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Industrie 4.0 : jusqu’au 13 septembre pour bénéficier d’un accompagnement 100 % financé

15. August 2026 um 10:39

Les entreprises industrielles tunisiennes disposent désormais de davantage de temps pour rejoindre le programme d’accompagnement dédié à leur transformation numérique. Le Hub Industrie 4.0, relevant de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), a annoncé la prolongation des délais de candidature jusqu’au 13 septembre 2026.

Ce programme vise à soutenir les entreprises industrielles tunisiennes dans leur transition numérique et à renforcer leur capacité à s’adapter aux évolutions technologiques, à innover et à améliorer leur compétitivité.

L’initiative est menée en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, dans le cadre de l’initiative allemande « Travail décent pour une transition juste », relevant du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement et mise en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

De l’évaluation à la mise en œuvre

Selon l’APII, le programme s’adresse aux entreprises industrielles souhaitant évaluer leur niveau de maturité numérique, identifier leurs priorités technologiques et définir une vision claire de leur transformation digitale.

L’objectif est notamment de permettre aux entreprises de dépasser le stade du diagnostic pour passer à la mise en œuvre de projets numériques concrets et réalisables.

Les entreprises retenues bénéficieront ainsi d’un accompagnement personnalisé comprenant, dans un premier temps, un diagnostic de leur maturité numérique. Cette étape permettra d’évaluer leur situation actuelle et d’identifier les principaux domaines nécessitant des améliorations.

Une feuille de route numérique personnalisée sera ensuite élaborée afin de définir les priorités et les actions concrètes à engager pour améliorer les performances numériques et renforcer la préparation de l’entreprise à sa transformation digitale.

Un projet pilote pour tester les solutions numériques

L’accompagnement prévoit également l’élaboration d’un cahier des charges pour un projet pilote (Proof of Concept – PoC). Cette étape doit permettre aux entreprises de passer à l’expérimentation de solutions numériques concrètes, adaptées à leurs besoins spécifiques.

Autre avantage mis en avant par l’APII : cet accompagnement est entièrement financé dans le cadre de la coopération allemande. Les entreprises participantes peuvent ainsi bénéficier d’une expertise spécialisée et d’un appui pratique pour identifier leurs besoins numériques et construire un parcours de transformation cohérent et efficace.

À travers ce programme, l’APII encourage les entreprises industrielles tunisiennes intéressées par la transformation numérique à saisir cette opportunité. L’enjeu est de renforcer leur compétitivité, d’améliorer leur performance et leur productivité, d’accroître leur efficacité opérationnelle et de mieux répondre aux exigences technologiques de l’industrie moderne.

Les candidatures restent ouvertes jusqu’au 13 septembre 2026.

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Tunisie / Balance commerciale : l’huile d’olive contre le pétrole

14. August 2026 um 14:39

À fin juillet 2026, le déficit commercial tunisien atteint 14,96 milliards de dinars, contre 11,90 milliards un an plus tôt : un écart qui se creuse de plus de 3 milliards de dinars en l’espace de douze mois, malgré des exportations en nette croissance.

La facture énergétique, toujours en cause

L’énergie explique l’essentiel de cet écart. Le déficit du secteur passe de 6,04 à 7,95 milliards de dinars sur un an, dans un contexte où les achats énergétiques à l’étranger ont grimpé de plus d’un tiers (+35,7%). Cette poussée tire mécaniquement l’ensemble des importations vers le haut : elles atteignent 55,60 milliards de dinars, en progression de 13,7%. Les matières premières et demi-produits pèsent eux aussi lourdement dans la balance, avec un déficit de 3,77 milliards de dinars, devançant les biens d’équipement (2,63 milliards). À l’export, les mines, phosphates et dérivés cèdent 11,9%, et le textile-habillement recule de 3,6%.

Les exportations résistent

Le bilan n’est pas uniforme pour autant. Les recettes d’exportation grimpent de 9,9% pour s’établir à 40,64 milliards de dinars, un mouvement porté par trois moteurs : les industries mécaniques et électriques, en hausse de 10,5%, l’agroalimentaire, qui bondit de 22,9%, et l’énergie, qui progresse de plus de moitié (+53,3%). L’huile d’olive illustre bien cette embellie : ses ventes gagnent plus d’un milliard de dinars en un an, atteignant 3,59 milliards contre 2,51 milliards. Le secteur alimentaire dans son ensemble termine ainsi sur un excédent d’un milliard de dinars. Signe que le déséquilibre reste avant tout d’origine énergétique, le déficit hors énergie ne dépasse pas 7,01 milliards de dinars. L’Europe demeure de loin le premier client de la Tunisie, absorbant 70,4% de ses ventes, avec des marchés français, italien et allemand en croissance. Reste un constat qui pèse sur l’ensemble de la balance : le rythme des achats à l’étranger dépasse celui des ventes tunisiennes.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Cette configuration renforce l’attrait des filières exportatrices à forte valeur ajoutée, agroalimentaire, mécanique et électrique notamment, dont la croissance dépasse la moyenne nationale et qui restent naturellement attractives pour les capitaux tournés vers l’export. À l’inverse, l’ampleur persistante du déficit énergétique confirme le potentiel d’investissement dans les projets de production locale d’énergie et d’efficacité énergétique, susceptibles à terme d’alléger la facture des importations et d’ouvrir des opportunités entrepreneuriales dans un secteur en pleine mutation.

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Tunisie : le déficit énergétique s’envole à 7 milliards de dinars

14. August 2026 um 13:57

Le déficit de la balance commerciale énergétique de la Tunisie s’est fortement creusé au premier semestre 2026. Il est passé de 5,175 milliards de dinars à fin juin 2025 à 7 milliards de dinars à fin juin 2026, soit une hausse de 35%, en tenant compte de la redevance sur le gaz algérien exporté.

Selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié vendredi par l’Observatoire national de l’énergie et des mines, cette évolution intervient dans un contexte marqué à la fois par une progression des échanges énergétiques à l’import comme à l’export.

Les exportations de produits énergétiques ont augmenté de 38% en valeur, tandis que les importations ont progressé de 36% sur la même période.

Le pétrole, le dollar et les volumes au cœur de l’évolution

Les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie restent particulièrement sensibles à trois principaux facteurs : les quantités échangées, le taux de change dollar/dinar et les cours du Brent.

Le Brent constitue en effet la référence pour l’indexation des prix du brut importé et exporté ainsi que pour ceux des produits pétroliers.

Au cours du mois de juin 2026, les cours du Brent ont ainsi enregistré une hausse de 14 dollars par baril par rapport à juin 2025. Cette progression s’explique notamment par l’escalade des tensions au Moyen-Orient, ainsi que par les risques qui pèsent sur le transit pétrolier à travers le détroit d’Ormuz.

Un dinar quasi stable face au dollar

À l’inverse, le taux de change du dinar tunisien face au dollar américain, principale devise utilisée dans les échanges de produits énergétiques, est resté quasi stable en juin 2026 par rapport à la même période de l’année précédente.

L’évolution du déficit énergétique apparaît ainsi principalement liée à la dynamique des échanges et à l’évolution des cours internationaux du pétrole, dans un contexte où la facture énergétique continue de peser lourdement sur les équilibres commerciaux de la Tunisie.

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Agroécologie et santé des sols: l’APIA cible les micro-PME prometteuses

14. August 2026 um 11:10

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) lance un appel à candidatures pour dénicher des micro, petites et moyennes entreprises tunisiennes actives dans l’agroécologie et la santé des sols.

Cet appel à candidatures cible les MPME installées depuis quatre ans au minimum sur le territoire tunisien, dès lors qu’elles portent une offre; conseil, produit ou service en rapport avec l’agroécologie ou la santé des sols. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 30 août 2026 pour déposer leur candidature via un formulaire en ligne. Pas de place pour les jeunes pousses, donc: l’ancienneté fait partie des critères de sélection.

Un accompagnement sur plusieurs volets

Derrière cette sélection, l’APIA vise à repérer des structures économiques qui sortent du lot pour ensuite muscler leurs compétences techniques, managériales et commerciales. L’accompagnement doit aussi ouvrir de nouveaux débouchés à leurs activités, faciliter les mises en relation entre acteurs du secteur et donner de la visibilité aux initiatives qui pèsent sur la durabilité des systèmes agricoles tunisiens.

Le projet Soil Matters, un financement allemand à la clé

Cette initiative s’inscrit dans le projet «Soil Matters», programmé sur trois ans et dix mois, de mai 2025 à juin 2028, avec une enveloppe de 2,3 millions € apportée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Sa mise en œuvre revient à la coopération allemande GIZ, qui travaille main dans la main avec l’APIA; le tout sous la supervision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Une passerelle vers l’investissement agricole

Ce type de dispositif ouvre une fenêtre concrète pour les investisseurs et porteurs de projets tournés vers l’agritech et l’économie verte. En ciblant des MPME expérimentées et bien rodées plutôt que de simples porteurs d’idées, le programme réduit le risque pour d’éventuels partenaires financiers et facilite l’accès à des marchés encore peu structurés en Tunisie, comme celui des solutions dédiées à la santé des sols. Pour les entrepreneurs du secteur agricole, c’est aussi l’occasion de professionnaliser leur offre avec un appui technique externe, sans dilution de capital.

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La BIAT réinvente la fidélité avec sa marketplace BIAT Privilèges

14. August 2026 um 10:32

La BIAT annonce le lancement de BIAT Privilèges, une nouvelle application permettant l’accès à une marketplace bancaire qui offre un large univers de réductions et d’offres exclusives négociées auprès de centaines d’enseignes partenaires. A travers cette nouvelle offre innovante, la BIAT enrichit l’expérience de ses clients au-delà des services bancaires traditionnels et contribue à renforcer leur relation avec la banque.

Dans le cadre de sa stratégie d’innovation et d’amélioration continue de l’expérience client, la BIAT poursuit le développement de solutions à valeur ajoutée pour répondre aux nouvelles attentes et aux habitudes de sa clientèle. C’est dans cette dynamique que la banque lance BIAT Privilèges, une nouvelle application extra-bancaire permettant à ses clients de bénéficier d’avantages exclusifs auprès d’une large sélection de marques et d’enseignes partenaires. Cette initiative traduit la volonté de la BIAT d’enrichir sa proposition de valeur à travers une offre qui permet à ses clients de réaliser des économies sur leurs dépenses courantes, leurs loisirs et leurs projets de consommation.

Elaborée en partenariat avec FreeOui et d’autres partenaires de référence, l’application donne accès à plus de 450 enseignes représentant plus de 1 300 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire tunisien. Les clients de la BIAT peuvent ainsi bénéficier d’avantages exclusifs dans de nombreux univers de consommation tels que le shopping, les loisirs, les voyages, la restauration, le bien-être, la santé et la culture.

Pensée pour être simple, rapide et accessible, BIAT Privilèges permet aux utilisateurs de consulter les offres organisées par thématique et profiter des avantages proposés, en fonction de leurs centres d’intérêt et de leur localisation.

À travers le lancement de BIAT Privilèges, la BIAT enrichit l’expérience de ses clients tout au long de leurs parcours de consommation, en leur permettant de transformer leurs dépenses du quotidien en opportunités de réaliser des économies. Elle réaffirme ainsi son positionnement de banque innovante et son engagement constant à développer des solutions créatrices de valeur, en phase avec les nouveaux usages et les attentes de sa clientèle.

Avec communiqué

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WhatsApp en Algérie : Meta sommée de garder les comptes reliés à un numéro local

13. August 2026 um 17:56

Le ministère algérien de la Poste et des Télécommunications a adressé, lundi 10 août, une mise en demeure à Meta au sujet de « Noms d’utilisateur », une nouvelle fonctionnalité de WhatsApp annoncée le 29 juin. Elle permet de communiquer via un pseudonyme, sans dévoiler son numéro de téléphone.

Alger ne s’oppose pas à la fonctionnalité en elle-même, mais exige que tout compte WhatsApp actif dans le pays reste lié à un numéro mobile algérien valide, comme le rapporte Agence Ecofin. La raison : une carte SIM enregistrée en Algérie exige une pièce d’identité, ce qui permet d’associer le numéro à son titulaire — un lien que les autorités veulent préserver, quel que soit le pseudonyme affiché. Elles réclament une confirmation écrite de Meta, l’interdiction des comptes sans numéro algérien associé, et un calendrier de mise en œuvre.

D’ailleurs, dès le 1er juillet, l’Inde avait été le premier pays à interpeller Meta sur ce sujet, réclamant même une suspension temporaire, en invoquant des risques de fraude, hameçonnage et usurpation d’identité. WhatsApp avait répondu avoir prévu des garde-fous (réservation automatique des pseudonymes pour comptes vérifiés et institutions) et rappelé qu’un numéro de téléphone valide reste obligatoire pour créer un compte.

Alors, est-ce par mesure de sécurité, volonté de souveraineté, ou bien carrément une volonté de surveillance des citoyens algériens et au-delà?

La fonctionnalité n’est pas encore déployée : les utilisateurs peuvent pour l’instant seulement réserver leur nom d’utilisateur.

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Les opérateurs tunisiens de fruits et légumes au carrefour mondial des produits frais

12. August 2026 um 15:10

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ouvre les candidatures pour la participation tunisienne au salon Fruit Attraction 2026, qui se tiendra du 6 au 8 octobre à Madrid. Un rendez-vous que les entreprises du secteur ont intérêt à ne pas rater : les places sont comptées, et attribuées dans l’ordre de réception des dossiers de participation.

L’annonce, publiée sur la page officielle de l’Agence, cible en priorité les entreprises tunisiennes de production, de transformation et d’exportation de fruits et légumes, ainsi que les prestataires de services rattachés à cette filière. L’objectif est double : donner de la visibilité aux produits agricoles tunisiens sur un marché européen déjà central pour les exportateurs du pays et permettre aux opérateurs de nouer de nouveaux contacts commerciaux.

Fruit Attraction compte parmi les rendez-vous les plus convoités du secteur des fruits et légumes à l’échelle mondiale. L’événement rassemble à chaque édition des représentants de plus d’une centaine de pays ; exposants, acheteurs, distributeurs, et fait aussi office de vitrine pour suivre de près les dernières innovations technologiques et commerciales de la filière.

Une porte d’entrée vers de nouveaux marchés pour les exportateurs tunisiens

Pour les entreprises agricoles tunisiennes, ce type de salon dépasse la simple opération de communication : c’est un accélérateur concret d’exportation. Rencontrer directement des importateurs et distributeurs étrangers permet souvent de décrocher des contrats qu’un démarchage classique n’aurait pas permis d’atteindre, et de tester la demande sur de nouveaux marchés au-delà de l’Europe.

En ce qui concerne les PME du secteur agroalimentaire, encore trop souvent absentes de ce type de plateforme faute de moyens ou de réseau, une participation collective organisée par l’APIA réduit le coût d’entrée et facilite l’accès à ces opportunités commerciales.

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Export / Produits forestiers : une nouvelle exigence réglementaire, un mal pour un bien

12. August 2026 um 14:50

La Direction générale des forêts et la Direction générale de la santé végétale viennent de siffler la fin de la récréation pour les opérateurs informels spécialisés en produits forestiers : depuis lundi, une attestation d’origine et de stock est exigée avant tout envoi à l’étranger.

Cette mesure, annoncée dans un communiqué conjoint des deux directions, s’applique à toutes les cargaisons de produits forestiers destinées à l’export. Le document doit mentionner deux informations précises : la quantité exportée et le numéro de la facture correspondante. Les agents chargés de la santé végétale l’exigeront systématiquement lors de la vérification des papiers des cargaisons, au moment où celles-ci franchissent la frontière.

Une traçabilité renforcée, un signal pour les opérateurs du secteur

Cette nouvelle exigence administrative répond visiblement à un besoin de mieux tracer l’origine des produits forestiers qui quittent le territoire, une préoccupation logique et qui ne date pas d’hier face aux risques de prélèvement non contrôlé sur les ressources naturelles.

Pour les exportateurs déjà en règle, la contrainte reste limitée : il s’agit d’un document de plus dans le dossier, à obtenir en amont auprès de la DGF. Néanmoins, cette exigence pourrait aussi jouer en leur faveur, en assainissant le marché et en écartant les opérateurs informels qui tirent les prix vers le bas ; une meilleure traçabilité peut, à terme, rassurer les acheteurs étrangers sur la légalité et la régularité des approvisionnements tunisiens.

Les entreprises concernées peuvent se rapprocher des deux directions concernées pour toute question sur cette nouvelle exigence réglementaire.

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BCT : un nouveau système d’information pour des crédits mieux calibrés

12. August 2026 um 14:27

La Banque centrale de Tunisie a mis en ligne, sur son site officiel, un appel d’offres international pour créer et mettre en place une nouvelle plateforme dédiée à la centralisation des informations de crédit. Objectif : muscler la stabilité financière et affiner le suivi des risques bancaires, aussi bien à l’échelle globale qu’au niveau de chaque établissement.

Le projet vise à faire évoluer l’actuel dispositif de collecte d’informations sur les crédits vers une version plus complète. La future plateforme centralisera des données bien plus détaillées qu’aujourd’hui : contrats de prêt, situation financière des emprunteurs, données comptables, de quoi donner à la BCT une vision beaucoup plus fine de la qualité du crédit dans le système bancaire tunisien.

Un cahier des charges strict pour les candidats

Les entreprises intéressées devront déposer un dossier solide : garantie bancaire provisoire de 50 000 dinars (ou son équivalent en devises pour les sociétés non-résidentes), déclaration sur l’honneur écartant toute procédure de faillite ou de redressement judiciaire, certificat de situation fiscale à jour et extrait du Registre national des entreprises.

Les candidatures en groupement devront, elles, s’accompagner d’un document liant solidairement tous les membres autour d’un chef de file désigné, dûment signé et cacheté par chacun d’eux. Quant aux sociétés étrangères non établies en Tunisie, elles devront présenter soit un certificat original prouvant qu’elles ne sont pas visées par une faillite ou un redressement judiciaire, soit un document équivalent émis par les autorités compétentes de leur pays d’origine.

Un outil clé pour muscler l’accès au crédit des entreprises

Au-delà de sa dimension technique, cette nouvelle centrale des risques peut avoir un effet direct sur le financement de l’économie. Une base de données de crédit plus riche et plus fiable permet aux banques d’évaluer plus précisément le risque de chaque emprunteur, entreprise comme particulier, et donc, potentiellement, d’ajuster leurs conditions de financement en conséquence.

Pour les PME et les porteurs de projets, souvent pénalisés par une évaluation approximative de leur solvabilité, un système d’information de crédit plus complet pourrait à terme faciliter l’accès à des financements mieux calibrés, tout en réduisant le risque global pris par les établissements prêteurs. L’impact réel de cette nouveauté dépendra de la manière dont cette information enrichie sera exploitée par les banques.

 

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Entrepreneuriat féminin: un nouveau dispositif qui met fin au parcours du combattant

12. August 2026 um 12:46

Le ministère de la Famille lance un programme de douze mois pour centraliser tout ce dont une porteuse de projet a besoin: financement, formation et accompagnement. Objectif affiché: rendre le parcours entrepreneurial féminin plus lisible, de la genèse de l’idée du projet jusqu’à sa concrétisation.

Jusqu’ici, une femme qui voulait lancer son projet devait souvent gérer plusieurs procédures séparément avec une multitude d’organismes, banques de micro-crédit, centres de formation professionnelle, agences pour l’emploi et associations locales. C’est précisément ce cloisonnement que ce dispositif entend casser, en réunissant l’ensemble de ces acteurs autour d’un même dossier.

Un accompagnement de bout en bout

Concrètement, le dispositif en question prévoit un protocole d’ingénierie d’affaires complet: de l’idée brute du projet à l’étude de faisabilité, puis l’accès à des lignes de crédit préférentielles et enfin un volet marketing et gestion pour tenir dans la durée. Pour une entrepreneure débutante, souvent freinée par le manque de garanties bancaires ou de réseau, ce type d’appui structuré peut carrément faire la différence entre un projet qui reste sur le papier et un projet qui se concrétise.

Une couverture territoriale qui compte

Le programme cible en priorité les zones rurales et les délégations de l’intérieur, via les structures associatives locales, un point clé de cette initiative, puisque l’isolement géographique reste l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat féminin hors des grands centres urbains. Il faudra, par la suite, s’assurer, sur les douze mois annoncés, que la coordination entre les différents intervenants tient ses promesses sur le terrain.

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Financements privés: ce que la Tunisie doit corriger pour mieux irriguer ses PME

12. August 2026 um 09:50

L’Afrique a capté près de 30% des financements privés mobilisés dans le monde par la finance publique de développement entre 2021 et 2024, selon l’OCDE. La Tunisie en a profité, mais à dose homéopathique, 137,6 millions de dollars par an en moyenne, contre 1,52 milliard pour le Maroc et 1,67 milliard pour l’Égypte.

Le «Private Finance Mobilisation Report 2026» le confirme: le continent a mobilisé 19,7 milliards de dollars par an en moyenne sur la période, mais la répartition reste très inégale. La Tunisie oscille entre 46 millions (2022) et 174 millions (2021), pour une moyenne de 137,6 millions; elle se classe troisième au Maghreb, devant l’Algérie (52 millions par an) et la Libye.

Un potentiel encore sous-exploité pour les PME

Ces mécanismes – garanties, prêts syndiqués, financements mixtes – réduisent en théorie le risque pour les investisseurs et peuvent débloquer des financements privés que les banques locales hésiteraient à accorder seules. Près de 40% des financements mobilisés en Afrique sur la période ont concerné des projets climatiques, un axe porteur pour les PME tunisiennes actives dans les énergies renouvelables, l’eau ou l’industrie. Mais le faible volume mobilisé et sa forte volatilité d’une année à l’autre trahissent une dépendance à quelques opérations ponctuelles, plutôt qu’un flux de projets suffisamment large et régulier.

Élargir le pipeline plutôt que courir après les gros montages

Pour combler l’écart, la Tunisie gagnerait à structurer davantage de dossiers finançables en amont, plutôt qu’à compter sur un ou deux montages exceptionnels. Un accompagnement technique des porteurs de projets, notamment les PME, dans les secteurs déjà identifiés comme prioritaires faciliterait leur bancabilité auprès des bailleurs. L’enjeu n’est pas seulement de capter plus d’argent, mais de transformer ces mécanismes en véritable canal d’accès au capital pour les entreprises tunisiennes.

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IA : pourquoi les entreprises tunisiennes peinent à franchir le cap

10. August 2026 um 13:31

Une récente étude nationale consacrée à la transformation numérique des entreprises tunisiennes met en évidence un important retard de préparation quant à la mise en place des outils technologiques relatifs à l’Intelligence Artificielle (IA).

Cette étude a débouché sur la note d’analyse n° 78 de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives, publiée en mai 2026.

Ce document s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 1 208 entreprises et d’près ses résultats, 92 % des entreprises tunisiennes n’ont pas encore atteint un niveau de maturité numérique suffisant pour mener seules une transformation avancée en termes d’IA.

Pour les entreprises tunisiennes, le problème ne se résume pas à l’achat ou à l’acquisition d’outils d’intelligence artificielle. L’utilisation de ces outils nécessite, en effet, des données exploitables, des processus digitalisés, des infrastructures adaptées et des collaborateurs disposant des compétences nécessaires. La transformation numérique devient ainsi un sujet directement lié à l’organisation et aux choix stratégiques de l’entreprise.

Un marché pour les entreprises spécialisées

Ce retard, aussi contraignant et pénalisant qu’il soit, peut, néanmoins, constituer une opportunité pour les acteurs capables d’accompagner les entreprises dans leur transformation : conseil, formation, développement de logiciels, automatisation ou intégration de solutions numériques.

Pour les entrepreneurs tunisiens, l’idée est d’identifier les besoins encore insuffisamment couverts et de proposer des solutions adaptées aux réalités des entreprises. Ces dernières doivent, ainsi, préparer leur organisation avant de multiplier les usages de l’intelligence artificielle et de les banaliser au sein de leurs structures.

L’enjeu dépasse le simple usage d’une nouveauté technologique : la maturité numérique devient progressivement un facteur de compétitivité et de performance managériale.

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Tunisie – Inde : quelles opportunités pour les entreprises tunisiennes ?

10. August 2026 um 11:00

La Tunisie accueillera, le 20 août 2026 à Tunis, un forum d’affaires tuniso-indien consacré au renforcement des relations économiques entre les deux pays. Pour les entreprises tunisiennes, ce rendez-vous constitue une occasion d’explorer de nouveaux partenariats commerciaux et d’investissement avec un marché indien aux perspectives importantes.

L’enjeu dépasse toutefois la simple organisation d’un événement économique. Pour une entreprise tunisienne, l’ouverture vers l’Inde suppose d’identifier les secteurs dans lesquels une coopération peut créer de la valeur, mais aussi de déterminer si la coopération commerciale, industrielle ou technologique avec un partenaire indien répond réellement à ses besoins.

Cette approche rejoint les échanges engagés en janvier entre l’Agence de promotion de l’investissement extérieur et l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie. Les discussions avaient notamment identifié les technologies de l’information et de la communication, l’industrie pharmaceutique et les grands projets d’infrastructure parmi les domaines prioritaires de coopération.

Un marché à aborder avec une stratégie ciblée

Pour les entreprises tunisiennes, l’Inde peut donc être envisagée à la fois comme un marché commercial et comme une source potentielle de partenariats. La question est désormais de passer d’une logique de prospection à une démarche structurée : sélectionner les secteurs pertinents, identifier les partenaires et évaluer les projets susceptibles de déboucher sur une création de valeur durable.

Le forum du 20 août pourrait ainsi offrir aux entrepreneurs tunisiens un cadre pour transformer les discussions bilatérales en opportunités concrètes de coopération et d’investissement.

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Tunisie – Afrique : où se trouvent les prochaines opportunités pour les entreprises ?

10. August 2026 um 09:48

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec le continent africain ont atteint 4,93 milliards de dollars en 2025, contre 4,64 milliards en 2024, d’après l’African Trade Report 2026 d’Afreximbank. Derrière cette progression, la marge de développement demeure importante et prometteuse pour les entreprises tunisiennes.

Le principal enjeu se situe en Afrique subsaharienne. Les échanges tunisiens avec cette partie du continent ne représentaient que 550 millions de dollars en 2024, dont 425 millions d’exportations tunisiennes. Afreximbank estime pourtant à plus de 500 millions de dollars le potentiel additionnel d’exportations tunisiennes vers cette région, notamment dans l’industrie, l’agroalimentaire et les biens intermédiaires.

Pour les entreprises tunisiennes, l’opportunité ne consiste donc pas à viser « l’Afrique » dans son ensemble. Le choix des marchés, l’identification des besoins locaux et la capacité de sécuriser la logistique et le financement deviennent déterminants. Ces deux derniers éléments figurent d’ailleurs parmi les conditions identifiées pour permettre à la Tunisie de mieux exploiter ce potentiel.

Un marché à conquérir avec méthode

Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu est désormais de transformer ce potentiel en contrats, partenariats et implantations. Les secteurs industriel, agroalimentaire et celui des biens intermédiaires apparaissent comme des terrains à examiner en priorité. L’expansion africaine peut ainsi devenir un véritable levier de croissance, à condition de partir d’une stratégie ciblée et méthodique plutôt que d’une approche générale du continent et des opportunités qu’il présente.

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E-commerce : les PME tunisiennes changent d’échelle

07. August 2026 um 14:27

Les consultations nationales destinées à préparer la Stratégie nationale du commerce électronique 2027-2031 ont été lancées en juin 2026 à Tunis. Cette démarche réunit des représentants des secteurs public et privé afin de définir les priorités du développement du commerce électronique en Tunisie, notamment en matière de paiement électronique, de protection du consommateur, de confiance dans les transactions numériques et d’évolution du cadre réglementaire.

Au-delà de cette initiative, une question se pose aux dirigeants d’entreprise : comment transformer le commerce électronique en véritable levier de croissance ? Pour les petites et moyennes entreprises, le digital ne constitue plus uniquement un canal de vente supplémentaire, mais un moyen de toucher de nouveaux clients, de valoriser leur offre et d’élargir leur présence sur le marché.

Le commerce électronique exige une véritable stratégie

Le développement du commerce électronique repose notamment sur des solutions de paiement adaptées, un environnement de confiance pour les transactions numériques et un cadre favorable à la protection du consommateur. Ces axes figurent parmi les priorités identifiées dans les travaux préparatoires de la future stratégie nationale.

Parallèlement, un programme porté par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), le Centre du commerce international et la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis prévoit d’accompagner 84 petites et moyennes entreprises tunisiennes dans le développement de leurs activités de commerce électronique et d’exportation numérique.

Une opportunité pour les entreprises tunisiennes

Le commerce électronique offre aujourd’hui des perspectives de développement à de nombreuses entreprises, qu’elles évoluent dans l’artisanat, le commerce, les services, l’agroalimentaire ou les industries créatives. Pour les dirigeants, l’enjeu est désormais d’intégrer durablement les outils numériques dans leur stratégie afin de renforcer leur compétitivité et d’accéder à de nouveaux débouchés.

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Les régions intérieures peuvent-elles devenir les nouveaux territoires d’implantation industrielle?

07. August 2026 um 12:26

Les investissements industriels dans les zones de développement régional ont fortement progressé au cours des quatre premiers mois de 2026. Selon les données de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), ils ont atteint 377,8 millions de dinars, contre 174,1 millions de dinars sur la même période en 2025, soit une hausse de 117%.

Cette évolution pose une question stratégique pour les entrepreneurs: les régions intérieures peuvent-elles devenir de nouveaux territoires d’implantation industrielle? Alors que les coûts et la disponibilité des ressources deviennent des critères importants dans les choix d’investissement, ces zones cherchent à renforcer leur attractivité auprès des porteurs de projets.

Un choix d’implantation qui devient stratégique

Pour une entreprise industrielle, le choix d’un site ne dépend plus uniquement de la proximité des grands centres économiques. L’accès au foncier, la disponibilité de compétences locales, les dispositifs d’accompagnement et la capacité à intégrer des chaînes de production constituent désormais des facteurs déterminants.

Les secteurs liés à l’agroalimentaire, aux industries mécaniques et électriques ou encore aux activités exportatrices peuvent trouver dans ces territoires des opportunités de développement, notamment pour les entreprises souhaitant renforcer leurs capacités de production.

Des opportunités pour les PME industrielles

La progression des investissements dans les régions intérieures représente également une opportunité pour les PME tunisiennes. Elle peut favoriser l’émergence de nouveaux fournisseurs, de sous-traitants et de services associés autour des futurs projets industriels.

Pour les entrepreneurs, l’enjeu est désormais d’identifier les filières où les besoins industriels restent importants et de construire des offres capables d’accompagner cette nouvelle dynamique.

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ONE: 100 entrepreneures tunisiennes formées aux nouveaux leviers du numérique

07. August 2026 um 09:13

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) a annoncé, le 6 août 2026, le lancement d’un programme de formation gratuit destiné à 100 femmes entrepreneures tunisiennes. Cette initiative porte sur le commerce électronique et les applications de l’intelligence artificielle. La présentation officielle du programme est prévue lors d’un événement virtuel le 14 août 2026.

Ce programme s’adresse aux porteuses de projets et aux cheffes d’entreprise souhaitant développer leurs compétences dans les outils numériques. La formation abordera les pratiques liées au commerce électronique ainsi que les usages de l’intelligence artificielle appliqués aux activités entrepreneuriales.

Au-delà de la formation, le développement du commerce électronique et l’émergence des outils d’intelligence artificielle constituent aujourd’hui de nouveaux leviers pour les entrepreneurs. Ces technologies peuvent permettre aux petites entreprises de renforcer leur présence numérique, de mieux valoriser leurs produits et services, d’améliorer leur relation avec les clients ou encore d’optimiser certaines tâches opérationnelles. Elles concernent un large éventail d’activités, notamment le commerce, l’artisanat, les services, la mode, les métiers créatifs ou encore l’agroalimentaire.

Accompagner la transformation numérique des entreprises portées par des femmes

L’objectif de cette initiative est de permettre aux femmes entrepreneures de mieux appréhender les évolutions du commerce en ligne et les possibilités offertes par les technologies d’intelligence artificielle dans le cadre de leurs activités.

La présentation du 14 août permettra de détailler les objectifs de la formation, son contenu ainsi que les modalités de participation. Les organisateurs y exposeront également les différentes étapes du parcours proposé aux bénéficiaires.

 

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Export: transformer l’ouverture internationale en croissance durable

06. August 2026 um 15:08

La conquête de nouveaux marchés devient un enjeu stratégique pour les entreprises tunisiennes souhaitant accélérer leur développement. Le lancement du programme «Start Export by Cepex» en avril 2026 illustre cette volonté d’accompagner davantage les PME dans leur démarche d’internationalisation. Porté par le Centre de promotion des exportations (Cepex), ce dispositif vise à soutenir les entreprises disposant d’un potentiel exportateur dans la préparation de leur développement à l’étranger.

Cette initiative intervient alors que les entreprises tunisiennes cherchent à diversifier leurs débouchés et à renforcer leur présence sur de nouveaux marchés. L’objectif est de dépasser une logique d’exportation ponctuelle pour construire des stratégies commerciales durables à l’international.

L’Afrique représente une nouvelle frontière commerciale

Parmi les marchés ciblés par les entreprises tunisiennes, le continent africain occupe une place croissante. Plusieurs secteurs disposent d’opportunités de développement, notamment l’industrie, l’agroalimentaire, les services, la santé ou encore les technologies.

Le programme lancé par le Cepex vise à accompagner les entreprises dans cette démarche en les aidant à mieux structurer leur approche internationale. L’accompagnement porte notamment sur la préparation commerciale, l’identification des opportunités et l’adaptation des stratégies aux spécificités des marchés ciblés.

Cette évolution traduit un changement dans les stratégies d’expansion des entreprises tunisiennes. L’enjeu n’est plus seulement de trouver de nouveaux clients à l’étranger, mais de construire une présence durable sur des marchés à potentiel.

Bien se préparer pour accéder aux nouveaux marchés

L’accès à de nouveaux marchés nécessite toutefois une préparation importante. Les entreprises doivent renforcer leur connaissance des environnements économiques locaux, développer des réseaux de partenaires et adapter leurs offres aux besoins des différents territoires.

Les dispositifs d’accompagnement publics et privés jouent un rôle important dans cette phase de développement en facilitant l’accès à l’information et en réduisant les obstacles liés à l’internationalisation.

Pour les PME tunisiennes, l’ouverture internationale représente un levier majeur de croissance. En développant leur présence hors du marché national, elles peuvent renforcer leur compétitivité, diversifier leurs revenus et mieux s’intégrer dans les échanges régionaux et internationaux.

La réussite de cette stratégie dépendra désormais de la capacité des entreprises à transformer les opportunités identifiées en implantations commerciales solides et durables.

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PME: transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance

06. August 2026 um 14:08

Le financement des entreprises tunisiennes évolue progressivement vers de nouveaux modèles. Le 24 juillet 2026, l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), en partenariat avec Wiki Startup, a organisé une session d’information consacrée aux mécanismes de levée de fonds et aux attentes des investisseurs. Cette rencontre visait à mieux préparer les entrepreneurs aux spécificités du capital-investissement et aux étapes nécessaires pour accéder à ce type de financement.

Cette initiative reflète une évolution des besoins des entreprises tunisiennes. Pour les PME et les jeunes entreprises innovantes, le recours aux fonds propres constitue une alternative complémentaire au financement bancaire classique, notamment lorsqu’il s’agit de financer une phase d’accélération, de développer une nouvelle activité ou de conquérir de nouveaux marchés.

Le capital-investissement devient un outil de croissance

Contrairement à un financement basé uniquement sur l’endettement, l’ouverture du capital permet aux entreprises d’obtenir des ressources financières tout en bénéficiant de l’accompagnement d’investisseurs spécialisés.

En Tunisie, plusieurs mécanismes ont été développés ces dernières années pour renforcer l’accès des entreprises innovantes aux fonds propres. Le programme Startup Invest, porté par Smart Capital, s’inscrit dans cette dynamique en facilitant l’intervention de fonds d’investissement auprès des startups tunisiennes.

L’objectif n’est pas seulement d’apporter des capitaux, mais également d’aider les entreprises à structurer leur développement. Les investisseurs accordent une attention particulière à la solidité du modèle économique, à la capacité de croissance et à la vision stratégique des dirigeants.

Préparer les entreprises à changer d’échelle

La levée de fonds représente aujourd’hui un enjeu stratégique pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur développement. Elle peut permettre de renforcer les équipes, investir dans l’innovation, améliorer la capacité de production ou développer une présence sur de nouveaux marchés.

Les initiatives menées par les acteurs du capital-investissement cherchent justement à rapprocher entrepreneurs et investisseurs afin de faciliter la compréhension des attentes de chacun.

Pour la Tunisie, le développement d’un écosystème de financement plus diversifié constitue un levier important pour accompagner l’émergence d’entreprises capables de se développer au-delà du marché local.

L’enjeu est désormais de transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance pour les PME tunisiennes et de favoriser l’apparition d’acteurs économiques plus compétitifs à l’échelle régionale et internationale.

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Les technopôles tunisiens, un levier stratégique réunissant infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés

06. August 2026 um 12:52

L’implantation de Taikang Electronics Tunisia à Novation City illustre le rôle croissant des plateformes industrielles et technologiques dans la stratégie d’attractivité de la Tunisie. Le groupe chinois a choisi ce technopôle situé à Sousse pour développer son projet industriel, confirmant l’intérêt des investisseurs étrangers pour des environnements capables de réunir infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés.

Cette opération intervient alors que la Tunisie cherche à renforcer la compétitivité de ses zones industrielles et technopôles afin d’attirer davantage de projets à plus forte valeur ajoutée. Les investisseurs internationaux ne recherchent plus uniquement des capacités de production, mais également un environnement permettant d’accompagner l’innovation, la montée en compétences et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Des écosystèmes industriels qui évoluent vers plus d’innovation

Les technopôles tunisiens occupent une place de plus en plus importante dans la politique industrielle du pays. Leur vocation ne se limite plus à accueillir des entreprises: ils cherchent également à créer des liens entre les industriels, les structures de formation, les centres techniques et les acteurs de l’innovation.

À Sousse, Novation City s’inscrit dans cette dynamique en développant un environnement destiné aux entreprises technologiques et industrielles. Le choix de ce site par Taikang Electronics montre l’importance croissante des plateformes spécialisées dans les décisions d’implantation des groupes internationaux.

Cette évolution répond aux nouveaux critères des investisseurs, qui privilégient des territoires capables d’offrir des compétences disponibles, des infrastructures adaptées et un accompagnement favorable au développement industriel.

Attirer des investissements industriels à plus forte valeur ajoutée

Le développement des zones industrielles et des technopôles constitue un levier stratégique pour renforcer l’attractivité économique de la Tunisie. En accueillant des projets industriels internationaux, ces espaces contribuent à diversifier le tissu productif et à renforcer les capacités locales.

L’enjeu est désormais de transformer ces plateformes en véritables pôles de croissance capables d’attirer des investissements durables. La compétitivité industrielle ne repose plus seulement sur la capacité de production, mais également sur la capacité à proposer un environnement complet répondant aux attentes des entreprises internationales.

Dans un contexte de réorganisation des chaînes industrielles mondiales, les technopôles tunisiens peuvent jouer un rôle important dans la montée en gamme de l’industrie nationale et dans l’accueil de nouveaux projets étrangers.

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