avec Go Big Partners lui apporte un soutien supplémentaire au moment où les technologies d’intelligence artificielle commencent à gagner du terrain dans les industries liées à la mer.

Pour une startup tunisienne, l’intérêt de cette trajectoire tient aussi à la nature du produit. AquaDeep ne vend pas uniquement un logiciel généraliste basé sur l’IA. Elle construit une technologie destinée à un métier industriel précis, avec un potentiel de déploiement au-delà du marché tunisien. C’est cette capacité à transformer une expertise technologique locale en solution exportable qui constitue aujourd’hui l’un de ses principaux leviers de croissance.

Le contexte sectoriel est également favorable. La startup tunisienne poursuit son développement et les investissements dans le secteur progressent, tandis que les producteurs sont confrontés à des exigences croissantes en matière de productivité, de traçabilité et de maîtrise des coûts. À l’échelle internationale, l’IA commence parallèlement à être utilisée pour le suivi des poissons, l’estimation de la biomasse, la détection des anomalies et l’optimisation des opérations d’élevage.

AquaDeep se trouve donc à l’intersection de deux marchés en transformation, celui de l’IA et celui de l’économie bleue. Son prochain défi sera de convertir cette avance technologique en croissance commerciale, avec les États-Unis et l’Europe comme principaux relais d’expansion.

La startup avait déjà gagné en visibilité après la sélection de ses trois cofondateurs dans le Forbes Middle East 30 Under 30. Avec ce nouvel investissement, AquaDeep franchit ainsi un cap dans l’écosystème tunisien des startups. Mais cette fois, l’enjeu se situe moins dans la visibilité que dans le passage à une nouvelle phase de développement, celle de l’export et de l’implantation sur des marchés internationaux.

L’article AquaDeep attire un nouvel investissement pour accélérer son expansion à l’export est apparu en premier sur Managers.

Tarek Mosaad élu président de l’Association africaine des constructeurs automobiles

16. September 2026 um 10:28

L’African Association of Automotive Manufacturers (AAAM) a élu Tarek Mosaad, président-directeur général de Hyundai Motor Middle East and Africa, à sa présidence pour le mandat 2026-2028. Il succède à Martina Biene. À ses côtés, quatre vice-présidents représenteront l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Est, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique australe, tandis que Markus Thill prendra en charge le portefeuille des composants.

Cette nouvelle équipe arrive avec un sujet qui dépasse la seule production automobile. L’AAAM veut renforcer la localisation, développer les fournisseurs et mieux connecter les différents pôles industriels africains. L’objectif est de faire davantage circuler la valeur au sein du continent, plutôt que de limiter l’intégration automobile à l’assemblage de véhicules importés.

La question prend une dimension supplémentaire avec la mise en œuvre progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’automobile figure parmi les chaînes de valeur considérées comme stratégiques et l’AAAM travaille notamment sur les conditions permettant aux véhicules et composants suffisamment intégrés en Afrique de bénéficier du cadre commercial continental.

L’enjeu est aussi technologique. L’électrification déplace progressivement une partie de la valeur vers les batteries, l’électronique et les systèmes embarqués. Pour les industriels africains, le sujet consiste donc à identifier les segments sur lesquels ils peuvent réellement construire une capacité locale.

Pour l’Afrique du Nord, cette évolution est particulièrement suivie. Le Maroc dispose aujourd’hui d’une importante base automobile, tandis que la Tunisie s’est spécialisée dans les composants et l’exportation. L’ouverture progressive d’un marché automobile africain plus intégré pourrait donc offrir de nouveaux débouchés aux équipementiers tunisiens, à condition qu’ils puissent répondre aux exigences de coût, de volume et de contenu local.

Le nouveau conseil consultatif de l’AAAM réunira notamment l’ancienne présidente Martina Biene, l’ancien président Mike Whitfield et des représentants des différentes régions africaines. L’association entend ainsi conserver une continuité institutionnelle tout en donnant à sa nouvelle direction un mandat centré sur l’investissement, la localisation et les chaînes de valeur régionales.

L’article Tarek Mosaad élu président de l’Association africaine des constructeurs automobiles est apparu en premier sur Managers.

Santé: Sara Masmoudi classée 41e parmi le top 100 executives de Forbes

16. September 2026 um 09:48

Sara Masmoudi, CEO de Kilani Group, figure à la 41e place du classement Forbes Middle East Top Healthcare Leaders 2026-Executives, qui réunit 100 dirigeants du secteur de la santé au Moyen-Orient. Elle conserve ainsi le même rang que dans l’édition 2025.

Son classement intervient alors que l’industrie de la santé dans la région poursuit son développement autour de l’extension des capacités hospitalières, de la production pharmaceutique locale et de l’adoption croissante des technologies numériques et de l’intelligence artificielle. Forbes estime le marché de la santé dans la région MENA à 254 milliards de dollars en 2025, avec une projection à 400 milliards de dollars d’ici à 2032.

À la tête de Kilani Group, Sara Masmoudi évolue dans un groupe présent notamment dans la pharmacie et la santé. L’entreprise compte environ 2 900 employés et dispose de plus de 270 médicaments enregistrés en Tunisie et de plus de 500 sur d’autres marchés, selon Forbes.

L’année 2026 a notamment été marquée par le rapprochement avec Sanofi en Tunisie. Les activités locales du groupe pharmaceutique français ont été transférées aux filiales de Kilani Group, avec Teriak pour la fabrication et Medicis pour les activités médicales et commerciales.

Le classement Forbes est dominé cette année par Nasser Al Huqbani, CEO de Saudi Arabia’s Health Holding Company, suivi de Mohammed bin Khalifa Al Suwaidi, managing director de Hamad Medical Corporation au Qatar. Les Émirats arabes unis comptent à eux seuls 57 représentants parmi les 100 dirigeants sélectionnés, devant l’Arabie saoudite avec 27.

L’article Santé: Sara Masmoudi classée 41e parmi le top 100 executives de Forbes est apparu en premier sur Managers.

Électronique: le groupe français Eurostat ouvre une nouvelle unité industrielle à Tunis

16. September 2026 um 08:55

Le groupe français Eurostat a choisi la Tunisie pour renforcer son dispositif industriel et préparer son développement sur les marchés africains et moyen-orientaux. Le spécialiste des équipements de protection contre les décharges électrostatiques a inauguré, le 14 septembre 2026, une nouvelle unité à Tunis.

Le site, qui s’étend sur 1 500 m², réunit plusieurs activités de production, notamment le thermoformage, l’usinage de moules et l’assemblage de solutions ESD destinées à l’industrie électronique. Ces équipements répondent à un besoin particulier de cette industrie, où les décharges électrostatiques peuvent endommager des composants sensibles.

Mais l’enjeu de cette implantation dépasse la seule production. Eurostat Group entend également s’appuyer sur Tunis pour développer ses activités commerciales au Moyen-Orient et en Afrique. Le groupe estime que cette implantation pourrait, à terme, contribuer à hauteur de 20% à sa valeur globale.

L’unité démarre avec 28 collaborateurs, un effectif qui devrait évoluer avec la montée en puissance du site.

Cette arrivée s’inscrit aussi dans le mouvement plus large des investissements français dans l’industrie tunisienne. D’après l’ambassade de France en Tunisie, le pays compte déjà environ 1 700 entreprises à participation française, représentant plus de 170 000 emplois.

L’article Électronique: le groupe français Eurostat ouvre une nouvelle unité industrielle à Tunis est apparu en premier sur Managers.

Forbes Middle East: Olfa Gam, seule Tunisienne dans le classement des 50 leaders dans le secteur de la santé

15. September 2026 um 17:10

La Tunisie n’est représentée qu’une seule fois dans le classement Forbes 2026 des 50 fondateurs et actionnaires les plus influents du secteur de la santé au Moyen-Orient. Olfa Gam, dirigeante de Cytopharma, y figure à la 49e position.

Sa présence place ainsi une entreprise tunisienne parmi les acteurs qui comptent dans un secteur de la santé régional marqué par d’importants investissements, des opérations de croissance externe et une volonté croissante de développer des capacités locales.

Le classement reste toutefois largement concentré autour de trois pays. Les Émirats arabes unis arrivent en tête avec 18 représentants, suivis de l’Arabie saoudite avec 13 et de l’Égypte avec 10. À eux seuls, ces trois marchés regroupent 41 des 50 personnalités retenues par Forbes.

Cette concentration reflète le poids pris par ces économies dans le développement du secteur privé de la santé. Les groupes régionaux ne se limitent plus à l’exploitation d’établissements de soins. Ils investissent également dans les technologies médicales, les laboratoires, la recherche, la fabrication et les infrastructures de santé.

Les Émirats illustrent particulièrement cette dynamique. Parmi les personnalités classées figure notamment Shaista Asif, cofondatrice et dirigeante de PureHealth, groupe qui s’est développé à travers des investissements, des acquisitions et une expansion internationale. Plusieurs acteurs de la région cherchent désormais à dépasser leurs marchés domestiques et à s’implanter en Europe ou aux États-Unis.

L’Arabie saoudite bénéficie, de son côté, de la transformation engagée dans le cadre de ses grands programmes économiques, qui accordent une place importante au développement des infrastructures et des capacités nationales de santé. L’Égypte, avec dix représentants, s’appuie notamment sur l’importance de son marché intérieur et sur son rôle de plateforme vers d’autres marchés africains et arabes.

Forbes évalue les personnalités retenues à partir de plusieurs critères, notamment la taille des entreprises, leur influence dans le secteur et leur capacité d’innovation. Le classement met ainsi en avant des profils qui participent à une transformation plus large de l’écosystème régional.

Derrière ces investissements se trouve également un enjeu de souveraineté sanitaire. La région cherche à renforcer ses capacités locales en matière de recherche, de production et de technologies médicales, tout en développant des groupes capables de se positionner sur les marchés internationaux.

 

L’article Forbes Middle East: Olfa Gam, seule Tunisienne dans le classement des 50 leaders dans le secteur de la santé est apparu en premier sur Managers.

Le CMF saisit la justice contre 20 sociétés cotées. Détails

15. September 2026 um 14:39

Le Conseil du Marché Financier (CMF) durcit le ton face aux retards dans la publication de l’information financière. Sur les 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis, 20 n’ont pas respecté les délais prévus pour la publication de leurs états financiers intermédiaires au titre du premier semestre 2026.

Pour le régulateur, l’ampleur du retard ne relève plus d’une situation ponctuelle. Selon communiqué, les sociétés concernées opèrent dans plusieurs secteurs et présentent des situations différentes, mais elles ont en commun de ne pas avoir satisfait à leurs obligations dans les délais réglementaires.

Le CMF considère que ces retards portent directement sur l’accès des investisseurs à une information financière régulière. Pour une société faisant appel public à l’épargne, la publication des comptes ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle permet aux actionnaires et aux autres intervenants du marché de disposer des éléments nécessaires pour apprécier la situation financière de l’entreprise et prendre leurs décisions.

L’autorité indique par ailleurs que les explications avancées par certaines sociétés pour justifier leurs retards ne peuvent être retenues lorsqu’elles ne sont pas jugées suffisamment sérieuses ou recevables. Les difficultés d’organisation ou les contraintes internes d’une entreprise ne peuvent, selon le CMF, remettre en cause les obligations qui s’imposent aux sociétés cotées.

Le dossier prend désormais une dimension judiciaire. Le CMF a engagé des procédures en référé à l’encontre de plusieurs sociétés contrevenantes. Ces démarches portent notamment sur le défaut de tenue des assemblées générales ordinaires appelées à statuer sur les comptes ainsi que sur l’absence de publication des états financiers concernés.

Cette décision marque une volonté de faire appliquer plus strictement les règles de diffusion de l’information financière sur le marché tunisien. Le CMF rappelle que les sociétés cotées sont tenues de respecter les obligations prévues en matière de publication des états financiers annuels et intermédiaires ainsi que des indicateurs d’activité trimestriels.

Au-delà des 20 sociétés actuellement concernées, le message du régulateur vise donc l’ensemble de la cote. La publication dans les délais n’est pas seulement une exigence réglementaire. Dans un marché où l’information disponible conditionne directement les décisions des investisseurs, sa régularité participe aussi au fonctionnement normal de la Bourse et à la confiance dans le marché.

En engageant des procédures judiciaires, le CMF entend ainsi disposer d’un levier supplémentaire pour faire respecter ces obligations. L’enjeu dépasse le seul rattrapage des publications en retard. Il s’agit de rappeler que, pour les sociétés cotées, la transparence financière fait partie intégrante des règles du marché.

L’article Le CMF saisit la justice contre 20 sociétés cotées. Détails est apparu en premier sur Managers.

Comptabilité carbone: l’ANME fixe les conditions d’éligibilité pour accompagner les entreprises tunisiennes

15. September 2026 um 14:01

La comptabilité carbone commence à se structurer en Tunisie, y compris du côté des professionnels habilités à accompagner les entreprises. Le cahier des charges de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) fixe des conditions précises pour les experts appelés à réaliser les études de bilan carbone, d’empreinte carbone des produits ou encore à accompagner les entreprises dans leur mise en conformité avec le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).

Premier filtre, le niveau académique. Les experts doivent disposer d’un diplôme de niveau Bac+5 ou plus, dans une discipline scientifique ou technique.

À cette exigence s’ajoute une expérience professionnelle d’au moins cinq ans, qui doit être prouvée. Elle peut avoir été acquise dans plusieurs domaines liés à la transition énergétique et environnementale, notamment l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, le management de la qualité, l’environnement, les procédés industriels ou encore la gestion et les inventaires des émissions de gaz à effet de serre.

Le cahier des charges introduit ensuite des exigences différentes selon la prestation demandée.

Pour réaliser le bilan carbone d’une entreprise, selon les référentiels ISO 14064-1 ou GHG Protocol, l’expert doit avoir participé à une mission d’accompagnement en bilan carbone dans le cadre d’un programme national, notamment porté par l’ANME, le CITET ou la DGIIT. Une autre possibilité est de justifier d’au moins deux bilans carbone réalisés et documentés.

Les exigences sont comparables pour l’empreinte carbone des produits, qui s’appuie notamment sur la norme ISO 14067 et l’approche cycle de vie. L’expert doit avoir participé à une mission d’accompagnement en empreinte carbone produit dans le cadre d’un programme national ou pouvoir justifier d’au moins deux études d’empreinte carbone produit.

Cette expérience spécifique est également demandée pour accompagner une entreprise dans sa mise en conformité avec le MACF. Là encore, l’expert doit justifier d’une expérience en empreinte carbone produit dans le cadre d’un programme national ou de deux études ECP documentées.

Ces critères montrent que l’ANME ne cherche pas seulement à multiplier le nombre d’intervenants sur le marché. Le dispositif vise à encadrer la qualité des prestations et à s’assurer que les entreprises soient accompagnées par des professionnels disposant à la fois d’une formation technique et d’une expérience vérifiable.

L’enjeu dépasse d’ailleurs la seule production d’un document carbone. Pour les entreprises exportatrices vers l’Union européenne, la capacité à calculer correctement les émissions associées à leurs produits devient progressivement un sujet commercial. Dans le cadre du MACF, les données d’émissions doivent pouvoir être documentées selon des méthodes reconnues. La qualité du calcul effectué en amont peut donc avoir des conséquences sur les démarches de l’entreprise et, à terme, sur son coût carbone.

Cette structuration intervient alors que l’ANME développe parallèlement DecarboAct, sa plateforme destinée aux entreprises tunisiennes. Celle-ci propose notamment des outils pour calculer l’empreinte carbone, élaborer un plan de décarbonation et accéder à des ressources de formation et de financement.

Pour les entreprises, le message est donc assez clair. La comptabilité carbone devient une prestation encadrée, avec des qualifications, une expérience minimale et des références précises selon le type d’étude. La Tunisie cherche ainsi à construire progressivement une offre nationale capable d’accompagner les entreprises dans la mesure de leurs émissions, leur réduction et leur adaptation aux nouvelles exigences liées au carbone.

L’article Comptabilité carbone: l’ANME fixe les conditions d’éligibilité pour accompagner les entreprises tunisiennes est apparu en premier sur Managers.

Voici les 6 entrepreneurs distingués par la ZLECAf dans 5 pays africains

15. September 2026 um 12:25

La propriété intellectuelle ne se limite pas à protéger une invention ou une création. Elle peut aussi devenir un outil de développement d’une activité, de valorisation de savoir-faire locaux et, à terme, d’accès à un marché continental. C’est le message qui ressort de la première édition de la Journée africaine de la propriété intellectuelle organisée depuis l’adoption du Protocole de la ZLECAf sur les droits de propriété intellectuelle.

Réunis le 12 septembre 2026 à Accra, six innovateurs et entrepreneurs africains ont été distingués par le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine dans deux catégories, “My IP Story” et le “SG Prize”, le Prix du Secrétaire général. Il y a 6 entrepreneurs/innovateurs distingués, issus de 5 pays africains.

Dans la catégorie “My IP Story”, qui met en avant l’utilisation de la propriété intellectuelle dans le développement d’une activité, la médaille d’or a été attribuée à la Nigériane Chioma Rosemary Onyekaba. Autrice, créatrice, éditrice et fondatrice de Beauty & Brains Foundation Printing Press Nigeria, elle s’appuie sur la propriété intellectuelle pour structurer son activité dans les industries créatives et l’édition.

Le Ghanéen John Wobil a obtenu la médaille d’argent. Ingénieur et cofondateur de Wobil Technologies Limited, il développe des équipements destinés à l’agriculture, dont une batteuse à riz multi-étages et une vanneuse à grains fonctionnant à l’énergie solaire. Ces équipements sont en instance de brevet, avec une approche centrée sur des solutions conçues localement pour répondre aux besoins du secteur agricole.

La médaille de bronze est revenue à l’Ougandaise Grace Akatuha, fondatrice et directrice générale de Kikazi Agri-Products Limited. Son entreprise travaille à la transformation de cultures locales, notamment l’éleusine et le manioc, en farines de qualité. Ici, la propriété intellectuelle accompagne la valorisation de matières premières agricoles et de produits issus du patrimoine alimentaire africain.

La deuxième catégorie, le “SG Prize”, s’intéresse à des réalisations utilisant la propriété intellectuelle dans des domaines à fort impact, notamment la santé, l’agriculture, l’énergie et la durabilité. La médaille d’or a été décernée au Béninois Fade Elisee, ingénieur biomédical et directeur général d’UP ELEC SARL. Il a conçu une table chauffante néonatale fabriquée au Bénin, destinée à améliorer la prise en charge des nouveau-nés. L’innovation illustre l’intérêt de développer des équipements médicaux adaptés aux réalités et aux capacités de production locales. Au Cameroun, Theophile Kamgang Nzeuleu, fondateur de Ticket des Jeunes et concepteur de BioGenix, a reçu la médaille d’argent. Ses travaux portent sur des solutions biotechnologiques et agroécologiques destinées à rendre les systèmes agricoles plus durables et plus résilients face aux effets du changement climatique. Le Nigérian Ejikeme Patrick Nwosu complète le palmarès avec une médaille de bronze. Scientifique et fondateur de Lumos Laboratories Nigeria Limited, il détient sept brevets et développe des technologies permettant de transformer des déchets en énergie propre et en produits utiles. 

Derrière ces six parcours, les secteurs sont différents mais la logique économique est assez proche. Une invention agricole, un équipement médical, une technologie énergétique ou encore une création éditoriale ne peut véritablement changer d’échelle que si elle peut être identifiée, protégée et valorisée. C’est précisément sur ce terrain que la propriété intellectuelle prend une dimension commerciale. L’enjeu est d’autant plus important avec la mise en place progressive du marché unique africain. La ZLECAf ne vise pas uniquement à faciliter la circulation des marchandises. Elle cherche aussi à créer un environnement permettant aux entreprises africaines de développer leurs activités au-delà de leur marché national. Pour les innovateurs, la protection des brevets, des créations et des autres actifs immatériels devient donc une question liée à la capacité à commercialiser leurs solutions sur plusieurs marchés.

  

L’article Voici les 6 entrepreneurs distingués par la ZLECAf dans 5 pays africains est apparu en premier sur Managers.

Décarbonation: DecarboAct, accompagnement et accréditation, ce que les entreprises tunisiennes doivent savoir

15. September 2026 um 11:00

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient de publier le cahier des charges relatif à la comptabilité carbone. Le document fixe désormais le cadre dans lequel les entreprises tunisiennes pourront faire mesurer leurs émissions de gaz à effet de serre et être accompagnées dans leur démarche de réduction. Les experts accompagnateurs sont aussi concernés. 

Pour une entreprise, le bilan carbone permet de quantifier les émissions liées à ses activités et d’identifier les principaux postes sur lesquels agir. L’empreinte carbone peut, elle, être calculée à l’échelle d’un produit, d’un service ou d’une activité, notamment en intégrant les différentes étapes de son cycle de vie. L’enjeu est particulièrement important pour les entreprises exportatrices vers l’Union européenne. Dans les secteurs couverts par le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), la capacité à disposer de données fiables sur les émissions associées aux produits devient un élément de plus en plus important dans les échanges avec le marché européen. Quant aux experts, le document précise leurs critères d’éligibilité ainsi que les qualifications et compétences requises pour réaliser les prestations de comptabilité carbone. L’objectif est de structurer l’offre d’accompagnement et de donner un cadre commun aux interventions.

Le coût de cette démarche peut par ailleurs être partiellement pris en charge. À travers le Fonds de transition énergétique (FTE), les entreprises peuvent bénéficier d’une subvention pouvant atteindre 70% des frais d’accompagnement pour leur comptabilité carbone, avec un plafond de 70 000 dinars.

Cette nouvelle étape complète DecarboAct, la plateforme de l’ANME lancée en 2024 dans le cadre du Forum méditerranéen de la décarbonation, Decarbomed. Elle permet aux entreprises de calculer leur empreinte carbone, d’identifier des actions de réduction et d’élaborer un plan de décarbonation. Elle propose également des ressources sur la formation et le financement.

La prochaine étape? Selon Mohamed Ali Safi, chargé du programme d’efficacité énergétique dans le secteur industriel et de la cogénération à l’ANME, l’Agence prévoit d’abord d’accompagner l’Innorpi, puis la Tunac, dans la mise en place de ce dispositif. À partir de l’année prochaine, l’objectif est que la Tunisie dispose d’un premier organisme accrédité pour la vérification des émissions de CO₂ des entreprises, avec des prestations plus rapides et à moindre coût. L’ambition est ensuite de faire reconnaître cet organisme à l’échelle internationale.

 

L’article Décarbonation: DecarboAct, accompagnement et accréditation, ce que les entreprises tunisiennes doivent savoir est apparu en premier sur Managers.

La Tunisie prépare son plan pour refroidir une économie qui chauffe

15. September 2026 um 09:50

La climatisation est en train de changer de statut. Longtemps considérée essentiellement comme une question de confort, elle devient progressivement un sujet de consommation électrique, de sécurité énergétique et de compétitivité pour les entreprises. C’est dans ce contexte que la Tunisie vient de lancer l’élaboration de son premier Plan d’action national du froid, ou National Cooling Action Plan (NCAP).

Le projet a officiellement démarré le 11 septembre 2026 à Tunis, à l’occasion de la première réunion de son comité de pilotage, sous la supervision de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME). Il bénéficie d’un appui financier et technique de la Banque africaine de développement (BAD) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Le calendrier n’est pas anodin. La Tunisie fait partie des pays engagés dans le Global Cooling Pledge, lancé lors de la COP28, et doit désormais traduire cet engagement international dans une feuille de route nationale. Le futur NCAP doit notamment répondre à la progression de la demande de refroidissement, à son impact sur le réseau électrique et aux objectifs du pays en matière de climat et de sécurité énergétique.

L’enjeu dépasse largement la climatisation des logements. Le froid est devenu une infrastructure invisible de l’économie. Il intervient dans l’agroalimentaire, la grande distribution, l’hôtellerie, la santé, la logistique, l’industrie et le stockage. Lorsqu’une entreprise doit maintenir une chaîne du froid, conserver des médicaments ou simplement maintenir des locaux à une température compatible avec son activité, l’électricité consommée par le refroidissement devient un coût de production à part entière. Les épisodes de forte chaleur de ces dernières semaines l’ont rappelé, avec des entreprises confrontées à des conditions de travail difficiles alors que les mesures de délestage de la Steg venaient parfois compliquer davantage la continuité de l’activité. 

Le problème est loin d’être propre à la Tunisie. Selon Sustainable Energy for All (SEforALL), plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent pas d’un accès suffisant au refroidissement pour assurer leur confort, leur sécurité, leur alimentation ou encore l’accès aux soins. Le rapport “Chilling Prospects 2025” estime que 309 millions de personnes concernées vivent dans des zones rurales où l’électricité est largement indisponible, tandis que 695 millions vivent dans des zones urbaines où l’électricité est absente, peu fiable ou trop chère. Si aucune action urgente n’est engagée, 1,05 milliard de personnes pourraient être exposées à un risque élevé d’ici 2030.

En Afrique aussi. Le manque de solutions de refroidissement peut affecter la conservation des aliments, les chaînes du froid médicales et la productivité des travailleurs exposés à des températures élevées. SEforALL souligne notamment que la chaleur peut dégrader les vaccins, accélérer les pertes alimentaires et réduire la productivité des travailleurs. On revient à l’idée que le refroidissement touche directement la capacité productive des économies africaines.

La difficulté est que la demande de froid progresse précisément sous l’effet du réchauffement climatique. C’est ici que le NCAP tunisien prend forme. L’objectif n’est pas simplement de refroidir davantage, mais de refroidir mieux et avec moins d’énergie. Le plan doit notamment favoriser l’efficacité énergétique des équipements, les solutions de refroidissement passif, des bâtiments mieux adaptés aux fortes chaleurs et une gestion plus durable des fluides frigorigènes. Par ailleurs, ce périmètre apporte une valeur business pour les entreprises. Le rapport “Cooler Finance”, publié par le PNUE et la Société financière internationale (SFI), estime que le marché des solutions de refroidissement durable dans les économies en développement pourrait atteindre au moins 600 milliards de dollars par an d’ici 2050, contre environ 300 milliards actuellement. L’Afrique devrait connaître la croissance la plus rapide, avec un marché appelé à être multiplié par 7.

Derrière ce chiffre se trouvent plusieurs marchés. Les équipements de climatisation et de réfrigération plus efficaces en constituent le premier. Mais l’opportunité s’étend aussi à l’isolation des bâtiments, aux matériaux réfléchissants, aux systèmes de gestion énergétique, à la maintenance, aux solutions solaires, au refroidissement passif et à l’amélioration des chaînes du froid. Le même rapport estime que le développement de solutions de refroidissement durables pourrait générer plus de 8 000 milliards de dollars de bénéfices cumulés pour les économies en développement, notamment grâce à la réduction des factures d’électricité, des coûts liés aux équipements et des investissements nécessaires dans les capacités de production électrique. 

Pour la Tunisie, le sujet ouvre donc une double question. La première est énergétique: comment absorber une demande croissante de froid sans accentuer la pression sur le réseau électrique? La seconde est industrielle: comment faire de cette transition un marché pour les entreprises tunisiennes plutôt que de simplement augmenter les importations d’équipements?

Le futur plan pourrait jouer un rôle important sur ce terrain, mais ses effets dépendront des mesures qui seront finalement retenues. À ce stade, le comité de pilotage vient seulement de lancer le processus. Les priorités nationales, les mécanismes de gouvernance et les modalités de mise en œuvre doivent encore être définis. La question des normes sera notamment à surveiller. 

Le refroidissement devient ainsi un sujet qui se situe à la croisée de plusieurs politiques publiques. Énergie, climat, bâtiment, industrie, santé, agriculture et compétitivité se retrouvent autour du même enjeu. Le pays doit désormais traduire son engagement international en une feuille de route nationale

L’article La Tunisie prépare son plan pour refroidir une économie qui chauffe est apparu en premier sur Managers.

Tunis-Annaba: le prochain défi sera-t-il celui de la réservation numérique?

15. September 2026 um 08:41

Le trafic ferroviaire entre la Tunisie et l’Algérie reprend ce mardi 15 septembre 2026. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a annoncé lundi la reprise de la liaison internationale Annaba-Tunis, après une interruption temporaire liée à des travaux sur les voies ferrées reliant Ghardimaou à Annaba, en Algérie.

La suspension n’aura donc duré que quelques jours. La SNCFT avait annoncé dimanche soir l’arrêt temporaire du trafic, en raison de ces travaux engagés sur le réseau algérien. La circulation transfrontalière doit reprendre à partir de mardi.

Selon la grille tarifaire communiquée par la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), le billet Annaba–Tunis coûte 1 640 dinars algériens en deuxième classe et 1 900 dinars en première classe. L’aller-retour est proposé à 3 040 dinars en deuxième classe et 3 485 dinars en première classe.

La reprise du Tunis- Annaba peut aussi se lire à l’aune d’un enjeu plus large, celui de la connectivité entre les économies tunisienne et algérienne. Une liaison ferroviaire régulière ne constitue pas à elle seule un levier de développement des échanges, mais elle facilite la mobilité des entrepreneurs, des cadres et des professionnels entre les deux marchés. D’autant que la Banque africaine de développement (BAD)  travaille en 2026 sur la faisabilité de la modernisation de certains tronçons de la ligne ferroviaire transmaghrébine, dont le corridor Annaba-Jedeida, avec un objectif d’amélioration de l’interopérabilité et de la connectivité régionale.

La commercialisation du billet reste aujourd’hui largement liée aux points de vente physiques. À l’heure où les déplacements professionnels se gèrent de plus en plus à distance, une solution numérique dédiée à ladite liaison pourrait toutefois simplifier le parcours des voyageurs. Une application ou une plateforme commune permettant de consulter les horaires, vérifier les places disponibles, réserver et payer son billet en ligne constituerait un prolongement logique de la modernisation de cette liaison.

À terme, l’enjeu ne serait donc plus seulement de rétablir la liaison ferroviaire, mais d’en améliorer toute l’expérience, de la réservation jusqu’au voyage.

L’article Tunis-Annaba: le prochain défi sera-t-il celui de la réservation numérique? est apparu en premier sur Managers.

Trend80 et IA: quand la nostalgie devient une affaire de données

14. September 2026 um 17:26

L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les usages quotidiens. On lui demande de rédiger, de traduire, d’analyser, de répondre à des questions, mais aussi de modifier des photos. Le récent #Trend80 sur Instagram en donne une illustration assez parlante. Des utilisateurs de par le monde ont recours à l’IA pour transformer leur portrait dans une esthétique inspirée des années 1980, avec coiffures, vêtements, décors et couleurs caractéristiques de cette époque. La tendance joue sur la nostalgie. Mais derrière une photo transformée en quelques secondes se pose une question beaucoup moins visible, celle des données que l’utilisateur transmet au service pour obtenir ce résultat. 

Pour Habib Soula, Software Engineer chez Value, c’est précisément là que se situe une partie du problème. L’usage de ces outils s’est tellement banalisé que l’utilisateur ne se demande pas toujours ce qui se passe derrière l’interface. Il rappelle, avec une pointe d’humour, qu’un service proposé gratuitement repose nécessairement sur un modèle économique. Les grands laboratoires d’IA disposent par ailleurs de volumes considérables de données pour développer et améliorer leurs modèles.

Son propos ne revient pas à considérer que toute utilisation de l’IA constitue une menace. Il invite plutôt à regarder de plus près ce que l’on accepte en utilisant ces services. Les paramètres de confidentialité ne sont pas accessoires. Ils déterminent notamment, selon les services et les fonctionnalités activées, la manière dont certaines conversations ou certains contenus peuvent être conservés ou utilisés.

Le #Trend80 permet de rendre cette question très concrète. Pour obtenir une image dans le style des années 1980, l’utilisateur transmet son visage à un outil. Or un visage n’est pas une donnée comme une autre. Il peut permettre d’identifier une personne et prendre une dimension particulière lorsqu’il s’agit de photos d’enfants ou de personnes qui n’ont pas donné leur accord.

Habib Soula insiste également sur une confusion fréquente entre supprimer une application ou un compte et faire disparaître automatiquement toutes les données associées. Ces deux opérations ne sont pas nécessairement équivalentes. La conservation et la suppression des données dépendent des règles propres à chaque service, de ses paramètres et de ses politiques de confidentialité. Autrement dit, désinstaller une application ne signifie pas forcément que les données déjà transmises au service disparaissent au même moment.

Il prend l’exemple de sa mère, qui utilise régulièrement l’IA. Son propre usage est différent. Il estime que près de 98% de ses interactions avec ces outils sont liées au développement, le reste concernant notamment la culture, la santé ou des questions du quotidien. Il raconte que, deux ans auparavant, sa mère avait demandé à ChatGPT d’analyser ses résultats médicaux. Aujourd’hui, l’existence de fonctionnalités de mémoire ou la conservation de certains échanges peut, selon les paramètres du service, permettre à l’outil de tenir compte d’éléments issus de conversations antérieures. Pour lui, cet exemple montre surtout que l’utilisateur peut progressivement constituer un historique beaucoup plus riche qu’il ne le pense. Une question isolée sur la santé, une photo, une information professionnelle ou une préférence personnelle peuvent, une fois mises bout à bout, dessiner un profil beaucoup plus précis de l’utilisateur.

Cette accumulation soulève aussi la question de la sécurité. Plus les utilisateurs confient de données aux plateformes, plus la protection de ces données devient stratégique. Le risque ne se limite donc pas à la manière dont une entreprise décide de traiter ou d’utiliser les informations qui lui sont confiées. Il concerne également leur exposition potentielle en cas de faille de sécurité ou de cyberattaque.

Les récentes affaires qui ont touché le secteur de l’IA alimentent d’ailleurs cette réflexion. Habib Soula évoque notamment les alertes lancées par certains chercheurs et anciens collaborateurs de grandes entreprises du secteur sur les risques liés au développement rapide de ces technologies. Il ne défend pas l’idée d’abandonner l’IA. Son propos porte davantage sur la nécessité de conserver des mécanismes de contrôle et un cadre de régulation à mesure que les capacités des modèles progressent.

Cette vigilance ne concerne d’ailleurs pas uniquement ChatGPT, Gemini ou les autres outils d’IA générative. Le même raisonnement peut être appliqué aux grandes plateformes numériques, notamment Meta et les réseaux sociaux. À chaque fois, l’utilisateur échange une partie de ses données contre un service, souvent sans mesurer précisément la valeur de ce qu’il transmet.

Quelques réflexes peuvent néanmoins limiter l’exposition. Avant d’envoyer la photo d’une autre personne à un outil d’IA, il est préférable d’obtenir son accord, avec une vigilance particulière pour les images d’enfants. Il est également utile de vérifier les autorisations accordées aux applications et de privilégier, lorsque c’est possible, l’accès à certaines photos plutôt qu’à l’ensemble de la galerie. Les paramètres liés à l’utilisation des conversations et des contenus doivent également être vérifiés régulièrement, car les options peuvent évoluer d’un service à l’autre.

Le véritable enjeu n’est donc plus seulement de savoir ce que l’IA peut produire. À mesure qu’elle devient un outil du quotidien, il faut aussi se demander ce que l’on lui donne pour parvenir à ce résultat. Le #Trend80 n’est qu’un exemple parmi d’autres. Une photo publiée pour quelques secondes de nostalgie peut aussi être, pour une plateforme, une nouvelle donnée à traiter. C’est cette asymétrie entre la simplicité apparente de l’usage et la complexité de ce qui se passe derrière l’écran qui mérite désormais davantage d’attention.

L’article Trend80 et IA: quand la nostalgie devient une affaire de données est apparu en premier sur Managers.

Slim Ghribi prend la direction marketing de Power Brands Group

14. September 2026 um 16:21

Slim Ghribi a rejoint Power Brands Group en tant que directeur marketing, une arrivée annoncée par le responsable sur son compte LinkedIn. Il occupait auparavant le même poste chez Délice Danone.

Dans ses nouvelles fonctions, il intervient sur un portefeuille composé de 25 marques et de plus de 130 références, réparties sur six catégories de produits. Le périmètre couvre notamment les boissons gazeuses, les jus, les eaux minérales, les energy drinks, les chips et les cakes.

Cette nouvelle fonction intervient ainsi sur un portefeuille couvrant plusieurs segments de la grande consommation. Dans son annonce, Slim Ghribi indique que son travail portera notamment sur le développement des marques et leur croissance, en s’appuyant sur les consumer insights pour orienter les stratégies marketing et leur mise en œuvre sur le marché.

Son parcours comprend plusieurs expériences dans le marketing de l’agroalimentaire, dont son passage chez Délice Danone. Il a également exercé des fonctions marketing dans d’autres entreprises du secteur avant de rejoindre Power Brands Group.

Après deux mois dans son nouveau poste, Slim Ghribi a présenté cette prise de fonction comme une nouvelle étape professionnelle, en remerciant la direction générale du groupe ainsi que les équipes pour leur accueil.

L’article Slim Ghribi prend la direction marketing de Power Brands Group est apparu en premier sur Managers.

Afrique-Chine: le déficit commercial atteint 80 milliards de dollars en 8 mois

14. September 2026 um 12:34

Le commerce entre l’Afrique et la Chine continue de battre des records, sans pour autant réduire le déséquilibre qui caractérise cette relation. Entre janvier et août 2026, le déficit commercial africain vis-à-vis de la Chine s’est établi à 80,07 milliards de dollars, en progression de 34,48% sur un an, selon les données rapportées par l’Agence Ecofin.

Le chiffre mérite d’être regardé au-delà de son montant. Car dans le même temps, les exportations africaines vers la Chine ne reculent pas. Elles ont augmenté de 19%, pour atteindre 96,93 milliards de dollars. Ce qui s’est accéléré davantage, ce sont les ventes chinoises au continent, en hausse de 25,8%, à environ 177 milliards de dollars. Au total, les échanges bilatéraux ont atteint près de 274 milliards de dollars sur huit mois, en hausse de 23,3%.

Le paradoxe apparent est donc celui d’un commerce en forte expansion qui produit, dans le même mouvement, un déficit plus important. Mais ce n’est pas réellement un paradoxe. Les deux économies n’entrent pas dans l’échange avec la même structure productive.

Depuis plusieurs décennies, la Chine a construit une puissance industrielle capable de fournir à des marchés très différents des biens allant des équipements électriques aux véhicules, des machines aux produits électroniques. L’Afrique, elle, reste largement positionnée sur l’exportation de ressources naturelles et de produits peu transformés. Cette spécialisation explique en grande partie pourquoi une hausse des échanges ne produit pas mécaniquement un rapprochement des balances commerciales.

La question est d’autant plus importante que la Chine n’est plus seulement un partenaire commercial parmi d’autres pour le continent. Elle est devenue un acteur majeur de ses infrastructures, de ses chaînes d’approvisionnement et de ses marchés de consommation. Les entreprises chinoises sont présentes dans les télécommunications, l’automobile, l’énergie, les équipements industriels ou encore les technologies numériques. Pour les économies africaines, cette présence permet d’accéder à des biens et à des équipements à des coûts souvent compétitifs. Elle exerce aussi une pression accrue sur les producteurs locaux.

Le déficit commercial ne doit donc pas être interprété isolément comme une perte. Une partie des importations chinoises correspond à des machines, des équipements ou des intrants susceptibles de soutenir l’investissement et la production africaine. Le problème apparaît lorsque ces importations de biens manufacturés ne s’accompagnent pas d’une progression suffisamment rapide des capacités africaines à exporter des produits transformés.

C’est précisément sur ce terrain que se joue la prochaine étape de la relation sino-africaine. Pékin a d’ailleurs élargi depuis mai 2026 l’accès préférentiel à son marché en supprimant les droits de douane sur certains produits provenant de 53 pays africains. Cette ouverture peut favoriser les exportations africaines, mais elle ne règle pas la question de l’offre.

Pour accroître durablement ses ventes sur le marché chinois, l’Afrique doit pouvoir produire davantage, mais surtout produire différemment. Transformer localement le cacao, le coton, les minerais ou les produits agricoles permettrait de capter une part plus importante de la valeur avant exportation. C’est aussi ce qui donnerait davantage de contenu industriel aux échanges avec la Chine.

 

L’article Afrique-Chine: le déficit commercial atteint 80 milliards de dollars en 8 mois est apparu en premier sur Managers.

Crédits sur l’honneur: un nouveau mécanisme sans intérêts entre en vigueur le 1er octobre

14. September 2026 um 12:04

Le système bancaire tunisien s’apprête à mettre en œuvre, à partir du 1er octobre 2026, un nouveau mécanisme de “crédits sur l’honneur” destinés à faciliter l’accès au financement sans intérêts. Selon l’agence tap, le dispositif, prévu par la loi n°41 de 2024, est encadré par le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 et la circulaire n°8-2026 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publiée le 1er septembre 2026.

Ces crédits seront accordés sans intérêts, garanties, frais de dossier ni commissions bancaires. D’après la même source, le remboursement pourra s’étaler sur une période maximale de deux ans, avec une période de grâce pouvant atteindre six mois.

Le mécanisme prévoit un plafond de 5.000 dinars pour les particuliers, 10.000 dinars pour les PME et 25.000 dinars pour les sociétés communautaires. Les demandes devront être déposées exclusivement via une plateforme numérique dédiée.

Afin d’assurer l’alimentation de cette ligne de financement, les banques sont tenues d’affecter au moins 8 % de leurs bénéfices de l’exercice précédent aux crédits sur l’honneur.

En effet, la mesure intervient dans un contexte marqué par un niveau encore limité de bancarisation en Tunisie. Selon l’expert bancaire Mohamed Nkhili, le taux d’accès aux services bancaires se situe autour de 36 %.

Les données de la Banque mondiale pour 2024 indiquent, pour leur part, que 37 % des Tunisiens disposent d’un compte auprès d’une institution financière. Le taux est encore plus faible chez les femmes, à 29 %, et chez les personnes appartenant aux catégories de revenus les plus modestes, à 32 %.

Dans le même temps, la BCT recensait plus de 10,6 millions de comptes bancaires à fin 2024. Leur nombre n’a toutefois progressé que de 1,6 % en moyenne sur la période 2020-2024.

Pour Mohamed Nkhili, l’obligation de disposer d’un compte bancaire pour accéder au nouveau financement pourrait justement pousser une partie des personnes opérant essentiellement en espèces, notamment dans le secteur informel, à intégrer davantage le circuit bancaire.

Une portée limitée face à l’ampleur du défi

L’impact du dispositif sur l’inclusion financière reste toutefois sujet à débat. L’expert-comptable et spécialiste bancaire Sofiène Werimi estime que le mécanisme ne suffira pas, à lui seul, à réduire significativement l’exclusion financière.

Selon son estimation, les 8 % des bénéfices bancaires au titre de l’exercice 2025 représenteraient environ 120 millions de dinars, soit une enveloppe permettant de financer au maximum quelque 12.000 bénéficiaires, sur la base d’un montant moyen de 10.000 dinars.

À cette contrainte s’ajoutent les critères de solvabilité. Malgré l’absence de garanties et d’intérêts, les banques devront continuer à vérifier la capacité de remboursement des demandeurs.

Cette exigence pourrait écarter une partie des personnes précisément visées par le dispositif, notamment celles dont les revenus sont irréguliers ou qui exercent dans l’informel.

Le cas de Wassim Sebaï, 30 ans, employé dans une épicerie au Bardo, illustre cette difficulté. Souhaitant obtenir 3.500 dinars pour acheter une moto et se lancer dans la livraison afin de compléter ses revenus, il avait écarté la microfinance en raison du coût des crédits.

Il envisageait alors d’ouvrir un compte bancaire pour bénéficier du nouveau mécanisme sans intérêts. Mais son statut de travailleur journalier l’a finalement rendu inéligible au dispositif.

Le lancement des crédits sur l’honneur ouvre ainsi une nouvelle voie de financement à coût nul, mais leur capacité à toucher les populations les plus éloignées du système bancaire dépendra largement des critères d’éligibilité et de leur mise en œuvre effective.

L’article Crédits sur l’honneur: un nouveau mécanisme sans intérêts entre en vigueur le 1er octobre est apparu en premier sur Managers.

Classement: pourquoi le déficit tunisien s’alourdit malgré la hausse des exportations

14. September 2026 um 10:35

Les chiffres du commerce extérieur tunisien sur les 8 premiers mois de 2026 montrent une situation moins simple qu’un simple creusement du déficit. La Tunisie continue d’augmenter ses exportations, mais ses importations progressent plus rapidement. C’est cet écart qui pèse aujourd’hui sur la balance commerciale.

Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les exportations ont atteint 44,67 milliards de dinars entre janvier et août, en hausse de 8% sur un an. Les importations, elles, ont progressé de 12%, à 62,5 milliards de dinars. Le déficit s’établit ainsi à 17,8 milliards de dinars, contre 14,6 milliards sur la même période de 2025. Le taux de couverture recule parallèlement de 74% à 71%.

Le constat mérite d’être nuancé. La progression des exportations n’est pas négligeable. Elle est même soutenue dans plusieurs filières. Mais elle ne suffit pas à suivre le rythme des achats extérieurs. En d’autres termes, le problème n’est pas que la Tunisie n’exporte pas assez, mais que ses besoins d’importation augmentent plus vite que ses recettes d’exportation.

L’énergie reste le premier facteur de pression. Le déficit énergétique atteint 8,9 milliards de dinars, contre 7,2 milliards un an auparavant. Les importations de produits énergétiques ont augmenté de 29%. Dans le même temps, les exportations énergétiques ont progressé de 44%, notamment grâce à la hausse des ventes de produits raffinés. Cette amélioration du côté des exportations ne suffit toutefois pas à compenser le poids des approvisionnements énergétiques.

Et même en retirant l’énergie, le déficit commercial reste conséquent, à 8,9 milliards de dinars. Cela signifie que la question dépasse la seule facture énergétique. Elle renvoie plus largement à la structure des échanges et à la capacité de l’économie à transformer ses besoins d’importation en capacité productive et, à terme, en recettes d’exportation.

Les performances de certaines filières montrent pourtant que des marges existent. Les industries agroalimentaires enregistrent une hausse de 21%, portée notamment par l’huile d’olive, dont les exportations atteignent 3,77 milliards de dinars, contre 2,70 milliards un an auparavant. Les industries mécaniques et électriques progressent également de 8,5%.

Ces résultats sont importants parce qu’ils montrent que la Tunisie dispose encore de secteurs capables de générer davantage de recettes à l’extérieur. Mais cette dynamique reste inégale. Le textile, l’habillement et le cuir reculent de 4,8%, tandis que les exportations de mines, phosphates et dérivés diminuent de 12%.

Du côté des importations, la hausse concerne pratiquement tous les grands groupes de produits. Les achats de produits alimentaires augmentent de 17%, ceux des biens de consommation de 8%, des matières premières et demi-produits de 8% et des biens d’équipement de 6%.

Cette dernière évolution doit d’ailleurs être regardée avec prudence. Une hausse des importations de biens d’équipement n’est pas nécessairement un mauvais signal. Elle peut traduire des investissements, le renouvellement des équipements ou une augmentation des capacités de production. Le véritable enjeu est de savoir si ces importations contribuent ensuite à produire davantage, à substituer certaines importations ou à renforcer les exportations.

La géographie des échanges confirme, elle aussi, certaines constantes. L’Union européenne absorbe 70% des exportations tunisiennes. Les ventes progressent notamment vers la France, l’Italie et l’Allemagne. Dans le même temps, la Tunisie cherche à développer d’autres débouchés. Les exportations vers l’Égypte et l’Arabie Saoudite progressent fortement, tandis que celles vers l’Algérie et le Maroc reculent.

Au fond, les chiffres des huit premiers mois ne racontent donc pas une histoire de faiblesse généralisée des exportations. Ils montrent plutôt une économie qui continue à vendre à l’extérieur, mais dont la facture des achats augmente encore plus vite. L’enjeu est désormais de renforcer les filières qui créent le plus de valeur à l’export, d’élargir les débouchés et de mieux transformer les importations nécessaires à la production en capacités supplémentaires d’exportation.

Avec un déficit de près de 17,9 milliards de dinars après seulement huit mois, la question n’est donc pas uniquement de savoir comment exporter davantage. Elle est aussi de savoir comment faire en sorte que la croissance des exportations rattrape durablement celle des importations.

Voici le top 5 des pays clients

  1. France

  2. Italie

  3. Allemagne

  4. Espagne

  5. Libye 

Top 5 des pays fournisseurs

  1. Chine

  2. Italie

  3. France

  4. Allemagne

  5. Algérie

Classement des secteurs par croissance des exportations

  1. Énergie : +44,3%

  2. Industries agro-alimentaires : +20,8%

  3. Industries mécaniques et électriques : +8,5%

  4. Textile, habillement et cuirs : -4,8%

  5. Mines, phosphates et dérivés : -12,0%

L’article Classement: pourquoi le déficit tunisien s’alourdit malgré la hausse des exportations est apparu en premier sur Managers.

SNCFT: le train Tunis-Annaba suspendu temporairement pour travaux en Algérie

14. September 2026 um 09:56

La liaison ferroviaire internationale entre Tunis et Annaba est temporairement interrompue. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a annoncé, dimanche soir, la suspension de la desserte prévue lundi 14 septembre 2026 au matin, en raison de travaux en cours sur le réseau ferroviaire algérien.

Les travaux concernent le tronçon reliant les gares de Ghardimaou et d’Annaba, selon la SNCFT. La société précise que la suspension restera en vigueur jusqu’à l’achèvement des travaux, sans avancer, à ce stade, de date précise pour la reprise du trafic. Les voyageurs seront informés progressivement du rétablissement de la circulation du train international.

Cette desserte constitue une liaison ferroviaire directe entre la Tunisie et l’est de l’Algérie. Dans le sens Tunis-Annaba, le train circule habituellement les lundis, mercredis et vendredis. Le départ de Tunis est programmé à 8h25, avec une arrivée à Annaba à 18h20.

Le parcours comprend notamment des arrêts à Béja, Jendouba et Ghardimaou côté tunisien, puis à Souk Ahras avant l’arrivée à Annaba. Dans le sens inverse, les départs d’Annaba sont habituellement programmés les dimanches, mardis et jeudis.

La suspension annoncée concerne donc la desserte prévue ce lundi. Pour les prochaines rotations, leur maintien dépendra de l’avancement des travaux sur le réseau algérien. À ce jour, la SNCFT n’a communiqué aucun calendrier de reprise et invite les voyageurs à suivre ses prochaines annonces.

Rappelons que cette liaison s’inscrit dans une relation économique soutenue entre les deux pays. En 2025, les échanges commerciaux tuniso-algériens ont atteint 8,3 milliards de dinars, contre 7,7 milliards en 2024 et 6,3 milliards en 2023. Par ailleurs, les exportations tunisiennes vers l’Algérie se sont établies à environ 1,8 milliard de dinars.

L’article SNCFT: le train Tunis-Annaba suspendu temporairement pour travaux en Algérie est apparu en premier sur Managers.

❌